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Feb

28

Interview Eternalis

By vinterdrom

 

Salut Joffrey. Pour commencer, peux-tu nous faire une brève présentation de toi ?

Salut Vinter ! Et bien, pour faire simple, j’ai dix sept ans, je suis encore lycéen en Terminale et habite dans le fin fond de la campagne sarthoise.
Je suis un passionné de musique et d’art en général, allant de la lecture au cinéma, avec toujours cette recherche critique d’une certaine originalité et nouveauté dans le contenu ou la forme. Le cinéma me décevant de plus en plus (les films intéressants se comptant malheureusement de plus en plus au compte-goutte !), je suis plus axé sur les romans depuis quelques temps, allant de Philip K. Dick à Bernard Werber en passant par le maître qu’est Stephen King !

Comment as-tu découvert le métal, quels ont été tes premiers CDs et qu’est-ce qui t’a séduit dans ce genre musical au point d’y avoir persévéré ?

Le métal est une histoire de famille ! Si mes parents ont toujours pensé qu’il ne s’agissait que de fous aux cheveux longs (rires), mes trois frères ont toujours été fans de heavy metal.
Etant beaucoup plus jeune qu’eux, j’ai baigné très tôt dans Mötley Crüe, Iron Maiden ou Helloween, c’est ce qu’on appelle une bonne éducation je pense (rires).
Mais je n’y prêtais pas trop attention pour être sincère, j’étais gamin et je ne faisais pas attention à ce que j’écoutais. Deux déclics firent que je devins le passionné que je suis aujourd’hui.
Le premier fut lorsque mon frère m’enregistra sur une cassette “The Savage Poetry” d’Edguy, et je fus subjugué. Cette voix, cette puissance, j’étais vraiment hypnotisé et j’écoutais l’album des dizaines de fois par jour, je n’écoutais plus que celui-là…j’avais neuf ans.
Le second déclic fut à Noël, je ne sais plus quand, j’avais onze ans je crois, où mes parents m’ont offert “Edward the Great” d’Iron Maiden, le best de 2002 ! Et je ne sais combien de fois j’ai écouté par la suite “Run to the Hills”, je suis fou de cette intro de batterie (rires).
Ce disque eut également pour autre effet de m’intéresser à posséder des albums originaux, et non plus à simplement graver ceux de mes frères. J’avais trouvé ce que j’aimais, je découvrais des tonnes de disques tous plus cultes les uns que les autres, toujours dans un registre foncièrement mélodique, sans compter que mes frères jouaient aussi dans un groupe !
Ce fut pour finir Metallian qui m’ouvrit au métal extrême, genre auquel ma connaissance était encore vierge, alors que je n’avais que quatorze ans !

Comment as-tu découvert SoM et qu’apprécies-tu en particulier dans ce site ?

J’ai eu internet chez moi relativement tard, donc ce n’est que chez des potes ou au lycée que j’y accédais, la plupart du temps pour voir des chroniques d’albums qui m’intéressaient ou les nouveautés. Et je revenais très souvent sur Spirit, notamment au niveau des chroniques.
De plus, aimant beaucoup écrire, il n’était pas rare que je chronique moi-même des albums que j’aimais beaucoup sur un bout de cahier ou sur mon pc, sans pour autant savoir quoi en faire.
Ce qui fait que le premier geste que je fis quand j’eu internet fut de créer un profil sur SoM. A la base, c’était uniquement pour les chroniques, mais j’y ai découvert un lieu de vie et d’échange pour un style que je ne partage avec presque personne personnellement. J’ai donc décidé de vraiment m’impliquer sur le site.
J’aime beaucoup la grande variété du site, passant presque tout ce qui est imaginable en revue, ainsi que la possibilité de pouvoir y faire de nombreuses activités. Nous sommes loin d’un site où seulement quelques individus agissent et les autres restent spectateurs…c’est cette interactivité entre tous qui me plait !

