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Moonsorrow : Tulimyrsky

April 25th, 2008 by admin

TulimyrskyN’ayant jamais été déçu par la musique de Moonsorrow, l’arrivée d’une nouvelle piéce de ces derniers est toujours un évènement majeur dans mon monde metallique. Mes attentes pour les précédents albums avaient été comblées, et ce malgré les surprises (j’étais habitué aux titres avoisinant les 10 minutes, alors quand je vis que V : Havitetty serait composé de deux titres avoisinant chacun la demi heure, un léger frisson d’angoisse parcourut mon corps. Mais il s’effaça vite fait lors de la première écoute). Moonsorrw ont réussi avec brio tous les exercices musicaux dans lesquels ils se sont aventurés jusqu’à présent : que ce soit le black symphonique épique (Metsä, Tämä Ikuinen Talvi), le pagan folk metal légèrement progressif (Suden Uni, Voimasta Ja Kunniasta, Kivenkantaja), bien progressif (Verisäkeet), ou carrément progressif (V : Havitetty). Aucunne deception n’a terni le blason de leur discographie. (De mon point de vue évidemment, mais je mets les choses au clair dès maintenant : c’est MA chronique, donc si j’ai envie de dire que je considére leur discographie comme parfaite, je le dis!! De même que si j’ai envie de vous parler de la recette des endives cuites à l’éttouffée (oui, qu’un seul “t”, mais je m’en fous, encore une fois c’est MA chronique), je le fais! Mais je vais vous épargner ça… Retour à Moonsorrow donc.)

Et voilà que j’apprends qu’ils vont sortir un EP. Aïe, premier EP de leur carriére, EP rimant souvent avec petit album qui n’en est pas vraiment un, avoisinant au maximum la petite demi heure, parsemé de titres live plus ou moins pourris, de versions radio edit inutiles au possible, et malgré tout, présentant un ou deux nouveaux titres. Bref…. Un EP donc, composé d’un nouveau titre (Tulimyrsky, et ne me demandez pas ce que ça veut dire, je n’en sais foutrement rien, si un jour le sais, j’éditerai cette chronique), de deux reprises (From Whom the Bell Tolls de Metallica, titre issu du cultissîme Ride The Lightning; et Back To North du groupe de thrash death à consonances vikings (enfin, sur l’album concerné en tout cas) Merciless), ainsi que de deux titres remasterisés : l’excellent Taistelu Pohjolasta, issu de la demo Tämä Ikuinen Talvi, (Que j’ai d’ailleurs chroniqué), et Hvergelmir, issu de la première demo Metsä.

“Rien que pour le nouveau titre et les titres remasterisés, ça vaut le coup!” me disais-je. J’étais plus craintif quant aux reprises. Il s’agit en effet d’une première (sur disque au moins) pour Moonsorrow, sans compter que l’exercice est périlleux, la voie de la facilité et du bête copié collé étant souvent reine.

Mais bon, on y reviendra.

Parlons un peu de la pochettte. Le ton de couleurs me rappelle vaguement celle de Tämä Ikuinen Talvi. Elle est moyenne je trouve. ça part mal. Mais bon, c’est juste la pochette, on s’en branle donc.

Je mets donc en route, et c’est parti pour Tulimyrsky. Une nappe de clavier bien étouffée, de la guitare acoustique, le bruit de l’eau (des vagues plus précisément), des mouettes… Je regarde la longueur du titre, mazette!!! 29 minutes 45!!! Ah ouai, aussi long qu’un titre de V : Havitetty. Ben dis donc! Ils ne se sont pas contenté d’un petit titre à la noix. Mais poursuivons l’écoute. Où en étais-je? Ah oui, les mouettes, le bruit de fond (pareil que celui qu’on peut entendre au début de V : Havitetty), la guitare accoustique… On a droit ensuite à une narration, en finnois, (donc je n’y comprends rien, et c’est fort dommage!!). Une belle mélodie au violon fait son apparition et vient se mêler à cette douce communion. Soudain, la guitare electrique arrive, et c’est parti (comme en 40? Non, vous n’y êtes pas), dans la veine de V : Havitetty. La voix de Vile Sorvali est encore agressive, comme sur les albums post-Kivenkantaja. Il semblerait que le temps du chant atypique des 3 premiers albums soit révolu…. Dommage, mais bon, c’est comme ça.

Le rythme est bien rapide, ça blaste (ce n’est pas du 1349, mais tout de même) comme dans les parties les plus rapides et furieuses de V : Havitetty ou Verisäkeet. C’est assez direct, carrément pas folklorique. On dirait plutôt du Enslaved, période Blodhemn (le titre I Lenker Til Ragnarok est assez représentatif je trouve). Quelques changements de rythme, quelques solos vite fait, mais globalement, ça reste du rapide pendant quelques minutes. Sauf qu’ évidemment, tout comme sur V : Havitetty, ça progresse. Le mid tempo, bien dans la veine du groupe, fait son apparition, toujours avec ce son propre au groupe. Et puis la furie repart de plus belle, avec le “Tulimyrsky” scandé bien quelques fois.

Et tout à coup, c’est l’accalmie. Le narrateur revient, la guitare accoustique aussi. Mais l’ambiance à changée, on est plus au bord de la mer, mais en forêt. Et voilà qu’ arrive la première mélodie folklorique : acoustique uniquement, bien festive. Quand la guitare revient, plus de furie guitaristique, mais plutôt du folk épique, un peu comme sur Jumalten Kaupunki (pour le principe, parce que niveau mélodique, pas grand chose à voir), mais encore plus folkorique.

Et ça progresse, et ça progresse…. Je ne me suis toujours pas emmerdé d’ailleurs.

La mélodie folk revient. Elle me rappelle d’ailleurs quelque chose. J’y reviendrai.

Vient ensuite une nouvelle accalmie. Guitare acoustique, dont la mélodie (la même qu’au tout début de la chanson, mais jouée sur un autre ton) couplée avec le souffle du vent me rappelle le début du film Gladiator, quand on voit Maximus pour la première fois, perdu dans ses pensées avant la bataille, à côté d’un rouge gorge. Et v’là encore de la narration. Décidemment, il faut que je mette au finnois.

Ensuite, la furie reprend, comme au début. La mélodie est la même d’ailleurs, mais jouée différemment. Elle est cette fois plus épique. Ce groupe est génial…. Vraiment…

Les choeurs sont là, la double pédale (Mais non BEERGRINDER et Mamafucker, je ne vous ai pas sonné!!) aussi.

