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Moonsorrow : Tulimyrsky

April 25th, 2008 by admin

Moonsorrow : TulimyrskyN’ayant jamais été déçu par la musique de Moonsorrow, l’arrivée d’une nouvelle piéce de ces derniers est toujours un évènement majeur dans mon monde metallique. Mes attentes pour les précédents albums avaient été comblées, et ce malgré les surprises (j’étais habitué aux titres avoisinant les 10 minutes, alors quand je vis que V : Havitetty serait composé de deux titres avoisinant chacun la demi heure, un léger frisson d’angoisse parcourut mon corps. Mais il s’effaça vite fait lors de la première écoute). Moonsorrow ont réussi avec brio tous les exercices musicaux dans lesquels ils se sont aventurés jusqu’à présent : que ce soit le black symphonique épique (Metsä, Tämä Ikuinen Talvi), le pagan folk metal légèrement progressif (Suden Uni, Voimasta Ja Kunniasta, Kivenkantaja), bien progressif (Verisäkeet), ou carrément progressif (V : Havitetty). Aucunne deception n’a terni le blason de leur discographie. (De mon point de vue évidemment, mais je mets les choses au clair dès maintenant : c’est MA chronique, donc si j’ai envie de dire que je considére leur discographie comme parfaite, je le dis!! De même que si j’ai envie de vous parler de la recette des endives cuites à l’éttouffée (oui, qu’un seul “t”, mais je m’en fous, encore une fois c’est MA chronique), je le fais! Mais je vais vous épargner ça… Retour à Moonsorrow donc.)

Et voilà que j’apprends qu’ils vont sortir un EP. Aïe, premier EP de leur carriére, EP rimant souvent avec petit album qui n’en est pas vraiment un, avoisinant au maximum la petite demi heure, parsemé de titres live plus ou moins pourris, de versions radio edit inutiles au possible, et malgré tout, présentant un ou deux nouveaux titres. Bref…. Un EP donc, composé d’un nouveau titre (Tulimyrsky, et ne me demandez pas ce que ça veut dire, je n’en sais foutrement rien, si un jour le sais, j’éditerai cette chronique), de deux reprises (From Whom the Bell Tolls de Metallica, titre issu du cultissîme Ride The Lightning; et Back To North du groupe de thrash death à consonances vikings (enfin, sur l’album concerné en tout cas) Merciless), ainsi que de deux titres remasterisés : l’excellent Taistelu Pohjolasta, issu de la demo Tämä Ikuinen Talvi, (Que j’ai d’ailleurs chroniqué), et Hvergelmir, issu de la première demo Metsä.

“Rien que pour le nouveau titre et les titres remasterisés, ça vaut le coup!” me disais-je. J’étais plus craintif quant aux reprises. Il s’agit en effet d’une première (sur disque au moins) pour Moonsorrow, sans compter que l’exercice est périlleux, la voie de la facilité et du bête copié collé étant souvent reine.

Mais bon, on y reviendra.

Parlons un peu de la pochettte. Le ton de couleurs me rappelle vaguement celle de Tämä Ikuinen Talvi. Elle est moyenne je trouve. ça part mal. Mais bon, c’est juste la pochette, on s’en branle donc.

Mais bon, je la sors, pour voir un peu de quoi elle est faite. Et là, surprise, c’est un dépliant, une jolie fresque, représentant un débarquement de Vikings (au moins 6 drakkars, ils ne font pas les choses à moitié les enfoirés!), sur une côte où une bataille terrible fait rage : on voit en arrière plan une forteresse en feu, ainsi qu’un village.

Bataille terrible, et inégale. Les vikings semblent sans pitié, brûlant tout, tuant tout, même un curé sans défense, levant sa main gauche en ultime et dérisoire geste de protection desespérée, tout en brandissant la croix de son autre main, face au guerrier se tenant devant lui, brandissant une hache à deux mains, et qui ne semble ni impressioné par la croix du curé, ni appitoyé par le geste de protection de ce dernier.

On peut voir aussi des paysans, des femmes, des enfants, poursuivis par les guerriers sans pitié.

Et donc, à droite de tout ça, la mer, d’où ils sont venus (qui ça ils? Ben, les vikings, con! Pas les paysans hein, trop pauvres pour s’acheter un bateau ceux là!). Avec la mer et les montagnes que l’on aperçois sur la pochette, qui prends donc tout son sens une fois dépliée.

Après cette heureuse surprise, je mets donc en route, et c’est parti pour Tulimyrsky. Une nappe de clavier bien étouffée, de la guitare acoustique, le bruit de l’eau (des vagues plus précisément), des mouettes… Je regarde la longueur du titre, mazette!!! 29 minutes 45!!! Ah ouai, aussi long qu’un titre de V : Havitetty. Ben dis donc! Ils ne se sont pas contenté d’un petit titre à la noix. Mais poursuivons l’écoute. Où en étais-je? Ah oui, les mouettes, le bruit de fond (pareil que celui qu’on peut entendre au début de V : Havitetty), la guitare accoustique… On a droit ensuite à une narration, en finnois, (donc je n’y comprends rien, et c’est fort dommage!!). Une belle mélodie au violon fait son apparition et vient se mêler à cette douce communion. Soudain, la guitare electrique arrive, et c’est parti (comme en 40? Non, vous n’y êtes pas), dans la veine de V : Havitetty. La voix de Vile Sorvali est encore agressive, comme sur les albums post-Kivenkantaja. Il semblerait que le temps du chant atypique des 3 premiers albums soit révolu…. Dommage, mais bon, c’est comme ça.

Le rythme est bien rapide, ça blaste (ce n’est pas du 1349, mais tout de même) comme dans les parties les plus rapides et furieuses de V : Havitetty ou Verisäkeet. C’est assez direct, carrément pas folklorique. On dirait plutôt du Enslaved, période Blodhemn (le titre I Lenker Til Ragnarok est assez représentatif je trouve). Quelques changements de rythme, quelques solos vite fait, mais globalement, ça reste du rapide pendant quelques minutes. Sauf qu’ évidemment, tout comme sur V : Havitetty, ça progresse. Le mid tempo, bien dans la veine du groupe, fait son apparition, toujours avec ce son propre au groupe. Et puis la furie repart de plus belle, avec le “Tulimyrsky” scandé bien quelques fois.

Et tout à coup, c’est l’accalmie. Le narrateur revient, la guitare accoustique aussi. Mais l’ambiance à changée, on est plus au bord de la mer, mais en forêt. Et voilà qu’ arrive la première mélodie folklorique : acoustique uniquement, bien festive. Quand la guitare revient, plus de furie guitaristique, mais plutôt du folk épique, un peu comme sur Jumalten Kaupunki (pour le principe, parce que niveau mélodique, pas grand chose à voir), mais encore plus folkorique.

Et ça progresse, et ça progresse…. Je ne me suis toujours pas emmerdé d’ailleurs.

La mélodie folk revient. Elle me rappelle d’ailleurs quelque chose. J’y reviendrai.

Vient ensuite une nouvelle accalmie. Guitare acoustique, dont la mélodie (la même qu’au tout début de la chanson, mais jouée sur un autre ton) couplée avec le souffle du vent me rappelle le début du film Gladiator, quand on voit Maximus pour la première fois, perdu dans ses pensées avant la bataille, à côté d’un rouge gorge. Et v’là encore de la narration. Décidemment, il faut que je mette au finnois.

Ensuite, la furie reprend, comme au début. La mélodie est la même d’ailleurs, mais jouée différemment. Elle est cette fois plus épique. Ce groupe est génial…. Vraiment…

Les choeurs sont là, la double pédale (Mais non BEERGRINDER et Mamafucker, je ne vous ai pas sonné!!) aussi.

Et encore une accalmie (décidémment!!), encore et toujours accompagnée de cette narration (Heureusement qu’elle n’ai pas niaiseuse comme celles des premiers Rhapsody (avant que Christopher Lee ne vienne narrer les aventures des migthy warriors d’Algalord)), elle même accompagnée d’une mélodie aux cordes et intruments folkloriques. La guitare revient, et voilà une partie chanté en choeur, qui me rapelle vaguement certains passages de Raunioilla (toujours dans le principe, pas dans la mélodie). Et la chanson se termine ainsi, par une conclusion quasiment de structure classique.

Que dire de ce titre, sinon qu’il est une preuve supplémentaire du génie de Moonsorrow? Il m’avait semblé un peu longuet à la premiére écoute. Mais il suffit d’une écoute attentive pour être scotché.

C’est quand même fort. Ils font du progressif, mais sacrément bien fait! Certains groupes nous noient dans un labyrinthe de mélodies, qui perdent l’auditeur le moins averti. D’autres jouent des mélodies qui n’ont rien à voir l’une de l’autre, qui se suivent sans queue ni tête.

Mais là, c’est l’équilibre parfait pour le genre (Pagan folk épique et progressif, waouuuu les étiquettes qui en jettent!). Certaines mélodies reviennent plusieurs fois dans la chanson, mais elles reviennent différemment. Et vu qu’entre leurs apparitions, bien des choses se passent, on est content de les retrouver. C’est un peu comme si on retrouvait un ami après des années, qui a fait sa vie de son côté, et que l’on a plaisir à revoir. Parfois, il n’a pas tellement changé, parfois si. Donc la mélodie est là, puis une autre prend le relai, les minutes passent, et la mélodie revient, jouée de façon différente.

Et c’est là que c’est fort : d’un côté, on est pas perdu dans des dédales de mélodies indigestes ou d’accès quasi-impossible, et d’un autre côté, même si on ne se coltine pas la même mélodie pendant 30 minutes, on trouve des similitudes, des évolutions, des retours, mais le tout de façon assez logique, pas sans queue ni tête…

Vous l’aurez compris, cette chanson est un coup de maitre supplémentaire. La BO parfaite pour la fresque de la pochette, pour cette bataille.

Passons maintenant au titre suivant : From Whom the Bell Tolls, reprise de Metallica. Je décide d’abord d’écouter l’originale. Je suppose que vous la connaissez, c’est un bon titre de thrash.

Alors version Moonsorrow, qu’est ce que ça donne? Et bien, on entend la cloche. Puis le riff, et c’est parti. La guitare rhytmique, la batterie, le tout joué version Moonsorrow. La mélodie, joué au clavier (alors que c’est à la guitare pour Metallica), une interlude avec de guitare accoustique, et c’est reparti de plus belle, avec un “yeaaaahhh” de Vile Sorvali, qui me donne presque autant de frissons que celui qu’il pousse à la fin de Kuin Ikuinen ou de Kylan Pässää. Nouveau riff,suivi de quelques riffs qui ne sont pas dans l’originale, et voilà le chant. Il est plus haut perché, moins agressif, plus humain que d’ordinaire. On se croirait revenu sur Suden Uni (pour le chant).

Et ça continue dans cette veine durant toute la chanson… Qui est d’ailleurs plus longue que l’originale, de 2 minutes environ.

Que dire au final?

Et bien, si on ne m’avait pas dit que c’était une reprise, je ne l’aurais probablement jamais su. Vraiment. Du Metallica version Moonsorrow, je n’ai pas d’autres qualificatifs. Et franchement, ça déchire.

Une fois le titre terminé, je savoure l’instant, et je me prépare psychologiquement au titre suivant : Taistelu Pohjolasta, le titre qui ouvrait Tämä Ikuinen Talvi de fort belle maniére : cette lente intro orchestrale, avec les arpèges de piano, une lente montée en puissance jusqu’ à l’explosion, et la deferlante de guitares.

