interview Power Quest

Avant de vous développer le déroulement de cette excellente soirée, je tenais à remercier Fabrice, l’organisateur de ce concert sans qui je n’aurais pas pu faire ce live-report et qui a permis, de par sa détermination, le meet & greet d’après le concert, ainsi que toute l’équipe d’Eclipse, dont il est le président, qui sont des gens d’une extrême gentillesse et à qui je souhaite tout le meilleur dans l’avenir, et, notamment, ce vendredi 2 mars pour le concert réunissant Vrooom, Olympus Mons et Murky Zone à la salle Tatry à Bordeaux, dont l’entrée est de 5 ?! Si vous êtes bordelais, n’hésitez pas à vous y rendre nombreux, vous ne regretterez pas le déplacement! Je remercie également Mike, Séverine et les autres membres de l’équipe d’Angra France pour le super bon boulot qu’ils font sur leur site et leur dévouement à Angra et surtout pour les fans du groupe, à qui ils ont donné la possibilité de rencontrer Kiko et ses compères sur toute la tournée française!!

Ce concert, je l’attendais avec une grande impatience! Pourquoi? Parce-que non seulement il célébrait le 15ème anniversaire du groupe brésilien, mais, également, parce-qu’il m’a permis de revoir un des meilleurs groupes de la scène heavy/speed actuelle! Angra est un groupe d’exception, bien que son nouveau bébé, sobrement intitulé ‘Aurora Consurgens’, soit beaucoup moins facile d’accès que son prédécesseur, le fabuleux ‘Temple Of Shadows’. De plus, l’affiche semblait assez alléchante, très cosmopolite, bien qu’aux 2/3 européenne avec Powerquest (GB) et Firewind (Grèce) qui furent de véritable mises-en-bouche savoureuses! Ce 24 février fût également marqué par un showcase d’Angra à la FNAC auquel je n’ai pas assisté, mais qui a eu énormément de succès, ainsi que par une pluie battante, qui a terni un petit peu l’ambiance durant l’après-midi…Ce sont les aléas de la météo!

De nombreux métalleux se sont déplacés ce soir pour voir LE groupe qui a marqué tant de mémoires, celui qui a vu son leader charismatique Andre Matos s’en aller vers d’autres horizons, il n’y a de cela pas si longtemps, et qui continue à grimper en popularité grâce à son nouveau vocaliste, le sympathique Eduardo Falaschi. Mais, avant de pouvoir voir les brésiliens sur scène, ce sont les britanniques de Power Quest, qui ouvrent le bal, avec leur power metal énergique et frais! Le groupe se démène sur scène avec ferveur et nous interprète 6 titres tirés de son répertoire, en débutant par l’extraordinaire “Find My Heaven”, suivi de près par “Sacred Land”, “Edge Of Time“, “Magic Never Dies”, “Neverworld” et en rappel la bombe “Temple Of Fire”. Le chanteur/guitariste atteint les notes les plus hautes aisément et les 4 autres membres, dont, le claviériste, s’en donnent à coeur joie à jouer ces 6 titres! Voici un nouvel espoir qu’il faudra soutenir dans l’avenir!

Setlist :

Find My Heaven

Sacred Land

Edge Of Time

Magic Never Dies

Neverworld

Temple Of Fire

interview Firewind

Après les british, voici que la scène est prise d’assaut par les grecs de Firewind, qui nous proposent un heavy metal plutôt rock’n'roll que metal. Après une brève intro tirée de leur quatrième album, ‘Allegiance‘, les musiciens déboulent sur scène, suivi d’Apollo, le chanteur de la formation hellène, qui semble, au premier abord, un peu gris, à cause de sa démarche un peu titubante et de sa bière à la main, qui ne fait que confirmer nos pensées, mais, peut-être est-ce dû aux raisons familiales urgentes qui l’ont poussé à annuler sa participation sur le reste de la tournée européenne, ce qui serait l’explication la plus logique! Ceci étant dit, Firewind nous offre un show puissant mené par Apollo et Gus G., qui mènent le bal avec brio, suivi de près par Bob Katsionis, le guitariste/clavièriste, capable de jouer à la fois de la gratte et des claviers sur scène, Mark Cross, batteur qui a une longue carrière derrière lui avec des groupes tels que Nightfall, Metalium ou Helloween (!) et Petros Christo, le bassiste! Tous les tubes du quintet sont enchaînés à vitesse grand V, il n’y a aucun temps mort et c’est tant mieux! Deux rappels avant la fin et le show est déjà terminé! Une bien belle performance pour un très bon groupe!