Au contraire, qu’est-ce qui te déplait dans SoM et que tu aimerais voir s’améliorer ?

Je ne sais pas…Korn peut-être (rires) !
Non, sérieusement, je ne suis pas très ancien sur le site donc je pense que je suis arrivé à une époque où la grande majorité des défauts majeurs avaient été bannis.
Ce que je pourrais regretter se situe au niveau des individualités et non pas du site en lui-même, la supériorité de certains sous prétexte qu’ils se cachent derrière un écran me désole, la diffamation gratuite sur les forums me fait vomir (enfin, un peu rire aussi !) ainsi que la prétention qu’ont certains à venir détruire le travail des autres sans autre motif que celui de faire chier son monde. Mais nous retrouvons ici une facette peu reluisante de notre société commune, et ce n’est pas à SoM qu’il faut imputer ça !

Tu es un des chroniqueurs les plus prolifiques de SoM. Comment abordes-tu l’exercice de la chronique ? Quelles sont tes méthodes de travail ?…Dis-nous tout !

De la manière la plus simple qu’il soit, avec le cœur et les tripes.
Lorsque j’écoute un album et que je commence à le connaître d’un point de vue strictement musical, tous un tas de phrases commencent à envahir ma tête, je n’y peux pas grand-chose ! J’ai toujours été très descriptif, vouloir mettre des mots sur les sensations, ce qui représente selon moi autant la base d’une chronique que son élément le plus difficile à capter.
Mais la chronique finale, son intention et sa profondeur dépendra beaucoup de l’album en lui-même. Tout dépend du style, lorsqu’il s’agit de heavy par exemple, ce pour lequel je suis le plus spécialisé, je pourrais y apporter beaucoup de références, de comparaisons voire même quelques notes d’humour.
Ce dont je suis incapable pour certains artistes ! Je ne supporte pas de voir des chroniques drôles pour des albums profondément noirs ou très émotionnels, il faut y injecter du ressenti, décrire les émotions traversées, laisser aller son cœur et ne pas rester dans une écriture linéaire et ennuyeuse.
Je ne dispose donc d’aucune technique qui pourrait être réutilisée, simplement ma sensibilité artistique.

Combien de temps te prend en moyenne l’écriture d’une chronique ? Es-tu du genre à la terminer d’un trait ou la laisser mûrir en retravaillant régulièrement ton texte ?

J’écris toujours de manière instinctive, je ne suis pas du genre à commencer pour terminer une semaine après, cela mettrait tout en l’air, la spontanéité et l’émotion que je peux chercher à transmettre. Donc jamais plus de 1h / 1h30.
Il faut que je sente l’album, que je sois certain qu’il s’agisse du bon moment. Quand je définis un album, je l’écoute alors avec une minutie et une précision peu communes, en notant de temps à autres les sentiments qui parcourent tels ou tels passages, tels solos, hurlements ou déchirement de haine, afin de présenter ce que je définis comme essentiel dans un disque.
Ensuite, je commence l’écriture en écoutant une nouvelle fois l’album, pour certaines impressions qui me viendraient sur le moment. Je suis persuadé qu’une de mes chroniques serait totalement différente dans la forme si je la refaisais plusieurs semaines plus tard, même si le fond et le jugement musical et artistique seraient, quant à eux, inchangés ! Pas de négociation (rires).

As-tu déjà ressenti l’angoisse de la panne d’inspiration en plein milieu de l’écriture d’une chronique, ou à la simple idée de l’attaquer ? As-tu quelques essais inachevés dans ta besace ?

C’est peut-être prétention de dire ça mais non, jamais. Etant donné que, comme je te l’ai dit, je choisis chaque disque que je chronique avant d’entamer une chronique, je sais toujours plus ou moins où je vais.
Et la musique est avant tout une histoire de feeling je pense, donc, on peut toujours développer des arguments ou des critiques envers ce même feeling. Je ne possède également rien d’inachevé, tout ce que je commence se retrouve actuellement sur SoM !
En revanche, c’est un peu plus compliqué quand je m’attaque à l’écriture des romans (rires).