Et là, HORREUR!!!!! Les bandits!!! Les salauds!!!! Les enfoirés!!!!!! Au crime!!! À l’assassin!!!! Ils ont osé!!!! Ma première deception!!!! Je rêve, ce n’est pas possible!!!!! On commence direct par l’explosion et la furie guitaristique!!!!! Où est passée cette intro de 4 minutes et des poussiéres, qui donnait à ce morceau une bonne partie de son âme? Ils l’ont occultée, sacrilége!!! Ma première déception, amère… Qui est celle du fan chiant… Mais quand même, pour 68 minutes, ils avaient la place de la mettre!! Les salauds, sur ce coup là, je les hais!!……..

Ma colére atténuée, mon désarroi passé, je daigne vous donner mon avis sur cette nouvelle version. Hormis un meilleur son (le son sur Tämä Ikuinen Talvi était déjà correct, même si, même si…) et l’odieuse absence de l’intro, il n’apporte rien de nouveau.

Vient ensuite un autre titre remasterisé : Hvergelmir. Et cette fois, pas de deception, tout est là, remasterisation fidèle à l’originale, il y a même l’outro (mais je rêve, pourquoi l’outro de celle là, et pas l’intro de Taistelu Pohjolasta??? Pourquoi??? C’est pô juste!!! Et voilà que je me mets à parler comme Titeuf maintenant, j’ai l’air fin tiens!).

Et gros avantage par rapport à l’originale, le son est bien meilleur. En effet, Metsä sonnait très cru, très demo. Une remasterisation judicieuse donc.

Et voilà qu’arrive enfin le dernier titre : Back To North, du groupe suédois de thrash death Merciless. Comme pour le titre de Metallica, je ne me serais jamais douté qu’il sagissait d’une reprise. On dirait du Moonsorrow. La voix est juste plus death que d’ordinaire, et la guitare sonne peut être un poil plus thrash. Le titre sonnait viking à la base, donc à ce niveau là, pas de changement. Un bon titre de plus.

Et voilà, c’est fini. Que dire donc de ce premier EP, à part qu’il est (presque) une totale réussite? Un nouveau titre qui est un nouveau coup de génie, deux reprises excellentes (je préfère celle de Metallica, mais c’est personnel), et deux très bon titres remasterisés, qui pourront donner un aperçu de ce que faisaient Moonsorrow à leurs débuts, les demos étant difficilement trouvables… Mais bon, avec le téléchargement, on arrive à tout.

Seul hic, cette absence d’intro sur Taistelu Pohjolasta. Et rien que pour ça, je met 17 au lieu de mettre 18.

Et puis, pour en revenir à la pochette, elle n’est pas si mal finalement.

Moonsorrow confirment. Et ils ne se reposent pas sur leurs lauriers (je parle pour le nouveau titre, ainsi que pour les arrangements des reprises). Bon signe? l’avenir nous le dira.

17/20 pour un EP

15/20 dans l’absolu.

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Moonsorrow : Tulimyrsky

April 25th, 2008 by admin

Moonsorrow : TulimyrskyN’ayant jamais été déçu par la musique de Moonsorrow, l’arrivée d’une nouvelle piéce de ces derniers est toujours un évènement majeur dans mon monde metallique. Mes attentes pour les précédents albums avaient été comblées, et ce malgré les surprises (j’étais habitué aux titres avoisinant les 10 minutes, alors quand je vis que V : Havitetty serait composé de deux titres avoisinant chacun la demi heure, un léger frisson d’angoisse parcourut mon corps. Mais il s’effaça vite fait lors de la première écoute). Moonsorrow ont réussi avec brio tous les exercices musicaux dans lesquels ils se sont aventurés jusqu’à présent : que ce soit le black symphonique épique (Metsä, Tämä Ikuinen Talvi), le pagan folk metal légèrement progressif (Suden Uni, Voimasta Ja Kunniasta, Kivenkantaja), bien progressif (Verisäkeet), ou carrément progressif (V : Havitetty). Aucunne deception n’a terni le blason de leur discographie. (De mon point de vue évidemment, mais je mets les choses au clair dès maintenant : c’est MA chronique, donc si j’ai envie de dire que je considére leur discographie comme parfaite, je le dis!! De même que si j’ai envie de vous parler de la recette des endives cuites à l’éttouffée (oui, qu’un seul “t”, mais je m’en fous, encore une fois c’est MA chronique), je le fais! Mais je vais vous épargner ça… Retour à Moonsorrow donc.)

Et voilà que j’apprends qu’ils vont sortir un EP. Aïe, premier EP de leur carriére, EP rimant souvent avec petit album qui n’en est pas vraiment un, avoisinant au maximum la petite demi heure, parsemé de titres live plus ou moins pourris, de versions radio edit inutiles au possible, et malgré tout, présentant un ou deux nouveaux titres. Bref…. Un EP donc, composé d’un nouveau titre (Tulimyrsky, et ne me demandez pas ce que ça veut dire, je n’en sais foutrement rien, si un jour le sais, j’éditerai cette chronique), de deux reprises (From Whom the Bell Tolls de Metallica, titre issu du cultissîme Ride The Lightning; et Back To North du groupe de thrash death à consonances vikings (enfin, sur l’album concerné en tout cas) Merciless), ainsi que de deux titres remasterisés : l’excellent Taistelu Pohjolasta, issu de la demo Tämä Ikuinen Talvi, (Que j’ai d’ailleurs chroniqué), et Hvergelmir, issu de la première demo Metsä.

“Rien que pour le nouveau titre et les titres remasterisés, ça vaut le coup!” me disais-je. J’étais plus craintif quant aux reprises. Il s’agit en effet d’une première (sur disque au moins) pour Moonsorrow, sans compter que l’exercice est périlleux, la voie de la facilité et du bête copié collé étant souvent reine.

Mais bon, on y reviendra.

Parlons un peu de la pochettte. Le ton de couleurs me rappelle vaguement celle de Tämä Ikuinen Talvi. Elle est moyenne je trouve. ça part mal. Mais bon, c’est juste la pochette, on s’en branle donc.

Mais bon, je la sors, pour voir un peu de quoi elle est faite. Et là, surprise, c’est un dépliant, une jolie fresque, représentant un débarquement de Vikings (au moins 6 drakkars, ils ne font pas les choses à moitié les enfoirés!), sur une côte où une bataille terrible fait rage : on voit en arrière plan une forteresse en feu, ainsi qu’un village.

Bataille terrible, et inégale. Les vikings semblent sans pitié, brûlant tout, tuant tout, même un curé sans défense, levant sa main gauche en ultime et dérisoire geste de protection desespérée, tout en brandissant la croix de son autre main, face au guerrier se tenant devant lui, brandissant une hache à deux mains, et qui ne semble ni impressioné par la croix du curé, ni appitoyé par le geste de protection de ce dernier.

On peut voir aussi des paysans, des femmes, des enfants, poursuivis par les guerriers sans pitié.

Et donc, à droite de tout ça, la mer, d’où ils sont venus (qui ça ils? Ben, les vikings, con! Pas les paysans hein, trop pauvres pour s’acheter un bateau ceux là!). Avec la mer et les montagnes que l’on aperçois sur la pochette, qui prends donc tout son sens une fois dépliée.

Après cette heureuse surprise, je mets donc en route, et c’est parti pour Tulimyrsky. Une nappe de clavier bien étouffée, de la guitare acoustique, le bruit de l’eau (des vagues plus précisément), des mouettes… Je regarde la longueur du titre, mazette!!! 29 minutes 45!!! Ah ouai, aussi long qu’un titre de V : Havitetty. Ben dis donc! Ils ne se sont pas contenté d’un petit titre à la noix. Mais poursuivons l’écoute. Où en étais-je? Ah oui, les mouettes, le bruit de fond (pareil que celui qu’on peut entendre au début de V : Havitetty), la guitare accoustique… On a droit ensuite à une narration, en finnois, (donc je n’y comprends rien, et c’est fort dommage!!). Une belle mélodie au violon fait son apparition et vient se mêler à cette douce communion. Soudain, la guitare electrique arrive, et c’est parti (comme en 40? Non, vous n’y êtes pas), dans la veine de V : Havitetty. La voix de Vile Sorvali est encore agressive, comme sur les albums post-Kivenkantaja. Il semblerait que le temps du chant atypique des 3 premiers albums soit révolu…. Dommage, mais bon, c’est comme ça.

Le rythme est bien rapide, ça blaste (ce n’est pas du 1349, mais tout de même) comme dans les parties les plus rapides et furieuses de V : Havitetty ou Verisäkeet. C’est assez direct, carrément pas folklorique. On dirait plutôt du Enslaved, période Blodhemn (le titre I Lenker Til Ragnarok est assez représentatif je trouve). Quelques changements de rythme, quelques solos vite fait, mais globalement, ça reste du rapide pendant quelques minutes. Sauf qu’ évidemment, tout comme sur V : Havitetty, ça progresse. Le mid tempo, bien dans la veine du groupe, fait son apparition, toujours avec ce son propre au groupe. Et puis la furie repart de plus belle, avec le “Tulimyrsky” scandé bien quelques fois.

Et tout à coup, c’est l’accalmie. Le narrateur revient, la guitare accoustique aussi. Mais l’ambiance à changée, on est plus au bord de la mer, mais en forêt. Et voilà qu’ arrive la première mélodie folklorique : acoustique uniquement, bien festive. Quand la guitare revient, plus de furie guitaristique, mais plutôt du folk épique, un peu comme sur Jumalten Kaupunki (pour le principe, parce que niveau mélodique, pas grand chose à voir), mais encore plus folkorique.

Et ça progresse, et ça progresse…. Je ne me suis toujours pas emmerdé d’ailleurs.

La mélodie folk revient. Elle me rappelle d’ailleurs quelque chose. J’y reviendrai.

Vient ensuite une nouvelle accalmie. Guitare acoustique, dont la mélodie (la même qu’au tout début de la chanson, mais jouée sur un autre ton) couplée avec le souffle du vent me rappelle le début du film Gladiator, quand on voit Maximus pour la première fois, perdu dans ses pensées avant la bataille, à côté d’un rouge gorge. Et v’là encore de la narration. Décidemment, il faut que je mette au finnois.

Ensuite, la furie reprend, comme au début. La mélodie est la même d’ailleurs, mais jouée différemment. Elle est cette fois plus épique. Ce groupe est génial…. Vraiment…

Les choeurs sont là, la double pédale (Mais non BEERGRINDER et Mamafucker, je ne vous ai pas sonné!!) aussi.

Et encore une accalmie (décidémment!!), encore et toujours accompagnée de cette narration (Heureusement qu’elle n’ai pas niaiseuse comme celles des premiers Rhapsody (avant que Christopher Lee ne vienne narrer les aventures des migthy warriors d’Algalord)), elle même accompagnée d’une mélodie aux cordes et intruments folkloriques. La guitare revient, et voilà une partie chanté en choeur, qui me rapelle vaguement certains passages de Raunioilla (toujours dans le principe, pas dans la mélodie). Et la chanson se termine ainsi, par une conclusion quasiment de structure classique.

Que dire de ce titre, sinon qu’il est une preuve supplémentaire du génie de Moonsorrow? Il m’avait semblé un peu longuet à la premiére écoute. Mais il suffit d’une écoute attentive pour être scotché.

C’est quand même fort. Ils font du progressif, mais sacrément bien fait! Certains groupes nous noient dans un labyrinthe de mélodies, qui perdent l’auditeur le moins averti. D’autres jouent des mélodies qui n’ont rien à voir l’une de l’autre, qui se suivent sans queue ni tête.

