Virgin Steele : Visions of EdenAprés un album conceptuel en 2 parties, qui a eu pas mal de bons échos dans la presse spécialisée et parmi les fans, le groupe nord-américain fait son come-back en cette année 2006 avec ‘Visions of Eden‘, nouvel album conceptuel que David DeFeis a décrit lui-même comme étant le “film barbare romantique de l’esprit” à en croire le sous-titre de l’album. Et il n’a pas vraiment tort, si ce n’est qu’il n’y a absolument rien de barbare ici. Les chansons sont plutôt calmes et peu directes : elles se dégustent comme du foie gras sur un toast grillé de chez Maïté. Très progressives et sombres, elles laissent le côté fleur bleue de David s’échapper de son imagination fertile et nous démontrent tout le talent d’écriture de ce chanteur hors du commun. Entre puissants riffs acérés et la puissance caractéristique de Virgin Steele (“Immortal I Stand (The Birth Of Adam)”, “Adorned With The Rising Cobra”, “Black Light On Black”, “Bonedust”), refrains grandiloquents et efficaces (“The Ineffable Name”, “The Hidden God“, “Childslayer”), titres épiquement longs (“Visions of Eden“) et les ballades langoureuses et romantiques (“Angel Of Death”, “God Above God“, “When Dusk Fell”), nous avons tous les éléments en main pour voir en cet album une petite perle de heavy. Néanmoins, cette rondelle reste dans une certaine continuité des précédents enregistrement du quartet et posséde une aura de normalité…VS n’innove pas vraiment, malgré les nombreuses orchestrations subtiles qui savent rester discrétes et l’on reste un peu sur sa faim. Toujours est-il qu’il s’agit d’un bon cru 2006 qui aurait pu être plus savoureux si le leader charismatique David DeFeis avait l’âme un peu plus aventureuses et expérimentait un peu plus.

Mass (USA) : Crack of DawnLe groupe Mass nous vient tout droit des Etats-Unis et existe depuis plus de 25 ans, maintenant, malgré qu’il n’ait sorti que trois albums seulement. En effet, la carrière de ce groupe hyper mélodique n’a pas toujours été très rose, n’ayant plus de succès dans les années 1990, à cause de la période grunge aux USA et en Europe, ce qui a amené ce groupe talentueux à se séparer en 1989, juste après la sortie de ‘Voices in the Night‘. Et c’est plus de 15 ans après que le groupe se réunit à nouveau autour de l’ancien line-up des années 80, le seul newbie étant Lou Spagnola, le bassiste.

Fin 2007, le combo du Massachusetts nous revient avec un troisième vrai album intitulé ‘Crack of Dawn‘, qui est une véritable tuerie. Bien qu’il n’y ait aucune ombre d’originalité, le groupe se contentant d’y avoir inscrit ses influences principales, Aerosmith et Extreme en tête, il arrive quand même à sortie une oeuvre aboutie, puissante et agréable à écouter, quand bien même on a toujours l’impression d’entendre des titres à la Brian Adams, par exemple.

Au niveau du chant, Louis D’Augusta tient la comparaison avec Tony Harnell, l’ancien vocaliste de TNT, tant il peut évoluer, comme l’ex-TNT, dans les sphéres les plus hautes de sa tessiture vocale. C’est très flagrant, surtout sur les titres les plus “in your face”, comme “Monkey Brain”, qui est LE monument de cette galette très colorée et très funky, comme peuvent le prouver “Sweet Lady Jane” et “Crack of Dawn“, que l’on dirait sortis tout droit des sacs respectifs d’Extreme et d’Aerosmith.

Pourtant, le groupe tient à conserver une touche personnelle dans sa musique, sans copier les groupes sus-cités. La preuve sont des chansons, telles que la pseudo-ballade “Someday”, la très heavy chanson rock “Empty Soul”, la presque acoustique “Hello”, qui possède une touche bienvenue d’orgue Hammond millésimé, la puissante “Magic Train”, la tranquille “Castle”, ainsi que “Who Am I” qui clôt l’album en beauté. Le riff sur les couplets de cet album est tout simplement innovant et super chouette. Il suffit que vous écoutiez cette compo pour vous rendre compte du potentiel du groupe au niveau de l’écriture.

