Sakuraï : The Room We Do Not Speak Of...Dans le genre musique hybride, Sakuraï est un des champions incontestés. Ceci est d’autant plus vrai que le groupe, qui nous vient de Manchester (UK), mélange à la fois des mélodies proches du stoner, des rythmiques tantôt nu-metal, tantôt hardcore, l’énergie du heavy metal, le tout assemblé à la sauce rock progressif, souvent très proche d’un Anathema ou d’un Porcupine Tree, voire d’Incubus ou de Tool, ce qui se révèle assez surprenant. Pourtant, le plus extraordinaire est la fluidité avec laquelle le groupe interprète ce pot-pourri de styles plus ou moins éloignés les uns des autres. On dirait que la complexité même devient d’une extrême simplicité pour ce groupe talentueux.

Outre un son exceptionnellement clair et puissant, ce qui transparaît à travers la ronde et chaleureuse sonorité de la batterie, nous apprécions la prestation musicale d’un très haut niveau, proche de celui des musiciens de Dream Theater, ce qui est tout nouveau sur la scène métal, surtout lorsqu’il s’agit d’un groupe n’ayant enregistré qu’un seul disque pour le moment.

Ce disque, intitulé tout simplement ‘The Room We Do Not Speak Of…‘ contient 8 titres d’une extrême qualité, si soignés, tant sur le plan de musicalité que de la structure, si bien que nous espérons voir le groupe se frayer un chemin sur le devant de la scène metal. Ils le méritent vraiment, puisque des albums comme celui-ci, il n’en sort quasiment jamais, et l’on apprécie énormément ces 8 perles groovy, magnifiés par un chant, dont le timbre nous rappelle parfois celui d’un Glenn Danzig

Les chansons les plus dynamiques sont “Nexus”, “Lo-Fi” et “Definitely Would”, avec, toutefois, une mention spéciale à “Lo-Fi Pt II”, qui est une agréable ballade…

Malgré les influences assez reconnaissables, le quartet possède sa propre griffe, sa principale force, outre son énorme talent et ses aptitudes hors-normes. Un album à retenir en priorité dans sa liste des disques à se procurer!

Me Against The World : I.D.S.TMalgré mon éclectisme important, je dois avouer que j’ai du mal avec beaucoup de nouveaux groupes de tous les styles qui arrivent sur le marché. C’est le cas, notamment, des groupes ricains de punk/rock metal et alternatifs. Mais, parfois, je ne sais pour quelle raison, la pilule passe mieux dans certains cas. C’est exactement celui de Me Agains The World, groupe britannique qui mélange diverses influences pour nous pondre un rock/metal hétérogène, que l’on peut aussi bien ranger du côté du stoner pour son côté lourd et graisseux, du metal aérien à la Linkin Park pour son côté “meteoraïen” et, évidemment, du punk/rock mélodique à la Sum41 ou Greenday, voire Offspring.

Ce mélange, qui semble, a priori, indigeste, ne l’est en fait pas du tout et on aime dès les premières notes de “Cannonade”, qui révéle déjà le talent des musiciens, surtout celui du batteur, qui nous fait un roulement de batterie assez technique! Ceci dit, la musique reste plutôt assez simple, même si, de-ci de-là, des breaks et des rythmiques bien senties nous amènent à penser le contraire. L’ambiance générale est très dynamique et l’énergie sort de tous les côtés, si bien que l’on n’a absolument pas le temps de s’ennuyer à l’écoute de ces 10 titres, à commencer par “Cannonade”, “More Associates Than Friends”, “WWJD” et “I Hope You Stick Around”.

Cependant, le reproche que l’on peut faire à ce quatuor, c’est de ne pas assez faire ressortir une patte personnelle qui est absente sur tout l’album. Ceci est un peu dommage, d’autant plus que, de nos jours, l’on juge plus les groupes sur l’originalité plus que sur le style ou le talent…

Mais, il serait injuste de ne pas parler de la véritable sincérité dans sa démarche et de sa musique de qualité, mise en valeur par une production volotairement sale, mais, néanmoins, puissante! Me Against The World est un jeune loup du rock/metal alternatif qui, sans doute, aura un public assez conséquent et varié dans les années à venir, ce qui lui permettra peut-être d’accéder à un niveau supérieur, si seulement ils mettaient entre parenthése leurs influences pour se concentrer principalement sur leur propre marque de fabrique que, j’en suis sûr, ils peuvent trouver s’ils se donnent un peu plus la peine de fouiller leur personnalité!

