mars 14th, 2012

Le soleil de la Catalogne s’éloigne. Désabusé par ses beautés d’hier aujourd’hui envolées, Barcelone n’est plus que l’ombre d’elle-même et n’aura pas calmé les idées noires qui nous ont traversé l’esprit le long de cette demi-heure prenante et purement émotionnelle que fut « Les Illusions d’une Route : Barcelone ». L’Irlande du Nord a beau être plus proche, un long détour par le Moyen-Orient et Bagdad, ville autant assombrie que baignée par un soleil rouge se profile à l’horizon. Bagdad n’est plus un carrefour du monde, c’est une ville ensanglantée, meurtrie par la guerre et la haine qui l’a câlinée pendant trop de temps.

Le temps de s’asseoir cinq minutes, de réfléchir à ce que notre voyage en Espagne nous a appris. Le premier chapitre de notre voyage initiatique n’a fait qu’accentuer les questions que l’on se pose sur nous. Le voyage est déjà très éprouvant, le soleil lourd pesant sur la ville Irakienne ne nous permettra pas de respirer davantage. « Je Suis Venu » résonne encore dans votre tête comme dernier souvenir de Barcelone, le coeur encore accroché par la violence psychologique du premier volet des « Illusions d’une Route », on redoute ce que ce deuxième opus va nous procurer comme sensations…

Bagdad n’est pas une ville en paix, mais « Un Drapeau Blanc » semble avoir été de sortie pour que l’atmosphère soit aussi calme… Milka semble à bout de souffle, épuisé de son voyage depuis la Catalogne, l’atmosphère est pesante autant que reposante, laissant la basse définir le rythme et la batterie reste en retenue. Même les timides apparitions de la guitare ne suffiront pas à réveiller un morceau qui, certes se trouve dans le rythme « historiquement parlant » de cette trilogie, se révèle quand même relativement lassant, car bien trop long… Mais nécessaires malgré tout pour saisir l’essence de ce nouveau voyage.

La ville est en ruine et les gens sont quand même là, présents, essayant de vivre leur vie malgré la guerre, malgré tout ce qu’elle implique … Un « Chaos Debout »… La guitare a comme un air de déjà entendu, sonnant un peu trop comme « Barcelone » même si légèrement plus oppressante. Le rythme se donne, la batterie cogne, tel un boxeur voulant mettre son adversaire K.O, Milka reprends goût à la lutte, nous nous sentons revigorés. « Il fallait y penser avant l’orage », c’est certain mais c’est fait et c’est trop tard à présent. On sent que quelque chose va se passer très prochainement, quelque chose dont on ne pourra rien et dans lequel il va falloir se donner corps et âme. « Je me sens mourir lentement », non, nous devons nous relever, ce trajet n’est pas fini !

Nous nous blessons nous-mêmes par nos lois, notre rigidité culturelle, par nos théories fumantes et c’est « Par Mes Flèches » que nous allons essayer de remettre les gens et leurs pensées en ordre. La construction est plus classique, on reconnaît sans peine la touche Agora Fidelio avec ces guitares larmoyantes, cette basse oppressante, cette batterie variant doucement le rythme, le tout bercé par la voix mélodique de Matthieu, entre rigidité, liberté et délicieusement planante. « Par mes flèches on voit les théories s’effondrer ». Meurtri et blessé, l’énergie nous reviendra subitement le temps d’alourdir la chanson pour nous rendre l’énergie manquante…

L’orage semble approcher de plus en plus malgré le calme et la délicatesse qui suivent « Le Sens du Vent » par lequel la tempête approche de plus en plus de nous. Car oui, le monde n’est pas calme, la plaie béante causée « Par Mes Flèches » continue de nous faire balancer, remuer par cette guitare toute en douceur et lentes variations, dont le chant de Milka suffira à faire vibrer l’auditeur sur l’un des meilleures titres de cet album. Relevons-nous, la guerre revient. Allons au-delà de nos blessures, restons ferme malgré la montée en puissance de cette chanson et combattons cette nouvelle force pour faire redescendre la pression sur le rythme de cette batterie lente mais forte.