Mais là, c’est l’équilibre parfait pour le genre (Pagan folk épique et progressif, waouuuu les étiquettes qui en jettent!). Certaines mélodies reviennent plusieurs fois dans la chanson, mais elles reviennent différemment. Et vu qu’entre leurs apparitions, bien des choses se passent, on est content de les retrouver. C’est un peu comme si on retrouvait un ami après des années, qui a fait sa vie de son côté, et que l’on a plaisir à revoir. Parfois, il n’a pas tellement changé, parfois si. Donc la mélodie est là, puis une autre prend le relai, les minutes passent, et la mélodie revient, jouée de façon différente.

Et c’est là que c’est fort : d’un côté, on est pas perdu dans des dédales de mélodies indigestes ou d’accès quasi-impossible, et d’un autre côté, même si on ne se coltine pas la même mélodie pendant 30 minutes, on trouve des similitudes, des évolutions, des retours, mais le tout de façon assez logique, pas sans queue ni tête…

Vous l’aurez compris, cette chanson est un coup de maitre supplémentaire. La BO parfaite pour la fresque de la pochette, pour cette bataille.

Passons maintenant au titre suivant : From Whom the Bell Tolls, reprise de Metallica. Je décide d’abord d’écouter l’originale. Je suppose que vous la connaissez, c’est un bon titre de thrash.

Alors version Moonsorrow, qu’est ce que ça donne? Et bien, on entend la cloche. Puis le riff, et c’est parti. La guitare rhytmique, la batterie, le tout joué version Moonsorrow. La mélodie, joué au clavier (alors que c’est à la guitare pour Metallica), une interlude avec de guitare accoustique, et c’est reparti de plus belle, avec un “yeaaaahhh” de Vile Sorvali, qui me donne presque autant de frissons que celui qu’il pousse à la fin de Kuin Ikuinen ou de Kylan Pässää. Nouveau riff,suivi de quelques riffs qui ne sont pas dans l’originale, et voilà le chant. Il est plus haut perché, moins agressif, plus humain que d’ordinaire. On se croirait revenu sur Suden Uni (pour le chant).

Et ça continue dans cette veine durant toute la chanson… Qui est d’ailleurs plus longue que l’originale, de 2 minutes environ.

Que dire au final?

Et bien, si on ne m’avait pas dit que c’était une reprise, je ne l’aurais probablement jamais su. Vraiment. Du Metallica version Moonsorrow, je n’ai pas d’autres qualificatifs. Et franchement, ça déchire.

Une fois le titre terminé, je savoure l’instant, et je me prépare psychologiquement au titre suivant : Taistelu Pohjolasta, le titre qui ouvrait Tämä Ikuinen Talvi de fort belle maniére : cette lente intro orchestrale, avec les arpèges de piano, une lente montée en puissance jusqu’ à l’explosion, et la deferlante de guitares.

Et là, HORREUR!!!!! Les bandits!!! Les salauds!!!! Les enfoirés!!!!!! Au crime!!! À l’assassin!!!! Ils ont osé!!!! Ma première deception!!!! Je rêve, ce n’est pas possible!!!!! On commence direct par l’explosion et la furie guitaristique!!!!! Où est passée cette intro de 4 minutes et des poussiéres, qui donnait à ce morceau une bonne partie de son âme? Ils l’ont occultée, sacrilége!!! Ma première déception, amère… Qui est celle du fan chiant… Mais quand même, pour 68 minutes, ils avaient la place de la mettre!! Les salauds, sur ce coup là, je les hais!!……..

Ma colére atténuée, mon désarroi passé, je daigne vous donner mon avis sur cette nouvelle version. Hormis un meilleur son (le son sur Tämä Ikuinen Talvi était déjà correct, même si, même si…) et l’odieuse absence de l’intro, il n’apporte rien de nouveau.

Vient ensuite un autre titre remasterisé : Hvergelmir. Et cette fois, pas de deception, tout est là, remasterisation fidèle à l’originale, il y a même l’outro (mais je rêve, pourquoi l’outro de celle là, et pas l’intro de Taistelu Pohjolasta??? Pourquoi??? C’est pô juste!!! Et voilà que je me mets à parler comme Titeuf maintenant, j’ai l’air fin tiens!).

Et gros avantage par rapport à l’originale, le son est bien meilleur. En effet, Metsä sonnait très cru, très demo. Une remasterisation judicieuse donc.

Et voilà qu’arrive enfin le dernier titre : Back To North, du groupe suédois de thrash death Merciless. Comme pour le titre de Metallica, je ne me serais jamais douté qu’il sagissait d’une reprise. On dirait du Moonsorrow. La voix est juste plus death que d’ordinaire, et la guitare sonne peut être un poil plus thrash. Le titre sonnait viking à la base, donc à ce niveau là, pas de changement. Un bon titre de plus.

Et voilà, c’est fini. Que dire donc de ce premier EP, à part qu’il est (presque) une totale réussite? Un nouveau titre qui est un nouveau coup de génie, deux reprises excellentes (je préfère celle de Metallica, mais c’est personnel), et deux très bon titres remasterisés, qui pourront donner un aperçu de ce que faisaient Moonsorrow à leurs débuts, les demos étant difficilement trouvables… Mais bon, avec le téléchargement, on arrive à tout.

Seul hic, cette absence d’intro sur Taistelu Pohjolasta. Et rien que pour ça, je met 17 au lieu de mettre 18.

Et puis, pour en revenir à la pochette, elle n’est pas si mal finalement.

Moonsorrow confirment. Et ils ne se reposent pas sur leurs lauriers (je parle pour le nouveau titre, ainsi que pour les arrangements des reprises). Bon signe? l’avenir nous le dira.

17/20 pour un EP

15/20 dans l’absolu.

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Arcana : Inner Pale Sun

March 27th, 2008 by admin

Arcana : Inner Pale SunCet album a été décrit dans une chronique précédente, avec les émotions ressenties par ce chroniqueur. Mais il me tient à coeur de le chroniquer depuis un bon moment, et je ne vais pas abandonner.

Inner a pale sun est donc le 4ème album d’Arcana, groupe mené par Peter Pettersson (qui se mariera plus tard avec Ia Bjärgö, ce qui explique son changement de nom), un membre éminent dans le domaine de la musique ambiante, puisqu’il officie également dans Sophia, épaulé par Stefan Eriksson dans la programmation et Ann-Mari Thim au chant.

Sur cet album, les influences de Dead Can Dance sont bien présente, en particulier la chanson mythique Summoning of the muse.

Cela dit, je trouve que l’ambiance émanant de ce chef d’oeuvre n’est pas la même, elle est plus “forêstière”, j’entends pas là qu’elle s’accorde parfaitement bien avec la pochette : une vieille forêt, plutôt dense, mystérieuse, presque inquiétante, avec une pâle lueur au fond…

Et là, le moment est venu de s’interesser à la musique en elle même. Je précise dès maintenant que je vais faire parler mon imagination, mon ressenti profond…

Quand j’écoute ce disque, je vois quelque chose qui est en même temps mélancolique, magnifique, sombre…

Pour étayer mes propos, voici ce que je pourrais utiliser : dans Le Seigneur des Anneaux 2 (le film), Elrond dit à sa fille Arwen (qui est une elfe immortelle, amoureuse d’Aragorn, un mortel) que si elle reste avec ce dernier, elle goûtera à l’amertume de la mort. En voici les termes : “Que ce soit par les dégâts du temps ou par l’épée, Aragorn mourra, et rien ne pourra te réconforter, rien ne pourra soulager la douleur de son trépas. Il en viendra à mourir, une image de la splendeur des hommes dans une gloire non ternie avant la destruction du monde. Mais toi, ma fille, tu erreras sans fin, dans les ténèbres et le doute, comme la nuit d’ hiver qui tombe sans bruit. Ici tu demeureras, prisonnière de ta douleur, sous les arbres qui dépérissent, jusqu’à ce que le monde ai changé et que les longues années de ta vie se soient écoulées totalement”

Et on voit une projection de cette possibilité de triste avenir : Arwen marche parmi les arbres, voilée, condamnée à errer jusqu’à la fin des temps, elle a perdu l’homme qu’elle aime, et elle est si belle, toujours aussi jeune en apparence…. Et pourtant, presque aussi vieille que le monde, dans cette forêt qui ne l’est pas moins, comme un témoin éternel, détachée du monde et pourtant condamnée à y rester, seule avec sa tristesse et sa mélancolie… Et si belle….Et si belle…

La musique d’Arcana semble émaner de cette scéne, avec tout ce que ça implique…

Et c’est particulièrement vrai sur ce que je considère comme le meilleur titre de l’album : Season of Thought, qui est la parfaite incarnation musicale de ce que je viens de décrire… Mélancolique et triste presque à en pleurer (cette idée d’une personne errante dans une très vieille forêt, condamnée à voir le monde évoluer jusqu’à la fin des temps), et Magnifique.

J’insiste particuliérement sur ce titre, car il n’a pas été mentionné dans l’autre chronique, et qu’il est selon moi le meilleur titre de l’album.

Mais si j’ai des titres favoris, ça ne signifie pas que les autres sont moins bons… Ils ont tous leur dose niveau émotion. Un fait particulier d’ailleurs, c’est que je trouve que la musique de cet album est en même temps contemplative et ressentie, comme venant des tréfonds de mon âme. (je parle pour moi, car c’est MON ressenti, chacun ressent à sa façon, même si je pense qu’il y a des lignes principales)

Que ce soit My Cold Sea, qui débute avec cette nappe de cordes, et cet instrument dont le son ressemble à un mix entre un hautbois et une clarinette (c’est une corne soprano parait-il… Toujours est-il que cet instrument en lui même sonne mélancolique), puis ce rythme, comme une marche inexorable vers je ne sais où…. Je vais d’ailleurs encore faire un parallèle avec Le Seigneur des Anneaux (désolé pour les anti-Tolkien, mais c’est MA chronique, j’écris ce que JE veux. Si j’ai envie d’écrire “mort au syndicat des endives cuites”, je le dis!! D’ailleurs, mort au syndicat des endives cuites!! Voilà, ça c’est fait) : je pourrais comparer ce titre à la marche des ents (des hommes-arbres, vieux comme le monde et gardiens des forêts) sur l’Isengard. Comme ils disent, il est probable qu’ils courent à leur perte… Et pourtant, ils y vont, d’un pas décidé, inexorable, quelle que soit la fin…

Que ce soit Lovelorn, titre nettement plus posé (j’imagine un homme au milieu d’une petite clairière, toujours dans la forêt ancienne que l’on voit sur la pochette, en train de se lamenter sur son amour perdu, ou irréalisable…), au chant masculin de toute beauté…

Que ce soit Icons, ce titre grandiose, qui commence avec du grattage de dulcimer (ben quoi? Il à le droit de se faire gratter au même titre qu’une guitare ou que tout instrument à cordes grattées. Ma façon de le dire est merdique, je vous l’accorde…), accompagné d’un choeur masculin, d’une cloche redondante, formant un tout d’une beauté éclatante…

Que ce soit We Rise Above, avec son Dulcimer (un instrument qui à le même genre de son que la cithare), qui est en premier plan, avec une mélodie qui revient sans arrêt, mais qui pourtant ne m’agace pas, car la mélodie des autres intruments l’accompagnant évolue, ce choeur masculin toujours aussi beau…

Que ce soit Innocent Child et ce piano, ces cordes bien présentes, et jouant une mélodie d’une mélancolie et d’une beauté rare (qui n’a d’égal que l’album en lui même)…

Que ce soit Song of the Dead Sun, titre assez sombre, qui monte lentement en puissance, et qui finit en beauté…

Que ce soit enfin Closure, qui cloture (ah ah ah!) l’album sur des arpèges de piano montants, avec un choeur féminin qui accompagne, bientôt rejoint par un choeur masculin, qui monte en densité, avant de s’atténuer, jusqu’à disparaître totalement, comme une longue vie qui se termine, dans la tristesse et la beauté…

Sans oublier evidemment LE titre Season of Thought, sa harpe, sa corne soprano qui me colle des frissons, ses choeurs somptueux, les murmures lors de l’acalmie, qui laisse place à des nappes de cordes mélancoliques d’une beauté admirable…

Bref, quel que soit le titre écouté, le lot d’émotions, de mélancolie, et de beauté est bien présent.

