décembre 18th, 2011

Assassin’s Creed : Revelation était attendue comme le messie par les fans de l’Assassin italien. On était tous impatient de connaître le dénouement de ces aventures. Et alors qu’Ubi Soft lâchait de plus en plus d’informations sur sa très jeune franchise à succès, que l’impatience grandissait de plus en plus, Ubi a décidé de lancer un trailer. Un trailer mettant en scène notre Assassin sur les rythmes d’une musique des plus lourde et surtout en accord parfait avec l’action. Au travers de ce trailer, Ubi Soft a mis sur le devant un artiste français : Yoann Lemoine, qui en une chanson (« Iron ») a braqué des centaines de projecteurs sur lui. En seulement quelques semaines, le clip de « Iron » est passé de 200 000 à plus de 3 000 000 de vues sur YouTube.

Yoann Lemoine était bien plus connu pour être à la réalisation de très nombreux clips musicaux (notamment ceux de Moby ou Katy Perry, parmi tant d’autres) ou encore de beaucoup de réclame télévisée (comme Lipton, ou bien sûr, la campagne pour AIDES). Mais Yoann en voulut plus et se mit lui-même à la baguette. S’il pouvait fabriquer un univers vidéo aux autres, il était temps qu’il se construise lui-même sa voie. Yoann Lemoine devint Woodkid.

« Iron » est sa première composition, quatre titres et deux remix, mise en page originale, le visage de Yoann apparaît déformé, abstrait. Tout comme sa musique en fin de compte. Un son aussi intime que grandiloquent, et dès le début de « Iron », on est immédiatement capturé par les cuivres puissants et ces frappes sauvages sur des percussions un peu tribales. La voix de Woodkid est grave, mélodique, lente, possédant une tonalité aussi apaisante qu’angoissante. Et puis avant qu’on ne s’en rende compte, les cuivres reprennent leurs droits, les percu s’accélèrent puis ralentissent enfin, laissant Yoann élevé la voix, la rendre plus énervé sans jamais tomber dans l’excès. Les cuivres sont tous simplement magistraux. Les deux remix, sans être follement originaux frapperont vers un côté légèrement trip-hop et sympathique pour celui de Mystery Jets, et plutôt pop électro pour Gucci Vamp.

« Brooklyn » varie le tire. Une légère guitare acoustique accompagne un Yoann distillant des émotions vraiment touchantes, c’est aérien, mais si plaisant, relaxant. On ferme les yeux, on se tait et on écoute. Un piano vient accompagner une mélodie dépouillée avec talent. Le temps passe si vite dans cette aura reposante. On en vient à maudire cette fin qui arrive trop vite. Mais finalement, on se calme à nouveau très vite. « Baltimore’s Fireflies » se concentre davantage sur un piano rapide et sur un fond de violon accompagnant la voix lancinante et émouvante de Yoann avant de laisser la place à une instrumentalisation progressive, semblant faire ressortir une guitare électrique sur des accords extrêmement discrets, des cuivres de plus en plus fort à mesures des break et un final en apothéose avec ces percussions rapides et délicates et ce cuivre aérien. Comment ne pas s’imaginer au sommet d’un mont, toisant du regard ce qui semble être notre but sur cette instrumentalisation grandiloquente finale… « Wasteland », plus classique, termine cette EP sur un piano extrêmement rythmé, précis et un violon dans le rythme idéal, légèrement dansant, accompagné d’un Yoann toujours plus présent et touchant.
Mais c’est déjà fini… On en veut plus, beaucoup plus. C’est si envoûtant, si sensible, tellement rafraichissant avec une petite pointe de folie et beaucoup d’audace et de créativité. C’est fou comme la musique peut être belle comme ça… Monsieur Lemoine, un album bientôt ?

= > Une très jolie reprise de la chanson « Someone Like You » d’Adéle par Woodkid ici : http://www.youtube.com/watch?v=6XAT2C9CCPY

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