The Arockalypse Special EditionLordi ou les grands gagnants de l’Eurovision 2006! Cet événement surprenant qui a eu lieu le 20 mai dernier en a surpris plus d’un télé- ou non spectateur, métalleux ou amateur de musique pop. Et pourtant, cela ne devrait pas étonner : avec le hit “Hard Rock Hallelujah“, le groupe venu de Laponie a tout atomisé sur son passage avec son heavy rock calibré FM et leurs costumes genre film d’horreur, ainsi qu’un show grandiose et “enflammé”! Néanmoins, le groupe participait à ce concours principalement pour promouvoir son nouvel album nommé trés justement ‘Arockalypse’. L’album débute par une intro un peu spéciale puisqu’elle prend la forme d’un flash spécial d’information digne des meilleures productions de séries B d’horreur des années 60, qui laisse place trés vite à la musique, et quelle musique! Un véritable enchantement pour les oreilles. Ce disque est vraiment métal en diable! Que de tubes allant droit au but pour nous massacrer : “Bringing Back The Balls To Rock”, “The Deadite Girls Gone Wild“, “The Kids Who Wanna Play With The Dead”, “Who’s Your Daddy”, le single par excellence en “Hard Rock Hallelujah“, “They Only Come Out At Night”, “The Chainsaw Buffet” et son intro trés “tronçonneuse”, le USien “Good To Be Bad” et son synthé façon années 80 (bon joviesque!), “The Night Of The Loving Dead”, “Supermonstars (The Anthem Of The Phantoms)” et son refrain grandiloquent, ainsi qu’une certaine nouveauté pour Lordi : une pseudo-ballade de toute beauté intitulée “It Snows In Hell“. Il s’agit vraiment de morceaux qui ravagent tout, une véritable apocalypse de pur rock’n'roll, une avalanche de chorus que l’on croirait tout droit sortis des années 80! Ce disque est absolument gigantesque, une pure tuerie. Nous tenons enfin là le nouveau groupe sensation qui pourra peut-être ouvrir la voie au métal à la fois à la télé et dans l’esprit des gens…

EXIT : Past or Future?Le hard rock en France n’a pas vraiment pignon sur rue, même si des groupes de qualité défendent encore coeurs et âmes le flambeau du style que nous chérissons tant. Malheureusement, ils ne sont pas si nombreux que cela, laissant la primeur du nombre aux combos de death, de black et de hardcore. Néanmoins, les réprésentants qui évoluent dans le “rock dur” s’efforcent de démontrer tout leur talent à travers des compositions efficaces et directes, plus ou moins inspirées par la scéne nord-américaine. C’est, notamment, le cas d’E.X.I.T., qui vient de sortir un bon album, intitulé ‘Past or Future???’, et qui, avec 11 titres (+ une intro, “Venusia”, et une outro, “Midi Tim”) apporte une certaine fraîcheur au style, même s’il ne le révolutionne pas vraiment. Dés le premier titre, on ressent la volonté du groupe à apporter une touche de nouveauté dans le hard rock francophone, avec, par exemple, l’utilisation de samples discrets ou le mélange de lyrics en anglais (“Past or Future??”, “Stay”, “Mr Mister”, “Evolution“, “Come To You”, “Wizard“) et en français (“Zeus“, “Partir”, “Planéte Rouge”, “Un Monde Meilleur”), ce qui procure au groupe, une certaine prestance internationale. Vous allez me dire que la langue de Shakespeare sied beaucoup mieux au métal que celle de Molière. Et vous aurez raison, car, en effet, les titres du groupe les plus puissants et les mieux écrits sont ceux qui sont interprétés en anglais. De plus, ce sont ces titres-là qui sont le mieux magnifiés avec un son plus puissant et moins risible, car à la fois plus clair et plus heavy. C’est le gros probléme des groupes français : la production. Outre cela, le groupe semble avoir beaucoup appris de ses aînés et joue avec le coeur. On retrouve sur cet album une dualité qui fait défaut à nombre de groupes frenchies : les mélodies classiques du hard et une atmosphère de modernité. D’ailleurs, le titre est explicite à sujet : E.X.I.T. navigue-t’il entre passé et futur? Il n’y a aucun doute à avoir là-dessus. Le groupe est un voyageur musical du temps. Le quintet est vraiment inspiré et il n’y aucune fausse note sur cet opus, à part le son qui se révéle être faiblard et sans aucune expression de relief. Mais, ce n’est qu’une petite goutte dans l’océan de talent du groupe, et il ne faut pas négliger ce talent. E.X.I.T. mérite toute votre attention!

Nashville Pussy : High As hellLe hard rock’n'roll est une véritable institution enfantée par des groupes glorieux tels que Deep Purple, Led Zep, Kiss, The Who, et bien d’autres, mais surtout par deux des groupes qui ont le plus révolutionné le genre, je veux bien sûr parler de AC/DC et de Motörhead. Depuis le début des années 80, les combos, avec un tel feeling dans les jeux de guitare et dans le groove, se sont fait plus rares. Mais, quelques fervents défenseurs évoluant dans ce style ont résisté aux assauts des glamouzes, des thrash/black/death/power/gothic métalleux et des adeptes du grunge pour nous proposer quelques-unes des plus intéressantes pépites des deux dernières décennies: American Dog, AC/DC et Motörhead (encore eux!), et les autres, parmi eux LE groupe le plus déjanté de cette vague, les ricains de Nashville Pussy. En effet, NP cultive le mauvais goût (filles à poil siliconées…ou presque, drogues, alcool), mais, aussi un sacré sens de l’humour “scato” sexuellement orienté comme peuvent en témoigner des titres présents sur leur deuxième opus ‘High As hell‘, sorti en 2000, tels que “Struttin’ Cock”, “Piece of Ass”, “Let’s Ride”, “Blowjob From A Rattlesnake”…quelle imagination! D’autres titres sont plus axés boissons et bitume, sans pour autant être moins percutants et jouissifs : “Shoot First & Run Like Hell”, “She’s Got The Drugs”, “Wrong Side Of A Gun”, l’éponyme “High As hell”, “You Ain’t Right”, le drôlissime “Go To Hell”, le fabuleux “Rock’n'Roll Outlaw” ou le trés long (pour les 4 de Nashville) “Drive”. Ce disque est un monument dédié aux beuveries et aux substances illicites. Mais, n’est-ce pas le monde du rock’n'roll? Si vous avez l’occasion de jeter une oreille sur ‘High As hell‘, n’hésitez pas! Vous n’allez pas le regretter! De plus, la bassiste Corey Parks (qui a quitté le groupe récemment) est une bombe sexy, comme on a rarement vu, bien que sa plastique soit “artificiellement” constituée. Autre avantage : la guitariste Ruyter Suys. Elle aligne les notes et les riffs d’une manière trés proche de celle des frères Young. Elle est un phénoméne à elle seule. C’est une des meilleures guitaristes, hommes et femmes confondus, dans le milieu du hard…Blaine Cartwright est lui aussi dingo, mais avec un timbre de voix original, à mi-chemin entre celui de Lemmy et celui de Michael Hannon de American Dog. Jeremy Thompson, lui non plus, n’est pas en reste avec ses grooves de batterie qui rockent! Yeah!!! Que dire de plus, si ce n’est que les Nashville Pussy sont le stéréotype même du groupe de hard, par excellence! La came est de premier choix! ;-)

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