Pyro : Stab in the BackDepuis quelques années maintenant, il n’y a plus beaucoup de groupes de hard rock qui se forment. C’est plutôt le métal qui a le vent en poupe. Et pourtant, c’est le hard qui est à l’origine de combos légendaires tels qu’Iron Maiden ou Black Sabbath. Ce manque d’enthousiasme et de volonté de revenir aux racines du métal est d’autant plus dommage que le hard rock est une musique sincère, groovy et plus digeste que le métal. Néanmoins, et à ma grande joie, quelques fans de la grande époque acdcienne persistent et signent en créant des groupes de passionnés. En France, nous connaissons Urgent, Snake Eye, Trust, Exit ou Shäde. Mais, c’est de Pyro dont nous allons parler aujourd’hui. Car, le groupe vient de sortir fin 2007 un excellent album de hard rock à la française, intitulé ‘Stab in the Back‘.

L’album débute par un long morceau de 7 minutes et des poussières (“If Words Were Swords”), que ne renierait pas Great White. Très rythmé, ce titre introduit parfaitement les chansons suivantes, qui en sont la parfaite continuité. Dépassant pour la plupart les 4 minutes 30, les titres se suivent et, malheureusement, se ressemblent…Ce qui peut vite lasser l’auditeur, qui ne se contentera que d’écoutes tranchées par-ci par-là tout au long de l’année. En effet, il manque à Pyro l’inspiration et la créativité, deux qualités essentielles quand on est musicien, qui font cruellement défaut sur ‘Stab in the Back‘. Néanmoins, il faut quand même reconnaître que “Fuel My Engine”, “Cheshire Cat Smile”, “Strange Sensation”, l’éponyme “Stab in the Back“, “Loaded Dice” qui me fait penser à la période Bon Scott d’AC/DC de par son intro typique du quintuor australien, ainsi qu’avec son refrain, proche de celui de “Thunderstruck”, “Something’s Wrong” et “Here And Now”, sont de bonnes chansons, malgré tout. La seule compo qui se détache vraiment du lot est “Unanswered”, qui est complétement différente des autres, plus bluesy et plus mystérieuse.

Si ‘Stab in the Back‘ avait bénéficié d’un meilleur son, les chansons auraient gagnées en puissance et, ainsi, auraient pues mieux attirer et mieux capturer l’ambiance générale qui tente d’émerger, sans succés. De plus, le groupe ferait mieux de changer de chanteur, car le chant n’est pas toujours juste, ni très énergique. C’est un défaut de plus que le combo aurait dû éviter d’apposer sur cet album. Espérons que, pour la prochaine fois, le groupe saura se renouveler et donner plus de punch à son hard rock mollasson…

C-Rom : The Winding StarMetalAngel est un fin amateur de heavy metal traditionnel, de prog’ metal, de heavy speed et de power à l’européenne, comme vous devez sûrement le savoir, Sommiens…je ne suis, donc, pas très habitué à m’attaquer à des groupes comme celui que je vais vous présenter maintenant.

En effet, C-Rom est un groupe français composé de 6 musiciens, dont une chanteuse. La logique aurait voulu que le combo évolue dans un registre plutôt symphonique et gothique. Or, il n’en est rien! Il est à des années-lumière de ces deux styles, tant appréciés par la gente féminine métalleuse et tant de groupes, principalement en Europe. Ici, point de froufrous et de grandiloquence à l’Edenbridge ou Magica, non, mes amis. Car, C-Rom est un groupe à part, une véritable bombe électro-gothique, mélangeant à la fois sons synthétiques et heavy métal thrasho-symphonico-gothico-industriel, ceci pour notre plus grand plaisir!

