Time Mage : NightmaresVoici un excellent album! En effet, outre le design de la pochette, dont on dirait tout droit sorti de l’imagination du guitariste/designer du groupe de Death Melodique suédois Dark Tranquillity, le groupe allemand TimeMage nous a offert là un chef-d’oeuvre de metal ambient qui débute par une douce mélodie d’introduction au piano et une voix féminine angélique (accompagnée d’une voix masculine), rapidement interrompues par le groupe entier et des grunts/hurlements, ce qui illustre parfaitement le titre de l’introduction : “Dreams Became Nightmares“. Le second titre (“Save Us”) continue sur cette lancée (voix féminine et grunts) avec une ligne mélodique quelque peu décalée. Le troisième titre, quant à lui, bien que mélodique, laisse place au chant masculin dual. Un petit côté néo-métal ressort nettement, ce qui n’est pas très (trop?) désagréable dans le contexte. Les quatrième et cinquième morceaux présentent une facette indus intéressante du groupe. Sixième morceau de ce costaud ‘Nightmares‘, “Fading Away” est un interlude instrumental attendu qui nous permet de respirer un moment en compagnie du piano de Stefan. Absolument magnifique!! Puis, la puissance est de retour avec “Born To Be”, “Succubus”, “Ocean On Fire”, “Follow The Rats”, “Social Disorder” (très proche de l’album ‘Shadows’ Madame’ de Cadaveria), qui bottent vraiment le derrière! On en redemande!! Puis, une “ballade” en “When The Last Dream Dies” et un deuxième morceau quasi-instrumental (“Believe”), qui clôt l’album en beauté et en douceur, sont des calmes parmi la tempête TimeMage qui a sévi pendant environ une bonne heure de métal puissant et imaginatif! Car TimeMage, c’est une musique puissante, originale, ayant énormément de caractère et qui mérite vraiment de percer!! A vous de découvrir le monde envoûtant de TimeMage. C’est, pour moi, LA révélation de cette année 2006 aux côtés de Beautiful Sin!!!

Tears : Falling CertaintyLe groupe Tears, qui nous arrive tout droit de Grèce, a sorti ‘Falling Infinity‘, sa première démo, en 2005. J’en vois déjà certains parmi vous qui vont dénigrer ce groupe en raison de son origine et vous auriez tort de le faire, puisque ce groupe posséde un certain talent de composition. Les chansons (sans compter l’outro) sont, sans être réellement transcendantes, trés bien écrites et démontrent le potentiel conséquent de Tears. La principale force de Tears est le sens des mélodies délicates et subtiles et la douceur avec laquelle le groupe les distillent tout au long de ‘Falling Infinity‘. Il est surprenant, d’ailleurs, d’entendre du prog’ de la part des grecs puisque nous savons que ce pays est plus proche de la mouvance extrême (exception faite de Firewind et de Tears), connue pour ses riffs saturés et des vocaux hurlés voire grognés. Mais, tout au long de ‘Falling Infinity‘, le plaisir monte et atteint un pic sur le dernier morceau. Nous devons avouer qu’il faut plusieurs écoutes pour bien comprendre le mécanisme de cet album, qui s’avère complexe, bien qu’accessible de par son atmosphère légére et chaleureuse. Je sais que cela peut paraître paradoxal pour du dark metal, mais, le côté le plus exacerbé est celui lumineux du prog’. Ce disque a une double facette qui peut attirer deux publics différents, un peu comme l’a fait Opeth auparavant. D’ailleurs, Tears tient beaucoup du groupe suédois, non pas qu’il en est la copie, mais, parce-qu’il suit un chemin paralléle. Il n’y a aucun défaut, si ce n’est une production encore assez linéaire et un chanteur pas toujours trés juste, mais, ce ne sont que des détails, qui n’empiétent pas sur les éléments positifs. L’écoute de ‘Falling Infinity‘ vous fera passer un agréable moment, j’en suis sûr. Mais, patientons jusqu’à la sortie de leur premier album pour être réellement capable de juger leur véritable potentiel et leur détermination. ;-)

Madder Mortem : DesiderataRevoilà les norvégiens avec un album naviguant entre gothic et heavy/doom. Et comme d’habitude, ils ne font rien comme les autres. En effet, l’ensemble de leur nouvel album, le trés noir ‘Desiderata‘, combine rythmiques saccadées propres au power/thrash avec des riffs et une ligne de chant quelque peu désaccordés, décalés. Il s’agit là, vous en conviendrez, d’un point d’originalité inéluctable. Car, à mille lieues de Lacuna Coil, Evanescence, Nightwish et consorts, Madder Mortem améne une pointe d’agressivité que le groupe parséme par-ci par-là en n’oubliant, toutefois, pas les subtiles mélodies ténébreuses et les rugissements brutaux propres au gothic, comme en témoigne, par exemple, le titre “M For Malice“, bien rentre dedans. Les claviers, comme si cela ne suffisait pas, rajoutent une atmosphère indubitablement glauque, qui fait baisser la température ambiante d’une vingtaine de degrés. Il y a quand même une certaine lueur qui se dégage de l’album, grâce au joli timbre de voix de la vocaliste Agnete. L’impression que son organe vocal nous donne est celui d’un espoir déçu mais qui renaît de ses cendres…Le son est exceptionnellement clair et heavy pour une telle production, ce qui est également une bonne surprise. Ce ‘Desiderata‘ est un trés bon album, à ranger avec le ‘Souvenirs’ de The Gathering et les productions dark/doom actuelles. C’est un disque trés plaisant qui ne s’apprivoise, néanmoins, qu’aprés plusieurs écoutes, ceci pour laisser le temps à l’oreille de s’habituer à la musique un peu chaotique des norvégiens. Rares sont les productions comme celle-ci qui donnent autant de plaisir, aujourd’hui…

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