Tu es en passe de devenir la nouvelle “coqueluche” de certains membres du site, n’appréciant visiblement guère que tu critiques ouvertement certains de leurs albums chéris. Comment réagis-tu à cela ?

(rires) Il fallait bien que ça tombe ! Par simple soucis de déontologie, je ne citerai donc pas de (pseudo) nom (rires).
Non mais franchement, lorsque je lis certains commentaires, j’ai l’impression que je suis payé par un label qui n’est pas content que j’ai assassiné son dernier poulain ! Sérieusement, je me suis moi-même imposé de passer du temps à écrire des chroniques, alors ce n’est certainement pas pour m’imposer des concessions.
Je n’ai jamais critiqué ni adulé aucun album sans une argumentation solide et détaillée. Je déteste viscéralement les chroniques visant à un simple “Génial, rien à redire” ou à un puéril “C’est de la merde”.
Certes, je suis tout à fait conscient qu’il puisse y avoir des divergences d’opinions, et heureusement car le débat forge la maturité, mais lorsque l’optique est simplement de venir détruire ton boulot, je ne suis ni d’accord et encore moins tendre avec ceux-là, surtout que ce sont toujours ceux qui en font le moins qui viennent critiquer. Comme je l’ai dit, SoM est un site démocratique, alors strictement rien ne leur empêche de prendre leur clavier pour écrire une chronique dans la direction inverse de la mienne. Au contraire, ainsi le lecteur aura plusieurs points de vue et il pourra ensuite tirer le meilleur de chaque partie pour forger sa propre opinion.
Mais ce qui me fait le plus rire est que les arguments sont dans ce contexte-là si vides et stériles que je ne peux qu’être déçu par un tel comportement, notamment lorsque une certaine prétention prend le pas sur la critique. Prétention venant également de mon âge je pense.
Mais comme dis le dicton, “il faut de tout pour un faire un monde”, même du pire (rires).

Souhaites-tu continuer à écrire des chroniques sur SoM pour le plaisir, ou penses-tu à l’avenir te professionnaliser dans cet exercice ? Serais-tu prêt à travailler, si l’occasion se présentait, pour un mag metal de renom, malgré le fait que la plupart de leurs chroniques ne visent qu’à satisfaire les maisons de disques et leurs poulains ?

Je pense, même si c’est peut-être naïf, que les magazines ne sont pas aussi corrompus que l’on veut bien le laisser entendre. Si je prends l’exemple de Metallian, ils ne se gênent jamais pour critiquer des groupes de renom, et je les trouve vraiment intègres dans leur démarche très axée sur la scène underground permettant, bien mieux que la concurrence, de découvrir les joyaux de l’ombre.
Pour répondre à ta question, les études supérieures que je vise se situent dans l’édition ou le journalisme et c’est en effet un désir que je caresse quelques fois, surtout depuis que j’ai réalisé l’interview de Kalisia. Cela m’a ouvert un autre horizon, une autre facette du groupe qui me plait aussi énormément mais un autre problème me vient à l’esprit : la taille !
SoM offre une liberté totale sur le contenant d’une chronique, ce qui n’est pas le cas dans un magazine qui, trop souvent, souffre de chroniques trop courtes et manquant de développement à mon goût.
Peut-être y arriverais-je un jour ? Je ne sais pas mais je suis aussi heureux de faire partie en quelque sorte avec SoM d’un maillon de la chaine underground, même s’il reste le moins glorieux tout en restant indispensable à mes yeux !

Parallèlement à l’écriture de tes chroniques, tu travailles à l’élaboration de romans dont un en particulier (”Black Earth”) est fin prêt ! Peux-tu nous en dire plus à ce sujet, notamment sur les thèmes que tu abordes et les principales difficultés liées à cet exercice ?

