Très pressé de les revoir, j’attendais cette date avec impatience. Malheureusement toujours ce même problème de volume entre instruments qui fait perdre tout son charme à leur musique Une guitare soliste et un clavier quasi-imperceptibles, une guitare rythmique beaucoup trop forte et un batterie qui étouffait l’ensemble des instruments Résultat ; un son qui provenait majoritairement du coté gauche et assez désagréable pour une fois. Malgré les efforts pour mettre un peu d’ambiance, les descentes dans le public et autres, rien n’y fait. Un potentiel pourtant existant puisque la salle comptait dans les 30 personnes apparemment intéressées mais qui n’ont pas su suivre l’élan apporté par le groupe. J’espère de tout cur qu’ils ferons mieux la semaine prochaine !
Après le show des Kyzin c’est au tour des musiciens de Split de monter sur scène. Première fois pour moi que j’entends parler du groupe et les échos venant des quelques personnes présentes ce soir là ne sont que positifs. Un style musical mélangeant Thrash Metal avec un soupçon de mélodique ainsi qu’une voix à tonalité « cavalérienne ». C’est comme ça que se définit au mieux le groupe selon le guitariste de Diaphora. Il n’avait pas tort, dès les premières notes nous voilà plongés dans cet univers pas très commun. Chaque chanson a pour coutume de commencer par une intro plus ou moins longue en guitare clean et en arpèges, et ce suivit du reste des instus avec cette fois ci une lourde disto. Des chansons bien construites, avec un chant parfois en anglais parfois en français et une batterie ultra présente qui joue beaucoup dans le son de Split.
Dans l’ensemble du set toutes les chansons sont d’une grande qualité, mais deux pour moi sont sorties du lot, il s’agit de l’intro et de la chanson éponyme à leur EP intitulé « For All Her Natural Beauty ». Ces deux pistes ont quelque chose de particulier assez difficile à décrire et pour ce, je vais me contenter d’un simple « c’est beau ». Cette « intro » est instrumentale à 80% et les quelques paroles viennent faire leur apparition en fin de piste. Concernant l’autre, elle a ce coté mélo mélancolique qui fait apparaître ce petit pincement au cur lorsqu’on l’écoute.
Après dix ans de formation et quelques démos dans la poche, le groupe s’apprête à sortir courtant 2009 un premier CD intitulé « Tales of Vanity », et ce soir là nous avons pu en avoir quelques extraits à travers quatre des pistes de leur set. Un avis personnel ? Oui, ça va donner !
Pour résumer, nous sommes face à un groupe prometteur qui a vraiment des chances de percer sur la scène Metal française, pour ça, il suffit juste de continuer dans ce sens ! Pour les intéressés je vous invite à visiter leur page MySpace à l’adresse suivante où quelques titres y sont en écoute : http://www.myspace.com/splitgroup
Continuez ainsi et revenez dans le coin !
Setlist :
Outro
The Least of our Smiles
For all her Natural Beauty
D’Eau Claire et d’Acier
Unladen Sky
Nos Différents
Intro
Tiens, tiens ? J’entends la 8 cordes qui sonne !
Il n’y a pas trente-six façons de définir ce nouvel opus des Suédois, pour moi ça sera un « woow ! » ! Après trois ans d’absence les Meshuggah reviennent avec un album à tomber par terre ! Il n’y a pas photo, Obzen est sans doute la perle de leur discographie à ce jour. Comme à leur habitude, du gros son et des riffs tellement travaillés qu’ils en donneraient la migraine à Einstein. Cela doit faire un an que je connais ce groupe et je peux dire qu’après un Catch 33 très (même trop) lourd et assez décevant, cette septième réalisation les fait remonter dans mon estime.
Il n’y a qu’à écouter le premier titre, « Combustion », pour être plongé directement dans l’ambiance déchainée. Une lente incandescence au court d’une intro qui nous mène directement à l’explosion ! On peut dire que l’entrée en matière porte bien son nom. Suivit de prêt par « Elecrtic Red » et « Bleed » on reconnaît bien là nos Suédois avec leur typique « Math Metal » dynamique et complètement dévastateur. Bien que le chant puisse vite devenir lourd et lassant, ce qui a fait le gros point négatif des précédentes réalisations, il est, sur cet opus, équitablement répartit et correctement dosé. Point trop n’en faut ! « Lethargica » démarre avec une intro assez « élastique ». Les tentes premières secondes nous donnent l’impression de sauter sur un trampoline. Le reste de la chanson est composé, comme à l’ordinaire, de calmes plats suivis de près par un grand coup derrière là tête à la reprise du jeu sur les cordes de Sol, Si et Mi.