Setlist :

(inconnue)

interview Angra

ENFIN! Le moment tant attendu par les 500 fans réunis en ce jour pluvieux dans cette salle bordelaise, LA tête d’affiche débarque sur les planches de la scène du Théâtre Barbey, après une courte intro, en commençant très fort avec “Carry On”! Le groupe semble souriant à part Rafaël Bittencourt, qui ne souriera pas beaucoup pendant toute la durée du concert, bien qu’il esquisse des timides sourires par-ci par-là, notamment sur les deux reprises de la fin. Le reste du groupe est très en forme, surtout Edu, qui est une véritable pile électrique montée sur ressorts, sautant et bougeant sur toute la scène! C’est un véritable frontman qui sait faire plaisir au public, mais, aussi à lui-même, et on le voit! Suivent “Nova Era”, une première intervention en langage mi-français et mi-anglais de façon assez maladroite, mais, sincère de la part d’Edu, un premier retour à ‘Temple Of Shadows’ avec deux des meilleurs titres sur ce second album de la période Edu/Aquiles/Felipe, j’ai nommé “Voice Commanding You” et “Waiting Silence“. Puis, le groupe revient à la période Matos avec “Wings Of Reality” et “Z.I.T.O.”, avant de changer à nouveau d’époque, en jouant “Heroes Of Sand” et “Ego Painted Grey”, tirés respectivement de ‘Rebirth’ et de ‘Aurora Consurgens’. Pour nous reposer les esgourdes, le combo brésilien, sort les tambours et nous fait, comme d’habitude, profiter de leur rythmique traditionnelle autochtone…un agréable moment de répit avant la déflagration “Nothing To Say”, qui réveille le public de façon très efficace! Surtout moi, lorsque Kiko Loureiro, de par son enthousiasme trop élevé, manque de peu de finir sur votre serviteur, après avoir trébuché sur le retour d’Eduardo. D’ailleurs, Kiko restera un peu hilare durant les 3 autres morceaux : “Angels And Demons”, “Salvation Suicide” et “Rebirth”, qui clôt la première partie du set en beauté, Aquiles portant un masque de pieuvre rouge. Deux rappels : “Course Of Nature“, terrifiante en live, car prenant toute son ampleur, et “Spread Your Fire”, qui demeure l’une des meilleure composition du groupe! Superbe!!! Ensuite, Kiko prend la parole et déclare, dans un français relativement correct, que cette tournée est un peu spéciale pour le groupe, puisqu’elle célèbre son 15ème anniversaire. Le public réagit alors et entonne le “joyeux anniversaire” dans la langue de Molière, ce qui plaît énormément au sextet (car il ne faut pas oublier Fabio, le clavièriste, qui restera malheureusement dans l’ombre durant tout le set, une honte, car c’est grâce à lui, notamment, que les parties orchestrales se font en live!), qui irradie son visage d’un énorme sourire!! Pour ne pas quitter son public bordelais (venu en masse pour une fois!) sans lui offrir un dernier cadeau, tout en déconnant derrière la scène en se mouillant d’eau et en essayant de renverser les claviers de Fabio, le groupe reprend deux classiques du rock 60’s et 70’s : “Smoke On The Water” de Deep Purple et “Come Together” des Beatles. Néanmoins, il ne s’agit pas des reprises classique comme on peut le voir sur le dvd ‘Rebirth – Live At Sao Paulo’, puisque, pour corser le tout, et donner une touche de fraîcheur aux covers, chaque musicien échange son instrument : nous retrouvons, par conséquent, Rafaël au chant, Edu et Felipe aux guitares, Aquiles à la basse (qui se jète dans le public pour jouer devant les yeux éberlués des fans) et Kiko à la batterie sur “Smoke On The Water” et Kiko au chant, Edu et Rafaël aux grattes, Aquiles à la basse et Felipe à la batterie sur “Come Together”, Fabio étant toujours aux claviers! Tout le monde dans la salle semble surpris et enchanté de ce retournement de situation et chantonne en choeur et avec verve les paroles de ces deux standards! Finalement, le concert se termine trop rapidement, les 6 musiciens arpentant la scène d’un côté à l’autre pour serrer les mains des fans des premiers et deuxièmes rangs, faire sa révérence et disparaître définitivement dans les ténèbres des coulisses.

