Hell (UK) : Human RemainsLa NWOBHM ou New Wave Of British Heavy Metal est un style qui a eu un impact important sur toutes les formations actuelles, tous styles confondus. Il n’y a pas un seul musicien qui ne cite dans ses influences des monuments vivants tels que Iron Maiden, Saxon ou Girlschool, pour ne parler que des principaux. D’autres combos, plus ou moins obscurs, sont nés à peu près à la même période que les groupes ci-dessus. La différence avec les premiers, c’est que ces derniers sont restés dans l’anonymat jusqu’à aujourd’hui, ne sortant entre-temps que des démos ou des bootlegs, avant d’enregistrer un véritable album.

Les britanniques de Hell, combo formé des cendres de Rage Against Time et Paralex, sortent cette année leur premier enregistrement studio depuis des lustres. Leur démo la plus récente date, en effet, de 1986 ! 25 ans sont passés et de nombreux événements ont émaillé la vie de la formation : le suicide du chanteur Dave G. Halliday en 1987, tout d’abord, un changement de line-up (le départ du guitariste Sean Kelly) et les side-projects des autres membres. Autant dire que l’existence du groupe anglais n’a pas été de tout repos et que l’écoulement de l’eau sous les ponts lui a été réellement bénéfique, puisque ‘Human Remains‘ est une véritable décharge électrique, une énorme claque ! Certes, la plupart des morceaux présents sur cet opus d’enfer (c’est le cas de le dire !) sont issus pêle-mêle des quatre démos, mais remis au goût du jour avec une production digne de ce nom, ils prennent une nouvelle dimension et gagnent littéralement en puissance.

Chaque composition est dotée d’une atmosphère propre et représente l’essence même du heavy métal à la sauce britannique. Aucun titre n’est à jeter, il n’y a aucun remplissage. Débutant de manière pompeuse par une introduction symphonique chantée, ‘Human Remains‘ est un concentré de rage et d’énergie. Il n’y a qu’à jeter une oreille attentive sur des hits comme « On Earth As It Is In Hell », « The Oppressors » ou « Let Battle Commence » pour se rendre compte du génie du regretté David G. Halliday, alors principal auteur/compositeur. L’élément le plus intéressant qui se dégage de l’ensemble des morceaux est sans aucun doute une touche de folie bienvenue, parfaitement en accord avec le sujet traité ici : la lutte entre le Bien et le Mal, la domination de l’esprit de l’Homme par le Malin et sa ruine…tel est en tous cas la signification simultanée du titre et de l’artwork de l’album : ‘Human Remains‘ ou « débris d’humain ».

La version limitée du disque est constitué des 11 titres de la version remasterisée des titres avec la voix de Martin Walkyier qui, soit-dit en passant est un excellentissime chanteur, capable de naviguer avec une extraordinaire aisance entre notes graves et aigües, et des mêmes chansons sur un second disque, cette fois en version démo, ce qui permet d’apprécier la différence notable entre les aptitudes vocales des deux frontmen. La technique de Martin est irréprochable, tandis que la voix de David est emplie d’une plus grande chaleur. Par ailleurs, cette double-offrande nous permet également d’observer l’évolution entre le son faiblard et crade des débuts et l’actuel, plus clair et plus dynamique. Le fait qu’Andy Sneap soit membre permanent de la formation (en remplacement de Halliday à la gratte) y est pour beaucoup, car il est aussi producteur de cet album.

Musicalement, on peut oser la comparaison avec Mercyful Fate, Judas Priest, Iron Maiden et, plus bizarre, Dream Theater pour le côté barré et progressif, comme sur ‘Train Of Thoughts’. La durée moyenne des compos est de 5 minutes, mais la présence de quatre titres épiques (« Blasphemy And The Master », « The Devil’s Deadly Weapon », « MacBeth », « No Martyr’s Cage ») démontre tout le talent des musiciens, peut-être plus que les autres morceaux. La versatilité dont font preuve les zicos au sein même de chaque chanson est la preuve de la touche de folie dont je parlais précédemment. L’alternance de parties lourdes ou plus légères permet d’apercevoir clairement le haut niveau d’interprétation. Le jeu est aussi précis qu’une montre suisse. Il n’est, par conséquent, pas étonnant que la question qui tue s’impose, alors, dans notre esprit : quelle aurait été la carrière du groupe si celui-ci avait sorti ce chef d’œuvre quelques décennies auparavant ? La réponse est sans équivoque : ce ‘Human Remains‘ aurait carrément été classé parmi les albums fondateurs de la scène metal européenne et aurait eu sa place aux côtés des ‘The Number Of The Beast‘, ‘British Steel’ et ‘Heaven And Hell‘. Autant dire que Hell aurait pu aisément acquérir une place dans le peloton de tête des formations les plus importantes de la NWOBHM, en particulier, et du métal, en général. D’ailleurs, l’entrée directe de ce disque dans le Top 50 allemand à la 46ème place prouve mes dires.

Vu le peu de moyens financiers du groupe à l’époque et les problèmes qui ont stoppé son évolution, il apparaît normal que la sortie de ce premier véritable album ait été repoussé à aujourd’hui. Et ce n’est pas un mal, bien au contraire car avec ce ‘Humain Remains’, Hell a réussi un vrai tour de force : donner une énorme dose de frissons et de bonheur à l’auditeur en ressuscitant un métal old-school teinté de modernité. Ce n’est pas donné à tout le monde. Hell est l’un des meilleurs groupes ayant jamais vu le jour et son début-album n’aurait pu être ni plus ni moins qu’une des pierres angulaires de la NWOBHM s’il était sorti à l’époque, à découvrir, si vous ne l’avez déjà pas fait, et à posséder absolument dans sa discothèque si vous ne voulez pas finir au Purgatoire pour blasphème !! A noter dans vos agendas, le quintet sera en tournée sur les terres d’Albion en ce mois de septembre, puis, en décembre, fera un tour du côté de la Germanie. En fin de compte, Hell ain’t a bad place, Hell is from here to Eternity, isn’t it?