L’origine du groupe remonte à l’année 2001, où Christelle la vocaliste, Cédric le guitariste, Laurent le bassiste et François le claviériste, enregistrent une première démo intitulée ‘First Journey Between Chill and Sound‘. Le groupe mêle déjà ses diverses influences dans une musique énigmatique et atmosphérique. En 2003, le groupe effectue quelques concerts, dont deux avec The Old Dead Tree, avant d’entrer à nouveau en studio pour enregistrer un second EP (‘…And Beyond the Shore‘) aux Studios Walnut Grove avec le producteur Alex Wursthorn de Carnival In Coal. Le groupe est ensuite rejoint par un deuxième guitariste, Laurent, puis par Axel, le percussionniste, ce qui permet au combo d’être enfin au complet et de faire évoluer sa musique vers une froideur bienvenue à la Samael ou Division Alpha, ces derniers faisant d’ailleurs des concerts avec C-Rom, qui tourneront également avec Lycosia, Wormfood, etc. En 2005, le groupe début l’enregistrement de leur tout premier LP, ‘The Winding Star‘, toujours aux Studio Walnut Grove. Au mois d’octobre 2006, la première fournée voit enfin le jour, soutenue en 2007 par la signature avec Thundering Records, qui permettra au groupe de bénéficier d’une meilleure promotion et surtout d’une distribution plus large.

D’ailleurs, c’est tout ce qu’on peut leur souhaiter, parce-qu’avec ‘The Winding Star‘, c’est tout le métal français, voire le métal tout court, que Christelle et les siens redessinent tout au long de 12 titres aussi imaginatifs et puissants les uns que les autres. Tout est sombre et froid sur cet album magique. Point de chaleur, seul le noir en émane. Pourtant, parsemées ici et là, des rayons de soleil ponctuent cet album glacial. C’est beau, c’est violent, c’est majestueux! Des disques de cet acabit, on en voudrait des tas chaque année. Je n’ai pas de véritables mots pour décrire cet album cameléon, qui, par ailleurs, ne peut être rangé dans aucun style bien précis. C’est progressif, évolutiste et révolutionnaire. C’est également très élitiste, difficile d’accés, sauf si l’on se concentre vraiment sur le noyau du disque. Le seul élément véritablement possible à décrocher, le seul repère que l’on ait dans cette épaisse forêt de riffs et de samples, c’est la voix cristalline et haut perchée de Christelle, qui survole ce champ de guerre musical, et injecte à l’ensemble plutôt plombé, un voile de légéreté bienvenue.

Il n’y a pas à dire, les français ont réussi là un tour de magie prodigieux. On avait déjà remarqué avec les dernières productions gauloises que notre pays avait des talents en ses rangs et que le niveau de nos compatriotes s’élevait de plus en plus chaque année (cf Manigance, Scarve, Dyslesia, Gojira, C-Rom, Heavenly, le feu Thunderland, etc), mais, là, c’est carrément divin! C-Rom a atteint l’apogée de ce qui pouvait être fait dans le métal, ceci avec une dextérité complétement déconcertante! Ce groupe a mis le feu dans nos oreilles, nous a botté les fesses, nous a mis sur le c** et nous a fait headbanguer comme un dingue, ce que jamais aucun groupe n’a pu faire auparavant. C-Rom fait une musique fraîche, digne d’intérêt et nous attendons avec impatience les prochains concerts de ce groupe hors du commun. Si Manowar étaient les Dieux du Metal, désormais, ils ne le sont plus…Merci C-Rom!