Personne n’a pu l’empêcher, malheureusement… La basse sature, la batterie se fait rapide, telle une marche militaire, et Milka nous hurle et nous rappelle que « C’est une Guerre ». « Rentrez les enfants », ces jeunes âmes ne devraient pas être confrontées à la folie des hommes. Ces hommes symbolisés par la puissance des hurlements de Matthieu, ces hommes qui ne savent même pas pourquoi ils sont ici, ces hommes qui suivent les rythmes rapides et agressifs d’une chanson se voulant de par sa force émotive et ses hurlements comme un successeur de « GPS » mais sans atteindre la force de celle-ci. Est-ce possible de transmettre autant de haines et de puissance tristes en un morceau ? La réponse est oui, la guitare se fait mur tout en sachant varier le rythme et la batterie se fait véritablement écraser. « Je n’ai pas voulu tirer », mais c’est trop tard. Les morts s’entassent et sur un dernier hurlement strident, tout s’arrête.

« J’ai Vu » la mort de bien trop près. « Les corps qui gisent, un arbre nu [...] il y a eu la guerre ici ». Le paysage est apocalyptique, le monde est méconnaissable. La guerre ne peut se comprendre, les gens pleurent, Milka les comprend, il parle, aussi simplement, bercé par une basse mélodique et une guitare si triste… Milka se sent coupable, il a tué ses hommes, il ne comprend pas pourquoi, mais il l’a fait. « J’ai un impact ». Tout le monde à un impact, la guerre marque les gens, les hommes tuent des hommes. Qui est l’ennemie ? Qui est l’allié ? Qui sont les bourreaux ? Qui sont les victimes ? Qu’importe, à présent. La Mort a frappé. Il est temps d’aller auprès d’elle et de l’accueillir comme une vieille amie. Toutes les guerres mènent à elle. Mais déjà la musique se stoppe pour que la guitare s’exclame plaintivement, tristement. « Il y a eu la guerre ici ! » hurle Milka. Arrêtons de chialer et relevons la tête sur la puissance du morceau qui se met enfin en place, tel un titre purement progressif et atmosphérique. La batterie a le tempo juste et lent, la guitare est forte, omniprésente, larmoyante. « Il y a eu la guerre ici ». Les hurlements de Milka dépassent nos émotions. Nos larmes montent, notre coeur tremble, la chair de poule foulera l’ensemble de votre corps. Mais vous ne pouvez rien faire. La honte et le dégoût de la folie humaine vous frapperont au visage… « Il y a eu la guerre ici … ».

Bagdad fut un voyage éprouvant, angoissant, triste, mais moins prenant que celui de Barcelone, la faute à un premier chapitre flirtant avec l’excellence. Mais vous auriez tort de ne pas suivre ce voyage. La magie opère comme à chaque fois. Si magnifique, si atmosphérique, si larmoyante …

Des images plein la tête, les larmes sur les joues, il va falloir partir. Vous ne pouvez plus rien pour cette ville… Il ne faut pas regarder en arrière. La route sera très longue… L’Irlande du Nord sera notre prochaine destination, Belfast. On a hâte. Le dernier chapitre des « Illusions d’une Route » sera sans nul doute l’un des albums dont l’attente sera la plus difficile …

[à suivre... ]

mars 9th, 2012

Le monde n’est pas fait de gens heureux et de gens tristes. Tout le monde vient à souffrir de moments tristes, de longues pages d’angoisse, d’une envie de pleurer, d’une envie de hurler sa peine. Mais peu le font. Par fierté ou par dépit, on préfère passer pour la personne insensible que rien ne viendra ébranler. Image malheureuse, mais tellement commune…

Nous avons tous notre façon d’expédier notre surdose de malheur. Gianluca Divirgilio a, lui, choisi de la coucher sur papier et de l’exorciser par la musique. C’est ainsi que se présente Arctic Plateau, projet solo du musicien et chanteur italien, fondé sur une base très Post-Rock et Shoegaze. Si des groupes comme Godspeed You Black Emperor ou Mogwai ont permis de lancer le Post-Rock dans les années 90, force et de reconnaitre que le genre a continué sa route depuis. Même si leur musique n’est pas fondamentalement Post-Rock, des groupes aujourd’hui reconnus comme Alcest ou Les Discrets l’utilisent pour faire vivre des émotions toutes particulières dans leurs musiques.