Setlist :

Carry On

Nova Era

Voice Commanding You

Waiting Silence

Wings Of Reality

Z.I.T.O.

Heroes Of Sand

Ego Painted Grey

Percussions

Nothing To Say

Angels And Demons

Salvation Suicide

Rebirth

Course Of Nature (rappels)

Spread Your Fire (rappels)

Smoke On The Water

Come Together

Après le concert, pour prolonger ce moment de pur bonheur pour quelques fans, le site Angra France, en collaboration avec Eclipse et le groupe, a organisé une rencontre meet & greet. Cela a permis à quelques chanceux de pouvoir discuter avec leurs idoles pendant un moment, de faire signer des pochettes et des posters et de prendre des photos, souvenirs très précieux de l’instant présent qu’ils ont eu le privilège de vivre! Ce concert est l’un des meilleurs auxquels la capitale girondine a pu assister depuis ces dernières années, même si l’on peut reprocher à Angra de ne s’être basé quasiment, pour la setlist, que sur l’ére Edu, seul regret que l’on peut avoir sur ce 24 février 2007…

interview Jaded Heart

Ce devait être une journée inoubliable, ça l’était dans les deux sens (positif et négatif du terme). Positif car vers 15 heures, nous nous sommes rendus Patricia et moi pour récupérer Virginie à la gare. Puis, nous sommes allés au Théâtre Barbey, où nous avons fait la connaissance d’Antoine et de Claude, deux reporters qui s’étaient déplacés pour faire les interviews de Helloween et de Jaded Heart, comme nous. Malheureusement, l’interview de Helloween nous a été refusée en raison du fait que Andi Deris et Mickael Weikath (la paire qui s’occupe de répondre aux questions des journaleux) étaient tous les deux encore “souffrants” de la grippe, qui les a forcé à annuler le show de Anvers (Belgique), le samedi 10 décembre dernier. Autant dire que la soirée commençait mal…Mais, c’était sans compter la gentillesse du staff de Jaded Heart qui, trés professionnellement, nous a autorisé à faire une interview avec le chanteur Johan Fahlberg et le claviériste Henning Wanner, par ailleurs, trés sympathiques. Merci vraiment à eux, de nous avoir si bien accueilli et de nous avoir consacré un peu de leur temps avant et aprés le concert. Négatif à cause des cerbères de la salle de concert qui n’autorisaient pas le port d’appareils photos aux métalleux, même aux reporters qui venaient faire leur boulot…

Mais intéressons-nous au concert. La première partie de Helloween était, donc, assurée par les jeunes germains de Jaded Heart. Ceux-ci sont d’excellents musiciens exerçant leur talent dans une sphère hard-rock métal mélodique trés catchy et moderne, bien que constitué de touches classiques par moments. Leur prestation était trés efficace, enchaînant les titres de leur nouvel album (l’entraînant “Helluva Time”) et ceux de leurs précédents opus, ceci avec un enthousiasme sans pareil qui nous réjouissait. Ce ne sont pas tous les groupes qui sourient sur scéne durant tout un concert…Cela fait vraiment plaisir à voir!!! En tous cas, une succulente mise en bouche avant l’apparition des citrouilles sur la scéne bordelaise. Bravo und danke schön für alles die Burschen!!! ;-)

Setlist Jaded Heart :

