Alice Cooper : Along Came a SpiderDans le domaine métal’n'roll, il n’y a que très peu de groupes qui ont réussi à s’imposer de façon aussi rapide et logique que notre chanteur maquillé préféré, j’ai nommé Alice Cooper, alias Vincent Furnier de son vrai nom. Avec une discographie aussi longue que l’A 75, il a donné à la fois au métal et au rock’n'roll une identité propre, tout en les alliant parfois, ceci de manière toujours aussi efficace, sur des albums aussi brillants intellectuellement que musicalement parlant, tels que ‘School’s Out‘, ‘Billion Dollar Babies‘, ‘Welcome to My Nightmare‘, ‘Trash‘ (son plus gros hit à ce jour!), ou plus récemment ‘Brutal Planet‘ et ‘Dragontown‘. Entamant un retour aux sonorités de ses débuts avec ‘The Eyes of Alice Cooper‘, celui-ci s’accentue un poil plus avec cette nouvelle rondelle intitulée ‘Along Came a Spider‘.

Ce nouvel album est un véritable clin d’oeil à la discographie d’AC, puisqu’il rassemble des ambiances diverses et variées tirées de son vaste répertoire. N’ayez crainte, aucun auto-plagiat n’a lieu ici, juste de petits rappels parsemés à droite à gauche, ou un peu plus explicites, le tout englobé dans une bonne dose de nouveautés! Techniquement parlant, ce disque a été produit par Greg Hampton et Danny Saber et possède un son impeccablement clair! De plus, point de grande expérimentation cette fois-ci, si ce n’est des sons synthétiques ou industriels ici et là, ce qui nous rassure quant au style exploré cette fois-ci par Alice.

Textuellement, il y a une histoire qui plane tout au long de cet album. Celle-ci, très tordue, raconte le besoin vital d’un tueur en série d’assassiner des gens pour leur voler 4 jambes droites et 4 jambes gauches afin de mener à bien son projet : la création d’une araignée géante. Mais, lorsqu’il rencontre sa huitième victime, il succombe à son charme et se laisser emporter par la douceur de l’Amour…C’est un conte original et typique du king of shock rock, qui adore être complétement décalé. Néanmoins, cela va nous épargner les éternels thèmes récurrents dans le Hard US qui sont usants, à la longue, et nous éclater. Lisez les textes et vous verrez!

Musicalement, Alice Cooper, comme cité plus haut, revient à un garage-rock classique, mais, néanmoins, tellement efficace et jouissif, qui donne envie de taper du pied, au rythme de la musique. C’est bon signe, car cela signifie bien que l’album est une réussite de A à Z, bien que certains passages peuvent se révéler un peu longuets, comme cette ballade déjà entendue mille fois (“Killed By Love”), qui ralentit l’album, ce qui est un gros défaut sur un album comme celui-ci. Dommage! Par contre, des morceaux pop-rock comme “Wake The Dead” et son psychédélisme furieux ou “I’m Hungry”, donnent à ce disque une grosse louchée d’énergie et nous ramène agréablement vers le passé de l’artiste, ainsi que dans notre jeunesse. Très bonne idée, car cela fait du bien de temps à autre de se retourner sur son adolescence passée. Cela entretient la jeunesse de l’esprit…et du corps! Surtout en pogotant sur des titres plutôt hard tels que “The One That Got Away”, “I Am The Spider“, “Vengeance Is Mine” et son riff lourd et groovy, que ne renieraient pas Tony Iommy et Glenn Hughes. A noter la présence d’une ballade au piano assez moderne dans sa structure, proche de ce que font certains artistes pop actuels, que je ne nommerai pas ici, puisqu’ils n’y ont pas leur place. A noter aussi les participations exceptionnelles d’Ozzy Osbourne à l’harmonica et de Slash à la gratte (certains soli sont reconnaissables et caractéristiques du guitariste chevelu!).

Vous l’aurez compris, cet album est une nouvelle pépite dans la discographie d’Alice Cooper, bien qu’elle n’en soit pas la meilleure, à cause d’un manque certain de punch et d’un ralentissement ignoble en septième piste qui coupe court à ce côté électrique terriblement séduisant chez Alice. C’est le défaut principal d’Alice que d’être aussi sentimental. Mais, comment raconter une histoire d’Amour sans un morceau romantique, chaud et humide, comme seul Cooper sait nous en concocter? Impossible, me direz-vous! Sauf que “Poison“, LA bombe de ‘Trash‘ était bien plus…excitante et réussie. En résumé, un très bon album, mais, pas celui que l’on pouvait espérer de Monsieur Furnier, hélas!



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