octobre 12th, 2011

C’est en 1994 que No One Is Innocent nous arrive en pleine face avec ce titre, cet hymne : «La Peau». Rapidement mis sous les feux de la rampe, les No One vont revenir quelque temps plus tard avec un non moins génial «Utopia», plus varié, mais toujours aussi bon. Et puis plus rien, chacun s’occupant de son propre projet et laissant No One à l’abandon. Puis c’est finalement en 2004 que Kmar va reformer ce groupe, entouré de plusieurs nouveaux musiciens, le chanteur étant le seul membre de la formation originel. «Revolution.com», album séduisant, certes, mais bien loin du punch des premières compositions. 2007 marque donc l’arrivée du 4e (ou 2e, c’est vous qui voyiez) album du nouveau No One.

«Voter nuit gravement aux sales idées» : c’est sur ce message plutôt explicite que No One balance un album particulièrement imprégné de l’élection présidentielle de 2007. Le disque se démarque essentiellement par ses paroles profondément dénonciatrices mais véritablement bien écrites, en témoigne par exemple «Salut l’Artiste» qui rend hommage à leur façon à notre cher monsieur Chirac sur un rythme très calme et posé, à la limite de l’acoustique (bien qu’électrique). «La Peur» se prête également au grand jeu de la politique. Sur un rythme prenant, Kmar dénonce ce surplace politique qui nous colle aux baskets depuis déjà de trop longues années, un vote qui se limite à voter pour le moins pire des candidats et pas forcément celui qui a les meilleures idées. «L’Amour de la Haine», entièrement acoustique et calme, semble dénoncer les agissements de Sarkozy (comme a pu déclarer Kmar sur scène : «Nicolas Sarkozy a l’amour de la haine»). Ici, pas de langue de bois, les textes y sont virulents et sans détour.

Mais No One ne parle pas que de politique sur ces titres. Il parle d’amour également, comme peut le démontrer «Boomerang» et son rythme progressif, s’accélérant petit à petit sans jamais tomber dans la surdose. Cela parle de religion également avec le très rythmé «Je Ne Crois Pas», dénonçant les abus d’idéologie et l’argent monté sur ces sujets extrêmement sensibles. «Gazoline» introduit les problèmes du pétrole et des conflits engagés par cette conquête de l’or noir, au détriment de population qui n’a malheureusement rien demandé. Comme bien souvent dans les groupes de la trempe des Parisiens, la police en prend également pour son grade dans le très rugueux et explosif «Police Délice». Et puis, il y a également les «autres» chansons, dans la veine des No One comme le «Liar» d’introduction qui campe une rythmique pesante pour démarrer l’album comme il se doit. Seul le morceau de conclusion «Laisse Toi Aller» peut sembler légèrement dispensable, ces choeurs assez niaiseux répondant à un enchainement de jeux de mots plutôt sympathiques sur un titre à la limite de la pop. Alors oui, il n’y a pas la brutalité ou l’énergie des années 90 dans ce No One là. Mais le groupe, certes différent, nous délivre un rock bien pêchu et vraiment agréable. Sans doute l’un des albums les plus contestataires du combo. Un album dispensable, mais somme toute sympathique par moments.

octobre 12th, 2011

Une anthologie … Par définition, une anthologie est le genre de sortie effectuée par un groupe de quarante ans d’âge afin de faire un gros bilan des cinquante-douze albums déjà parus par le passé. Et Akphaezya ? Et bien cette Anthology II n’est donc que leur premier album. Outre ce nom déroutant, on retiendra également le fait que cet album soit le deuxième volet d’une série qui attend toujours son premier opus. Pour cause, Anthology II repose sur un concept bien plus qu’étonnant qui verra le groupe publié ces albums dans le «désordre», le prochain prévu étant le numéro quatre, qui sera suivi du premier, du troisième puis du cinquième. Passons donc cette formule originale et concentrons donc sur la galette qui nous intéresse ici : Anthology II : Links from the Dead Trinity.