Estrum : The Absence of LifeEstrum est un nouveau groupe américain, originaire d’Austin au Texas, évoluant dans un dark metal mélodico-atmosphérique, que l’on pourrait, éventuellement, rapprocher d’un The Gathering pour le son un tantinet aérien et les guitares parfois un peu spéciales, comme sur le premier titre, intitulé “Abiosis”, qui rappellent un peu les guitares utilisées sur “Blue Hotel” de Chris Rea, en 1987. Ce titre est très progressif, la très belle voix de Zena McKelvy étant en retrait, afin que la musique puisse parler d’elle-même. Le second morceau, quant à lui, est bien plus puissant, agressif, mais, tellement agréable à l’oreille, et l’on a, alors, vraiment la sensation d’entendre un morceau des hollandais de The Gathering, tellement l’organe de Zena est doué de mimétisme avec celui d’Anette Van Giesbergen, sans pour autant les copier. “Yours”, d’une durée de 5′07, allie métal et musique texane, cette dernière étant présente vers la fin du titre. Mais, le sextet n’arrête pas là ses méfaits, puisqu’il nous offre un troisième titre, le semi-acoustique “Narcolepsy”, qui porte bien son nom : le début suggère le sommeil, tandis que le refrain, vif et dynamique, nous réveille, et cette succession de passages quiets et de parties énervées, a été bien étudiée. C’est notre âme de mélomane qui a été émoustillée par ce morceau tripant! Le groupe Estrum est un OVNI sur la scène métallique américaine, plutôt habituée à des formations hard rock (Bon Jovi, Aerosmith), thrash (Metallica, Death Angel, Slayer), hardcore (The Misfits, Biohazard), death (Cannibal Corpse, Six Feet Under), prog’ (Dream Theater, Fates Warning) ou gothiques (Evanescence), ce qui est une bonne chose, puisqu’il permettra sûrement aux metalheads américains d’ouvrir leurs esprits et leurs coeurs à une musique beaucoup moins commerciale, plus intéressante, telle que celle créée par Estrum, qui est, assurément, un groupe d’avenir, qui se fera une place non seulement aux USA, mais, également, en Europe. Vivement leur premier véritable LP, afin que nous puissions mieux juger de leur potentiel déjà énorme! Mon coup de coeur de l’année 2007!!!

Godhead : The Shadow Line“Oh-lala!”, me suis-je dit quand j’ai vu le CD de Godhead, “pas encore un groupe de pseudo-gothique américain!”. J’étais horrifié, car je sais que les groupes de goths américains ne font pas forcément du vrai goth, ni ne sont assez bons pour conquérir le coeur des vrais metalheads européens. Et, en effet, ce nouvel album des ricains, intitulé ‘The Shadow Line‘, malgré de nombreuses qualités et un son plus que correct, ceci grâce à une production puissante et “claquante”, qui manque à de nombreux groupes européens de gothic, on a l’impression d’entendre une musique mille fois entendue auparavant! C’est lassant à force! Godhead aurait dû se cantonner à rester sur ses terres américaines, sans venir nous ennuyer avec sa musique…surtout que ce n’est pas du gothique, loin de là! Poisonblack ou Markize, deux groupes européens que j’affectionne particulièrement, eux, évoluent dans le véritable métal gothique. La dénomination de “gothique” dénomme, de fait, un style assez sombre, musicalement et textuellement, sans apport de mélodies plutôt joyeuses, comme les rigolos de Godhead le font sans cesse tout au long de l’album, en cassant littéralement le style. Cela peut s’avérer blessant pour tous ceux qui se réclament de la seule vague gothique, comme Anorexia Nervosa ou Tristania, pour ne citer que les plus connus et ne pas faire une longue tartine de gotheux respectables! ‘The Shadow Line‘ possède, néanmoins, de bonnes compos, mais, pas d’assez bon aloi pour se faire une place dans nos coeurs. Un album à oublier et à mettre au placard!

Catharsis (FRA-2) : CatharsisLe style metal à chanteuse est un genre qui est beaucoup sollicité et l’on voit quotidiennement des groupes de tous niveaux sortir des tréfonds de abysses pour gagner la surface et se faire une place parmi de nombreuses autres formations plus ou moins connues. Le groupe français Catharsis évolue lui aussi dans un power metal à chant féminin et je dois dire que dès les premières notes de leur démo 2005, je suis resté scotché devant la qualité des compos et la voix cristalline de Tina. Peu de nouveaux groupes me donnent autant le frisson. Catharsis est bien une exception, qui démontre bien que ce n’est pas parce-que l’on est un groupe débutant sur la vaste scène métallique que l’on a pas de talent. Ici, dès l’intro, on sait d’hors et déjà que le quintet a un pied parmi les meilleures formations européennes de power metal à vocaux féminins, tels que Syrens Call, Dreamland 51, Edenbridge, After Forever, Nightwish, et bien d’autres.

