octobre 10th, 2013

Dans toute cette jungle de nouveaux groupes et de nouvelles productions, il devient de plus en plus difficile d’y trouver une perle. Au détour d’une pile de nom et, au moins, autant d’albums, le nom de Tetragroove Gigafunk accroche mon regard. L’accolade est amusante et annonce sans grandes difficultés ce que nous allons écouter.

« Freestyle Boogie » est ainsi la première petite production du groupe parisien. « Tg & Gfunk » est une petite introduction somme toute sympathique, débutant par quelques bellement de moutons (serait-ce l’humain lambda vulgairement représenté ici ?) et partant vers une rythmique extrêmement groovy, empruntant sans vergogne à l’esthétique sonore du blues/hard-rock des 80’s. Des variations de riff vers des accords plus légers et rapides, des chœurs entraînant, une trame sonore sans surprise, je sais déjà que ce que j’ai entre les oreilles ne brillera pas d’une quelconque originalité.

Après tout, varier vocaux hip-hop et rock gras, c’en est devenu très commun, aujourd’hui. Il en va de même pour les thématiques des titres, où la politique de comptoir (« PMU / UMP ») et des inspirations religieuses (l’amusante et plutôt bien écrite « Adam & Eve ») poétisent les quatre très court titres de ce premier EP, qui, en général, ne révolutionneront pas ce style lexical. Les multiples voix ont pour dénominateur commun d’être beaucoup trop fondu dans la musique, les rendant difficilement audible lors des premières écoutes. Ceci étant une volonté du groupe de ne pas privilégier la musique au détriment des voix (et l’inverse).

Et musicalement, disons que ça ne casse pas trois pattes à un canard. Ça groove, ça bouge, c’est remuant et bien composé. Mais ça n’apporte strictement rien au genre. On a souvent affaire à une guitare bien lourde et dans le ton général, presque vintage, bien relayé par une basse très ronde et bien mise en avant et associée à une batterie qui ne fait que rarement des folies et se contente d’assurer le rythme juste.

Ceci dit, quelques bonnes idées et bon délires parsèmeront ce premier EP (les petits vocaux du refrain de « Transe Exquise », entre autres) et rendront l’écoute agréable à défaut de la rendre inoubliable. On attend la suite, il y a sans doute encore beaucoup à entendre.

NB

mars 18th, 2013

La scène Toulousaine est décidément extrêmement fournie. Il en va de même pour tous ces musiciens, partageant leurs talents entre différents groupes, tous plus différents les uns que les autres. C’est ainsi Clarence « Mox » (batteur de Naïve) qui m’amena à me pencher sur Le Minus, rejeton Rock/Metal Fusion/Funky.

Le Minus, un nom qui peut prêter (et qui prêtera, sans aucun doute) à sourire. Au travers de ce patronyme, toutefois, nous trouverons un trio bourré de talent. Ne se posant aucune véritable barrière, empruntant la basse slappée d’un Primus, la puissance vocale d’un Korn, un groove empruntant au Red Hot Chili Peppers et la force musicale d’un Rage Against The Machine, non sans s’empêcher d’imposer des breaks plus ambiants à son ensemble. « Make My Day » est donc le deuxième full-lenght du trio, deux ans après un extrêmement discret, « The Book of V. ».

Le premier album était le test, « Make My Day » sera poussé à la lumière ! Une comm bien plus conséquente, pour une pochette prêtant à sourire devant ce petit bambin. Optant pour un ensemble bien plus direct que « The Book of V. », l’album se voit raccourci par rapport à son prédécesseur, en titre (9 pour 12) et en durée. De plus, « Make My Day » supprime les passages en français de l’album précèdent, pour un rendu entièrement anglais, n’en déplaise aux plus british d’entre vous.

« Next » démarre, et on sait immédiatement que l’on va écouter une Fusion groovante à souhait. La basse prédomine tout, funky et puissante, passant aisément par-dessus la guitare, qui ne se prive toutefois pas de riffs puissant et rapide lors des différents breaks. Lord Murray impose un timbre de voix efficace, planant autant que vif et tranchant quand il le faut.