Et encore une accalmie (décidémment!!), encore et toujours accompagnée de cette narration (Heureusement qu’elle n’ai pas niaiseuse comme celles des premiers Rhapsody (avant que Christopher Lee ne vienne narrer les aventures des migthy warriors d’Algalord)), elle même accompagnée d’une mélodie aux cordes et intruments folkloriques. La guitare revient, et voilà une partie chanté en choeur, qui me rapelle vaguement certains passages de Raunioilla (toujours dans le principe, pas dans la mélodie). Et la chanson se termine ainsi, par une conclusion quasiment de structure classique.

Que dire de ce titre, sinon qu’il est une preuve supplémentaire du génie de Moonsorrow? Il m’avait semblé un peu longuet à la premiére écoute. Mais il suffit d’une écoute attentive pour être scotché.

C’est quand même fort. Ils font du progressif, mais sacrément bien fait! Certains groupes nous noient dans un labyrinthe de mélodies, qui perdent l’auditeur le moins averti. D’autres jouent des mélodies qui n’ont rien à voir l’une de l’autre, qui se suivent sans queue ni tête.

Mais là, c’est l’équilibre parfait pour le genre (Pagan folk épique et progressif, waouuuu les étiquettes qui en jettent!). Certaines mélodies reviennent plusieurs fois dans la chanson, mais elles reviennent différemment. Et vu qu’entre leurs apparitions, bien des choses se passent, on est content de les retrouver. C’est un peu comme si on retrouvait un ami après des années, qui a fait sa vie de son côté, et que l’on a plaisir à revoir. Parfois, il n’a pas tellement changé, parfois si. Donc la mélodie est là, puis une autre prend le relai, les minutes passent, et la mélodie revient, jouée de façon différente.

Et c’est là que c’est fort : d’un côté, on est pas perdu dans des dédales de mélodies indigestes ou d’accès quasi-impossible, et d’un autre côté, même si on ne se coltine pas la même mélodie pendant 30 minutes, on trouve des similitudes, des évolutions, des retours, mais le tout de façon assez logique, pas sans queue ni tête…

Vous l’aurez compris, cette chanson est un coup de maitre supplémentaire.

Passons maintenant au titre suivant : From Whom the Bell Tolls, reprise de Metallica. Je décide d’abord d’écouter l’originale. Je suppose que vous la connaissez, c’est un bon titre de thrash.

Alors version Moonsorrow, qu’est ce que ça donne? Et bien, on entend la cloche. Puis le riff, et c’est parti. La guitare rhytmique, la batterie, le tout joué version Moonsorrow. La mélodie, joué au clavier (alors que c’est à la guitare pour Metallica), une interlude avec de guitare accoustique, et c’est reparti de plus belle, avec un “yeaaaahhh” de Vile Sorvali, qui me donne presque autant de frissons que celui qu’il pousse à la fin de Kuin Ikuinen ou de Kylan Pässää. Nouveau riff,suivi de quelques riffs qui ne sont pas dans l’originale, et voilà le chant. Il est plus haut perché, moins agressif, plus humain que d’ordinaire. On se croirait revenu sur Suden Uni (pour le chant).

Et ça continue dans cette veine durant toute la chanson… Qui est d’ailleurs plus longue que l’originale, de 2 minutes environ.

Que dire au final?

Et bien, si on ne m’avait pas dit que c’était une reprise, je ne l’aurais probablement jamais su. Vraiment. Du Metallica version Moonsorrow, je n’ai pas d’autres qualificatifs. Et franchement, ça déchire.

Une fois le titre terminé, je savoure l’instant, et je me prépare psychologiquement au titre suivant : Taistelu Pohjolasta, le titre qui ouvrait Tämä Ikuinen Talvi de fort belle maniére : cette lente intro orchestrale, avec les arpèges de piano, une lente montée en puissance jusqu’ à l’explosion, et la deferlante de guitares.

Et là, HORREUR!!!!! Les bandits!!! Les salauds!!!! Les enfoirés!!!!!! Au crime!!! À l’assassin!!!! Ils ont osé!!!! Ma première deception!!!! Je rêve, ce n’est pas possible!!!!! On commence direct par l’explosion et la furie guitaristique!!!!! Où est passée cette intro de 4 minutes et des poussiéres, qui donnait à ce morceau une bonne partie de son âme? Ils l’ont occultée, sacrilége!!! Ma première déception, amère… Qui est celle du fan chiant… Mais quand même, pour 68 minutes, ils avaient la place de la mettre!! Les salauds, sur ce coup là, je les hais!!……..

Ma colére atténuée, mon désarroi passé, je daigne vous donner mon avis sur cette nouvelle version. Hormis un meilleur son (le son sur Tämä Ikuinen Talvi était déjà correct, même si, même si…) et l’odieuse absence de l’intro, il n’apporte rien de nouveau.

Vient ensuite un autre titre remasterisé : Hvergelmir. Et cette fois, pas de deception, tout est là, remasterisation fidèle à l’originale, il y a même l’outro (mais je rêve, pourquoi l’outro de celle là, et pas l’intro de Taistelu Pohjolasta??? Pourquoi??? C’est pô juste!!! Et voilà que je me mets à parler comme Titeuf maintenant, j’ai l’air fin tiens!).

Et gros avantage par rapport à l’originale, le son est bien meilleur. En effet, Metsä sonnait très cru, très demo. Une remasterisation judicieuse donc.

Et voilà qu’arrive enfin le dernier titre : Back To North, du groupe suédois de thrash death Merciless. Comme pour le titre de Metallica, je ne me serais jamais douté qu’il sagissait d’une reprise. On dirait du Moonsorrow. La voix est juste plus death que d’ordinaire, et la guitare sonne peut être un poil plus thrash. Le titre sonnait viking à la base, donc à ce niveau là, pas de changement. Un bon titre de plus.

Et voilà, c’est fini. Que dire donc de ce premier EP, à part qu’il est (presque) une totale réussite? Un nouveau titre qui est un nouveau coup de génie, deux reprises excellentes (je préfère celle de Metallica, mais c’est personnel), et deux très bon titres remasterisés, qui pourront donner un aperçu de ce que faisaient Moonsorrow à leurs débuts, les demos étant difficilement trouvables… Mais bon, avec le téléchargement, on arrive à tout.

Seul hic, cette absence d’intro sur Taistelu Pohjolasta. Et rien que pour ça, je met 17 au lieu de mettre 18.

Et puis, pour en revenir à la pochette, elle n’est pas si mal finalement.

Moonsorrow confirment. Et ils ne se reposent pas sur leurs lauriers (je parle pour le nouveau titre, ainsi que pour les arrangements des reprises). Bon signe? l’avenir nous le dira.

17/20 pour un EP

15/20 dans l’absolu.