Crack of Dawn‘ n’est pas une pièce maîtresse dans le monde du heavy metal à l’américaine, emplie de bons sentiments et de mélodies, mais, c’est à coup sûr une rondelle qui vous fera passer de bons moments si vous êtes à la maison ou sur la route dans votre voiture. Il s’agit d’une découverte à mettre entre les mains des fans de hard fm et de heavy mélodique.

Blitzkrieg (UK) : Theatre of the DamnedRares sont les groupes de la NWOBHM à avoir survécu à la période Grunge : Iron Maiden, Motörhead, Saxon, Judas Priest et peu d’autres sont toujours en vie. Blitzkrieg fait, heureusement, partie de ces survivants, car il nous permet aujourd’hui de découvrir une facette méconnue des groupes de cette mouvance, qui a été suivie par de nombreux groupes plus ou moins récents, tels que Wolfsbane, Gamma Ray ou Machine Men.

Dès le premier titre (“Theatre of the Damned“, qui ressemble un peu à du Black Sabbath période Ozzy ou à du Rage époque ‘Soundchaser’) de ce neuvième opus des britanniques intitulé ‘Theatre of the Damned‘, sûrement en référence à Iron Maiden et son fameux “Children Of The Damned”, on comprend vite dans quelle direction musicale nous allons, car nous avons des structures à tiroirs typiques de la New Wave Of British Heavy Metal, des riffs de guitares assez agressifs et sombres, des solis hyper mélodiques et une voix à la Paul Di’Anno et ses cris de hyène affamée. Tout est dit! Nous sommes renvoyés tout droit dans les années 80, ce qui ne nous rajeunit pas. Mais, que c’est super bon de revenir à une musique sincère et directe, gardant tout de même les mélodies caractéristiques et des refrains facilement mémorisables.

Les titres se succédent dans un déluge de saturation (“The Phantom“, “Devil’s Spawn“, “My Life Is My Own”, “Spirit Of The Legend” qui est le meilleur morceau de l’album à mon humble avis, il suffit de se fier à la mélodie principale, aux doubles pédales, ainsi qu’au refrain mémorable, “Tortured Souls”, l’hymne “Together We Are Strong” proche de ce que fasait Blaze Bayley en solo sur ‘Silicon Messiah‘ ou ‘Tenth Dimension’, bien que le vocaliste de Blitzkrieg, Brian Ross, possède sur cette chanson un timbre à la Ville Laihiala de Poisonblack et ex-SenTenced, ce qui est surprenant, “Nightstalker“, les bonus “Armageddon” et “Blitzkrieg“), entrecoupés de passages plus calmes (l’interlude “The Passing” et “Into The Light” semblable à certains titres de SenTenced période Laihiala), pour nous permettre de nous remettre de nos émotions.

Le gros plus de cet album réside sans aucun doute dans le voyage dans le passé que nous invite à faire Blitzkrieg à travers ses 12 compositions, meilleures les unes que les autres, afin de redécouvrir toute une génération musicale de haut niveau, mise de côté par le grunge, le néo-métal, le death, le black, et le gothique symphonique. Le groupe nous montre, donc, d’où il vient, ses racines, avec fierté et talent, mais, en oubliant, malheureusement de nous offrir un son moins brouillon et plus actuel…ce qui n’aide pas les chansons à sortir vraiment du lot. Mais, Blitzkrieg est un groupe professionnel qui possède une véritable force de caractère et d’excellentes compos, ce qui l’aide depuis plus de 20 ans à vivre dans un monde métallique en perpétuelle évolution. A suivre forcément!