1.Tomorrow Comes

2.Somewhere

3.Live & Let Die

4.Inside Out

5.The Journey Will Never End

6.Dreams You’ll Never See

7.Paid My Dues

8.Shores Of Paradise

9.Anymore

10.Feels Like Home

interview Helloween

Aprés un court entracte, l’intro de “For Those About To Rock (We Salute You)” des rockeurs kangourous de AC/DC retentit, annonçant au public présent ce soir (qui ne s’est malheureusement pas déplacé en masse, mais on comprend pourquoi en voyant les deux dobermans enragés à l’entrée), l’arrivée prochaine de la légende vivante du “happy-métal” teuton. Mais, ce n’est qu’aprés la longue intro, extraite du nouvel album, que le groupe déboule sur scéne avec le plus long titre de ‘Keeper Of The Seven Keys – The Legacy’, le magnifique (mais lassant à la longue) “A King For A Thousand Years“, qui renoue avec la grande tradition des piéces maîtresses extraites des deuxiéme et troisiéme albums de Helloween, telles que “Keeper Of The Seven Keys” ou “Future World”, qui seront jouées ce soir. Visiblement heureux d’être dans la capitale française du bon vin, Andi et sa bande saluent le public de façon chaleureuse (en français siouplaît!), s’exprimant dans la langue de Molière à plusieurs reprises, demandant même au public de l’aider dans la prononciation de certains mots…Le groupe joue ce soir toute la setlist prévue avant le début de leur tournée européenne, en incluant “Mrs. God” et “Invisible Man”, retirées l’avant-veille à Paris, mais, dans un ordre totalement bouleversé, ce qui induit l’impossibilité pour nous de vous donner l’ordre exact de passage de chaque titre…Drôle d’idée, quand même, que d’inverser l’ordre d’une telle setlist. Enfin bon…Passant en revue ses albums principaux : ‘KOTSK 1′ (“Future World”, “A Tale That Wasn’t Right”), ‘KOTSK 2′ (“Eagle Fly Free“, “Keeper Of The Seven Keys”), ‘The Time Of The Oath‘ (“Power”), ‘The Dark Ride’ (“Mr. Torture” et “If I Could Fly”), ‘Rabbits Don’t Come Easy’ (“Hell Was Made In Heaven”) et surtout ‘KOTSK – The Legacy’ (“King For A Thousand Years“, “Occasion Avenue”, “Invisible Man” et le rigolo “Mrs. God”), le groupe se permet même quelques délires amusants avec, notamment, les duos de batterie entre Dani et Markus (trop fort avec son kit pour enfant) et de guitare entre Sascha (la véritable star de ce soir) et Dani qui sautait partout avec sa guitare-jouet, deux récréations trés appréciées par les bordelais, qui se fendent la poire pour l’occasion. Les duos revisités de cette manière sont une excellente idée, en plus de la distribution gratuite par Mister Löble de frisbees flanqués du logo de la cucurbitacée. N’oublions pas non plus, la rarissime expérience de voir (enfin!!!) Weiki sourire légérement, une fois n’est pas coutume, aprés sa démonstration, courte mais efficace, de “scat”, suite à la présentation de chaque musicien du groupe par le frontman Andi Deris, qui semblait quelque peu en retrait ce soir-là…Enfin, aprés 2h10 de pure folie, les allemands nous remercient et nous disent au revoir, s’en allant dans les coulisses sur la fabuleuse et savoureuse ballade “Light The Universe” issue de leur dernier album, interprétée en duo par Andi avec la splendide Candice Night de Blackmore’s Night.

Malgré plusieurs mésaventures, on peut dire que la soirée a été réussie. Vivement que les citrouilles et les gars de Jaded Heart reviennent nous visiter dans le Sud-Ouest (à Toulouse, ce serait parfait!) pour nous donner encore plus de frissons!!!

Setlist Helloween :

1.King For A Thousand Years

2.Eagle Fly Free

3.Hell Was Made In Heaven

4.Keeper Of The Seven Keys

5.Solo de batterie (Dani + Markus) et Solo de guitare (Sascha + Dani)