Metallica : Death MagneticMetallica nous avait annoncé à plusieurs reprises son grand retour avec des compos qui tuent. Et à l’écoute de cet album, qui a enfin atterri dans ma platine, je dois dire que les Four Horsemen ne nous ont pas menti. Ce disque renferme des chansons, certes pas très originales, mais, tellement puissantes et efficaces que nous avons l’impression d’être revenus d’une vingtaine d’années en arrière, à l’époque où Metallica sortait ce qui reste à ce jour comme sa plus belle oeuvre, j’ai nommé ‘…And Justice for All‘, le classique des classiques! Ce qui fait vraiment plaisir à voir, d’autant plus que ‘St Anger‘ avait laissé un goût amer à la plupart de ses fans, déçus par l’absence de mélodies mémorisables et le retrait de Kirk Hammett. Finalement, cette mauvaise plaisanterie est bien derrière nous et nous accueillons avec un plaisir non dissimulé ce nouveau bébé dans la discographie de nos chers américains.

Celui-ci démarre très fort avec un son de coeur qui bat, introduisant parfaitement un titre sombre et pêchu, justement intitulé “That Was Just Your Life”, rappelant un peu “One” et ses parties de grattes électro-acoustiques au tout début. Tout ce qui fait ce que Metallica est ce qu’il est, est présent : guitares qui semblent sous-accordées, même s’il n’en est rien, rythmiques endiablées, mélodies reconnaissables entre milles, voix scandée de James Hetfield. Ce titre apporte une bonne impression sur la qualité de l’album dans son intégralité. Il nous donne envie de pogoter et de slammer et c’est très bon signe.

Le second titre, “The End Of The Line” mêle habilement période thrash et période plus rock’n'roll, avec des Riffs quelques peu funky. Etrange, mais, pas du tout désagréable, au contraire!

Broken, Beat & Scarred” est un morceau qui est proche d’un “12012“, de par l’utilisation musicalement similaire des accords en triton. Pourtant, la structure rythmique et mélodique est complétement différente, plus moderne et plus technique aussi. Avec des petits passages rappelant énormément des groupes progressifs tels que Dream Theater ou Vanden Plas. Pourtant, on reconnaît très bien le style de prédilection des californiens. Cette chanson est l’une des plus jouissives de l’album.

Premier single issu de ‘Death Magnetic‘, “The Day That Never Comes” vient d’être l’objet d’une vidéo. Il s’agit d’un titre plutôt classique pour les quatre musiciens, puisqu’il rappelle beaucoup “The Unforgiven I & II”, du moins dans sa première partie. Car le reste, l’instrumental, est ce qu’on peut considérer comme un ersatz de NWOBHM avec un esprit dans la droite lignée des soli typiques chez Iron Maiden, même si la qualité est toujours présente. Un bon morceau, à recommander aux fans du ‘Black Album’ et des deux opus rock qui ont suivi.

Cinquième morceau sur ‘Death Magnetic‘, “All Nightmare Long” est sûrement l’une des chansons les plus heavy de Metallica. Rapide, composée de nombreux tiroirs et possèdant une atmosphère américaine caractéristique (que l’on retrouve également chez Death Angel, par exemple), elle s’insère parfaitement dans le répertoire conséquent de Metallica. Une réussite et ma deuxième sélection sur ce nouvel album.

“Cyanide” est à ‘Death Magnetic‘ ce que “Master of Puppets” est à l’album du même nom, c’est à dire un chef d’oeuvre de musicalité, un morceau épique et savoureux, que l’on se surprend à écouter et à réécouter plusieurs fois de suite, pour en comprendre toutes les subtilités. Comme dans “End Of The Line”, le mariage rock’n'thrash ou thrash’n'rock, comme vous voulez, selon le point de vue duquel vous vous placez, est délicatement effectué, ne dénaturant pas la nature profonde de Metallica ni ne reniant ce que le groupe a fait plus récemment. “Cyanide” est bien partie pour être l’une des hymnes de bataille des Cavaliers de l’Apocalypse lors de leur prochaine tournée. Magnifique!

Et nous voilà en présence de la ballade de l’album, la troisième partie de “The Unforgiven“, que l’on ne pourra, donc, jamais oublier, puisque Metallica nous le rabâche si bien depuis quelques années. “The Unforgiven III” est une réussite de A à Z. Il ne s’agit pas vraiment d’une ballade au sens nothingelsemattersien du terme, puisqu’elle comporte des mutations brutales, passant de la délicatesse à l’agressivité en un tour de baguette. En outre, contrairement aux deux parties précédentes, nous ne retrouvons plus la mélodie originelle. Le groupe a préféré s’orienter vers quelque chose de neuf et il a bien fait, bien qu’un petit clin d’oeil n’aurait pas été de trop pour indiquer une certaine continuité, un peu comme l’a fait Iron Maiden avec Charlotte The Harlot sur “Charlotte The Harlot”, “22, Acacia Avenue” et “Hooks In You”. Un autre titre qui figure parmi mon top 5 sur ‘Death Magnetic‘.

Finie la récréation, “The Judas Kiss” est aussi lourd que le paquebot France. Le squelette de cette compo est très intéressant, puisqu’il possède de nombreuses parties aussi versatiles les unes que les autres. C’est un titre difficile à suivre avec des lignes de chant s’harmonisant parfaitement avec l’ambiance qui y régne, mais, c’est ce que l’on aime chez Metallica. Parfois, nous avons aussi droit à quelques innovations, telles que des sonorités jamais entendues chez notre quatuor préféré. Il s’agit là d’une future bombe en Live!