Coverslave : Killer Cuts from the BeastIron Maiden a toujours suscité l’admiration et a permis à de nombreux groupes d’émerger, notamment Edguy ou Dream Theater. Néanmoins, outre ces combos professionnels, nous pouvons aussi nous familiariser avec des “coverbands”, tels que The Iron Maidens, The Clairvoyants et nos compatriotes frenchies de Coverslave, pour ne citer que les plus connus, qui reprennent pour s’éclater le répertoire de Steve Harris & co. Pour notre plus grand bonheur, certains des tribute-bands de la Vierge de Fer nous ont pondu des tribute-albums. C’est le cas, notamment, de Coverslave, qui vient de mettre sur le marché, via le label Brennus, leur premier enregistrement officiel, justement intitulé ‘Killer Cuts from the Beast‘.

Celui-ci est composé de 6 titres qui pètent vraiment la forme et qui ont été piochés sur divers albums des britanniques. Le groupe, mené de main de maître et avec brio par l’excellent chanteur Stéphane Graziani, joue de façon carrée et très professionnelle. Il est impératif que le groupe nous sorte un album avec leurs propres compositions, car il est évident que nous tenons-là un groupe qui sort de l’ordinaire et qui possède un énorme potentiel musical.

Quel régal à l’écoute de “Powerslave” ou de “Caught Somewhere In Time”, où le frontman se révèle être un mélange vocal entre la puissance de Dickinson et le ton rauque de Di’Anno… cela s’entend surtout sur “Be Quick Or Be Dead“, “Killers” et “Phantom Of The Opera”. Le seul bémol de l’album étant “Brave New World”, un chouilla trop mou du genou… Pourtant, le son est tout à fait honorable, malgré son atmosphère “vintage”.

Néanmoins, c’est un grand honneur de posséder enfin dans notre verte Gaule, notre groupe officiel français de reprises de Maiden ! Très bon EP. Vivement un ‘Killer Cuts Of The Seventh Son‘ !!

Salhem : Connexion AnimaleComme je l’ai dit dans une précédente chronique, le label Brennus est un label d’utilité publique, puisqu’il nous permet de découvrir des groupes d’une grande qualité musicale. Il ne nous déçoit jamais, même si je dois reconnaître qu’avec Salhem, une de ses dernières sorties, je suis resté un peu perplexe. En effet, même si les compositions de ‘Connexion Animale‘ sont excellentes, mention spéciale à “Connexion”, qui se termine par des orchestrations, ce que l’on voit rarement chez des groupes frenchies, je ne peux m’empêcher, en écoutant la voix de Thierry Collet, de penser inexorablement à Jean-Louis Aubert… Moi, qui ne suis pas vraiment un fan de ce dernier, je suis un peu choqué, surtout que Thierry s’époumone un peu de la même manière. Néanmoins, à partir de “Agression”, Thierry rectifie le pas et nous gratifie d’une partie vocale que ne renierait pas Francis Petit, du groupe Warning. Nous nous habituons, progressivement, à l’organe vocal de Thierry, que nous trouvons de plus en plus agréable au fil des écoutes. Il faut dire que les morceaux que nous proposent Salhem s’y prêtent très bien, de par leur atmosphère mystique (“Brûlez les Sorcières”) ou les parties de guitares ultra-heavy (“Agression”, “Trash” sur laquelle Thierry récite les paroles à la façon de Jean-Louis Aubert sur “Un Autre Monde” de Téléphone, “Nouvelles Stars”, “Lifting”, “Animal“). La musique de Salhem est, de fait, un sacré mélange entre rock à la Téléphone et metal francophone à la Manigance ou Warning. ‘Connexion Animale‘, malgré certaines petites faiblesses, dues, entre autres, à la production un peu faiblarde et “vintage”, est un très bon album, personnel et créatif, nous ramenant aux sources du metal à la française, saupoudré d’une touche punk colorant l’ensemble. C’est sûr que cet album, bien agréable en définitive, est un peu difficile d’accès à la première écoute. Dommage ! Néanmoins, je vous invite à découvrir ce quintet talentueux et à vous imprégner de leur rock/metal dynamique et plaisant. Bravo Salhem !