Pour commencer, la pochette est aussi déroutante que le contexte : aussi étrange qu’illisible et incompréhensible avec ces genres de monstres et de symboles tous plus bizarres les uns que les autres. L’habit ne fait pas le moine cependant et la première piste se lance dans mes écouteurs. Et finalement, la musique est à la hauteur de la pochette : incompréhensible. Vous voilà partis pour une heure d’une musique profondément touchée par un mélange plutôt incroyable entre des parties très métal, d’autres beaucoup plus pop, emmenés parfois par une touche bien sentie, nous reposant quelquefois sur des bases plus éloignées telles que le jazz, la country, voire même parfois reggae, avant de nous secouer pour de brefs passages death puis de nous faire voyager par diverses inspirations asiatiques ou orientales. Les compositions du groupe regorgent de surprises en tous genres et il est extrêmement difficile de savoir à quoi s’attendre, le rythme changeant du tout au tout plusieurs fois en une seule chanson, rien que Chrysalis devrait suffire à vous donner un aperçu de tout le potentiel des quatre membres du combo Orléanais. Les musiciens conservent une maîtrise de bout en bout, ainsi les très nombreux changements de rythme seront terriblement fluides, aucunement brouillons et entraîneront une surprise quasiment constante sur toute la durée de cet album.

Mais la force majeure d’Akphaezya, c’est cette femme : Nehl Aëlin. La vocaliste du groupe module son organe dans tous les sens possibles, étant capable de chanter des ballades d’une terrible douceur (Beyond the Sky) ou de propulser des growls (certes courts) mais terriblement féroces (Chrysalis, The Golden Vortex of Kaltaz) ou de tourner sa voix dans des folies torturées incroyables (Khamsin, Reflections). À noter également qu’il n’y a bien qu’elle qui chante dans cet album (certes, on entend un très court passage masculin sur The Bottle of Lie mais ça reste assez anecdotique, chanson surprenante par son groove purement jazzy et sa technique, assez progressive dans l’ensemble) et le travail effectué pour faire des voix en fond, en surface et en superposition est très réussi et il n’y en a jamais trop. De plus, outre son organe vocal, la demoiselle révèle une dextérité sur son piano, ses notes étant en parfait accord avec la musique, quelle qu’elle soit.

Tout ce déluge technique cache un point faible récurrent dans ce genre de pratique musicale : l’accessibilité. L’expérimental, tout comme le progressif à titre de comparaison, fait fuir les oreilles peu habituées à des compositions aussi techniques et riches, où le rythme peut changer toutes les trente secondes. Il vous en faudra des écoutes afin de trouver toutes les subtilités mises ici. De plus, pour continuer dans les (tout petits) points faibles, l’album souffre parfois de quelques longueurs, dues à des changements de rythmes pas toujours très judicieux. Mais globalement, il n’y a rien de véritablement nuisible à une bonne écoute de cet album. Faire un track-by-track serait à la fois inutile et bien trop compliqué, chaque chanson se démarquant de la précédente et aucune n’étant à dénigrer, il serait bien plus judicieux que ça soit vous qui décidiez de poser une oreille sur ce disque. Akphaezya met déjà la barre très haute et il n’y a aucun doute que Anthology IV sera attendu de pied ferme, au vu de cette déjà très grosse performance. Il y a du talent ici, je vous le dis.

Anthology II est une œuvre aussi riche qu’indéfinissable, Akphaezya nous délivre une musique aussi rocambolesque que maîtrisée. Leur musique mérite que les plus réticents y posent une oreille attentive, quant aux plus aguerris, ils y trouveront sans doute leur compte dans un des groupes les plus variés que la planète Metal a pu porter.

octobre 11th, 2011

Sidilarsen : Machine RougeEnfin ! « Machine Rouge » ce sera fait attendre ! Les premières informations étant, je vous le rappelle, tombées l’été dernier, à coup de vidéos de sessions, d’enregistrements, de répétitions… Puis une date fut annoncée : février 2011. Mais le temps passa et l’attente se fit sentir jusqu’à finalement une autre date : automne 2011. Déception donc, mais passons. Le groupe a profité de ce retard pour pEaufiner sa publicité et, afin de ne pas subir la relative invisibilité de « Une Nuit pour Sept Jours » (faute de promo), le groupe n’a pas hésité à faire le tour de sept villes françaises pour la promo de « Le Meilleur Est à Venir ». Tour réussi avec 2 000 singles distribués, de quoi mettre en appétit. Après le clip du second single « Back to Basics » mis en ligne il y a un mois, voilà enfin « Machine Rouge » disponible ! Inutile de préciser que j’ai attendu le moment où l’album fût mis en ligne sur l’ITunes Store pour me le procurer, niark !