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Moonsorrow : Voimasta Ja Kunniasta

June 2nd, 2007 by admin

Voimasta Ja KunniastaHoï, fiers guerriers scandinaves!! Voici le 2ème album de Moonsorrow (si on ne compte pas la demo Tämä Ikuinen Talvi), sortie aprés Suden Uni. Bon, vous connaissez le style de Moonsorrow? Des chansons travaillées, accrocheuses, épiques, mélancoliques, belles, flokloriques… Pour faire simple, du epic heathen metal (ou epic pagan metal). J’y ajouterai le terme de progressif.

Si vous avez aimé le précédent opus, vous aimerez celui là. Et si ne vous connaissez rien de Moonsorrow, cet album est une très bonne initiation.

Le line up reste le même.

Et la musique? On reconnait Moonsorrow (pour ceux qui connaissent déjà, évidemment).

Mais cet album est plus “guerrier” que le précédent. Chaque album de Moonsorrow a son propre paysage, sa physionomie… Suden Uni, c’était une forêt plutôt… Le nom de l’album signifie “Un rêve de loup”.

Pour Voimasta Ja Kunniasta, le concept n’est plus le même… Le titre signifie “De force et d’honneur”… Plus guerrier donc.

L’album est donc très épique, la musique est toujours aussi belle, à en pleurer parfois…

On commence tranquillement, par la magnifique intro : Tyven. Un mélodie au piano, puis à l’accordéon, des cordes, de la flute… Magnifique.

Et on enchaine immédiatement sur Sankarihauta. Un titre guerrier et épique à souhait. On entend un cheval qui hennit (du verbe hennir, sans blague!!). L’accordéon reprend la mélodie de Tyven plusieurs fois dans la chanson, une sorte de refrain musical, si je puis dire… Mais ce n’est pas mon titre préféré. Il est très bon pourtant, mais avec moi, le courant passe moins… C’est mon impression au moment où j’écris (enfin, je tape plutôt, non, pas le voisin, le clavier. Non, il ne m’a rien fait, mais un clavier est là pour se faire taper gentiment dessus. Sans ça, il n’a plus de raison d’être (non, pas le groupe), et s’étiole, devient fade comme un concerto de Schönberg… Oui, c’est de Desproges, pas de moi… Retour à nos vikings finnois?), il est 13 h 39, le ciel est bleu, la température doit être de 25 degrés (celsius hein!), je suis à Nice. Nice est une ville du Sud Est de la France, dans les Alpes maritimes précisément. Ici, il y a des racailles, des vieux cons (ou pas cons), des metalleux (ouaiiiiiiiiii!!!!), un magasin de métal qui ‘a pas son pareil en France, Assacrentis, Nohellia, Artefact, Sorrow, Morgothduverdon (ben oui), In Vitraux, la promeade des anlais, la place Masséna… Bref…

Un merle, habitant vers la résidence universitaire Saint Antoine, 69 chemin de Saint Antoine de Ginestiére, 06200 Nice (hé hé, au cas où vous voudriez m’écrire, pour me féliciter pour mes MERVEILLEUSES chroniques, d’un pertinence inégalable, ou alors pour m’envoyer un colis piégé) vole de branches en branches, en chantant, ou plutôt en sifflant. Il se pose sur un olivier, pas loin de la fenêtre de Morgothduverdon, et soudain, il s’arrête de siffler. Il écoute. Une espèce de bruit lourd, quelque chose qui martèle, et des bruits d’épées… Très vite un cri, et une mélodie. “On se bat en musique chez lui?” se dit-il.

Que nenni, en fait, Morgotduverdon, en l’occurrence moi, ce qui a son importance, puisque je vais recommencer à écrire (oui, à taper sur mon clavier, qui s’il ne se fait pas taper n’a plus de raison d’être, patati patata… Schönberg) à la première personne. Donc, je (Morgothduverdon) suis en train de faire cette chronique, et je viens de faire un retour au sujet orchestré magnifiquement. Je suis donc en train d’écouter la 3ème piste de l’album Voimasta Ja Kunniasta de Moonsorrow, qui se nomme Kylän Päässä. Que dire de cette chanson? Si ce n’est que c’est ma chanson préférée de l’album… Elle est magnifique, épique, folklorique, guerrière… La fin me file les larmes aux yeux, vers 6 minutes, quand Ville Sorvali hurle du haut d’une colline, tel un guerrier. A t-il gagné la bataille? A t-il perdu? Est-il le dernier survivant? Un cri de rage? De désespoir? De fierté? Tous cela à la fois je pense… Et je vais mettre les paroles, en Finnois d’abord, en Anglais ensuite, de ce moment crié :

“Ylpeys, tuo kavalin tauti päällä maan,

näin on vienyt taas yhden uhrin muassaan,

Kumpi lie se epatto, kilpi alhaalla ja mickka koholla

teilleen mennyt vaiko hän joka hautoja kaivaa saa?”

“Thus pride, that most insidious illness on all earth,

once again has taken its prey.

Which one might be the failure, he who left with a lowered

shield and sword held high or he who has to dig the graves?”

Un moment inoubliable… Le reste de la chanson est monstrueux également… Passages acoustiques, folkloriques, épiques, bourrins… Une grande chanson, un chef d’oeuvre!!!!

Hidenpelto est une chanson qui commence en mid tempo, avec de la guitare acoustique en fond omniprésente durant un bon moment. La fin est majestueuse : la double pédale spécialité Moonsorrow (double pédale rapide, caisse claire plus lente : 7 coups de double pédale, un coup de caisse claire sur le huitième, ainsi de suite…), choeurs… Magnifique également.

Aurinko Ja Kuu est une bonne chanson aussi, elle commence à la guitare acoustique et à l’accordéon. Ensuite, ben du Moonsorrow… ça progresse, on ne s’ennuie pas, et le résultat est magnifique…

Et enfin, on termine avec Sankaritarina, le titre qui résume la pochette : le chef viking qui part pour le Valhalla, son corps en tenue de combat, sur un Drakkar, qui est mis à flots, et brulé, tandis que ses hommes lui rendent hommage de la berge (oui, ils ne peuvent pas aller sur le drakkar, puisqu’il brule. Ensuite, l’eau est très froide. Et enfin, allez nager avec votre épée, votre heaume, et surtout votre armure!!! Vous marcherez sur le fond en disant bonjour aux poissons, et adieu à la vie!!)

On entend la mer, des tintements de cloche (également présents au début de la chanson Raunioilla, qui sera sur l’album suivant Kivenkantaja), une mélodie lente, mélancolique et magnifique (oui, je sais, ces mots reviennent souvent, mais la musique de Moonsorrow se caractérise en partie ainsi). Le cor est présent, comme en hommage à Bathory (et la chanson Valhalla)… Cette chanson serait un très bel hommage à Quorthon. Mais il était encore de notre monde à l’époque. . Tout d’un coup, un feu commence à crépiter au milieu de tout ça. Le bruit de la mer disparait. La mélodie s’amplifie légèrement, la guimbarde entre dans la danse, et la chanson commence, sur la même mélodie. Elle progressera durant 13 minutes 50… Magnifique encore une fois. Elle finit par un souffle de vent, la mélodie de Tyven (l’introduction) très lointaine, étouffée par ce vent… Le guerrier est mort, il entre dans la légende (oui, la chanson signifie “The warrior’s tale, la légende du guerrier)….