Iron Maiden (UK-1) : Somewhere Back in Time : the Best of 1980 - 1989Iron Maiden avait déjà énoncé, il y a de cela quelques mois, la possibilité d’une sortie multiple de divers supports audio et vidéo reprEnant poINT par poINT la fameuse époque DickinsonniEnne de son histoire, c’est à dire celle s’étEndant sur quatre glorieuses années, qui ont vu la naissance de quatre albums piliers dans le monde du hard rock, cf ‘Powerslave‘, ‘Live After Death‘, ‘Somewhere in Time‘ et ‘Seventh Son of a Seventh Son‘. Et ce qui devait arriva!

En effet, après l’apparition dans les bacs de la version DVD du légEndaire ‘Live After Death‘, nettoyé et remasterisé par le magiciEn Kevin Shirley, nous aurons droit dans les mois à vEnir (la date de sortie n’a pas Encore été arrêtée par le label du groupe) un autre cadeau, moins excitant, certes, mais, INTéressant sur, au moins, un poINT, et sobremEnt INTitulé ‘Somewhere Back in Time : the Best of 1980 – 1989‘.

Encore un best-of?!?”, me direz-vous?! Hé biEn, je vous répondrai : “que nEnni!” Enfin, vous n’aurez pas vraimEnt torts, puisque la tracklist reste somme toute classique pour cette période. Mais, cela nous changera d’un ‘Edward the Great‘, qui ne contEnait aucun titre de la période Paul Di’Anno, un sacrilège pour les puristes, les fans extrêmes et…pour moi aussi, figurez-vous! BEn oui…Ici, sur ‘SBIT : TBO 80 – 89′, nous avons droit à “Phantom of the Opera“, “Wrathchild” et “Iron Maiden“, ceci dans leur version Live avec Dickinson au chant, ce qui est quand même plaisant, plus des titres de ‘TNoTB’ et ‘PoM’! Le reste des titres ne sont pas des surprises non plus, à ceci près que le groupe nous a rajouté le “Churchill’s Speech” En INTro du best-of, ce qu’il aurait dû faire sur ‘Powerslave‘, juste avant ‘Aces High‘ et non pas sur un best-of de plus…

Si la surprise ne viEnt pas des titres, elle doit quand même vEnir de quelque part?! Da, mes amis! Mais, elle aurait dû vous frapper au premier regard : quand on achète un album pour la première fois, avant de l’écouter, on s’imprègne de sa pochette et de l’image sur la cover…Et, c’est effectivemEnt là que ce trouve la cadeau béni des Dieux! Car, lorsque le groupe a Enregistré la fameuse ode ‘The Reincarnation of Benjamin Breeg‘, il l’a fait avec une idée derrière la tête, puisqu’aujourd’hui la révélation finale va se faire avec ce Best-Of : le personnage de ‘TRoBB’ n’était autre que Derek Riggs. On avait reconnu son coup de pinceau sur le fameux dessin derrière la pochette du single 2 titres éponyme. Et le revoilà revEnu d’outre-tombe pour nous pondre une pochette originale, qui voit surgir Eddie-Cyborg de la Pyramide. L’époque où Riggs utilisait de la peINTure à l’huile est désormais révolu, place maINTEnant à la DAO. C’est sûr, c’est moins joli, mais, le résultat est là, donc, on ne peut riEn dire.

Cette galette n’est là, visiblemEnt, que pour attirer de nouveaux fans qui ne connaitraiEnt que la période la plus récEnte de l’histoire d’Iron Maiden, ainsi que pour promouvoir la tournée actuelle. Elle n’a pas de véritables autres buts que ceux énoncés ci-dessus. Néanmoins, il est indispEnsable que vous vous portiez acquéreurs de cette énième compilation si vous êtes des fans de la Vierge de Fer. N’oubliez pas non plus de garder quelques euros de côtés pour votre prochaine dépEnse qui prEndra, la prochaine fois, l’apparEnce du DVD du ‘Maiden England‘, qui devrait être disponible aux alEntours d’octobre/novembre.

