ObzenTiens, tiens ? J’entends la 8 cordes qui sonne !

Il n’y a pas trente-six façons de définir ce nouvel opus des Suédois, pour moi ça sera un « woow ! » ! Après trois ans d’absence les Meshuggah reviennent avec un album à tomber par terre ! Il n’y a pas photo, Obzen est sans doute la perle de leur discographie à ce jour. Comme à leur habitude, du gros son et des riffs tellement travaillés qu’ils en donneraient la migraine à Einstein. Cela doit faire un an que je connais ce groupe et je peux dire qu’après un Catch 33 très (même trop) lourd et assez décevant, cette septième réalisation les fait remonter dans mon estime.

Il n’y a qu’à écouter le premier titre, « Combustion », pour être plongé directement dans l’ambiance déchainée. Une lente incandescence au court d’une intro qui nous mène directement à l’explosion ! On peut dire que l’entrée en matière porte bien son nom. Suivit de prêt par « Elecrtic Red » et « Bleed » on reconnaît bien là nos Suédois avec leur typique « Math Metal » dynamique et complètement dévastateur. Bien que le chant puisse vite devenir lourd et lassant, ce qui a fait le gros point négatif des précédentes réalisations, il est, sur cet opus, équitablement répartit et correctement dosé. Point trop n’en faut ! « Lethargica » démarre avec une intro assez « élastique ». Les tentes premières secondes nous donnent l’impression de sauter sur un trampoline. Le reste de la chanson est composé, comme à l’ordinaire, de calmes plats suivis de près par un grand coup derrière là tête à la reprise du jeu sur les cordes de Sol, Si et Mi.

Nous arrivons à la moitié de cet opus ; la track numéro cinq, « Obzen », fait partie des meilleurs pistes de l’album. Bonne mélodie bien travaillée avec une intro qui nous retient en halène et qui nous mène comme toujours à une débandade précise et calculée. Gros point positif qui nous montre que le groupe n’a pas perdu de son savoir faire. « This Spiteful Snake » est basée sur un riff lent, efficace, mais 5 minutes c’est un peu trop long… c’est dommage… Beng beng beng - beng, beng beng beng beng - beng… « Pineal Gland Optics » attaque fort dès la première seconde et durant tout le reste de la chanson, du Meshuggah à l’état pur, du vrai ! Nous en sommes déjà à l’avant dernière piste… ; « Pravus » donne le ton d’un moment de stresse intense lors d’un bon vieux film américain. Son riff d’intro renvoie directement à ce cliché, puis laisse peu à peu la place au son meshuggarien typique (lourd, décalé et déchainé pour ceux qui n’avaient toujours pas compris !).

Venons en enfin à la neuvième et dernière chanson de ce disque : « Dancers to a Discordant System ». Intro très calme lors des vingts premières secondes, puis une guitare vient rajouter une touche de rapidité avant que les autres instrus reprennent le même riff mais dans les graves. La piste continue avec passages calmes et haussements de tons sur les cinq premières minutes. A partir de là, changement de mélodie jusqu’à la fin. Morceau très bien formé, et du long de ses 9 min 30 tout à fait écoutable.

> Points positifs : CD travaillé, chant mieux dosé et moins lassant qu’autrefois, de bons riffs, changements considérables par rapport aux anciens opus. Placé sur la liste “cds à acheter”.

> Points négatifs : très peu de points négatifs hormis la longueur d’une ou deux pistes qui les font devenir lassantes au bout d’un moment.

Note : 17/20

Synapsis - Elixir Bar - 15 aout 2008   Synapsis - Elixir Bar - 15 aout 2008   Synapsis - Elixir Bar - 15 aout 2008   Synapsis - Elixir Bar - 15 aout 2008   Synapsis - Elixir Bar - 15 aout 2008

    
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