avril 29th, 2012

Another Moon est le projet de Sébastien Lombard, désireux de nous faire plonger dans son univers sombre tacheté de lumière et mêlant avec une maîtrise certaine un Postcore instrumental à quelques éléments progressifs et surtout très atmosphérique. Après un premier EP sorti en 2007 et baptisé « Welcome to Another Moon », le musicien nous revient donc avec « Rebirth of a Dead World » en 2008. Entre-temps, Sébastien a pu partager la jaquette de la compilation « Falling Down », qui réunit en plusieurs albums des groupes devenus maître dans la musique atmosphérique et dépressive (Year Of No Light, Rosetta, My Own Private Alaska, Kylesa, Celeste…).

Le titre introducteur de cette seconde démo, « Un Message du Futur », est d’ailleurs celui présent sur la compilation. Par rapport à « Welcome to Another Moon », le changement est là. Le début est plus épique, entre un clavier aérien et un piano rapide et volontairement répétitifs. Mais déjà, la guitare démarre, les riffs distordant et assourdissant de la guitare n’en finissent plus de faire pleuvoir une pluie de haine et de larmes sur l’auditeur. La basse ressort à certains moments et n’apporte pas une technique impressionnante, mais plutôt un gros sentiment d’étouffement. Mais déjà la guitare repart sur un mur atmosphérique sourd rempli d’émotions. La plus pure tradition du Sludge Atmosphérique. Quelques vagues venant s’écraser sur le rivage concluent cette première partie.

« Rien Ne Sert de Courir » apporte un sentiment différent. La guitare est bien plus grave que sur le titre précédent, moins aérienne, plus massive, plus Metal. Mais comme le musicien nous y a habitués, les éléments se mettent peu à peu en place et de nouvelles distorsions viennent à nouveau torturer nos oreilles. De plus en plus aiguë, certains passages se montreront volontairement désagréables à l’oreille afin d’imprégner l’auditeur d’un profond sentiment de malaise. L’ensemble est quand même plus dans une veine Post-Rock ici, avec toujours ces inspirations du côté de Rosetta, les hurlements en moins, car, rappelons-le, c’est une musique entièrement instrumentale.

Ce deuxième essai montre ainsi quelques nouveautés avec l’incorporation de nouvelles sonorités à la guitare et l’apport judicieux de claviers sur l’introduction. Des rajouts qui ne peuvent que pousser le musicien vers la réalisation d’une œuvre plus complète et complexes. Mais ce dont il n’y a aucun doute, c’est bel et bien sur la technique musicale de Sébastien, pleine de maîtrise, de finesse et d’émotions.

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