Iron Maiden sait commEnt caresser ses fans dans le sEns du poil…

The Best Of 1980 - 1989Iron Maiden avait déjà énoncé, il y a de cela quelques mois, la possibilité d’une sortie multiple de divers supports audio et vidéo reprenant poINT par poINT la fameuse époque Dickinsonnienne de son histoire, c’est à dire celle s’étendant sur quatre glorieuses années, qui ont vu la naissance de quatre albums piliers dans le monde du hard rock, cf ‘Powerslave‘, ‘Live After Death‘, ‘Somewhere in Time‘ et ‘Seventh Son of a Seventh Son‘. Et ce qui devait arriva!

En effet, après l’apparition dans les bacs de la version DVD du légendaire ‘Live After Death‘, nettoyé et remasterisé par le magicien Kevin Shirley, nous aurons droit dans les mois à venir (la date de sortie n’a pas encore été arrêtée par le label du groupe) un autre cadeau, moins excitant, certes, mais, INTéressant sur, au moins, un poINT, et sobrement INTitulé ‘Somewhere Back In Time : The Best Of 1980 – 1989‘.

“Encore un best-of?!?”, me direz-vous?! Hé bien, je vous répondrai : “que nenni!” Enfin, vous n’aurez pas vraiment torts, puisque la tracklist reste somme toute classique pour cette période. Mais, cela nous changera d’un ‘Edward the Great‘, qui ne contenait aucun titre de la période Paul Di’Anno, un sacrilège pour les puristes, les fans extrêmes et…pour moi aussi, figurez-vous! Ben oui…Ici, sur ‘SBIT : TBO 80 – 89′, nous avons droit à “Phantom of the Opera“, “Wrathchild” et “Iron Maiden“, ceci dans leur version Live avec Dickinson au chant, ce qui est quand même plaisant, plus des titres de ‘TNoTB’ et ‘PoM’! Le reste des titres ne sont pas des surprises non plus, à ceci près que le groupe nous a rajouté le “Churchill’s Speech” en INTro du best-of, ce qu’il aurait dû faire sur ‘Powerslave‘, juste avant ‘Aces High‘ et non pas sur un best-of de plus…

Si la surprise ne vient pas des titres, elle doit quand même venir de quelque part?! Da, mes amis! Mais, elle aurait dû vous frapper au premier regard : quand on achète un album pour la première fois, avant de l’écouter, on s’imprègne de sa pochette et de l’image sur la cover…Et, c’est effectivement là que ce trouve la cadeau béni des Dieux! Car, lorsque le groupe a enregistré la fameuse ode ‘The Reincarnation of Benjamin Breeg‘, il l’a fait avec une idée derrière la tête, puisqu’aujourd’hui la révélation finale va se faire avec ce Best-Of : le personnage de ‘TRoBB’ n’était autre que Derek Riggs. On avait reconnu son coup de pinceau sur le fameux dessin derrière la pochette du single 2 titres éponyme. Et le revoilà revenu d’outre-tombe pour nous pondre une pochette originale, qui voit surgir Eddie-Cyborg de la Pyramide. L’époque où Riggs utilisait de la peINTure à l’huile est désormais révolu, place maINTenant à la DAO. C’est sûr, c’est moins joli, mais, le résultat est là, donc, on ne peut rien dire.

Cette galette n’est là, visiblement, que pour attirer de nouveaux fans qui ne connaitraient que la période la plus récente de l’histoire d’Iron Maiden, ainsi que pour promouvoir la tournée actuelle. Elle n’a pas de véritables autres buts que ceux énoncés ci-dessus. Néanmoins, il est indispensable que vous vous portiez acquéreurs de cette énième compilation si vous êtes des fans de la Vierge de Fer. N’oubliez pas non plus de garder quelques euros de côtés pour votre prochaine dépense qui prendra, la prochaine fois, l’apparence du DVD du ‘Maiden England‘, qui devrait être disponible aux alentours d’octobre/novembre.

Iron Maiden sait comment caresser ses fans dans le sens du poil…

Deafening Silence : BacklashLe label Brennus est un véritable découvreur de talents, car il nous déniche sans cesse de vraies perles, comme, par exemple, le dernier Myrath. Le groupe lorrain de pur heavy metal appelé Deafening Silence ne fait pas exception à la régle.