Il ne va pas sans dire que le romanesque est bien plus complexe que la chronique. J’avoue d’ailleurs avoir un peu mis de côté cet aspect pour le moment, préférant travailler et perfectionner mon style sur les chroniques avant de revenir aux romans.
La difficulté principale réside dans l’approfondissement de la psychologie des personnages, un point essentiel. Il faut rendre les personnages denses, complexes, paradoxaux, loin de la linéarité ou du manichéisme dont souffrent les fictions actuelles.
Ensuite, il faut un scénario et une approche originale, ce qui n’est pas aisé mais j’y attache la plus grande importance, que l’histoire développée fasse réfléchir le lecteur et surtout qu’il n’y voit pas la simple redite d’un scénario déjà connu. Puis enfin vient l’écriture en elle-même, qui doit également révéler une certaine profondeur, l’utilisation d’effets de styles devenant indispensable pour fournir l’épaisseur dont le récit a besoin, comme par exemple la multiplication des points de vue d’une même action afin d’établir une certaine objectivité à l’intérieur d’un capharnaüm de ressentis et de perceptions différentes. Une horreur à écrire mais un résultat souvent intéressant (rires).
Quand à “Black Earth”, il s’agit d’une fiction d’anticipation. Le personnage principal se retrouve enfermé dans une cellule avec pour unique vision le spectacle de la totale annihilation de toute forme de vie organique de la planète. Il cherchera les raisons de son enfermement, de sa survie, recollera les morceaux de son passé un-à-un à travers des flashbacks.
Le but était de pointer du doigt la maîtrise du pouvoir sur nos vies, un peu à la manière d’un Matrix mais dans une direction diamétralement opposée. Les chimères de nos existences, les mensonges quotidiens, la noirceur d’une réalité cachée sous de nombreuses couches de mensonges et surtout la fragilité de notre ère.

As-tu, à l’heure actuelle, noué des liens avec des maisons d’éditions ?

Je me suis renseigné, ai téléphoné à des boites plus ou moins axées sur les jeunes auteurs, mais il m’est impossible actuellement d’aller plus loin en raison de frais d’édition trop élevés.
Je prends donc le temps de peaufiner le roman, qui est actuellement entre les mains de deux professeurs de français afin de le retoucher. J’essaie également de développer des nouvelles idées et mon deuxième roman possède une base très commune, très simple et loin de l’univers chaotique du premier. Je vise uniquement la psychologie et la décadence sur cet écrit, mais tout est encore au stade embryonnaire.

Non content de manier la plume, tu pratiques aussi la musique et le chant. Dans quel(s) registres évolues-tu et quelles sont tes influences ?

On ne peut appeler ça pratiquer (rires). Je cherche, oui, des musiciens mais sans grand espoir de compatibilité avec quelqu’un d’aussi chiant que moi en campagne (rires).
Un de mes meilleurs amis habitant dans mon village s’est mis depuis peu à la guitare, et nous avons une vision de la musique en grande partie similaire, mais c’est encore trop peu !
Côté musique, j’aime le clavier mais je n’en possède pas et la batterie, je dispose d’une bonne oreille mais je n’ai pas la chance d’en avoir une non plus. En revanche, côté cordes vocales, étant normalement formé, j’en possède comme tout le monde (rires).
Je possède une voix plutôt aiguë, comme mon frère (chanteur d’Eleventh Plague) même si je chante moins bien ! Néanmoins, je tente de m’ouvrir au chant extrême, je suis un grand admirateur des émotions véhiculées par le black metal.
Je suis un fan de Maiden, Angra, Meshuggah, Edguy, Gamma Ray et une bonne partie de la scène heavy allemande, mais ça ne m’intéresserait pas d’en jouer. Tout a déjà été dit, et je ne prendrais pas le risque de tomber dans le plagiat de mes influences.
En revanche, je possède une grande admiration pour Devin Townsend ou Beyond Twilght, qui font avancer la musique avec un grand talent et une sensibilité rare. Dernièrement, j’ai été ébloui par la mélancolie de Totalselhatred, déchiré par le dernier album de The End, très impressionné par Kalisia et hypnotisé par Porcupine Tree…des groupes uniques au service d’une musique novatrice et avant-gardiste. C’est vers des artistes comme ceux-là que je tenterais de me diriger, sans compter ma récente découverte de l’ambiant…