Voici le pénultième titre de ‘Death Magnetic‘ : “Suicide & Redemption” est si…south rock!! On dirait que Metallica a voulu rassembler en un morceau toutes ses influences, de Molly Hatchet à Iron Maiden, en passant par Thin Lizzy et Black Sabbath. C’est assez étrange ce climat qui est présent tout au long de cet instrumental mystérieux et sinueux. On a beau analyser les sentiments procurés par cette compo, mais, c’est comme si l’on était bloqué par une petite voix qui nous disait “ne veuille pas la décortiquer, simplement pose-toi l’esprit et laisse-toi envahir par la musique!”…”Suicide & Redemption” ne peut pas laisser indifférent, il apporte une nouvelle aura à Metallica, le transformant pour un moment en un groupe de prog’ atmosphérique…

Enfin, c’est “My Apocalypse“, deuxième single prévu, qui termine cet album magique en beauté, avec verve et de façon frénétique. Ce qui frappe sur ce titre bourrin, c’est que nous avons l’impression d’entendre un groupe de hardcore! Et pourtant c’est du thrash pur et dur…En tous cas, il résume excellemment à lui tout seul ce qu’est ‘Death Magnetic‘ : une grosse gifle!

Je ne suis pas particulièrement adepte de la mouvance sadomasochiste, mais, je dois avouer que des baffes comme celle-ci, j’aimerait bien en prendre tous les jours à l’écoute d’un disque de métal. ‘Death Magnetic‘ est une pure réussite qui ravira autant les anciens que les nouveaux fans de Metallica. Les Four Horsemen sont bien de retour avec une arme de destruction massive, qui explose les oreilles et botte les fions! A découvrir absolument.

Metallica : The Day That Never ComesOn peut dire qu’on l’attendait depuis longtemps le nouvel album de Metallica! Il a fallu attendre près de 5 ans (‘St. Anger‘ est sorti en 2003) pour voir à nouveau débouler la haine et l’énergie légendaires du quartet californien. Et l’on a presque crû ne pas revoir le groupe que l’on connaissait dans les années 80 à travers des albums monumentaux, tels que ‘Ride the Lightning‘ ou ‘Master of Puppets‘, véritables machines de guerre, tant ‘St. Anger‘ était une catastrophe musicale, dont le seul intérêt, si tant est qu’il en eu un, est l’absence de solis de grattes. Un sacrilège!!

Et pourtant, après une psychothérapie salvatrice (cf le DVD ‘Some Kind of Monsters’), montrant un groupe à bout de nerfs et à deux doigts de la rupture, nos 4 horsemen se sont relevés, non sans mal, mais, avec une sérénité retrouvée, pour nous pondre ce qui sera l’album de la Résurrection, la bombe de thrash de ces dernières années, le disque à posséder ABSOLUMENT dans sa discothèque, le génialement nommé ‘Death Magnetic‘, qui sort le 12 septembre prochain, mais, dont vous pouvez entendre certains samples depuis quelques semaines sur le site officiel du combo.

Le premier single issu de la nouvelle offrande s’intitule “The Day That Never Comes“. Il s’agit d’un titre progressif avec plusieurs parties, chacune ayant une atmosphère bien définie. N’ayez crainte, Metallica ne donne pas dans le même registre que Dream Theater ou Vanden Plas, mais, la façon d’introduire les “tiroirs” est, à peu de choses près, quasiment la même…Le morceau débute de façon plutôt inattendue pour Metallica, avec une mélodie de guitare électro-acoustique que l’on ne lui aurait jamais soupçonnée. Puis, intervient un riff de gratte qui peut rappeler les débuts-débuts du groupe. Ensuite, la batterie et la basse rentrent vraiment dans le jeu, accompagné d’une partie de gratte qui fait beaucoup penser à celles de “The Unforgiven” et “The Unforgiven II”, le tout nappé de la délicate voix de James Hetfield. Cela dure plus de 3′45″, avant de laisser place à une partie instrumentale énervée et à nouveau le chant de James, qui s’égosille dans le micro. Voici pour les deux premières parties de cette compo.

Vient ensuite le moment Maidenesque : le premier solo peut faire penser à ceux que Dave Murray et Dennis Straton nous jouaient sur ‘Iron Maiden’ et Adrian Smith sur ‘Killers‘, ceci soutenu par une rythmique que ne renierait pas Nicko McBrain…GIGANTESQUE! On se croirait littéralement revenu à la période de gloire de la NWOBHM…avec un son puissant et crade à l’américaine! Le morceau se termine, d’ailleurs, par cet instrumental surprenant.

Certes, un seul morceau ne peut être représentatif de l’album dans son intégralité, mais, il donne un bref aperçu de ce que le groupe voulait exprimer : il veut étonner et botter les culs! C’est bien et pour eux et pour nous, car ils retrouvent enfin la forme et l’inspiration pour détruire tout sur leur passage, surtout après une immense déception que fût ‘St. Anger‘…Une bien belle entrée en matière avant l’arrivée de l’Armageddon le 12 septembre prochain!

Alice Cooper : Along Came a SpiderDans le domaine métal’n'roll, il n’y a que très peu de groupes qui ont réussi à s’imposer de façon aussi rapide et logique que notre chanteur maquillé préféré, j’ai nommé Alice Cooper, alias Vincent Furnier de son vrai nom. Avec une discographie aussi longue que l’A 75, il a donné à la fois au métal et au rock’n'roll une identité propre, tout en les alliant parfois, ceci de manière toujours aussi efficace, sur des albums aussi brillants intellectuellement que musicalement parlant, tels que ‘School’s Out‘, ‘Billion Dollar Babies‘, ‘Welcome to My Nightmare‘, ‘Trash‘ (son plus gros hit à ce jour!), ou plus récemment ‘Brutal Planet‘ et ‘Dragontown‘. Entamant un retour aux sonorités de ses débuts avec ‘The Eyes of Alice Cooper‘, celui-ci s’accentue un poil plus avec cette nouvelle rondelle intitulée ‘Along Came a Spider‘.

