novembre 11th, 2012

La promotion d’ « Astronauts » continue de plus belle. Cinq mois après le Hard-Rock de « Westboud Train », place à la doublette « Magic »-« A James Bond Complex ». Ici, on change encore de registre par rapport au single « Westbound Train ». La volonté de revenir à un son plus émotionnel, plus électronique.

Ainsi, « Magic » est un titre mêlant parfaitement sonorités électroniques et guitare aérienne. Le chant de Laurent retrouve son timbre grave, calme et posé classique de « Crash System Control ». La batterie est moins mise en avant ici, se contentant d’une rythmique simple et efficace. Place davantage à la basse et au synthé. Tout se mélange agréablement bien. Les guitares d’ailleurs gagnent une place prépondérante dans ce morceau, un son entre la saturation et l’ambiant. C’est intéressant de se rendre compte à quel point RedLight puise dans ses anciennes compositions pour les transcender davantage.

À l’instar de « Crash System Control » – titre en 2008, « A James Bond Complex » à tout pour s’imposer comme étant LA ballade d’ « Astronauts ». Pourtant, le nom de ce titre m’avait décroché un sourire, m’imaginant une sorte de pseudo-délire des Marseillais. Et pourtant rien ne m’a fait rire dans ce titre. Tout est agencé à la perfection, la guitare ne ressort qu’en arrière-plan pour apporter de légers accords rapides, la batterie se fait très synthétique, lourde. Mais le chant de Londres frise la perfection. À fleur de peau durant toute la durée de cette ballade, le chanteur semble vivre son texte avec une passion et une mélancolie contagieuse. La façon d’étirer le refrain en longueur sur la fin du titre est saisissante et prenante, enfonçant davantage le titre dans une tristesse plaisante. En parlant de la conclusion du titre, chacun jugera à sa manière la dernière minute électronique qui arrive, selon moi, comme un cheveu sur la soupe. Loin d’être ridicule, elle ne s’agence toutefois pas avec l’ambiance globale.

Ce deuxième single revient un peu vers le son typique de RedLight tout en l’améliorant d’une bien belle manière. Si « Westbound Train » a montré de la nouveauté, « Magic » se charge de remettre au goût du jour certaines des notions les plus efficaces de « Crash System Control ». Encore deux petits mois avant de poser une oreille sur « Astronauts ».

novembre 11th, 2012

On les avait quittés deux ans auparavant avec un EP intéressant, mais pas assez poussé, « What’s Going on ? ». Une sorte de disque destiné à faire patienter entre le premier album « Crash System Control » (2008) et le prochain, « Astronauts », prévu pour janvier 2013. Mais pour 2012, RedLight a décidé de se dévoiler peu à peu par l’intermédiaire de deux singles à six mois d’intervalle, chacun contenant deux titres issus du futur album.

Première double offrande en mai 2012 : « Westbound Train » et « Casanova », sur fond de photo d’ambiance ferroviaire et de soleil couchant.

« Westbound Train » ouvre donc ce single. Une ambiance entre le Rock-Sudiste et des relents Hard-Rock se lance, Laurent n’hésitant pas à pousser son timbre grave bien plus loin qu’auparavant, le faisant même devenir gras de temps en temps. Bien plus de puissance se dégage de ce titre, les guitares sont acérées, se livrant à quelques petits solis très bien exécutés, la batterie cogne très efficacement, variant son jeu avec aisance, la basse groove impeccablement, essentiellement sur la fin.

« Casanova » tranche nettement avec le titre précédent. Si l’ombre de Giacomo Casanova traine au-dessus des textes de ce titre, RedLight a ici choisi une atmosphère étrange, faite de guitares hypnotiques et répétitives, d’un chant très souvent murmuré, d’un piano désaccordé, d’une basse étouffante et d’une batterie semblant très souvent changer de rythme. Un titre assez déconcertant au début, mais extrêmement prenant une fois les divers éléments mis en place.

Un single très intéressant dans le sens où celui-ci montre un nouveau visage du groupe marseillais, pouvant ainsi plonger avec succès dans des inspirations Hard-Rock autant que dans celle plus risquée d’une musique désordonnée. À voir ensuite comment ses évolutions seront intégrées à l’album.