Phenix : Immortal Flame

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Phenix : Immortal FlameLe métal bien couillu à la française a disparu de nos platines depuis plus de 20 ans déjà. Les combos qui ont contribué à donner des lettres de noblesse au heavy metal gaulois ont tous laissés un héritage plus ou moins important pour les générations actuelles. Mais, bien peu ont eu le courage de se lancer dans l’aventure et de nous proposer une musique alliant la mélodicité d’un Warning à l’agressivité d’un Blasphème. Et pourtant, il a fallu près de deux décennies à Phenix, un groupe originaire de l’Est de la France, pour tenter le coup et répandre aux quatres coins de notre verte contrée une patte musicale si francophone, qui, pour l’occasion renaît de ses cendres.

Même si le chant n’est pas dans la langue de Molière, il y a, quand même, dans la musique de Phenix un aspect frappant : cette puissance à laquelle les groupes français nous ont habitués durant une glorieuse décennie entre 1979 et 1989. Cela fait beaucoup de bien de revenir plusieurs années en arrière et de revivre, non sans une énorme émotion, les moments les plus forts de la Wave of French Heavy Metal…

Et cet ‘Immortal Flame‘ est un véritable hymne qui induit de façon plus qu’explicite et voulue un retour en force de la qualité de la musique française. En effet, Phenix joue ici le grand jeu et nous donne des frissons à chaque instant, grâce à des mélodies bien senties sorties tout droit des guitares de Sébastien Trève et Laurent Obermeyer et à la voix exceptionnelle de Bertrand Gramond, qui n’a pas à rougir face à des pointures telles que Christian Augustin surnommé “Zouille” de Sortilège ou Marc Féry de Blasphème, voire Bruce Dickinson ou André Matos, puisqu’il possède un charisme étonnant et use de son organe vocal avec une surprenante aisance.

Le metal de Phenix est détonnant. Dès le premier titre-éponyme, “Immortal Flame“, qui commence en douceur, on peut très bien sentir la force de ce combo : c’est sa jeunesse et sa fougue. Bien sûr, il y a une créativité lumineuse sur ce disque, mais, l’on perçoit bien rapidement les influences du groupe, qui sont très bien digérées, ceci à travers une personnalité bien définie : Iron Maiden, pour les choeurs typiques et les soli en harmoniques, Nightmare pour les riffs sombres et les lignes de basse cavalières, les derniers Judas Priest pour la production particulièrement soignée. Les titres qui sont les plus excitants sont sans aucun doute “Immortal Flame“, “Mother”, “The Prophecy“, “I8U”, “Duty & Regrets” et son côté atmosphérique 70’s très prononcé, “…And Falling”, la ballade “Fading To Grey” qui se rapproche d’un “No Pain For The Dead” d’Angra, le rapide “Play My Game”, le gotthardien “Any Time”, ainsi que le progressif “The Never-ending Journey” qui clôture l’album en beauté, de façon épique et comique.

Cet album est une tuerie qui révèle un nombre important de joyaux. Si vous désirez vous faire plaisir et vous donner quelques instants de Bonheur, cet album vous fera revenir en arrière et saura raviver en vous l’esprit rebelle perdu du métal francophone depuis la disparition des monuments qu’étaient Satan Jokers, Warning et bien d’autres. La Flamme Immortelle du Metal est bien de retour!

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