Da Vinci : Back in BusinessEn ce nouveau millénaire, la musique semble parfois très artificielle ou trop agressive, et il est parfois salvateur de revenir quelques années en arrière pour se remémorer les bonnes mélodies de quelques groupes de hard fm comme Bon Jovi, Europe, Van Halen ou encore Da Vinci, et leurs refrains dynamiques et facilement mémorisables! D’ailleurs, Da Vinci, qui débuta en 1986 était un des leaders du mouvement et nous sortit quelques bons enregistrements dont ce ‘Back in Business‘, sorti initialement en 1987, et qui pour fêter les 20 ans de l’album, vient d’être réédité par MTM, avec, en exclusivité, un bonus track, “Blame It On The Radio”.

‘Back To The Business’, malgré des mélodies lancinantes et des parties de claviers un peu trop présentes, est un des meilleurs albums qu’un groupe n’ait jamais sorti! De la première chanson à la dernière, on ne s’ennuie jamais et on écoute avec grande attention, prêtant surtout l’oreille au chant de Robert Aass, qui se révéle dual : à la fois quasiment heavy (“9 & 10″) ou plus sensuel (“Young Hearts”), celui-ci a le don de nous emporter! De même que les guitares légères et aériennes ou la rythmique qui nous donne envie de secouer la tête frénétiquement, une bière à la main.

Bien que certaines compos soient un peu “gnangnan” sur les bords (“Turn Dow The Lights”, “Younger Hearts”, “Last Time”) avec leur côté romantique trop prononcé, le reste n’est que pure merveille, essentiellement basé sur les grattes et le rythme, sans pour autant laisser de côté les claviers atmosphèriques (“Touchdown”, “Call Me A Liar“, “Pink Champagne”, “Circus Maximus” titre le plus intéressant de l’album car progressif, la magnifique et poignante ballade “Hold Back The Tears” et le bonus track “Blame It On The Radio”).

Da Vinci nous a pondu là une véritable perle de hard fm, un album qui, malheureusement, n’a pas été promu comme il aurait dû, puisqu’il méritait d’être mis autant en avant que les albums de Bon Jovi et ses collègues nord-américains! ‘Back To The Business’, même s’il est issu de Norvège, est un véritable ravissement pour les oreilles!

AOR : L.A. ConcessionEn recevant cet album, je fus très étonné! En effet, moi qui suis plutôt spécialiste de heavy metal et de hard rock, je cherchais la raison pour laquelle on m’a envoyé cet album, qui soit-dit en passant, ressemble plus à une compil’ de somnifères musicaux, qu’à un cd de rock, car, aucune trace d’énergie qui botte les fesses ne peut y être trouvée! C’est plat, comme la poitrine de Jane Birkin! Le “rock” mélodique, ici, n’a absolument aucun relief, ce qui est un énoooorme défaut! Certes, les musiciens qui ont pris part au projet sont des “all-stars”, jugez-en par vous mêmes : Steve Lukather, Jeff Porcaro, Frédéric Slama, Vinnie Colaiuta, Gregg Bissonette, etc. Soit toute une brochette de zicos reconnus mondialement. Certes…Mais, leurs compos sont absolument nulles! Pas le moindre soupçon de riffs réellement rock, aucune agressivité! C’est le genre d’album qui ne restera pas dans les mémoires, sauf celles des ados fans de Premier Baiser et de Santa Barbara, séries qui auraient pu être illustrées musicalement par ces 16 berceuses honteusement molles! C’est pire que de la limace crûe, c’est indigeste, à part deux chansons : “Live Her To Heaven” et “Gonna Let Her Go”! Vive les Maiden, Saxon, Judas Priest, Stratovarius et compagnie! Vive le metal, tout simplement! Et à bas de tels albums comme ‘L.A. Concession‘, qui n’est pas un disque à avoir dans sa collection! A éviter absolument!!!