Tu es également à la recherche de musiciens…Alors, le “Eternalis Band”, ça ressemblerait à quoi ?

Alors, Steve Harris à la basse, Gene Hoglan à la batterie, Finn Zierler aux claviers et Kiko Loureiro aux grattes (rires).
Je ne peux pas te dire, je voudrais simplement découvrir des personnes aussi passionnées que moi, et surtout sincères dans leur démarche, pas des saloperies de rock stars (rires).
Il n’y qu’avec un groupe que je parviendrais à perfectionner ma voix, je suis ouvert à toutes propositions !

Cette interview sera publiée sur le blog de Spirit of Metal donc question inévitable : que représente pour toi l’esprit du metal ?

J’ai longtemps pensé que le metal était la seule vraie musique intéressante et que tous les metalleux étaient comme des frères entre eux. Mais plus le temps passe et plus je m’aperçois que cette soi-disant fraternité n’existe pas, les mêmes débilités reviennent partout, les préjugés, la mauvaise foi, la négativité sont présentes dans le metal autant qu’ailleurs.
C’est donc du côté de la musique que je me pencherais, plus que ses membres. Le metal est synonyme de recherche, de créativité et surtout d’un rejet du conformisme ambiant détruisant l’art à petit feu.
Selon moi, le vrai metalleux n’est pas l’adolescent en mal de vivre écoutant Slayer ou Slipknot sans le comprendre, c’est celui qui saura pourquoi il l’écoute et qui aura des valeurs. Le metal n’est pas une musique passive, on ne l’écoute pas parce que c’est cool, il y a toujours un but derrière, la recherche d’un absolu. Cette envie (pas partout, c’est clair !) de marier les genres, de le coupler avec le noble art classique ou encore de repousser toutes les frontières afin de devenir unique ; c’est en ceci que réside l’esprit du metal !

Merci Joffrey pour le temps consacré à cette interview. Une dernière chose à ajouter ?

Je voudrais d’abord remercier mes parents, mes frères, mon chien… quoi, vous vous en foutez ?! Bon OK (rires).
Non, sérieusement, pas mal de choses ont été dites. Que pourrais-je rajouter ? Je suis toujours un peu désabusé de voir le heavy metal si critiqué par les fans de metal sous prétexte que ce n’est pas assez agressif, je trouve ça pathétique. Ce sont mes racines, mes bases…
Merci d’avoir pris le temps de lire cette modeste interview.

Joffrey “Eternalis” ! Stay Heavy !!

Interview réalisée par Vinterdrøm

5 Responses so far

Et oui, j’ai pris le temps de lire ta modeste interview ! Ca fait plaisir de voir un petit jeune qui a du plomb dans la cervelle ! Bonne continuation au pays des boulets !
Maria

Bonne continuation

Ne change rien et vive le Heavy!

Merci beaucoup à vous.
Je ne changerais rien, ne t’en fais pas…c’est en tout cas mon souhait le plus cher!

Entre 2 coups d’aspi chez moi ,j’ai pris le temps de te lire et je ne le regrette pas, tu fais preuve d’une grande maturité doublée d’une grande intelligence, tout pour réussir à mon humble avis !
J’ai hâte de lire ton roman, le résumé m’intrigue beaucoup, vivement qu’il soit édité.
Bonne continuation !

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