janvier 31st, 2014

All We Need : Cold DreamCatégorie Metalcore : au suivant ! Direction Nîmes, aujourd’hui, pour découvrir All We Need, nouvel élève dans la périlleuse catégorie. Deux ans d’âge pour un nouveau cru qui fait déjà preuve d’une belle mentalité, ne se dirigeant pas tête baissée dans les combles du genre comme les ¾ des « nouveaux » groupes désireux d’être le nouveau Parkway Drive, mais apposant d’autres atmosphères sur un registre déjà bien connu.

Déjà signé sur Send The Wood Music, déjà masterisé par Jonathan Devaux (HORD), ce « Cold Dream », premier rejeton, a tout pour plaire. Un son propre sans être trop aseptisé et des influences Hardcore et Stoner, pour un Metalcore qui se rapproche davantage d’un Darkness Dynamite actuel ou encore d’un Trivium plutôt que des groupes classiques du milieu. Un premier EP posant de bonnes bases autour de quatre morceaux plutôt différents.

Passons donc rapidement sur l’intro « Cold … », ambiante et bercée de voix claire parlée et d’un chant hurlé en arrière-plan et l’outro « … Dream », acoustique et rêveuse, deux titres sympathique et intéressant, mais pas assez personnel. « When the World Falls » ouvre les hostilités sur une rythmique grasse, puissante et un chant rauque et groovant, s’alliant à un registre plus mélodique et catchy sur les refrains, le tout sans tomber dans l’écueil classique de la soupasse pop comme la plupart des ersatz. Témoin d’une première production, un breakdown final qui intervient comme un cheveu sur la soupe, même si celui-ci n’est pas foncièrement désagréable. Disons qu’il aurait eu davantage sa place sur un morceau pouvant le justifier pleinement.

All We Need est un groupe jeune, et qui dit jeunesse, dit des idées. Le groupe en a plein, sans forcément les mettre dans le bon ordre, mais c’est avec soulagement que l’on remarque rapidement que nous n’avons pas un foutoir non plus. « In the Fire » et son Hardcore débridé couplé à un sens de la mélodie intéressant sur les passages plus clairs du refrain. Les multiples solos et break pourront donner l’idée d’un groupe entre deux chaises, ni complètement Mélo/Stoner ou Hard/Metalcore. Un mélange des styles intéressants, mais qu’il conviendra de bosser encore davantage pour y trouver le juste milieu, comme l’illustrera très bien « Guilt Remains », couplant son extrême lourdeur et ses riffs rock à beaucoup de mélodie sur les refrains ou bien encore sur le final « World of Burned Cities », plus mélodique et ambiancé, mais jamais avare en coupure brute et rêche et apportant un chant clair intéressant, mais à perfectionner. Les passages criés sont très bien gérés, particulièrement lorsque le ton se voudra plus viscéral.

Il y a donc de quoi être particulièrement positif ! Sans être ni novateur ni une bombe surprise, All We Need impose une petite patte très agréable et plutôt rafraichissante au milieu, ne demandant au final qu’une confirmation autour d’un premier album plus abouti et personnel.

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