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	<title>Spirit of Metal</title>
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	<description>Official Spirit of Metal blog</description>
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		<title>Les Trublions changent de site</title>
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		<pubDate>Mon, 18 Jan 2010 17:45:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>vinterdrom</dc:creator>
				<category><![CDATA[Uncategorized]]></category>

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A l&#8217;attention de nos lecteurs,

Ce blog n&#8217;est plus utilisé et aucun nouvel article n&#8217;y paraîtra plus.

Les articles déjà publiés sont en cours de transfert sur une nouvelle plateforme (fin de transfert prévue courant Mars), où seront également publiées les futures sélections. 

Désormais, c&#8217;est à l&#8217;adresse indiquée ci-dessous que ça se passe : 
http://trveblyon.blogspot.com/





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<h2><strong>A l&#8217;attention de nos lecteurs,</strong></h2>
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<span style="color: #ff0000">Ce blog n&#8217;est plus utilisé et aucun nouvel article n&#8217;y paraîtra plus.</span></strong></h2>
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		<title>L&#8217;histoire du Gothic Metal</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Sep 2009 23:12:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>vinterdrom</dc:creator>
				<category><![CDATA[La Sélection des Trublions]]></category>

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		<description><![CDATA[Le présent blog n’est plus utilisé et ne sera plus alimenté.
Cet article est transféré et accessible sur le nouveau site des Trublions :

http://trveblyon.blogspot.com/


Bienvenue dans le West Yorkshire
Pour ceux qui ne connaissent pas Halifax, je vous conseille d&#8217;aller faire un tour dans cette charmante bourgade du Yorkshire. Idéalement, prévoyez une journée de Novembre, ce qui vous [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p><span style="color: #ff0000"><strong>Le présent blog n’est plus utilisé et ne sera plus alimenté.</strong></span></p>
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<p><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/banniere-metal-goth-blog.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-495" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/banniere-metal-goth-blog.jpg" alt="banniere-metal-goth-blog" width="575" height="166" /></a></p>
<p><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/titremg1.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-447" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/titremg1.jpg" alt="titremg1" width="575" height="132" /></a></p>
<p><strong><span style="color: #333399">Bienvenue dans le West Yorkshire</span></strong></p>
<p style="text-align: justify">Pour ceux qui ne connaissent pas Halifax, je vous conseille d&#8217;aller faire un tour dans cette charmante bourgade du Yorkshire. Idéalement, prévoyez une journée de Novembre, ce qui vous permettra à coup sûr de connaître un magnifique brouillard matinal, qui se lèvera bien vite pour laisser place à une longue journée de pluie venteuse. C&#8217;est comme cela que l&#8217;on appréhende le mieux ces petites bourgades du Yorkshire, dont les innombrables cheminées de brique et les vieilles bâtisses désaffectées rappellent combien ce petit coin gris d&#8217;Angleterre fût jadis un fleuron industriel. C&#8217;était il y a un siècle, et ce couloir dévasté, qui part de Leeds en passant par Manchester jusqu&#8217;à Liverpool, serait invivable pour quiconque répugnerait à se réfugier dans le fanatisme footballistique et l&#8217;alcoolisme houblonné. C&#8217;est qu&#8217;à Liverpool, ils ont la mer, les Beatles et Carcass ! Mais Halifax, pensez donc, comment vivre une adolescence joyeuse au milieu de ces rues noires et humides où rien ne se passe ? Allez-y, vous comprendrez ainsi pourquoi le doom/death anglais est né ici, enfantant ces deux enfants les plus doués, Paradise Lost et My Dying Bride.<br />
Bon, arrêtons là les frais, cet article n&#8217;ayant pas pour vocation première de faire office de guide touristique. Et comme il est probable que l&#8217;essentiel des lecteurs ne sera guère convaincu d&#8217;aller passer ses vacances à Halifax, cette petite approche socio-géographique va vite trouver ses limites pour expliquer comment ces quatre gamins du nom de Nick Holmes, Gregor Mackintosh, Aaron Aedy, Steve Edmondson, vont en quelques années explorer quasiment à eux seuls un nouveau territoire musical qui a aujourd&#8217;hui véritablement explosé : le metal gothique.<br />
La tête pensante musicale de Paradise Lost est avant tout Gregor. Ce grand gaucher dégingandé d&#8217;origine écossaise, aussi jovial qu&#8217;une porte de prison, est un vrai metalhead. Pour autant, l&#8217;effervescence du thrash metal le laisse indifférent. Lui se passionne pour ce vieux heavy brumeux des seventies, Black Sabbath en tête, et ne rechigne pas non plus à écouter toute cette vague de rock goth à tendance new-wave en verve dans ces premières années 80. Et quand la frange la plus extrême du metal se durcit, il prête une oreille attentive à Celtic Frost et aux prémices du death metal, qui devient son style de prédilection.<br />
Paradise Lost se forme ainsi officiellement début 1988, et le groupe se met à jouer du death metal assez atypique, dénué de toute influence thrash, s&#8217;orientant plutôt vers la lourdeur des atmosphères empruntées aux diverses influences de Gregor Mackintosh. C&#8217;est en fait à ce niveau que se situe la genèse du fameux doom/death britannique, qui va devenir pour quelques années un mouvement essentiel de la scène européenne. Cette genèse est particulièrement intéressante, puisqu&#8217;à l&#8217;instar du doom metal pur, elle puise son inspiration dans le heavy metal primitif des premières heures. Mais pour la première fois, cette inspiration se mêle au metal le plus extrême, le death metal, court-circuitant quasiment toute l&#8217;évolution intermédiaire qu&#8217;a connu le heavy metal via le speed/thrash.<br />
Paradise Lost enchaîne dès lors les démos, construisant en moins de deux ans une base solide s&#8217;appuyant sur des compositions comme &#8220;Paradise Lost&#8221;, &#8220;Internal Torment&#8221; ou encore &#8220;Our Savior&#8221;. Son death metal lugubre et monolithique se révèle particulièrement imposant en concert, ce qui commence à assurer aux jeunes anglais une reconnaissance locale remarquée.</p>
<p><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG"><img class="aligncenter size-full wp-image-265" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG" alt="Capsule Trub" width="575" height="52" /></a></p>
<p><strong><span style="color: #333399">Peaceville et le doom-death british</span></strong></p>
<p style="text-align: justify"><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/peaceville.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-453" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/peaceville.jpg" alt="peaceville" width="150" height="183" /></a>On repart pour un petit topo géographique (le dernier, c&#8217;est promis) : à 10 km à l&#8217;Est d&#8217;Halifax, toujours dans la banlieue de Bradford se situe Clackheaton. Ce nom ne vous dit peut-être rien, mais si je vous signale que c&#8217;est dans cette bourgade qu&#8217;est né le label Peaceville, fondé en 1987 par un certain Halmshaw, tout va s&#8217;éclaircir. Dans ces années 88/89, Peaceville reste avant tout un distributeur de cassettes, focalisé sur l&#8217;underground le plus profond, des résidus de punk jusqu&#8217;à ses orientations modernes : le crust et le grind. Le jeune label a forcément vent du phénomène Paradise Lost, la proximité immédiate facilitant les choses. Et c&#8217;est ainsi qu&#8217;une aventure commune prend forme, Peaceville signant le groupe et lui propose de mettre en boîte un premier LP. Les deux protagonistes issus de nulle part vont mutuellement se tirer vers le haut et accoucher d&#8217;une des plus réussites du heavy metal de cette période. Peaceville devient LE label doom-death avec ses poulains Paradise Lost, My Dying Bride (signé en 90) bientôt rejoint par le troisième larron, Anathema, qui vient de Liverpool.<br />
Paradise Lost, lui, se voit offrir une voie royale pour affirmer sa personnalité atypique en toute liberté.</p>
<p><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG"><img class="aligncenter size-full wp-image-265" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG" alt="Capsule Trub" width="575" height="52" /></a></p>
<p><span style="color: #333399"><strong>Lost Paradise, le mal-aimé (1990)</strong></span></p>
<p style="text-align: justify"><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/pl1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-456" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/pl1.jpg" alt="pl1" width="200" height="200" /></a>Paradise Lost entame ainsi cette nouvelle décennie par la sortie de son premier album, &#8220;Lost Paradise&#8221;, qui s&#8217;appuie essentiellement sur le répertoire issu des trois démos précédentes. Sous-produit, d&#8217;une accessibilité limitée et d&#8217;une austérité marquée, le disque mérite toutefois le titre de premier véritable album doom/death. Nick Holmes fait dans le growl caverneux, le death très lourd et très lent délivré par les guitares de Mackintosh et Aedy se révèle très sombre et très rugueux, pas toujours très bien épaulé par la rythmique basse/guitare timide dans le placement. D&#8217;approche ardue, &#8220;Lost Paradise&#8221; fait figure à la fois de révélateur des limites techniques du moment des jeunes anglais, mais également de démonstration que la fusion de styles à priori très éloignés n&#8217;est pas impossible. On y retrouve l&#8217;ambiance plombée du doom metal, tout droit héritée des heures les plus lourdes de Black Sabbath et de ses disciples, associée à la puissance et la virulence de ce jeune death metal, même si à ce niveau, Paradise Lost ne parvient pas vraiment à l&#8217;exploiter. En jetant une oreille très attentive, on note tout de même quelques indices quant à l&#8217;évolution future du groupe. Quelques passages dénotent d&#8217;une certaine influence de Celtic Frost au travers de certains riffs assez monumentaux, jusqu&#8217;à l&#8217;emploi très discret de voix féminines.<br />
L&#8217;époque post-&#8221;Lost Paradise&#8221; voit se confirmer l&#8217;amplification de la reconnaissance dans le milieu, et au travers de nombreuses dates, le groupe se forge à la fois une belle réputation et gagne en maturité technique. L&#8217;album reste cependant avant tout un brouillon, une épure qui témoigne des premières années pendant laquelle Paradise Lost a esquissé ses bases artistiques. Il demeure d&#8217;ailleurs à ce jour le seul album que les anglais éludent volontiers, certainement parce qu&#8217;ils sont conscients qu&#8217;il est le seul à témoigner d&#8217;une époque où la réalisation n&#8217;était pas encore à la hauteur de leurs ambitions.</p>
<p>Voir la chronique de &#8220;Lost Paradise&#8221; : <a title="PL1" href="http://www.spirit-of-metal.com/album-groupe-Paradise_Lost-nom_album-Lost_Paradise-l-fr.html" target="_blank">ICI</a></p>
<p><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG"><img class="aligncenter size-full wp-image-265" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG" alt="Capsule Trub" width="575" height="52" /></a></p>
<p><strong><span style="color: #333399">Gothic, le mythe fondateur (1991)</span></strong></p>
<p style="text-align: justify"><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/pl2.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-457" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/pl2.jpg" alt="pl2" width="200" height="200" /></a>L&#8217;accueil favorable du public, et la solide réputation que génère ses prestations scéniques confortent indubitablement les certitudes artistiques de Paradise Lost, qui avance désormais avec assurance dans la voie qu&#8217;il s&#8217;est lui même ouvert.<br />
Greg Mackintosh va réaliser un coup de maître en composant enfin un titre où il parvient à mêler ses inspirations, où le résultat est à la hauteur de ses ambitions. Ce morceau abouti se nomme &#8220;Gothic&#8221;, et c&#8217;est ici que tout commence. L&#8217;amalgame de son doom/death lourd et monumental, associé à l&#8217;émotion d&#8217;un chant féminin d&#8217;une grande pureté, et l&#8217;adjonction de claviers venant achever l&#8217;esthétique finale conduisent à une composition cultissime, qui va immédiatement faire figure de référentiel, et inspirer une pléthore de clones.<br />
A ce titre, Gothic incarne la pierre angulaire de la contribution de Paradise Lost à cette scène encore mal définie qu&#8217;est le gothic metal. Avec toutes les légendes et les amalgames que l&#8217;on peut y associer. Si musicalement, le style est encore à vraiment définir, cette orientation quasiment irrémédiable vers des effluves mélodiques très purs marque un premier tournant. L&#8217;autre aspect qui prête encore plus à confusion est dû tout simplement à l&#8217;utilisation du terme &#8220;gothic&#8221;.<br />
L&#8217;ambigüité de ce choix rajoute un peu plus à la confusion autour de ce lien peu évident entre scène gothique et le doom/death britannique d&#8217;alors. Pourtant, Gregor Mackintosh n&#8217;est pas au dessus de tout soupçon en termes de préméditation. Le grand brun est un fan avoué de toute la mouvance rock goth des années 80, des Sisters Of Mercy, Bauhaus et autres Joy Division. Et si l&#8217;héritage musical direct n&#8217;est pas identifiable, une forme d&#8217;esthétisme commun n&#8217;est pas à exclure.<br />
Ceci dit, l&#8217;album, enregistré au tout début de l&#8217;année 91, reste avant tout un monument de doom/death britannique, le premier de ce niveau. Le chant reste bien guttural, les rythmiques de plomb, l&#8217;atmosphère sinistre, même si on note des progrès indéniables qui confèrent au disque des touches plus aérées que son lugubre prédécesseur. Le Paradise Lost gothique n&#8217;est cependant pas encore né.</p>
<p>Voir la chronique de &#8220;Gothic&#8221; : <a title="PL2" href="http://www.spirit-of-metal.com/album-groupe-Paradise_Lost-nom_album-Gothic-l-fr.html" target="_blank">ICI</a></p>
<p><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG"><img class="aligncenter size-full wp-image-265" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG" alt="Capsule Trub" width="575" height="52" /></a></p>
<p><span style="color: #333399"><strong>Shades of God, la transition (1992)</strong></span></p>
<p style="text-align: justify"><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/pl3.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-458" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/pl3.jpg" alt="pl3" width="200" height="200" /></a>Un peu plus d&#8217;un an s&#8217;écoule entre l&#8217;enregistrement de &#8220;Gothic&#8221; et celui de &#8220;Shades of God&#8221;. Là encore, les anglais réussissent d&#8217;abord un coup de maître grâce à un morceau légendaire, &#8220;As I Die&#8221;. Et cette fois, le gothic metal moderne est bel et bien de la partie. Direct et accessible, superbement accrocheur via ses riffs mélodiques et son refrain dantesque, Paradise Lost crée là son hymne éternel qui fait vraiment basculer le groupe dans une autre ère.<br />
Un peu à l&#8217;instar de &#8220;Gothic&#8221;, le reste de l&#8217;album est moins brillant. Il est surtout décontenant pour les fans de la première heure, car les évolutions de fond sont bien présentes. Oubliant quasiment définitivement toute influence death metal, le groupe s&#8217;oriente vers un metal plus heavy, presque rock n&#8217;roll, conservant toutefois une solide ossature doom. Titres à rallonge, constructions plus sophistiquées, atmosphère feutrée bien que toujours sombre, &#8220;Shades Of God&#8221; est à la fois le témoin de l&#8217;évolution en profondeur de Paradise Lost, mais aussi de son besoin de maturation artistique, tandis que techniquement, le groupe a déjà affiché ses progrès. Cela ne porte pas à conséquence, tant le groupe voit sa cote de popularité grimper et son degré de reconnaissance s&#8217;amplifier. Une page se tourne néanmoins, et la progression vers des sphères plus lumineuses semble inexorable.</p>
<p>Voir la chronique de &#8220;Shades of God&#8221; : <a title="PL3" href="http://www.spirit-of-metal.com/album-groupe-Paradise_Lost-nom_album-Shades_of_God-l-fr.html" target="_blank">ICI</a></p>
<p><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG"><img class="aligncenter size-full wp-image-265" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG" alt="Capsule Trub" width="575" height="52" /></a></p>
<p><span style="color: #333399"><strong>Icon, la lumière gothique (1993)</strong></span></p>
<p style="text-align: justify"><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/pl4.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-459" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/pl4.jpg" alt="pl4" width="200" height="200" /></a>Avec &#8220;Icon&#8221;, Paradise Lost gravit les dernières pentes qui le mènent à son aboutissement artistique. Tout le potentiel entrevu auparavant prend corps dans cet album sublime, qui se démarque assez nettement d&#8217;une concurrence ravivée en cette année 93 (Katatonia, My Dying Bride, Anathema). Paradise Lost a un coup d&#8217;avance avec sa musique désormais personnelle et très équilibrée. Le chant est devenu clair, les structures plutôt heavy et simplifiées. Tout pour mettre magnifiquement en avant le génie créatif de composition de Mackintosh, qui est à son apogée. Jouant en permanence sur le registre émotionnel avec une élégance remarquable, les morceaux s&#8217;enchaînent magnifiquement  sans la moindre faute de goût. Aussi bien dans les riffs mélodiques ciselés que dans l&#8217;utilisation ponctuelle de claviers et de chants féminins, &#8220;Icon&#8221; incarne une forme de perfection dans l&#8217;équilibre et la richesse musicale. L&#8217;album a également ceci de remarquable qu&#8217;il bénéficie toujours d&#8217;une assise puissante directement héritée des fondamentaux du groupe, et si il se démarque d&#8217;un &#8220;Serenades&#8221; par exemple (Anathema), les réminiscences de doom, voire de death dans la robustesse de certains riffs, témoignent toujours des origines musicales du groupe. Cela n&#8217;est pas anodin dans la force monolithique assez unique que dégage cet album, qui ne peut plus être taxé de transition, tant il est homogène et abouti.<br />
Le metal gothique y trouve là son premier monument, de nouveaux hymnes éternels (&#8221;True Belief&#8221;) et par conséquent son public. Paradise Lost a désormais pris conscience de son potentiel, et ne se privera plus pour exploiter son talent de composition.</p>
<p>Voir la chronique de &#8220;Icon&#8221; : <a title="PL4" href="http://www.spirit-of-metal.com/album-groupe-Paradise_Lost-nom_album-Icon-l-fr.html" target="_blank">ICI</a></p>
<p><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG"><img class="aligncenter size-full wp-image-265" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG" alt="Capsule Trub" width="575" height="52" /></a></p>
<p><span style="color: #333399"><strong>Draconian Times, l&#8217;état de grâce (1995)</strong></span></p>
<p style="text-align: justify"><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/pl5.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-460" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/pl5.jpg" alt="pl5" width="200" height="200" /></a>Profitant un peu plus longuement que d&#8217;habitude de son nouveau statut, Paradise Lost profite de ces deux années 93 et 94 pour des tournées qui enfoncent un peu plus le coup. Le groupe, qui n&#8217;a eu de cesse d&#8217;évoluer d&#8217;album en album, semble vouloir désormais se concentrer vers cette nouvelle veine artistique, qui s&#8217;écarte définitivement de la scène extrême. Paradise Lost peaufine avec soin son nouvel album, &#8220;Draconian Times&#8221;, à l&#8217;artwork sophistiqué, aux textes travaillés et au metal gothique finement ciselé. Encore un peu plus accessible, &#8220;Draconian Times&#8221; reçoit un accueil enthousiaste, et l&#8217;album devient rapidement un succès commercial sans précédent pour le groupe et son label.<br />
Considéré par beaucoup comme le meilleur album de sa discographie (même si me concernant, j&#8217;estime qu&#8217;il serait injuste d&#8217;oublier le grandiose &#8220;Icon&#8221;), l&#8217;album incarne une forme très pure de heavy gothique mélodique d&#8217;une grande élégance. La profusion de ses mélodies accrocheuses en diable, de ses refrains imparables et d&#8217;une mélancolie touchante, fait mouche irrésistiblement.<br />
Son nouveau public n&#8217;est d&#8217;ailleurs clairement plus composé majoritairement de fans de metal extrême. La scène metal gothique prend dès lors une importance notoire, venant clairement se faire une place au sein du heavy metal. Paradise Lost, là encore, a un temps d&#8217;avance. Ses collègues historiques ne tardent pas à lui emboîter le pas, ce qui fait que cette année 1995 voit quelque part la mort médiatique du doom/death, qui retombe dans l&#8217;ombre de l&#8217;underground. La nouvelle orientation musicale de ses leaders ouvre quant à elle les portes d&#8217;un avenir radieux pour le metal gothique.</p>
<p>Voir la chronique de &#8220;Draconian Times&#8221; : <a title="PL5" href="http://www.spirit-of-metal.com/album-groupe-Paradise_Lost-nom_album-Draconian_Times-l-fr.html" target="_blank">ICI</a></p>
<p><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG"><img class="aligncenter size-full wp-image-265" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG" alt="Capsule Trub" width="575" height="52" /></a></p>
<p><span style="color: #333399"><strong>One Second, le contrepied (1997)</strong></span></p>
<p style="text-align: justify"><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/pl6.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-461" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/pl6.jpg" alt="pl6" width="200" height="200" /></a>Sans le savoir, les anglais sont en train de vivre l&#8217;apogée de leur carrière. Ces années 95-96 sont celles de la gloire. A l&#8217;échelle européenne, Paradise Lost est un nom qui compte dans la sphère du heavy metal, générant même parfois des commentaires enflammés et excessifs de certains observateurs, qui voient dans le groupe le nouveau Metallica&#8230;<br />
Toujours est-il qu&#8217;en à peine cinq ans et autant d&#8217;albums, le groupe est arrivé au sommet, en partant de très loin. Le moteur de leur croissance artistique couronnée de succès étant l&#8217;évolution permanente, Paradise Lost n&#8217;envisage pas de faire du surplace. Marquant une pause de plus d&#8217;une année, le groupe se remet à l&#8217;écriture, avec de nouvelles ambitions. Pour la troisième fois de sa carrière (après &#8220;Gothic&#8221; et &#8220;Draconian Times&#8221;), Paradise Lost défriche encore un peu plus le metal gothique, et accomplit enfin le rêve de Mackintosh : faire le lien entre le gothic metal et son lointain cousin le goth rock (aussi appelé darkwave), mouvement artistique de fond qui a marqué les années 80.<br />
La prouesse est accomplie avec &#8220;One Second&#8221; : gardant une ossature metal, mais désormais délestée de tout penchant musclé, le disque fait la part belle aux mélodies plus pop. Son titre éponyme, véritablement taillé pour les charts, avec ses touches de pianos savamment distillées et un chant toujours plus clair et délicat, accroche immédiatement l&#8217;oreille. Tranchant déjà nettement avec le passé du groupe, il n&#8217;augure qu&#8217;imparfaitement la suite, encore plus audacieuse. Mettant délibérément la puissance des guitares au second plan, les compositions prennent une tournure électro-pop-rock, à l&#8217;ambiance feutrée mais profondément mélancolique.<br />