Un album monstrueux.

19/20, comme pour tous les albums de Moonsorrow… Ou presque.

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Moonsorrow : Suden Uni

May 31st, 2007 by admin

Suden UniJe me souviendrai longtemps de ce jour… Je rentre dans Hit Import, le fameux magasin de Nice, et je vais un peu piocher dans les CD pour découvrir quelques nouveaux groupes. Je vais dans le grand rayon consacré au métal extrême (black, death…). Et je tombe par hasard sur un album. Une pochette avec un homme loup, un logo que j’ai de suite aimé… Moonsorrow… J’avais déjà entendu ce nom quelque part, mais où? Ah oui, dans un Rock Hard sorti peu de temps auparavant. Un groupe avec de l’accordéon. “Plutôt original!” me disais-je en mon for intérieur. Et la curiosité l’emporte, je vais voir un des vendeurs, je lui dis que j’aimerais écouter ce disque, pour voir (ou plutôt entendre) à quoi il ressemble. Et il met le disque, sur les baffles (et non pas sur le poste avec le casque), enfin, bon, là c’est un détail dont vous vous foutez totalement je pense…

Et pendant qu’il déchirait l’emballage du CD, je repensais à mes quêtes du moment : je voulais découvrir le Pagan métal, viking métal, etc. Je ne connaissais que Mägo de Oz et Tuatha de Danann en folk métal… Pas beaucoup d’accordéon dans ces groupes… (Je ne connaissais pas encore Finntroll, que j’ai découvert grâce à Moonsorrow, puisque le guitariste de Moonsorrow joue du clavier dans Finntroll. Mais Finntroll est beaucoup plus festif et joyeux que Moonsorrow.)

Et voilà que la musique arrive. Un hurlement de loup, des guitares, une batterie, des claviers. Déjà, le son me plait. Ce n’est pas un son pourri, digne d’un énième disque de Trrrrrrrue black métal bien underground… Et soudain, après 34 secondes, la batterie s’arrête, pour laisser la guitare sonner… Un coup de tonnerre, et un homme qui parle, avec une voix que j’adore… Il dit quelque chose du genre “E Ja anen Ukkosenjumalan poika”. Une voix de guerrier… J’imagine le guerrier qui crie sur la colline, qui s’adresse à ses ennemis… Et puis roulement de batterie, suivi d’un riff qui va se répéter, très épique, avec les claviers omniprésents, une double pédale (je parle de la batterie bande de coquins!!!), et quand le chant commence, je suis encore plus aux anges!!! Un voix qui est PARFAITE pour le genre!!! Ce n’est pas une voix black, mais ce n’est pas une voix claire non plus. Une homme qui crie. Mais ses cris sont humains. On ne pense pas à un démon ou un gars qui est au paroxysme de sa cuite (qui gerbe donc…)… On pense à un guerrier au combat. Et en plus, il chante en Finlandais, qui est un très belle langue je trouve. La petite interlude vers 2 minutes 27 m’enchante encore plus…. ça y est, un nouveau choc musical… Aprés Rhapsody, il fallait bien que ça arrive à nouveau. La chanson se nomme Ukkosenjumalan Poika, et je l’aime… Et pourtant, elle n’a rien de folklorique… Elle est juste épique et symphonique (ben, les claviers sont omniprésents quand même… Bon, ce n’est pas Therion ou Nigthwish… Juste des choeurs, et le son “Brighness”. Vous ne connaissez pas? Et bien écoutez mon projet Morgothduverdon, sur la piste “impro 1″, le son de clavier utilisé est Brightness. Oui, je fais de la pub en plus, ce n’est pas beau ça?? Mettez pleins de com’s sur mon myspaaaace, je vous aime mes fans!!! Bon, j’arrête de faire le zouave.). En fait, elle aurait eu parfaitement sa place sur la démo Tämä Ikuinen Talvi (pour les claviers de l’interlude par exemple). J’écoute ce disque depuis 2 minutes 50, et je sais déjà que je vais l’acheter!!! Le seul gros problème, c’est que je n’ai plus d’argent… Il faudra que j’attende 3 jours…. 3 jours qui m’ont semblé TRES TRES longs!!! J’ai pris ce disque avant même ceux que j’avais déjà en attente dans le magasin.

J’avais terminé l’écoute dans le magasin après la 2eme chanson, Köyliönjärven Jäällä (pakanavedet II). Elle ne ressemble pas à la première… Le son des guitares est le même, la voix est la même, mais cette fois ci, l’accordéon fait son apparition, ainsi que la guitare folklorique. Les claviers sont toujours là. Et la chanson progresse bien. Ce que j’aime avec Moonsorrow, c’est que je ne m’ennuie pas une minute en écoutant… Si, un riff de Ukkosenjumalan poika (la première chanson… Vous n’avez pas suivi? Tas de cancres!!!) à tendance à se répéter une ou deux fois de trop… Mais à part ça… Une bonne chanson donc… Mais avec Moonsorrow, toutes les chansons sont bonnes (et belles).

Bon, une fois le CD acheté, j’ai poursuivi l’écoute. Mon coup de foudre pour Ukkosenjumalan poika ne m’a quand même pas rendu débile au point d’oublier les autres chansons.

Kuin Ikuinen est un chef d’oeuvre. L’accordéon est magnifique. Le refrain au chant clair aussi, le riff de pont est un des meilleurs qu’il m’ai été donné d’entendre… Et la fin est magnifique tout simplement… D’abord un champs de bataille, sans musique. La batterie arrive, en mid tempo, avec des claviers (cordes) en fond. Une mélodie magnifique, triste et épique… J’en ai presque les larmes aux yeux… attendez je prends un mouchoir…. Aaaaaah, ça fait du bien. Ensuite, la guitare rythmique accompagne, et puis la double pédale (la batterie toujours… Bande de coquins toujours…) arrive, la mélodie s’intensifie, et le guitare lead reprend la mélodie, toujours accompagné du clavier qui n’a pas changé de mélodie depuis le début de cette fin (comment ça cette phrase est mal formulée? Passez votre Bac, après on en reparlera!!)… Un cri de Ville Sorvali (oui, le chanteur bassiste se nomme Ville Sorvali. Et puis tant que j’y suis, le guitariste c’est Henri Sorvali (pas son frére, son cousin), qui joue du clavier dans Finntroll, le batteur c’est Marko Tarvonen, le 2ème guitariste c’est Mitja Harvilahti, le clavieriste c’est Lord Eurén… Voilà, j’ai présenté le groupe…) fait une apparition dans cette fin magnifique.