Rien n’est à jeter.

Autrement, vous remarquerez que j’ai répété bon nombre de fois les termes “beauté, mélancolique, magnifique”. Certains pourront le reprocher, quand à la forme de ma chronique, qui pourrait laisser à désirer, et même faire pâle figure à côté des oeuvres de certains cadors du genre… Je leur suggére alors d’écouter cet album, et ils comprendront le pourquoi de la répétitions de ces trois termes.

Un album hors du temps, et pourtant dans le temps…. Un album magique…

Magnifique, Mélancolique, Triste, Sombre, Beau, Magnifique encore….

Voilà ce que j’ai à dire sur ce chef d’oeuvre.

Titre préféré : puisqu’il faut choisir : Season of Thought.

18/20

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Moëvöt : Ezleyfbdrehtr Vepreub Zuerfl Mazagvatre Erbbedrea

January 27th, 2008 by admin

Moëvöt : Ezleyfbdrehtr Vepreub Zuerfl Mazagvatre ErbbedreaAujourd’hui, au programme, la 2nde demo de Moëvöt, groupe des Légions Noires, se démarquant des autres dans la mesure où la musique n’est pas un True black metal hyper mal produit et crasseux, mais plutôt un dark ambiant malsain à souhait, avec une voix black et des chœurs. En revanche, ce groupe, splitté (enfin, difficile de savoir vraiment) est aussi underground que les autres.

Cette demo, sortie un an après la demo Abgzvoryathre, s’intitule Ezleyfbdrehtr Vepreub Zuerfl Mazagvatre Erbbedrea. Ceux qui avaient du mal à prononcer ou à retenir le nom de la demo précédente abandonneront définitivement ici. Cette langue étrange est la langue des Légions Noires. Je ne suis pas un spécialiste, je ne saurais donc vous en dire plus à ce sujet.

Le son de Moëvöt était correct sur la demo précédente, et même idéal pour le style. Sur Ezleyfbdrehtr Vepreub Zuerfl Mazagvatre Erbbedrea, le son est un poil moins bon. On entend tout le temps un bourdonnement, une rumeur (je ne sais pas comment appeler ça) du matériel d’enregistrement qui tourne (vous savez, les vieux microphones tape, quand on enregistre dans le vide, ça fait une sorte de brume sonore, ben là c’est ce qu’il y a.), ainsi que régulièrement un “tac… tac…. tac…..”, qui est peut être lié à la cassette qui tourne. Mais bon, ça reste tout à fait correct. (je veux dire, en comparaison des habituelles offrandes des groupes des Légions Noires. Si vous vous attendez à une production digne des groupes labellisés sur Nuclear Blast, vous serez déçus.)

L’ambiance, bien que toujours malsaine, est différente de Abgzvoryathre. En effet, sur cette dernière, je m’imaginais en train de faire un périple (je parle à la première personne, parce que bien sûr, c’est subjectif) dans une église reculée, dans des pièces remplies de poussière, avec des bougies blanches figées, de couleur blafarde (en particulier sur le titre In Einen Friedhof Errance). De préférence dans les sous-sols, avec des bas reliefs représentant des files de personnes damnées à jamais (les chants d’éternité). Je me sentais seul, et spectateur. Le tout malsain à souhait, accompagné de paroles blasphématoires, que je ne comprends pas toutes, malgré le fait que c’est en français.

Sur Ezleyfbdrehtr Vepreub Zuerfl Mazagvatre Erbbedrea, l’ambiance a changé. Je suis toujours spectateur, mais cette fois, il y a du monde, d’autres hommes. Je ne suis plus dans les tréfonds d’une église, mais dans une cour de monastère sûrement. Je vais faire une comparaison hasardeuse, et que je ne maîtrise pas complètement. Mais peu importe.

J’ai vu, il y a longtemps, le début du film “Au nom de la rose”. Cet espèce de monastère perdu dans lequel il se passe des choses horribles. Et bien, en écoutant Ezleyfbdrehtr Vepreub Zuerfl Mazagvatre Erbbedrea, j’ai établi un parallèle. Mais il est ultra subjectif.

Voilà pour ce que je ressens.

Je vais maintenant faire sombrer ma chronique dans l’art désuet et puéril du “titre par titre”. Je vais tenter d’illustrer ce que je ressens pour chaque titre, le tout agrémenté d’une description musicale.

1. Der Glockenturm I

Première piste. On entre dans le monastère. Les cloches sonnent. Et on entend des cris, des plaintes déchirantes. Quelques accords dissonants de ce qui semble être un violon mal accordé.

Un titre assez court quand même, mais qui met bien dans l’ambiance. Les cris mettent assez mal à l’aise.

2. Reflexion/Abjuration

Je pense qu’il s’agit d’une prière. C’est en Français, mais je ne comprends rien. C’est fort dommage, car je pense que la compréhension des paroles doit ajouter une sacré couche de malsain (Les propos compréhensibles de la première demo étant blasphématoires à souhait…). Abjurer signifie “Abandonner, par un acte solennel, une religion ou une doctrine”. Je pense qu’ici, la personne que l’on entend (doublée par une voix déformée, qui semble être une sorte d’écho instantané) abjure sa foi en la chrétienté… Mais je ne hasarderai pas trop, étant donné que je n’arrive pas à saisir les paroles.

3. Yatr Mazagvatre Erbbedrez

Attention, un titre de 11 minutes 41.

On commence par quelques pseudos arpéges descendants, au son inquiétant, joués avec une sorte d’orgue. (Et là, j’ai une révélation !!! Je pense subitement à un truc : je soupçonne fortement les instruments d’être joués à l’harmonium, pour la plupart. Et même sur la première demo. Je ne suis sûr de rien cependant, il faudra que je me renseigne.). Quelques chœurs d’hommes, quelques mélodies, un bref silence, et puis ça recommence. Le tout dans le même esprit. Arrive ensuite de la guitare sèche accompagnée de ces chœurs, qui doivent être en Latin ou en Araméen.

Le titre est un peu long, mais il se laisse écouter, comme le reste de la demo.

4. Fin De Nuit

Une mélodie sympa à la guitare sèche, le bruit du vent omniprésent. Un interlude qui fait du bien.

5. Tagesanbruch

La formule est connue : mélodie à l’orgue (ou à l’harmonium), accompagnée d’un chœur d’hommes. Bon, mais pas exceptionnel.

6. Larmes Crepusculaires

Ah, voilà un très bon titre. Des arpéges de guitare sèche, un chœur (dont la mélodie me rappelle Zwightrape, Chant D’éternité 1, sur la précédente demo), et les cris et plaintes déchirantes que l’on peut entendre dans Der Glockenturm I.

Un de mes titres préférés de cette demo. Les cris sont comme des coups de poignard, la guitare est très belle, le chœur donne l’impression d’une désespérance totale…

7. Die Dämmerung

De bonnes mélodies bien angoissantes, jouées à l’harmonium probablement (je commence sérieusement à pencher vers l’harmonium, en effet, il est possible d’imiter plusieurs sons différents avec cet instrument : Cor anglais, clarinette, contrebasse, harpe éolienne (je me demande à quoi ça peut ressembler… Et je me demande également si on peut faire de l’électricité avec. Ah ah ah ah !!! Comment ça ma blague est nulle ??? Ben pour la peine, je vais vous attacher, vous mettre des écouteurs dans lesquels passeront en boucle les deux demos de Moëvöt. Ca vous apprendra à faire les malins !! Après, vous chanterez d’une façon désespérée, comme dans les Chants d’éternité. Bien fait !!), fifre, clairon, basson, bourdon (pas l’insecte)…), avec quelques dissonances du meilleur effet de ci de là, un chœur.

8. Yatr Vazbagraehbbe

On commence par de la contrebasse (faite à l’harmonium ?), toujours le même genre de mélodies, mais pourtant, toujours aussi efficace. Quelques plaintes déchirantes, et c’est fini.

9. Brumes

Alors, j’ignore si c’est voulu ou pas, mais quand je mets ce titre, le son qui sort de mes enceintes me fait mal aux oreilles, je sens des ondulations jusque dans mes tympans !! De la torture auditive dans tous les sens du terme ! Les salauds !!

10. Nie

Un titre très court. On dirait de l’Allemand. Une phrase répétée 4 fois. Une sorte de prière j’imagine.

11. Der Glockenturm II

Ce son de contrebasse dissonant, le bruit du vent, le “tac…tac…tac…”, les plaintes déchirantes, très lointaines, les cloches, plutôt proches, et voilà. Finish.

34 minutes 05 de malaise auditif.

Alors, je suis désolé, j’ai fait du titre par titre, certains vont trouver ça trop basique, trop chiant. Et ils n’auraient pas tout à fait tort. J’ai juste essayé de retranscrire ce que j’entendais. Les émotions, j’en ai parlé au début de ma chronique, et globalement, ce sont les mêmes : une profonde idée de malaise.

Mon titre préféré est de loin Larmes Crépusculaires. Tous les autres, bien que bons pour le genre, sont derrière.

Pour conclure que dire ? Une 2nde demo qui n’est pas une resucée de la première. L’ambiance dans l’absolu est la même (même si dans la forme elle ne l’est pas… Vous ne me comprenez pas ? Ben, écoutez et formez-vous votre propre avis nom de Dieu !!!! Voilà, à cause de vous je blasphème moi aussi…), la formule globalement aussi. Mais pourtant, comme je l’ai dit, il y a une évolution. Déjà, plus de diversité instrumentale (des cloches des sons de violon, de guitare sèche, d’orgue basique, enfin, plutôt d’harmonium).

Quoi qu’il en soit, la meilleure façon d’avoir un avis, c’est d’écouter. La demo est bien sûr introuvable, le téléchargement reste la seule solution, à moins d’être un ami intime des membres des Légions Noires, et encore…

Si vous voulez savoir comment faire, contactez-moi. (pas pour être ami intime des membres des Légions Noires, mais pour télécharger les demos, bananes !!)

Ah oui, il faut mettre une note…. Arf, zutre…. Allez, un petit 14/20. Mais c’est juste pour faire plaisir hein.

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Moëvöt : Ezleyfbdrehtr Vepreub Zuerfl Mazagvatre Erbbedrea

January 27th, 2008 by admin

Moëvöt : Ezleyfbdrehtr Vepreub Zuerfl Mazagvatre ErbbedreaAujourd’hui, au programme, la 2nde demo de Moëvöt, groupe des Légions Noires, se démarquant des autres dans la mesure où la musique n’est pas un True black metal hyper mal produit et crasseux, mais plutôt un dark ambiant malsain à souhait, avec une voix black et des ch?urs. En revanche, ce groupe, splitté (enfin, difficile de savoir vraiment) est aussi underground que les autres.

Cette demo, sortie un an après la demo Abgzvoryathre, s’intitule Ezleyfbdrehtr Vepreub Zuerfl Mazagvatre Erbbedrea. Ceux qui avaient du mal à prononcer ou à retenir le nom de la demo précédente abandonneront définitivement ici. Cette langue étrange est la langue des Légions Noires. Je ne suis pas un spécialiste, je ne saurais donc vous en dire plus à ce sujet.