Commercialement, l&#8217;album n&#8217;est pas un échec : bénéficiant toujours d&#8217;un statut majeur, Paradise Lost parvient également à séduire un nouveau public, tout en convaincant ses fans les plus ouverts. Car le fait est que malgré l&#8217;abandon de toute référence à la sphère metal (musicalement, iconographiquement, jusqu&#8217;au look vestimentaire et la coupe de cheveux), &#8220;One Second&#8221; est un superbe album, mettant paradoxalement encore plus en valeur la capacité mélodique du groupe. Pourtant, tout n&#8217;est pas rose, loin de là. La scène metal comprend mal cette orientation, qui ressemble à une trahison&#8230;</p>
<p><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG"><img class="aligncenter size-full wp-image-265" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG" alt="Capsule Trub" width="575" height="52" /></a></p>
<p><span style="color: #333399"><strong>Host, la chute (1999)</strong></span></p>
<p style="text-align: justify"><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/pl7.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-463" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/pl7.jpg" alt="pl7" width="200" height="200" /></a>Dès lors, tout va s&#8217;enchaîner très vite. Les anglais n&#8217;ayant jusqu&#8217;à présent eu aucun scrupule à évoluer à leur guise, ils poussent les curseurs à fond : l&#8217;orientation electro-pop est désormais assumée et poussée jusqu&#8217;au bout. Evènement non négligeable, surtout aux yeux des metalheads : dans le même temps, Paradise Lost quitte Music For Nations pour l&#8217;ultra major EMI. Les raccourcis seront désormais inévitables.<br />
Parler musicalement de &#8220;Host&#8221; est chose compliquée. Si froidement, on se doit d&#8217;admettre que Paradise Lost déploie à nouveau un talent indéniable, sans doute supérieur à beaucoup d&#8217;autres groupes du genre qui s&#8217;octroient les faveurs du grand public, &#8220;Host&#8221; est boudé massivement par ses anciens fans, qui n&#8217;y trouvent plus du tout leur compte : l&#8217;album n&#8217;a plus rien à voir avec le heavy metal, se rapprochant plus d&#8217;un Depeche Mode qu&#8217;autre chose&#8230;. Et d&#8217;autre part, c&#8217;est un bide commercial au niveau de son nouveau &#8220;marché&#8221; : pour le coup, dans la sphère du mainstream pop-rock, Paradise Lost fait figure d&#8217;obscur groupe underground, comme quoi tout est relatif.<br />
Le mythe Paradise Lost est disloqué.</p>
<p><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG"><img class="aligncenter size-full wp-image-265" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG" alt="Capsule Trub" width="575" height="52" /></a></p>
<p><span style="color: #333399"><strong>De Believe in Nothing à Paradise Lost, la convalescence (2001-2005)</strong></span></p>
<p style="text-align: justify"><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/pl8.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-464" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/pl8.jpg" alt="pl8" width="200" height="606" /></a>Pour la première fois, le groupe prend conscience qu&#8217;il n&#8217;est pas intouchable. Autant son ascension fût fulgurante, autant sa chute abyssale fût encore plus rapide. La souffrance est d&#8217;autant plus grande que les procès d&#8217;intention (orientation commerciale et compagnie) ne correspondent pas à la vision du combo, qui estime à juste titre avoir fait preuve de courage et d&#8217;intégrité en assumant ce virage.<br />
Et pour la première fois, le groupe doit douloureusement revoir son évolution musicale en fonction de l&#8217;extérieur. C&#8217;est en effet une question de survie. Perdant ainsi la sacro-sainte indépendance artistique, celle que tous les groupes revendiquent haut et fort mais que seule une poignée peut revendiquer légitimement, Paradise Lost compose &#8220;Believe in Nothing&#8221; en cherchant à récupérer le coup. La qualité de l&#8217;album s&#8217;en ressent, victime d&#8217;errements stylistiques (le retour timide des guitares) et de longueurs qui témoignent de la perte d&#8217;inspiration. Commercialement, le groupe reste au plus bas et ne pèse plus grand-chose. Toutefois, le groupe se sert de cet album pour faire le deuil de &#8220;Host&#8221;, qui restait une blessure ouverte et profonde.<br />
Logiquement poussé dehors par EMI, Paradise Lost renaît véritablement avec &#8220;Symbol of Life&#8221;. Autant &#8220;Believe in Nothing&#8221; semblait orphelin d&#8217;une orientation ferme, autant le nouvel album est magistralement composé par Greg Mackintosh, qui trouve la bonne carburation. La colère noire est de retour avec le son massif des guitares, une rythmique carrée et des compositions plus enlevées. Evitant judicieusement le come-back trop voyant vers le passé, le groupe conserve un héritage non négligeable de son passé récent. Typique du gothic metal moderne, ses touches électro et ses riffs fleurant l&#8217;industriel, &#8220;Symbol of Life&#8221; émerge comme l&#8217;un des meilleurs albums du genre en ce début de millénaire. C&#8217;est toutefois encore insuffisant pour complètement refermer les cicatrices récentes, d&#8217;autant plus qu&#8217;il faut attendre trois années pour avoir la confirmation du retour de Paradise Lost. L&#8217;album éponyme, dix ans après &#8220;Draconian Times&#8221;, est bien cette confirmation attendue, à la hauteur de son prédécesseur. Le gothic metal du groupe prend une tournure encore plus moderne, misant pour la première fois sur la puissance du son pour affirmer son retour aux sources. Résolument moderne, allant presque flirter avec des groupes comme Rammstein, Paradise Lost se reconstruit un nouveau public et parvient désormais à rameuter quelques vieux fans. La convalescence n&#8217;est toutefois pas terminée : Paradise Lost est encore loin d&#8217;avoir renoué avec son statut d&#8217;antan. La preuve en est son incapacité à tourner en tant que tête d&#8217;affiche, même dans son propre pays.</p>
<p><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG"><img class="aligncenter size-full wp-image-265" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG" alt="Capsule Trub" width="575" height="52" /></a></p>
<p><span style="color: #333399"><strong>In Requiem, la résurrection (2007)</strong></span></p>
<p style="text-align: justify"><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/pl11.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-466" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/pl11.jpg" alt="pl11" width="200" height="200" /></a>C&#8217;est un véritable tour de force que réalise Paradise Lost en 2007. Réussissant enfin à réaliser la synthèse de la période &#8220;Icon&#8221; / &#8220;Draconian Times&#8221; avec l&#8217;approche plus moderne de ses deux derniers albums en date, le groupe signe un des plus grands disques de gothic metal des années 2000. Retrouvant la majesté imposante des riffs, la finesse émotionnelle de son passé, avec une production impressionnante et l&#8217;emploi maîtrisé des claviers, cet album en forme de synthèse parvient même à bluffer bon nombre d&#8217;anciens fans qui n&#8217;y croyaient plus, même si on peut se poser des questions sur les raisons profondes de ce retour aux sources.<br />
Beau à pleurer, inspiré et implacable, &#8220;In Requiem&#8221; fait figure de résurrection pour un groupe qui redevient brusquement ce qu&#8217;il aurait dû toujours rester : plus que le créateur du gothic metal, son maître absolu.</p>
<p><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG"><img class="aligncenter size-full wp-image-265" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG" alt="Capsule Trub" width="575" height="52" /></a></p>
<p><span style="color: #ff0000"><strong>Le présent blog n’est plus utilisé et ne sera plus alimenté.</strong></span></p>
<p><span style="color: #ff0000"><strong>Cet article est transféré et accessible sur le nouveau site des Trublions :</strong></span></p>
<p><span style="color: #ff0000"><strong><br />
</strong></span></p>
<p><span style="color: #ff0000"><strong><a href="http://trveblyon.blogspot.com/" target="_self">http://trveblyon.blogspot.com/</a></strong></span></p>
<p><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/titremg2.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-449" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/titremg2.jpg" alt="titremg2" width="575" height="132" /></a></p>
<p><span style="color: #333399"><strong>TYPE O NEGATIVE &#8211; Bloody Kisses (1993)</strong></span></p>
<p style="text-align: justify"><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/type-o-negative.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-468" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/type-o-negative.jpg" alt="type-o-negative" width="200" height="200" /></a>Tenter d&#8217;esquisser dans une ébauche forcement non-exhaustive la naissance du metal gothique sans évoquer le cas Type O Negative s&#8217;apparenterait à une erreur inqualifiable. Et décrire la musique de ce groupe sans insister sur l&#8217;aspect curieux de son leader charismatique, Peter Steele, en serait nécessairement une autre. Car incontestablement l&#8217;homme est atypique, pour ne pas dire insensé. Il cultive, avec talent, l&#8217;image d&#8217;un agitateur perturbé et dépressif, à coup de frasques souvent farfelues, parfois de mauvais goût, mais toujours d&#8217;une sincérité déconcertante. Incontestablement, c&#8217;est subtil, d&#8217;autant que le metal gothique ne se prête pas seulement formidablement à cette introspection de la douce instabilité, il est aussi le plus parfait théâtre de ce voyage intérieur au milieu de ses propres névroses. Pourtant, si les errements de l&#8217;homme n&#8217;étaient pas aussi révélateurs d&#8217;un talent assez captivant, ils n&#8217;en seraient que plus ridiculement anecdotiques.<br />
Un aspect non négligeable de l&#8217;essence de la musique de ce groupe réside dans cette capacité à puiser son inspiration à d&#8217;autres sources que celles étroites de l&#8217;unique metal. Du doom au post-punk en passant par le thrash et même par le pop/rock (Peter n&#8217;ayant jamais caché son amour pour les Beatles, le groupe allant même jusqu&#8217;à se présenter comme &#8220;The Drab Four&#8221; &#8211; les quatre &#8220;ternes&#8221; &#8211; en référence au surnom &#8220;The Fab Four&#8221; des quatre londoniens), Type O Negative aura su définir dans une vision, à la fois très personnelle et très précise, des paysages vastes, riches et quoi qu&#8217;on en dise uniques.<br />
Fondé en 1988 autour de Peter Steele à la basse et au chant, Sal Abruscato à la batterie, Josh Silver au clavier et Johnny Kelly à la guitare, c&#8217;est à Brooklyn, New York, sur les cendres de Carnivore, groupe thrash où Peter officiait, que Type O Negative vient au monde. Le groupe s&#8217;appellera d&#8217;abord Repulsion. Une première démo au titre de &#8220;NoNe More Negative&#8221; sort avant que, plus tard, il ne se  rebaptise Sub Zero, pour finalement préférer Type O Negative. Peter Steele choisit ce nom en consultant les annonces des pages d&#8217;un annuaire où l&#8217;insolent hasard ironique offre à ses yeux quelques lignes publiées par une banque promettant une forte somme contre du sang de type : O négatif. Il n&#8217;en fallut pas plus pour attiser le cynisme exacerbé du facétieux personnage.<br />
Après la signature d&#8217;un contrat sur le label Hollandais Roadrunner Records, le groupe sort son premier véritable album, &#8220;Slow, Deep and Hard&#8221; composé essentiellement des morceaux de sa première démo. La teneur hautement sulfureuse et insolente des textes de cette œuvre, mettant en exergue l&#8217;humour très particulier de Peter, lui vaut des accusations de misogynie, et avec sa collection d&#8217;objets de la seconde guerre mondiale, c&#8217;est amplement suffisant pour que ses détracteurs y ajoutent une sympathie nazie, évidement fausse. Charges que les médias n&#8217;hésiteront pas à largement relayer. En réponse à ces calomnies, le chanteur/bassiste se contentera de sortir en 1992 un album au titre singulièrement évocateur de &#8220;The Origin of the Feces&#8221;, avec comme pochette originale pour ce faux live une photo de ses propres fesses écartés par ses mains pour, justement, nous faire voir l&#8217;origine des résidus.<br />
Si ces deux premiers essais offrent l&#8217;évocation d&#8217;artistes qui se cherchent musicalement dans un propos influencé essentiellement par des rythmes et un esprit punk/rock/thrash, aux guitares froides et mécaniques sous-accordés, véritable être hybride où les passages doom ne sont que des intermèdes délicieusement glauques et où le gothique n&#8217;est pas primordial mais sous-jacent, c&#8217;est incontestablement avec &#8220;Bloody Kisses&#8221; que le groupe change assez radicalement de visage pour devenir un être principalement doom/gothique aux charmes sensuels. L&#8217;album, qui marque véritablement un tournant important dans la carrière du groupe, sort en 1993, toujours chez Roadrunner Records, et il va incontestablement marquer les esprits car, outre ces titres envoûtants, là où certains autres, à cette époque, instrumentalisent leur musique au travers de thèmes récurrents tels la mort, le désespoir, la poésie, la littérature ou encore les quelconques autres vicissitudes souvent douloureusement imaginées dans un spectacle symbolique où un certain romantisme suranné et quelque peu surjoué, prends tout son sens, Type O Negative, quant à lui, privilégie toujours encore une certaine authenticité, certes souvent de manière insolente, mais assurément plus légitime. Il est largement aidé en cela par son chanteur, son humour et ses humeurs dépressives. Peter ne compose pas uniquement ce qu&#8217;il ressent, mais aussi ce qu&#8217;il vit et en quelque sorte ce qu&#8217;il est.<br />
Si ce &#8220;Bloody Kisses&#8221; est dans son ensemble une synthèse d&#8217;émotions délicieuses et ensorcelantes qui caressent l&#8217;esprit au son de la voix suave, grave et charnelle de son chanteur, magnifiquement mis en avant par ces guitares profondes, souvent perdues dans une lenteur infiniment mélancolique, c&#8217;est assurément avec les morceaux &#8220;Christian Woman&#8221; et &#8220;Black N1 (Little Miss Scare-All)&#8221; que le groupe offre la quintessence de son art. Retraçant avec une dérision sarcastique les souffrances d&#8217;une chrétienne déchirée entre son dévouement à Dieu et ses désirs les plus inavouables pour l&#8217;un et de la futilité face aux angoisses existentielles d&#8217;une femme gothique dont les soucis d&#8217;apparence sont ridiculisés pour l&#8217;autre, ils constituent l&#8217;ossature vertébrale la plus caractéristique de cette œuvre réussie. Dans une danse de séduction de plus de vingt minutes, le chant de Peter érotise les sens de l&#8217;auditoire, accompagné de riffs profonds. Les titres &#8220;Summer Breeze&#8221;, reprise du groupe Seals And Crofts, et &#8220;Bloody Kisses (A Death in the Family)&#8221;, sont deux autres chapitres aux mélopées alanguis qui, un peu moins bouleversants de cette Bible, s&#8217;inscrivent eux aussi dans cette page d&#8217;histoire comme d&#8217;excellents morceaux.<br />
Parler d&#8217;autres titres tels que &#8220;Set Me On Fire&#8221;, &#8220;To Late : Frozen&#8221; ou &#8220;Blood and Fire&#8221; pour leur aspect plus &#8220;énergique&#8221;, plus &#8220;sauvage&#8221;, plus &#8220;rapide&#8221; sans évoquer que cette &#8220;énergie&#8221;, cette &#8220;sauvagerie&#8221;, cette &#8220;rapidité&#8221;, ne venant certainement pas nuire à l&#8217;ambiance de cette romance charmeuse que constitue cet album, est somme toute, assez relative, serait trompeur. En vérité, seuls certains passages de &#8220;We Hate Everyone&#8221;, et surtout un &#8220;Kill All the White People&#8221; véloce, dernier relents punk-rock/thrashy, viennent quelques peu déséquilibrer cette aubade. Ce dernier, ultime crachat aux visages de ceux qui accusèrent le groupe de sympathie fasciste, tentent de discréditer ces accusations en prenant l&#8217;apostolat inverse, défendant un extrémisme prônant la suprématie du peuple noir.<br />
L&#8217;atmosphère chargée des morceaux aux climats pesants de ce &#8220;Bloody Kisses&#8221; donne naissance à de profondes impressions délicieuses. Ces émois délectables se mêlent à ceux déstabilisants où l&#8217;étrangeté d&#8217;une folie douce n&#8217;est pas très loin. Peter Steele, en maître de cérémonie habile, vient semer ce trouble en complétant son œuvre par de petits instrumentaux aussi déroutants qu&#8217;incompréhensibles, aussi déstabilisants qu&#8217;inaccoutumés. Ces morceaux tels &#8220;Machine Screw&#8221;, &#8220;Fay Wray Come Out and Play&#8221;, &#8220;Dark Side of the Womb&#8221;, &#8220;3.O.I.F&#8221;, qui donnent à entendre des machines ronflantes, des bébés hurlants et des femmes soit en mauvaises postures, soit en plein orgasme, sont autant de petite pièces qui viennent s&#8217;insérer parfaitement dans un puzzle aliénant, porte ouverte sur l&#8217;esprit troublé du chanteur. Imprégner de toutes ces émotions (romance, folie, mélancolie&#8230;), l&#8217;homme peint ici un tableau complexe qui lui ressemble et, pour peu qu&#8217;on se laisse séduire, dans lequel on retrouvera forcement un peu de soi.<br />
Cette lenteur, maintes fois évoquée, de mélodies lascives aux chants dramatiques sur fond de riffs indolents, marquent sans conteste la moelle naissante d&#8217;un style, faisant de ces particularités identitaires propres à Type O Negative les références d&#8217;une frange de musiciens non négligeable. Si on peut parler d&#8217;inspiration évidente, on peut aussi évoquer bien plus que cela tant l&#8217;empreinte du groupe new-yorkais est, aujourd&#8217;hui encore, bien présente, telle des stigmates obligatoires, dans nombre d&#8217;œuvres. Ainsi, on ne peut écouter The 69 Eyes, Him, Michelle Darkness et d&#8217;autres encore sans immédiatement penser aux quatre de Brooklyn. Preuve en est que si Type O Negative n&#8217;est pas tout à fait une légende, en faisant de ce &#8220;Bloody Kisses&#8221; une œuvre historique incontournable, il pourrait bien le devenir.</p>
<p><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG"><img class="aligncenter size-full wp-image-265" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG" alt="Capsule Trub" width="575" height="52" /></a></p>
<p><span style="color: #333399"><strong>CREMATORY &#8211; Transmigration (1993)</strong></span></p>
<p style="text-align: justify"><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/crematory.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-469" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/crematory.jpg" alt="crematory" width="200" height="200" /></a>En règle générale, metal allemand ne rime pas avec originalité et innovation, la scène de ce pays est généralement très conservatrice et la meilleure preuve est le succès de combos comme Primal Fear jouant un Heavy 966 fois entendu ou l&#8217;énorme place que tiennent les groupes de metal traditionnels dans les festivals Outre-Rhin.<br />
Alors en pleine frénésie death metal et les sorties inondant le marché en 1993, qui aurait pu penser qu&#8217;un groupe teuton allait faire figure de pionnier dans le domaine du death/gothic ? Alors que Fleshcrawl et Obscenity n&#8217;ont encore qu&#8217;une audience confidentielle et que Morgoth commence à changer son orientation musicale, Crematory va devenir le groupe allemand en vogue dès son premier album &#8220;Transmigration&#8221; (1993).<br />
Alors vous allez me dire, que fait un groupe de death dans la sélection gothic ? Primo, on est les Trublions et par conséquent on fait ce qu&#8217;on veut et pas ce qu&#8217;on attend de nous, secundo, à partir du troisième album, Crematory vire carrément gothic &#8230; alors quand on ne sait pas on évite de la ramener.<br />
Crematory montre en tout cas une musique assez personnelle dès le premier disque, d&#8217;ailleurs un artwork étrange orne la pochette, colorée mais chargée et sombre (dans l&#8217;esprit). Les allemands évoluent dans un style death d&#8217;influence gothic assez novateur, les riffs pesants et la voix gutturale de Félix tranchant singulièrement avec les claviers tristes et emphatiques de Katrin.<br />
Un intro inquisitrice et solennelle &#8220;Bequest of the Wicked&#8221;, nous amène jusqu&#8217;à &#8220;The Eyes of Suffering&#8221; sur lequel la lourdeur des guitares n&#8217;a d&#8217;égale que l&#8217;atmosphère oppressante donnée pas le synthé et le break central où d&#8217;étranges voix claires s&#8217;entrecroisent : on peut appeler ça clairement du death/gothic.<br />
&#8220;Deformity&#8221; montre plutôt une alternance de claviers très présents et de passages basés uniquement sur les instruments à cordes (&#8221;Never Forgotten Place&#8221; est du même acabit). Sans aller jusqu&#8217;à parler de death symphonique, on s&#8217;en rapproche à certains endroits. Le côté gothic est même poussé assez loin, sur des intros comme &#8220;Hall of Torment&#8221; entre autres, mais Crematory ne verse pas non plus dans le larmoyant, sachant toujours se recentrer sur l&#8217;efficacité lorsque l&#8217;ennui menace.<br />
&#8220;Transmigration&#8221; n&#8217;est donc pas un grand classique ni du death, ni du gothic, mais aura eu le mérite d&#8217;initier avec un certain succès un mélange à priori contre nature. Dès l&#8217;année suivante, &#8220;&#8230; Just Dreaming&#8221; (1994) proposera une musique du même acabit toujours chaperonné par Massacre Records.<br />
Il est amusant de constater que l&#8217;album s&#8217;ouvre sur le titre &#8220;Transmigration&#8221; (ce gimmick d&#8217;inclure dans chaque album un titre portant le nom de l&#8217;album précédent reviendra désormais systématiquement), lourd et sombre combinant comme savent le faire la bande du chanteur Felix : guitares percutantes et clavier gothic. On notera au passage une pochette toujours aussi bizarre de Hermann Hoormann : des couleurs de cartoon mêlées à un thème mystique et religieux dont le sens m&#8217;échappe&#8230;<br />
Symbolisant l&#8217;étrangeté de la pochette, les growls de Félix se mêlent au clavier cristallin de Katrin et quelques chants clairs sur &#8220;Once Upon a Lifetime&#8221;, c&#8217;est bien foutu mais ça manque quand même un peu de pêche. La grosse impression laissée par l&#8217;excellent premier titre s&#8217;étiole au fur et à mesure et si &#8220;I Saw the Angels Fly&#8221; saura encore retenir un peu l&#8217;attention grâce à des mélodies bien senties et des changements de rythmes salvateurs, Crematory a du mal à captiver l&#8217;auditeur jusqu&#8217;au bout, &#8220;In My Hands&#8221; ou &#8220;The Instruction&#8221; s&#8217;avérant trop bateaux, voire soporifiques par moments, avec en particulier un passage de clavier assez désagréable à la fin de la deuxième citée.<br />
Crematory aurait pu broder autour de sa première offrande originale mais Katrin et ses acolytes ont préféré se reposer sur leur acquis en faisant réchauffer la même gamelle, mais en semant un peu d&#8217;inspiration et de puissance en route. On trouve donc de bonnes choses sur ce &#8220;&#8230;Just Dreaming&#8221; mais il manque d&#8217;homogénéité et surtout ne se renouvelle absolument pas, balançant des plans déjà entendus en long, en large et en travers sur &#8220;Transmigration&#8221;.<br />
Sentant sans doute leur recette usée jusqu&#8217;à la corde, le guitariste Lothar Först et sa troupe vont soudainement changer leur fusil d&#8217;épaule et laisser tomber presque entièrement leurs dernières influences death metal et se consacrer au metal gothic.<br />
En effet, en ce milieu des 90&#8217;s, la vague gothic/doom/death initiée entre quelques années plus tôt par les hollandais de The Gathering commence à faire tâche d&#8217;huile, notamment en Norvège avec The 3rd And The Mortal et Theatre Of Tragedy.<br />