Certains titres matraquent l’esprit par une puissance impressionnante, comme « Never Forgive, Never Forget », imposant rythmique agressive et martiale, pour un ensemble lourd et saturant avec excellence. La voix de Murray est extra sur les refrains, aigue et puissante. Citons également « One Parachute » et son rythme entraînant, plus lourd (toujours une basse impeccablement funky sur ce break) et les riffs épatants de Lionel Lavergne, notamment sur la conclusion, que l’on tempèrera avec les envies de saturations vocales de Lord Murray sur les refrains (à la convenance de chacun).

Des tubes en puissance (et dans le bon sens du terme), cet album en regorge. Surtout « Playing with Echoes ». Les riffs alambiqués et le chant extrêmement haché et maîtrisé font des merveilles, sans compter ce petit côté Pop-Rock pour la conclure. « Told You So » est épatante dans son groove éternellement funky. Les relents complètement délirants de la voix de Murray sur les refrains et les riffs bifurquant facilement de légèreté à lourdeur, bien aidés par un batteur variant avec une sublime facilité ces percussions. « Chaos Rains » aussi. Un petit groove presque dansant, une Valse-Metal de grande classe (c’est l’image qui compte, hein…), une basse en constante saturation, une guitare bien lourde, entièrement fusion et une batterie en rythme : rien de tel pour donner une envie de sauter en rythmes. Reste la voix, parfois à la peine…

Le Minus ralentit le tempo à certains moments. Et c’est avec cela que commencent les quelques défauts du disque… La voix de Murray n’est pas du tout convaincante sur la douceur des couplets de « Castle Doctrine », plate et manquant cruellement d’émotions. On aime davantage l’entendre hausser la voix sur les refrains ! À l’inverse, côté musique, l’alternance planante-lourdeur est d’une exceptionnelle fluidité, encore dominé par la basse, qui s’impose de façon très différente, cette fois-ci. La douceur vocale est davantage maîtrisée sur « Journey’s End », même si on n’atteint pas encore des sommets. Musicalement, l’ensemble peine cette fois-ci à convaincre, si tous les riffs de guitare (et de basse, même) sont exceptionnels de maîtrise, les transitions sont lourdes…

Le moment de parler du deuxième défaut de cet album ! Pris indépendamment, les titres sont tous plutôt extra. Mais écouter « Make My Day » en une fois relève du challenge ! Une fois habitué aux rythmiques alambiquées du groupe, ça passe plutôt bien. Mais la première fois, on frise l’indigestion de référence et d’inspirations ! Le fait que l’album manque d’un fil rouge est pénalisant, on se perd régulièrement dans ce qu’on écoute, on décroche, hop un riff nous rattrape, mais on passe déjà au titre suivant qui nous reperd encore. J’abuse légèrement, il est vrai, mais tout ça pour dire que la démonstration technique du groupe trouve ses limites dans leurs techniques elles-mêmes.

Et par conséquent, un titre plus hip-hop comme « My First and Only Lesson » peine à convaincre véritablement. La tentative est louable, et nous avons régulièrement eu des titres de « Hip-Hop/Rock » très intéressant. Mais la voix de Murray n’est que moyennement taillée à subir et tenir un rythme qui ne fait que lui caresser les cordes vocales sans les accrocher réellement. Les haussements de voix sont poussifs, les instruments, bien qu’extrêmement maîtrisés (cette basse slappée est toujours un régal !), ne sont pas toujours en accord et changent de rythme bien trop souvent. Extrêmement dommage, les riffs étant somptueux pris individuellement. On a même parfois la sensation que le batteur se sent un peu seul…

« Make My Day » est l’un de ces disques complexes à décrire avec impartialité ! Si on prend chaque titre individuellement, on a affaire à un disque groovant, dans la plus pure tradition du Rock/Metal/Fusion à succès. Mais si on tente l’expérience d’une écoute globalisée sur tout l’album, l’attention de certains risques d’être mis à l’épreuve. Mais d’un autre point de vue, il serait complètement malvenu de nier le talent de ces trois musiciens, se suffisant avec talent à eux-mêmes. La volonté de s’affranchir des limites de la Fusion est là, même si incomplète et Le Minus restera un groupe à surveiller de près, nul doute qu’en grandissant encore, « Make My Day » n’étant que le deuxième album du groupe, ces trois musiciens parviendront sans problème à se tenir dans le haut du pavé du Metal français. Le style est, certes, très exigeant, mais Le Minus a les armes pour s’extraire de la masse.

décembre 10th, 2012

Il est l’heure. La lumière rouge s’allume.