Final Frontier : FreelightEn ces temps de sorties metal assez brutales et aussi rapides que des TGV dopées par les centrales nucléaires de Golfech et de Springfield, Final Frontier apporte le brin de fraîcheur qu’il nous manquait pour pouvoir respirer un tant soit peu, pour digérer toutes les sorties de ce début d’année 2007, qui, soit dit-en-passant, sera une année riche musicalement. En effet, loin du brouhaha incessant du black metal, à des années-lumière de l’agressivité rebelle du heavy, semant le pourtant véloce speed metal des Edguy, Stratovarius et consorts, le groupe canadien évolue dans un style plutôt oublié ces dernières années, et pourtant si relaxant : le hard fm! Le premier album du quintet, intitulé ‘Freelignt’, est une véritable ode à la lumière dans toute sa splendeur, tant tout est lumineux dans cette galette. Du premier titre éponyme, à la dernière chanson, “Delta“, nous avons droit à un pur moment de jouissance! Toutes les chansons sont de potentiels hits, si seulement, ils passaient à la radio, et l’intérprétation est carrée! Les musiciens ont un sacré talent, de même que le chanteur, sur lequel il convient de s’arrêter : Bob Moratti possède un organe vocal assez étrange, très particulier, puisqu’on a l’impression, quand on ne connaît pas le groupe, qu’il s’agit d’une femme qui s’égosille sur ces chansons délicates et, paradoxalement, très énergiques! Sa voix se rapproche, néanmoins, de celle de Nils K. Rue, vocaliste de

The Raven RideCes deux ou trois dernières années ont vu la côte de popularité du classic metal remonter, grâce à des sorties plus ou moins événementielles telles que celles d’Iron Maiden, de Judas Priest, d’Ozzy Osbourne, etc, ou plus anecdotiques, car les groupes les moins vendeurs sont en général les plus puissants et meilleurs au niveau de la composition, comme le prouve ce dernier album de Empire. La formation internationale menée par le tonitruant Tony Martin, l’ex-chanteur de Black Sabbath, vient de nous pondre un trés bon album, qui est à ranger aux côtés de ‘Heaven And Hell’ du Sabbath Noir. Car, bien sûr, Tony ne peut s’empêcher de chanter du heavy metal teinté 80’s. Et il a bien raison, puisque sa voix majestueuse, chaleureuse et puissante colle parfaitement à ce genre de musique! Avec ses 2 compères (le guitariste Rolf Munkes et le bassiste Neil Murray), et un newbie en la personne de André Hilgers, le batteur de Silent Force, il nous offre avec ‘The Raven Ride‘ un retour en arrière salvateur tout en gardant un son contemporain. Ce qui aurait pu s’avérer un exercice assez périlleux est, en réalité, un trésor métallique : puissance, musicalité, mélodie, chaleur, lourdeur, se retrouvent mariés dans un melting-pot détonant. Tout au long des 10 titres, nous avons l’impression de revenir à la période glorieuse du heavy où Iron Maiden sortait son ‘Powerslave’, où Metallica commençait à faire parler d’eux et où Saxon était au paroxysme de sa carrière. Puissance, mélodies et inspiration sont absolument au rendez-vous ici. Il n’y a rien de négatif à dire sur cet album puisque toutes les compos sont directes et majesteuses, puisant les refrains au fin fond du passé et telle une Fontaine de Jouvence, ramènent les auditeurs vers leur adolescence ou leur enfance dorée. Il ne faut pas que vous vous arrêtiez à sa pochette car il y a une telle richesse musicale dans le heavy de Empire à côté de laquelle vous pourriez bien passer, ce qui serait rééllement dommage! Empire est une véritable machine à remonter dans le temps et seule son écoute attentive vous le démontrera. Magique!