6.Mrs God

7.Occasion Avenue

8.Future World

9.If I Could Fly

10.Power

11.Invisible Man

12.I Want Out

13.A Tale That Wasn’t Right

14.Mr Torture

15.Dr Stein

16.Perfect Gentleman

interview Stratovarius

Derrière un rideau de soie transparent, marqué de la célébre fleur de lys, emblême du groupe depuis ses débuts, ici de couleur bleue, deux écrans de projection nous narguent sur une musique classique (que je n’ai, malheureusement, pas pu identifier) balançant des images du groupe loprs de leur tournée en Argentine et dans leurs moments intimes (piscine, visites,…). Avec Patricia, Cliff et Fredo à mes côtés (qui ont déjà assisté aux autres concerts de Strato en France à Lille et à Paris), mon bonheur est à son comble lorsque les musiciens (Jörg, Lauri et Jens, les premiers) se postent à leur place sur les premiéres notes de “Maniac Dance”, qui prend en live une dimension bien meilleure et plus heavy que sur album! D’ailleurs, le public ne s’y trompe pas et c’est sous une foule d’ovations que le groupe est accueilli. Timo K. s’exprime en un français correct au public toulousain, entraîné pour l’occasion par Patricia, qui révéle un côté prof que l’on ne lui connaissait pas ;-) Aprés un bref “Bonsoir Toulouse!!! Ca va? Ca va? We haven’t been here for 6 years now and we are happy to be back in Toulouse!”, le show continue avec un trio de choc, trois des plus grands hits du combo, le trés rapide “Speed Of Light”, le heavy “Kiss Of Judas” et le mélodique “Eagleheart” (dernier titre que j’attendais avec une grande impatience!). Puis, une nouvelle intervention de Kotipelto nous raméne quelques années en arrière : “Father Time” et “Twilight Symphony” sont choisis pour représenter ce voyage dans le passé. Autant que ce ne sont plus des chansons de la premiére jeunesse, mais, qui ont une consonnance étonnamment moderne!! Tout le monde reprend les refrains en choeur avec verve. Impressionnant! Un nouveau retour dans le futur avec “Fight“, un des moments forts du nouvel album des finlandais, gigantesque sur scéne…Et là, nous en arrivons au clou de la soirée : le solo de basse de Lauri Pauro (dont j’ai filmé une partie) Le jeune musicien est un technicien hors-pair maîtrisant parfaitement toutes les techniques du jeu de basse. Apparemment, personne ce soir ne semble regretter Jari Kainulainen, à juste titre, d’ailleurs. Lauri m’a carrément scotché…J’pense qu’il a vraiment trouvé sa place à la fois dans le groupe et dans le coeur des fans. Acclamations méritées!!!

Vient le moment d’émotion avec une ballade. Les fans ne savent pas si le groupe va interpréter la belle “The Land Of Ice And Snow” ou, selon la rumeur qui courait depuis un certain temps déjà, la magnifique “Forever”. C’est finalement cette dernière qui a été choisie pour notre plus grand plaisir…Voir Timo T à la guitare acoustique est un événement en soi. La lumiére s’éteint et le groupe s’en va dans les coulisses pour les premiers rappels initiés par le morceau de bravoure, le fabuleux “United“, qui débute avec un appel à l’unité vidéoprojeté (aucune parole, juste un texte magnifique), avant que tous les musiciens ne reviennent sur scéne pour nous faire headbanguer comme des malades. Premier titre issu de ‘Infinite’, “Hunting High And Law”, introduit par le chanteur aux beaux yeux bleus qui nous tint à peu prés ce langage : “This song is about hunting high and…”, laissant le soin par quatre fois de faire compléter le titre par le public déchaîné! Nouvelle extinction des spots. Cette fois, ce sont deux des plus belles perles que Stratovarius ait jamais enfanté : “Destiny” et “Black Diamond”, coup sur coup! Ca fait vraiment mal au derrière. L’improvisation de clavier/guitar dont nous gratifient Jens Johannson et Timo Tolkki, juste avant de débuter “Black Diamond”, est vraiment trop drôle. Stratovarius a eu là une trés bonne idée pour calmer un pit enflammé avant de le réveiller à nouveau avec le classique des classiques du groupe, dont j’ai cité le nom plus haut, en deux mots et qui commence par un “b” et se termine par un “d”. Malheureusement, les meilleures choses ont aussi une fin et, aprés trois heures de folie, qui sont passées en un éclair (tonnerre de Br…Toulouse!), le groupe délaisse ses instruments pour s’avancer sur le devant de la scéne et saluer le public qui lui a donné son amour ce soir! Profitant de cette opportunité, le chanteur nous déclare d’abord, qu’il reviendrait peut-être à Toulouse l’année prochaine (on l’espère tous!), ce n’est pas tous les jours que des artistes aussi talentueux viennent démontrer leur potentiel avec autant d’énergie à Toulouse! Juste avant de quitter la scéne du Havana de façon définitive, Kotipelto est revenu à la charge et a demandé au public de la Ville Rose de hurler cinq mots finlandais (que je n’ai pas pu identifier) de façon “plus puissante que les titis de Paris ou les torero d’Espagne” (sic Timo K.), mais, malgré l’effort du public toulousain, cela n’a pas convaincu Jens Johansson qui a commencé à gueuler comme un taré (comme à son habitude!) : “Louder, You must scream looooooouuuuuudeeeeeeer!”. Difficile de ne pas avoir un fou rire en voyant Jens faire son numéro de clown…Il aurait pu aisément faire carrière dans le monde du spectacle en tant que comique.