Celle d’Arctic Plateau révèle un côté majoritairement aérien, planant, tout en conservant une certaine lourdeur, un sentiment assez oppressant, froid. Le calme apparent est mis au même niveau qu’une puissance parfois martiale et épaisse, mais sans jamais pénétrer dans des sonorités Metal, celle-ci étant seulement délicieusement frôlée. La violence en soi, n’est pas musicale, seulement psychologique, devant la douceur extrême de la musique créée par l’Italien. Chacune des notes plaintives de Gianluca vous rappelleront à vos vieux souvenirs d’enfants, à de vieilles photos jaunies par le temps, comme l’accentue la pochette de l’album, une ancienne photo de vacances à la mer aux couleurs légèrement sépias et usées…

Le chant de Gianluca est déchirant de beauté, de calme et douceur. Purement lent et planant, il déverse une voix claire jamais sirupeuse ou pompeuse et s’autorise à de rares moments, l’espace d’une toute petite poignée de secondes, de brefs hurlements presque Black. Ces cris nous font frissonner et nous rappellent seulement à la tristesse que l’italien veut transmettre. Très souvent chanté, quelque fois parlé, rarement hurlé, le chanteur s’autorise également de très rares passages extrêmement discrets dans sa langue natale (sur « Coldream » par exemple).

« On a Sad Sunny Day » n’est pas un disque que l’on peut décrire. On le vit, on se laisse porter durant presque une heure et quart (avec toutefois un silence d’une dizaine de minutes sur la piste finale). On l’écoute seul, pour se remémorer nos souvenirs de gosses. On l’écoute à deux, avec cette personne si chère à notre cœur, pour la tenir par la main et se souvenir que la vie est belle, malgré les coups durs que nous devons endurer. On l’écoute d’une traite, pour ne pas couper court à ce voyage méditatif et émouvant.

Une musique, aussi belle soit-elle, possède également des points faibles et le principal point à attribuer à Arctic Plateau serait que malgré sa grande beauté, le contenu est trop « commun » et aura beaucoup de mal à se démarquer de la masse Ambiante… De plus, chaque titre semble reprendre des éléments de la chanson précédente et ainsi de suite, ce qui confère finalement un très léger manque d’originalité à l’ensemble, bien que l’album demeure une offrande idéale à tous amateurs de musiques Atmosphériques.

N’ayez pas peur, venez et plongez dans les eaux calmes et glacées d’Arctic Plateau, venez rafraichir votre âme tourmentée par bien trop de soucis. Laissez-vous porter par les courants tristes et aériens de la musique de l’Italien, après plus d’une heure, la lumière, vous l’apercevrez enfin mais curieusement, l’envie de la toucher sera devenue inexistante…

mars 9th, 2012

Psykup est un groupe comme on en trouve trop rarement, capable de bousculer son petit monde, d’installer une ambiance toute particulière. Avec Carnival In Coal, les Toulousains ont permis de lancer la vague Avantgardiste en France en osant et en prenant le risque de mélanger la culture Metal avec des rythmes incongrus et qui, à première vue, ne peuvent pas coller. Et pourtant, c’est fait avec tellement de talent, d’énergie et d’envie que ça en devient un véritable régal auditifs.

Aujourd’hui, Psykup est officiellement en suspens. Après le départ de Milka, le groupe fût laissé de côté, chacun vacant à d’autres occupations. Julien Cassarino (chant, guitare) pour Manimal et l’étrange Rufus Bellefleur, Brice Sansonetto (batterie) et David “Vidda” Castel (guitare) accompagnant le premier chez Manimal et Simone Choule. Enfin Stéphane “Pelo” Bezzina (basse) et Matthieu “Milka” Miegeville (chant, claviers) devant s’occuper d’Agora Fidelio et de My Own Private Alaska (uniquement pour Milka). Et oui, cela en fait du boulot. Pas trop étonnant que Psykup, qui a permis véritablement de tous les lancer, soit un peu mis en retrait.