Ce nouvel album est un véritable clin d’oeil à la discographie d’AC, puisqu’il rassemble des ambiances diverses et variées tirées de son vaste répertoire. N’ayez crainte, aucun auto-plagiat n’a lieu ici, juste de petits rappels parsemés à droite à gauche, ou un peu plus explicites, le tout englobé dans une bonne dose de nouveautés! Techniquement parlant, ce disque a été produit par Greg Hampton et Danny Saber et possède un son impeccablement clair! De plus, point de grande expérimentation cette fois-ci, si ce n’est des sons synthétiques ou industriels ici et là, ce qui nous rassure quant au style exploré cette fois-ci par Alice.

Textuellement, il y a une histoire qui plane tout au long de cet album. Celle-ci, très tordue, raconte le besoin vital d’un tueur en série d’assassiner des gens pour leur voler 4 jambes droites et 4 jambes gauches afin de mener à bien son projet : la création d’une araignée géante. Mais, lorsqu’il rencontre sa huitième victime, il succombe à son charme et se laisser emporter par la douceur de l’Amour…C’est un conte original et typique du king of shock rock, qui adore être complétement décalé. Néanmoins, cela va nous épargner les éternels thèmes récurrents dans le Hard US qui sont usants, à la longue, et nous éclater. Lisez les textes et vous verrez!

Musicalement, Alice Cooper, comme cité plus haut, revient à un garage-rock classique, mais, néanmoins, tellement efficace et jouissif, qui donne envie de taper du pied, au rythme de la musique. C’est bon signe, car cela signifie bien que l’album est une réussite de A à Z, bien que certains passages peuvent se révéler un peu longuets, comme cette ballade déjà entendue mille fois (“Killed By Love”), qui ralentit l’album, ce qui est un gros défaut sur un album comme celui-ci. Dommage! Par contre, des morceaux pop-rock comme “Wake The Dead” et son psychédélisme furieux ou “I’m Hungry”, donnent à ce disque une grosse louchée d’énergie et nous ramène agréablement vers le passé de l’artiste, ainsi que dans notre jeunesse. Très bonne idée, car cela fait du bien de temps à autre de se retourner sur son adolescence passée. Cela entretient la jeunesse de l’esprit…et du corps! Surtout en pogotant sur des titres plutôt hard tels que “The One That Got Away”, “I Am The Spider“, “Vengeance Is Mine” et son riff lourd et groovy, que ne renieraient pas Tony Iommy et Glenn Hughes. A noter la présence d’une ballade au piano assez moderne dans sa structure, proche de ce que font certains artistes pop actuels, que je ne nommerai pas ici, puisqu’ils n’y ont pas leur place. A noter aussi les participations exceptionnelles d’Ozzy Osbourne à l’harmonica et de Slash à la gratte (certains soli sont reconnaissables et caractéristiques du guitariste chevelu!).

Vous l’aurez compris, cet album est une nouvelle pépite dans la discographie d’Alice Cooper, bien qu’elle n’en soit pas la meilleure, à cause d’un manque certain de punch et d’un ralentissement ignoble en septième piste qui coupe court à ce côté électrique terriblement séduisant chez Alice. C’est le défaut principal d’Alice que d’être aussi sentimental. Mais, comment raconter une histoire d’Amour sans un morceau romantique, chaud et humide, comme seul Cooper sait nous en concocter? Impossible, me direz-vous! Sauf que “Poison“, LA bombe de ‘Trash‘ était bien plus…excitante et réussie. En résumé, un très bon album, mais, pas celui que l’on pouvait espérer de Monsieur Furnier, hélas!

Judas Priest : NostradamusAprès un retour triomphal en 2005 avec un album plutôt pas mal, mais, auquel il manquait cette fougue présente 15 ans auparavant sur le bulldozer ‘Painkiller‘, Judas Priest nous revient avec une véritable surprise, qui a pris la forme d’un double-disque conceptuel sur la vie du célèbre voyant français Michel de Nostre-Dame, alias Nostradamus. Et quel album!!! Les britanniques nous ont concocté là plus qu’un monument du metal. Il s’agit en fait de tout l’histoire du metal regroupée sur deux rondelles, rien que ça! Cela fait vraiment plaisir de voir que des musiciens ont encore cette volonté de donner à leurs fans tout le meilleur d’eux-mêmes, ce que même Maiden n’arrive plus à faire, malheureusement, depuis ‘Somewhere In Time’, nous proposant des albums qui sentent un peu le réchauffé (‘Dance Of Death’). Ici, point de riffs maintes fois entendus, tout n’est que nouveauté.

L’élément le plus plaisant, et qui est certainement le plus déterminant dans cette glorieuse réussite, est sans aucun doute le côté orchestral, dont le visage grandiloquent amène l’auditeur à s’enivrer d’une oeuvre quasi-cinématographique, facette que l’on ne connaissait pas au quintet. Toute une palette d’ambiances est ainsi mise en l’honneur, afin de nourrir les morceaux d’une pincée de dramatisme, de les habiller d’un voile de mystère, comme ce dont nous abreuvait Nostradamus dans ces versets. Une autre part importante du succès de ‘Nostradamus‘ réside dans cette succession d’interludes courts et de titres forts, dynamiques et épiques, prenant ainsi l’auditeur aux tripes et ne le lâchant qu’une fois les deux cds digérés.