La RedLight qui indique le début d’un enregistrement. C’est sur cette source qu’est né le nom de ce groupe surprenant, originaire de la cité Phocéenne. Six amis fortement inspirés. Six visions différentes de la musique, de la vie. Six états d’esprit qui n’en forment qu’un : RedLight.

Une énergie Rock, un groove Hip-Hop, une ambiance électronique. Tel est le fond musical de ce groupe. Et «Crash System Control», leur première expérience, c’était il y a déjà quatre ans, en 2008. Un premier album en guise de test, de tentatives diverses, et au final une belle réussite. Un disque peut-être un peu trop fouillis à certains moments, peut-être un peu immature, la flamme du premier enregistrement, sans doute. Mais un bon compromis entre du groove, du rythme et de l’émotion.

«Astronauts» fut annoncé il y a déjà trois ans. Mais en attendant de trouver la bonne inspiration le groupe lança sur le tapis un EP en 2010 : «What’s Going on?». On y ressentait quelque chose de nouveau, la musique semblait bien plus construite ici, les guitares y étaient même davantage mises en avant. Mais si le son fut meilleur, le fond ne réserva pas autant de surprises qu’espérées. 2012 arriva et «Astronauts» sera enfin mis en lumière. Ou en musique. Deux singles issus de l’album sortiront à six mois d’intervalle. Le premier, la paire «Westbound Train»-«Casanova» nous présenta un RedLight presque Hard-Rock et un autre dans la finesse pointilleuse. La seconde paire, «Magic»-«A James Bond Complex» fut plus dans la délicatesse. Une émotion croissante et bien plus assumée que par le passé.

Deux singles issus d’ «Astronauts». Mais pas tout à fait. Le contre-pied est parfait. Ces quatre titres ne seront que des encas de luxe pour la présentation de douze titres totalement inédits. Un mois après la 724e fin du monde annoncée, le 21 janvier 2013, «Astronauts» sera mis définitivement en orbite (oui, j’avoue, elle est très facile, celle-là…). Mais en attendant, à moi de vous donner un aperçu du voyage qui vous attend. «Astronauts» est autant différent que semblable à «Crash System Control».

«Faulty Track» se lance. Voix saccadée, basse grondante, batterie résonnante. C’est parti. Laurent lance son flow sur un titre tout en progression. Chacun des instruments prend peu à peu sa place dans cette mosaïque musicale. La voix de Laurent s’améliore au fur et à mesure des sorties du groupe, en témoigne ce splendide refrain. On ne peut qu’apprécier cette mélodie planante.

Il y a de tout dans ce disque. Des titres furieux, des ballades émotionnelles en passant par des chansons groovantes à souhait, nul doute que vous ne pourrez être que comblés. Et pour ce qui est du groove, on enchaîne directement après cette géniale introduction par un titre au nom bien évocateur : «Charlie Chaplin Disco Mobile». On tient ici le titre catchy mais efficace à souhait. Dansant, funky, un titre pénétrant comme ça ne pourra que donner la fièvre à la foule! Ces riffs distordus, cette basse surpuissante, ces rythmes incongrus, cette voix entraînante. Dansante et presque orientale, «I Know (The Moon)» propose un voyage très particulier, psychédéliquement parlant. Tout dans la retenue, le groupe surprend avec des rythmiques assez inédites venant d’eux (comme cette trompette).

«Westbound Train» avait surpris. RedLight sait envoyer la sauce avec puissance et maîtrise. Cela sera aussi le cas dans «Astronauts». D’un côté, la très eighties «I Am Revenge». Riff funky, chant catchy, chœurs kitsch. On adore ou on déteste! Mais on se bouge, en tout cas. On en profite avant l’écrasante «Backward Evolution», qui surprend encore. Les riffs sont lourds, puissants, le chant de Londres est presque menaçant. La basse, qui dicte le rythme bien souvent sur les couplets se fait étrangement oppressante. Les chœurs apportent une puissance non négligeable à l’ensemble. Le «solo» électronique seul est assez moyen par contre. Mais une fois celui-ci incorporé avec la puissance de la guitare, il monte grandement en intensité!