« Acoustiques, Remixes, Video » est un petit EP « récréatif » avant la bombe provoquée par « L’Ombre et la Proie ». Très court, il contient deux titres « acoustiqué » que sont « Rebirth and Recession » et « Martin X Pt. 1 & Pt. 2 », deux remix de « Libido » (renommé pour l’occasion « Lack Of Envy) et « Insipid » (devenant « Bland »). Enfin, une vidéo live de « To Be (Tray) or Not to Be » complète ce petit encas de luxe.

L’exercice acoustique est une chose qui devient de plus en plus commune, permettant ainsi à chacun des groupes ayant tester l’expérience de présenter un nouveau visage d’eux, plus humain pour certains. Mais il est vrai que rarement le vrai succès est au rendez-vous. Aujourd’hui, c’est Psykup qui s’en charge et l’une des premières questions qui subsistent sera : comment faire ressortir la folie du groupe en version acoustique ? Il est vrai que c’est l’alternance musicale et le changement de puissance vocale qui a fait la renommée du groupe toulousain. La réponse ?

Et bien on supprime toutes les parties hurlées ! Aussi simple que ça, « Rebirth and Recession » et « Martin X Pt. 1 & Pt. 2 » seront donc amputés de leurs violences. Il fallait oser supprimer ces passages qui ont fait le succès de « Le Temps de la Réflexion ». Résultat : on sent une certaine libération, Julien et Mathieu s’essayant à de nouvelles hauteurs, de nouvelles mesures et le tout demeure vraiment très agréable à l’écoute, beaucoup plus aérien, beaucoup plus planant. Musicalement, tout l’ensemble s’adapte à ces changements, les guitares sont en toutes logiques plus lentes que dans les morceaux originaux, la basse (tenue ici par Mélanie Torok pour la dernière fois) est nettement plus présente et la batterie joue de sonorités plutôt originale pour un ensemble vraiment sympathique.

« Lack of Envy » et « Bland » ont étaient créés par Jouch (guitariste d’Agora Fidelio) et se révèlent vraiment particuliers. N’étant pas très fan habituellement de cette pratique, je fus agréablement surpris par la surdose d’Ambiant de « Lack of Envy », qui joue bien avec la chanson Psykupement calme qu’est « Libido » à l’origine tout en étant assez différente. Le remix ressort au bon moment des guitares plus lentes que le titre original tout en occultant les textes, qui font ainsi partie intégrante de la remasterisation. « Bland » pour le coup, se fait plus violente, plus « Hard-Teck », sans doute pour respecter le côté fou, violent et dérangeant de « Insipid », la superposition des voix et le mélange de puissance donne un côté très schizophrénique à l’ensemble. « To Be (Tray) or Not to Be » est une simple démonstration de la puissance scénique du groupe. Le jeu de scène est stupéfiant et le groupe démontre bien qu’ils se sentent totalement à l’aise dans cet exercice. Ah nostalgie quand tu nous tiens…

Ceci est un EP qui s’adresse surtout aux fans du groupe, en effet, à part démontrer toute l’ouverture d’esprit du groupe et son envie d’essayer de nouvelle expérience au risque de se prendre des droites par une foule qui trouvera surement ce mini-disque comme du remplissage. Certainement pas indispensable, surement pas un must dans son genre mais évidemment une petite vingtaine de minutes agréables.