Tuulen Koti, Aaltojen Koti est un instrumental. Mais un bon intrumental. Guitare acoustique au début, accordéon, guitare électrique, batterie, claviers… Bref, vous connaissez la formule, hein?

Pakanajuhla est assez festive (bon, le titre signifie “fête païenne”, donc forcément…). Une bonne chanson, tantôt festive, tantôt mélancolique… La mélodie d’introduction à l’accordéon revient régulièrement… Mais la chanson n’est pas répétitive… Moonsorrow, j’irais même jusqu’à dire que c’est du epic heathen progressive metal.

1065 : Aika : une chanson que je n’aimais pas trop au début, mais en fait, elle est magnifique…. La mélodie, très lointaine au début, puis soudain très proche, avec les roulements de batterie derrière… Une bonne chanson de plus, plus longue que les autres… 11 minutes 01… Les autres chansons tournant autour de 6 minutes et des poussières…

Suden Uni est l’outro. Guimbarde, guitare acoustique en arpèges… Une outro magnifique.. Suden Uni signifie ” a wolf dream”. Oui, vous vous en foutez, mais c’est pour parler, et ajouter une phrase inutile dans une chronique qui ne l’est pas moins…

Aprés l’intro, le disque devrait être fini…. Et bien non, car j’ai le CD en version rééditée : nouvelle pochette, un dvd en plus, et surtout, un titre bonus. Comment est-il donc? Pour commencer il se nomme Tulkaapa Aijät ! (Traduction en anglais : “come along fellows”. Pour traduire en Français, vous n’avez qu’à acheter un dictionnaire Anglais/Français. Je ne vais pas faire de l’anglais maintenant, non mais!!! J’en fais à la fac, c’est déjà suffisant!!). Un pchit de canette de bière que l’on ouvre, une mélodie à l’accordéon, la guitare électrique évidemment, la voix de Henri Sorvali, qui cette fois me fait penser au guerrier de tout à l’heure, mais bourré, et en phase terminale de cuite. Le refrain est festif à souhait, avec un choeur de types bourrés à la bière, tradition Viking, avec les claquements de mains, les “Hoï! Hoï!” de rigueur…

Voilà, mon premier album de viking métal, et quel album!!! Je ne dirai pas qu’il s’agit du meilleur album de Moonsorrow, car tous leurs albums sont très bons… Je dirai qu’il est très bien pour découvrir le groupe, et peut être plus facile d’accès que V : Havitetty… Il faut dire que ce dernier ne contient que 2 chansons, mais qui font 30 minutes chacune… Mais 30 minutes de bonheur… Idéal pour s’évader un heure (ben oui, 30 minutes X 2 = 1 heure… Vous êtes nuls en maths aussi? Et bien ce n’est pas gagné…)

Rhaa, j’ai oublié de parler du DVD. Bon, il contient 2 clips : Sankarihaute et Jumaltent Kaupunki. Ce sont des chansons présentes sur l’opus suivant, à savoir Voimasta Ja Kunniasta pour la première, et Kivenkantaja pour l’autre. Des chef d’oeuvres également, particulièrement Jumalten Kaupunki.

Ensuite, il y a 4 vidéos extraites d’un concert donné au Tuska festival en 2003n un festival Finlandais. Sympa pour découvrir le groupe en live. Mais le son n’est pas très bon… Je préfère les versions studios. Un dvd bien sympathique quand même.

Voilà, le premier chef d’oeuvre de Moonsorrow… Tous les albums qui suivront seront des chefs d’oeuvres également. Un grand groupe… Jetez vous dessus, vous n’avez rien à perdre si vous aimez la belle musique… Pourvu que vous ne soyez pas allergiques aux voix légèrement éraillées…

18/20

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Vintersorg : Cosmic Genesis

May 19th, 2007 by admin

Cosmic GenesisJe m’ennuie grave aujourd’hui… Que faire pour tuer le temps? Réviser pour mes rattrapages d’Anglais? Non… Je vais faire le rebelle, je vais écrire une chronique, et une chronique de METAL en plus!!! Ah ah!! Quelle rebelle, vous avez vu ça?

Allez, un album que j’ai et qui n’est pas encore chroniqué… ça y est, j’ai choisi : Vintersorg, avec l’album Cosmic Genesis.

Bon, et bien, j’y vais, je chronique.

Cosmic Genesis est le 3ème album studio de Vintersorg, groupe composé désormais du chanteur/compositeur/guitariste/claviériste Vintersorg (son vrai nom est un nom Suédois compliqué) et du guitariste Mattias Marklund (il n’a pas de pseudo le pauvre…. Je vais l’appeller Marc… Ou plutôt Matt. Oui, Matt. Une abréviation de son prénom. Parfait.).

Musicalement, dans quel style joue Vintersorg? Du metal. Certes mais encore? Du Viking pagan metal, avec quelques voix black, et beaucoup de chant clair, et quel chant clair!!! Une voix grave, profonde, magnifique, unique en son genre. Certains detestent, d’autres adorent.

Till Fjälls / Hedniskhjärtad (oui, il y a une version de l’album avec l’EP Hedniskhjärtad inclu) était une sorte de viking pagan metal, avec un chant déjà trés beau, mais qui avait le don d’en saoûler quelques uns, Vintersorg ayant l’habityde de mâcher ses mots (en Suédois en plus)…

Ödemarkens Son était dans la continuité de Till Fjälls, avec une hausse du niveau, un plus grand professionalisme.

Et Cosmic Genesis dans tout ça? Et bien, il y a une évolution. Bon, vous reconnaitrez Vintersorg presque de suite. Cependant son chant a évolué. Moins grave, plus moderne, mais une voix toujours magnifique. Et surtout, les textes en vieux Suédois (s’il vous plaît!!) ont été remplacés par des textes en Anglais, excepté sur un titre.