Concernant les titres de cette démo 6 titres, ils sont tous d’une incroyable qualité, il n’y en a pas un seul qui soit meilleur que les autres, mais, mes chansons préférées restent malgré tout “You Are Evil” et “Leave It”, car, en tant que claviériste moi-même, j’ai adoré les lignes de claviers de ces morceaux. Mais, la voix de Tina est également mise en valeur grâce, justement, aux claviers. Les autres titres (“Catharsis“, “Welcome To Hell” et “Dragon“) sont eux aussi d’une grand qualité intrinsèque. Je pense que, si le groupe nous enregistre un véritable album avec un excellent son, il peut devenir notre Edenbridge à nous et connaître son heure de gloire. Il lui faut juste un coup de pouce au niveau de la production, rien de plus.

Catharsis est un groupe talentueux et qui mérite vraiment d’avoir une place au soleil. Nous le lui souhaitons du fond du coeur. La découverte de l’année 2008!

Eyefear : A World Full of GreyDepuis le début de l’année 2007, nous sommes envahis par d’innombrables productions de métal progressif, ce qui n’est pas pour déplaire à votre serviteur. En effet, étant un fana de prog’, j’attendais avec une énorme impatience la sortie de ‘A World Full of Grey‘, qui, je dois le dire, est un véritable événement, du moins pour moi.

En effet, même si Eyefear ne propose pas un métal progressif super original, il apporte tout de même sa pierre à l’édifice avec ce troisième album qui, d’une manière assez magistrale, est parvenu à rallier symphonie, clarté, ténèbres, tiroirs, technicité et agressivité, ce qui n’est pas donné à tout le monde.

Dès le premier titre (“Searching For Forgiveness”), nous pouvons ressentir toute la volonté du groupe de se démarquer de leurs collègues progueux. Déjà, le fait qu’ils soient originaires de Melbourne, en Australie, peut être un handicap, mais, pas pour eux, car ils sonnent plus européens que jamais, ce qui les mènera loin. De plus, d’avoir choisi le prog’ comme style a été une bénediction pour eux, puisque, d’une part, ils ont pu se démarquer de leurs confréres hard-rockeurs d’AC/DC, d’Airbourne et de Green Dollar Colour, et que, d’autre part, l’album a été enregistré Endel Rivers, le producteur de Vanishing Point et de nombreux autres groupes, et mixé et masterisé par le producteur et guitariste Andy LaRocque (King Diamond, Death). Enfin, leur plus grande différence, ce qui est leur plus grande force, c’est leur chanteur, Danny Cecati, qui possède une voix puissante et qui se rapproche de timbres à la Tom S. Englund (Evergrey) ou Russell Allen (Symphony X), bien que sa voix s’en distingue parfaitement.

Tout au long de l’album, l’ambiance dans laquelle l’auditeur est plongée joue sur un contraste clair-obscur, qui nous balance constamment entre gaieté et tristesse. Cela induit en nous une incapacité à pouvoir nous situer, nous ne savons plus de quel côté nous devons aller pour contre-balancer l’album. Mais, c’était le but de l’album : nous noyer dans un monde plein de gris…Il nous montre que le Monde n’est ni blanc ni noir, qu’il est “transgenre”, qu’il rallie les caractéristiques des deux polarités. Et, la structure de tous les morceaux puise dans cette optique : les parties aériennes de claviers injectent une dose de bonheur, tandis que les guitares, agressives, apportent une coloration “dark” à l’ensemble. Nous sommes, ici, en constante présence d’une schizophrénie musicale, appuyée par une rythmique changeante de façon permanente, quasi-frénétique (“A World Full of Grey“, “Lost Within”, “The Eyes Tell No Lies”, “Whispers Of The Soul”, “Breath Again“). Notre souffle coupé, nous ne savons plus où donner de la tête. Heureusement, le groupe a pensé à nous en nous donnant quelques trêves bienvenues (“Changes”, “Moments”, “Haunted Memories”) pour nous laisser respirer, ceci grâce à des lignes de claviers plaisantes et des structures plus carrées et moins perturbantes.

