July 18th, 2007
Dernier album sur lequel j’ai mis la main, le fait qu’il soit l’objet de la première critique de mon blog n’est en aucun cas une affaire de préférence…
Je m’explique, ce Sevas Tra est loin de défrayer la chronique par son originalité. Je ne suis pas forcément branché par le néo-métal mais quand un album me paraît bien construit je m’y attarde, et cela m’arrive même de prendre du plaisir à l’écouter.
Mais cet album alterne bon et beaucoup de moins bon. En effet sur le plan musical les gratteux nous servent la bonne vieille recette qui a fait le succès du métal plus “abordable” par le grand public: des riffs courts mais alternant les moments lourds bien gras les plus rapides que je qualifirais de “sautillants”.
Dans ce dernier domaine l’ogresse qui leur sert de chanteuse se débrouille merveilleusement bien….elle possède en plus d’un phrasé rappé qui ferait pâlir certains professionnels du genre, un beuglement si maîtrisé que plusieurs chanteurs mâles iraient s’en réfugier sous la juppe de maman…Pour illustrer mes propos je vous ramène à l’album de ce jeune groupe SLYTHERIN produit par Corey Taylor (SLIPKNOT) qui avait en ses rangs un chanteur dont le timbre de voix, juvénile donc, me rappelle celui de cette Otep qui donne son nom au groupe. Concernant la voix criée je citerais ce même producteur précédemment cité. Pas une petite référence….
Les titres “Sacrilege” -5- et “Battle Ready” -6- sont les parfaits exemples de cette alternance vocale impressionnante qui annonce le tempo à suivre par l’ensemble du groupe. La piste -4- “My Confession” abonde en ce sens: un seul cri de la chanteuse suffit à lancer la double pédale du batteur plutôt habile derrière ses fûts.
Le double tranchant dans ces alternances vocales réside dans le fait que l’album s’en retouve divisé en plusieurs domaines. Au delà des morceaux cités plus hauts, les morceaux plus “intimistes” où Otep utiliste une voix plaignante (les médisants diront pleurnicharde) digne des premiers KORN, sont souvent très pompeux. Ainsi l’introduction “Tortured”, “Thots” -9- ou encore “Jonestown Tea” -12- bien qu’en adéquation avec les thèmes récurrents qu’aborde le groupe: souffrance, dépression, traumatisme, sont très dispensables.
Si vous êtes amateurs de ce type d’ambiance je vous conseille un disque de black metal style BURZUM plutôt que ces échappées pas très en phase avec le reste de l’album.
Néanmoins rien que pour les morceaux plus percutants il mérite votre écoute.
6/10