Il est clair que Laurent a bien pu s’améliorer sur son hip-hop déjà très convaincant par le passé, toujours est-il que le voici magnifié ici sur les titres «Take a Sit» et «Fireman». La première vibre par l’omniprésence d’un piano répétitif et angoissant ainsi que d’une guitare qui l’est tout autant. Le chant de Laurent, très grave et prenant, nous emmène dans des salles sombres où la menace semble être partout, en témoigne cet impressionnant amas instrumental sur les refrains. Le titre hypnotise autant qu’il fascine. Quant au second, il devait être à l’origine le second single, en lieu et place de «Magic». Grand bien en a fait à RedLight d’avoir changé ça. Si «Magic» est un excellent titre, je trouve qu’il se serait mal intégré au tout. «Fireman» offre un flow bien plus énervé, en totale opposition avec celui plus «reposé» de Guy, le bassiste (déjà présent sur «Take a Sit», soit-dit en passant, ainsi que sur des titres comme «Go-Stop» sur le premier album ou «What’s Going on ?» sur l’EP du même nom). Les deux voix, comme toujours, s’accordent à la perfection. Une plus grande présence de sonorités diverses et variées viendront relayer l’impeccable performance des deux vocalistes.

RedLight a toujours peaufiné ses ballades. C’est encore le cas ici avec la splendide «Dust». Le chant de Laurent monte en intensité tout au long de ce titre avant de trouver son apothéose sur ces refrains magnifiques où tous les instruments ne forment plus qu’une enveloppe sonore rassurante et planante. Du côté de «This World», on y découvre un titre un peu plus typique de RedLight et relativement peu original, même s’il demeure très agréable. Un peu typé blues sur le déroulement, on apprécie le final un peu plus «festif» à base de guitares bien enroulées, de trombone et de touches jazzy totalement bienvenus.

Il y a un titre envoutant, un titre qui vaut à lui seul l’acquisition d’ «Astronauts» : «Snowline». Presque progressif sur l’ensemble, ce long titre de sept minutes dévoile un RedLight méconnu, extrêmement mélancolique. Une longue première partie mettant en duo une lente guitare acoustique accompagnée du chant si émotionnelle de Laurent. Le temps d’un refrain, il propulse sa voix dans des hauteurs insoupçonnées. Une deuxième partie régie par la basse et la batterie sur un chant plus grave, presque fatigué, épuisé. Presque bouleversant de tristesse avant de devenir légèrement plus énervé. Et peu à peu, la guitare prend la place, toute la place. Un riff s’étirant en longueur, un solo rempli de peine… Un peu de piano. Et le final se lance. Uniquement instrumental. Une batterie technique, variée, rapide. Une basse grondante, ronflante. Et une guitare déversant un long solo, un long voyage d’une beauté sans pareille. On en viendrait presque à trouver ce morceau trop court tellement tous les éléments s’enchaînent à la perfection.

Et puis il vient déjà le temps de clôturer l’album… Une double note acoustique pour une conclusion tout en atmosphère. «Astronaut» se lance. Semblable à l’une de ces ballades classiques à la guitare sèche, les éléments arrivent peu à peu. Les chœurs s’élèvent, l’émotion est encore présente, les différents instruments se réveillent doucement. Le chant de Laurent y est extrêmement planant et plaisant. Un silence, un piano et un assourdissant fracas d’instruments mélangés harmonieusement ressort. Une impeccable beauté avant d’enchainer avec la courte et reposante «Comet». Juste une guitare acoustique et toutes les voix se mariant à la perfection à celle de Laurent. Somptueux.

Il n’y a rien à redire. En seulement deux albums et en prenant le temps de mûrir et de grandir sans brûler les étapes, RedLight livre un album magnifique portant à la perfection chaque inspiration. Douze titres très différents se complétant à la perfection, c’est la chose à retenir. Quant à savoir si le groupe confirmera… Ce n’est pas l’heure de penser à ça. Il est juste l’heure de continuer à rêver, bercé dans l’espace avec un «Astronauts» qui marquera probablement le début de la nouvelle année.

novembre 11th, 2012

La promotion d’ « Astronauts » continue de plus belle. Cinq mois après le Hard-Rock de « Westboud Train », place à la doublette « Magic »-« A James Bond Complex ». Ici, on change encore de registre par rapport au single « Westbound Train ». La volonté de revenir à un son plus émotionnel, plus électronique.