Le thème de l’album, ce n’est plus la nature ou les montagnes suédoises, mais le cosmos… Adieu les Vikings? Au revoir en tout cas…

Concrétement, qu’est ce que ça donne? Toujours pareil, une alternance de voix black, et de voix claire. Les chansons sont énormément travaillées. Les claviers ne se contentent plus d’être des nappes atmosphériques (ils ont du aller se plaindre au syndicat des claviers “On en a marre de ne jouer que des nappes, on veut de la technique!!!”. Et ils ont été écouté, partiellement au moins. Et oui, avec les syndicats, on a jamais ce que l’on veut, c’est connu… Donc, ne vous attendez pas à du Vintersorg avec des claviers à la Dream Theater ou Symphony X. Et même Stratovarius… Mais bon, ils auront plus de possibilités sur les albums suivants à ce que j’ai entendu dire… Oui, je ne les ai pas… Je ne pourrais donc pas vous lâcher une SUPERBE chronique…

La batterie est plus lourde que sur les albums précédents, et le son en général… il sonne beaucoup plus moderne, comme le chant. Adieu les Vikings, ou presque…. Vintersorg part dans les étoiles, et il partira aprés dans l’expérimentation et le black progressif…

Les guitares sont donc plus techniques, comme tous les instruments en fait… Tout est plus technique. Mais on s’y retrouve, ne vous inquiétez pas…

Je n’ai pas envie de vous faire une description chanson par chanson… Rhooo, c’est bon, ne pleurez pas, c’est pas grave, vous vous en remettrez… Pour vous consoler, je vais vous dire quelles sont mes chansons favorites. ça vous va? Hé hé, je suis comme le syndicat des claviers, je ne vous donne pas ce que vous voulez, je vous donne un truc qui m’arrange, qui ne vous arrange pas forcément, et vous êtes contents, hin! hin! hin!! (rire sadique).

Ma chanson préférée, est, de loin, A Dialouge With The Stars. C’est même une de mes chansons préférées de Vintersorg. Guitare electique et Guitare accoustique, voix black avec des claviers biens travaillés derriére, le chant clair arrive… Enorme.

Ensuite, Naturens Galleri, entraînante, spontanée, avec sa touche electro omniprésente. Trés bonne chanson.

Rainbow Demon : une reprise, de je ne sais pas quel groupe… Une bonne chanson également.

Astral and Arcane : une bonne chanson, celle qui ouvre l’album. Introduction aux claviers (strings ou cordes si vous préférez, non, pas de filles. Il s’agit de cordes de violons, bande d’obsédés du jupon!!! (ou de la corde plutôt)). Elle montre bien le changement, ou plutôt l’évolution du groupe.

Et enfin, The Enigmatic Spirit, qui clôt l’album. Elle commence magnifiquement à la guitare accoustique et aux claviers électro. Pas de guitare électrique dans cette chanson. De la batterie en revanche, mais uniquement des claviers, du chant et de la guitare accoustique.

Et pour le reste… J’accroche un peu moins… ça passe, mais je ne sais pas, c’est plus compliqué… Ce que je veux dire, c’est que ce sont les chansons que j’ai cité comme mes favorites de l’album qui sortent du lot.

5 très bonnes (je pèse mes mots) chansons sur 9, ce n’est pas mal.

Pour conclure, que dirais-je? Un bon album. Si vous aimez les premiers Vintersorg et les derniers, bref, s’il ne vous manque que celui-ci (pour faire simple), achetez-le les yeux fermés. Si vous aimez le Vintersorg des débuts, achetez-le, mais vous pourrez être supris sur quelques chansons (celles que j’apprécie moins). Mais les chansons que j’ai cité valent vraiment le coup. Et les autres ne sont pas mauvaises non plus, même si j’ai plus de mal…

Pour les autres, écoutez avant d’acheter…

Un bon album, 16/20, en notant sévérement.

Il faut noter qu’il y a une version avec 2 bonus tracks, qui sont en fait extraits de l’EP Hedniskhjärtad. Il s’agit des titres Norrskensdrömmar et Hednaorden. Les titres de l’EP Hedniskhjärtad sont disséminés sur une version des 3 premier albums. Mais je m’en fous, j’ai la version de Till Fjälls avec Hedniskhjärtad en intégralité… Pour les autres, c’est pratique.

Voilà, j’ai bien passé le temps… Je gagnerai 15 points comme ça… Le 4ème cercle se rapproche, hé hé hé hé hé!!!

Morgothduverdon.

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Moonsorrow : Tama Ikuinen Talvi

May 8th, 2007 by admin

Tama Ikuinen TalviJe suis un fan de Moonsorrow, groupe que j’ai découvert avec la réédition de leur 1er vrai album Suden Uni. La chanson “Ukkosenjumalan poika” m’avait fait un choc, aussi grand que la chanson “Agony is my name” de Rhapsody, qui m’avait fait découvrir le métal quelques années plus tôt…

Je m’étais plongé corps et âme dans leur univers, et depuis, j’ai tous leurs disques. Ce groupe est admirable : des compos de qualité, travaillées, grandiloquentes, épiques, folkloriques, paîennes…

Moonsorrow c’est tout ça.

Voimasta ja kuuniasta, Suden Uni, Kivenkantaja étaient très folk, épiques, mais pas sombres et agressifs. Verisäkeet, et plus récemment V : Hävitetty marquaient une évolution, et une plus grande maturité encore de la part du groupe (qui a désormais une place de choix réservée dans mon panthéon du métal, quoi qu’il arrive) : des compos plus longues, toujours aussi épiques, variées…. On ne s’ennuie pas une minute en écoutant Moonsorrow. Enfin, c’est mon avis.

Et voilà que j’ai dans mes mains la 2nde démo du groupe : Tämä Ikuinen Talvi, sortie après la demo Metsä, remixée et avec les parties vocales réenregistrées en 2001.

Et comme d’habitude, je mets le casque, et je me laisse emporter dans leur univers. Un groupe comme Moonsorrow ne peut pas me décevoir, même pas sur une démo… Et une légère angoisse m’envahit : est-ce que je vais apprécier ce disque?

L’écoute commence. J’entends des pas, dans de la neige (oui, nous sommes en Finlande, donc forcément… Cela m’aurait plus étonné venant d’Orphaned Land…), avec du vent ou une rivière qui coule… Bref, nous sommes dans la nature. Et voilà qu’une musique arrive ; orchestrale, mélancolique (avec des cordes, choirs aaaah (oui, je m’adresse encore un fois aux claviéristes) cuivres de type cor, pizzicato strings), qui monte en puissance, avec du piano, et une guitare électrique. Elle dure quand même 4 minutes 45… Et tout d’un coup, la batterie, qui était apparu une minute auparavant, très lente, fait un roulement, et voilà, c’est parti : un riff de guitare, avec un son plus agressif que celui auquel Moonsorrow nous a habitué par la suite. Nous allons avoir droit à 8 minutes de black symphonique, épique, varié, avec des interludes au clavier de toute beauté, tantôt épiques, tantôt mélancoliques, des envolée épiques avec des choeurs comme seul Moonsorrow a le secret. Le chant est agressif, mais on reconnait quand même Ville Sorvali. Sa voix est beaucoup moins black métal que dans la démo précédente…

C’était le 1er titre, Taistelu Pohjolasta.

Je suis enchanté après ce titre, la déception n’est pas là, bien au contraire.

L’écoute continue, avec Vihreällä Valtaistuimella, épique, avec un interlude à la guitare acoustique.

Arrive ensuite Talvi, un bon titre, dans la lignée des précédents, assez rentre-dedans quand même, mais très bon.