Dans cette période où la scène death metal est en pleine saturation, le quintet allemand va laisser tomber ses influences metal extrême pour proposer un album clairement gothic. Désormais, les claviers de Katrin ne se contentent plus d&#8217;accompagner la musique, ce sont eux qui dirigent la manœuvre (dès la superbe intro &#8220;Reflexionen&#8221;) aux côtés des guitares de Lothar. Les seuls éléments les rattachant encore au death sont le double pédalage intermittent de Markus et le chant de Felix, alternant chants clairs plaintifs et proposant encore de temps à autre des bons vieux growls.<br />
En revanche, si la métamorphose musicale est nette, la pochette de leur dessinateur attitré est dans la lignée : chargée, aux couleurs chatoyantes et&#8230; bizarre (pour rester poli). Des titres comme &#8220;Tears of Time&#8221; ou &#8220;Lost in Myself&#8221; ont des allures de hits avec leurs refrains entêtants et leur approche mélodique, ce &#8220;Illusions&#8221; se révèlera justement trop mollasson pour les amateurs de metal extrême et peut-être pas assez raffiné pour les fans de gothic&#8230;<br />
Comme si Crematory voulait y aller en douceur avec les anciens fans, les titres se font de plus en plus atmosphériques et les guitares moins farouches à mesure que l&#8217;on avance dans ce &#8220;Illusions&#8221;, le doublé &#8220;The Atmosphere&#8221; / &#8220;The Beginning of the End&#8221; délivre un metal gothic qui n&#8217;a plus grand chose de violent : Crematory a trouvé son style. Il va d&#8217;ailleurs le perpétrer régulièrement sur ses futurs disques, dont le bon éponyme de 1996.<br />
Sans jamais avoir sorti de disque culte, Crematory fait partie de ces groupes ayant osé mélanger des styles pas forcément compatibles à la base, cela méritait de leur accorder quelques pages à défaut de leur décerner la légion d&#8217;honneur&#8230;</p>
<p><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG"><img class="aligncenter size-full wp-image-265" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG" alt="Capsule Trub" width="575" height="52" /></a></p>
<p><span style="color: #333399"><strong>THE 3RD AND THE MORTAL &#8211; Tears Laid in Earth (1994)</strong></span></p>
<p style="text-align: justify"><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/the-3rd-and-the-mortal.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-470" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/the-3rd-and-the-mortal.jpg" alt="the-3rd-and-the-mortal" width="200" height="200" /></a>Formation aventureuse et inclassable par excellence, The 3rd And The Mortal n&#8217;a eu de cesse, depuis sa création en 1992 jusqu&#8217;à son split survenu en 2004, d&#8217;explorer moult territoires musicaux aux caractéristiques et publics d&#8217;ordinaire très éloignés, naviguant au gré des envies de son quatuor de têtes pensantes Finn-Olav Holthe / Trond Engum / Geir Nilsen / Rune Hoemsnes guidés par leur seule inspiration artistique sans se soucier outre mesure du qu&#8217;en-dira-t-on.<br />
Difficile de se créer une fan-base solide dans ces conditions, le groupe de Trondheim n&#8217;étant l&#8217;apanage que d&#8217;une poignée d&#8217;initiés pour lesquels chaque album est objet de culte, qu&#8217;il s&#8217;agisse de doom atmosphérique, d&#8217;ambiant expérimental, d&#8217;electro ou de trip-hop.<br />
Malgré cette relative confidentialité qui demeure très souvent le prix à payer lorsque l&#8217;on souhaite garder intact son indépendance artistique, The 3rd And The Mortal a joué, par son style développé jusqu&#8217;à &#8220;Tears Laid in Earth&#8221; (1994), un rôle majeur dans un genre qui va exploser une paire d&#8217;année plus tard : le metal gothique, bien que dans son cas, on ne puisse pas véritablement parler de metal goth, la définition et les contours du genre étant de toute manière encore flous en ces farouches temps d&#8217;exploration et de découverte.<br />
Rattachés au mouvement initié par les pionniers Paradise Lost, Crematory et The Gathering qui ont démontré que l&#8217;intronisation de douceur et d&#8217;esthétisme, au travers d&#8217;orchestrations baroques ou de chant féminin éthéré (voire les deux), dans le metal extrême (en l&#8217;occurrence à dominante doom et/ou death), était possible, The 3rd And The Mortal marque en même temps son point de départ en terre norvégienne avec sa démo éponyme sortie en 1993. Une impulsion perpétuée par ses voisins de Funeral et Theater Of Tragedy, à l&#8217;origine d&#8217;une scène au profil très spécifique dont le label autrichien Napalm Records fera son fond de commerce fin 90&#8242; &#8211; début 2000.<br />
Mais là où ses compatriotes jouent la partition de la Belle et la Bête, mêlant soprano et growl dans la veine de ce qu&#8217;a initié Paradise Lost sur son second album &#8220;Gothic&#8221; (1991), The 3rd And The Mortal y reste hermétique, se concentrant uniquement sur le chant féminin (comme le fera The Gathering à partir de &#8220;Mandylion&#8221; &#8211; 1995), initialement tenu par la soprano Kari Rueslåtten, tout en allant très loin dans l&#8217;usage d&#8217;éléments atmosphériques via de longues plages acoustiques rythmées par un jeu de percussions toms/cymbales tout en subtilité et ornées de légères nappes de synthés.<br />
Et comment ne pas voir l&#8217;influence, évidente, criante, qu&#8217;ils ont pu avoir sur le début de carrière de Theatre Of Tragedy, au travers de morceaux tels que &#8220;Grevinnens Bønn&#8221; et &#8220;Ring of Fire&#8221; qui, avec leurs envolées lyriques, leurs riffs épais, distordus et leurs leads mélodiques déployés sur une rythmique au plomb, auraient très bien pu apparaître, aux growls près, sur le premier album éponyme du sextet de Stavanger.<br />
Deux titres qui seront repris sur le premier EP &#8220;Sorrow&#8221; sorti chez Voices Of Wonder / Head Not Found en Septembre 1994, marquant un pas de plus en direction de l&#8217;expression atmosphérique, de par ses deux morceaux inédits : &#8220;Sorrow&#8221; uniquement basé sur un duo guitare acoustique / chant lyrique envoûtant et propice au recueillement, et &#8220;Silently I Surrender&#8221; y faisant la part belle au milieu de quelques reliquats de puissance électrique.<br />
Une expression encore davantage développée sur le premier album &#8220;Tears Laid in Earth&#8221; sorti à peine un mois plus tard, qui dévoile en même temps la facette expérimentale du combo, sa propension à mélanger les styles.<br />
Les morceaux de &#8220;doom atmosphérique à chanteuse&#8221; et leur combinaison âpreté/douceur sont toujours de la partie (&#8221;Trial of Past&#8221;, &#8220;Salva Me&#8221;, &#8220;In Mist Shrouded&#8221;, ainsi que &#8220;Death Hymn&#8221; issu de la démo &#8216;93, ayant vu au passage sa fin réarrangée, d&#8217;une manière plus étrange et mystique, quasi-rituelle même), mais l&#8217;ensemble des compositions laisse beaucoup plus d&#8217;espace aux instants acoustiques (&#8221;Why So Lonely&#8221;, &#8220;Autopoema&#8221;) et ménage l&#8217;apparition d&#8217;éléments propres à la musique darkwave-néoclassique définie dans les années 80 par Dead Can Dance sur ses &#8220;Spleen and Ideal&#8221; et &#8220;Within the Realm of a Dying Sun&#8221; (l&#8217;intro &#8220;Vandring&#8221; et l&#8217;interlude &#8220;Lengsel&#8221; avec leur chant lyrique a cappella, &#8220;Shaman&#8221; dont les vocalises aux parfums orientaux rappellent immédiatement celles d&#8217;une certaine Lisa Gerrard), de même qu&#8217;un aspect contemplatif, réminiscence du minimalisme ambiant des travaux de Brian Eno période Evening Star / Discreet Music / Ambient (&#8221;Song&#8221;).<br />
Un panel artistique impressionnant, qui trouve son point d&#8217;orgue sur l&#8217;homérique &#8220;Oceana&#8221;, une pièce de près de 20 minutes évoquant la force tranquille de l&#8217;océan, sa sérénité apparente parfois traversée de grondements de guitares déferlantes, son aura mystérieuse, fascinante mais aussi vaguement inquiétante, s&#8217;achevant sur un irrésistible chant des sirènes, clôturant de somptueuse manière ce &#8220;Tears Laid in Earth&#8221; d&#8217;exception. Un album à la dimension introspective, véritable invitation à un voyage au cœur des sphères sensorielles.<br />
Peu de temps après la sortie de l&#8217;album, Kari Rueslåtten s&#8217;en ira vers d&#8217;autres cieux, pour aller épauler le sieur Fenriz de Darkthrone sur l&#8217;unique album de son projet folk/metal Storm (&#8221;Nordavind&#8221;, 1995) avant d&#8217;entamer une carrière solo placée sous le signe du folk puis de l&#8217;electro expérimental soft, laissant la place à l&#8217;extravagante et fantasque Ann-Mari Edvardsen, artiste hors-norme capable d&#8217;évoluer dans bon nombre de registres, du soprano au contralto, du lyrisme à la pop, des cris aux murmures, sans oublier ses fameux et inimitables délires de cantatrice sous acides.<br />
Exerçant également au poste de claviériste, elle propulsera l&#8217;élan expérimental et psychédélique du groupe, dont &#8220;Tears Laid in Earth&#8221; avait planté les premières graines, bourgeonnant sur l&#8217;EP &#8220;Nightswan&#8221; (1995) avant d&#8217;éclore sur le chef d&#8217;œuvre &#8220;Painting on Glass&#8221; (1996), s&#8217;éloignant du metal au profit de compositions toujours plus éthérées, où ambiances sombres et rêveuses, plus calmes ou plus tourmentées s&#8217;entrecroisent en une fresque aussi abstraite qu&#8217;énigmatique, recelant milles secrets se dévoilant au fur et à mesure d&#8217;écoutes passionnantes et passionnées.<br />
&#8220;In This Room&#8221;, le troisième album de la formation paru en 1997, adoptera une nouvelle direction musicale, mêlant une base post-rock/ambiant à des instants jazz, néoclassique, electro et industriels, que Ann-Mari Edvardsen va une nouvelle fois éclabousser de sa vista.<br />
Quittant le groupe peu de temps après la sortie de &#8220;In This Room&#8221;, elle ira exercer ses talents sur l&#8217;unique album de Tactile Gemma (l&#8217;éponyme de 2001, sorte de croisement improbable entre Portishead, Dead Can Dance et Björk) aux côtés de deux membres d&#8217;Atrox (qui en connaissent également un rayon question avant-gardisme) : sa sœurette Monika et Rune Sørgård, puis réapparaîtra subrepticement en tant que guest chez les blackeux d&#8217;Antestor (l&#8217;album &#8220;The Forsaken&#8221; en 2005).<br />
De son côté, le groupe se ménage cinq longues années de pause, avant de revenir armé d&#8217;une nouvelle chanteuse, Kirsti Huke, et d&#8217;un nouvel album &#8220;Memoirs&#8221; (2002) plongeant allégrement dans la marmite du trip-hop avec une surprenante réussite, se posant en excellente alternative aux ténors du genre que sont Portishead et Massive Attack, à une époque où l&#8217;un est en hibernation (à un point où l&#8217;on croyait même qu&#8217;il était mort) et l&#8217;autre en proie à une période de trouble résultant de fortes tensions internes.<br />
Aucune fausse note à déplorer dans la carrière de The 3rd And The Mortal, douze années passées au service de l&#8217;art musical, ponctuées par la publication de deux compilations à titre posthume par son label de toujours : Voices Of Wonder (Head Not Found ayant entretemps fermé boutique). L&#8217;une, &#8220;EP&#8217;s and Rarities&#8221; (2004), regroupant les deux EP ainsi que les bonustracks apparaissant sur certaines éditions de leurs albums, l&#8217;autre, &#8220;Project Bluebook&#8221; (2005), présentant deux titres inédits dans la veine de &#8220;In This Room&#8221; accompagnés de divers morceaux live et improvisations.<br />
Un groupe hors-normes et au caractère complexe, qui aura eu le talent et l&#8217;inspiration nécessaires pour systématiquement réussir dans tout ce qu&#8217;il a entrepris, et qui représente, dans notre sphère métallique, un des plus importants pionniers de la scène metal goth.<br />
RIP</p>
<p><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG"><img class="aligncenter size-full wp-image-265" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG" alt="Capsule Trub" width="575" height="52" /></a></p>
<p><span style="color: #333399"><strong>THE GATHERING &#8211; Mandylion (1995)</strong></span></p>
<p style="text-align: justify"><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/the-gathering.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-471" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/the-gathering.jpg" alt="the-gathering" width="200" height="200" /></a>The Gathering, en tant que jeune groupe, propose début 90&#8217;s, un death atmosphérique tirant fortement sur le doom avec grand renfort de claviers, et des vocaux féminins apparaissant sur une chanson du premier album : &#8220;Always &#8230;&#8221; (1992). Celui-ci est novateur pour l&#8217;époque car le mélange clavier/death n&#8217;était pas très courant. Le reste du chant est résolument guttural, le groupe est influencé alors par Celtic Frost, c&#8217;est plus tard que l&#8217;on reconnaitra d&#8217;autres influences comme Pink Floyd, Dead Can Dance ou Radiohead.<br />
Le second album &#8220;Almost a Dance&#8221; (1993) voit le groupe opter pour le chant clair avec un nouveau chanteur peu convaincant et une nouvelle chanteuse guère plus présente. Le style est doom atmo, ils font alors encore relativement partie de l&#8217;underground, plus pour longtemps car &#8220;Mandylion&#8221; (1995) va tout changer.<br />
En effet, avec l&#8217;arrivé d&#8217;Anneke Van Giersbergen au chant (qu&#8217;elle occupe seule) ainsi qu&#8217;un sens de la composition amélioré, la musique gagne en douceur et l&#8217;impact des guitares n&#8217;en est que plus mortel dans ce contraste parfait entre les magnifiques mélodies vocales, les soli bien planants et cet héritage de leurs débuts death. Les claviers sont mieux employés et deviennent vite des passages importants du disque, l&#8217;habillant de mystères oniriques : une étape est franchie, la chrysalide est devenue un papillon majestueux.<br />
&#8220;Nighttime Birds&#8221; (1997) débarque peu de temps après avec une orientation très proche de &#8220;Mandylion&#8221;, mais on sent que les ambiances sont encore plus travaillées : toujours deux guitaristes, soli planants, claviers gothico-modernes et surtout la magnétisante voix d&#8217;Anneke. A noter une chanson qui lorgne legèrement sur la pop : &#8220;Third Chance&#8221;.<br />
1998 : Jelmer Wiersma, guitariste rythmique, quitte le groupe par lassitude et pour s&#8217;intéresser de plus près aux musiques électroniques. Dès lors, le son de The Gathering se fera moins massif, René Rutten se retrouvant seul à la guitare, néanmoins aidé par Anneke sur 2 titres de &#8220;How to Measure a Planet ?&#8221;, l&#8217;album de la même année.<br />
Ce cinquième opus s&#8217;étale sur 2 disques avec une bonne partie instrumentale et expérimentale ( le dernier titre fait environ 30 min ! ), il marque une coupure avec le metal des précédents de par son calme aérien : les atmosphères planantes sont remarquablement mises en valeurs, ce qui est l&#8217;atout majeur de ce double album.<br />
Malgré la quasi-absence d&#8217;éléments metal, le public est toujours sous le charme de la superbe voix d&#8217;Anneke d&#8217;une part et des guitares trippantes de René Rutten d&#8217;autre part, le tout appuyé par les claviers de ce bricoleur de Frank Boeijen et un sens de la composition tutoyant la perfection. Un peu comme Dead Can Dance et d&#8217;autres groupes peu avares en expérimentations de toutes sortes, ils se mettent à intégrer du didgeridoo sur une chanson ainsi que du theremin (sorte d&#8217;engin sensible aux champs magnétiques produisant des sons stridents que l&#8217;on module en éloignant la main de &#8220;l&#8217;antenne&#8221;). Le pas est donc franchi vers davantage d&#8217;esthétisme dans leur musique, ils plaisent aux gothiques et je me demande si ce n&#8217;est pas grâce à cette douce mélancolie, parfois sombre, que l&#8217;on trouve à chaque morceau quand ce n&#8217;est pas une énergie primaire et contagieuse.<br />
Vint ensuite l&#8217;album live &#8220;Superheat&#8221;, tiré de la tournée consécutive à &#8220;How to Measure &#8230;&#8221;, qui est lui aussi un succès, démontrant toute leur maîtrise sur scène d&#8217;un rock atmo qu&#8217;ils savent encore metalliser selon les titres.<br />
D&#8217;ailleurs, la sortie de &#8220;If Then Else&#8221; va encore nous le prouver : les grosses guitares sont revenues, mais sans pour autant être un retour aux sources, non, car il se dégage de celui-ci une couleur pop avec toujours ces pures parenthèses planantes et enchantées mais restant bien éloignées du doom atmo des débuts.<br />
Nous sommes en 2002 et le groupe décide de monter son propre label : Psychonaut Records, l&#8217;EP &#8220;Black Light District&#8221; en est le baptême et démarre fort avec un titre éponyme de 16 minutes déclencheur d&#8217;émotions diverses et où l&#8217;impro semble être reine.<br />
Quelques mois après, c&#8217;est à l&#8217;album &#8220;Souvenirs&#8221; que revient le rôle de nous émouvoir. La constitution du groupe est toujours la même depuis 1998 et pour ce 7ème long passage studio, ils font appel à des participations extérieures dont celle du chanteur d&#8217;Ulver : Trickster G. sur &#8220;A Life All Mine&#8221;. &#8220;Souvenirs&#8221; renoue avec les ambiances de &#8220;How to Measure a Planet ?&#8221; avec toutefois plus d&#8217;énergie dans sa globalité, l&#8217;enchaînement &#8220;You Learn About It&#8221; et &#8220;Souvenirs&#8221; est un vrai régal où l&#8217;un est surtout beau à pleurer et l&#8217;autre possède une ligne de guitare défiant fantastiquement l&#8217;apesanteur !!!<br />
Il est temps de sortir un second album Live et &#8220;Sleepy Buildings &#8211; A Semi Acoustic Evening&#8221; déboule en 2004. Comme son titre l&#8217;indique, c&#8217;est un live semi-acoustique qui voit le groupe modifier ses morceaux et s&#8217;en sortir brillamment, même si l&#8217;écoute peut parfois paraître longue, l&#8217;intérêt est aussi dans le choix des morceaux dont deux anciens titres issus des premiers albums jamais chantés par Anneke et un inédit : &#8220;Sleepy Buildings&#8221;. Ce disque est le dernier enregistrement avec le bassiste originel Hugo Prinsen Geerlings qui tire donc sa révérence pour laisser sa place à une proche du groupe : Marjolein Kooijman qui pour moi n&#8217;atteindra jamais le charisme teinté de nonchalance de sieur Hugo &#8220;le shooté&#8221; comme je le surnomme avec humour.<br />
Entre deux sorties DVD, le groupe s&#8217;attelle à son nouvel album &#8220;Home&#8221; qui va surprendre son monde de par son approche assez sombre. Oubliez la candeur, le débordement d&#8217;émotions fraîches, ici les sentiments sont contenus même si le premier morceau &#8220;Shortest Day&#8221; est accueillant vocalement. On y retrouve toujours ce contraste entre la voix légère et cette musique lourde et froide, cyclique, hypnotique. La chanson finale &#8220;Home&#8221; est un hommage poignant au père de Hans (batterie) et René Rutten (guitares), disparu tragiquement peu avant la sortie de l&#8217;album.<br />
Et là &#8230; c&#8217;est le drame &#8230; Anneke quitte le groupe et fonde son projet Agua De Annique avec son mari, les gars de The Gathering se mettent sereinement à rechercher un ou une chanteur/euse pour tomber finalement sur Silje Wergeland qui officiait auparavant dans Octavia Sperati.<br />
Le prochain album est très attendu : que va donner la nouvelle voix ? Vont-ils encore expérimenter davantage ? Et bien, &#8220;The West Pole&#8221; ne nous déstabilise pas, compte tenu de la similarité de la voix de Silje avec celle d&#8217; Anneke et le propos toujours bien planant, reposant, on sent comme une accalmie dans leur musique mais c&#8217;est à mon avis pour mieux nous surprendre le prochain coup, hé hé !<br />
Avec ses 20 ans de carrière, The Gathering peut se targuer d&#8217;avoir marqué, et même un peu plus, le metal dit gothique de son sceau indélébile. Bien sûr, tout n&#8217;est pas parfait dans leur discographie, mais ils ont la particularité de savoir nous faire planer en dehors des styles et des modes, gageons que l&#8217;avenir nous réservera encore quelques bons voyages en perspective.</p>
<p><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG"><img class="aligncenter size-full wp-image-265" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG" alt="Capsule Trub" width="575" height="52" /></a></p>
<p><span style="color: #333399"><strong>FUNERAL &#8211; Tragedies (1995)</strong></span></p>
<p style="text-align: justify"><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/funeral.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-472" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/funeral.jpg" alt="funeral" width="200" height="200" /></a>Lorsque l&#8217;on pense metal goth et plus précisément pionniers du genre, un groupe en particulier passe très souvent et injustement à la trappe : les norvégiens de Funeral.<br />
Car avant de devenir la pointure du doom mélodique et lyrique que l&#8217;on connaît aujourd&#8217;hui au travers de ses deux derniers albums &#8220;From These Wounds&#8221; et &#8220;As the Light Does the Shadow&#8221; sublimés par la voix de baryton de Frode Forsmo, Funeral a été l&#8217;une des toutes premières formations à proposer une base doom/death rugueuse (empruntant en l&#8217;occurrence les sentiers du funeral) sur laquelle un growl caverneux répond à un doux chant féminin soprano avec sa démo &#8220;Beyond All Sunsets&#8221; sortie du côté de l&#8217;Østlandet norvégien en Septembre 1994, une poignée de mois après la démo éponyme de Theatre Of Tragedy sortie du côté du Vestlandet en Mai 1994, la paternité historique de cette association vocale en Norvège revenant donc à la formation de l&#8217;Ouest.<br />
Concernant celle de l&#8217;Est, tout commence en 1991 lorsque le quatuor Einar Fredriksen (basse / growl), Christian Loos (guitare), Thomas Angell (guitare), Anders Eek (batterie / chant clair) formé à Drammen dans la banlieue d&#8217;Oslo, décide d&#8217;œuvrer aux côtés des finlandais de Thergothon et Skepticism dans un style funeral doom qui n&#8217;en est alors qu&#8217;à ses balbutiements. En sort la démo autoproduite &#8220;Tristesse&#8221; en 1993 rééditée l&#8217;année suivante chez Wild Rags Records (un label qui avait également réédité la première démo de Thergothon). Le growl de déterré, le tempo archi-lent aux coups de caisse claire s&#8217;égrenant au compte-gouttes, les guitares à la texture épaisses et aux riffs distordus sont autant d&#8217;éléments primitifs contrebalancés par la présence d&#8217;un chant clair tourmenté et d&#8217;arpèges acoustiques (assurés par un certain Steffen Lundemo en guest) cristallisant une ambiance pastorale apportant quelques gouttes d&#8217;apaisement dans un grand puits de souffrance, et les évènements futurs montreront que le désespoir n&#8217;est pas feint et que les musiciens ne trichent pas.<br />
Après ce premier essai où l&#8217;adjonction d&#8217;éléments esthétiques est encore assez maladroite, Funeral engage une chanteuse à plein temps en la personne de Toril Snyen, apposant sur les compositions de la démo &#8220;Beyond All Sunsets&#8221; (1994) et du premier véritable album du groupe &#8220;Tragedies&#8221; (1995) son joli timbre soprano, associé à une section instrumentale conservant la tessiture extrême définie sur &#8220;Tristesse&#8221; tout en affinant son expression. Les arpèges cristallins sont plus nombreux, leurs interventions sont plus à propos, et la voix de la demoiselle apporte calme et sérénité dans un univers de riffs poisseux et de grondements lugubres &#8230; le calme et la sérénité de la Mort, celle qui est tant désirée après une vie de douleur, une vie de chagrin, une vie de tragédies. Une atmosphère funèbre qui trouve son point d&#8217;orgue sur &#8220;Moment in Black&#8221; clôturant l&#8217;album, lorsqu&#8217;apparaît une ligne de violon plaintive, achevant de nous enterrer six pieds sous terre.<br />
Un album publié quasiment en même temps que le premier Theatre Of Tragedy (l&#8217;éponyme de 1995), mais qui n&#8217;en eut ni l&#8217;impact ni la reconnaissance, la musique de Funeral demeurant plus froide, moins accessible, d&#8217;autant qu&#8217;au point de vue logistique, Arctic Serenades n&#8217;est pas Massacre Records. Et là où l&#8217;un des groupes en question connaîtra le succès, l&#8217;autre connaîtra les galères.<br />
