interview Nightwish

Nightwish + Pain – 12 avril 2008 au Zénith de Toulouse.
Cela faisait une éternité
que je rêvais de voir Nightwish en concert. Mais, faute de
temps, je ne pouvais jamais aller voir le groupe à Paris ou
Lyon quand il s’y arrêtait. Ce désir ce fût plus
fort depuis l’arrivée d’Anette dans le groupe. En effet, même
si j’adorais l’ancien Nightwish, je trouvais, à travers les
nombreuses vidéos circulant sur le net et grâce au DVD
‘End Of An Era’, que Tarja �tait plut�t fade et passive
sur sc�ne, contrairement � Anette. Cette derni�re
a une formation plus rock que classique, ce qui allait sans aucun
doute changer le groupe de fa�on d�finitive.

Lorsque j’ai vu que
Nightwish avait book� une date � Toulouse, j’�tais
vraiment tr�s heureux. Ma copine et moi avons achet�
les billets assez t�t pour ne pas les rater. Bien lui en a
pris, vu le concert de Paris, compl�tement sold-out en
quelques semaines!! C’est hallucinant de voir � quel point les
finlandais attirent les fans fran�ais. C’est une histoire
d’Amour entre la Gaule et la Scandinavie…

Nous sommes partis �
7h50 du matin, le samedi, en train, direction Toulouse. Arriv�e
pr�vue � 10h15. Apr�s avoir d�pos�
nos bagages � l’h�tel et d�je�n�,
nous nous sommes d�p�ch�s d’aller � la
salle vers 14h. Id�e judicieuse, vu le monde qu’il y avait �
partir de 16h. Nous sommes rest�s pr�s de 6 h debouts �
attendre, sous un ciel mitig� (nous avons m�me eu une
pluie neigeuse vers le milieu de l’apr�s-midi) que les agents
de s�curit� nous l�chent enfin �
l’int�rieur du Z�nith. Longue attente, mais,
discussions extra-sympathiques entre fans (nos 6 amis se
reconna�tront ;) , ce qui rend l’attente plus supportable,
malgr� un mal de dos naissant et des douleurs dans les jambes.
17h30, les malabars manquants de la s�curit� arrivent
finalement devant les grilles et � 18h, Ewo, Tuomas, Jukka et
Emppu nous narguent depuis l’int�rieur de l’�difice…Sacr�s
chenapans! Cela fait monter la pression chez les fans. Nous sommes
tous impatients de rentrer. 19h00, nous pouvons nous engouffrer dans
le Z�nith et prendre place sur les si�ges en plastique
de la salle. Quel pied de pouvoir poser son s�ant sur une
surface qui va nous supporter pendant 3 heures.

Apr�s une autre
heure et demie d’attente (le concert de Pain normalement pr�vu
� 20h00 a �t� repouss� � 20h30),
les lumi�res et la musique s’�teignent pour laisser
place � Pain, le groupe de Peter T�tgren. Je ne
connaissais pas ce groupe, mais, je dois avouer qu’il m’a fortement
impressionn� avec sa musique un poil plus heavy que celle de
Poisonblack, mais, qui se situe dans la m�me veine, malgr�
quelques samples �lectroniques. Le guitariste su�dois
est un vrai fontman, gueulant plus fort que sa guitare et le son est
exceptionnellement clair pour un combo ayant pour t�che de
chauffer la salle. Le groupe joue de fa�on carr�e et le
d�cor est plut�t sombre, malgr� des jeux de
lumi�re int�ressants. A revoir encore une fois! Le
groupe a du potentiel et peut rassembler tous les publics. A noter,
une reprise survitamin�e d’Eleanor Rigby, l’un des meilleurs
titres des Beatles.

Setlist :

? Same Old Song
? Elearnor Rigby
? End Of The Line
? Zombie Slam
? Nailed To The Ground
? Just Hate Me
? On & On
? Shut Your Mouth

Apr�s cet agr�able
d�but de soir�e, rebelote avec la musique, pendant que
les roadies s’affairent sur sc�ne � enlever les
instruments des membres de Pain et a d�couvrir les d�cos
de la t�te d’affiche.