Celui-ci distille avec puissance et hargne des riffs de fous, qui résonnent dans nos esgourdes longtemps après avoir éteint la platine cd, ce qui prouve la grande qualité du heavy de Deafening Silence. Non seulement la production est claire et nous explose en pleine poire, mais, en plus, le tempo galopant nous donne envie d’explorer plus en profondeur le bébé du quintet. Et nous en sommes ravis…

En effet, outre l’organe vocal de notre cher ami Nicolas Griette, qui se donne à fond et s’égosille pour atteindre les notes les plus hautes et dont le timbre se situe à mi-chemin entre celui de Bruce Dickinson (“The Straight Line”, “Hellbitch”) et la voix d’André Matos (“Too Young To Die“), notre attention se porte volontier sur les influences finement digérées de nos compatriotes : comment ne pas imaginer Angra et Iron Maiden sur la plupart des titres, sans oublier Judas Priest et Shaman, lorsque l’on s’abreuve des 11 titres (exit l’intro), présents sur ‘Backlash‘? Pourtant, ces chansons possèdent leur propre ambiance et la patte du groupe, sans copier leurs illustres aînés!

Les compositions qui sortent du lot sont au nombre de sept (“The Straight Line”, “Too Young To Die“, l’éponyme et matosien “Backlash“, l’épique “The Seal Of The Damned” qui oscille entre Maiden et Edguy, “When Will The Black Day End“, “GroundBreaker” qui rappelle à la fois le “Painkiller” de Judas Priest pour les riffs saignants et le “Headhunter” de Krokus pour le refrain, dont il semble beaucoup s’en inspirer, et “Promised Land” qui clôt l’album en beauté), les autres étant un poil moins efficaces que les sept sus-cités. Toujours est-il que ‘Backlash‘ est très homogène et plaira sûrement aux fans de la NWOBHM.

Un album pour le plaisir, même si Deafening Silence a encore quelques lacunes, qu’il saura, sans aucun doute, combler sur son prochain album. Néanmoins, l’essai a été transformé avec verve et passion.

Andre Matos : Time to Be FreeIl y a quelques mois, le groupe Shaaman annonçait son split. Ce n’était pas si étonnant que cela, puisque des tensions internes sont apparues suite à la sortie du second album du groupe, le mésestimé ‘Reason’, surprenant à plus d’un titre, entre, d’une part, le batteur Ricardo Confessori, le seul rescapé de Shaman, qui, pour l’occasion, a retrouvé son ancien nom en supprimant un “a”, afin de lui redonner sa noblesse d’antan et rappeler la puissance du premier album, l’essentiel ‘Ritual‘, et, d’autre part, le clan Matos-Mariutti, qui ont formé, de leur côté, un nouveau groupe qui va évoluer sous le nom d’Andre Matos et qui vient, également, de sortir un nouvel album intitulé de façon très juste ‘Time to Be Free‘.