Galères de chanteuses tout d&#8217;abord, le remplacement de Toril Snyen, ayant quitté le groupe juste après &#8220;Tragedies&#8221; (elle fera sa dernière apparition dans la sphère metal en guest sur le &#8220;Born of the Flickering&#8221; de Old Man&#8217;s Child, et compose actuellement dans un registre jazz feutré), s&#8217;avère difficile. Sarah Eick ne fera qu&#8217;un passage éphémère, à l&#8217;occasion de la démo &#8220;To Mourn Is a Virtue&#8221; (1997), avant d&#8217;être à son tour remplacée par Hanne Hukkelberg, transfuge des défunts Unspoken Names, pour la démo &#8220;The Passion Play&#8221; (1999).<br />
Ces deux démos marquent une nette évolution stylistique, délaissant le funeral pour proposer un doom bien plus mélodique, laissant toute la latitude possible au chant féminin qui se répond désormais à lui-même, le growl ayant été mis de côté.<br />
Malgré le caractère plus abordable de sa musique, l&#8217;envoi de promos de donne rien et le groupe, quelque peu démotivé, entame une période de stand-by, au cours de laquelle l&#8217;un des membres fondateurs, le guitariste Thomas Angell, quitte le groupe pour être remplacé par Idar Burheim (alias Archaon dans 1349) &#8230; Jusqu&#8217;à l&#8217;an 2002 où, débauché par l&#8217;écurie Nocturnal Music, Funeral revient avec ce qui n&#8217;est que son deuxième album en 11 années d&#8217;existence : &#8220;In Fields of Pestilent Grief&#8221;, composé à moitié de morceaux issus de la démo &#8216;99. L&#8217;album sonne comme un The 3rd And The Mortal première époque dans une veine plus foncièrement metal, et Hanne Hukkelberg y impressionne par sa voix puissante et lyrique.<br />
La persévérance a fini par payer, l&#8217;album de la rédemption est né, la lumière est enfin entrevue au bout du tunnel, croit-on &#8230; Mais c&#8217;est compter sans les caprices d&#8217;un destin qui va continuer à pourrir la vie dans la formation norvégienne. Einar Fredriksen, l&#8217;un des membres fondateurs, se suicide en Janvier 2003, tandis que deux nouveaux changements de line-up seront effectués : Hanne Hukkelberg est remplacée par Frode Forsmo, marquant ainsi l&#8217;abandon du chant féminin au profit d&#8217;un chant masculin évoluant cependant toujours dans un registre clair, et Idar &#8220;Archaon&#8221; Burheim par le guitariste/claviériste Kjetil Ottersen, propriétaire du studio Vektor Facilities, qui va prendre les rennes du groupe, occupant le rôle de parolier, de compositeur principal, de producteur et d&#8217;illustrateur.<br />
Sous son impulsion, &#8220;From These Wounds&#8221; est rapidement enregistré (courant 2004) mais aura toutes les peines du monde à être publié. Ce n&#8217;est qu&#8217;en Décembre 2006 qu&#8217;il voit enfin le jour suite à la signature chez Tabu Records, et montre Funeral sous jour musicalement plus orchestral et plus dramatique &#8230; mais pas pour autant débarrassé de la poisse qui lui colle à la peau.<br />
En effet, cet album sort dans un contexte douloureux, le guitariste Christian Loos ayant été retrouvé mort à son domicile deux mois auparavant. Suicide, une nouvelle fois&#8230;<br />
Un nouveau drame et le line-up se désagrège, Kjetil Ottersen quittant le navire par la même occasion. Pourtant, malgré son rôle d&#8217;homme à tout faire sur &#8220;From These Wounds&#8221;, le groupe va une nouvelle fois parvenir à se relever grâce à son increvable batteur Anders Eek, seul rescapé de la formation originelle, seul survivant du massacre, recrutant ses deux compères de Fallen (son side-project de funeral doom), les guitaristes Erlend Nybø et Mats Lerberg, pour un &#8220;As the Light Does the Shadow&#8221; de toute beauté, dans la continuité de &#8220;From These Wounds&#8221;, mais où les orchestrations aux synthés ont été mises au placard au profit de véritables instruments à cordes (violon, violoncelle) et à vent (flute traversière, hautbois) pour un résultat plus organique et surtout plus émouvant.<br />
Un énième nouveau départ pour Funeral, mais qui sait si le funeste destin ne va pas frapper une nouvelle fois à sa porte, de sa sinistre main osseuse&#8230;<br />
Une formation maudite, sur laquelle la mort et les galères semblent devoir planer à jamais, dont le rôle dans la grande scène du metal gothique est très souvent oublié, car éclipsé par sa déveine et par l&#8217;éclat de ses compatriotes de Theatre Of Tragedy. Pourtant, même s&#8217;il est passé quasiment inaperçu, Funeral a été présent aux premières heures, en témoigne l&#8217;album &#8220;Tragedies&#8221;, réédité en 2006 par Firebox en compagnie de la démo &#8220;Tristesse&#8221;.<br />
Que justice lui soit rendue !</p>
<p><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG"><img class="aligncenter size-full wp-image-265" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG" alt="Capsule Trub" width="575" height="52" /></a></p>
<p><span style="color: #333399"><strong>THEATRE OF TRAGEDY &#8211; Theatre of Tragedy (1995)</strong></span></p>
<p style="text-align: justify"><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/theatre-of-tragedy.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-473" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/theatre-of-tragedy.jpg" alt="theatre-of-tragedy" width="200" height="200" /></a>En abordant le cas de la formation norvégienne Theatre Of Tragedy, d&#8217;aucun se serait attendu ou aurait même certainement préféré voir mis en vedette le mythique &#8220;Velvet Darkness They Fear&#8221; (1996) qui donna ses lettres de noblesse au style metal gothique à chanteuse. Un genre qui fera de nombreux émules, tout particulièrement en Norvège.<br />
Seulement, tout ou presque avait déjà été dit sur le premier album éponyme sorti en Juillet 1995, dans lequel le sextet de Stavanger reprend l&#8217;héritage musical du The 3rd And The Mortal des débuts (époque &#8220;Sorrow&#8221; et &#8220;Tears Laid in Earth&#8221;) par ses riffs et low/mid-tempi doom associés à d&#8217;élégantes envolées lyriques, ainsi que, curieux petit détail, une partie de l&#8217;héritage ornemental (voir la back cover étrangement ressemblante à celle de &#8220;Tears Laid in Earth&#8221;).<br />
La musique de Theatre Of Tragedy revêt cependant une forme moins froide et contemplative que celle de son lointain voisin du &#8220;presque-Nordland&#8221;. Une musique au caractère plus chaud et vivant, typique du climat plus clément et accueillant du Sørland en somme, accompagnée par la dualité vocale growl masculin / chant féminin (dans la lignée du second Paradise Lost) historiquement importée en terre nordique par leur démo &#8216;94 (une poignée de mois avant la démo &#8220;Beyond All Sunsets&#8221; de ses compatriotes de Funeral qui ne connaîtront pas la même réussite), ouvrant au groupe les portes de Massacre Records, label qui s&#8217;était déjà distingué par la sortie des trois premières œuvres des teutons de Crematory, un des pionniers ayant œuvré en faveur de l&#8217;incursion d&#8217;éléments esthétiques et autres orchestrations baroques dans le metal extrême.<br />
Tout autant d&#8217;influences qui ont nourri le premier album de Theatre Of Tragedy, que l&#8217;on peut voir comme un choix minutieux de divers ingrédients disponibles à l&#8217;étalage de ses jeunes parents pour concocter un irrésistible mets, auquel les norvégiens vont apporter tout leur savoir-faire en termes de saveur poétique, romantique et théâtrale, sous la houlette du chef Dan Swanö.<br />
Que ce soit les textes écrits en anglais de la Renaissance, le piano accompagnant l&#8217;ensemble des morceaux (et mis à l&#8217;honneur sur le néoclassique &#8220;&#8230; A Distance There Is&#8230;&#8221;), les subtiles harmonies de violoncelle (&#8221;Hollow-Hearted, Heart-Departed&#8221;, &#8220;&#8230; A Distance There Is&#8230;&#8221;), les grondements âpres de Raymond Rohonyi répondant à la grâce et la candeur des envolées lyriques de Liv Kristine Espenæs, agencées à la manière d&#8217;une pièce de théâtre, dialoguant, agissant de concert ou entamant chacun sa tirade (toute la panoplie étant déployée sur des morceaux comme &#8220;A Hamlet for a Slothful Vassal&#8221; et &#8220;Sweet Art Thou&#8221;), tout dans cet album contribue à lui donner un séduisant charme vétuste, sans pour autant qu&#8217;il ne tombe dans le kitsch. Triste sans être larmoyant, délicat sans tomber dans la mièvrerie, Theatre Of Tragedy trouve le bon équilibre à tous les niveaux, tandis que des passages plus enlevés (tel que la seconde partie de &#8220;Dying &#8211; I Only Feel Apathy&#8221;) apportent un supplément de relief à ce bien beau premier essai agrémenté d&#8217;arpèges de guitare claire distillant une atmosphère rêveuse (&#8221;To These Words I Beheld No Tongue&#8221;, &#8220;Mïre&#8221;).<br />
Niveau bémols, on notera tout de même des morceaux un peu simplistes et une Liv Kristine qui n&#8217;est pas encore totalement sûre d&#8217;elle. Des maladresses propres à un premier album et qui seront gommés sur un &#8220;Velvet Darkness They Fear&#8221; plus abouti, qui marque l&#8217;arrivée d&#8217;un nouveau guitariste (Geir Flikkeid à la place de Pål Bjåstad) sans révolution stylistique majeure, simplement une évolution vers une expression moins main de fer et davantage gant de velours.<br />
Un album-référence dans le monde du metal goth qui voit les compositions du Théâtre se complexifier, son style s&#8217;affiner avec l&#8217;intronisation d&#8217;un quintette à cordes, Liv Kristine gagner en assurance et ses &#8220;dialogues&#8221; avec son pendant masculin devenir plus dynamiques que jamais, se retrouvant d&#8217;ailleurs en position prédominante par rapport à la section instrumentale.<br />
L&#8217;album de la maturité, une réussite artistique mais aussi commerciale, en partie grâce à la diffusion du single &#8220;Der Tanz der Schatten&#8221; dont R. Rohonyi prétend avoir écrit les paroles en allemand pour changer de son habituel anglais moderne naissant &#8230; Ne serait-ce pas plutôt pour cartonner sur le marché allemand ? &#8230; Réelle volonté artistique ou velléité mercantile ? &#8230; Quoi qu&#8217;il en soit, Massacre Records a profité de l&#8217;aubaine pour lancer ce single agrémenté d&#8217;une version &#8220;club mix&#8221; du morceau en question, dopé aux beats technoïdes dont nos voisins teutons sont très friands. &#8220;Velvet Darkness They Fear&#8221; ou comment un sommet artistique peut aussi préfigurer un virage commercial.<br />
&#8220;Aegis&#8221; sort deux ans plus tard, conservant le côté gothique du Théâtre, musicalement et visuellement, mais devient beaucoup plus abordable, marquant la mise en sourdine des éléments metal et la disparition des growls, R. Rohonyi chantant exclusivement en clair. Signalons également l&#8217;abandon de l&#8217;aspect &#8220;dialogue&#8221; de la dualité vocale, qui se systématise dès lors avec l&#8217;alternance couplet/refrain.<br />
Une production plus épurée, plus allégée pour un album sentant bon le rock/coldwave fin 70&#8242;-début 80&#8242; dont les deux nouveaux guitaristes Frank Claussen et Tommy Olsson (remplaçant Geir Flikkeid et Tommy Lindal) sont des fans invétérés.<br />
Un &#8220;Aegis&#8221; plaisant et relaxant, idéal en musique de fond pour un langoureux petit câlin.<br />
Jusque là, tout va bien, mais les affaires ne vont pas tarder à se gâter, artistiquement parlant. Car l&#8217;après-Aegis, c&#8217;est exit le charme vétuste et place au modernisme clinquant, dans la musique (au placard les orchestrations à cordes, bienvenue aux samples electro de discothèque) et bien sûr dans l&#8217;imagerie qui va avec, les musiciens troquant leurs amples chemises à jabot désormais &#8220;out&#8221; pour des t-shirts moulants plus &#8220;in&#8221;.<br />
En sortent &#8220;Musique&#8221; (2000) et &#8220;Assembly&#8221; (2002), deux albums orientés electro/metal/pop et clairement conçus pour cartonner sur le marché allemand particulièrement aficionado de tout ce qui peut sonner ou apparaître moderne, fashion et dansant. Sans compter les innombrables singles débordant de remixes purement techno/dance. Bonjour les pépettes &#8230;<br />
Autant The 3rd And The Mortal ont su négocier son virage électronique avec maestria, gardant intact son caractère atmosphérique et envoûtant, autant celui de Theatre Of Tragedy a été loupé et s&#8217;est même terminé en tonneau, Liv Kristine se retrouvant éjectée de manière honteuse, apprenant son licenciement via un communiqué diffusé par le reste du groupe sur le net, sans avoir directement averti l&#8217;intéressée au préalable. Jolie manœuvre &#8230;<br />
Fort heureusement, la dame s&#8217;en remettra vite et va en profiter pour reprendre sa carrière solo (officiant dans un registre plus pop) et fonder Leaves&#8217; Eyes avec son époux Alexander Krull (Atrocity), dans une veine metal goth assez proche des racines de son groupe originel, mais en plus symphonique.<br />
Chez le Théâtre, la brune Nell Sigland va succéder à l&#8217;emblématique blonde pour un nouvel album &#8220;Storm&#8221; (2006) annoncé comme un retour aux sources&#8230; Balivernes car il s&#8217;agit en fait d&#8217;un disque gorgé de compositions s&#8217;inscrivant dans la mouvance &#8220;metal goth FM&#8221; moderne, à l&#8217;efficacité immédiate et aux harmonies faciles, dans la lignée d&#8217;un Lacuna Coil ou d&#8217;un Evanescence (des références qui reviennent souvent à l&#8217;écoute de The Crest, le groupe dont la miss Sigland est issue), laissant surnager quelques influences electro, résidus de leurs deux précédents essais.<br />
Mais la plus grande déception vient de la prestation de ladite chanteuse avec son timbre passe-partout très staracadémisé, sans grand relief et sans plus de charisme que celui d&#8217;une huître.<br />
C&#8217;est clair, c&#8217;est net, Theatre Of Tragedy a depuis longtemps perdu son âme, le vieux Théâtre, autrefois si séduisant de par sa sobre élégance, s&#8217;est aujourd&#8217;hui transformé en boîte de nuit branchée et flashy.<br />
Un Théâtre dont on se repasse les vieilles représentations avec beaucoup de plaisir, mais surtout une profonde nostalgie, celle d&#8217;une époque à jamais révolue &#8230;</p>
<p><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG"><img class="aligncenter size-full wp-image-265" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG" alt="Capsule Trub" width="575" height="52" /></a></p>
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<p style="text-align: justify"><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/napalm-records.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-474" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/napalm-records.jpg" alt="napalm-records" width="150" height="189" /></a>1996 &#8230; Le metal gothique dans sa forme &#8220;la Belle et la Bête&#8221; explose au grand jour avec la sortie de la bombe &#8220;Velvet Darkness They Fear&#8221; qui va immédiatement balayer de son souffle le sud-ouest norvégien.<br />
La Norvège, nation d&#8217;ordinaire si paisible et discrète, va ainsi être le Théâtre d&#8217;une nouvelle révolution artistique, peu de temps après avoir connu celle de la seconde vague du black metal principalement menée par les membres de l&#8217;Inner Circle, sans pour autant que celle du metal goth ne se finisse en Tragédie, comprenez par là : sans pour autant squatter la sinistre rubrique faits divers des canards locaux.<br />
Les responsables : Theatre Of Tragedy, résidants du comté de Rogaland, qui vont rallier à leur cause bon nombre de musiciens issus des environs. Voyez plutôt : The Sins Of Thy Beloved (initialement Purgatory) se forme en 1996, Tristania en 1997, et Trail Of Tears (originellement Natt), confiné dans les tréfonds de l&#8217;underground depuis 1994, prend son nom définitif en 1997 et apparaît au grand jour par la même occasion.<br />
Il est curieux de remarquer que chaque formation de cette triplette d&#8217;émules commence par la même lettre que le mentor, l&#8217;une d&#8217;elle en ayant même repris l&#8217;acronyme. Trop gros pour n&#8217;être que le fruit du hasard, c&#8217;est certain, d&#8217;autant que deux des trois groupes en question ont changé de nom en cours de route. En tous cas, on sait précisément dans quel bac aller chercher leurs œuvres chez notre disquaire préféré.<br />
Toujours à l&#8217;affut des bons coups, le label autrichien Napalm Records, fondé en 1994 et qui s&#8217;est signalé, au cours de ses deux premières années d&#8217;existence, par des productions placées sous le signe du metal extrême (les albums de Abigor, Suffer, Visceral Evisceration, auxquels on peut rattacher le premier Summoning), ne va pas tarder à débaucher les jeunes pousses du metal goth issues du grand Nord, en leur faisant une proposition qu&#8217;elles ne pourront pas refuser, The Sins Of Thy Beloved et Tristania donnant immédiatement leur accord, tandis que Trail Of Tears n&#8217;y résistera que le temps d&#8217;un album : base logistique et promotionnelle solide, distribution étendue, stratégie publicitaire agressive (allant même jusqu&#8217;à payer des encarts promos dans certains magazines X d&#8217;Outre-Atlantique, les plus vendus de préférence), présence d&#8217;une succursale aux States, possibilité de tourner hors Europe, &#8230; Le tout avec une politique essentiellement menée dans un but lucratif, cela dit parfaitement assumée par son responsable Markus Riedler, qui ne s&#8217;en cache absolument pas.<br />
Ajouté à cela le partenariat avec le Soundsuite Studio situé à Sandnes, soit à trois pâtés de maison des groupes locaux, qui plus est garant d&#8217;un son de qualité, et vous comprendrez pourquoi le coup était (presque) parfait. Une aubaine pour les groupes, le label, ainsi que pour ce vieux bougre de Terje Refsnes, propriétaire du Soundsuite, qui pourra ensuite s&#8217;offrir sa place au soleil, quittant en 2001 le Sørlandet pour le Syden, un Sud pour un autre, en l&#8217;occurrence la Côte d&#8217;Azur et Pennes-Mirabeau, emménageant son bien en studio-chambre d&#8217;hôte tout confort, piscine comprise.<br />
Napalm Records va ainsi, à la fin des années 90, inonder le marché de productions metal goth &#8220;made in Sørlandet&#8221; à grands coups de covers racoleuses à souhait, au beau milieu desquelles vont se perdre d&#8217;autres productions du même genre, en provenance d&#8217;autres contrées, quelque peu éclipsées par l&#8217;omniprésente Norvège (on peut citer les teutons de Lacrimas Profundere ou encore les autrichiens de Darkwell), jusqu&#8217;à biaiser la réalité, dans le sens où beaucoup vont croire que le metal dit &#8220;gothique&#8221; doit forcément, pour être qualifié en tant que tel, inclure du chant féminin.<br />
Abondance de biens nuisant, cette surenchère va tout naturellement finir par lasser et découler sur une indigestion chronique chez le public. Du côté des artistes, les piliers du genre disparaitront, se verront en proie à des querelles internes ou iront explorer d&#8217;autres territoires musicaux, mais Napalm, sûr de son coup, va continuer au cours des années 2000 dans son trip metal goth essentiellement scandinave, en signant les norvégiens de Sirenia (dirigé par Morten Veland, transfuge de Tristania) et par extension Leave&#8217;s Eyes et Midnattsol, deux formations au statut particulier car à dominante germanique mais aux figures de proue d&#8217;origine norvégienne (les sœurs Espenæs, Liv Kristine pour l&#8217;une et Carmen Elise pour l&#8217;autre), tout en élargissant son panel à la Suède, en récupérant sous son aile des formations qui trainaient leurs guêtres depuis un bon moment dans le milieu (Draconian, Beseech).<br />
Enfin, même si l&#8217;opération a toujours revêtu un caractère principalement mercantile dans l&#8217;esprit de Napalm, il n&#8217;empêche qu&#8217;elle a permis à quelques belles petites perles de voir le jour. En voici un échantillon rien que pour vous, présenté en écrin de velours, s&#8217;il vous plait. Alors, comme on dit là-bas : vær så god !</p>
<p><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG"><img class="aligncenter size-full wp-image-265" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG" alt="Capsule Trub" width="575" height="52" /></a></p>
<p><span style="color: #333399"><strong>TRISTANIA &#8211; Widow&#8217;s Weeds (1998)</strong></span></p>
<p style="text-align: justify"><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/tristania1.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-477" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/tristania1.jpg" alt="tristania1" width="200" height="200" /></a>Premier véritable album de la formation norvégienne, &#8220;Widow&#8217;s Weeds&#8221; confirme le talent que l&#8217;on devinait déjà sur l&#8217;EP éponyme 4 titres sorti l&#8217;année d&#8217;avant, en 1997. Des guitares puissantes jusqu&#8217;aux chants grandiloquents, ce premier enregistrement témoigne d&#8217;une bonne maîtrise du style, si l&#8217;on ajoute à cela leurs capacités à créer des ambiances envoûtantes (&#8221;Midwintertears&#8221;, &#8220;Cease to Exist&#8221;).<br />
&#8220;Widow&#8217;s Weeds&#8221; reprend 2 titres de cet EP, qui au milieu de leurs frères et sœurs, s&#8217;entendent très bien pour nous transporter dans des états majestueux où la grâce côtoie les vicissitudes de la vie.<br />
Dans le même ordre de ressenti, la pochette, représentant une maison où semble régner désolation et solitude, colle bien à la musique, lui ajoutant une dimension quelque peu mystérieuse.<br />
L&#8217;album reprend les formules magiques du gothic metal à la Theatre Of Tragedy avec l&#8217;incorporation d&#8217;un violon, la dualité masculine/féminine dans l&#8217;utilisation des voix et autres orchestrations apportant la fameuse mélancolie propre au style, en évitant au passage la pâle copie.<br />
Morten Veland, le chanteur/guitariste, Einar Moen aux claviers et Anders H. Hidle, l&#8217;autre guitariste, ont composé un énorme album débordant d&#8217;intros angéliques, de breaks saisissants, très peu d&#8217;accélérations mais plutôt des montées en puissance parfois très directes. Le contraste est réussi, nous avons les beaux passages calmes et les embardées sulfureuses qui souvent se mélangent au lieu de simplement s&#8217;enchainer.<br />
Vibeke Stene joue un rôle important dans la beauté des accalmies, la grâce incarnée ! Ses interventions au chant nous feraient presque ressentir l&#8217;ivresse d&#8217;une étreinte amoureuse.<br />
En bref, vous n&#8217;aurez pas fini de vous extasier tout au long de ce monument du gothic metal à chanteuse variant fort bien les ambiances, ambitieux sans être dans l&#8217;étalage aveugle de technique, d&#8217;effets, etc&#8230;<br />
Tristania ne s&#8217;arrête pas là et sort son 2ème opus, &#8220;Beyond the Veil&#8221; en 1999, qui va les assoir proche du sommet des grands du genre, délivrant toujours des ambiances magiques, dépassant par moment l&#8217;intensité de &#8220;Widow&#8217;s Weeds&#8221;. Jusque là, c&#8217;est un parcours sans fautes&#8230;<br />
Puis Veland quitte le groupe pour aller fonder Sirenia et la musique du groupe perd une part de sa personnalité. En effet, l&#8217;album &#8220;World of Glass&#8221; de 2001 a laissé de glace votre humble serviteur : malgré la présence de Vibeke, je n&#8217;ai pas accroché aux compositions manquant de cœur et de tripes, pourtant, tout n&#8217;est pas mauvais. Les albums suivants ne parviendront pas à redorer leur blason, sachant que je me base sur le manque d&#8217;enthousiasme qui ont entouré leurs sorties puisque je ne les ai jamais encore écouté, chose que je ferai tôt ou tard, histoire de redonner une chance à ces musiciens talentueux que j&#8217;ai peut être trop vite mis de côté. Encore un changement dans le line up: Mariangela &#8220;Mary&#8221; Demurtas a remplacé ma chère Vibeke Stene&#8230;Snifsnifsneu&#8230;<br />
Pour finir, si vous souhaitez connaître Tristania, c&#8217;est donc avec &#8220;Widow&#8217;s Weeds&#8221; ou &#8220;Beyond the Veil&#8221; que vous devriez commencer.</p>
<p><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG"><img class="aligncenter size-full wp-image-265" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG" alt="Capsule Trub" width="575" height="52" /></a></p>