En tous cas, ce concert restera dans les annales comme étant un magnifique témoignage live de trois groupes d’exception qui ont encore (pour Hammerfall et Stratovarius) de trés longs et bien beau jours devant eux. A F*CKING HEAVY METAL SHOW!!!!

interview Hammerfall

C’est aprés cette déferlante d’énergie pure, que les suédois dingos true-metalleux de Hammerfall déboulent sur scéne pour nous délivrer là un véritable spectacle, reprenant en partie certains éléments visuels de leur dernier album, ‘Chapter V’. Alignant leurs tubes à vitesse grand V et avec majesté, Joacim Cans et ses sbires font vibrer la salle entière : j’ai rarement vu les spectateurs autant slammer et être aussi dingues (cela ne va pas s’améliorer avec le groupe de tête d’affiche!) dans un concert de métal. “Secrets”, “Riders Of The Storm“, “Let The Hammerfall“, “Hammerfall“, “Fury Of The Wild“, “Blood Bound“, “Heading The Call“, le solo de batterie pas trop impressionant (la batterie du frérot à Jens J. de Strato est tout simplement hallucinante! Mike Portnoy peut se faire du soucis et jeter sa Siamese Monster à la poubelle), mais, cependant, trés divertissant. Puis, les rappels nous rappellent à l’ordre : “Templars Of Steel” et “Hearts On Fire” sonnent la fin d’une prestation mémorable, mais, cruellement trop courte…

interview Shakra

Voici le concert que votre serviteur ne voulait absolument pas manquer, concert marquant la réunion du groupe finnois qui a ouvert la voie du succés à tous ses compatriotes musiciens. Je veux, bien sûr, parler de Stratovarius dans son line-up le plus reconnu (…enfin presque!) : Timo Tolkki, Timo Kotipelto, Jens Johansson et Jörg Michael. Exit Jari Kainulainen qui a quitté le navire (à la nage?) de son propre chef, bienvenue à son remplacant vraiment trés trés talentueux, le jeune Lauri Pauro.

Cette journée aurait pû être parfaite si des événements extérieurs à ma volonté n’étaient venues assombrir les festivités : mon portable qui tombe raide naze, le microphone ayant rendu l’âme, le temps qui s’acharne humidement sur nous, les nuages gris déversant sur nos têtes innocentes des ondées à en faire pâlir tout un troupeau de vaches qui auraient la mauvaise idée de se soulager, des embouteillages “monstres” sur le périph’ de l’agglomération toulousaine et la cupidité et la méchanceté d’un des musiciens du groupe d’ouverture qui m’a expulsé des backstage alors que je venais seulement voir une amie, co-gérante du fan-club officiel français de Kotipelto, qui était personnellement invitée par le groupe de tête d’affiche avec qui elle a noué des liens incroyablement solides! Décidant de repartir à la maison aprés ce désagrément, Patricia et Fredo m’ont, finalement, décidé à revenir. Et c’est en compagnie de ces personnes géniales, depuis devenues de vrais amis, que j’ai passé ce qui aller se révéler être le meilleur show de métal auquel j’ai assisté dans ma longue carrière de métalleux!

Le concert débute par l’arrivée de Shakra qui se révéle être, outre son gratteux blond, trés sympathique et sa musique l’est tout autant. Imaginez du grand hard FM dans la tradition Bon Joviesque des années 80 et un soupçon de ce qui s’est fait plus récemment, comme le dernier Hughes Turner Project, et vous vous rendrez compte de l’originalité subtile de ce groupe et de son potentiel. La prestation des “pas si petits” suisses est nickel, trés professionnelle, les hits se succédant à un rythme plutôt effréné…