Particulièrement exigeant sur le fond comme sur la forme, surtout après une semi-déception incarnée par ‘Angel of Retribution‘, je fus particulièrement inquiet lorsque j’ai posé une oreille très attentive sur cet album, à la recherche des moindres défauts…vaine fût ma recherche, aucune fausse note n’y figurant. Tout est quasiment parfait! A part peut-être le fait que la voix ne soit pas toujours mise en avant, comme pour mieux donner cette impression qu’une voix d’outre-tombe surgit du néant cosmique. Mais, cela appartient à la mise en scène de cet album génialissime.

Le ton de l’album est à peine donné avec “Dawn Of Creation“, que déjà JP nous assome avec la puissance de “Prophecy“. Cette première mise en bouche nous prépare pour la suite, qui possède un royal pedigree, ceci avec quelques-uns des meilleurs titres du très vaste répertoire du Priest, tels que “Revelation“, “War” (qui est le premier single issu du double-album et qui est un titre aux trois-quarts instrumental), l’épique “Death”, la tendresse incarnée avec “Love”, l’énervée “Persecution“, l’intro “Solitude”, “Exiled” dont la ressemblance rythmique avec le générique de Terminator 2 est frappante, “Alone” qui revoit Rob Halford renouer avec les notes célestes sur-aigües qui l’ont rendues célèbre, une petite note d’espoir avec “Hope”, l’hymne “New Beginnings” pour qu’aucun morceau à la “United” ne manque pour appuyer un poil plus sur le côté solennel de cet hommage à l’un des plus grands prophètes de son époque, le gros morceau éponyme “Nostradamus” et son intro orchestrale, proche d’un “Hellrider” et le morceau de clôture “Future Of Mankind” qui narre du long de ses 8 minutes et des poussières l’avenir incertain de l’Humanité…

Tous ces titres, sans citer les ponts plus ou moins courts, sont de vraies tueries. Le seul bémol que l’on peut, cependant, noter est l’absence de titres rapides, le groupe ayant, apparemment, préféré se concentrer cette fois-ci sur des titres épiques et mid-tempo, afin de bien développer en profondeur la tragédie humaine derrière les prophéties du Visionnaire, un peu comme l’a fait Stratovarius sur la chanson “Visions”, qui figure sur l’album du même nom…On peut, néanmoins, se demander si ce n’est pas leur âge qui les a un peu poussé dans cette voie. Dommage! L’album aurait clairement gagné en qualité, bien que nous ayons avec ‘Nostradamus‘, le meilleur crû Judas Priest depuis bien longtemps.

Mais, ce millésime est un pur bonheur qu’il est impératif de savourer une fois dans sa vie, afin d’en découvrir toute l’amplitude et ses arômes animals et d’en déguster toute l’exubérance et la richesse. Un pur joyau de heavy metal que je ne saurais que trop vous conseiller, si vous êtes amateurs d’oeuvres d’art contemporaines. Le Metal God et sa tribu sont enfin revenus sur le Mont Olympe après des années d’errance dans les sombres marais de Lerne…

Revolution Renaissance : New EraIl y a un certain temps déjà que Timo Tolkki et le reste du groupe Stratovarius étaient en froid. La séparation semblait inévitable. C’est ainsi que le guitariste finlandais s’était exclusivement concentré sur sa carrière solo avec un opéra rock joliment intitulé ‘Saana – The Warrior Of Light’. Mais, personne ne s’attendait à ce que les titres qui devaient figurer sur le prochain album de Stratovarius, dont le très bon “Last Night On Earth“, interprété lors du Wacken Open Air 2007, n’y figureraient jamais, Tolkki préférant se séparer de ses ex-compères et créer un nouveau groupe, justement nommé Revolution Renaissance, nom de l’album avorté de Stratovarius. Il était annoncé que, musicalement parlant, le disque, aujourd’hui surnommé ‘New Era‘, serait un ‘Visions 2′…Or, quand on l’écoute, cela n’est pas très loin d’être le cas.