<p><span style="color: #333399"><strong>THE SINS OF THY BELOVED &#8211; Lake of Sorrow (1998)</strong></span></p>
<p style="text-align: justify"><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/the-sins-of-thy-beloved.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-478" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/the-sins-of-thy-beloved.jpg" alt="the-sins-of-thy-beloved" width="200" height="200" /></a>Un cloître froid et abandonné. Une défunte aux charmes à peine voilés par le linceul recouvrant son corps dénudé. Penchée sur elle, une femme à la chevelure blond platine, dont l&#8217;éclat contraste avec la noirceur de ses vêtements de deuil, posant lascivement une dague sur l&#8217;entresein de la défunte&#8230; Voici l&#8217;une des pochettes de disque les plus sensuelles jamais proposée, celle du premier album des norvégiens de The Sins Of Thy Beloved (TSOTB), &#8220;Lake of Sorrow&#8221; (1998), mettant en scène les deux nymphes Anita Auglend et Ingfrid Stensland, occupant respectivement les postes de chanteuse et claviériste du groupe. Une illustration parfaitement réussie cela dit, séduisante et mystérieuse juste ce qu&#8217;il faut, rayonnant d&#8217;un charme mortuaire qui n&#8217;a d&#8217;égal que le regard énigmatique de la fille en vêtements de deuil, sorte de Joconde version gothique dont on ne peut précisément décrypter l&#8217;expression du regard, et que l&#8217;on peut également voir comme une version de la Belle au Bois Dormant à la sauce erotic-lesbian-goth, chacun l&#8217;interprétera à sa manière. Une chose est certaine, cet objet marque le début de la politique &#8220;pochettes affriolantes&#8221; de Napalm Records, dont les futurs &#8220;Beyond the Veil&#8221; de Tristania (1999) et &#8220;Profoundemonium&#8221; de Trail Of Tears (2000) constitueront de nouvelles figures de proue. &#8220;Lake of Sorrow&#8221;, une pochette qui attire l&#8217;attention et affole les hormones, certes, mais quid du contenu musical ? &#8230; Et bien, celui-ci est d&#8217;une excellence rare, sans exagération. Le genre d&#8217;album mythique que l&#8217;on écoute encore très régulièrement après dix années et des millions de tours opérés sur la platine. Garanti inusable !<br />
Souvent mis (à tort) dans le même panier que ses compatriotes, TSOTB dévoile sur &#8220;Lake of Sorrow&#8221; une sensibilité beaucoup plus doom, plus proche des racines du metal goth, au travers de riffs lourds et traînants, et d&#8217;une batterie invariablement calée sur un low-tempo hypnotique (à l&#8217;esception de &#8220;Silent Pain&#8221;, le dernier titre de l&#8217;album, où le rythme se fait un poil plus vivace). Mais s&#8217;il y a bien un élément qui distingue la formation de Bryne de ses voisins, c&#8217;est sa nette prédominance atmosphérique, à un point où l&#8217;aspect metal s&#8217;en retrouve souvent éclipsé. Certes, cette orientation, telle qu&#8217;exposée ainsi, ramène directement à The 3rd And The Mortal, mais là où ce dernier joue dans un registre ambiant minimaliste, TSOTB joue l&#8217;opulence, fort de ses deux claviéristes délivrant de riches orchestrations néoclassiques se déclinant en diverses sonorités de piano, clavecin et autres chœurs grandioses, agrémentées de sons de cloches ou encore de nappes vaporeuses, se profilant en mille et un arrangements qui sont tout autant de merveilles.<br />
Et comment ne pas parler du violon, omniprésent, l&#8217;incontestable star de cet album, mené par un Pete Johansen qui s&#8217;était déjà fait remarquer en tant que guest sur le &#8220;Widow&#8217;s Weeds&#8221; de Tristania sorti la même année. Sur &#8220;Lake of Sorrow&#8221;, l&#8217;homme qui est effectivement le huitième membre du groupe (seulement crédité en tant que guest pour d&#8217;obscures histoires contractuelles lui interdisant d&#8217;apparaître sur les photos promos utilisées pour l&#8217;artwork des albums), dispose de toute la latitude nécessaire pour placer d&#8217;innombrables harmonies somptueuses, déchirantes, où l&#8217;archer semble à chaque note arracher aux cordes une larme de sang. Une prestation éblouissante de la part du maestro, surtout lorsque son jeu se combine à des lignes de piano mélancoliques, comme sur le pont instrumental de &#8220;Until the Dark&#8221;, l&#8217;un des instants musicaux les plus purs et mirifiques qu&#8217;il m&#8217;ait été donné d&#8217;entendre. On notera également un brillant solo de 3 minutes sur l&#8217;extra-large intro de &#8220;Worthy of You&#8221;.<br />
Question chant, on a bien entendu droit à la dualité vocale death/soprano, qui atteint avec TSOTB un niveau d&#8217;antagonisme rarement si ce n&#8217;est jamais égalé, le growl abyssal et primitif de l&#8217;imposant Glenn Morten Nordbø offrant un contraste saisissant avec la voix très haut perchée et éthérée, presque irréelle, de Anita Auglend, éclatante et fragile comme le cristal, quelque part entre Liv Kristine et Mylène Farmer. Un duo qui agit essentiellement par longues plages solo interposées (&#8221;Until the Dark&#8221; se déroule même sans aucun chant extrême), se réservant parfois quelques répliques dans la veine d&#8217;un old-Theatre Of Tragedy (le final de &#8220;All Alone&#8221;), et qui se retrouve occasionnellement accompagné par quelques râles black assez discrets et souvent placés en doublure du growl (&#8221;The Kiss&#8221;, &#8220;Lake of Sorrow&#8221;).<br />
Autant d&#8217;éléments qui font de ce &#8220;Lake of Sorrow&#8221; une grande réussite, parfaitement mise en valeur par la production made in Soundsuite, claire comme l&#8217;eau de source et dense comme le roc, une habitude avec Terje Refsnes aux manettes qui, bien loin de se baser sur des habitudes préétablies, parvient toujours à s&#8217;adapter à la personnalité des différents groupes passés en son studio, conférant à chacun la prod&#8217; qui lui convient.<br />
TSOTB revient deux ans plus tard avec le même line-up et un &#8220;Perpetual Desolation&#8221; (2000) révélant un nouveau visage, montrant davantage de diversité au niveau de la section rythmique, avec l&#8217;usage de moult tempi enlevés et des guitares débarrassées de leur architecture monolithique et se retrouvant mixées plus en avant. Les morceaux, bien plus complexes, revêtent également un habillage plus moderne, au niveau des toujours très présents claviers, dotés d&#8217;un son très synthétique quand ils ne débordent pas occasionnellement dans l&#8217;electro, et du chant black mis cette fois-ci au premier plan et souvent couvert d&#8217;effets lui donnant une texture &#8220;cyber&#8221;. De son côté, Anita Auglend nous surprend en adoptant un caractère d&#8217;ingénue effrontée, signant une prestation plus délurée, lâchant spoken words faussement naïfs, rires de démente et orgasmes enflammés sans complexe aucun, tandis que Pete Johansen fait virevolter son violon comme jamais, avec des lignes spectaculaires, acérées et parfois horrifiques (certainement quelques résidus de son expérience Morgul aux côtés de l&#8217;excentrique Jack D. Ripper), pour un résultat bien moins envoûtant que &#8220;Lake of Sorrow&#8221;, le froid polaire ayant laissé la place à un froid clinique, mais tout aussi convaincant et réussi, TSOTB s&#8217;étant surtout appliqué à ne pas se répéter. Bonne initiative.<br />
Mais peu de temps après la sortie de ce second album, c&#8217;est la débandade. A la croisée des chemins entre obligations collectives de plus en plus pressantes (répétitions, tournées) et impératifs personnels (études, vie privée), le groupe se retrouve coupé en deux, la section metal poursuivant son chemin, le reste quittant le navire. Le &#8220;Perpetual Desolation Live&#8221; sorti en 2001 est le dernier témoignage concret, support à l&#8217;appui, de l&#8217;existence du groupe, qui n&#8217;a néanmoins pas abandonné la partie, apparaissant de temps à autre à l&#8217;affiche de certains festivals, réalisant quelques gigs ici et là, changeant un coup de claviériste, un coup de chanteuse, avec des rumeurs d&#8217;un hypothétique troisième album faisant surface de temps à autre (fin 2004, mi-2007, soit tous les trois ans environ) et retombant aussitôt dans l&#8217;oubli. Mais qui sait, maintenant que son emblématique Anita Auglend est de retour, on peut espérer que tout reste possible, même l&#8217;impossible, même après de nombreuses années de quasi-mutisme. Qui vivra verra &#8230;</p>
<p><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG"><img class="aligncenter size-full wp-image-265" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG" alt="Capsule Trub" width="575" height="52" /></a></p>
<p><span style="color: #333399"><strong>TRAIL OF TEARS &#8211; Disclosure in Red (1998)</strong></span></p>
<p style="text-align: justify"><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/trail-of-tears.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-479" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/trail-of-tears.jpg" alt="trail-of-tears" width="200" height="200" /></a>Dans la déferlante gothic metal de la fin des années 90 et débuts 2000, Trail Of Tears se distingue avec son goût pour les mélanges, cela même si leur sauce est une recette connue, elle n&#8217;en reste pas moins succulente.<br />
Hautement mélodique, fougueux, aventureux, &#8220;Disclosure in Red&#8221; offre un mix intéressant entre musique extrême et douceur atmosphérique avec une voix féminine caractéristique répondant aux grunts familiers des deatheux.<br />
Outre les grosses guitares et la batterie bien solide, la basse se fait bien entendre sur une majorité de titres avec un effet de surprise jouissif. Les claviers soulignent goulument les diverses rythmiques et habille justement les passages calmes. Quelques parties jouées en acoustique ajoutent encore à l&#8217;ambiance que magnifie le chant d&#8217;Helena Iren Michaelson : tout simplement irrésistible !<br />
On arrive vite à la moitié de l&#8217;album sans ennui notable et la sixième piste nous plonge dans une sorte d&#8217;allégresse totale ! De courte durée, &#8220;Illusion?&#8221; semble pourtant déteindre légèrement sur le reste de l&#8217;œuvre telle une touche de peinture faisant ressortir l&#8217;âme d&#8217;un tableau, lui donnant soudain un sens.<br />
Comme tout bon groupe gothic metal qui se respecte, les Norvègiens affectionnent le sombre romantisme, les mystères, la tragédie, la démesure, l&#8217;évocation sacrée, l&#8217;imaginaire et parviennent à nous transmettre tout cela avec peut-être l&#8217;aide du visuel, mais surtout avec leurs simples instruments.<br />
On trouve aussi sur cette galette quelques passages stylés death mélodique se mariant fort bien avec le reste. Leur démarche n&#8217;est d&#8217;ailleurs pas très éloignée d&#8217;un Dismal Euphony pour ceux qui connaissent ce groupe talentueux jouant également sur plusieurs registres.<br />
Le vocaliste Ronny Thorsen est actuellement le seul rescapé de la formation originale, le line-up ayant connu moult changements de musiciens, il a su à travers ces dix dernières années faire évoluer sa musique vers plus d&#8217;intensité tout en gardant une sensibilité atmosphérique/mélodique et &#8220;Bloodstained Endurance&#8221; (2009) le prouve aujourd&#8217;hui.<br />
Je vois d&#8217;ici ceux qui comme moi ne jurent que par la mélodie et d&#8217;autres part, ceux qui vibrent aux assauts des grunts et rythmes effrénés, je tiens à vous rassurer : il y en aura pour tout le monde &#8230; à condition d&#8217;aimer les contrastes.<br />
Bonne écoute à vous, bande de passionnés!</p>
<p><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG"><img class="aligncenter size-full wp-image-265" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG" alt="Capsule Trub" width="575" height="52" /></a></p>
<p><span style="color: #333399"><strong>SIRENIA &#8211; At Sixes and Sevens (2002)</strong></span></p>
<p style="text-align: justify"><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/sirenia.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-480" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/sirenia.jpg" alt="sirenia" width="200" height="200" /></a>Le public metal à tendance gothic avait de quoi se demander comment allait faire Tristania, tiraillé en interne par des sempiternelles histoires de divergence musicale (l&#8217;affaire étant allée jusqu&#8217;aux tribunaux), pour rebondir suite au départ de Morten Veland, soit l&#8217;un de ses principaux compositeurs ? &#8230; En effet, lorsque l&#8217;auditeur est habitué à une &#8220;marque de fabrique&#8221;, il faut souvent réapprendre, assimiler la nouvelle façon de composer.<br />
Donc, si appréhension il y a, c&#8217;est bien au moment de découvrir les deux albums respectifs de Tristania (&#8221;World of Glass&#8221;) et de Sirenia (&#8221;At Sixes and Sevens&#8221;), le nouveau groupe du père Veland, tous deux sortis à peu près simultanément. Le premier, ayant l&#8217;avantage d&#8217;être déjà connu, est  tout de même forcé de réadapter sa musique devant l&#8217;absence de son mentor qui lui-même aura le choix de proposer soit quelque chose de radicalement différent, soit tenter de garder ce style développé dans le passé tout en prenant garde à ne pas se répéter.<br />
A l&#8217;écoute de &#8220;At Sixes and Sevens&#8221;, premier album de Sirenia, nous sommes tentés de chercher quelles sont exactement les influences artistiques de sieur Morten Veland ? D&#8217;ou vient ce mélange des genres atmo/sympho, metal et gothic, ce dernier terme est à prendre dans le sens du rock gothic à la Sisters Of Mercy, que Tristania n&#8217;avait pas encore franchement abordé, restant pour sa part, très ancré dans le metal. En considérant le passé artistique du gaillard, on peut dire qu&#8217;une mutation a donc eu lieu et ce premier album distille moins d&#8217;ambiances trippantes qu&#8217;auparavant, même si ce n&#8217;est pas ici le désert sentimental. Tout est enveloppé dans un cocktail d&#8217;énergies demandant un temps d&#8217;acceptation envers le lyrisme naturel d&#8217;un Tristania au tempo plus lourd.<br />
Le titre qui illustre au mieux l&#8217;évolution par rapport aux anciens travaux de Veland est &#8220;In A Manica&#8221; : sa mélodie rapide au clavier est presque dansante, très accrocheuse, elle contraste avec le climat traditionnellement froid de Tristania. Les vocaux s&#8217;équilibrent autours d&#8217;un joli chant féminin auquel répondent une voix caverneuse, de nombreux chœurs ainsi qu&#8217;un chant clair masculin et un autre d&#8217;influence black metal. Le rendu de tout ce mélange, aussi bien instrumental que vocal, donne au disque une certaine personnalité pouvant parfois paraître timide, mais le plus souvent exubérante. Un violon apparait par petites touches mais c&#8217;est bien le son massif des guitares qui prédomine tout en laissant respirer l&#8217;ensemble ponctuellement.<br />
Un peu comme un Cradle Of Filth et son Dusk and Her Embrace, on nage entre sombre romantisme et sauvagerie douce, toutes proportions gardées bien entendu.<br />
Dès lors, Sirenia n&#8217;aura de cesse de nous proposer des albums de qualité, bien qu&#8217;avec des orientations un peu différentes (notamment sur &#8220;Nine Destinies and a Downfall&#8221; et &#8220;The 13th Floor&#8221; aux accents plus pop), s&#8217;imposant ainsi comme une des valeurs sûres du metal goth. Morten Veland a réussi son pari qui n&#8217;était pourtant pas gagné d&#8217;avance : nous faire aimer Sirenia.</p>
<p><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG"><img class="aligncenter size-full wp-image-265" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG" alt="Capsule Trub" width="575" height="52" /></a></p>
<p><span style="color: #333399"><strong>BESEECH &#8211; Souls Highway (2002)</strong></span></p>
<p style="text-align: justify"><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/beseech.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-481" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/beseech.jpg" alt="beseech" width="200" height="200" /></a>Beseech est l&#8217;une des plus anciennes formations de metal gothique. Fondée à Borås (Suède) en 1992 et donc présente sur la scène depuis l&#8217;époque de pionniers, elle ne parvint cependant pas à acquérir la même reconnaissance que ses illustres contemporains, se retrouvant même éclipsée par ses voisins norvégiens lors de la &#8220;Sørlandet bølget&#8221; (la vague du Sørlandet) de la seconde moitié des années 90, la faute à des problèmes récurrents de stabilisation de line-up et surtout une extrême difficulté à trouver un label pour sortir son premier album &#8220;From a Bleeding Heart&#8221;. Enregistré en 1995, cet ensemble de dix compositions ne fût commercialisé qu&#8217;en 1998 après un deal signé avec Metal Blade. Se situant dans la plus pure lignée des old-Theatre Of Tragedy / The Gathering avec l&#8217;incontournable duo chant guttural / soprano, l&#8217;album sonne terriblement daté à l&#8217;heure où débarquent des formations telles que Tristania ou The Sins Of Thy Beloved qui ont habilement su injecter du sang neuf au genre metal goth (dans un élan spectaculaire et bombastique pour l&#8217;un, avec une aura éminemment atmosphérique et mélancolique pour l&#8217;autre), et Beseech y apparaît, bien malgré lui, comme un petit soldat certes courageux et valeureux, mais malheureusement arrivé après la bataille, alors que ses compagnons d&#8217;armes se sont déjà très largement taillés le bout de gras.<br />
Deux ans et un changement d&#8217;écurie plus tard sort le second album &#8220;Black Emotions&#8221; (Pavement Music, 2002) qui marque l&#8217;arrivée de celle qui deviendra la chanteuse emblématique de Beseech : Lotta Höglin, en même temps qu&#8217;un virage musical important, prédisposant la suite de la carrière du groupe suédois, ses compositions s&#8217;imprégnant d&#8217;influences goth-rock, allégeant l&#8217;aspect metal tout en se délestant du chant guttural.<br />
Gardant toujours un œil attentif sur ce qui se passe du côté de la Scandinavie en matière de metal goth, Napalm Records n&#8217;a pas tardé à mettre le grappin sur la formation suédoise et ainsi étoffer son catalogue, déjà bien fourni en productions de chez les voisins norvégiens.<br />
Un contrat scellé par la sortie de &#8220;Souls Highway&#8221; en 2002 où Beseech poursuit sa métamorphose initiée sur &#8220;Black Emotions&#8221; en continuant à simplifier et alléger son propos, mettant définitivement au placard la &#8220;romantic touch&#8221; pour adopter un habillage moderne. Sur &#8220;Souls Highway&#8221;, l&#8217;objectif est parfaitement clair : composer des tubes en puissance. Et effectivement, tous les éléments répondent présent : mixage privilégiant la section vocale et la rythmique d&#8217;une batterie calée sur un mid-tempo propre à faire taper du pied au détriment des guitares électriques reléguées en arrière-plan, claviers délivrant des mélodies à 3-4 notes sur fond de légers voiles vaporeux et quelques effets electro tout ce qu&#8217;il y a de plus banal et simpliste. Tout autant d&#8217;éléments agencés sans trop cumuler ni compresser les pistes, de manière à ce que l&#8217;ensemble soit parfaitement digeste et immédiatement mémorisable, et vous obtenez du 100 % calibré pour les ondes radios, d&#8217;autant que les schémas intro / couplet / refrain / couplet / refrain / pont / refrain tombent à profusion.<br />
Du 100 % calibré comme les lignes de chant de Lotta Höglin. Plus en verve que sur &#8220;Black Emotions&#8221;, elle n&#8217;en demeure pas moins une chanteuse de classe FM, dont l&#8217;inconsistante platitude du timbre vocal n&#8217;a d&#8217;égal que l&#8217;émoustillant relief de sa sculpturale plastique.<br />
Quant à son pendant masculin Erik Molarin, fraîchement enrôlé pour l&#8217;enregistrement de &#8220;Souls Highway&#8221;, le moins que l&#8217;on puisse dire est que sa prestation ne brille pas par son originalité, même si incontestablement plus solide et convaincante que celle de son prédécesseur Jörgen Sjöberg. Sorte de croisement entre Peter Steele (Type O Negative), Nick Holmes (Paradise Lost) et Carl McCoy (Fields Of The Nephilim), alternant timbre grave, tout à tour plus clair ou plus rauque, et psalmodies rêveuses et introspectives, le grand brun joue sa partition de manière très pro et foncièrement irréprochable, appliquant sans vergogne les gimmicks présentés dans le guide du petit rock-metal-gotheux illustré qu&#8217;il connaît par cœur, allant même jusqu&#8217;au plagiat (l&#8217;air du refrain du morceau-titre outrageusement pompé sur celui de &#8220;The Last Time&#8221; de Paradise Lost). Plutôt plaisant, mais on attend désespérément la petite étincelle de génie qui nous fera vibrer, chavirer &#8230;<br />
&#8230; Un constat en totale adéquation avec le ressenti général de &#8220;Souls Highway&#8221;, réalisé sans véritable vista et faisant très souvent venir à l&#8217;esprit les peu reluisantes qualifications de &#8220;soupe&#8221; et de &#8220;musique de supermarché&#8221;. Du dérivé monométallisé de pop, pas original pour une krona, mais qu&#8217;il serait gratuit et injuste d&#8217;assassiner sans sommation, car tout de même capable de réserver quelques bons moments, surtout dans sa seconde moitié avec la frissonnante ballade &#8220;Sunset 28&#8243; égrenant ses notes acoustiques de manière hypnotique, mêlant tristesse et espoir, toute en émotions à fleur de peau. On notera aussi les nombreux breaks aux enchanteresses notes cristallines de &#8220;A Season in Green&#8221;, les chœurs célestes et les subtiles orchestrations de l&#8217;instrumental &#8220;Beyond the Skies&#8221;, et enfin l&#8217;étonnante reprise du tube planétaire &#8220;Gimme Gimme Gimme&#8221; de leurs compatriotes de ABBA, parfaitement reconnaissable et qui, à grand renfort de rythmique pachydermique et de voix masculine estampillé &#8220;Géant Vert&#8221;, constitue étonnamment le morceau le plus heavy de l&#8217;album. Une épatante surprise réservée aux possesseurs de la version digipack limitée de l&#8217;album.<br />
Quelques agréables instants, mais rien qui ne soit matière à faire de &#8220;Souls Highway&#8221; une œuvre historique et indispensable, loin de là.<br />
Malgré ses compositions globalement très superficielles et peu propres à envouter l&#8217;auditeur averti, &#8220;Souls Highway&#8221; trouvera sans nul doute son public auprès des âmes gothiques recherchant une musique débarrassée de toute grandiloquence, au tempo soutenu, à la mélancolie légère, écoutable sans se fouler les tympans, en voiture pour aller à son boulot comme en background pour son prochain barbecue, gavée de refrains à chantonner sous la douche.<br />
Deux albums supplémentaires réalisés dans une veine similaire et toujours chez Napalm (le médiocre &#8220;Drama&#8221; sorti en 2004 et le plus sombre et heavy &#8220;Sunless Days&#8221; sorti en 2005) n&#8217;y changeront rien : Beseech ne reste qu&#8217;une formation parmi tant d&#8217;autres, une entité qui, comme des milliers de ses congénères, aura séjourné sur la planète metal sans faire de vagues, avant de splitter (en 2006) dans la quasi-indifférence générale, sans effervescence de passion &#8230; Une pierre tombale parmi tant d&#8217;autres &#8230;<br />
Aurait-elle pu connaître un meilleur destin commercialement parlant ? &#8230;Possible, quand on voit à quel point la musique de Lacuna Coil, tout aussi simpliste et formatée, peut cartonner.<br />
Aurait-elle mérité ce meilleur destin artistiquement parlant ? &#8230; Très franchement, il faudrait être né avec les oreilles en plâtre pour oser le prétendre &#8230;</p>
<p><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG"><img class="aligncenter size-full wp-image-265" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG" alt="Capsule Trub" width="575" height="52" /></a></p>
<p><span style="color: #333399"><strong>DRACONIAN &#8211; Where Lovers Mourn (2003)</strong></span></p>