The GL Band : Rock 'n' Roll TeacherNon, ce n’est pas un nouvel album des Rolling Stones! C’est le trés bon premier album du The GL Band, groupe formé par 6 musiciens, dont trois ont déjà fait leurs armes avec de grosses pointures internationales du rock’n'roll, telles que Boxer, Taxi, Warning, Trust, Patrick Rondat, Chrissie Hynde (The Pretenders), Mick Jones (The Clash, Big Audio Dynamite) et le non moins célébre bluesman Fred Clayton. Autant dire que ces gars-là savaient ce qu’ils faisaient quand ils ont décidé de monter The GL Band, qui mêle savamment hard 70’s avec le rock sudiste et, dans une certaine mesure, rock’n'roll pur. Et autant le dire maintenant : ça groove dans tous les sens! Je n’ai jamais entendu de toute ma vie autant de morceaux groovy. Et pour moi, c’est un signe de qualité, étant donné qu’un morceau de hard digne de ce nom se doit de posséder une rythmique qui donne envie à celui qui l’écoute de sauter partout, une âme. Ici, c’est chose faite! Ecoutez des titres comme “Another Dose”, “Burnin’ River” (trés Pourpre Profond dans l’âme, avec ses nappes d’orgue Hammond, ses solos de guitares blackmoriens et sa partie de batterie qu’on dirait tout droit sortie de l’esprit génial de Ian Paice), “Enough”, “Too Much Whiskey”, “Black Gold” (un mix entre Iron Maiden et Queen), “God’s Business” (et son atmosphère à la Dio), “Down By The River Side” (et sa mélodie principale au piano, un peu dans le genre du rock’n'roll des années 60 et quelque peu country), “Everything I Do”, le reste des morceaux étant des ballades ou moins rythmés, et vous vous rendrez immédiatement compte de l’énorme potentiel de The GL Band. Ils arrivent en un seul album à retranscrire 2 décénnies de l’histoire du rock, tout en gardant une modernité nécessaire. Ce n’est pas donné à tous les groupes. De plus, il s’agit d’un album réalisé par un groupe d’amis qui voulaient se faire plaisir! Cela se ressent durant toute la durée de l’écoute, se traduisant par une dynamique à toute épreuve à travers la joie véhiculée par les zicos à l’auditeur. Pour en revenir un peu à la phrase du début, ce qui peut faire un peu confondre les deux groupes (The Rolling Stones avec The GL Band), ce n’est pas vraiment la musique, mais plutôt la voix de Pat Llaberia, dont l’organe vocal n’est pas sans rappeler celui de Mick Jagger. A mon avis, le groupe ira loin et saura sûrement s’imposer rapidement sur la scéne rock/hard francophone. Tout simplement “Rock’n'Roll!!”.

interview Urgent1)Ma première question porte sur le style de musique dans lequel vous évoluez et que, personnellement, j\’aime beaucoup. Mais, n\’est-il pas un peu risqué de sortir un album de hard FM, sachant que les derniers représentants de ce style à avoir eu du succés sont Bon Jovi, Alice Cooper et Europe qui, bien que faisant de la musique de grande qualité, ne sont plus au top, et que de nos jours, les jeunes préférent les formes les plus agressives du métal, telles que le néo ou le death?
Risqué est le mot, mais en étant réalistes, il est plus intéressant de se faire plaisir à jouer la musique qui nous va le mieux et qu’on écoute tous les jours plutôt que d’essayer de coller à des mouvances plus actuelles, ou tout du moins qui semblent être plus « porteuses ». Le seul regret qu’on peut avoir est qu’il est vraiment dur de s’exprimer dans ce style aujourd’hui, et particulièrement en France ! Déjà le terme HardFM semble un gros mot pour beaucoup. Ensuite, y’a qu’à voir le nombre de concert de grands groupes dans ce style en France (Bon Jovi mais aussi Gotthard, Pretty Maids ou même , ils évitent presque tous de venir jouer ! Disons que le côté un peu daté du style n’est pas un atout pour vendre aujourd’hui. Heureusement, il reste quelques passionnés dont nous faisons partie, ainsi que Brennus qui permet encore à pas mal de groupes de sortir des albums de qualité avec des conditions succintes mais qui ont le mérite d’exister !