Tout d’abord, entamons un léger retour en arrière. Sidilarsen, c’est déjà un peu ancien. 1997 voit éclore ce groupe Toulousain qui tente tant bien que mal d’imposer son métal teinté d’électro au travers de plusieurs démos. Mais c’est en 2003 avec « Biotop » en rayon que ce combo commence à faire parler de lui. Des titres d’une belle énergie, mêlés à un côté très « dancefloor », lancent la machine. Deux ans plus tard, nouvelle sortie et nouvelle réussite : « Eau ». Si éloigné mais finalement bien proche de l’opus précédent, « Eau » balance un côté bien plus puissant, avec quelques rapprochements vers l’industriel, mélangé à cet électro très présent et un chant très virulent (Didou se rapprochant même parfois de nos chers amis de Lofofora sur quelques cris). Puis en 2008, le retour avec « Une Nuit pour Sept Jours », passé malheureusement quasi inaperçu, faute de pub, cet album ayant entamé un changement avec des compos qui cette fois-ci sont de pleins pieds dans la fusion, avec un mélange de titres très puissants côtoyant d’autres plus planants et accompagné d’un chant bien plus clair que sur « Eau », ce qui n’a pas manqué de diviser les foules. Trois ans plus tard et huit mois de retard, Sidilarsen se relance dans la course.

« Machine Rouge » jouit d’abord d’une très belle pochette, à des lieux du fameux tire-bouchon qui orne les pochettes de « Biotop » et d’« Eau ». À noter que le boîtier de l’édition collector possède également un très bel artwork avec ce coeur robotisé. Mais assez parlé du côté visuel de cette oeuvre, rentrons dans le vif du sujet !

Le début de l’album ne dépaysera pas trop les fans et les deux titres déjà présentés ouvriront le bal. « Le Meilleur Est à Venir » débute pourtant différemment que sur le single, pour laisser place à une courte intro électronique très planante avant de balancer les coups rageurs de la batterie et de démarrer sur un riff bien indus’ et lourd, comme Sidi sait très bien les faire, puis de laisser la place au chant de Viber. Ceux qui n’ont pas aimé son chant en majorité clair sur l’album précèdent seront déçus, car ici, Viber a pEaufiné son timbre et ne nous gratifiera que de très peu de hurlements tout le long de cet album. Toutefois, les vocaux rageurs de Didou nous rappelleront au bon souvenir des anciens titres. « Back to Basics » serait plus dans le ton d’un « Biotop », l’électro s’occupant d’une très grande partie de l’instrumentalisation du titre, également accompagnée par des voix, qui seront très « électronisées » afin de se rapprocher justement des « bases » du groupe. La voix de Frederika n’est d’ailleurs pas sans rappeler un certain « Dressés par les Ondes».

Enfin, passons maintenant à tout cet attirail de nouvEauté. « Machine Rouge » est un album enregistré entre amis et leurs acolytes toulousains de Zebda viendront prêter leurs voix pour le très efficace « Offensifs », bien bercé par cette rythmique très rapide. Le mélange de quatre voix ne choque aucunement et ce mélangent même de parfaites façons. Soufiane Djaffer viendra prêter sa voix sur « Densité », morcEau agressif mêlé sur un chant plus aérien sur les refrains, les rythmiques rappelant sans conteste « Eau ».

Pour ce qui est du retour aux sources, les auditeurs pourront se tourner vers la basse groovante et ce synthé omniprésent disitillant des beats remplaçants par moments la batterie de « Paradis Perdu », accompagnés de cette guitare agressive sur le refrain ou de cette atmosphère assez arabisante sur « Absolu ». Le groupe innove aussi et Didou nous offre une voix extrêmement haut perchée qu’on ne lui connaissait pas pour accompagner l’atmosphère très lourde de « Vie Passionnée » ou sur un refrain malheureusement fade en anglais sur « Fantasia » où Viber dispose d’un accent trop … français et pas forcément très agréable. Néanmoins, il ne s’agit que d’un refrain et cela n’empêchera pas d’apprécier ce titre d’une puissance écrasante, limite Rammstein sur les guitares (j’ai dit limite, hein !).