Le groupe a digéré d’une manière hallucinante toutes ses influences : les mélodies et la production de Queensrÿche, les structures rythmiques “tiroirs” d’Iron Maiden, des orchestrations et des claviers à la façon d’Angra, les grattes et un son à la Fates Warning, et des accents de Symphony X et d’Evergrey, voire des passages vocaux à la Joacim Cans d’Hammerfall, tout cela sans jamais copier l’un ou l’autre des groupes que nous venons de citer. Eyefear est définitivement appelé à devenir l’une des valeurs sûres du Heavy Prog’ Metal dans les années qui suivent. Un quintet à soutenir absolument et obligatoirement!

Blitzkrieg (UK) : Theatre of the DamnedRares sont les groupes de la NWOBHM à avoir survécu à la période Grunge : Iron Maiden, Motörhead, Saxon, Judas Priest et peu d’autres sont toujours en vie. Blitzkrieg fait, heureusement, partie de ces survivants, car il nous permet aujourd’hui de découvrir une facette méconnue des groupes de cette mouvance, qui a été suivie par de nombreux groupes plus ou moins récents, tels que Wolfsbane, Gamma Ray ou Machine Men.

Dès le premier titre (“Theatre of the Damned“, qui ressemble un peu à du Black Sabbath période Ozzy ou à du Rage époque ‘Soundchaser’) de ce neuvième opus des britanniques intitulé ‘Theatre of the Damned‘, sûrement en référence à Iron Maiden et son fameux “Children Of The Damned”, on comprend vite dans quelle direction musicale nous allons, car nous avons des structures à tiroirs typiques de la New Wave Of British Heavy Metal, des riffs de guitares assez agressifs et sombres, des solis hyper mélodiques et une voix à la Paul Di’Anno et ses cris de hyène affamée. Tout est dit! Nous sommes renvoyés tout droit dans les années 80, ce qui ne nous rajeunit pas. Mais, que c’est super bon de revenir à une musique sincère et directe, gardant tout de même les mélodies caractéristiques et des refrains facilement mémorisables.

Les titres se succédent dans un déluge de saturation (“The Phantom“, “Devil’s Spawn“, “My Life Is My Own”, “Spirit Of The Legend” qui est le meilleur morceau de l’album à mon humble avis, il suffit de se fier à la mélodie principale, aux doubles pédales, ainsi qu’au refrain mémorable, “Tortured Souls”, l’hymne “Together We Are Strong” proche de ce que fasait Blaze Bayley en solo sur ‘Silicon Messiah‘ ou ‘Tenth Dimension’, bien que le vocaliste de Blitzkrieg, Brian Ross, possède sur cette chanson un timbre à la Ville Laihiala de Poisonblack et ex-SenTenced, ce qui est surprenant, “Nightstalker“, les bonus “Armageddon” et “Blitzkrieg“), entrecoupés de passages plus calmes (l’interlude “The Passing” et “Into The Light” semblable à certains titres de SenTenced période Laihiala), pour nous permettre de nous remettre de nos émotions.