Puis arrive Luopion Veri, magnifique avec de nombreuses interludes, dont la première au rythme d’une valse (vous savez ; 1.2.3 ;1.2.3…). Elle est dans la lignée des chansons précédentes également.

Et enfin arrive l’outro; Kuun Suru. magnifique, avec un mélodie au clavier qui reste la même, en restant sur 2 tons. Elle dure 3 minutes 46, et pourtant on ne s’ennuie pas. Comment est-ce possible, puisque la mélodie est la même? Et bien, les orchestrations qui accompagnent cette mélodie montent en puissance, changent, des cordes, puis du piano, montée en puissance, puis calme à nouveau…. Magnifique.

Et en plus, Kuun suru signifie “the moon’s sorrow”. Je vous renvoie au nom du groupe.

Et voilà, c’est fini. Et je ne me dis pas “déjà?”, car la démo dure quand même 42 minutes… Les compos sont longues (de 12 minutes 13 à 8 minutes 31, exception pour l’outro qui dure comme je l’ai déjà dit 3 minutes 46). Je ne me suis pas fais chier une seconde.

Du black symphonique épique, voilà comment on pourrait définir cette démo. Le son est correct, sans être exceptionnel, les guitares sont plus agressives, et la batterie ne sonne pas trop en retrait, même si elle n’est pas très puissante. Et il n’y a pas un seul instrument folklorique dans cette démo. Uniquement des orchestrations, épiques ou mélancoliques, voire les 2.

Je ne peux que vous la conseiller. Et si elle n’est pas facile à trouver, en revanche elle se télécharge relativement facilement (sur la mule par exemple).

Une grande demo pour un grand groupe.

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Vintersorg : Ödemarkens Son

May 1st, 2007 by admin

Ödemarkens SonBon, allez, je me lance pour chroniquer le 2eme album de Vintersorg, vous savez, cet homme qui chante dans Borknagar, qui a officié dans Otyg…, qui a ce timbre de voix si particulier : évoluant tantôt dans un registre black, tantôt avec une voix claire atypique : grave, profonde. Certains aiment, d’autres détestent, mais cette voix ne laisse pas indifférent, et fait une grande partie du charme de Vintersorg. Et même si le timbre du monsieur a évolué (un début d’évolution à partir de Cosmic Genesis, puis aprés, presque une métamorphose : écoutez le dernier Borknagar : plus de voix grave. Mais on sait que c’est lui quand même.)

Mais à l’époque de Ödemarkens Son (qui signifie en gros “enfants de la nature”…), il évoluait encore dans ce registre de voix grave, profonde. Et il chantait encore en Suédois, ce qui apporte un charme supplémentaire à ce viking pagan metal original.

Les thèmes n’ont rien de guerrier, mais sont axés sur la nature.

Mais le plus important est la musique.

Alors comment est ce que ça se présente?

Et bien, le son à évolué depuis Till Fjälls : les guitares sont plus agressives, le son est plus net, la batterie moins en retrait.

Le chant a connu une très légère évolution : il semble avoir gagné en maturité, il est moins grave que sur Till Fjälls, où l’on avait parfois l’impression qu’il machait ses mots.

Et un des atouts majeurs du chant, c’est la superposition : Vintersorg enregistre plusieurs pistes de chant (2 au moins), chacune sur un ton différent, qu’il superpose pendant certains refrains, créant une harmonie apportant plus de profondeur à l’ensemble, et l’effet obtenu est magnifique (sur “När alver sina runor sjungit” par exemple). Il y a une dominance de chant clair. Le chant black n’est guère présent, à part sur le titre éponyme, Offerbäcken et “Manskensmän”. Il est épaulé par un chant féminin sur le magnifique Svaltvinter, qui est un des moments forts de l’album.

Les compos sont de très bonne qualité, on ne s’ennuie pas un minute en écoutant cet album : Vintersorg est un compositeur de génie, et il le prouvera encore avec les albums suivants.

Elles sont tantôt lentes, tantôt rapides, avec des passages black metal (le début de “Ödemarkens Son“), tantôt épiques (”Svaltvinter”), tantôt mid tempo (le début de “Offerbäcken”), avec toujours de nombreux ponts et interludes acoustiques, faites à la guitare acoustique ou au piano. Mais il y a une majorité de passages rapides.

Evidemment, les nappes de clavier (surtout des cordes) sont omniprésentes, comme sur Till Fjälls.

Il y a également un instrumental, avec de la guitare acoustique, du piano, et une nappe de clavier (toujours les mêmes : ensemble cordes, ou strings, que tous les claviéristes connaissent), de toute beauté : le magnifique “Trollbunden”.

Il y a également de la flute sur le dernier titre “Pa landet”.

Pour conclure, je dirais que cet album est le successeur parfait de Till Fjälls : le style est dans la même veine, et bien qu’étant dans la continuité, il y a pourtant une évolution, de nouveaux éléments,… Cet album est une suite logique. Et l’album suivant sera une suite logique de Ödemarkens Son : avec encore de nouveaux éléments.

Je conseillerais cet album à tout les gens qui ont aimé Till Fjälls, à celles et ceux qui cherchent quelque chose d’original et de qualité, à celles et ceux qui apprécient la belle musique tout simplement.

P. S : cet album est réédité avec un bonus track, extrait de l’EP Hedniskhjärtad, il s’agit de la chanson “Stilla”. Elle est agréable à l’écoute, avec une alternance entre le chant clair de Vintersorg et du chant féminin, des guitares mélancoliques et belles…

Morceaux préférés :

När Alver Sina Runor Sjungit, Svältvinter, Trollbunden

Morceaux detestés ;

Aucuns.

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Fjoergyn : Ernte Im Herbst

April 20th, 2007 by admin

Ernte Im HerbstNote : 19/20

Magnifique, grandiloquent, épique, magique, c’est ce l’on pense aprés avoir écouté cet album, qui est le premier (et le seul pour l’instant) de ce groupe allemand.

Fjoergyn officie dans une sorte de viking metal symphonique et épique. Rien que ça…

Nous avons droit à une intro symphonico-épique, sans guitare, qui nous plonge déjà dans l’univers du disque. Ensuite, les titres s’enchaînent, tous aussi bons les uns que les autres, avec des passages uniquements symphoniques, des envolées épiques, du chant black death, parfois du chant clair.

Les titres que je préfère, pour ma part sont : “Monolog Der Natur”, “Fjoergyn” (avec ce son de grelots accompagnant la batterie), “Des Winters Schmach”, “Abendwache”, mais je le répète, tous les titres sont très bons !! A noter que la piste “Requiem” (la dernière) comporte un morceau caché, qui est, je trouve, dispensable (c’est un instrumental qui n’a pas grand chose à voir avec la musique du disque), vu le peu de temps qu’il dure, et vue la longueur du blanc juste avant (6:03 minutes pour “Requiem”, 10 minutes de vide, et 3:10 minutes pour cet étrange instrumental). C’est le seul hic de ce disque.