Nous arrivons à la moitié de cet opus ; la track numéro cinq, « Obzen », fait partie des meilleurs pistes de l’album. Bonne mélodie bien travaillée avec une intro qui nous retient en halène et qui nous mène comme toujours à une débandade précise et calculée. Gros point positif qui nous montre que le groupe n’a pas perdu de son savoir faire. « This Spiteful Snake » est basée sur un riff lent, efficace, mais 5 minutes c’est un peu trop long… c’est dommage… Beng beng beng - beng, beng beng beng beng - beng… « Pineal Gland Optics » attaque fort dès la première seconde et durant tout le reste de la chanson, du Meshuggah à l’état pur, du vrai ! Nous en sommes déjà à l’avant dernière piste… ; « Pravus » donne le ton d’un moment de stresse intense lors d’un bon vieux film américain. Son riff d’intro renvoie directement à ce cliché, puis laisse peu à peu la place au son meshuggarien typique (lourd, décalé et déchainé pour ceux qui n’avaient toujours pas compris !).
Venons en enfin à la neuvième et dernière chanson de ce disque : « Dancers to a Discordant System ». Intro très calme lors des vingts premières secondes, puis une guitare vient rajouter une touche de rapidité avant que les autres instrus reprennent le même riff mais dans les graves. La piste continue avec passages calmes et haussements de tons sur les cinq premières minutes. A partir de là, changement de mélodie jusqu’à la fin. Morceau très bien formé, et du long de ses 9 min 30 tout à fait écoutable.
> Points positifs : CD travaillé, chant mieux dosé et moins lassant qu’autrefois, de bons riffs, changements considérables par rapport aux anciens opus. Placé sur la liste “cds à acheter”.
> Points négatifs : très peu de points négatifs hormis la longueur d’une ou deux pistes qui les font devenir lassantes au bout d’un moment.
Note : 17/20
Découverte d’un groupe prometteur : Octavion est un groupe de Metal Indus basé sur Metz et Nancy, que je connaissais uniquement de nom depuis peu, après avoir été lire la liste des groupes à l’affiche de cette huitième édition du festival messin Metiz’Art.
Il est 20 heures à ma montre et c’est au tour d’Octavion de prendre place sur la scène Rock/Metal. Après une brève présentation, le groupe se lance dans le show et déchaine le public avec leurs songs mélangeant le son lourd de l’indus avec une piste électro en arrière plan. Pas mal, pas mal me direz vous, je confirme que c’était cool. Un haut niveau règne au sein des membres du groupe, le batteur est d’ailleurs bien connu du public français puisqu’il est également derrière les fûts du groupe Misanthrope. Le son caractéristique guitare/basse de l’industriel nous remue les entrailles à en redemander. Rien à redire !
Octavion en profite pour passer une petite annonce sur la sortie de leur CD prévue pour septembre et les chanceux qui avaient l’occasion d’être là hier soir ont pu s’offrir le premier opus du groupe (manque de pot je n’aurais pas dû tout dépenser pour la bouffe…).
Après une heure de scène le groupe remercie le public messin et laisse sa place aux techniciens qui s’affairent pour préparer l’arrivée des parisiens de Mass Hysteria !!
Héhé, après le show d’Octavion et une heure de préparation, le devant de la scène plein-air est bondé (foutue crêpe au Nutella, j’étais tout devant et je me suis fait grugé) ! Le public est là et réclame les parisiens ! Il va falloir attendre encore un peu ! A 22h45 “Allumer le Feu” de Johnny Hallyday retentit et les lumières des projecteurs laissent place au feu d’artifice. Dix petites minutes de beauté au bord du plan d’eau de Metz histoire de tenir en haleine les festivaliers.
Pas loin de 800 personnes avaient pris place devant les grilles de la scène A. Tout est calme, le feu d’artifice vient de faire son final et la foule est plongée dans le noir, avec comme seule lumière les éclairages de la cathédrale se reflétant sur le plan d’eau. Ça y est, 23h00, Mouss prend le micro et les premières notes de “Contraddiction” se font entendre. Le public, surchauffé, se déchaine à l’entrée des grattes dans la musique et c’est parti ! L’heure tant attendue est arrivée ! Malheureusement pour moi très peu de photos prises car les furieux et les furieuses ne m’en donnaient pas la possibilité… (vous pourrez demander à la demoiselle qui était devant moi, la pauvre, elle doit avoir quatre ou cinq bosses sur la tête car mon appareil photo m’a glissé des mains à maintes reprise suite aux pogos et aux mouvements de foule). Enfin pas grave, à part ça que du bonheur ! Le groupe enchaine ensuite avec “Un Somme de Détails”, “Nous Sommes Bien”, “Des Nouvelles du Ciel” avec bien sûr des petites de leurs premiers albums entre temps. Après la célèbre “Babylone” quelques gouttes commencent à tomber, mais sans pour autant refroidir le public. C’est finalement sous la pluie que se fini le dernier quart d’heure avec, en bout de set, un petit coup de “Furia” histoire bouger une grosse dernière fois et de s’essorer les cheveux à coup de headbang !