Le son de Moëvöt était correct sur la demo précédente, et même idéal pour le style. Sur Ezleyfbdrehtr Vepreub Zuerfl Mazagvatre Erbbedrea, le son est un poil moins bon. On entend tout le temps un bourdonnement, une rumeur (je ne sais pas comment appeler ça) du matériel d’enregistrement qui tourne (vous savez, les vieux microphones tape, quand on enregistre dans le vide, ça fait une sorte de brume sonore, ben là c’est ce qu’il y a.), ainsi que régulièrement un “tac… tac…. tac…..”, qui est peut être lié à la cassette qui tourne. Mais bon, ça reste tout à fait correct.

L’ambiance, bien que toujours malsaine, est différente de Abgzvoryathre. En effet, sur cette dernière, je m’imaginais en train de faire un périple (je parle à la première personne, parce que bien sûr, c’est subjectif) dans une église reculée, dans des pièces remplies de poussière, avec des bougies blanches figées, de couleur blafarde (en particulier sur le titre In Einen Friedhof Errance). De préférence dans les sous-sols, avec des bas reliefs représentant des files de personnes damnées à jamais (les chants d’éternité). Je me sentais seul, et spectateur. Le tout malsain à souhait, accompagné de paroles blasphématoires, que je ne comprends pas toutes, malgré le fait que c’est en français.

Sur Ezleyfbdrehtr Vepreub Zuerfl Mazagvatre Erbbedrea, l’ambiance a changé. Je suis toujours spectateur, mais cette fois, il y a du monde, d’autres hommes. Je ne suis plus dans les tréfonds d’une église, mais dans une cour de monastère sûrement. Je vais faire une comparaison hasardeuse, et que je ne maîtrise pas complètement. Mais peu importe.

J’ai vu, il y a longtemps, le début du film “Au nom de la rose”. Cet espèce de monastère perdu dans lequel il se passe des choses horribles. Et bien, en écoutant Ezleyfbdrehtr Vepreub Zuerfl Mazagvatre Erbbedrea, j’ai établi un parallèle. Mais il est ultra subjectif.

Voilà pour ce que je ressens.

Je vais maintenant faire sombrer ma chronique dans l’art désuet et puéril du “titre par titre”. Je vais tenter d’illustrer ce que je ressens pour chaque titre, le tout agrémenté d’une description musicale.

1. Der Glockenturm I

Première piste. On entre dans le monastère. Les cloches sonnent. Et on entend des cris, des plaintes déchirantes. Quelques accords dissonants de ce qui semble être un violon mal accordé.

Un titre assez court quand même, mais qui met bien dans l’ambiance. Les cris mettent assez mal à l’aise.

2. Reflexion/Abjuration

Je pense qu’il s’agit d’une prière. C’est en Français, mais je ne comprends rien. C’est fort dommage, car je pense que la compréhension des paroles doit ajouter une sacré couche de malsain (Les propos compréhensibles de la première demo étant blasphématoires à souhait…). Abjurer signifie “Abandonner, par un acte solennel, une religion ou une doctrine”. Je pense qu’ici, la personne que l’on entend (doublée par une voix déformée, qui semble être une sorte d’écho instantané) abjure sa foi en la chrétienté… Mais je ne hasarderai pas trop, étant donné que je n’arrive pas à saisir les paroles.

3. Yatr Mazagvatre Erbbedrez

Attention, un titre de 11 minutes 41.

On commence par quelques pseudos arpéges descendants, au son inquiétant, joués avec une sorte d’orgue. (Et là, j’ai une révélation !!! Je pense subitement à un truc : je soupçonne fortement les instruments d’être joués à l’harmonium, pour la plupart. Et même sur la première demo. Je ne suis sûr de rien cependant, il faudra que je me renseigne.). Quelques ch?urs d’hommes, quelques mélodies, un bref silence, et puis ça recommence. Le tout dans le même esprit. Arrive ensuite de la guitare sèche accompagnée de ces ch?urs, qui doivent être en Latin ou en Araméen.

Le titre est un peu long, mais il se laisse écouter, comme le reste de la demo.

4. Fin De Nuit

Une mélodie sympa à la guitare sèche, le bruit du vent omniprésent. Un interlude qui fait du bien.

5. Tagesanbruch

La formule est connue : mélodie à l’orgue (ou à l’harmonium), accompagnée d’un ch?ur d’hommes. Bon, mais pas exceptionnel.

6. Larmes Crepusculaires

Ah, voilà un très bon titre. Des arpéges de guitare sèche, un ch?ur (dont la mélodie me rappelle Zwightrape, Chant D’éternité 1, sur la précédente demo), et les cris et plaintes déchirantes que l’on peut entendre dans Der Glockenturm I.

Un de mes titres préférés de cette demo. Les cris sont comme des coups de poignard, la guitare est très belle, le ch?ur donne l’impression d’une désespérance totale…

7. Die Dämmerung

De bonnes mélodies bien angoissantes, jouées à l’harmonium probablement (je commence sérieusement à pencher vers l’harmonium, en effet, il est possible d’imiter plusieurs sons différents avec cet instrument : Cor anglais, clarinette, contrebasse, harpe éolienne (je me demande à quoi ça peut ressembler… Et je me demande également si on peut faire de l’électricité avec. Ah ah ah ah !!! Comment ça ma blague est nulle ??? Ben pour la peine, je vais vous attacher, vous mettre des écouteurs dans lesquels passeront en boucle les deux demos de Moëvöt. Ca vous apprendra à faire les malins !! Après, vous chanterez d’une façon désespérée, comme dans les Chants d’éternité. Bien fait !!), fifre, clairon, basson, bourdon (pas l’insecte)…), avec quelques dissonances du meilleur effet de ci de là, un ch?ur.

8. Yatr Vazbagraehbbe

On commence par de la contrebasse (faite à l’harmonium ?), toujours le même genre de mélodies, mais pourtant, toujours aussi efficace. Quelques plaintes déchirantes, et c’est fini.

9. Brumes

Alors, j’ignore si c’est voulu ou pas, mais quand je mets ce titre, le son qui sort de mes enceintes me fait mal aux oreilles, je sens des ondulations jusque dans mes tympans !! De la torture auditive dans tous les sens du terme ! Les salauds !!

10. Nie

Un titre très court. On dirait de l’Allemand. Une phrase répétée 4 fois. Une sorte de prière j’imagine.

11. Der Glockenturm II

Ce son de contrebasse dissonant, le bruit du vent, le “tac…tac…tac…”, les plaintes déchirantes, très lointaines, les cloches, plutôt proches, et voilà. Finish.

34 minutes 05 de malaise auditif.

Alors, je suis désolé, j’ai fait du titre par titre, certains vont trouver ça trop basique, trop chiant. Et ils n’auraient pas tout à fait tort. J’ai juste essayé de retranscrire ce que j’entendais. Les émotions, j’en ai parlé au début de ma chronique, et globalement, ce sont les mêmes : une profonde idée de malaise.

Mon titre préféré est de loin Larmes Crépusculaires. Tous les autres, bien que bons pour le genre, sont derrière.

Pour conclure que dire ? Une 2nde demo qui n’est pas une resucée de la première. L’ambiance dans l’absolu est la même (même si dans la forme elle ne l’est pas… Vous ne me comprenez pas ? Ben, écoutez et formez-vous votre propre avis nom de Dieu !!!! Voilà, à cause de vous je blasphème moi aussi…), la formule globalement aussi. Mais pourtant, comme je l’ai dit, il y a une évolution. Déjà, plus de diversité instrumentale (des cloches des sons de violon, de guitare sèche, d’orgue basique, enfin, plutôt d’harmonium).

Quoi qu’il en soit, la meilleure façon d’avoir un avis, c’est d’écouter. La demo est bien sûr introuvable, le téléchargement reste la seule solution, à moins d’être un ami intime des membres des Légions Noires, et encore…

Si vous voulez savoir comment faire, contactez-moi. (pas pour être ami intime des membres des Légions Noires, mais pour télécharger les demos, bananes !!)

Ah oui, il faut mettre une note…. Arf, zutre…. Allez, un petit 15.5/20. Mais c’est juste pour faire plaisir hein.

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Mago De Oz : La Ciudad de los Árboles

January 18th, 2008 by admin

Mago De Oz : La Ciudad de los ÁrbolesAllez, je n’ai pas chroniqué depuis longtemps, je suis en manque, il faut que je chronique, vite, et bien !! Alors je décide de m’y mettre. Il est 3 heures 25 du matin, barback, illusionlord et fabkiss font les vilains pas beaux et ne font rien qu’à m’embêter sur les forums… Alors moi, pauvre modérateur, je suis profondément vexé… Et je ne peux pas trouver refuge dans l’alcool, car je n’en ai pas à portée de la main, et je n’ai pas envie d’aller courir dans la nuit pour une bouteille… “Bonjour Monsieur, désolé de vous réveiller, mais vous n’auriez pas une bouteille de Pastis ? Illusionlord, barback et Fabkiss se sont moqués de moiiiiiiiiiiiiiii…..” Non, je n’ai pas envie de me retrouver à l’asile ou avec une balle dans la peau… Je trouve donc refuge dans le chroniquage. Et je décide donc de m’attaquer cette nuit au dernier album des Espagnols de Mägo de Oz, à savoir La Ciudad De Los Arboles (que l’on traduit par la cité des arbres).

Comme tous les albums du groupe, c’est un concept album, mais ne me demandez pas de quoi il parle, je suis un zeub en Espagnol… Et oui, ma maman m’avait obligé à prendre Allemand comme seconde langue… Ensuite j’ai pris Italien, que j’ai transformé en 2nde langue, et finalement, je ne suis pas capable d’aligner 3 mots d’Allemand et d’Italien… Tout ça pour ça… Et aujourd’hui, je suis emmerdé, parce que je ne peux pas vous expliquer de quoi parle cet album… Mercuryshadow, au secours !!!!

Bon, j’ai regardé quelques chroniques de l’album sur d’autres sites, et, même si elles n’arrivent pas à la cheville de la mienne (bon, j’exagère, d’accord, c’est bon, ne vous énervez pas… Elles n’arrivent pas à la PLANTE DES PIEDS de la mienne. Voilà, vous êtes contents ?), il y a quand même quelques renseignements intéressants.

Je me permets donc de citer ce passage de Dreamer, chroniqueur du site HeavyLaw : ” La ville des arbres est un conte nous faisant découvrir l’histoire d’un bosquet d’arbres enchanté où les arbres sont en réalité des personnes qui à leur mort n’ont pas pu traverser la limite entre la vie et la mort.”

On apprend dès la chanson éponyme que ces arbres sont des âmes en peine, le reste de l’album semblant être leurs complaintes abordant des sujets comme la violence du monde que le groupe récuse à l’aide de ses instrumentations folks, donnant souvent un message d’espoir.”

Donc, voilà pour le concept de ce concept album (alalala, ces répétitions maladroites… Ma syntaxe laisse à désirer…).

Maintenant, la pochette, elle est signée Gaboni, et donc toujours aussi délirante. Un arbre avec des têtes, peut-être les membres du groupe, et foison de petits détails bien marrants.

Mais passons enfin à ce qui nous intéresse le plus : la musique. (oui, j’ai réfléchi à une connerie que j’aurais pu sortir pour prendre tout le monde à contre pied, mais je n’ai pas eu d’idées, vous avez de la chance…).

Vous vous souvenez sans doute de Gaia 2 La Voz Dormida, qui était un chef d’?uvre, avec de longs titres. Je pense par exemple à La Cantata Del Diablo (Missit) qui clôturait le double album en beauté… Un titre de 24 minutes !!!. Bref, Mägo de Oz s’aventurait dans les méandres du Metal progressif, tout en gardant sa patte, à savoir ce folk metal festif, avec violon et flûte à gogo (À prononcer à l’Africaine, là dis don’ !)