<p style="text-align: justify"><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/draconian.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-482" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/draconian.jpg" alt="draconian" width="200" height="200" /></a>Un an après l&#8217;enrôlement de Beseech, Napalm Records poursuit sa politique de drague des tréfonds de l&#8217;underground de la scène metal gothique du Grand Nord avec la signature de Draconian, septet suédois formé en 1994 à Säffle sous le patronyme de Kerberos qu&#8217;il ne conservera que quelques mois.<br />
Destin croisé pour ces deux formations qui marquent le &#8220;swedish revival&#8221; de la franchise Napalm (faisant suite à la déferlante norvégienne de la seconde moitié des années 90) et qui ont pour point commun d&#8217;avoir du faire preuve de patience et de persévérance avant de pouvoir enfin signer un contrat discographique en béton armé. Autant la période pré-Napalm de Beseech s&#8217;est soldée par la sortie de deux full-lengths, autant les débuts de Draconian furent amplement plus obscurs. Des débuts pouvant se résumer à un long état végétatif, pour ne pas dire comateux, à peine troublé par quelques timides soubresauts, avec les trois démos &#8220;Shades of a Lost Moon&#8221; (1995), &#8220;In Glorious Victory&#8221; (1997) et &#8220;The Closed Eyes of Paradise&#8221; (1999) œuvrant dans un metal gothique à chanteuse typique de l&#8217;époque, fermement ancré dans une base doom/death. Un bien maigre bilan &#8230; aussi maigre que la qualité de production qui caractérise les travaux précités, un point qui a certainement joué en défaveur du groupe, de même que son line-up en fluctuation constante.<br />
Mais c&#8217;est compter sans l&#8217;extrême ténacité du chanteur (et initialement claviériste) Anders Jacobsson et du guitariste (initialement batteur) Johan Ericson, les seuls qui soient parvenus à garder le cap contre vents et marées et qui verront l&#8217;espoir renaître de leur rencontre avec la chanteuse Lisa Johansson en 2002, un évènement qui va singulièrement changer la donne. Fort d&#8217;un duo vocal stabilisé et d&#8217;un line-up qui ressemble enfin à quelque chose d&#8217;à peu près solide, Draconian investit le home-studio du claviériste Andreas Karlsson pour mettre en boîte la démo &#8220;Dark Oceans We Cry&#8221;, attirant l&#8217;attention du plus scandinavophile des labels autrichiens (Napalm Records pour ceux qui n&#8217;auraient pas suivi).<br />
Une seconde naissance immédiatement célébrée par la sortie du premier album &#8220;Where Lovers Mourn&#8221; en 2003 avec, moyens financiers obligent, une qualité de production enfin au rendez-vous pour huit compositions se nourrissant dans le terreau d&#8217;un metal gothique de tradition, se déclinant en longues fresques d&#8217;obédience doom à la teneur symphonique et atmosphérique dans la lignée des old-The Sins Of Thy Beloved / The 3rd And The Mortal ou en rythmiques plus pêchues, plus accrocheuses, dans la veine des morceaux les plus entraînants d&#8217;un Paradise Lost période &#8220;Draconian Times&#8221; (le choix du patronyme de la formation suédoise en 1995 n&#8217;est d&#8217;ailleurs certainement pas innocent).<br />
Le morceau d&#8217;ouverture &#8220;The Cry of Silence&#8221;, du haut de ses 13 minutes, combine admirablement tous les éléments caractéristiques du style Draconian. Les guitares pleurent, déversant leur flot mélodique comme exutoire à toutes les peines du monde, celles d&#8217;une congrégation funèbre dont la marche, lente et accablante, se trouve entrecoupée d&#8217;instants tourmentés, affres d&#8217;une lourde perte et d&#8217;un immense chagrin. Les chœurs gothiques empreints de majesté s&#8217;élèvent comme l&#8217;espoir de ruines anéanties, l&#8217;espoir de la rémission. Les gracieux élans lyriques de Lisa répondent aux rugueux grondements de Anders qui, même s&#8217;il ne possède pas le coffre le plus abyssal du circuit, se distingue par son timbre éraillé, n&#8217;hésitant pas à tirer parfois sur le black ou à délivrer des murmures rêveurs. Une pièce épique riche en contrastes et qui se termine en musique de chambre intimiste, piano et clarinette s&#8217;entremêlant en un duo éminemment mélancolique.<br />
Néanmoins, l&#8217;impression que la messe est dite après ce superbe premier morceau persiste et le reste de l&#8217;album ne réserve que peu de nouveautés, si ce n&#8217;est quelques jolis passages acoustiques (le pont de &#8220;A Slumber Did my Spirit Seal&#8221;, l&#8217;interlude &#8220;Akherousia&#8221; aux accents folk) et un &#8220;Silent Winter&#8221; qui surprend par son orientation bombastique, ses envolées lyriques, ses orchestrations à cordes vigoureuses et ses parties de piano de virtuose. On croirait presque entendre le Tristania de &#8220;Beyond the Veil&#8221;. Un morceau très inhabituel de la part de Draconian, de par sa vivacité et sa clarté, qui offre un contraste net avec les compositions les plus lentes et les plus ténébreuses (&#8221;The Solitude&#8221;, &#8220;Reversion ad Secessum&#8221; et &#8220;It Grieves my Heart&#8221;), qui demeurent aussi, avec le morceau d&#8217;ouverture, les plus réussies, celles où Draconian est le plus poignant, car le groupe n&#8217;est jamais aussi fort que lorsqu&#8217;il prend le temps d&#8217;injecter son venin, laissant le poison d&#8217;une douleur lancinante pénétrer lentement notre cœur et notre âme, se refermant telles les lourdes portes d&#8217;une sépulture.<br />
Les suédois présentent d&#8217;indéniables talents d&#8217;envoûteurs mais pour autant, ce premier essai longue durée est loin d&#8217;être irréprochable : la production, bien que claire, manque de la consistance qu&#8217;elle aurait mérité, les mélodies en soli de guitares ou en lignes de claviers demeurent un tantinet cheap et les breaks souvent téléphonés. Malgré ses presque dix ans d&#8217;âge au moment de l&#8217;enregistrement de &#8220;Where Lovers Mourn&#8221;, Draconian pèche par facilité et n&#8217;a pu éviter les erreurs de jeunesse, empêchant aux atmosphères de déployer tout leur potentiel ensorcelant.<br />
Des germes prometteurs qui s&#8217;épanouiront sur le second album &#8220;Arcane Rain Fell&#8221; (2005) et l&#8217;EP &#8220;The Burning Halo&#8221; (2006), deux œuvres bénéficiant d&#8217;une production supérieure, d&#8217;une rythmique plus dense et d&#8217;orchestrations plus opulentes, manifestes d&#8217;un groupe plus mature qui, même s&#8217;il se base sur des codifications archi-balisées, le fait avec aisance et sincérité.<br />
Un manque flagrant d&#8217;originalité qui pourrait constituer un handicap, mais qui se révèle aujourd&#8217;hui comme étant la plus grande force de Draconian, le septet demeurant l&#8217;un des derniers pratiquants du metal gothique &#8220;à l&#8217;ancienne&#8221;, conservant intact sa base extrême (la ravivant même sur son dernier essai en date &#8220;Turning Season Within&#8221; sorti en 2008), sans se départir de ses atours mélodiques et esthétiques.<br />
Une denrée rare en ces jours où les gloires du passé ont tour à tour sombré dans les abîmes, celles du split ou celles de la soupe commerciale. Draconian, dans ses velléités traditionnelles, nage à contre-courant de la mouvance du nouveau millénaire et pourrait paradoxalement être qualifié d&#8217;original si l&#8217;on se réfère au bien morose paysage musical qu&#8217;offre actuellement le royaume du metal gothique.<br />
Draconian ou l&#8217;un des derniers, l&#8217;un des ultimes défenseurs de l&#8217;authenticité &#8230; mais pour combien de temps encore ?</p>
<p><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG"><img class="aligncenter size-full wp-image-265" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG" alt="Capsule Trub" width="575" height="52" /></a></p>
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<p><span style="color: #333399"><strong>ARTROSIS &#8211; Ukryty Wymiar (1997)</strong></span></p>
<p style="text-align: justify"><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/artrosis.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-484" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/artrosis.jpg" alt="artrosis" width="200" height="200" /></a>The Gathering avec son &#8220;Mandylion&#8221;, sorti en 1995 chez Century Media, et Theatre Of Tragedy avec son album éponyme sorti, quant à lui, chez Massacre Records la même année, viennent seulement de définir les nouvelles aspirations d&#8217;un gothique dans une vision plus douce où l&#8217;expression féminine s&#8217;inscrit, enfin, comme un atout majeur, essentiel et primordial, alors que de tout temps le metal n&#8217;avait toujours fait, à part quelques rares exceptions, que peu de place à ce sexe. Et alors que dans une démarche où chacun de ces deux groupes affirment de manière forte les caractéristiques d&#8217;une personnalité nouvelle, s&#8217;élève de Pologne une petite voix mélancolique dont les accents langoureusement remarquables vont conquérir l&#8217;ensemble des cœurs meurtris polanes, avant de toucher les autres, non moins désespérément avides de sombre tristesse, en dehors des frontières slaves.<br />
Formé en 1995 à Zielona Gora, petite ville de Pologne, Artrosis s&#8217;inscrit dans une philosophie très proche de celle des deux groupes déjà cités. Les similitudes flagrantes entre les intonations vocales de sa chanteuse Magdalena &#8220;Medeah&#8221; Dobosz et celles de Anneke Van Griesbergen sont indéniables. On doit aussi parler de ressemblances musicales évidentes. Artrosis partage avec ces &#8220;tragédiens&#8221; allemands le goût pour ce doux enlisement de mélodies aux sons lascifs, et avec l&#8217;école hollandaise celui de rythmes parfois plus soutenus. Au fond, à l&#8217;exception de ses origines, ce groupe pourrait n&#8217;être rien d&#8217;autre qu&#8217;une étrangeté anecdotique.<br />
Et pourtant, là où nos Polonais offrent une véritable évocation différente, c&#8217;est tout d&#8217;abord dans l&#8217;amalgame réussi de ces deux influences majeures. Il donne en effet un récital contradictoire où la délicatesse ténébreuse atmosphérique très allemande s&#8217;unit formidablement à l&#8217;énergie plus &#8220;virulente&#8221; de guitares et de tempos plus hollandais. Union délicieuse avec laquelle il se positionne donc très clairement, à l&#8217;instar de The Gathering, souvent dans une approche très lointaine de ce doom/death originel, mais aussi, à l&#8217;image de Theatre Of Tragedy, dans une inquiétante grâce, dans une paisible tristesse, avec notamment l&#8217;utilisation de ces nappes de synthé, de ces pianos et de ces violons, et parfois de ces passages plus lents, déjà indispensables au genre.<br />
C&#8217;est ensuite dans la personnalité propre de l&#8217;entité Artrosis qu&#8217;il faut trouver son particularisme le plus envoûtant. Proche d&#8217;un cri primal originel, proche d&#8217;une vérité organique qui vient du plus profond de son âme, il exprime ses langueurs tourmentées, et belles tout à la fois, dans la langue polonaise qui l&#8217;a vu naître. Ses mots se chargent alors d&#8217;une aura mystérieuse très poignante et particulièrement adéquate aux émotions propres à ce nouveau mouvement naissant. Il parait bien entendu évident que Medeah sculpte de manière plus nuancée et plus naturelle les contours d&#8217;un émoi bien plus palpable et bien plus gracieux dans les intonations d&#8217;une expression qu&#8217;elle use depuis toujours, que dans celle plus empruntée d&#8217;un anglais plus forcé.<br />
Pour en finir avec ces divergences enrichissantes, on ne peut parler du Artrosis de ces années-là sans mentionner ses musiciens, ou plutôt leurs absences. Impuissant à trouver un vrai batteur, l&#8217;instrument est joué par Maciej Niedzielski à l&#8217;aide de son synthé. Si cette déficience derrière les fûts aurait pu, et aurait du, constituer un véritable handicap pour la musique du trio, elle en sera, pourtant, un de ses plus grands atouts. Ces notes de cymbales, de caisses claires et de toms virtuels, froides et pesantes, machinales et sans vie, conduisent chaque riff tourmenté et mélancolique de Krzysztof  &#8220;Chris&#8221; Bialas dans une alliance aux mécaniques implacables, et souligné admirablement par le contraste avec une Medeah très aérienne, vers un inexorable trouble saisissant.<br />
Cette opposition entre l&#8217;aspect organique et éthéré des voix, des éléments classiques liés aux genres (violons, synthés&#8230;) et l&#8217;aspect mécanique et accablant de la musique est l&#8217;essence même du paradoxe, et surtout de la magie liée à ce groupe. Elle illustre de manière très différente cette dualité beauté/laideur, lumière/obscurité, que Theatre Of Tragedy exprime dans ces conversations entre des vocaux death masculins et des chants clairs féminins.<br />
L&#8217;album le plus représentatif du travail d&#8217;Artrosis reste &#8220;Ukryty Wymiar&#8221;. Sorti en 1997 chez Morbid Noizz Productions, principalement sur le territoire polonais dans un relatif anonymat, il doit d&#8217;abord son succès aux médias locaux, et ensuite à un public toujours plus grand. Tant et si bien que ce retentissement conduira le groupe à envisager une sortie moins confidentielle. Ce sera chose faite en 1999 où l&#8217;album produit par Tilo Wolff (Lacrimosa) pour Hall Of Sermon Productions, prendra le nom de &#8220;Hidden Dimensions&#8221;. En effet, soucieux de rendre son propos moins inaccessible, les chansons et le titre de cet album seront traduis et proposés dans des versions anglaises, leur faisant perdre un peu de ce charme énigmatique.<br />
Quoi qu&#8217;il en soit, ce &#8220;Ukryty Wymiar&#8221; donne à entendre les mélodies envoûtantes d&#8217;une œuvre entêtante. Dès les premières mesures, Lisa nous hypnotise. Dans ce titre, aux lenteurs infinies, Medeah nous invite à un périple intérieur profond, et ce d&#8217;une plainte épurée de tout mot, unique lamentation incantatoire accompagnée d&#8217;un riff incessant et sombre, d&#8217;une nappe de clavier et de quelques sons de synthés. Dans un registre très similaire, &#8220;Rezka Istnien&#8221; y rajoute simplement la gravité de quelques narrations masculines parlées. Ce voyage ne prendra fin que lorsque résonneront en nous les dernières notes de &#8220;Szmaragdowa Noc&#8221;, qui est sans doute, malgré ses violons, le titre le moins gothique de ce disque et qui préfigure déjà un peu de la direction musicale que prendra Artrosis par la suite.<br />
Chaque titre de ce &#8220;Ukryty Wymiar&#8221; est un paysage unique ou se mêlent des couleurs ternes et d&#8217;autres moins pâles pour donner un tableau émouvant. Une de ces fenêtres sur le monde d&#8217;Artrosis, &#8220;Zywiolom Spetanym&#8221;, dans ses passages rythmiques les plus soutenus et ses sonorités de guitares les moins sombres, nous laisse entrevoir, sans doute très involontairement, les infimes prémices de ce qui bientôt sera le metal symphonique féminin. Ce qui n&#8217;est pas absurde si l&#8217;on songe que The Gathering est à la fois une des influences de ce genre, et une influence majeure d&#8217;Artrosis.<br />
Le reste de l&#8217;album s&#8217;inscrit parfaitement dans cette confrontation de styles décrite plus haut, où Artrosis se nourrit à la fois du doom/death des uns, du gothique plutôt rock des autres et parfois même, de manière très brève, de heavy. Tout cela dans le but de nous offrir une œuvre de metal gothique riche, pas forcement majeure, mais assurément inoubliable.<br />
Plus tard, le groupe délaissera quelques peu ces ambiances feutrées et atmosphériques, crées par ces nappes de claviers, ces riffs et ces instruments à cordes, pour celles plus expérimentales d&#8217;un gothique aux relents plus électro, indus voire darkwave, où les guitares se feront, malheureusement, de plus en plus discrètes et où les morceaux finiront aussi par perdre, petit à petit, une part importante de leur singularisme et donc de leur intérêt.<br />
Pourtant, si le groupe restera quelque peu méconnu pour le reste du monde, il jouira longtemps d&#8217;une solide réputation en ses terres, devenant une des icônes emblématiques de son pays, faisant mentir le vieil adage &#8220;nul n&#8217;est prophète en son pays&#8221;. A ce jour, le dernier album d&#8217;Artrosis, &#8220;Con Trust&#8221; est paru en 2006 chez Mystic Production.</p>
<p><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG"><img class="aligncenter size-full wp-image-265" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG" alt="Capsule Trub" width="575" height="52" /></a></p>
<p><span style="color: #333399"><strong>WITHIN TEMPTATION &#8211; Enter (1997)</strong></span></p>
<p style="text-align: justify"><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/within-temptation.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-485" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/within-temptation.jpg" alt="within-temptation" width="200" height="200" /></a>Aujourd&#8217;hui, Within Temptation rayonne sur les cimes enchanteresses de ces hauteurs idylliques où le vent caresse l&#8217;âme exaltée d&#8217;un romantisme suave rieur. Sous un soleil magnifique dans ce tableau onirique paradisiaque, le groupe s&#8217;exprime au son de mélodies lénifiées, immonde mélange de mélopées vaguement metal auréolé de l&#8217;étiquette trompeuse et pompeuse de &#8220;symphonique&#8221; où, si l&#8217;on perçoit sans effort le mielleux lyrisme de ces instruments classiques grandiloquents en des sonates onctueuses, la force et la foi d&#8217;instruments puissants quelques peu saturés restent relativement succinctes, noyées dans l&#8217;emphase omniprésente, omnisciente, omniaccablante d&#8217;airs et d&#8217;orchestrations composés et travaillés à l&#8217;extrême, et ce afin de mettre en avant la voix de Sharon Den Adel lorsqu&#8217;en des comportements si peu en filigranes, elle se fait tour à tour Tarja, Amy Lee, Liv&#8230;Cette réalité actuel cache un secret enfoui sous les alluvions d&#8217;un passé méconnu : autrefois, le groupe trainait ses langueurs, quelques peu monotones, dans l&#8217;underground avant-gardiste d&#8217;une musique essentiellement doom, aux inspirations légèrement death, mais surtout gothique.<br />
L&#8217;expression la plus délectable et la plus émouvante de cette confidence ignorée trouve son meilleur dans les méandres sinueux d&#8217;un &#8220;Enter&#8221; douceâtre et torturé. Sorti en 1997 sur le label DSFA Records, l&#8217;œuvre mélange subtilement la lenteur infinie de rythmes nonchalants, le ténébreux dessein de guitares sombres, la séraphique innocence de voix angéliques, la céleste beauté de pianos émouvants, tout en servant une obscure mélancolie. Une musique dont les dogmes sont alors déjà, si l&#8217;on y songe, assez bien définis par les plus illustres précurseurs du genre. Pourtant, là où Within Temptation réussit à se libérer de ces frontières, déjà étriquées, c&#8217;est dans cette tentative de faire de son œuvre l&#8217;union réussie, de certains des traits de caractères les plus distinctifs de ces glorieux prédécesseurs.<br />
Une union réussie parfaite ? Pas tout à fait. Car dans une démarche relativement proche de celle de ses compatriotes de The Gathering, sur des titres tels que &#8220;Restless&#8221;, &#8220;Pearls of Light&#8221;, ou encore &#8220;Blooded&#8221;, Within Temptation entreprend d&#8217;enfanter une différence bien trop infime pour qu&#8217;elle constitue réellement le socle d&#8217;un changement notoire qui, à défaut d&#8217;être captivant, pourrait au moins être intéressant. Ces trois titres, attitudes aux similitudes assez indéniables pourraient donc faire du particularisme de ce groupe une posture bien trop peu singulière pour n&#8217;être rien de plus qu&#8217;anecdotique. On peut aussi noter que l&#8217;aspect incontestablement moins cru de ces morceaux éloigne d&#8217;ores et déjà Within Temptation de ses racines les plus death. Cette conception plus enchantée et moins dramatiquement sombre, nourrie d&#8217;une déclamation qu&#8217;on pourrait qualifier de &#8220;symphonique&#8221; avant l&#8217;heure, soulignant et souligné par une voix féminine moins solennelle, ainsi que par la présence plus mesurée des voix death, ainsi que la vision entrevue dans certains autres albums de certains autres groupes, laissent pressentir les prémices de ce que sera bientôt le metal symphonique féminin.<br />
Pourtant, si avec ces chansons, Within Temptation affirme bien trop timidement une personnalité propre, et bien trop insolemment une nature surtout empruntée à l&#8217;autre, dans un amalgame musical qui, pour ces titres-là tout au moins, n&#8217;a rien de véritablement nouveau à offrir ; il sait aussi se construire dans des compositions bien moins convenues et bien plus individuelles. Et c&#8217;est assurément là que réside tout l&#8217;intérêt de ce &#8220;Enter&#8221;, lorsque la communion de toutes les idées imprègne son propos pour en donner une vision plus personnelle et plus homogène : la vision de Within Temptation.<br />
Dans les dédales doom/death de morceaux tels que &#8220;Enter&#8221; ou &#8220;Grace&#8221;, aux voix gutturales masculines, dont la présence est bien plus discrète que sur les albums marquants de l&#8217;époque, déjà, la tendance d&#8217;un genre, mais qui surtout s&#8217;exprime dans une opposition bien moins manichéenne, les éléments caractéristiques de cette union donnent toute la noblesse qu&#8217;il mérite à l&#8217;art de Within Temptation. Timbres célestes, tonalités de chants âpres, aubades de mélodies rieuses, riffs pesants et sombres, s&#8217;y mêlent en de mélancoliques ritournelles où se heurtent délicatement des impressions dans un improbable ménage enjoué et triste tout à la fois. &#8220;Deep Within&#8221; et son riff plus accablant encore, nous plonge, un peu plus, dans les affres d&#8217;un malaise dont le trouble est plus saisissant sans la présence des chants de Sharon. Et lorsque le couvercle du cercueil vient subtilement se refermer sur notre plaisir dans les prières exquises et ténébreuses d&#8217;un &#8220;Candles&#8221;, dans les effluves douces-amères de roses mourantes, seules les angoisses de bonheurs romantiques contrariés semblent nous tendre leurs bras décharnés. C&#8217;est beau, c&#8217;est sombre, c&#8217;est amer et romantique, en un mot c&#8217;est l&#8217;expression musical du gothisme dans de prodigieux apparats.<br />
Avec ce &#8220;Enter&#8221; à la stabilité précaire, le funambule Within Temptation, sur la corde raide,  laisse pendre son pied au dessus d&#8217;un vide tantôt doom/death délectable sublimant l&#8217;œuvre d&#8217;un Theatre Of Tragedy, tantôt au-dessus de celui d&#8217;une musique gothique bien moins succulente parodiant les travaux d&#8217;un The Gathering, n&#8217;ajoutant qu&#8217;à son discours une déclamation symphonique accrue. Un équilibre que le groupe de Robert Westerholt saura trouver parfaitement dans une musique basculant très nettement vers un metal symphonique sur un &#8220;Mother Earth&#8221; sorti trois ans plus tard, toujours chez DFSA Records. Plus tard encore, le groupe n&#8217;aura de cesse de poursuivre dans cette voie de la mélodie à outrance, de l&#8217;exagération harmonique, d&#8217;instrumentations éloquentes, d&#8217;arrangements orchestraux toujours plus envahissants, d&#8217;orchestre de concertiste toujours plus grandiose, pour des guitares toujours plus muettes. L&#8217;apogée de cette tendance étant le très gracieux, mais très ennuyeux &#8220;The Silent Force&#8221; sorti en 2004 chez BMG. Si l&#8217;on peut assurément débattre de la pertinence d&#8217;un tel choix de carrière, on ne peut nier qu&#8217;artistiquement, Within Temptation a perdu indéniablement son avantage auprès d&#8217;esthètes plus intéressés par la pureté d&#8217;un ressenti fondamental à rechercher profondément en soi, que par celle directement accessible d&#8217;une forme, certes facile et sans aucun doute plus belle, mais terriblement lassante. En choisissant de noyer ainsi l&#8217;émotion sous des strates d&#8217;ajouts inutiles, Within Temptation a perdu l&#8217;essence-même de sa musique.</p>
<p><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG"><img class="aligncenter size-full wp-image-265" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG" alt="Capsule Trub" width="575" height="52" /></a></p>
<p><span style="color: #333399"><strong>MOONSPELL &#8211; Sin Pecado (1998)</strong></span></p>