Le groupe avait l’air satisfait de l’ambiance et de l’accueil apporté par les habitants de Metz. Il est vrai qu’il est rare de voir passer des groupes importants dans la région autre que Mypollux et X-Vision. Malheureusement pas de baguette pour cette fois ci mais bon, ce n’est pas grave, superbe soirée et super ambiance tout de même !
Enfin un groupe messin qui arrive à se détacher du neo !
Kyzin est un groupe de metal industriel ralliant chant en français et un son instrumental (sur)puissant. Deux ans après leur formation, influencés par Dope, Rammstein, Static-X ou encore Soilwork, ils font fort pour leur premier EP éponyme. Les 5 titres sont d’un qualité remarquable pour une auto-prod’.
Bien que l’on puisse ressentir les influences de Rammstein sur certaines de leurs compos, on peut dire que le groupe sort du lot avec une sonorité bien à eux. Il n’y a pas besoin d’être dans l’ambiance de la fosse pour bouger sur leurs morceaux. “Révolution Kataclonic” commence par nous chauffer à blanc avec son intro ascendante qui nous mène directement à un jeu ultra rapide et à une rythmique de taré pour se terminer par deux solo d’une qualité remarquable (j’en suis resté bouche bée lorsque je les ai entendu la première fois). “Délivrance” est l’exemple parfait du morceau sur lequel on headbangerait volontiers sans avoir besoin de se trouver devant la scène : une intro qui nous met déjà dans le bain, des riffs qui décoiffent et un solo à couper le souffle ! Sur “Rage Machine“, les riffs sont hachés et la présence plus poussée des keyboards fait ressortir de là une impression d’Eléctro-Indus. Et c’est finalement “L’Echappatoire” qui conclut ce premier EP en regroupant le meilleur de Kyzin.
Malgré le jeune age dominant des membres du groupe, il ressort de là un très bon jeu. Les instruments sont correctement maîtrisés et là est la différence. J’ai été énormément étonné la première fois que je les ai entendu jouer sur les quelques pistes que nous offre leur Myspace. Je m’attendais vraiment à trouver des gens de 25-30 ans, avec des années d’expérience derrière eux.
Très franchement, je ne suis vraiment pas déçu de ce premier opus et j’attends le prochain avec impatience !
Des jeunes et de la bonne musique, c’est ce que j’appelle tout simplement “la classe” !
On peut dire que Rezistenza fait fort pour son premier EP ! En effet, après un petit passage pour le mixage chez Chris de X-Vision, le groupe déjà considéré comme semi professionnel, n’y est pas allé de main morte.
Un line up typique du metal à la française duquel ressort un excellent jeu de la part du batteur ainsi que de la part du guitariste qui réussi à mixer son puissant et jeu rapide. Sans chant cela pourrait laisser penser à du metal industriel, c’est pour ça qu’à ce line up viennent s’ajouter un Dj et deux chanteurs, l’un pour assurer les passages calmes et l’autre pour montrer que Rezistenza ne se laisse pas entièrement tiré vers un chant 100% rap.
Leur disque éponyme nous dévoile 5 de leur meilleurs morceaux ; parmi eux “Babylone” et “Châtiment”. Le premier titre, “Rezistenza“, nous met directement dans le bain ; accords graves et puissants à la guitare dès les premières secondes d’écoute, un jeu de cymbales dominant tout au long du morceau et le tout toujours accompagné de ses deux chanteurs pour assurer aussi bien le chant calme que rauque. Directement suivie de Babylone, on a pas le temps de dire ‘ouf’ que c’est déjà repartit ! Ce titre est leur titre représentatif, un feu sacré se dégage de chacun des membres à chaque fois qu’il est joué et là c’est sauts dans tous les sens et un public déchaîné ! Malgré qu’il soit le morceau le plus court de cet EP les 3 minutes 20 sont de pure folie ! “Boite de Pandore” et “Châtiment” nous repassent dans cet impression de metal industriel mixé à du neo moderne pour finalement aboutir sur le dernier titre où la partie metal s’efface peu à peu pour laisser sa place dans “Ainsi va la Vie” à une dominance de jeu dans les aigus auquel s’ajoute le chant rap pour finir ce premier album “en douceur”.
Il faut cependant signaler que cette maquette a été enregistrée avant que Dj Wooz fasse son entrée dans le groupe. Ceux qui l’écouterons pourront se dire “tient c’est bizarre il n’y a pas de scratch” c’est normal, mais aujourd’hui tous les titres accueillent les platines en concert.
Pour ceux qui auront l’occaz’ de tomber sur cet EP, je leur suggère d’en écouter un ptit’ morceau, Rezistenza n’est pas un groupe de fusion comme les autres !