2)\’Out of Time\’, sorti récemment, est votre premier album. Or, le groupe existe depuis plus d\’une décennie, maintenant. Outre les nombreux changements de line-up que vous avez subi, quels ont été les autres obstacles qui vous ont empêchés de débuter un travail de composition et d\’enregistrement plus tôt?
Déjà, Urgent est à l’origine un groupe de potes qui voulait s’amuser. Ça a commencé (et continué pendant de nombreuses années) avec des reprises de groupes qu’on aimait (Queen, AC/DC, Bon Jovi, Van Halen etc?). Le travail de compo est surtout arrivé après mon départ de Nightmare. Le plaisir de faire du studio, de monter des morceaux et de jouer sur des scènes plus grandes m’a fait pencher la balance vers cet aspect, un peu plus exigeant et plus sérieux, mais aussi très valorisant et plaisant quand on accouche d’un bébé comme « Out Of Time » !

3)Ce premier disque est une puere tuerie, non seulement au niveau de la production, claire et puissante, mais, également, au niveau des compositions, fraîches et mélodiques, ce qui est plutôt rare pour un premier effort. La composition a été un effort de tout le groupe, mais, comment a-t\’elle été répartie? Qui écrit les texte?
Disons que souvent l’idée première vient d’une seule personne qui la soumet au groupe, après un travail plus ou moins abouti dans son « home-studio ». Ensuite le groupe se l’approprie en répet’, le modifie éventuellement, puis le chant et les ch?urs sont posés dessus par la suite (dans la majeure partie des cas). Un ou deux morceaux ont également été remanié et finalisé en studio?

Les textes sont souvent l’?uvre d’Yvan le chanteur, même s’il m’arrive de m’y pencher également.

4)Stéphane a fait partie du plus grand groupe de heavy métal français, Nightmare. Etant plus influencé par des groupes de heavy old school tels que Maiden, Saxon ou Judas Priest, tous issus de la N.W.O.B.H.M., n\’était-il pas \”handicapant\” pour lui ainsi que pour tout le groupe de s\’orienter exclusivement vers un style plus soft et plus mélodique que ne le sont les groupes sus-cités?
Ce sont également des groupes qu’on adore pour la majorité d’entre nous ! En plus, ça reste tout de même dans la grande famille du métal, c’est pas du jazz ou du rap non plus ! Mais comme tu le fais remarquer, on a essayé de s’en distancer pour faire une musique plus soft tout en restant énergique (le dosage est parfois subtil). C’est aussi une vision des arrangements, des tempos un peu moins soutenus et un chant moins féroce qui font de Urgent un groupe moins heavy que Nightmare. Mais il nous arrive quand même de reprendre du Maiden ou du Saxon et de speeder un peu nos compos en live. Tout ça dépend également de notre humeur !

5)Quels sont les thémes que vous abordez dans vos chansons?
Disons que pour faire simple, on est dans la grande tradition Rock US avec principalement des chansons qui traitent d’amour et de filles (mais n’est-ce pas le plus important dans la vie ?) !!! Mais également quelques sujets plus sérieux ou plus fantasy comme les voyages dans le temps, et un hommage à nos idoles avec « Rock’n'Roll Heroes »?

6)Chaque morceau de \’Out of Time\’ est un hymne, plus particuliérement \”R.O.O.T.\”, \”Life Goes On\”, \”Rock\’n\’Roll Heroes\” (le morceau le plus heavy), \”The Wild and The Young\” (un mélange d\’Aerosmith et de Kiss, surtout ce dernier sur le début de refrain qui me rappelle un peu le \”Gods of Thunder\” du même groupe) et \”What Love is All About\”. On peut, donc, vous considérer comme la reléve du genre. Quand avez-vous décidé d\’évoluer dans ce style?
Merci pour ces compliments ! Comme je l’ai dit plus haut, on pas volontairement décidé de s’orienter vers ce style, on est né avec !!! Les groupes que tu mentionnes font partie de nos influences et on essayé de faire un album qu’on aimerait acheter. Du coup on y a mis tout ce qu’on aime : beaucoup de guitares, de jolis solos mélodiques, un peu (mais pas trop) de clavier, une section rythmique efficace (et pas forcément à la double !), de gros ch?urs et pas mal de feeling? ce qu’on retrouve sur beaucoup de disques des années 70 et 80, et nettement moins sur les sorties actuelles.