Et cet album en comparaison alors ? Ben, un retour vers des choses plus simples. Pas de longs titres ici. Seuls le titre éponyme et Mi Nombre Es Rock’n'Roll durent 6 minutes 02. Toutes les autres tournent autour de 4 minutes et des poussières.

Je dois dire que j’ai été déçu lors de ma première écoute. Pourquoi ? Je ne sais pas… Car en fait, cet album, sans être un chef d’?uvre, est ce que l’on appelle un bon album de Mägo de Oz. Donc du bon, du bon, et du bon.

On commence par El Espíritu Del Bosque, une intro. Fini les intros avec ch?urs comme Obertura MDXX ou Volverunt Opus 666. Une intro calme, à la guitare acoustique, avec un peu de violon, de flûte, et un chant féminin.

Arrive ensuite le titre éponyme, qui reste un de mes préférés de l’album. Il n’est pas joyeux. Je veux dire, le ton est mineur, pas majeur. Mais c’est du Mägo de Oz, et du bon. Alternance entre mid tempos, et tempos rapides, soli folkloriques dans le plus pur style du groupe… Et surtout, un refrain de toute beauté, avec une mélodie au piano en accompagnement de ce refrain… Divin, vraiment. On retrouve cette mélodie lors d’un petit interlude, au piano uniquement, avec une petite batterie electro, à partir de 4 minutes 59. Et le refrain qui repart de plus belle… Bref, ce titre est un régal.

Le titre suivant, Mi Nombre Es Rock’n'Roll, est un des plus originaux de l’album. Il sonne très Rock’n'roll, comme son nom l’indique. Il rejoint ainsi le style des titres suivants, qui ont parsemé la carrière du groupe : El balsamo de Fierabras, Pollo Dura No Cree en Dios, T’esnucare Contra L’bide, Rock Kaki Rock, El Hijo del Blues, Nena (je dois en oublier un ou deux…). Sauf que dans le style “Mägo de Oz version Rock’n’ roll”, elle est ma préférée. Le refrain est excellent, le riff principal aussi. Le violon est très peu présent, la flûte est carrément absente. Un titre bien efficace donc.

Bon, je ne vais pas faire du titre par titre, c’est terriblement chiant… Mais je vais quand même citer d’autres titres marquants (oui, je n’ai plus d’idées originales, je suis mal !!!)

La Canción De Los Deseos est un de mes titres préférés de l’album. Très entraînant, il y a même de l’accordéon dedans. (Oui, l’accordéon commence à être présent dans la musique de Mägo de Oz. Mais bon, ce n’est pas Finntroll hein.). La guitare électrique est absente, mais ça passe quand même très bien. Certains trouveront le titre un poil trop répétitif, moi pas.

Y Ahora Voy A Salir (Ranxeira) était le single de l’album. Un titre bien entraînant, dès le début, avec ensuite un petit rythme en valse, quelques cuivres un peu dissonants (qui donnent une petite touche “n’importe quoi” du meilleur effet), la gratte qui revient, un refrain un peu délirant (dû au son des cuivres), et finalement, un titre pas mal du tout.

Runa Llena est un titre instrumental. Je trouve qu’il aurait tout à fait eu sa place sur Gaia 2 La Voz Dormida, entre autre à cause des soli de clavier (au son caractéristique des groupes de Metal progressif, et que l’on trouvait un peu sur l’album précédent) se trouvant au milieu de la chanson. Un bon titre de plus.

Resacosix En La Barra est un titre qui me plaît beaucoup. Il me rappelle quelque chose, mais je ne sais pas quoi… Peut être The Cranberries… Guitare acoustique, percussions gentilles (maracas et grelots), un refrain en ch?ur, avec de l’accordéon et de la flûte en accompagnement. Ce titre est assez original, et vaut aussi le détour. Je pense à une sorte de chanson Irlandaise… Vous me direz ce que vous en pensez.

Sin Tí, Sería Silencio (Parte II) est une ballade (et oui, un album de metal sans ballade, il faut croire que ça n’existe pas…). Elle passe, sans plus. Le refrain est chanté en duo, probablement avec la femme qui chante dans l’intro et l’outro, et dont j’ignore le nom.

Voilà, les autres titres sont bons également, mais anecdotiques. Dans le style Mägo de Oz, bien entraînants. L’album se finit par une outro, qui reprend le titre de l’intro (El Espíritu Del Bosque II). Il n’y a que du chant, et enfin le bruit du vent pour conclure l’album.

Voilà donc pour cet énième Mägo de Oz. Ceux qui connaissent le groupe ne verront pas de grands changements, mais ça reste plus que correct, donc pas grand monde criera au scandale (Sauf ceux qui criaient déjà au scandale pour les autres albums de Mägo de Oz… Alalala, jamais contents…). Ceux qui n’aiment pas Mägo de Oz (par exemple à cause de la voix un peu criarde du chanteur, surtout dans les aigus) ne changeront pas d’avis avec ce disque.

Pour ceux qui ne connaissent pas, ce disque peut être une belle entrée en matière, même s’il n’y pas de titres bien speed comme La Voz Dormida ou El Santo Grial.

Les Espagnols n’ont pas prit trop de risques, mais ils ne se sont pas reposés sur leurs lauriers pour autant. Ils ne font que confirmer leur statut.

Un bon 15/20.

Par contre, avec la fatigue, ma chronique est vite devenue plate… Je suis désolé… Mes conneries n’auront duré qu’un temps… Mais c’est très bien comme ça. Je me rattraperai, ne vous en faites pas.

Voilà, il est 4 heures 19 du matin, je vais poster ça, et je vais prendre un repos bien mérité.

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Arkona (RUS) : Vozrozdhenie

October 18th, 2007 by admin

Arkona (RUS) : VozrozdhenieVoici l’objet de la chronique d’aujourd’hui : le 2ème album du groupe Russe de folk pagan metal Arkona (à ne pas confondre avec le groupe polonais de black et le groupe tchèque de Heavy), à savoir Vozhrohzdenie.

Oui, c’est dur à lire, dur à prononcer, dur à orthographier (le copier-coller sert énormément dans ces cas là… avec les raccourcis clavier surtout : tout sélectionner (ctrl + a), copier (ctrl + c) et enfin coller (ctrl + v). On peut coller autant de fois que l’on veut après avoir copié. En revanche, on ne peut coller qu’une fois après avoir coupé (ctrl + x). Voilà, ce n’est pas beau ? Non seulement vous allez apprendre à vous servir d’un ordinateur grâce à ma somptueuse chronique, mais en plus vous allez découvrir un album énorme d’un groupe qui ne l’est pas moins. Enfin, tournez ma phrase dans l’autre sens, ça passera mieux peut être… Je suppose que si vous débarquez ici sur SOM (Spirit Of Metal, décidément, je vous en apprends des choses, hé, hé !! Je vais bien être payé en pourboire à la fin… Mais non, ne partez pas, je plaisantais. Mais si, je vous jure, je plaisantais… ), ce n’est pas pour apprendre à faire un copier coller, mais bel et bien pour découvrir des nouveaux groupes, entre autre à travers des chroniques, sérieuses si possible. Et oui, je précise qu’une chronique doit être sérieuse. Spirit of Metal étant un site qui se veut de qualité, il n’est pas convenable qu’il y ait des hurluberlus qui fassent des chroniques hors sujet, où ils racontent leur vie, où ils font des vannes vaseuses (voire carrément pourries) dans le but de satisfaire je ne sais quel auditoire… Bref, pas de ça sur SOM. Voilà, après ce coup de gueule contre les chroniques originales, je me mets à chroniquer. Ooooooh ouiiii, ça chronique sec dans la chaumière !!!! Vas-y Masha, vas-y !!! Plus fooooort Masha !!!!!

Ah, ah !! Vous êtes en train de penser que je fais des choses pas catholiques (Dieu sait si ça peut en choquer certains, même parmi les metalleux… Et haut placés en plus… ), que nenni, je m’imagine en train de regarder le groupe jouer, et j’encourage Masha à chanter. En effet, une des particularités de ce groupe, c’est qu’il y a une chanteuse (qui comme vous l’aurez compris, se prénomme Masha), fait assez rare dans le folk pagan. Fait encore plus rare, elle alterne entre chant clair et chant Black/death. Fait rarissime : elle chante en Russe. Le dépaysement est total, je vous assure. Moi j’adore.

Mais est-ce que le musique se prête au chant ? L’abeille guatémaltèque fonctionne comme les autres abeilles, c’est à dire que c’est la reine qui se reproduit. Elle s’accouple en vol avec plusieurs mâles (on appelle ça une partouze à dards…), et ensuite, après que les mâles soient morts (et oui, on ne tire son coup qu’une fois dans sa vie chez les abeilles… ), elle se pose, pond, des ouvrières sortent, qui vont s’occuper d’elle, construire les alvéoles, faire le miel, etc… La seule caractéristique propre à la reproduction des abeilles guatémaltèques, c’est qu’avec elles, ça se passe au Guatemala. Etonnant, non ?

Après cet interlude (que j’avais annoncé dans ma précédente chronique, celle de l’album Cantar de Procella du groupe Arcana (tiens, ça sonne presque pareil que Arkona, même si ça n’a pas grand chose à voir du point du vue musical…), que vous pouvez consulter là http://www.spirit-of-metal.com/album-groupe-Arcana-nom_album-Cantar_De_Procella-l-fr.html (et alleeeeeeez, un peu de pub…). Si le lien n’est pas cliquable, sélectionnez-le, copiez-le, et collez-le dans la barre d’adresse internet (là où il y a http://www.spirit-of-metal.com), appuyez ensuite sur entrée. Voilà, vous venez de mettre en application ce que je vous ai appris au début de cette chronique, bravo ! Vous venez d’accéder au niveau 2 (appelé aussi niveau des nuls qui font genre qu’ils s’y connaissent quand ils sont avec leur arrière-grand-mère, qui vient d’avoir un ordinateur, et qui n’y comprend rien. Voilà, j’ai fait des tas de parenthèses dans les parenthèses, j’espère que vous êtes bien perdus, et que vous allez devoir vous y reprendre à 5 fois pour arriver à comprendre, après vous être fait un claquage neuronaire… Oui, on dit neuronal, mais je m’en fous. Et puis, un neurone n’est pas un muscle, oui, je sais, mais je m’en fous également… Et vous trouvez que mes chroniques sont merdiques, et bien, je m’en f…. Quoi ?????????????? Noooon !!!! Vous n’avez pas le droit, je vous interdis…… Bon, vous avez gagné, après cette fin de parenthèse, c’est un retour à la chronique proprement dite… Voilà, vous êtes contents ?), ayant pour but de faire durer le suspense, à savoir, est ce que la musique du groupe se prête au chant en Russe, je vais vous répondre. Attention, vous êtes prêts ?

Broumbroumbadaboumboumboum (roulements de tambour) : la réponse est, est….. OUI!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Ouf, c’est fait !!!

Voilà, le plus dur est fait… Le chant est Russe, et la musique s’y prête parfaitement.

Alors, à quoi ça ressemble concrètement ? Ben à du folk pagan metal avec une chanteuse qui alterne en voix black et claire, en chantant en Russe.

Vous n’êtes pas plus avancés ?

Bon, je vous fais part de ma gratitude…

Plus précisément, des compos plutôt speed, bien mélodiques, avec des claviers, principalement strings (= orchestre à corde, joué au clavier, bande de petits vicieux (et vicieuses !!!)), et un peu de ch?urs. Quelques bruits de nature également. Le seul instrument folklorique que l’on trouvera sur cet album est la flûte, qui joue quelques mélodies mémorables (sur le titre éponyme Vozhrohzdenie par exemple, Zalozhny, ou encore Solntsevorot (qui signifie Solstice), quelques interludes de toute beauté, et quelques intros de chansons…

Le jeu de guitare est efficace, sans tomber dans le simpliste ou la démonstration technique.