En effet, outre un son caractéristique, nous retrouvons ici des mélodies imparables, des refrains facilement mémorisables, que seuls Tolkki est capable d’écrire. Le disque commence très fort avec “Heroes”, interprété par Sammet (Edguy, Avantasia). Ce titre me fait beaucoup penser à “Phenix” ou à “Millenium“, car on sent une volonté de Gros Timo de se renouveler, ce qu’il nous prouve avec ce titre, que ne renierait pas le compositeur Sammet, puisque “Heroes” est très proche de ce qu’il compose avec Edguy. Pourtant, plane ici l’ombre de l’esprit créatif de Tolkki. Après cette démonstration musclée, c’est au tour d’un morceau un peu plus rock de nous prendre aux tripes, ceci grâce à la présence rarissime de Michael Kiske, le chanteur estimé de la période préhistorique de Helloween. “I Did It My Way” est magnifié par son organe vocal si particulier. Un très bon morceau, qui est sûrement le meilleur titre de l’album, aux côtés de “Last Night On Earth“. Le troisième titre, “We Are Magic”, quant à lui, nous présente la voix rocailleuse de Mister Rantanen, le frontman de Thunderstone. Il n’est assurément pas le plus grand chanteur de metal au monde, mais, il donne à l’auditeur une bonne dose d’émotions, surtout sur cette chanson, très énergique, une future bombe en live! Puis, c’est à nouveau Kiske qui prend le micro sur une power ballade vraiment splendide, “Angel“, qui parle d’un ange que Mischi aimerait prendre par la main pour vivre dans un monde meilleur. Ici, on a l’impression de se retrouver à l’époque de “The Smoke Is Going Down” de Scorpions ou de “Coming Home”, voire de “Mother Gaïa” de Stratovarius. C’est beau, c’est chaleureux et lumineux, plein de bons sentiments. Ce qui n’est pas vraiment le cas de “Eden Is Burning”, qui surfe sur la vague de “The Kiss Of Judas” ou de “Legions”. Malgré ce côté progressif, émergeant du riff répétitif, le morceau ne décolle pas vraiment et l’on a comme une impression de déjà-entendu, ce qui peut être un peu choquant, quand on s’attend à être surpris…Anyway, le coup est rattrapé avec “Glorious And Divine”, à nouveau chanté par Tobi. Et là, on se rend vraiment compte que Sammet est LE chanteur de power par excellence, car il est un artiste hors pair et Tolkki aurait dû l’embaucher sur l’album dans sa totalité, au moins on aurait pu réellement médusé : du Stratovarius interprété non par Kotipelto, mais, par Sammet. Surtout, ce morceau qui se rapproche de “Paradise” ou de “Forever Free”, le côté positif en plus, comme dans “Freedom”, et son côté hymnesque, qui est présent ici aussi. Puis, nous passons à la seconde partie de l’album avec le moins bon (“Born Upon The Cross“, dont la qualité est amoindrie avec Pasi Rantanen et sa voix pas agréable sur certains morceaux, la preuve!) qui côtoie le meilleur (“Last Night On Earth“, un tube qui peut aisément rivaliser avec “Hunting High And Low” ou “Speed Of Light”, que ce soit au niveau des refrains ou de ce visage solennel qui s’en dégage, une réussite en tous points de vue ; la ballade celtique “Keep The Flame Alive”, une pause relaxante avant de revenir à des guitares acérées ; le titre éponyme “Revolution Renaissance“, épique et atmosphérique, qui possède une âme qui sort du seul album ‘Visions’ pour s’étaler sur pratiquement toute la discographie de Stratovarius, principalement ‘Elements Part 1′, et “Soul Of A Vagabond”, dont il semble assez proche).

Vous l’aurez compris, ce ‘New Era‘ n’est pas tellement une révolution dans le monde du metal qu’une renaissance. Ce disque n’apporte quasiment rien de neuf au power metal, mais, son écoute procure quelques sensations fortes, notamment sur les passages interprétés par Sammet et Kiske. Dommage seulement que la famille fire-lili se soit déchirée car ce disque aurait été parfait si seulement nous avions eu droit à la participation de Kotipelto & cie, au moins sur deux ou trois titres. Un disque de transition après un divorce mouvementé…

interview Nightwish

Nightwish + Pain – 12 avril 2008 au Zénith de Toulouse.
Cela faisait une éternité
que je rêvais de voir Nightwish en concert. Mais, faute de
temps, je ne pouvais jamais aller voir le groupe à Paris ou
Lyon quand il s’y arrêtait. Ce désir ce fût plus
fort depuis l’arrivée d’Anette dans le groupe. En effet, même
si j’adorais l’ancien Nightwish, je trouvais, à travers les
nombreuses vidéos circulant sur le net et grâce au DVD
‘End Of An Era’, que Tarja �tait plut�t fade et passive
sur sc�ne, contrairement � Anette. Cette derni�re
a une formation plus rock que classique, ce qui allait sans aucun
doute changer le groupe de fa�on d�finitive.

Lorsque j’ai vu que
Nightwish avait book� une date � Toulouse, j’�tais
vraiment tr�s heureux. Ma copine et moi avons achet�
les billets assez t�t pour ne pas les rater. Bien lui en a
pris, vu le concert de Paris, compl�tement sold-out en
quelques semaines!! C’est hallucinant de voir � quel point les
finlandais attirent les fans fran�ais. C’est une histoire
d’Amour entre la Gaule et la Scandinavie…

Nous sommes partis �
7h50 du matin, le samedi, en train, direction Toulouse. Arriv�e
pr�vue � 10h15. Apr�s avoir d�pos�
nos bagages � l’h�tel et d�je�n�,
nous nous sommes d�p�ch�s d’aller � la
salle vers 14h. Id�e judicieuse, vu le monde qu’il y avait �
partir de 16h. Nous sommes rest�s pr�s de 6 h debouts �
attendre, sous un ciel mitig� (nous avons m�me eu une
pluie neigeuse vers le milieu de l’apr�s-midi) que les agents
de s�curit� nous l�chent enfin �
l’int�rieur du Z�nith. Longue attente, mais,
discussions extra-sympathiques entre fans (nos 6 amis se
reconna�tront ;) , ce qui rend l’attente plus supportable,
malgr� un mal de dos naissant et des douleurs dans les jambes.
17h30, les malabars manquants de la s�curit� arrivent
finalement devant les grilles et � 18h, Ewo, Tuomas, Jukka et
Emppu nous narguent depuis l’int�rieur de l’�difice…Sacr�s
chenapans! Cela fait monter la pression chez les fans. Nous sommes
tous impatients de rentrer. 19h00, nous pouvons nous engouffrer dans
le Z�nith et prendre place sur les si�ges en plastique
de la salle. Quel pied de pouvoir poser son s�ant sur une
surface qui va nous supporter pendant 3 heures.

Apr�s une autre
heure et demie d’attente (le concert de Pain normalement pr�vu
� 20h00 a �t� repouss� � 20h30),
les lumi�res et la musique s’�teignent pour laisser
place � Pain, le groupe de Peter T�tgren. Je ne
connaissais pas ce groupe, mais, je dois avouer qu’il m’a fortement
impressionn� avec sa musique un poil plus heavy que celle de
Poisonblack, mais, qui se situe dans la m�me veine, malgr�
quelques samples �lectroniques. Le guitariste su�dois
est un vrai fontman, gueulant plus fort que sa guitare et le son est
exceptionnellement clair pour un combo ayant pour t�che de
chauffer la salle. Le groupe joue de fa�on carr�e et le
d�cor est plut�t sombre, malgr� des jeux de
lumi�re int�ressants. A revoir encore une fois! Le
groupe a du potentiel et peut rassembler tous les publics. A noter,
une reprise survitamin�e d’Eleanor Rigby, l’un des meilleurs
titres des Beatles.