interview Within Temptation

Une citation bien célébre de Jules César pourrait s’appliquer à mes sentiments concernant le concert de Maiden au PdP, hier soir : “Je suis venu, j’ai vu, je suis reparti déçu!”. En effet, tout un tas de facteurs désagréables ont noirci cette soirée qui devait être pour bon nombre de personnes, une messe un peu particulière du heavy-métal, à commencer par le côté mercantile et cupide du groupe à Steve Harris. Aprés être arrivé à 17h15 pour l’ouverture de la pelouse, il nous a fallu attendre une heure parmi les nombreux déchets entreposés par terre par mes chers collégues métalleux, pour pouvoir enfin pénétrer dans la forteresse qu’est ce stade parisien. A 18h15, un 1/4 d’heure avant le début des hostilités avec Within Temptation, groupe hollandais de heavy gothic métal, nous nous dirigeons d’un pas pressé vers les stands de merchandizing. Et là, nous avalions notre salive. Quelle ne fût pas notre immense surprise lorsque nous avons vu les prix affichés des divers vêtements et objets portant la griffe de la Vierge de Fer : 35 ?, par exemple, pour un t-shirt, voire 90 ? pour le maillot de foot de Steve Harris ou encore 15 ? pour un bracelet Iron Maiden en mousse rouge. Ce fût une bien mauvaise surprise!! Une fois dans l’enceinte du Parc des Princes, et éblouis par l’immensité du site, le show débute par Within Temptation qui, bien que dépourvus de tout décor de scéne sophistiqué (il y a, en tout et pour tout, 2 colonnes de chaque côté de la scéne avec des inscriptions elfiques dessus, deux grandes statues d’anges, entourées de faux lièrre), nous délivre un concert professionnel et envoûtant, grâce à la fée Sharon à la voix cristalline. Les hollandais commencent avec “See Who I Am”, tiré de leur dernier album en date, le magnifique ‘The Silent Force‘ (que j’ai personnellement chroniqué sur SoM), puis s’attélent à “Stand My Ground” et “Angels”, deux des trois singles de ‘TSF’. Aprés une reprise de Kate Bush, “Running Up That Hill”, assez efficace, le public de devant sautillant comme des malades, Robert, Sharon & cie font un petit saut dans le passé avec trois titres de ‘Mother Earth‘, l’album de 2001 qui leur a donné le succés mérité qu’on leur connait aujourd’hui, à savoir : “Mother Earth“, “Deceiver Of Fools” et, enfin, le délicat “Ice Queen”, qui clôt les 45 trop courtes minutes de leur prestation. Aprés un salut à la foule, la troupe des pays-bas s’en va gaiement dans les coulisses, fière d’avoir obtenu le pass pour la première partie d’Iron Maiden.

interview Dream Theater

Deuxième groupe à passer devant le public français (mais, aussi, international), les new-yorkais de Dream Theater, aprés une trop longue intro, déboulent sur scéne, balançant des décibels à la foule en délire. Comme toujours, pas de surprise concernant le kit de Mike Portnoy : il posséde toujours sa Siamese Monster à 3 grosses-caisses et joue toujours comme un dieu. Au niveau de la setlist, là non plus, pas de surprise : les trois premiers morceaux sont tirés de leur dernier album, le bizarrement nommé ‘Octavarium’, sorti le 7 juin dernier, et qui marque un retour partiel à leurs sources, c’est-à-dire à un métal moins agressif et plus progressif, à l’instar de ce que fût ‘Image And Words’ en 1992. Puis le groupe entame 3 morceaux de ‘Train Of Thoughts’, l’album le plus surprenant de leur carrière, de par son côté “metallica” développé par des guitares thrashy. Les morceaux sont : “Endless Sacrifice”, “As I Am” (le meilleur de ‘ToT’) et “This Dying Soul”. Les deux derniers morceaux furent : “Pull Me Under” et un morceau que je n’ai pas pu reconnaitre, n’étant pas un fan inconditionnel des ricains. Le groupe nous a donné un concert moyen, sans âme, une simple démonstration technique, ni plus ni moins. Ce qui nous a paru barbant à un tel point que nous sommes allés nous abreuver à la buvette.

Les ricains ayant à peine terminé leur prestation que déjà, les esprits dans le pit s’échauffent et réclament LA tête d’affiche…