Puis, nouvelle p�nombre.
Et l�, on d�couvre des fans d�cha�n�s,
d�s que la musique d’intro arrive. Je ne pensais pas que l’on
serait � ce point nombreux dans la salle ce jour-l�,
mais, 6000 metalheads sur les 9000 que pourrait contenir cette salle,
ont fait le d�placement. Outre les membres de Nightwish
France, nous avons les fans “anonymes” accros et les
autres, ceux qui veulent d�couvrir la formation aux
trois-quarts car�lienne. Apr�s l’introduction, c’est la
sauvagerie qui s’empare des �mes pr�sentes, d�s
que les premi�res notes de “Bye Bye Beautiful”, qui
enflamme la salle au sens propre (pyrotechnie � l’appui) comme
au figur�. Anette est en forme, tout comme Marco qui entame le
refrain sadique et amer de cette ode � Tarja emplie de col�re.
Puis, c’est au tour de “Dark Chest Of Wonders” et “Whoever
Brings The Night” d’en rajouter. Anette chante comme une
v�ritable d�esse, sans quasiment aucune fausse note.
Elle s’en sort magistralement, tordant ainsi le coup � toutes
les m�disances des pseudos-fans, qui n’en sont v�ritablement
pas. Dynamique et enjou�e, la su�doise entra�ne
le public dans ses vocalises m�lodieuses, puis le salue dans
un m�lange savoureux de fran�ais et d’anglais tant�t
maladroit, tant�t presque parfait, mais, tr�s
attendrissant, pour nous pr�senter “The Siren”. La
version d’Anette n’a rien � voir avec celle de Tarja : plus
myst�rieuse et plus sensuelle, la nouvelle chanteuse nous
attire telle une sir�ne dans son chant suave et �motionnel,
ce qui hypnotise le public qui, silencieusement, s’impr�gne de
l’atmosph�re chaude et humide d�gag�e par les
m�lodies subtiles…Cette compo r�v�le
g�n�reusement tout le potentiel en live de la belle
su�doise, soutenu par des “moulins” d’�tincelles
sous le backdrop. Sit�t finie, le groupe encha�ne avec
“Amaranth”, de fa�on � r�veiller un
pit visiblement assagi. Mais, le quintet en rajoute une couche avec
“The Islander”, seule ballade de la soir�e (“Eva”
est, � mon grand d�sarroi, absente de la setlist).
Marco s’en donne � coeur joie, aposant son chant sur la
douceur musicale d’une guitare s�che, tandis que les lights
s’�teignent pour faire appara�tre des torches, dont le
design est issu totalement du livret de ‘Dark Passion Play’. Non loin
de l�, Anette, assise sur un tabouret, accompagne son
coll�gue, dans une belle harmonie. C’est un moment tr�s
reposant que nous a offert Mister Hietala, ceci afin de nous laisser
un peu souffler avant le pav� impressionnant, mais, toutefois
indigeste, qu’est “The Poet And The Pendulum” : �pique
� souhait, ce morceau, qui ouvre l’album, est monumental,
mais, un peu trop long et trop orchestral, � mon go�t.
Il aurait d� �tre remplac� par “Stargazers”
ou “The Pharaoh Sails To Orion”, tous deux issus de
‘Oceanborn’. Apr�s cette petite faute, Nightwish nous offre un
beau cadeau : “Sacrament Of Wilderness”, qui figure sur le
sus-dit ‘Oceanborn’. Tout le monde s’�clate dessus, Anette et
le groupe compl�tement � fond dans ce qu’ils font
incitent le public � s’�gosiller avec eux. Terrible
cette auto-reprise, positivement parlant, bien �videmment,
tant Anette enjolive encore plus cette bombe de sa voix si agr�able
� l’oreille! Nouvelle pause tant attendue par Madame Olzon,
puisque c’est l’instrumental “Last Of The Wilds”, qui prend
le relais, lui permettant de reposer ses cordes vocales, avant
d’encha�ner sur “Sahara” et “Nemo”, qui
terminent la premi�re partie du show, ceci sur une pluie de
neige artificielle du plus bel effet.

Lorsque le groupe quitte
la sc�ne, le public en redemande, compl�tement
insatiable. Nightwish est une drogue, dont on ne peut plus se passer
apr�s y avoir go�t�, ma copine et moi en somme la
preuve vivante…Puis, le groupe se r�installe sur sc�ne,
fait une br�ve alocution et entame “7 Days To The
Wolves”, puis “Wishmaster”, durant laquelle des
flammes surgissent tout au long du mur d’enceintes, en rythme avec le
phras� du refrain. Anette, toujours aussi impeccable au niveau
vocal, bouge, appelle le public � chanter avec elle, fait ses
yeux doux au premier rang et saute de la sc�ne pour aller
serrer la main aux chanceux de devant, et remonte sur sc�ne
avant de terminer sur “Wish I Had An Angel“, elle aussi
accompagn�e de pyrotechnie, de feux d’artifices et de
confettis.

Le groupe sait comment
satisfaire ses fans. Il n’y va pas par quatre chemins et leur propose
toujours un show de qualit�, tant musicalement que
visuellement. Il leur en donne pour leur argent. M�me
humainement, d’ailleurs, puisque le groupe n’h�site pas �
offrir au public des baguettes, une peau sign� par eux tous,
des poign�es de main, des m�diator, etc, � la
fin du concert, juste avant de tirer sa r�v�rence et de
quitter d�finitivement la sc�ne du Z�nith. C’est
une ambiance vraiment tr�s chaleureuse qui r�gne ce
soir-l�, le public toulouse et aquitain ayant re�u les
finno-su�dois de mani�re compl�tement
hallucinante! Le public pr�sent a vraiment �t�
tr�s tr�s tr�s bruyant.

Le groupe a su r�ellement
tirer parti de sa nouvelle facette, plus chaude, plus rock’n'roll et
d�livre-l� une de ses meilleures performances
fran�aises depuis des lustres. Tarja est tomb�e aux
oubliettes et Anette redonne au quintet une �nergie nouvelle,
lui ouvrant les portes d’un futur radieux et moins aust�re.
Fini la froideur et la m�lancolie, bonjour la chaleur et
l’optimisme!

Setlist :

? Bye Bye Beautiful
? Dark Chest Of Wonders
? Whoever Brings The
Night

? The Siren
? Amaranth
? The Islander
? The Poet And The
Pendulum

? Sacrament Of
Wilderness

? Sahara
? Last Of The Wilds
? Nemo

Rappels :

? Seven Days To The Wolves
? Wishmaster
? Wish I had An Angel

PS : remerciements � ma petite-amie Patricia, Anne et Reynald,  Christophe et sa petite-copine St�phanie et leur amie, aux deux groupes. Mention sp�ciale � Tuomas Holopainen et Jukka Nevalainen pour leur gentillesse.

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