Setlist :

? Same Old Song
? Elearnor Rigby
? End Of The Line
? Zombie Slam
? Nailed To The Ground
? Just Hate Me
? On & On
? Shut Your Mouth

Apr�s cet agr�able
d�but de soir�e, rebelote avec la musique, pendant que
les roadies s’affairent sur sc�ne � enlever les
instruments des membres de Pain et a d�couvrir les d�cos
de la t�te d’affiche.

Puis, nouvelle p�nombre.
Et l�, on d�couvre des fans d�cha�n�s,
d�s que la musique d’intro arrive. Je ne pensais pas que l’on
serait � ce point nombreux dans la salle ce jour-l�,
mais, 6000 metalheads sur les 9000 que pourrait contenir cette salle,
ont fait le d�placement. Outre les membres de Nightwish
France, nous avons les fans “anonymes” accros et les
autres, ceux qui veulent d�couvrir la formation aux
trois-quarts car�lienne. Apr�s l’introduction, c’est la
sauvagerie qui s’empare des �mes pr�sentes, d�s
que les premi�res notes de “Bye Bye Beautiful”, qui
enflamme la salle au sens propre (pyrotechnie � l’appui) comme
au figur�. Anette est en forme, tout comme Marco qui entame le
refrain sadique et amer de cette ode � Tarja emplie de col�re.
Puis, c’est au tour de “Dark Chest Of Wonders” et “Whoever
Brings The Night” d’en rajouter. Anette chante comme une
v�ritable d�esse, sans quasiment aucune fausse note.
Elle s’en sort magistralement, tordant ainsi le coup � toutes
les m�disances des pseudos-fans, qui n’en sont v�ritablement
pas. Dynamique et enjou�e, la su�doise entra�ne
le public dans ses vocalises m�lodieuses, puis le salue dans
un m�lange savoureux de fran�ais et d’anglais tant�t
maladroit, tant�t presque parfait, mais, tr�s
attendrissant, pour nous pr�senter “The Siren”. La
version d’Anette n’a rien � voir avec celle de Tarja : plus
myst�rieuse et plus sensuelle, la nouvelle chanteuse nous
attire telle une sir�ne dans son chant suave et �motionnel,
ce qui hypnotise le public qui, silencieusement, s’impr�gne de
l’atmosph�re chaude et humide d�gag�e par les
m�lodies subtiles…Cette compo r�v�le
g�n�reusement tout le potentiel en live de la belle
su�doise, soutenu par des “moulins” d’�tincelles
sous le backdrop. Sit�t finie, le groupe encha�ne avec
“Amaranth”, de fa�on � r�veiller un
pit visiblement assagi. Mais, le quintet en rajoute une couche avec
“The Islander”, seule ballade de la soir�e (“Eva”
est, � mon grand d�sarroi, absente de la setlist).
Marco s’en donne � coeur joie, aposant son chant sur la
douceur musicale d’une guitare s�che, tandis que les lights
s’�teignent pour faire appara�tre des torches, dont le
design est issu totalement du livret de ‘Dark Passion Play’. Non loin
de l�, Anette, assise sur un tabouret, accompagne son
coll�gue, dans une belle harmonie. C’est un moment tr�s
reposant que nous a offert Mister Hietala, ceci afin de nous laisser
un peu souffler avant le pav� impressionnant, mais, toutefois
indigeste, qu’est “The Poet And The Pendulum” : �pique
� souhait, ce morceau, qui ouvre l’album, est monumental,
mais, un peu trop long et trop orchestral, � mon go�t.
Il aurait d� �tre remplac� par “Stargazers”
ou “The Pharaoh Sails To Orion”, tous deux issus de
‘Oceanborn’. Apr�s cette petite faute, Nightwish nous offre un
beau cadeau : “Sacrament Of Wilderness”, qui figure sur le
sus-dit ‘Oceanborn’. Tout le monde s’�clate dessus, Anette et
le groupe compl�tement � fond dans ce qu’ils font
incitent le public � s’�gosiller avec eux. Terrible
cette auto-reprise, positivement parlant, bien �videmment,
tant Anette enjolive encore plus cette bombe de sa voix si agr�able
� l’oreille! Nouvelle pause tant attendue par Madame Olzon,
puisque c’est l’instrumental “Last Of The Wilds”, qui prend
le relais, lui permettant de reposer ses cordes vocales, avant
d’encha�ner sur “Sahara” et “Nemo”, qui
terminent la premi�re partie du show, ceci sur une pluie de
neige artificielle du plus bel effet.

Lorsque le groupe quitte
la sc�ne, le public en redemande, compl�tement
insatiable. Nightwish est une drogue, dont on ne peut plus se passer
apr�s y avoir go�t�, ma copine et moi en somme la
preuve vivante…Puis, le groupe se r�installe sur sc�ne,
fait une br�ve alocution et entame “7 Days To The
Wolves”, puis “Wishmaster”, durant laquelle des
flammes surgissent tout au long du mur d’enceintes, en rythme avec le
phras� du refrain. Anette, toujours aussi impeccable au niveau
vocal, bouge, appelle le public � chanter avec elle, fait ses
yeux doux au premier rang et saute de la sc�ne pour aller
serrer la main aux chanceux de devant, et remonte sur sc�ne
avant de terminer sur “Wish I Had An Angel“, elle aussi
accompagn�e de pyrotechnie, de feux d’artifices et de
confettis.