Ah Psykup… Reviendront-ils un jour ? Ju’ sera-t-il capable de tenir le navire sans Milka ? Des questions qui font frémir les fans, mais que, malgré tout, nous avons une hâte indescriptible d’obtenir une réponse.

mars 5th, 2012

Il est vrai que l’univers du Rock’n'Roll est bercé par ses idoles de toujours et il est évident que pour la plupart, Rock’nRoll signifie entre autres les Johnny Halliday, Eddy Mitchell, Elvis Presley ou encore Chuck Berry (pour ne citer que ceux-là). De plus, nous pouvons également constater la remontée du Rock’n'Roll au travers de jeunes groupes comme The Strokes ou Wolfmother (parmi d’autres). C’est dans cette optique que My Fancy Zoot place son EP éponyme : démontrer que le Rock’n'Roll a encore de très beaux jours devant lui.

Originaires de Mulhouse, les cinq musiciens desservent des riffs tout droit sortis de l’âge d’or du Rock en s’inspirant ouvertement de grands classiques (Led Zeppelin, AC/DC, Allman Brothers …). Depuis 2009, le quintet écume les salles, de façon à se procurer une bonne dose d’expérience et c’est en 2012 seulement que le groupe met sur disque ses premières créations. Cinq titres profondément dans un esprit Rock, mélangeant habilement le Hard-Rock d’antan avec un Rock’n’Roll bien plus moderne.

L’énergie est bonne, la musique est bonne et on tape du pied dès les premières notes de « Stoned Soul », notamment sur cette montée progressive de la batterie. La voix de Raphaël est juste et mélodique. Peut-être même un peu trop par rapport à l’agressivité que celui-ci veut sortir des morceaux, bien que son chant reste quand même dans un tempo très correct et véritablement entrainant.

Faire une description titres par titre est assez inutile, au fond, chaque titre se complète et se ressemble plus ou moins. Attardons-nous plutôt sur la prestation des musicos. Les cordes tout d’abord ! Deux guitaristes, un pour le rythme, l’autre pour les solos. Le premier assure bien, la guitare ressort très bien du mixage global et nous dessert des riffs qui, même s’ils sont déjà maintes et maintes fois entendus (« In the Middle »), restent fort agréables. Le soliste quant à lui maîtrise plutôt bien son manche, même si quelques fausses notes ressortent de temps en temps et que quelques passages sont assez stridents (« Magic Johnson ») et pas forcément agréables. Les solos sont nombreux, souvent bien exécutés mais quelquefois assez agaçants par une grandiloquence pas toujours de très bon goût. Rien de grave, My Fancy Zoot n’en est qu’à son premier essai. Quant à la basse, elle est bien trop discrète ! Mis à part sur « Stoned Soûl » où elle ressort très bien pendant les vingt premières secondes, son temps de paroles sera beaucoup trop effacé.

Le batteur assure ! Et les fûts sont frappés vite et fort (« Leave That Jerk » notamment, « Plastic Dolls »). Les frappes sont très précises et ne laissent que rarement la place à l’expérimentation, ce qui enlève toute grandiloquence futile et concentre donc la puissance dans le ton juste et suffisant. Les chœurs sont présents sur globalement tous les refrains et apportent une profondeur certaine aux titres, même si certains rappellent un peu trop AC/DC… Le chant à lui du mal à monter véritablement dans les grosses puissances que l’on attend d’un chanteur de Hard-Rock. Toutefois, ce léger défaut est vite atténué par une prononciation très bien maîtrisée (pas de franglais, un accent très efficace) et surtout un sens mélodique qui captive et intéresse. Aucune lassitude ne pointe.

Alors oui, faire du Rock’n'Roll ou du Hard-Rock aujourd’hui est difficile car les ouvertures sont bouchées par les éternelles pointures que tout le monde connaît et on peut difficilement faire quelque chose sans toucher au plagiat. My Fancy Zoot ne fait aucun plagiat, bien que leurs inspirations soient très (trop ?) facilement reconnaissables et présente. Bien qu’il s’agisse que d’un premier EP, le groupe gagnerait davantage à proposer leurs propres visions du Rock’n'roll, tout en incorporant encore leurs influences, car c’est évidemment ce qui signe leurs marques de fabrique. Un bon EP malgré tout, qui ne peut que laisser présager un avenir radieux à un groupe à suivre de près.