7)J\’avoue avoir été un peu perplexe sur votre style de musique quand j\’ai vu l\’artwork de \’Out of Time\’, plus caractéristique du métal progressif. Elle m\’a notamment rappelé la pochette du \’Train of Thought\’ de Dream Theater. Seriez-vous, également, des fans de progressif?
Bien sûr, tout du moins en ce qui me concerne ! DT mais aussi Yes, Kansas, Pink Floyd ou ItBites sont pour moi de très grands groupes que j’ai vraiment plaisir à écouter. De là à faire un « sous-sous-Dream Theater » (comme il en existe beaucoup de nos jours !!!), cela ne nous disait vraiment rien et puis il faut bien reconnaître que nous n’avons pas le niveau technique de ces illustres aînés !

Pour en revenir à la pochette, nous voulions d’une part éviter certains clichés (bagnole, gonzesse?) et d’autre part avoir un visuel à plusieurs niveaux (de loin comme de près) et qui reprenait le concept du temps, présent dans 2 ou 3 chansons? On a été particulièrement pénibles pour se mettre d’accord sur l’ArtWork et j’en profite pour remercier à nouveau Boris (notre « 6e élément ») pour son aide et sa patience !

8)Parlons un peu de toi/vous. Quel est ton/votre parcours musical et tes/vos influences personnelles?
Mon parcours est relativement simple ! Après plusieurs formations locales, j’ai monté Urgent vers le début des années 90 avec à l’époque un répertoire de reprises. Puis fin 99, j’ai intégré en parallèle Nightmare pour le concert de reformation aux claviers. J’ai ensuite joué avec eux (aux claviers mais aussi comme troisième guitariste) sur plusieurs concerts (dont le Wacken Open Air 2000 et les premières parties de Saxon, Maidein ou JaddedHeart). J’ai quitté, en bon termes !, le groupe lors de l’enregistrement de Cosmovision pour me concentrer alors avec Urgent sur le travail de composition, travail qui se matérialise aujourd’hui avec la sortie d’ « Out Of Time » !

Pour les influences, elles ont nombreuses, mais pour faire une réponse collective, je dirai le Hard Rock des années 70 et 80, avec d’immenses groupes comme AC/DC, Kiss, Deep Purple, Rainbow, Scorpions, Van Halen, Queen , Bon Jovi, Extreme, Def Leppard, Iron Maiden? mais aussi U2, les Beatles ou même Abba dans des styles différents.

9)Qu\’est-ce que tu/vous préférez : le travail en studio ou les concerts sur scéne?
Éternelle question ! Disons que les deux sont vraiment très importants mais qu’ils ne ressemblent en rien. Le studio est plus précis, plus éprouvant? La scène est plus spontanée, plus énergique avec tous les aléas qui peuvent survenir, mais aussi avec un retour immédiat du public, ce qui est vraiment agréable ! Perso, j’aime vraiment les deux .

10)A propos de concerts, avez-vous des dates de prévues dans les semaines à venir?
On joue le 9 septembre à l’Art-Scène À St Martin d’Hères (banlieue de Grenoble) pour une soirée un peu spéciale puisque c’est la Release Party du nouvel album de Nightmare, au côté de BigBalls et avec quelques surprises tout au long de la soirée? Sinon on devrait aussi participer vers le mois d’octobre au 10 ans de l’assoc qui nous permet de répéter. On a également une touche pour jouer avec Revenge sur une date de leur prochaine tournée, mais rien n’est sûr?

On essaie par ailleurs de monter un concert un peu plus ambitieux (avec d’autres groupes de Brennus ?) pour la fin d’année sur la région. Bon, maintenant, si Bon Jovi veut également nous avoir pour la première partie de leur tournée européenne, on est preneurs !!!

11)La traditionnelle question que j\’aime poser : ton/votre opinion sur la scéne hard/métal française actuelle et la scéne européenne?
La scène française, tout du moins en Hard, me semble à l’image du pays, totalement en décalage avec ce qui se fait autour de nous? Elle est bien plus fournie en groupe de reggae, de rap ou chanson à texte, ce qui correspond plus à ce que l’on entend à la radio? C’est pas forcément un mal, c’est juste un fait et il faut faire avec !