interview Iron Maiden

30 minutes s’écoulent entre les deux derniers concerts, durant lesquelles nous continuons à nous abreuver d’une délicieuse mousseuse ainsi que de coca, tout en écoutant furtivement la musique d’ambiance et en papotant de l’actualité métal avec de parfaits inconnus. Quand, soudain, les 2 écrans géants, répartis de chaque côté de la scéne, affichent la pochette du nouveau double DVD de la Vierge de Fer (‘Death On The Road’), à sortir le 29 août prochain. Nous savons d’hors et déjà que la Bête est prête à arriver. Aprés une intro en la compo instrumentale intitulé “Ides Of March” et tirée du 2éme album, ‘Killers‘, les britanniques débutent trés fort avec “Murders In The Rue Morgue” et des pyrotechnies prévisibles. Ils enchainent ensuite avec “The Trooper“, “Prowler” et “Remember Tomorrow”. Bruce introduit cette chanson en français siouplaît en disant que celle-ci est trés particulière pour lui en raison du fait que c’est la première compo qu’il ait enregistrée avec Maiden en live. Puis, viennent “Run To The Hills”, durant laquelle les mecs devant nous pogottent et slamment comme des dingos et qui me sont rentrés dedans et on fait faire un magnifique vol plané à mes lunettes qui, aprés avoir atteries par terre, se sont fait assassinées, écrasées par un lourdeau dégénéré, bourré et, sûrement camé, “Revelations”, “Where Eagles Dare“, avec son intro au son des mitraillettes et “Die With Your Boots On”. Maiden n’est pas trés énergique et n’a pas l’air de vraiment se décarcasser (avec l’accent!) pour les fans.

Nouvelle intervention de Bruce, qui présente “Phantom Of The Opera” : “quiconque aime Iron Maiden, est fan de cette chanson-là. Celui qui n’aime pas cette chanson n’est pas un vrai fan d’Iron Maiden et n’a qu’à partir d’ici et fuck off and die!!”. Un moment d’émotion à l’écoute de cette compo splendide qui n’a pas été jouée depuis fort longtemps déjà. Le pit continu à subir le slam de poivrots déjà bien imbibés. Petite coupure amusante et pas amusante à la fois dans le concert de Maiden : un spectateur devenu agressif et viré de la fosse par les mecs de la “patrol” ne savait plus ce qu’il faisait, courrait et tentait d’échapper aux gorilles de la sécurité et de revenir dans la fosse. Malheureusement pour lui, 6 des 12 gorilles du stade se sont jetés sur lui pour le maitriser. Un bien bel exemple de délirium tremens et de la jeunesse métalleuse décadente…Mais, le concert continu avec les morceaux “The Number of the Beast”, “Hallowed Be Thy Name” et “Iron Maiden” qui clôt la soirée. Salut du groupe, baguettes jetées par Nicko et un “Bonne nuit Paris!!!” tonitruant de la part de l’espiégle vocaliste. Les spotlights s’éteignent pour laisser place au silence. Mais, le public, pas encore rassasié hurle comme un seul homme : “Maiden!!! Maiden!!! Maiden!!!”, désireux d’entendre encore quelques titres fabuleux de 80/83. Alors, les lumières se rallument et le groupe arrive à nouveau sur scéne pour jouer leur tout premier hymne, le trés groovy “Running Free“. Bruce s’emmêle les pinceaux et parle de “Drifter” pour désigner “RF”. Pour ne pas paraître con aux yeux de l’assemblé des maidonians, il rajoute rapidement qu’il s’agissait d’une blague, bien que je n’y crois pas beaucoup et que je préfére y voir en ce lapsus, un début d’Alzheimer

“Drifter” vient aprés, comme pour excuser le chanteur de cette faute pardonnable. Enfin, et dernier hit de cette soirée, “Sanctuary“, vient définitiment clore cette drôle de soirée, ni trés agréable ni catastrophique, juste malchanceuse pour moi (pourquoi toujours moi qui trinque????? ). En guise d’outro, comme d’habitude, nous avons droit à “Always Look On The Bright Side Of Life” des Monthy Pythons, qui nous indique qu’il est finalement temps de quitter le Parc des Princes pour nos chers lits douillets…

En conclusion, on a bien senti Maiden dans une moindre forme et pas trés imaginatifs au niveau de la mise en scéne et des pyrotechnies, peut-être plus préoccupés par ce qu’ils auront gagné comme argent ce soir-là, que par les fans, qui repartiront un peu déçus. Un concert mi-figue mi-raisin qui ne restera pas dans les mémoires et qui fût, finalement, plus mercantile et vénal qu’artistique et relaxatoire…

Rendez-vous l’an prochain à Bercy deux jours d’affilées avec un nouvel album, comme Bruce nous l’a promis!

P.S. : le concert fût incomplet car 2 morceaux manquaient à la setlist du PdP : “Another Life” et “Charlotte the Harlot”.

Mention spéciale à Within Temptation qui était le meilleur groupe de la soirée, qui avait le meilleur son et plus de punch et de vie que les deux autres combos.

Maiden est mort, Vive WT!!!!

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