Un peu comme « Le Prochain Eté » sur le disque précèdent, les Sidi nous détendent avec cette ballade surprenante qu’est « A ton Ego », intégralement chantée par Viber, qui nous offre une voix claire plutôt agréable, mêlée à une sensibilité qu’on ne lui connaissait pas et qui fait partie des bonnes surprises de ce disque. Didou aussi dispose de sa chanson perso avec le final « Samira ». Sous forme d’une semi-ballade, Didou nous supplante d’une énergie si calme et reposante avant d’envoyer la sauce pour terminer cet album de la plus belle des manières et sur un hurlement à faire se dresser les poils.

Sidilarsen saura diviser les foules. Le groupe a mûri et nous fournit un album extrêmement travaillé, les Toulousains essayent, tentent diverses combinaisons et instrumentalisations, divers styles également. Si le groupe fait mouche ? Certains diront oui, certains diront non. Le chant plus clair de Viber, la présence de Zebda et de leurs voix si caractéristiques, les multiples et multiples influences qui différencieront chaque chanson… Personnellement, ça ne me dérange pas. Les Sidi nous livrent un album mélangeant toutes leurs influences et doté d’une très belle sensibilité. C’est un album à la fois très personnel, mais qui possède également cet esprit partageur typique des Toulousains. Sidilarsen va faire du bruit et c’est tant mieux !

octobre 11th, 2011

Enfin ! « Machine Rouge » ce sera fait attendre ! Les premières informations étant, je vous le rappelle, tombées l’été dernier, à coup de vidéos de sessions, d’enregistrements, de répétitions… Puis une date fut annoncée : février 2011. Mais le temps passa et l’attente se fit sentir jusqu’à finalement une autre date : automne 2011. Déception donc, mais passons. Le groupe a profité de ce retard pour pEaufiner sa publicité et, afin de ne pas subir la relative invisibilité de « Une Nuit pour Sept Jours » (faute de promo), le groupe n’a pas hésité à faire le tour de sept villes françaises pour la promo de « Le Meilleur Est à Venir ». Tour réussi avec 2 000 singles distribués, de quoi mettre en appétit. Après le clip du second single « Back to Basics » mis en ligne il y a un mois, voilà enfin « Machine Rouge » disponible ! Inutile de préciser que j’ai attendu le moment où l’album fût mis en ligne sur l’ITunes Store pour me le procurer, niark !

Tout d’abord, entamons un léger retour en arrière. Sidilarsen, c’est déjà un peu ancien. 1997 voit éclore ce groupe Toulousain qui tente tant bien que mal d’imposer son métal teinté d’électro au travers de plusieurs démos. Mais c’est en 2003 avec « Biotop » en rayon que ce combo commence à faire parler de lui. Des titres d’une belle énergie, mêlés à un côté très « dancefloor », lancent la machine. Deux ans plus tard, nouvelle sortie et nouvelle réussite : « Eau ». Si éloigné mais finalement bien proche de l’opus précédent, « Eau » balance un côté bien plus puissant, avec quelques rapprochements vers l’industriel, mélangé à cet électro très présent et un chant très virulent (Didou se rapprochant même parfois de nos chers amis de Lofofora sur quelques cris). Puis en 2008, le retour avec « Une Nuit pour Sept Jours », passé malheureusement quasi inaperçu, faute de pub, cet album ayant entamé un changement avec des compos qui cette fois-ci sont de pleins pieds dans la fusion, avec un mélange de titres très puissants côtoyant d’autres plus planants et accompagné d’un chant bien plus clair que sur « Eau », ce qui n’a pas manqué de diviser les foules. Trois ans plus tard et huit mois de retard, Sidilarsen se relance dans la course.