Mais avec un peu de recul, je suis impressionné de voir le nombre de personne qui écoutaient (et écoutent encore) AC/DC, Iron Maiden, Trust, Gun’s ou même Accept, Marillion, Thin Lizzy ou Whitesnake? A nous (je parle au nom des groupes) d’aller les trouver et de leur faire voir qu’on peut faire autre chose que de regarder la Star’Ac?

La scène européenne est elle bien plus fournie avec les particularités de chaque pays (ou devrais-je dire « marché ») et il y a encore de nombreux groupes qui tournent régulièrement. Mais on est plus dans les années 80 et l’arrivée de nouvelles scènes (néo, black, etc?) permet d’avoir un vaste choix. A chacun de trouver son bonheur dans tout ce qui sort?

12)Avez-vous déjà commencé à travailler sur un deuxiéme opus?
Pour faire brefs, disons qu’on en est à la première étape, à savoir le travail de compo chacun de son côté. Quelques riffs, 3 ou 4 idées de structures, 1 ou 2 ébauches de textes? mais rien de définitif à ce jour ! On va s’y remettre sérieusement dans les semaines qui viennent après la rentrée.

13)Un dernier mot pour les lecteurs de Spirit of Metal?
Merci pour votre soutien et à bientôt, on l’espère, sur les routes ! Long Live R’n'Roll !!!

Je vous remercie d\’avoir répondu à ces questions. :-)
De rien c’était avec plaisir !

Je vous souhaite une bonne continuation et à bientôt!
A+

Steff

En savoir plus sur Urgent

Out Of TimeLes fans de Marduk, Obituary ou Gronibard, passez votre chemin! Par contre, vous, les fans d’Alice Cooper, Bon Jovi et Gotthard, ce disque est fait pour vous!!! En effet, Urgent est un des nouveaux défenseurs du rock à la sauce US, voire du hard rock à la fois burné et trés mélodique. Ce groupe grenoblois, composé de 5 membres, tous plus talentueux les uns que les autres, fait de la bonne, de la trés bonne musique!! Et il nous le prouve sur son premier opus, ‘Out Of Time‘, dont la production est puissante, ce qui est un bon point lorsqu’on est un jeune groupe. Brennus nous sort à chaque fois que des excellents combos de heavy ou de hard rock, comme en atteste ses dernières trouvailles : Far’N'High, Urgent of course ou, plus récemment, Hyskal. ‘Out Of Time‘ est un disque qui fera date dans les annales du hard rock français teinté 80’s. Il suffit d’écouter des hymnes tels que “R.O.O.T.”, “Rock’n'Roll Heroes”, “Back In Time” ou “Searchin’ 4 Love” (dont les parties de guitares sont magnifiques!!) pour se rendre compte de l’énorme potentiel de Urgent. Nous n’avons pas à faire ici à une bande de rigolos amateurs!! Toutes les compos révélent une énergie terrible et des riffs à réveiller un mort, ceci, non seulement, grâce aux riffs tueurs de Stéphane Rabilloud et de David Petrone, mais, également, et principalement, à la voix de Yvan Quiblier, qui peut, sans peine, concurrencer le beau blond de New Jersey, alias Jon Bon Jovi. Il n’y a pratiquement rien à dire sur ce disque tellement il est excellent…Un seul mot me vient à l’esprit : une BOMBE!!!! Pas étonnant que le bassiste de Nightmare, le trés grand Yves Campion se soit joint à la fête sur quelques morceaux. Urgent mérite vraiment sa place au soleil, car, la qualité de cet album n’est que trés rarement présente sur les premiers essais des nouveaux groupes. Le mot de fin revient à Alphonse Allais, qui disait qu’il “ne suffit pas d’avoir du talent. Il faut encore savoir s’en servir”. C’est ce que Urgent a fait!

Bravo Urgent!!

  • Calendar

    May 2017
    M T W T F S S
    « Feb    
    1234567
    891011121314
    15161718192021
    22232425262728
    293031