<p style="text-align: justify"><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/moonspell.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-486" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/moonspell.jpg" alt="moonspell" width="200" height="200" /></a>Contrairement à la plupart des ténors actuels du gothic metal, la naissance de Moonspell coïncide avec l&#8217;émergence d&#8217;innombrables petits foyers qui embrasent l&#8217;Europe au début des années 90, incarnant la renaissance du black metal. L&#8217;Europe du Sud, souvent ignorée au détriment de la scène scandinave, n&#8217;est pourtant pas exempte du phénomène, la preuve étant la remarquable vitalité de la scène grecque (Necromantia, Rotting Christ, etc&#8230;).<br />
Formé en 1989 par son maître à penser et chanteur Fernando Ribeiro, sous le nom de Morbid God, ce n&#8217;est que dans la période 1992-93 que le groupe portugais commence à se faire un nom dans l&#8217;underground black metal européen avec ses deux premières démos. Dans cette période propice à ce style en pleine explosion, c&#8217;est grâce à Adipocère que les Lusitaniens s&#8217;ouvrent les portes de la reconnaissance. L&#8217;EP &#8220;Under The Moonspell&#8221;, sorti en 1994, connaît un franc succès : tous les metalheads amateurs du genre et ayant vécu cette époque particulière possèdent en général ce disque&#8230; On y retrouve une identité assez proche de Rotting Christ, l&#8217;émergence d&#8217;un black metal aéré, s&#8217;ouvrant déjà à d&#8217;autres influences plus mélodiques et symphoniques. Le parallèle avec le groupe culte grec se confirme de manière plus nette l&#8217;année suivante : signé par une major (Century Media), Moonspell marque les esprits avec &#8220;Wolfheart&#8221;, son premier full length (1995). Suivant une évolution identique à celle de Rotting Christ (depuis &#8220;Non Serviam&#8221; jusqu&#8217;à &#8220;Triarchy of the Lost Lovers&#8221;), le groupe portugais sort complètement du black metal (bien qu&#8217;à l&#8217;époque l&#8217;étiquette lui colle encore à la peau) et devient un des précurseurs de ce dark metal à tendance mélodique qui sort de l&#8217;ombre. Conservant une assise issue du metal extrême (emploi de la double pédale, rythmique puissante, chant écorché), le groupe fait du clavier son instrument de prédilection, le cœur des compositions. Alternant orchestrations néo-classiques, incorporant des passages en chant féminin, et mélodies plus simplistes mais souvent mises en avant des guitares, la musique de Moonspell fait la part belle aux ambiances. Restant sombre, froide, mais recherchant toujours une certaine esthétique, l&#8217;âme gothique du groupe commence à émerger. Incarnation spectaculaire de ce changement, un morceau comme &#8220;Vampiria&#8221;, qui, à la limite de la caricature, explore un univers cher à Cradle Of Filth, mais avec une approche plus nuancée et plus accessible. Le groupe garde toutefois une identité propre et sa musique laisse percevoir sa nationalité. Comme Rotting Christ, il a le secret des mélodies méridionales, mais avec ses petites touches celtiques uniques : le chant marin puissant et entraînant de Alma Matter devient un des hymnes du groupe.<br />
Comme pour Rotting Christ, la période qui suit marque la fin de l&#8217;aventure avec son public d&#8217;origine. Le basculement gothique semble définitivement entamé avec &#8220;Irreligious&#8221; (1996), qui pousse un peu plus loin la démarche : Ribeiro a désormais complètement basculé son chant vers une interprétation romanesque (style chant d&#8217;opérette gothique), et les passages puissants n&#8217;ont plus rien à voir avec le black metal, même si la qualité de l&#8217;album reste dans la lignée de l&#8217;excellent &#8220;Wolfheart&#8221;.<br />
Mais l&#8217;irrémédiable est commis avec &#8220;Sin Pecado&#8221;, l&#8217;année suivante. Dès lors, le groupe se rapproche fortement d&#8217;un Paradise Lost, devenu la référence du gothic metal depuis &#8220;Draconian Times&#8221;. &#8220;Sin Pecado&#8221; et &#8220;One Second&#8221; sortent la même année, provoquent la même secousse chez les fans, et pour les mêmes raisons artistiques : son gothic metal subit un lifting spectaculaire, voyant notamment se construire une ossature musicale presque pop-rock, voire électro, les claviers étant eux aussi victimes collatérales&#8230;et comme pour Paradise Lost, l&#8217;incrédulité est de mise chez les observateurs, interloqués de voir que des groupes jusque-là assimilés à la scène extrême, par la légitimité de leur passé, basculent vers un monde &#8220;hostile&#8221; pour les metalheads les plus exigeants.<br />
Pourtant, comme &#8220;One Second&#8221;, &#8220;Sin Pecado&#8221; est un succès, notamment grâce au fait que cette nouvelle accessibilité ouvre les portes d&#8217;un nouveau public. Moonspell compense notamment le départ de certains fans metalleux par l&#8217;arrivée massive de gothiques, attirés par l&#8217;esthétique des portuguais. Avec un peu de recul, il faut admettre que le talent des portuguais ne s&#8217;est pas évaporé et que &#8220;Sin Pecado&#8221; reste d&#8217;une grande qualité artistique.<br />
Le groupe prouve d&#8217;ailleurs que cette évolution est voulue et maîtrisée, et ne s&#8217;arrête pas là. A l&#8217;instar de Paradise Lost, et avec peut-être plus de bonheur que les Anglais, Moonspell va au bout de ses idées : &#8220;The Butterfly Effect&#8221; (évitant le jusqu&#8217;au-boutisme suicidaire de &#8220;Host&#8221;) incorpore toujours plus d&#8217;éléments électro, mais tout en maintenant une certaine &#8220;poigne&#8221;.<br />
L&#8217;album suivant, &#8220;Darkness and Hope&#8221;, se rééquilibre en réinjectant une approche metal indus très nette. Là encore, il préfigure une orientation qui va se généraliser dans le gothic metal moderne. La puissance froide industrielle se marie parfaitement à la magnificence gothique que maîtrise toujours autant Moonspell. Cet heureux dosage fait le bonheur des débutants, grisés par l&#8217;impact du riffing mais rassurés par le savoir-faire mélodique des portuguais. Les vieux fans y trouvent forcément moins leur compte, pas forcément éblouis par ces artifices.<br />
Pourtant, en 2003 (et toujours aussi productif), Moonspell semble vouloir faire un appel du pied aux plus nostalgiques de ces fans. Avec &#8220;The Antidote&#8221;, le combo semble vouloir rompre avec son gothic / indus metal et remet au goût du jour un supplément d&#8217;agressivité, mais perd en parallèle la force de ses ambiances&#8230;cet album décontenance et laisse plutôt sceptique, même si contrairement à d&#8217;autres, Moonspell bénéficie toujours de l&#8217;indulgence d&#8217;une base de fans pas toujours très exigeante&#8230;<br />
Reconnaissons tout de même aux lusitaniens une volonté sans faille de tourner régulièrement, avec une qualité scénique reconnue, ce qui contribue à asseoir sa popularité au gré des humeurs artistiques de ses différents disques.<br />
Conscient de ce flottement, Moonspell prend son temps pour remettre sa musique à l&#8217;endroit. Si on peut se montrer assez sceptique sur la sincérité de &#8220;Memorial&#8221;, sorti en 2006, le groupe retrouve les bases de son gothic dark metal, exploitant les recettes bien connues. Le parallèle avec Paradise Lost se poursuit, avec la même qualité imparable&#8230;<br />
Moonspell pousse même la démonstration d&#8217;un héritage extrême assumé avec le réenregistrement de vieux morceaux sorti sous le nom de &#8220;Under Satanae&#8221;&#8230;guère étonnant quand on sait que quelques années avant, le groupe avait eu besoin d&#8217;un side-project nommé Daemonarch pour assouvir ses instincts violents.<br />
Semblant atteindre l&#8217;âge de la maturité, gérant parfaitement son rééquilibrage musical, Moonspell sort en 2008 un de ses disques les plus aboutis, &#8220;Night Eternal&#8221;. Conservant une personnalité inimitable, Moonspell fait plus que jamais partie des rares monstres régnant sur la scène gothique, avec une légitimité &#8220;dark&#8221; qui ne se discute pas.</p>
<p><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG"><img class="aligncenter size-full wp-image-265" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG" alt="Capsule Trub" width="575" height="52" /></a></p>
<p><span style="color: #333399"><strong>ON THORNS I LAY &#8211; Crystal Tears (1999)</strong></span></p>
<p style="text-align: justify"><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/otil.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-487" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/otil.jpg" alt="otil" width="200" height="200" /></a>Si la Grèce fait en ce moment beaucoup parler d&#8217;elle grâce à sa scène extrême ou affiliée, en particulier avec Inveracity, Dead Congregation ou Burial Hordes, ce pays était auparavant plutôt réputé pour exploiter le metal sous sa forme la plus mélodique, atmosphérique et même expérimentale. En effet, les précurseurs du metal extrême hellénique : Varathron, Rotting Christ, Necromantia, Nightfall et bien sûr Septic Flesh ont toujours penché pour un style raffiné et original tranchant singulièrement avec les percutantes scènes américaines ou le conformisme allemand.<br />
OTIL (désolé je vais manquer d&#8217;encre sinon) a d&#8217;ailleurs profité du succès de ses aînés Septic Flesh et Nightfall pour capter l&#8217;attention de Philipe Courtois, boss de Holy Records (je me demande d&#8217;où lui vient cet intérêt pour la scène grecque, d&#8217;ailleurs il aurait été aperçu récemment au Fucking Blue Boy, mais cela ne nous regarde pas&#8230;). Mais alors que les combos respectifs de Spiros Antoniou et Efthimis Karadimas évoluent clairement dans le domaine du death metal en y apportant des touches mélodiques, symphoniques ou des atmosphères diverses, On Thorns I Lay joue du gothic metal, même si celui-ci comporte quelques influences death disséminées ça et là, comme la voix de Stefanos ou une batterie s&#8217;énervant parfois de façon épisodique.<br />
La meilleur réussite de leur période gothic/death est sans conteste &#8220;Orama&#8221;, concept-album alliant lamentations guitaristiques, chant féminin enjôleur et atmosphères gothic tristes sur fond d&#8217;une musique à l&#8217;esprit encore très metal, mais les lecteurs assidus des Trublions auront sans doute remarqué que ce disque a déjà été traité par nos soins dans la sélection death metal grec, nous allons donc nous intéresser au suivant &#8220;Crystal Tears&#8221; auquel le terme gothic colle encore mieux.<br />
Sur &#8220;Crystal Tears&#8221; (1999), le combo du bassiste / chanteur Stephanos Kintzoglou a fait évoluer son style de façon conséquente. En effet, les guitares encore lourdes de &#8220;Orama&#8221; et le chant extrême ont disparu, de même le nouveau batteur Andrew Olaru développe un jeu franchement plus rock et épuré que Fotis Hondroudakis. On notera aussi l&#8217;intégration des deux ravissantes sœurs Doroftei en provenance de Roumanie : Elena (violon) et Ionna (clavier), pas étonnant dans ces conditions d&#8217;assister à une telle métamorphose musicale avec tous ces changements de line-up.<br />
D&#8217;ailleurs, les instruments aussi sonnent rock, la saturation des guitares est légère, le clavier discret et utilisé comme un piano (pas de grand brouhaha pseudo orchestral à la Dimmu Borgir), et la basse fine et délicate. Du coup, lorsque le violon de Elena Doroftei ou la voix douce et hypnotique de Marcela Buruiana font leur apparition, l&#8217;effet n&#8217;en est que plus saisissant.<br />
Comme il se doit, les paroles ne sont que larmes, histoires d&#8217;amour impossibles, tristesse ésotérique et autres lamentations diverses, force est de constater que le combo transmet ses émotions à merveille au travers de compositions plus intimistes qu&#8217;auparavant (&#8221;Crystal Tears&#8221;), mais parfois des titres tels &#8220;Obsession&#8221; (avec au passage un violon imparable) ou &#8220;Ophelia&#8221; viennent rappeler que OTIL vient bien de la scène metal.<br />
Il faut préciser que le chant féminin ici n&#8217;a rien à voir avec les choses très lyriques que peut pratiquer Tarja (ex-Nightwish). Non, celui-ci est plus typé pop, plus intimiste et moins voluptueux, collant parfaitement à la sobriété du disque. Disque parfaitement équilibré, &#8220;Crystal Tears&#8221; délivre de temps en temps quelques plages instrumentales comme de douces rêveries et reste homogène de bout en bout, pour preuve l&#8217;avant dernier titre &#8220;All Is Silent&#8221;, sans doute l&#8217;un des plus travaillés et poignants de l&#8217;album.<br />
Tout comme Theatre Of Tragedy après l&#8217;album éponyme, qui avait réussi à lui donner un magnifique successeur avec &#8220;Velvet Darkness They Fear&#8221;, OTIL réussit parfaitement sa reconversion dans un style s&#8217;éloignant un peu du metal. Par la suite, le groupe virera même carrément dans des sphères pop/rock, ce qui n&#8217;est pas le sujet de cette sélection (ça m&#8217;arrange bien pour tout vous dire). Par conséquent, &#8220;Orama&#8221; et &#8220;Crystal Tears&#8221; étant plus ou moins complémentaires, je recommande tout simplement de se procurer les deux&#8230;<br />
Bien sûr, au sein de la scène gothic, la renommée de ce combo grec est somme toute limitée, mais par les temps qui courent, on ne mesure surtout pas la valeur d&#8217;un groupe à son nombre de disques vendus, alors suivez les conseils des Trublions et vous ne le regretterez pas.<br />
Cependant, nous n&#8217;assurons pas le service après-vente, la devise de la maison c&#8217;est &#8220;satisfait ou allez vous brosser&#8221;, vous êtes prévenus.</p>
<p><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG"><img class="aligncenter size-full wp-image-265" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG" alt="Capsule Trub" width="575" height="52" /></a></p>
<p><span style="color: #333399"><strong>PENUMBRA &#8211; The Last Bewitchment (2002)</strong></span></p>
<p style="text-align: justify"><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/penumbra.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-488" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/penumbra.jpg" alt="penumbra" width="200" height="200" /></a>Comme souvent dans les domaines musicaux métalliques, la France a pris le train du metal gothic avec une bonne longueur de retard et jusque là sans réel succès, malgré quelques tentatives plus ou moins réussies de Lycosia entre autres.<br />
Alors que les The Gathering et Theatre Of Tragedy ont déjà mis dans leur poche les adeptes du style depuis longtemps et que les groupes à chanteuses (dont la filiation n&#8217;est pas toujours gothic mais qui lorgnent sensiblement vers le même type de fans) commencent à fleurir de partout, n&#8217;est il pas trop tard pour se faire une place au soleil ? Les parisiens de Penumbra vont montrer le contraire en obtenant une précieuse signature chez Season Of Mist, spécialiste des groupes parfois difficilement catalogables.<br />
Un premier album de bonne facture &#8220;Emanate&#8221; (1999) avait déjà permis d&#8217;entrevoir un potentiel intéressant chez le combo, mais c&#8217;est avec &#8220;The Last Bewitchment&#8221; (2002) que le groupe fondé par le chanteur Jarlaath et le guitariste Dorian va exploser au grand jour.<br />
La qualité de l&#8217;enregistrement est tout d&#8217;abord remarquable, Terje Refsnes et son célèbre Soundsuite ne trahissant pas sa réputation au niveau du mixage (les prises de son en revanche ont eu lieu en France au Point G Studio). Pourtant, il n&#8217;est pas aisé de trouver le bon équilibre à ce genre d&#8217;enregistrement, car en plus des instruments traditionnels basse-guitare-batterie-clavier, Penumbra a fait appel à des violonistes et violoncellistes, ainsi qu&#8217;à une kyrielle de chanteurs et chanteuses classiques pour assurer les chœurs.<br />
Malgré tout, la production est à la fois puissante et équilibrée, laissant la place à chaque instrument ou voix quand le moment est venu, équilibre qui est aussi parfaitement respecté lors de l&#8217;apparition du clavier, évitant ainsi le piège de tomber dans le pompeux voulant en mettre plein la vue.<br />
Si on retrouve dans la musique de nos frenchies des intonations venues de Norvège, notamment avec la voix douce et cristalline de Medusa, la musique est bien différente de celle du combo de la belle Liv Kristine. En effet, l&#8217;excellent premier titre &#8220;Neutral&#8221; emmené tout d&#8217;abord par les violons et les chœurs féminins envoûtants (doublé par moments d&#8217;un chant black metal pour un contraste saisissant), se rapproche subitement d&#8217;un Septic Flesh lorsque Jarlaath enchaîne son chant Death sur un break mélodique.<br />
Penumbra n&#8217;est donc pas un groupe gothic metal dans les règles de l&#8217;art et lorgne également du côté du sympho et même vers le metal extrême (avec modération cependant), mais histoire de ne pas être trop restrictif et de caser un très bon groupe français dans la sélection, le conseil d&#8217;administration des Trublions à décidé à l&#8217;unanimité de garder Penumbra dans la sélection gothic. Au cas où quelqu&#8217;un ait une objection, je rappelle en toute méchanceté la devise de la maison : &#8220;satisfait ou allez vous brosser&#8221;.<br />
Le côté gothic est de toute façon bien présent : dans l&#8217;artwork, troublant et jouant autant sur la tristesse que l&#8217;érotisme, dans les paroles évoquant anges, rêves et amours ésotériques, et bien sûr dans la musique, notamment dans la première partie de &#8220;Priestess of my Dreams&#8221; où la douce voix de Medusa hante le morceau et l&#8217;esprit, avant une seconde partie plus rythmée et pas si éloignée d&#8217;un heavy sympho à la Therion accompagné de chant black metal. Parfois proche d&#8217;un Nightwish extrême (&#8221;The Last Bewitchment&#8221;), ce disque de Penumbra est un véritable melting-pot combinant habilement de nombreuses influences du metal dit &#8220;gay&#8221;. Plus sérieusement, la voix extrême, le jeu de guitare heavy de Dorian et l&#8217;utilisation particulière des violons, donnent à &#8220;The Last Bewitchment&#8221; une identité personnelle forte, car si les français ont souvent un train de retard, ils ont eu (et ont toujours) malgré tout des combos ayant une personnalité bien affirmée (Misanthrope, Massacra, Loudblast, Kronos, Gojira, ADX,&#8230;).<br />
Si les rythmes sont parfois frénétiques (comme sur &#8220;Testament&#8221; se permettant une petite incartade indus) et donc à première vue pas franchement en accord avec l&#8217;esprit gothic, la trame reste toujours empreinte d&#8217;une nostalgie latente tant dans le chant écorché de Jarlaath que celui plaintif de Medusa, &#8220;Testament&#8221; met d&#8217;ailleurs la guitare de côté pour un titre lent, émotionnellement fort, et laissant la place au chant féminin et aux violons. Le jeu de basse très prog sur la fin de ce long morceau démontre une fois de plus la polyvalence du combo.<br />
Avant l&#8217;étrange intro narrée en latin, &#8220;A Torrent of Fears&#8221; et ses couches vocales multiples sont un réel enchantement et le travail fourni à ce niveau est impressionnant, on note d&#8217;ailleurs un passage un français parfaitement compréhensible. Comme les parisiens aiment à souffler le chaud et le froid, le piano en solo enchaîne juste après le passage le plus violent, jouant ainsi au mieux le contraste.<br />
Si vous aimez&#8230; comment dire ? Euh&#8230;disons le gothic extrême (oui c&#8217;est une définition qui convient assez bien finalement), vous ne pourrez qu&#8217;adorer &#8220;The Last Bewitchment&#8221; de Penumbra, qui en garde l&#8217;émotion en y rajoutant une bonne dose d&#8217;énergie et de variété.<br />
Cela dit l&#8217;album suivant (dernier en date) &#8220;Seclusion&#8221; (2003) est d&#8217;excellente facture également, peut-être un peu moins intense, et même si il est plus gothic que son prédécesseur (notamment avec l&#8217;apport de voix claires masculines), la force émotionnelle du disque est légèrement en dedans par rapport à son prédécesseur, voilà pourquoi paradoxalement les Trublions ont choisi &#8220;The Last Bewitchment&#8221; dans leur sélection.<br />
Une nouvelle démo en 2007 laissait présager un quatrième album en préparation, mais la recherche de labels s&#8217;avérant être une quête périlleuse, on ne sait pas trop de quoi l&#8217;avenir de Penumbra sera fait&#8230;  Il restera toujours &#8220;The Last Bewitchment&#8221; en guise de consolation.</p>
<p><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG"><img class="aligncenter size-full wp-image-265" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG" alt="Capsule Trub" width="575" height="52" /></a></p>
<p><span style="color: #333399"><strong>TODESBONDEN &#8211; Sleep Now, Quiet Forest (2008)</strong></span></p>
<p style="text-align: justify"><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/todesbonden.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-489" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/09/todesbonden.jpg" alt="todesbonden" width="200" height="200" /></a>En ce nouveau millénaire, le metal gothique à chanteuse a la vie dure, c&#8217;est le moins que l&#8217;on puisse dire : surexploité, usé jusqu&#8217;à la corde lors du grand boom des années 90 qui a vu quantité de formations fleurir aux quatre coins de l&#8217;Europe, pratiquant un style encore intègre à l&#8217;époque. Aujourd&#8217;hui, la solide base doom s&#8217;est délitée en une fondue prémâchée, les ambiances au charme si authentique sont désormais tapissées pleins fards dignes d&#8217;une devanture de night-club, mettant en avant des chanteuses de plus en plus estampillées FM, n&#8217;ayant plus que leur joli minois pour briller sur les photos promos et les encarts publicitaires. Un constat bien désolant, la faute à quantité de produits mièvres, sortes de Céline Dion Metal aux structures et mélodies faciles, où les envoûtantes orchestrations baroques ont muté en une bouillie sirupeuse affreusement dégoulinante de bons sentiments, dans un effet de morphing où l&#8217;expression sérieuse de Haendel s&#8217;est transformée en sourire niais d&#8217;André Rieu. Une formule &#8220;soupe Liebig&#8221; dont certains labels ont profité pour se remplir les poches, mais qui a par-dessus tout dénaturé et discrédité le style artistiquement parlant. Certes, on peut arguer qu&#8217;un genre musical doit évoluer pour éviter la sclérose, d&#8217;un côté c&#8217;est pas faux, mais si c&#8217;est pour en arriver à ça, pas sûr que ce soit une bonne chose. Quelques rares formations telles que Draconian parviennent miraculeusement à réchapper à cette course au profit et au modernisme, en jouant à fond la carte de la tradition. Cependant, rien de bien neuf à l&#8217;horizon.<br />
Bref, tout espoir semblait perdu &#8230; et pourtant, le Salut a fini par arriver, en l&#8217;an 2008, au moment où l&#8217;on s&#8217;y attendait le moins, et surtout de là où l&#8217;on s&#8217;y attendait le moins : les Etats-Unis d&#8217;Amérique, territoire très peu enclin à pratiquer ce genre musical : il y a bien entendu Type O Negative, mais pas grand-chose si ce n&#8217;est rien à se mettre sous la dent question metal gothique &#8220;à chanteuse&#8221;. Le Messie est donc arrivé et arbore en l&#8217;occurrence le visage d&#8217;une femme, celui de la jolie rouquine Laurie Ann Haus, essentiellement connue pour sa participation aux deux derniers albums de Autumn Tears (&#8221;Eclipse&#8221; et &#8220;The Hallowing&#8221;), l&#8217;un des fleurons de la scène darkwave néoclassique, concrétisant enfin par un full-length le projet qui lui tenait tant à cœur depuis si longtemps : Todesbonden, dont elle posa les fondations quatre ans plus tôt avec un EP &#8220;Strombringer&#8221; sorti dans la confidentialité la plus totale, et la volonté de pouvoir enfin exprimer l&#8217;ensemble de ses goûts artistiques, après des années de frustration liée à son rôle de simple exécutante dans les divers projets auxquels elle a pris part : Autumn Tears, Rain Fell Within, Ol Sonuf et Ephemeral Sun, tous actuellement splittés ou en hibernation. Sa personnalité, jusque-là bridée, peut enfin éclater au grand jour et sa carrière trouver son aboutissement avec un excellent &#8220;Sleep Now, Quiet Forest&#8221; réalisé à l&#8217;aide d&#8217;un quatuor de musiciens totalement rallié à sa cause, et enregistré aux prestigieux Fascination Street Studios sous la houlette de Jens Bogren (chez qui sont notamment passés Opeth, Katatonia et Symphony X), garantie infaillible d&#8217;une production de haut vol.<br />