Le gros plus de cet album réside sans aucun doute dans le voyage dans le passé que nous invite à faire Blitzkrieg à travers ses 12 compositions, meilleures les unes que les autres, afin de redécouvrir toute une génération musicale de haut niveau, mise de côté par le grunge, le néo-métal, le death, le black, et le gothique symphonique. Le groupe nous montre, donc, d’où il vient, ses racines, avec fierté et talent, mais, en oubliant, malheureusement de nous offrir un son moins brouillon et plus actuel…ce qui n’aide pas les chansons à sortir vraiment du lot. Mais, Blitzkrieg est un groupe professionnel qui possède une véritable force de caractère et d’excellentes compos, ce qui l’aide depuis plus de 20 ans à vivre dans un monde métallique en perpétuelle évolution. A suivre forcément!

Mass (USA) : Crack of DawnLe groupe Mass nous vient tout droit des Etats-Unis et existe depuis plus de 25 ans, maintenant, malgré qu’il n’ait sorti que trois albums seulement. En effet, la carrière de ce groupe hyper mélodique n’a pas toujours été très rose, n’ayant plus de succès dans les années 1990, à cause de la période grunge aux USA et en Europe, ce qui a amené ce groupe talentueux à se séparer en 1989, juste après la sortie de ‘Voices in the Night‘. Et c’est plus de 15 ans après que le groupe se réunit à nouveau autour de l’ancien line-up des années 80, le seul newbie étant Lou Spagnola, le bassiste.

Fin 2007, le combo du Massachusetts nous revient avec un troisième vrai album intitulé ‘Crack of Dawn‘, qui est une véritable tuerie. Bien qu’il n’y ait aucune ombre d’originalité, le groupe se contentant d’y avoir inscrit ses influences principales, Aerosmith et Extreme en tête, il arrive quand même à sortie une oeuvre aboutie, puissante et agréable à écouter, quand bien même on a toujours l’impression d’entendre des titres à la Brian Adams, par exemple.

Au niveau du chant, Louis D’Augusta tient la comparaison avec Tony Harnell, l’ancien vocaliste de TNT, tant il peut évoluer, comme l’ex-TNT, dans les sphéres les plus hautes de sa tessiture vocale. C’est très flagrant, surtout sur les titres les plus “in your face”, comme “Monkey Brain”, qui est LE monument de cette galette très colorée et très funky, comme peuvent le prouver “Sweet Lady Jane” et “Crack of Dawn“, que l’on dirait sortis tout droit des sacs respectifs d’Extreme et d’Aerosmith.

Pourtant, le groupe tient à conserver une touche personnelle dans sa musique, sans copier les groupes sus-cités. La preuve sont des chansons, telles que la pseudo-ballade “Someday”, la très heavy chanson rock “Empty Soul”, la presque acoustique “Hello”, qui possède une touche bienvenue d’orgue Hammond millésimé, la puissante “Magic Train”, la tranquille “Castle”, ainsi que “Who Am I” qui clôt l’album en beauté. Le riff sur les couplets de cet album est tout simplement innovant et super chouette. Il suffit que vous écoutiez cette compo pour vous rendre compte du potentiel du groupe au niveau de l’écriture.

Crack of Dawn‘ n’est pas une pièce maîtresse dans le monde du heavy metal à l’américaine, emplie de bons sentiments et de mélodies, mais, c’est à coup sûr une rondelle qui vous fera passer de bons moments si vous êtes à la maison ou sur la route dans votre voiture. Il s’agit d’une découverte à mettre entre les mains des fans de hard fm et de heavy mélodique.

Mass (USA) : Crack of Dawn

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Mass (USA) : Crack of DawnLe groupe Mass nous vient tout droit des Etats-Unis et existe depuis plus de 25 ans, maintenant, malgré qu’il n’ait sorti que trois albums seulement. En effet, la carrière de ce groupe hyper mélodique n’a pas toujours été très rose, n’ayant plus de succès dans les années 1990, à cause de la période grunge aux USA et en Europe, ce qui a amené ce groupe talentueux à se séparer en 1989, juste après la sortie de ‘Voices In the Night‘. Et c’est plus de 15 ans après que le groupe se réunit à nouveau autour de l’ancien line-up des années 80, le seul newbie étant Lou Spagnola, le bassiste.