La batterie fait son boulot de batterie, ni plus ni moins.

La basse, ben… Je suppose qu’elle fait son boulot de basse, dans son coin…

Alors une fois que l’on sait ça, on n’a plus qu’à mettre la touche play en marche, et se laisser emporter vers ces contrées Slaves… Le voyage est de toute beauté.

Il commence par Kolyada, avec ses ch?urs synthétiques (joués aux claviers, je précise à l’attention des crétins…), sa mélodie lente à la flûte. Le tout est assez sombre et beau. Et puis c’est parti, un riff de guitare, de clavier, et hop ! La chanson démarre. Et comme la majorité des autres, il y aura une mélodie sympathique, qui peut se retenir assez facilement, qui reviendra plusieurs fois. Le chant de Masha, clair d’abord, avec quelques passages black. Le refrain, des breaks et interludes de toute beauté (à 3 minutes 10 !!!!).

Et oui, les mélodies reviennent, mais il y a quand même une progression dans la chanson, qui dure pas loin de 7 minutes.

Vient ensuite un de mes titres préférés : Maslenitsa. Quel hymne, quel riff entêtant !! (dans le bon sens)

Roulement de batterie, un bon riff, avec le clavier omniprésent, et ensuite, quelle mélodie… Rien de compliqué pourtant, mais c’est la manière dont c’est joué… À partir de 33 secondes c’est divin…



Bon, je ne vais pas faire une description chanson par chanson, c’est assez chiant. Je dirai juste que l’album continue ainsi, les hymnes s’enchaînent, quelques chansons plus calmes (Rus‘), d’autres plus agressives (Chernye Vorony), mais que du bon.

Mes chansons favorites (favorites des favorites, car j’aime beaucoup toutes les chansons de l’album…) sont Kolyada, Maslenitsa, Vozrozdhenie, Zalozhny…)

En conclusion, voilà un album excellent d’un groupe qui n’est pas encore très connu (les disques sont très difficilement trouvables, j’ai réussi à avoir les 2 albums studio sur Ebay, après quelques mois d’attente et de vaines recherches), mais qui vaut vraiment la peine.

Mais, il y a quand même quelques petites choses qui pourront en rebuter quelques-uns.

Pour commencer, le chant en Russe… Certains n’accrochent pas à cause de ça. Moi, j’adore, je trouve au contraire que c’est original, et puis c’est une sorte de “marque de fabrique” du groupe.

Ensuite, certains trouveront que les claviers sont trop présents, à égalité avec les guitares… Ce n’est pas faux, mais j’aime bien.

Ensuite, (je ne sais pas si on peut appeler ça des défauts), certains passages (interludes surtout) pourront vaguement rappeler Nokturnal Mortum (Black Moon Overture par exemple (album Goat Horns), le son des claviers y ressemble un peu…). Ecoutez l’interlude de la chanson Kolyada (vers 3 minutes 10), et comparez avec la chanson du même titre de Nokturnal Mortum (album Goat Horns, toujours…), vers 2 minutes 50, vous constaterez que la mélodie est la même.

Bref, je ne vais pas chercher la petite bête quand même, j’aime beaucoup ce disque, j’aime beaucoup ce groupe. La meilleure façon de vous forger un avis après avoir lu cette chronique, c’est d’écouter l’album.

17/20

Oui, en haut, il y a marqué 20/20, que voulez-vous… J’ai craqué, l’enthousiasme un peu trop débordant… ça ne vous est jamais arrivé ?

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Arkona (RUS) : Vozrozdhenie

October 18th, 2007 by admin

Arkona (RUS) : VozrozdhenieVoici l’objet de la chronique d’aujourd’hui : le 2ème album du groupe Russe de folk pagan metal Arkona (à ne pas confondre avec le groupe polonais de black et le groupe tchèque de Heavy), à savoir Vozhrohzdenie.

Oui, c’est dur à lire, dur à prononcer, dur à orthographier (le copier-coller sert énormément dans ces cas là… avec les raccourcis clavier surtout : tout sélectionner (ctrl + a), copier (ctrl + c) et enfin coller (ctrl + v). On peut coller autant de fois que l’on veut après avoir copié. En revanche, on ne peut coller qu’une fois après avoir coupé (ctrl + x). Voilà, ce n’est pas beau ? Non seulement vous allez apprendre à vous servir d’un ordinateur grâce à ma somptueuse chronique, mais en plus vous allez découvrir un album énorme d’un groupe qui ne l’est pas moins. Enfin, tournez ma phrase dans l’autre sens, ça passera mieux peut être… Je suppose que si vous débarquez ici sur SOM (Spirit Of Metal, décidément, je vous en apprends des choses, hé, hé !! Je vais bien être payé en pourboire à la fin… Mais non, ne partez pas, je plaisantais. Mais si, je vous jure, je plaisantais… ), ce n’est pas pour apprendre à faire un copier coller, mais bel et bien pour découvrir des nouveaux groupes, entre autre à travers des chroniques, sérieuses si possible. Et oui, je précise qu’une chronique doit être sérieuse. Spirit of Metal étant un site qui se veut de qualité, il n’est pas convenable qu’il y ait des hurluberlus qui fassent des chroniques hors sujet, où ils racontent leur vie, où ils font des vannes vaseuses (voire carrément pourries) dans le but de satisfaire je ne sais quel auditoire… Bref, pas de ça sur SOM. Voilà, après ce coup de gueule contre les chroniques originales, je me mets à chroniquer. Ooooooh ouiiii, ça chronique sec dans la chaumière !!!! Vas-y Masha, vas-y !!! Plus fooooort Masha !!!!!

Ah, ah !! Vous êtes en train de penser que je fais des choses pas catholiques (Dieu sait si ça peut en choquer certains, même parmi les metalleux… Et haut placés en plus… ), que nenni, je m’imagine en train de regarder le groupe jouer, et j’encourage Masha à chanter. En effet, une des particularités de ce groupe, c’est qu’il y a une chanteuse (qui comme vous l’aurez compris, se prénomme Masha), fait assez rare dans le folk pagan. Fait encore plus rare, elle alterne entre chant clair et chant Black/death. Fait rarissime : elle chante en Russe. Le dépaysement est total, je vous assure. Moi j’adore.

Mais est-ce que le musique se prête au chant ? L’abeille guatémaltèque fonctionne comme les autres abeilles, c’est à dire que c’est la reine qui se reproduit. Elle s’accouple en vol avec plusieurs mâles (on appelle ça une partouze à dards…), et ensuite, après que les mâles soient morts (et oui, on ne tire son coup qu’une fois dans sa vie chez les abeilles… ), elle se pose, pond, des ouvrières sortent, qui vont s’occuper d’elle, construire les alvéoles, faire le miel, etc… La seule caractéristique propre à la reproduction des abeilles guatémaltèques, c’est qu’avec elles, ça se passe au Guatemala. Etonnant, non ?

Après cet interlude (que j’avais annoncé dans ma précédente chronique, celle de l’album Cantar de Procella du groupe Arcana (tiens, ça sonne presque pareil que Arkona, même si ça n’a pas grand chose à voir du point du vue musical…), que vous pouvez consulter là http://www.spirit-of-metal.com/album-groupe-Arcana-nom_album-Cantar_De_Procella-l-fr.html (et alleeeeeeez, un peu de pub…). Si le lien n’est pas cliquable, sélectionnez-le, copiez-le, et collez-le dans la barre d’adresse internet (là où il y a http://www.spirit-of-metal.com), appuyez ensuite sur entrée. Voilà, vous venez de mettre en application ce que je vous ai appris au début de cette chronique, bravo ! Vous venez d’accéder au niveau 2 (appelé aussi niveau des nuls qui font genre qu’ils s’y connaissent quand ils sont avec leur arrière-grand-mère, qui vient d’avoir un ordinateur, et qui n’y comprend rien. Voilà, j’ai fait des tas de parenthèses dans les parenthèses, j’espère que vous êtes bien perdus, et que vous allez devoir vous y reprendre à 5 fois pour arriver à comprendre, après vous être fait un claquage neuronaire… Oui, on dit neuronal, mais je m’en fous. Et puis, un neurone n’est pas un muscle, oui, je sais, mais je m’en fous également… Et vous trouvez que mes chroniques sont merdiques, et bien, je m’en f…. Quoi ?????????????? Noooon !!!! Vous n’avez pas le droit, je vous interdis…… Bon, vous avez gagné, après cette fin de parenthèse, c’est un retour à la chronique proprement dite… Voilà, vous êtes contents ?), ayant pour but de faire durer le suspense, à savoir, est ce que la musique du groupe se prête au chant en Russe, je vais vous répondre. Attention, vous êtes prêts ?

Broumbroumbadaboumboumboum (roulements de tambour) : la réponse est, est….. OUI!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

Ouf, c’est fait !!!

Voilà, le plus dur est fait… Le chant est Russe, et la musique s’y prête parfaitement.

Alors, à quoi ça ressemble concrètement ? Ben à du folk pagan metal avec une chanteuse qui alterne en voix black et claire, en chantant en Russe.

Vous n’êtes pas plus avancés ?

Bon, je vous fais part de ma gratitude…

Plus précisément, des compos plutôt speed, bien mélodiques, avec des claviers, principalement strings (= orchestre à corde, joué au clavier, bande de petits vicieux (et vicieuses !!!)), et un peu de ch?urs. Quelques bruits de nature également. Le seul instrument folklorique que l’on trouvera sur cet album est la flûte, qui joue quelques mélodies mémorables (sur le titre éponyme Vozhrohzdenie par exemple, Zalozhny, ou encore Solntsevorot (qui signifie Solstice), quelques interludes de toute beauté, et quelques intros de chansons…

Le jeu de guitare est efficace, sans tomber dans le simpliste ou la démonstration technique.

La batterie fait son boulot de batterie, ni plus ni moins.

La basse, ben… Je suppose qu’elle fait son boulot de basse, dans son coin…

Alors une fois que l’on sait ça, on n’a plus qu’à mettre la touche play en marche, et se laisser emporter vers ces contrées Slaves… Le voyage est de toute beauté.

Il commence par Kolyada, avec ses ch?urs synthétiques (joués aux claviers, je précise à l’attention des crétins…), sa mélodie lente à la flûte. Le tout est assez sombre et beau. Et puis c’est parti, un riff de guitare, de clavier, et hop ! La chanson démarre. Et comme la majorité des autres, il y aura une mélodie sympathique, qui peut se retenir assez facilement, qui reviendra plusieurs fois. Le chant de Masha, clair d’abord, avec quelques passages black. Le refrain, des breaks et interludes de toute beauté (à 3 minutes 10 !!!!).

Et oui, les mélodies reviennent, mais il y a quand même une progression dans la chanson, qui dure pas loin de 7 minutes.

Vient ensuite un de mes titres préférés : Maslenitsa. Quel hymne, quel riff entêtant !! (dans le bon sens)

Roulement de batterie, un bon riff, avec le clavier omniprésent, et ensuite, quelle mélodie… Rien de compliqué pourtant, mais c’est la manière dont c’est joué… À partir de 33 secondes c’est divin…



Bon, je ne vais pas faire une description chanson par chanson, c’est assez chiant. Je dirai juste que l’album continue ainsi, les hymnes s’enchaînent, quelques chansons plus calmes (Rus‘), d’autres plus agressives (Chernye Vorony), mais que du bon.