J’ajouterais que certaines parties symphoniques sont tirées d’?uvres de musique classique que je ne saurais citer. Quoi qu’il en soit, tous les breaks et longs passages instrumentaux ne font que renforcer la beauté du disque.

Pour ce qui est de la pochette, elle résume bien la musique : un papillon (pour le côté magnifique) et à gauche, ce qui semble être une hache en mouvement, qui a pour cible le papillon (pour le côté viking, guerrier quand même). Cette idée n’est pas de moi, mais je la trouve trés bonne.

Bref, un album pour les amateurs de viking metal, metal épique, metal symphonique, ou de belle musique en général.

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Nohellia : At the Begining of the End

September 14th, 2006 by admin

At the Begining of the EndNous voici en présence de la demo d’un jeune groupe de Nice (décidémment, ce secteur foisonne de groupes…), j’ai nommé Nohellia.

Nohellia officie dans un Black/death symphonique, aux multiples influences (Dimmu Borgir, Cradle of Filth, Anorexia Nervosa, Children Of Bodom, Emperor, Annihilator, Soilwork, In Flames… Les chansons sont plutôt speed, avec une alternance chant Black/Chant clair/Chant death, plus la présence d’un chant lyrique féminin. Il y a beaucoup d’orchestrations : cordes, piano, timbales, clavecin, vibraphone…(faites au clavier, ils n’ont pas encore les moyens de s’offrir un orchestre symphonique), et leur rendu est très bon, pour le style évidemment. Amateurs de Blasphemy ou Darkthrone, allergiques au clavier, passez votre chemin.

Leur demo, titrée “at the beginning of the end” est enfin sortie, aprés presque 2 ans d’attente, de sorties repoussées… On aurait pût attendre pour rien, pour une demo médiocre, mal produite, au titres moyens, voire mauvais…. mais heureusement il n’en est rien! La deception n’est pas là, l’angoisse de l’attente était inutile. C’est une demo, mais quelle demo!!!!

Tout d’abord la production : elle est énorme. Je n’ai jamais entendu une demo avec un aussi bon son : tout les instruments sont mis en valeur, y comprit la basse.

Bon, chanson par chanson, voici ce que ça donne.

1 Festival of carcass chapter 1 : Une intro de 3.17 minutes, orchestrale à souhait, avec la guitare electrique avec un son clean (de l’accoustique electrique si vous préférez) qui nous met dans l’ambiance.

2 Festival of carcass chapter 2 : la 1ere vraie chanson : du très bon : symphonique, speed, avec le chant de Valestra qui domine (son chant black ressemble un peu à celui de Dani Filth (si quelques blackeux subsistaient encore, à la recherche de je ne sais quoi, cette comparaison les fera partir, hé hé!), son chant clair à Tony Kakko, le chanteur de Sonata Arctica), un peu épaulé par le chant lyrique d’Adelaïde. Le jeu de batterie est bon, les quelques solis et interludes aussi…

3 Great new stars : c’est la chanson la plus longue de la demo (6.22 minutes), et ma préférée. Toujours speed, avec toujours les même ingrédients, plus un peu de vocaux death. Trés bonne chanson.

4 Just one time… Never again : Une chanson originale, avec une dominance de chant clair, et peu de chant black. C’est une chanson assez calme, mais que je trouve efficace, même si elle peut s’avérer un peu déroutante par rapport aux précédentes.

5 Die to reborn : la dernière chanson : retour au style des 1ère : très bon titre. Petite intro au clavecin, puis la guitare electrique prend la relève sur un riff bien efficace… un refrain en chant clair, quelques apparitions de chant lyrique… Une chanson qui termine la demo en beauté.

Voilà donc un autre groupe de Nice très prometteur, qui nous sort une demo très prometteuse…. Groupe à surveiller de près…. Dommage que leur site internet ne soit plus mis à jour depuis 6 mois….

Note :

En prenant le référentiel demo : 18/20.

Dans l’absolu : 14/20

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Assacrentis : The Secrets from the Past

September 1st, 2006 by admin

The Secrets from the PastAssacrentis, jeune groupe niçois fondé en 1999 par le chanteur guitariste Dagoth, nous sort ici sa 1ère demo.

Autant le dire tout de suite, la qualité est au rendez-vous (même si ce n’est qu’une démo, ne vous attendez pas à une production identique à celle du dernier Dimmu Borgir…). Assacrentis officie dans un black mélodique, aggrémenté de claviers (je ne dirais donc pas symphonique pour ne pas heurter les puristes… D’autant que ces claviers n’ont rien de pompeux : des nappes de choeurs (un peu comme sur In the Nightside Eclipse, en moins omniprésent), du piano, et c’est presque tout). Les influences du groupe sont nombreuses : Immortal, Dimmu Borgir (les premiers), Satyricon… Tantôt speed, tantôt atmosphérique,la musique est toujours prenante.

“Soul Seeker” commence avec une intro à la guitare accoustique, puis part en passages tantôt épiques, tantôt mélancoliques (le piano y est pour beaucoup), avec une narration death à certains moments. Le chant de Dagoth est bon (voix d’outre-tombe), quoique peu varié à mon goût.

Ancient People Of Forgotten Realms” est plutôt speed, toujours mélodique avec des claviers omniprésents, qui ne prennent cependant pas toute la place.

“Frostland” est dans la même veine que “Ancient People Of Forgotten Realms” : du black mélodique classique. Excellent titre. Les mélodies sont bien efficaces.

“First Quarter Of The Moon” est assez originale. On entend quelqu’un marcher dans la neige, qui s’approche d’une maison dans laquelle on devine une musique festive (une sorte de valse). Il entre, et le son de la valse augmente (normal, puisqu’il est entré… Quelle esprit logique, quelle perspicacité ce morgothduverdon! Admirez l’homme à l’état pur!…. Hem…). Et là, guitare electrique et chant prennent la relève, avec des ambiances dignes du Stormblast de Dimmu Borgir.

Bref, un bon début pour ce groupe. Cependant, la brutalité n’est peut être pas assez mise en avant, et le chant à tendance à être linéaire.

Les mélodies sont efficaces, assez variées. Le groupe arrive à créer une atmosphére. ça ne pue pas la mort, ça ne transpire pas la haine. Je vois plutôt la contemplation de jolis paysages nordiques (ou plutôt de l’arrière pays niçois, en hiver ça le fait, il y a des vieux, des mafieux, et des loups… Riez pas, c’est vrai!).

Un groupe prommetteur donc !!

Affaire à suivre.

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