Le groupe sait comment
satisfaire ses fans. Il n’y va pas par quatre chemins et leur propose
toujours un show de qualit�, tant musicalement que
visuellement. Il leur en donne pour leur argent. M�me
humainement, d’ailleurs, puisque le groupe n’h�site pas �
offrir au public des baguettes, une peau sign� par eux tous,
des poign�es de main, des m�diator, etc, � la
fin du concert, juste avant de tirer sa r�v�rence et de
quitter d�finitivement la sc�ne du Z�nith. C’est
une ambiance vraiment tr�s chaleureuse qui r�gne ce
soir-l�, le public toulouse et aquitain ayant re�u les
finno-su�dois de mani�re compl�tement
hallucinante! Le public pr�sent a vraiment �t�
tr�s tr�s tr�s bruyant.

Le groupe a su r�ellement
tirer parti de sa nouvelle facette, plus chaude, plus rock’n'roll et
d�livre-l� une de ses meilleures performances
fran�aises depuis des lustres. Tarja est tomb�e aux
oubliettes et Anette redonne au quintet une �nergie nouvelle,
lui ouvrant les portes d’un futur radieux et moins aust�re.
Fini la froideur et la m�lancolie, bonjour la chaleur et
l’optimisme!

Setlist :

? Bye Bye Beautiful
? Dark Chest Of Wonders
? Whoever Brings The
Night

? The Siren
? Amaranth
? The Islander
? The Poet And The
Pendulum

? Sacrament Of
Wilderness

? Sahara
? Last Of The Wilds
? Nemo

Rappels :

? Seven Days To The Wolves
? Wishmaster
? Wish I had An Angel

PS : remerciements � ma petite-amie Patricia, Anne et Reynald,  Christophe et sa petite-copine St�phanie et leur amie, aux deux groupes. Mention sp�ciale � Tuomas Holopainen et Jukka Nevalainen pour leur gentillesse.

Metallica : MetallicaAprés trois albums successifs qui ont connu un énorme succés, Metallica continue sur le chemin de la gloire avec un album qui va révolutionner le monde du métal dans sa globalité, le chef-d’oeuvre de thrash metal par excellence. Bien que perdant certains fans de sa période la plus heavy, qui lui reprochent de trop ralentir le tempo et de trop s’adoucir, le groupe en gagne de nouveaux avec cet album brillant. Que de hits ici réunis : “Enter Sandman“, “Sad But True“, “The Unforgiven“, “Wherever I May Roam“, “Through The Never”, la ballade mélancolique “Nothing Else Matters“, entiérement écrite par James Hetfield qui raconte son sentiment de solitude durant les tournées à rallonge de son groupe, et “The Struggle Within”. Il ne s’agit plus de thrash au sens strict du terme, les structures propres à ce style ayant disparu, mais, plutôt de heavy. Ce disque marque également le début d’une descente aux enfers initiée par un adoucissement de la musique du groupe (‘Load‘ et ‘ReLoad‘), la dépendance trés forte de James à l’alcool et le départ précipité du bassiste Jason Newsted. Le “Black Album”, initialement baptisé ‘Metallica‘, est, donc, un album qui a eu un double impact sur Metallica : à la fois positif et négatif, celui-ci a vérifié l’effet icare. Le groupe s’est trop approché du soleil et ses ailes ont fini par brûler, la chute était, par conséquent inévitable…Je vous recommande sincérement ce disque, qui est la matérialisation vivante du succés que pourrait rencontrer le métal s’il n’existait pas toute cette lie programmée par MTV et que l’on qualifie de “musique” (comprendre rap, r’n'b, techno). Sans aucun doute, un des monuments du rock dans toute sa splendeur!!

Helloween : Metal JukeboxAvant un ‘The Dark Ride‘ qui a déçu les fans du groupe de par un côté trop sombre et aprés un superbe album intitulé ‘Better Than Raw‘, les allemands s’offrent un interlude avec ‘Metal Jukebox‘. Que dire de cet album : tout d’abord, qu’il ne s’agit pas d’un véritable album studio au sens propre du terme, puisqu’il ne contient que des reprises de groupes des années 60 et 70, comme l’indique la pochette. On peut (re)découvrir des perles de hard 70’s comme “He’s a Woman-She’s a Man” de Scorpions, “Locomotive Breath” de Jethro Tull ou encore “From Out Of Nowhere” de Faith No More (mais que fait ce titre des années 90 parmi les titres 70’s?????). D’autres covers plus surprenantes viennent s’ajouter aux titres hard : “Lay All Your Love on Me” (Abba), “Space Oddity” (David Bowie), “All My Loving” (The Beatles), “Hocus Pocus” (Focus), “Juggernaut” (Frank Marino) et “White Room” (Cream, le groupe des débuts d’Eric Clapton)…

Ensuite, il faut avouer que les reprises jouées par Helloween sont vraiment énergiques et catchy! C’est du pur Helloween, ni plus ni moins, même s’ils ont été écrits par les plus grands de la pop et du rock, voire du métal (Faith No More). Les reprises sont également très surprenantes par leur double facette : très fidèles aux titres originaux, mais, très différentes, notamment au niveau de la section rythmique. On retrouve de la double pédale sur “All My Loving” (!!!!), par exemple, ce qui donne de la modernité. Par comparaison, je trouve les titres mieux interprétés sur cet album que sur le dernier VRAI album studio du groupe, “Rabbits Don’t Come Easy” (sorti en 2003). Helloween serait-il devenu un groupe de covers-métal???

Un album varié, excellemment bien interprété, un album utile pour les fans d’Helloween, qui leur permettra de découvrir (pour les plus jeunes) ou de redécouvrir (pour les plus âgés) quelques-uns des plus grands standards (essentiels) du rock des années 60 et 70, les racines du métal. INDISPENSABLE!!!!

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