Metallica : The Day That Never ComesOn peut dire qu’on l’attendait depuis longtemps le nouvel album de Metallica! Il a fallu attendre près de 5 ans (‘St. Anger‘ est sorti en 2003) pour voir à nouveau débouler la haine et l’énergie légendaires du quartet californien. Et l’on a presque crû ne pas revoir le groupe que l’on connaissait dans les années 80 à travers des albums monumentaux, tels que ‘Ride the Lightning‘ ou ‘Master of Puppets‘, véritables machines de guerre, tant ‘St. Anger‘ était une catastrophe musicale, dont le seul intérêt, si tant est qu’il en eu un, est l’absence de solis de grattes. Un sacrilège!!

Et pourtant, après une psychothérapie salvatrice (cf le DVD ‘Some Kind of Monsters’), montrant un groupe à bout de nerfs et à deux doigts de la rupture, nos 4 horsemen se sont relevés, non sans mal, mais, avec une sérénité retrouvée, pour nous pondre ce qui sera l’album de la Résurrection, la bombe de thrash de ces dernières années, le disque à posséder ABSOLUMENT dans sa discothèque, le génialement nommé ‘Death Magnetic‘, qui sort le 12 septembre prochain, mais, dont vous pouvez entendre certains samples depuis quelques semaines sur le site officiel du combo.

Le premier single issu de la nouvelle offrande s’intitule “The Day That Never Comes“. Il s’agit d’un titre progressif avec plusieurs parties, chacune ayant une atmosphère bien définie. N’ayez crainte, Metallica ne donne pas dans le même registre que Dream Theater ou Vanden Plas, mais, la façon d’introduire les “tiroirs” est, à peu de choses près, quasiment la même…Le morceau débute de façon plutôt inattendue pour Metallica, avec une mélodie de guitare électro-acoustique que l’on ne lui aurait jamais soupçonnée. Puis, intervient un riff de gratte qui peut rappeler les débuts-débuts du groupe. Ensuite, la batterie et la basse rentrent vraiment dans le jeu, accompagné d’une partie de gratte qui fait beaucoup penser à celles de “The Unforgiven” et “The Unforgiven II”, le tout nappé de la délicate voix de James Hetfield. Cela dure plus de 3′45″, avant de laisser place à une partie instrumentale énervée et à nouveau le chant de James, qui s’égosille dans le micro. Voici pour les deux premières parties de cette compo.

Vient ensuite le moment Maidenesque : le premier solo peut faire penser à ceux que Dave Murray et Dennis Straton nous jouaient sur ‘Iron Maiden’ et Adrian Smith sur ‘Killers‘, ceci soutenu par une rythmique que ne renierait pas Nicko McBrain…GIGANTESQUE! On se croirait littéralement revenu à la période de gloire de la NWOBHM…avec un son puissant et crade à l’américaine! Le morceau se termine, d’ailleurs, par cet instrumental surprenant.

Certes, un seul morceau ne peut être représentatif de l’album dans son intégralité, mais, il donne un bref aperçu de ce que le groupe voulait exprimer : il veut étonner et botter les culs! C’est bien et pour eux et pour nous, car ils retrouvent enfin la forme et l’inspiration pour détruire tout sur leur passage, surtout après une immense déception que fût ‘St. Anger‘…Une bien belle entrée en matière avant l’arrivée de l’Armageddon le 12 septembre prochain!

  • Calendar

    August 2008
    M T W T F S S
    « Jul   Sep »
     123
    45678910
    11121314151617
    18192021222324
    25262728293031