Ce nouvel album d’Andre Matos reprend là où il avait arrêté avec Angra, bien que ce soit plutôt l’esprit originel du groupe qu’il a fondé avec Rafaël Bittencourt et Kiko Loureiro, c’est à dire celui qui régnait de façon particulière sur ‘Angels Cry’, qui soit présent ici-même. L’album début de façon classique avec une intro symphonique typique des menuets et intitulée “Menuett”. Par contre, ce qui est moins classique sur cette intro, c’est le début : c’est une salle de concert en pleine effervescence qui se prépare à écouter une pièce musicale de toute beauté. Mais, elle ne dure que 48 secondes, ce qui est bien court comparé à “Ancient Winds” qui figurait sur le premier album de Shaman. Mais, elle donne un bon aperçu des influences baroques de notre cher Dédé. Cette intro ouvre une oeuvre magistrale, qui débute fort avec “Letting Go”, un titre merveilleusement metal! On dirait du Angra période “Carry On”, les mélodies étant bien mieux pensées et mises en valeur, car plus subtiles. Ici, le rythme est très rapide, mené de main de maître par le jeune virtuose Eloy Casagrande (16 ans!!). Le fond sonore filmographique est impressionnant et donne à cette chanson plus d’ampleur, ce qui sera très apprécié en live par les fans. Il s’agit d’une bombe, tout comme “How Long (Unleashed Away)”!! La suite est dans le même genre : “Rio”, le premier titre qui avait été révélé sur le site d’Andre il y a de cela quelques mois avait mis en émoi des milliers de supporters du chanteur à travers le monde. L’ancien Andre Matos était revenu d’une période d’errance à nouveau dans la Lumière. Il est vrai que ce titre est une ode à l’art dans toute sa musicalité! Cette composition est comparable à “Ritual“, à cause des instruments et des rythmiques typiques du Brésil, mais, je rapprocherais plus ce titre d’un “Distant Thunder“. En posant une oreille attentive sur ce titre, on s’aperçoit qu’il possède des riffs très heavy à la limite du thrash à l’américaine. Par moment, on dirait du Slayer!!! Après deux déluges successifs de metal, on a enfin l’occasion de se reposer quelque peu avec un aérien “Remember Why”, et qui pourtant porte vraiment la patte Angra : qui n’entend pas dans ce titre l’ambiance de “Spread Your Fire” ou de “Nova Era”? Andre Matos n’a jamais été aussi proche musicalement de son deuxième groupe qu’aujourd’hui! C’est tellement flagrant que l’on peut avoir l’impression que nous aurons droit à un retour du chanteur dans les années à venir dans Angra…ou alors qu’il veut faire de son nouveau groupe, le vrai Angra, celui qui n’aurait jamais dû splitter! Peu importe, il nous donne aujourd’hui un orgasme puissant grâce à ‘Time to Be Free‘. Et nous l’en remercions infiniment!! C’est au tour de “Looking Back” et de “Face The End“, à présent, de nous donner la chair de poule : le premier titre, partiellement acoustique, est une pseudo-ballade, comme seul Matos en a le secret, le second, quant à lui, est un véritable moment de bonheur et de tendresse, assez mélancolique, mais, le chant d’Andre est à souligner, car il se fait très doux pour nous emporter vers des horizons nouveaux, vers la liberté, tout simplement…”Time to Be Free” est un OVNI dans le répertoire du chanteur, puisqu’il est découpé en plusieurs parties, plus ou moins calmes, avec des passages très directs. Pas le titre le plus accrocheur, mais, sans aucun doutes, le plus intriguant, comme “Rescue”. Ils sont progressifs et s’étirent en longueur. Puis, c’est le tour d’un morceau que les fans de longue date d’Andre connaissent bien, puisqu’il s’agit de “Moonlight” de sa période Viper, renommé pour l’occasion “A New Moonlight“, étant donné qu’il a été remanié. Mais, il reste tout aussi ensorceleur et séduisant, de par son atmosphère ténèbreuse et bizarre. C’est le titre le plus long de cet album de l’inspiration retrouvée; il affiche plus de 8′57 au compteur! Le jeu de piano est émouvant. Personnellement, je dirais que c’est cette chanson qui m’a remué le plus, malgré les autres titres tout aussi efficaces, sûrement à cause de cette nostalgie des anciens temps…Les deux titres qui clôturent le disque, “Endeavour” et “Separate Ways (Worlds Apart)”, le font en beauté et dans une explosion de joie, comme si un feu d’artifice du 14 juillet était allumé!

Cette nouvelle galette du trio Andre Matos, Luis et Hugo Mariutti, est une oeuvre absolument grandiloquente et époustouflante que vous prendrez plaisir à écouter et à réécouter à chaque fois que cela vous plaira, sans vous lasser! Dédé nous a offert ses tripes et cela s’entend sur les 12 titres de ‘Time to Be Free‘. Un disque qui fera à coup sûr passer Angra pour des rigolos et Matos pour un grand, un très grand Monsieur du Metal!! EX-CEL-LEN-TIS-SI-ME!!!!