« Machine Rouge » jouit d’abord d’une très belle pochette, à des lieux du fameux tire-bouchon qui orne les pochettes de « Biotop » et d’« Eau ». À noter que le boîtier de l’édition collector possède également un très bel artwork avec ce coeur robotisé. Mais assez parlé du côté visuel de cette oeuvre, rentrons dans le vif du sujet !

Le début de l’album ne dépaysera pas trop les fans et les deux titres déjà présentés ouvriront le bal. « Le Meilleur Est à Venir » débute pourtant différemment que sur le single, pour laisser place à une courte intro électronique très planante avant de balancer les coups rageurs de la batterie et de démarrer sur un riff bien indus’ et lourd, comme Sidi sait très bien les faire, puis de laisser la place au chant de Viber. Ceux qui n’ont pas aimé son chant en majorité clair sur l’album précèdent seront déçus, car ici, Viber a pEaufiné son timbre et ne nous gratifiera que de très peu de hurlements tout le long de cet album. Toutefois, les vocaux rageurs de Didou nous rappelleront au bon souvenir des anciens titres. « Back to Basics » serait plus dans le ton d’un « Biotop », l’électro s’occupant d’une très grande partie de l’instrumentalisation du titre, également accompagnée par des voix, qui seront très « électronisées » afin de se rapprocher justement des « bases » du groupe. La voix de Frederika n’est d’ailleurs pas sans rappeler un certain « Dressés par les Ondes».

Enfin, passons maintenant à tout cet attirail de nouvEauté. « Machine Rouge » est un album enregistré entre amis et leurs acolytes toulousains de Zebda viendront prêter leurs voix pour le très efficace « Offensifs », bien bercé par cette rythmique très rapide. Le mélange de quatre voix ne choque aucunement et ce mélangent même de parfaites façons. Soufiane Djaffer viendra prêter sa voix sur « Densité », morcEau agressif mêlé sur un chant plus aérien sur les refrains, les rythmiques rappelant sans conteste « Eau ».

Pour ce qui est du retour aux sources, les auditeurs pourront se tourner vers la basse groovante et ce synthé omniprésent disitillant des beats remplaçants par moments la batterie de « Paradis Perdu », accompagnés de cette guitare agressive sur le refrain ou de cette atmosphère assez arabisante sur « Absolu ». Le groupe innove aussi et Didou nous offre une voix extrêmement haut perchée qu’on ne lui connaissait pas pour accompagner l’atmosphère très lourde de « Vie Passionnée » ou sur un refrain malheureusement fade en anglais sur « Fantasia » où Viber dispose d’un accent trop … français et pas forcément très agréable. Néanmoins, il ne s’agit que d’un refrain et cela n’empêchera pas d’apprécier ce titre d’une puissance écrasante, limite Rammstein sur les guitares (j’ai dit limite, hein !).

Un peu comme « Le Prochain Eté » sur le disque précèdent, les Sidi nous détendent avec cette ballade surprenante qu’est « A ton Ego », intégralement chantée par Viber, qui nous offre une voix claire plutôt agréable, mêlée à une sensibilité qu’on ne lui connaissait pas et qui fait partie des bonnes surprises de ce disque. Didou aussi dispose de sa chanson perso avec le final « Samira ». Sous forme d’une semi-ballade, Didou nous supplante d’une énergie si calme et reposante avant d’envoyer la sauce pour terminer cet album de la plus belle des manières et sur un hurlement à faire se dresser les poils.

Sidilarsen saura diviser les foules. Le groupe a mûri et nous fournit un album extrêmement travaillé, les Toulousains essayent, tentent diverses combinaisons et instrumentalisations, divers styles également. Si le groupe fait mouche ? Certains diront oui, certains diront non. Le chant plus clair de Viber, la présence de Zebda et de leurs voix si caractéristiques, les multiples et multiples influences qui différencieront chaque chanson… Personnellement, ça ne me dérange pas. Les Sidi nous livrent un album mélangeant toutes leurs influences et doté d’une très belle sensibilité. C’est un album à la fois très personnel, mais qui possède également cet esprit partageur typique des Toulousains. Sidilarsen va faire du bruit et c’est tant mieux !