Fin 2007, le combo du Massachusetts nous revient avec un troisième vrai album intitulé ‘Crack of Dawn‘, qui est une véritable tuerie. Bien qu’il n’y ait aucune ombre d’originalité, le groupe se contentant d’y avoir inscrit ses influences principales, Aerosmith et Extreme en tête, il arrive quand même à sortie une oeuvre aboutie, puissante et agréable à écouter, quand bien même on a toujours l’impression d’entendre des titres à la Brian Adams, par exemple.

Au niveau du chant, Louis D’Augusta tient la comparaison avec Tony Harnell, l’ancien vocaliste de TNT, tant il peut évoluer, comme l’ex-TNT, dans les sphéres les plus hautes de sa tessiture vocale. C’est très flagrant, surtout sur les titres les plus “in your face”, comme “Monkey Brain”, qui est LE monument de cette galette très colorée et très funky, comme peuvent le prouver “Sweet Lady Jane” et “Crack of Dawn“, que l’on dirait sortis tout droit des sacs respectifs d’Extreme et d’Aerosmith.

Pourtant, le groupe tient à conserver une touche personnelle dans sa musique, sans copier les groupes sus-cités. La preuve sont des chansons, telles que la pseudo-ballade “Someday”, la très heavy chanson rock “Empty Soul”, la presque acoustique “Hello”, qui possède une touche bienvenue d’orgue Hammond millésimé, la puissante “Magic Train”, la tranquille “Castle”, ainsi que “Who Am I” qui clôt l’album en beauté. Le riff sur les couplets de cet album est tout simplement innovant et super chouette. Il suffit que vous écoutiez cette compo pour vous rendre compte du potentiel du groupe au niveau de l’écriture.

Crack of Dawn‘ n’est pas une pièce maîtresse dans le monde du heavy metal à l’américaine, emplie de bons sentiments et de mélodies, mais, c’est à coup sûr une rondelle qui vous fera passer de bons moments si vous êtes à la maison ou sur la route dans votre voiture. Il s’agit d’une découverte à mettre entre les mains des fans de hard fm et de heavy mélodique.

Godhead : The Shadow Line

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Godhead : The Shadow Line“Oh-lala!”, me suis-je dit quand j’ai vu le CD de Godhead, “pas encore un groupe de pseudo-gothique américain!”. J’étais horrifié, car je sais que les groupes de goths américains ne font pas forcément du vrai goth, ni ne sont assez bons pour conquérir le coeur des vrais metalheads européens. Et, en effet, ce nouvel album des ricains, intitulé ‘The Shadow Line‘, malgré de nombreuses qualités et un son plus que correct, ceci grâce à une production puissante et “claquante”, qui manque à de nombreux groupes européens de gothic, on a l’impression d’entendre une musique mille fois entendue auparavant! C’est lassant à force! Godhead aurait dû se cantonner à rester sur ses terres américaines, sans venir nous ennuyer avec sa musique…surtout que ce n’est pas du gothique, loin de là! Poisonblack ou Markize, deux groupes européens que j’affectionne particulièrement, eux, évoluent dans le véritable métal gothique. La dénomination de “gothique” dénomme, de fait, un style assez sombre, musicalement et textuellement, sans apport de mélodies plutôt joyeuses, comme les rigolos de Godhead le font sans cesse tout au long de l’album, en cassant littéralement le style. Cela peut s’avérer blessant pour tous ceux qui se réclament de la seule vague gothique, comme Anorexia Nervosa ou Tristania, pour ne citer que les plus connus et ne pas faire une longue tartine de gotheux respectables! ‘The Shadow Line‘ possède, néanmoins, de bonnes compos, mais, pas d’assez bon aloi pour se faire une place dans nos coeurs. Un album à oublier et à mettre au placard!

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