Nous voici face au premier album de Amon Amarth, petit bijoux de leur collection : “Sorrow Throughout the Nine Worlds“. Un EP sorti en 1995, et se composant d’une trentaine de minutes certes, mais dès la première seconde, nous sommes déjà plongés dans l’univers des vikings et des batailles épiques.
Ce premier album n’a pas un style comparable à ce que nous avons pu connaître par la suite, notamment sur “Versus the World” et “The Avenger“. On ne reconnait pas la voix de notre cher Johan Hegg, elle est plus grave et pesante. De plus, sur cet album, le groupe a préféré mettre en avant la musique mélodique que les vocals, mais il n’en reste pas moins surprenant. On en viendrait même à dire que c’est du black, notamment sur les refrains mélodiques. Pour ce qui est des thèmes lyriques, les dieux et les batailles seront au rendez-vous, donc ne les faites pas attendre.
Riffs massacreurs comme on les aime, refrains mélodiques, passages lyriques gutturaux, lourdeur du son, cet EP aura tout pour ravir les fans du groupe. Votre discographie d’Amon Amarth ne sera pas complète tant que vous ne possèderez pas cet album. Les titres n’ont même pas été réédités depuis, alors c’est pour dire la rareté de l’album que l’on ne trouve plus sur le marché, peut-être qu’avec un peu de chance, vous le trouverez sur e-bay…
Mais un chose est sûre, vous ne serez pas déçus lorsque vous l’écouterez, vous accrocherez à la première écoute, comme sur tous les albums d’Amon Amarth d’ailleurs. Le groupe n’a plus rien à prouver en terme de technicité, ne serait-ce que nous confirmer sa place de leader sur son prochain album que nous attendons tous. Ce sera dur de faire mieux que “With Oden on Our Side“, mais j’ai entièrement confiance dans la qualité de leurs oeuvres.
Autant dire tout de suite que “Gods of War” est totalement différent de son prédecesseur “Warriors of the World“. Le groupe donne plus dans l’orchestral que dans le power metal, et ce concept déplait à beaucoup de personnes qui campent sur leur position de true mettaleux. 5 ans sans sortir un album, et voila que “Gods of War” voit le jour après de nombreux mois d’enregistrement consacrés également à la sortie des DVD lives.
Lors de ma première écoute, le cd m’a énormément déçu, car je m’attendais à un style proche de ses prédecesseurs, or il en était rien. Je me suis résigné à une seconde écoute, voulant me persuader que j’avais mal écouté la première fois. Et on se rend compte qu’au plus on l’écoute, au plus on découvre la magie et le pouvoir de leur musique.
“The Sons of Odin“, dès sa sortie en Octobre 2006 à donné seulement un bref aperçu de ce qu’est réellement “Gods of War“. Le projet final est bien plus dévellopé et enrichi en instrument et en mélodie. Ce concept voulu par Joey DeMaio fais passer l’histoire et la mythologie avant la musique, certes, mais c’est ce qui donne toute la substance à cet album.
En gros “Gods of War” c’est 16 titres dont 15 qui s’enchainent, 1h20 d’écoute, et une évasion totale.
Pour la réalisation de cet album, le groupe a utilisé quasiment tous les instruments existant sur Terre (sans compter les légères variantes entre les instruments). 50% de l’album est consacré aux parties orchestrales comprenant notamment un claviers, un orchestre et des choeurs. Ces passages épiques donnent une image bien plus réelle et importante du message que veut faire passer le groupe. Un album entièrement consacré à deux histoires : celle d’Odin, et celle d’un guerrier.
Bien qu’il faut attendre 10minutes pour pouvoir entendre la guitare électrique, cet instrument ne fais pas défaut et est essentiellement présent sur 3 titres plus rapides que les autres : “King of Kings“, “The Sons of Odin” et “Gods of War “. Dons si vous avez écouté la démo, et que vous voulez du plus rapide, et bien ce n’est pas dans cet album que vous allez le trouver.
Cet album fera beaucoup de déçu du groupe, mais c’est dans ces moments que l’on voit les vrai fans du genre : ceux qui essayent de comprendre le groupe et qui essayent de connaitre leur motivation à créer un tel album concept. Comme dirait Joey : “Si tu fais deux fois la même chose tu deviens chiant”.
Ceux qui préferent étaler leur critiques sont soit désorientés par ce groupe, soit ils ne veulent pas chercher à comprendre les réelles nuances de cet album, et c’est bien dommage parce qu’ils passent à coté de quelque chose.
Et oui le Metal ce n’est pas seulement une musique, c’est aussi un art…
Rivendell… Voilà un groupe qui ne me parlait pas quand je l’ai acheté à petit prix dans un mag’ près de chez moi. Ce qui m’a poussé à l’acheter c’est la jaquette, un paysage doux et énigmatique à mon goût, donc je pouvais vraiment tomber sur n’importe quoi lors de cet achat. – Pour les passionnés de Tolkien, Rivendell (Fondcombe en Français) est un lieu de la terre du milieu dans le seigneur des anneaux -
Rivendell – The Ancient Glory : A première vue, cela semble prometteur, sûrement une musique mélancolique, profonde, travaillée… Et je ne me trompe pas, dès le premier titre je fus envoûté par cet album qui ne demande qu’à être écouté et à être compris. Lors de ma première écoute, je recherchai des informations sur ce groupe dont je n’avais jamais entendu parler. L’album que je suis en train d’écouter fut leur premier full-lenght, qui suivit une petite démo du nom de “Poems Of Mountains And Forests“, un titre que l’on n’a pas besoin d’expliquer… Après l’intro instrumentale de 3minutes, c’est seulement après que je me rend compte que c’est du black Metal, et plus précisément du black Metal Epique, le style que j’apprécie le plus.
Bien entendu sur l’album, l’on retrouve les instruments de base (guitare électrique, batterie), mais également des instruments plus variés (Claviers, flûte, voire une harpe sur certains morceaux).
Et là je suis comblé : 45 minutes de pure musique. Chants black, chants clair, parties instrumentales, rythmes différents avec des passages plus lents et d’autres plus rapides, cet album est largement varié et correspondra parfaitement aux fans du genre. J’ai été étonné de voir que le groupe, pourtant autrichien, était si peu reconnu sur SoM, sûrement dû au label que je ne connaissais pas jusque-là .
Cerise sur le gâteau, le groupe est en fait l’Å“uvre d’une seule personne, hormis le batteur qui ne fait plus partie actuellement du groupe. Falagar, seul artiste de Rivendell, travaillant également dans un autre groupe, Ahnenstahl.
Ce premier album m’a largement convaincu, je ne doute pas de la qualité des albums qui ont suivi – Elven Tears en 2003, et Farewell The Last Dawn en 2005 – et que je vais m’empresser d’aller acheter.
Vous restez sceptiques ? Soit, mais allez jeter un petit coup d’Å“il sur les 2 titres de cet artiste présent sur notre chère encyclopédie, et peut-être que là vous ne douterez plus.