Ainsi, « Magic » est un titre mêlant parfaitement sonorités électroniques et guitare aérienne. Le chant de Laurent retrouve son timbre grave, calme et posé classique de « Crash System Control ». La batterie est moins mise en avant ici, se contentant d’une rythmique simple et efficace. Place davantage à la basse et au synthé. Tout se mélange agréablement bien. Les guitares d’ailleurs gagnent une place prépondérante dans ce morceau, un son entre la saturation et l’ambiant. C’est intéressant de se rendre compte à quel point RedLight puise dans ses anciennes compositions pour les transcender davantage.

À l’instar de « Crash System Control » – titre en 2008, « A James Bond Complex » à tout pour s’imposer comme étant LA ballade d’ « Astronauts ». Pourtant, le nom de ce titre m’avait décroché un sourire, m’imaginant une sorte de pseudo-délire des Marseillais. Et pourtant rien ne m’a fait rire dans ce titre. Tout est agencé à la perfection, la guitare ne ressort qu’en arrière-plan pour apporter de légers accords rapides, la batterie se fait très synthétique, lourde. Mais le chant de Londres frise la perfection. À fleur de peau durant toute la durée de cette ballade, le chanteur semble vivre son texte avec une passion et une mélancolie contagieuse. La façon d’étirer le refrain en longueur sur la fin du titre est saisissante et prenante, enfonçant davantage le titre dans une tristesse plaisante. En parlant de la conclusion du titre, chacun jugera à sa manière la dernière minute électronique qui arrive, selon moi, comme un cheveu sur la soupe. Loin d’être ridicule, elle ne s’agence toutefois pas avec l’ambiance globale.

Ce deuxième single revient un peu vers le son typique de RedLight tout en l’améliorant d’une bien belle manière. Si « Westbound Train » a montré de la nouveauté, « Magic » se charge de remettre au goût du jour certaines des notions les plus efficaces de « Crash System Control ». Encore deux petits mois avant de poser une oreille sur « Astronauts ».

novembre 11th, 2012

On les avait quittés deux ans auparavant avec un EP intéressant, mais pas assez poussé, « What’s Going on ? ». Une sorte de disque destiné à faire patienter entre le premier album « Crash System Control » (2008) et le prochain, « Astronauts », prévu pour janvier 2013. Mais pour 2012, RedLight a décidé de se dévoiler peu à peu par l’intermédiaire de deux singles à six mois d’intervalle, chacun contenant deux titres issus du futur album.

Première double offrande en mai 2012 : « Westbound Train » et « Casanova », sur fond de photo d’ambiance ferroviaire et de soleil couchant.

« Westbound Train » ouvre donc ce single. Une ambiance entre le Rock-Sudiste et des relents Hard-Rock se lance, Laurent n’hésitant pas à pousser son timbre grave bien plus loin qu’auparavant, le faisant même devenir gras de temps en temps. Bien plus de puissance se dégage de ce titre, les guitares sont acérées, se livrant à quelques petits solis très bien exécutés, la batterie cogne très efficacement, variant son jeu avec aisance, la basse groove impeccablement, essentiellement sur la fin.

« Casanova » tranche nettement avec le titre précédent. Si l’ombre de Giacomo Casanova traine au-dessus des textes de ce titre, RedLight a ici choisi une atmosphère étrange, faite de guitares hypnotiques et répétitives, d’un chant très souvent murmuré, d’un piano désaccordé, d’une basse étouffante et d’une batterie semblant très souvent changer de rythme. Un titre assez déconcertant au début, mais extrêmement prenant une fois les divers éléments mis en place.

Un single très intéressant dans le sens où celui-ci montre un nouveau visage du groupe marseillais, pouvant ainsi plonger avec succès dans des inspirations Hard-Rock autant que dans celle plus risquée d’une musique désordonnée. À voir ensuite comment ses évolutions seront intégrées à l’album.