Mes chansons favorites (favorites des favorites, car j’aime beaucoup toutes les chansons de l’album…) sont Kolyada, Maslenitsa, Vozrozdhenie, Zalozhny…)

En conclusion, voilà un album excellent d’un groupe qui n’est pas encore très connu (les disques sont très difficilement trouvables, j’ai réussi à avoir les 2 albums studio sur Ebay, après quelques mois d’attente et de vaines recherches), mais qui vaut vraiment la peine.

Mais, il y a quand même quelques petites choses qui pourront en rebuter quelques-uns.

Pour commencer, le chant en Russe… Certains n’accrochent pas à cause de ça. Moi, j’adore, je trouve au contraire que c’est original, et puis c’est une sorte de “marque de fabrique” du groupe.

Ensuite, certains trouveront que les claviers sont trop présents, à égalité avec les guitares… Ce n’est pas faux, mais j’aime bien.

Ensuite, (je ne sais pas si on peut appeler ça des défauts), certains passages (interludes surtout) pourront vaguement rappeler Nokturnal Mortum (Black Moon Overture par exemple (album Goat Horns), le son des claviers y ressemble un peu…). Ecoutez l’interlude de la chanson Kolyada (vers 3 minutes 10), et comparez avec la chanson du même titre de Nokturnal Mortum (album Goat Horns, toujours…), vers 2 minutes 50, vous constaterez que la mélodie est la même.

Bref, je ne vais pas chercher la petite bête quand même, j’aime beaucoup ce disque, j’aime beaucoup ce groupe. La meilleure façon de vous forger un avis après avoir lu cette chronique, c’est d’écouter l’album.

17/20

Oui, en haut, il y a marqué 20/20, que voulez-vous… J’ai craqué, l’enthousiasme un peu trop débordant… ça ne vous est jamais arrivé ?

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Arcana : Cantar De Procella

August 26th, 2007 by admin

Arcana : Cantar De Procella

Bon, ça fait longtemps que je n’ai pas chroniqué, je tente de rattraper le temps perdu comme je le peux, entre 2 agglos…

Aujourd’hui, je m’attaque au 2ème album du groupe Arcana, intitulé Cantar De Procella, sorti en 1997.

Arcana ne fais pas du metal, mais de l’ambiant. De l’ambiant atmosphérique médiéval pour les 1ers albums, et un virage vers les musiques orientales pour le dernier album en date, à savoir “Le Serpent Rouge”, pouvant rappeler les musiques de l’acte 2 du jeu Diablo 2 Lord of destruction (composées par Matt Uelmen), acte qui se situe dans le desert, pour ceux qui connaissent le jeu. Mais bon, les autres en auront rien à foutre, le jeu étant assez vieux… Mais je parlais plus de la musique, j’ai dis Diablo pour préciser où vous pourriez la trouver… Donc, il faut mener votre personnage (Druide, sorciére, paladin, nécromancien, assassin, amazone, barbare) dans le desert, à la recherche du tombeau de Tal Rasha, buter des tas de monstres, trouver des objets. Les scarabés electriques font assez mal, il faut faire gaffe. Et…. Je pars dans des contrées qui n’ont rien à foutre dans cette chronique… Bref, tout ça pour dire que les sonorités du dernier album (qui n’est même pas celui chroniqué ici… Le style n’a rien voir, quel con ce Bendit!!!!!! (oui, attention au jeu de mot signé Laurent Gerra…) font penser à la musique de ce passage du jeu. Mais il est temps de revenir sur la présentation du groupe, aprés ce bref écart, qui aura eu pour mérite d’aggrandir ma chronique, et de faire illusion… La prochaine fois, je vous parlerai de la reproduction des abeilles guatémaltéques…

Donc (faisons comme si rien ne s’était passé…), Arcana est un groupe d’ambiant, et un bon groupe, mené par Peter Petterson Bjärgö, qui officie également dans Sophia, pour un registre beaucoup plus sombre, mais excellent également.

Il y a également Ann-Marie Thim pour le chant féminin (de toute beauté!), et Stefan Eriksson, qui je pense, n’était pas encore présent sur Cantar De Procella (si je me base sur la photo du livret…).

Bon, et la musique alors?

Et bien, elle est de bonne qualité. La recette, pour beaucoup de chansons, est à peu prés la même : des orchestrations (cuivres, cordes, quelques tambours, choeurs masculins qui chantent des paroles, choeurs féminins qui se contentent de faire nappe, cloches sur l’introduction, clavecin, piano…), des choeurs, une lente montée en puissance, qui suit la même ligne mélodique, avec des ajouts d’intruments, des harmonies diverses… C’est assez calme et lent (ambiant atmosphérique…), et ça sonne médiéval donc.

Bon, pas toutes les chansons utilisent cette formule (même si elle est efficace).

The cry of Isolde (tiens, une archére Rogue dans Diablo se nomme ainsi…. Et elle…. Comment ça “ta gueule, on s’en fout!!!”? Bon, bon, trés bien… On se retrouvera sur les forums….) est ainsi composé uniquement de choeurs, avec un dominance de chant féminin. Une seule voix d ‘ailleurs au début de la chanson.

Le titre éponyme, Cantar De Procella, un de mes préférés, peut rappeller Dargaard au niveau de certaines orchestrations. Une mélodie au clavecin qui se répéte durant toute la chanson, la voix de Ann-Marie Thim, puis un choeur, des orchestrations apparaissent, un choeur masculin en nappe (et oui, on inverse, c’est ça la parité homme femme!), qui contraste donc avec des pistes telles que Opening of the Wound et l’excellente Chants of awakening, pistes où c’était le choeur féminin qui faisait nappe…

Void of Silence est assez atmosphérique, avec ses cordes, ses orchestrations, et ses choeurs qui se contentent de faire nappe. Pas de paroles, contrairement à la majorité des autres chansons (même si je n’arrive pas à les saisir, et qu’elles ne sont pas marquées dans le livret…)

The song of preparation est composée uniquement de choeurs, masculins principalement, et ne dure que 43 secondes…

Gatherings of the storms commence avec quelques cordes graves, puis une mélodie au piano, des orchestratiosn qui iront en s’amplifiant….Quelques choeurs… Magnifique, une fois de plus.

The three within aurait trés bien pu être sur The Last Embrace. Des cordes principalement, ultra atmosphériques…

Voilà quoi, un trés bon album d’ambiant médiéval atmosphérique (oui, j’ai changé l’ordre des mots, pour faire plus original). Pas de cornemuses ou autres binious ici… Juste de lentes mélodies, prenantes….

Je n’arrive pas à trouver de qualificatif qui corresponde… Sombre ne convient pas. Joyeux encore moins. Mélancolique? Implacable? Triste? Je ne sais pas vraiment…. Ce n’est ni joyeux, ni sombre… à vous de vous faire un avis en écoutant cet album.

16/20

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Moëvöt : Abgzvoryathre

June 19th, 2007 by admin

Moëvöt : Abgzvoryathre

Moëvöt… un nom qui ne m’inspire rien… J’ignore d’ailleurs si ça signifie quelque chose… Mais pourtant, j’ai déjà vu ça quelque part… Mais où? Je cherche, je cherche….. ça y est!!!! J’ai trouvé!! Ce groupe, composé de Naimlambre et de Vorbd Dreagvor Uezeerb, fait partie des Légions Noires. Vous ne connaissez pas? Ce n’est pas étonnant. Les groupes des Légions noires ne sortent que des demos (ou presque), avec des noms incompréhensibles, du genre avzrkfgkdesgfieni. Généralement sous forme de vieille cassette audio… Le son, évidemment, est le plus souvent pourri, pour ajouter à la true black atmosphère. Enfin, il y a quelques groupes connus (relativement) dans ces légions noires : Vlad Tepes, Torgeist (qui sont des groupe ayant à leur actif quelques sorties potables, voire bonnes.), et Moevot, qui fait l’objet de cette chronique. C’est donc de l’ultra underground. Les demos sont quasiment introuvables. Et d’ailleurs, j’ai pu obtenir celle çi grâce au téléchargement. À signaler qu’elle est sortie en 1993.

Je lance donc la musique. Je m’attendais à un déferlement de guitare distordu, des hurlements blacks étouffés, une batterie que l’on entend à peine… Mais ça commence plutôt calmement, et le son est assez clair. Une voix black, mais pas criée. Une voix black parlée plutôt. Des choeurs. Un espèce d’orgue, qui joue régulièrement sur des dissonances, rendant le tout assez angoissant. Pas de batterie ou de guitare électrique… ça sonne vide… On est dans le néant, mais le néant angoissant!! Et à partir de 50 secondes, la voix black reprend, avec toujours ce son à l’orgue ultra angoissant… Et on comprend tout ou presque, car c’est en Français. “ignoble père qui est aux cieux….” ça ressemble à une prière. Mais les paroles sont un peu déformés de l’originale. C’est du blasphème ici. Le titre se nomme “Notre père”.

L’arrivée de la piste 2 commence à me faire douter. Ce n’est pas du black metal ce disque!! Un instrumental uniquement à la guitare acoustique et à la basse, bien angoissant aussi…

La piste 3 est encore plus angoissante que ce qu’on a entendu jusqu’à présent dans cette demo. Un son d’orgue (mais ce n’est pas de l’orgue d’église, mais un orgue électronique que je n’arrive pas à identifier… On a une impression de… Je ne sais pas… C’est angoissant… De vide. Tout est figé. Des vieilles bougies, des statues d’âmes damnées, mais le tout figé… Sans aucun espoir…), des grognements de voix black, toujours pas de batterie ou de guitare… On n’en sort pas indemne… La seule lumière que l’on pourrait voir est une lumière blanche, blafarde, morte…

Zwightrape, Chant D’éternité 1 se compose uniquement d’un choeur masculin. Je ne comprends pas les paroles, ça doit être du latin. Mais je suppose que les propos tenus sont blasphématoires… Ou alors désespérés… On a une impression de vide en écoutant ça… Et il faut un moment pour vraiment entrer dedans. La 1ère fois que j’ai entendu ça (une vidéo sur Youtube je crois), j’ai dit “c’est nul, ce n’est même pas angoissant”. En fait si. Ce sont des voix humaines, mais on ne sent pas l’humanité derrière… Tout est vide, tout est fini. On est perdu, sans possibilité d’évasion. Condamnés à entendre ce chant pour l’éternité…

La piste suivante, est composée uniquement à la guitare acoustique. Elle ne ressemble pas à la piste 2 cependant. L’atmosphère est toujours angoissante…

Uraison : toujours cet orgue horrible, les paroles en voix black, en Français toujours… Le choeur masculin à la fin, en Français aussi, “je suis le châtiment, qui fera te signer Dieu…” Je n’arrive pas à tout saisir… C’est dommage. L’effet doit être encore plus prenant quand on comprends bien de quoi ça parle.

Le dernier titre reprend le même principe que Zwightrape, Chant D’éternité 1 (oui, ce titre ce nomme d’ailleurs Ehepr Abgxvoryaero, Chant D’éternité 2), sauf que cette fois, c’est un choeur de femmes. L’idée de vide est toujours là, omniprésente. Une pause vers le milieu de la chanson, et le choeur reprend.

Voilà, c’est fini, ouf!! 23 minutes de malaise auditif… à déconseiller aux dépressifs!!!

Voilà, le mystère de ce groupe des légions noires est en partie levé : il ne s’agit pas de black metal, mais de dark ambiant.

Une très bonne démo. Et je n’ai jamais entendu encore un groupe jouant dans ce style.

Titres à retenir : Notre père, In Einen Friedhof Errance, Zwightrape, Chant D’éternité 1, Uraison, Ehepr Abgxvoryaero, Chant D’éternité 2.

Les 2 autres sont bons, mais moins pesants.

15/20

Bon, je vais m’écouter le dernier Tuatha de Danann pour guérir de ce périple dans le néant…

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