Shaman : ImmortalDécidément, ces ex-Angra sont incorrigibles! Après s’être séparés de Kiko Loureiro et Rafaël Bittencourt, le quatuor de Shaman vient de se séparer entre lui…et c’est Ricardo Confessori, le batteur, qui a gardé le nom de Shaman, les trois autres musiciens (càd Andre Matos, Hugo Mariutti et son frère Luis) ayant quitté le navire, pour nager en eaux libres. N’ayant pas mis longtemps pour se remettre de ce départ assez houleux et précipité, Ricardo Confessori a engagé 3 nouveaux membres en les personnes de Thiago Bianchi au chant, Fernando Quesada à la basse et Léo Mancini à la guitare, et a, dans la foulée, enregistré un nouvel album, le bien nommé ‘Immortal‘, car, il faut bien le dire, l’esprit du Shaman ne meurt jamais!!

Loin d’égaler le premier album, le magistral ‘Ritual‘, cette nouvelle offrande remet les choses en ordre et démontre l’aptitude du batteur à se remettre rapidement d’une rupture qui aurait pu lui être fatale. Perdre un vocaliste talentueux comme Andre Matos peut se révéler catastrophique, mais, Ricardo ne s’en est pas laissé démonter et a aisément trouvé un remplaçant aussi bon que Matos, l’élégance en moins : Thiago Bianchi s’en sort superbement, que ce soit sur les passages les plus heavy, que sur les notes les plus hautes. Thiago a des années de travail acharné derrière lui et cela s’entend à l’écoute des titres de cet album. Outre une intro classique chez les brésiliens (c’est devenu courant chez eux), qui dure quand même plus de 2 minutes 30, le ton de l’Immortalité est donné dès le premier titre : “Inside Chains” est pire qu’une bombe atomique, elle botte le derrière bien comme il faut! Et cela nous donne bon espoir pour la suite…Et, effectivement, les tracks qui suivent sont toutes aussi empreintes d’imagination et d’efficacité : “Tribal By Blood“, le titre éponyme “Immortal” et “One Life” sont des perles extraordinaires! Les mots m’en manquent tellement je suis stupéfait de la personnalité de Confessori : je ne lui connaissait pas un talent de composition comme celui-là! Il m’a littéralement bluffé! Et ce n’est pas fini, puisqu’est venu le moment d’émotion avec “In The Dark”, qui semble revenir sur la période ‘Holy Land’ d’Angra…Mais, voilà que nous avons à faire à “Nothing To Say” : ah non! Ce n’est pas “Nothing To Say”, c’est “Strength”! Qui l’eût crû? Voilà une autre preuve de la nostalgie de Confessori, la même que ressent Andre Matos, pour l’époque de l’unité lors d’Angra. Néanmoins, le batteur, qui aime les dreadlocks, ne passe pas tout son temps sur le passé et avance avec “Freedom“, une oeuvre de modernité et d’atmosphères, “Never Yield!” et la ballade “The Yellow Brick Road” qui clôt l’album en toute beauté avec un énorme final : pendant près de 4 minutes 30, nous nous retrouvons plongés dans la nature, grâce à des chants d’oiseaux en tous genres, et, pour seuls instruments, une harpe et une flûte traversière…

Shaman sort son album au moment même où Andre Matos sort le sien. Il s’agit bien sûr d’une guerre que se mènent les deux clans, les deux parties essayant de prouver que leur album respectif est le meilleur. Pourtant, celui du chanteur est bien plus créatif et plus impressionnant que celui du Shaman survivant. Néanmoins, ‘Immortal‘ est une véritable oeuvre d’art qu’il faut apprécier à sa juste valeur, en donnant leur chance aux nouveaux-venus. Ce disque est une réél présent aux fans qui se posaient la question de savoir si oui ou non le groupe allait survivre à la crise. Et la réponse n’a pas tardé : Shaman est plus fort que jamais et il est prêt à en découdre, tout en continuant à gravir les échelons vers la gloire passée, du temps d’Angra époque Matos. Un excellent témoignage de la volonté de musiciens décidés!

keep looking »
  • Calendar

    October 2017
    M T W T F S S
    « Feb    
     1
    2345678
    9101112131415
    16171819202122
    23242526272829
    3031