Au vu du background de la Dame, on s&#8217;attendait à une musique très orientée atmosphérique et darkwave. Et c&#8217;est donc sans surprise qu&#8217;on retrouve de nombreux passages de musique de chambre très intimistes caractéristiques du style Autumn Tears post-&#8221;Love Poems&#8230;&#8221;, joués principalement au piano (&#8221;Trianon&#8221;, &#8220;Fading Empire&#8221;) et à la guitare acoustique (&#8221;Aengus Og Fiddle&#8221;, &#8220;Ghost of the Crescent Moon&#8221;). Mais Todesbonden, habité par le zéphyr d&#8217;absolue liberté que souffle son égérie, offre un panel musical bien plus étendu et à forte coloration folklorique de par l&#8217;omniprésence du violon, alternant instants de profonde sérénité et vivaces envolées, assorti d&#8217;une multitude d&#8217;instruments : flûte (&#8221;Trianon&#8221;, &#8220;Sailing Alone&#8221;, &#8220;Sleep Now, Quiet Forest&#8221;), harpe (&#8221;Fading Empire&#8221;, &#8220;Flow my Tears&#8221;) ou encore kantele qui illumine de ses sonorités cristallines les trois derniers morceaux de l&#8217;album, rapprochant parfois la musique de Todesbonden de celles de Hagalaz Runedance ou Loreena McKennitt, quand ce n&#8217;est pas Dead Can Dance lorsque des répercussions rituelles font leur apparition (&#8221;Surya Namaskara&#8221;).<br />
Dans cette forêt d&#8217;instruments typiques de la darkwave et du folk, la section metal parvient néanmoins à se frayer un chemin à coups de riffs à la consistance doom bien massive voire même martiale, plaçant ci et là quelques soli bien heavy, conférant un supplément de relief au paysage musical, rompant la quiétude ambiante pour y insuffler un élan épique et des velléités combatives (notamment sur &#8220;Surya Namaskara&#8221; et &#8220;Battle of Kadesh&#8221;).<br />
Une section instrumentale d&#8217;une richesse exceptionnelle transcendée par une Laurie Ann Haus épanouie, libérée de tout carcan et qui, capable de naviguer sans difficulté sur plusieurs octaves, nous démontre toute l&#8217;étendue de ses facultés, délivrant une prestation remarquable d&#8217;assurance et de sincérité, entre chant d&#8217;opéra, harmonies orientales, instants intimistes ou tout en puissance lyrique, chacune de ses interventions est empreinte d&#8217;une intense plénitude.<br />
&#8220;Sleep Now, Quiet Forest&#8221; se pose en véritable invitation à un voyage au cœur de diverses civilisations (celtique, nordique, orientale) et époques (Renaissance, médiéval) dans un pur concentré d&#8217;émotions vives, respirant l&#8217;authenticité jusque dans son livret à la texture granuleuse, façon vieux parchemin, avec une illustration frontale représentant la grande prêtresse Haus, son regard tourné vers un paysage aux chaleureuses tonalités ocre et s&#8217;étendant à perte de vue, son regard tourné vers un avenir que l&#8217;on imagine radieux. Respect éternel lui soit dû pour avoir eu le courage de composer un tel album, aussi pur et enchanteur, sans compromis commercial, allant totalement à l&#8217;encontre de l&#8217;actuelle évolution du metal gothique et de ses canons modernes conçus pour squatter les samplers et cartonner sur les ondes.<br />
Alléluia ! Enfin du neuf sur la scène metal goth et diantre, après tant d&#8217;années de disette, ça fait vraiment du bien !</p>
<p style="text-align: right"><strong><em>Article réalisé par BeerGrinder, Dark Omens, Eulmatt, Steelhardos et Vinterdrøm</em></strong></p>
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		<title>Testament &#8211; Megadeth &#8211; Judas Priest (Zénith, 21 Mars 2009)</title>
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		<pubDate>Sat, 28 Mar 2009 09:35:02 +0000</pubDate>
		<dc:creator>vinterdrom</dc:creator>
				<category><![CDATA[Live Reports]]></category>

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The Priest is back ! Putain 19 ans! 19 putains d&#8217;années que Judas Priest n&#8217;avait pas joué sur le sol français (1991 pour la tournée de Painkiller, déjà avec Megadeth). Si Glen Tipton [...]]]></description>
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<p style="text-align: justify">The Priest is back ! Putain 19 ans! 19 putains d&#8217;années que Judas Priest n&#8217;avait pas joué sur le sol français (1991 pour la tournée de Painkiller, déjà avec Megadeth). Si Glen Tipton et ses amis nous ont fait patienter fort longtemps pour revenir dans notre pays, il ne fallait en revanche pas arriver en retard au Zénith ce Samedi 21 Mars 2009.</p>
<p style="text-align: justify">Début du concert prévu à 19h, à moins le quart j&#8217;arrive tranquille, longeant l&#8217;allée en observant les divers regroupements de metalleux discutant autour de packs de bières, et là j&#8217;entends que la musique est partie : merde vite ! Le temps de rejoindre l&#8217;entrée, la présentation du billet, la fouille (par des nanas pour une fois&#8230;), commander rapido quatre pintes pour ma sœur et moi et voilà, j&#8217;ai raté les premiers titres et The New Order. Pas si grave, au moins j&#8217;arrive à temps pour Souls of Black, et pour constater que Chuck &#8220;Joe l&#8217;Indien&#8221; Billy a toujours autant de coffre. Le son en revanche n&#8217;est pas au top et on a beaucoup de difficultés à entendre les guitares derrière la batterie à toc, heureusement cela ne tarde pas à s&#8217;arranger et la deuxième partie du set est déjà bien plus audible.<br />
Testament à fait relativement simple : quelques titres récents au milieu de classiques et le tour est joué, notamment un Pratice What You Preach plus que convaincant. The Formation of Damnation du dernier album du même nom clôt le set honorablement et c&#8217;est déjà fini&#8230; Mouais, pas mal mais ça manquait un peu d&#8217;intensité par rapport au Hellfest, peut-être Testament a adapté son set au public moins furieux de l&#8217;affiche, il n&#8217;empêche, un bon petit Into the Pit n&#8217;aurait rien gâché.</p>
<p style="text-align: justify">Une nouvelle halte au stand houblon avec des collègues clermontois rencontrés sur place, on fait la réserve et cette fois on verra le show de Megadeth en entier. Sleepwalker constitue une mise en bouche tranquille pour la suite des évènements, en effet dès le second morceau, le rouquin et sa troupe (désolé j&#8217;ai pas suivi et je n&#8217;en connais plus un) balancent le très carton Take No Prisoners, montrant que le groupe n&#8217;a pas l&#8217;intention de faire dans la guimauve ce soir. Bien sûr, il y a l&#8217;inévitable A Tout le Monde sur lequel j&#8217;aurais sorti mon briquet si je fumais encore, mais pour le reste, à part deux titres à moitié en carton, les indispensables sont là, axés sur la période Rust In Peace / Countdown To Extinction : Peace Sells, Skin&#8217;o'My Teeth, Sweeting Bullets, Symphony of Destruction&#8230;<br />
Hangar 18 et ses duels de guitares enflamment littéralement le Zénith qui commence enfin à bouger un peu (les mauvaises langues évoqueront la moyenne d&#8217;âge de l&#8217;assistance). Evidemment, aux premières notes de Holy War&#8230; The Punishment Due, retentit la clameur de la foule qui attendait ce titre final fermant traditionnellement le set des potes de Vic<br />
Rattlehead. En tout cas, on m&#8217;avait souvent rapporté que la voix de Dave Mustaine était parfois limite en live, ce ne fut pas le cas ce soir, livrant une prestation irréprochable et très applaudi par le public aussi.</p>
<p style="text-align: justify">En bonne équipière, ma petite sœur est partie faire le plein de pintes juste avant la fin du dernier morceau pour éviter les embouteillages, bien lui en a pris : avant que Judas Priest n&#8217;investisse la scène, la bière pression est déjà épuisée&#8230; Qui est le gestionnaire des stocks que je lui mette une danse ? A cause de lui, on est obligé de se rabattre sur les Kro cannettes en ferraille.<br />
Plus le temps de papoter devant des bières, l&#8217;intro Dawn of Creation retentit et je me hâte de regagner ma place, on tente bien avec 2-3 vieux metalheads de lancer un Priest ! Priest !&#8230; mais les jeunes autour de nous n&#8217;ont pas l&#8217;air de connaître les traditions ancestrales et ça tombe à l&#8217;eau. On notera déjà une sacrée mise en scène avec le dernier album Nostradamus en fond et une très haute estrade où siège le batteur Scott Travis et ou Rob Halford se cache sur la gauche dans une toge à paillettes qu&#8217;on ne peut pas rater : un Michel de Nostredame très disco somme toute&#8230; Lorsque Prophecy part, c&#8217;est tout le Zénith qui se déchaîne, enfin on ne verra quand même pas de mosh ni de circle pit. On se dit alors que Judas va bétonner sur son dernier opus mais il n&#8217;en sera rien, à part un balade dont j&#8217;ai oublié le nom en milieu de set (qui me permettra de faire un aller-retour pour ramener des munitions liquides), le reste n&#8217;est qu&#8217;un condensé des nombreux classiques qui jalonnent l&#8217;impressionnante carrière du Priest.<br />
Breaking The Law bien sûr et son refrain repris par toute la salle, l&#8217;inévitable Electric Eye, Metal Gods, Devil&#8217;s Child ou encore le très vieux mais toujours imparable Sinner, sur lequel Glen Tipton s&#8217;en donnera à cœur joie en faisant durer éternellement le solo, usant et abusant de son vibrato. A noter : suivant les morceaux joués, le décor de fond change et s&#8217;adapte à l&#8217;époque de façon interactive, bonne idée.<br />
Le titre que tout le monde attendait au tournant est bien sûr Painkiller, symbolisant à lui tout seul l&#8217;énergie et la puissance du Heavy Metal, la paire Tipton / Downing est toujours aussi impressionnante et en plus d&#8217;un jeu de scène flamboyant, balance les innombrables notes des soli comme sur album.<br />
Et le Metal God, le chauve le plus célèbre derrière Barthez, Giscard et Kojak, il en est où vous allez me dire ? Et bien niveau charisme pas de problème, le bougre assure toujours autant et bénéficie d&#8217;une côte de popularité immense, se permettant de faire chanter le public pendant 5 bonnes minutes. Oui mais voilà, Rob Halford à 58 ans et des brouettes et ça commence à se voir, enfin plutôt ça commence à s&#8217;entendre : finies les envolées suraiguës et les cris de trois heures en fin de morceaux. Bien sûr le bonhomme à de la bouteille et sait comment limiter la casse en adaptant son chant, d&#8217;ailleurs il est évident que des titres comme Night Crawler, Eat Me Alive, Between the Hammer and the Anvil ou Hell Patrol sont là parce qu&#8217;ils comportent très peu de chant criard.<br />
Et oui, la voix du Metal God n&#8217;est hélas pas éternelle et on se demande combien de temps Judas Priest pourra tourner avec un chanteur dans cet état. Cependant, le public qui n&#8217;est certainement pas dupe ne le soutient que davantage et les rappels débutent avec l&#8217;inévitable entrée en Harley du chanteur et Hell Bent For Leather. Après The Green Manalishi et You&#8217;ve Got Another Thing Comin´, c&#8217;est Living After Midnight qui clôt les hostilités avec un public reprenant le refrain 15 fois avant un I&#8217;m Gone final de Rob qui met un terme à la prestation.</p>
<p style="text-align: justify">Voilà, entre l&#8217;immense satisfaction d&#8217;avoir vu l&#8217;un des groupe les plus légendaires de l&#8217;histoire du Metal et du Rock en général, et la déception de constater que le meilleur est derrière eux et que Rob Halford ne retrouvera sans doute jamais sa vois d&#8217;antan, mon cœur balance.<br />
Cela dit à part les difficultés récurrentes de Halford, le show est irréprochable, notamment un Scott Travis assurant comme une bête derrière les fûts, on va donc essayer de garder uniquement les côtés positifs de cette soirée : The Priest is Back and I was there !</p>
<p style="text-align: right"><em><strong>Live report réalisé par BeerGrinder</strong></em></p>
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		<title>Edito : Sathanas</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Mar 2009 07:57:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator>vinterdrom</dc:creator>
				<category><![CDATA[Edito]]></category>

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Les fans de hardcore n&#8217;ont jamais été légion en France et très peu de metalleux connaissent vraiment les origines et la définition de ce style. Pour preuve, nous étions seulement deux au début [...]]]></description>
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<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Les fans de hardcore n&#8217;ont jamais été légion en France et très peu de metalleux connaissent vraiment les origines et la définition de ce style. Pour preuve, nous étions seulement deux au début de cette sélection, Barback et moi, le premier ayant du quitter les Trublions pour des problèmes de temps. Me voilà donc tout seul face à un style que j&#8217;affectionne énormément mais où les infos ne tombent pas du ciel et les renseignements doivent s&#8217;arracher. Je tiens tout de même à remercier Barback qui m&#8217;a aidé dans mon orientation, mes chroniques, le choix de certains albums et qui m&#8217;a fourni quelques infos. J&#8217;ai essayé de faire une sélection aussi diversifiée dans le temps à travers toutes les 80&#8217;s ainsi que musicalement.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Si le hardcore n&#8217;est pas très commercialisé en France, c&#8217;est avant tout car celui-ci à su dominer toute l&#8217;Amérique du Nord dans les années 80 en restant souterrain. L&#8217;Angleterre a également été touchée par ce &#8220;phénomène&#8221; notamment par les groupes de punk les plus furieux qui voulaient briser les limites de la vitesse et de la brutalité par des accords simples, lourds et répétitifs. D&#8217;autres ont misé sur l&#8217;intrusion de courants musicaux différents ou de &#8220;bizarreries&#8221; tout en restant dans un esprit très keupon. J&#8217;espère que vous prendrez plaisir à écouter les albums proposés autant que j&#8217;ai eu plaisir à faire certaines découvertes ainsi que la chronique de tous ces chefs d&#8217;œuvres.</p>
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		<title>La sélection punk/hardcore 80&#8242;</title>
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		<pubDate>Sun, 15 Mar 2009 07:57:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>vinterdrom</dc:creator>
				<category><![CDATA[La Sélection des Trublions]]></category>

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THE EXPLOITED &#8211; Punks Not Dead (1981)
 
Lorsqu&#8217;on parle de punk/hardcore, le premier groupe qui vient à l&#8217;esprit de beaucoup est bien entendu la mythique bande de punks écossais des &#8220;Exploited&#8221;. Ce [...]]]></description>
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<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="color: #ff0000"><strong><br />
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<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/03/banniere-hardcore-blog.jpg"><img class="aligncenter size-full wp-image-431" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/03/banniere-hardcore-blog.jpg" alt="banniere-hardcore-blog" width="576" height="166" /></a></p>
<p class="MsoNormal"><span style="color: #333399"><strong><span lang="EN-GB">THE EXPLOITED &#8211; Punks Not Dead (1981)</span></strong></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span lang="EN-GB"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/03/the-exploited.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-417" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/03/the-exploited.jpg" alt="the-exploited" width="200" height="200" /></a>Lorsqu&#8217;on parle de punk/hardcore, le premier groupe qui vient à l&#8217;esprit de beaucoup est bien entendu la mythique bande de punks écossais des &#8220;Exploited&#8221;. Ce qui au fond est un peu normal car c&#8217;est surement l&#8217;un des premiers groupes dont toute la scène punk/hardcore est partie, petit retour en arrière…</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">1977, la mouvance punk apparue quelques années auparavant aux USA avec des groupes comme les Ramones, New York Dolls&#8230;voit son étendue s&#8217;agrandir tandis que les Sex Pistols font leur apparition afin de déferler sur toute l&#8217;Europe, le punk est à cette époque une mode internationale et révolutionnaire. 1979, le split-up de ce même groupe suiyte à la mort de Sid Vicious essouffle le punk qui ne sera plus une mode mais le véritable cri de guerre de la classe ouvrière révoltée par les abus et les injustices sociales du système. 1979 est aussi l&#8217;année de création du groupe The Exploited avec comme line-up Wattie Buchan au chant, Big John Duncan à la guitare, Garry McCormack à la basse et Dru Stix à la batterie, qui sortiront deux ans plus tard un album aussi culte que explicite du nom de &#8220;Punks Not Dead&#8221;.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">A présent, passons au contenu plus musical de cette œuvre. Quelques accords simples et hargneux, une batterie rapide et un chant &#8220;braillé&#8221; avec un accent écossais qui rend le tout encore plus agressif, cette recette sera la marque de fabrique du punk/hardcore durant toutes les années 80 avec d&#8217;autres groupes aussi violents que English Dogs, GBH, Crass, Chaos UK, Disorder, Bad Brains&#8230; qui sortiront par la suite des albums aussi mythiques que ce &#8220;Punks Not Dead&#8221;. Les textes sont tout aussi révoltés que la musique avec notamment les expériences du chanteur Wattie Buchan lors de son séjour à l&#8217;armée pour servir sa &#8220;chère majesté&#8221; ou bien les profondes envies du groupe de renverser cette société affligeante et injuste.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">The Exploited sortira l&#8217;année suivante l&#8217;album &#8220;Troops of Tomorrow&#8221; qui est aussi punk que celui qui nous intéresse aujourd&#8217;hui, mais en peut-être un peu moins rapide. Dans le milieu des années 80, la direction musicale frôlait le speed/thrash voire le grindcore pour être plutôt tachée &#8220;metal&#8221; dès le milieu des années 90. Il est d&#8217;ailleurs à noter que ce groupe n&#8217;est jamais resté très longtemps avec le même line-up et que seul le chanteur est encore membre originel, sont frère Willy, batteur du groupe de 1983 à 1987, occupe depuis 1996 ce poste de manière fixe.</p>
<p class="MsoNormal"><img class="aligncenter size-full wp-image-265" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG" alt="Capsule Trub" width="575" height="52" /></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="color: #333399"><strong>AMEBIX &#8211; No Sanctuary (1983)</strong></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong> </strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/03/amebix.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-419" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/03/amebix.jpg" alt="amebix" width="200" height="200" /></a>Froid, sombre, décalé, torturé, nihiliste&#8230; Tel est le style de Amebix influencé par des groupes comme Motörhead, Black Sabbath et Killing Joke avec la vision anarchiste du collectif Crass. Cette bande, formée en 1978 à Bristol en Angleterre, composée du leader Rob Miller à la basse et au chant ainsi que d&#8217;autres amis de lycée et de son frère qui seront souvent changés au niveau du line-up, ne parle pourtant pas à tout le monde. Malgré le coté discret de Amebix, celui-ci reste une valeur sûre de la musique &#8220;extrême et violente&#8221;, ayant influencé bon nombre de groupes à présent cultes comme Sepultura, Napalm Death, Neurosis ou par exemple Devianted Instinct qui ont tous rendu un jour ou l&#8217;autre hommage à Amebix, définisseur du style crust.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">A présent, pour le coté plus musical, le tout est vraiment difficile à décrire à cause du style unique de ce groupe, on a donc le droit à des éléments hardcore, une touche de thrash metal et un soupçon de heavy nappé de temps à autres de claviers lugubres pour rendre la musique encore plus oppressante et intrigante. Le genre est d&#8217;ailleurs plutôt difficile d&#8217;accès, j&#8217;ai mis un bon bout de temps avant de me rendre compte que la musique de Amebix était vraiment recherchée et ici, la violence ne se fait pas ressentir avec la rapidité du jeu des musiciens ou les hurlements primaires du chanteur, mais avec les rythmes décalés, les guitares vrombissantes, le timbre très spécial et poussif de Rob Miller, ainsi que les claviers joués plus graves et sombres, empruntés à l&#8217;influence new-wave du groupe. L&#8217;imagerie du groupe colle d&#8217;ailleurs très bien avec la musique : photos de cadavres, de guerres, d&#8217;un futur des plus angoissants&#8230;.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Amebix peut se vanter de n&#8217;avoir jamais sorti de bouse infâme, leurs futures réalisations resteront toutes dans le même style que cet EP en se diversifiant à chaque fois sans perdre de son charme et de son esprit. Un gros coup de cœur découvert seulement cette année.</p>
<p class="MsoNormal"><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG"><img class="aligncenter size-full wp-image-265" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG" alt="Capsule Trub" width="575" height="52" /></a></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="color: #333399"><strong><span lang="EN-GB">DISCHARGE &#8211; Hear Nothing See Nothing Say Nothing (1982)</span></strong></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span lang="EN-GB"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/03/discharge.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-420" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/03/discharge.jpg" alt="discharge" width="200" height="200" /></a>Avant de commencer à lire ce commentaire ou bien à écouter cet album, vous devrez vous munir de : un poing americain dans chaque main, une bonne paire de rangers à coques pour la furie des pogos, un perfecto à spikes et une bonne vieille crête faite &#8220;maison&#8221;. Voici Discharge, plus violent que The Exploited et plus pessimiste que Amebix.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Formé à Stroke-on-Trent en Grande Bretagne, Discharge apparait dans le paysage punk anglais en 1977 (très en avance sur son temps). Le groupe se compose alors des frères Roberts, Terry et Tony, de Roy Wainright et Tony Axon. Dès sa première démo, le groupe se démarque énormément de la scène punk contemporaine par un son très agressif et une saturation au niveau des guitares incroyable, puisant ses influences chez les Clash, The Damned et plus tard chez Motörhead.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">La musique de Discharge est minimaliste, simpliste mais efficace et le tout est prouvé avec cet album qui sera réédité en 1988 avec 12 bonustracks (soit 26 chansons au total). Ces anglais inventent une nouvelle vague musicale nommée le D-Beat, les frontières de ce style ne sont pas vraiment délimitées, on a à faire à un mélange de gros punk/hardcore lourd et extrêmement rapide. Le son et la violence des guitares sont aussi tranchants que des lames de rasoirs, le chant de Cal (Kelvin Morris de son vrai nom) ressemble à des grognements de pitbull en furie qui braille la misère du peuple ouvrier et les injustices sociales de l&#8217;époque avec en vue un futur vraiment pas optimiste. Quand à la batterie, elle reste assez bateau, se contentant de suivre la rapidité du tout, mais cela va avec l&#8217;esprit du groupe.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Je n&#8217;ai réellement découvert ce groupe que très récemment et je dois avouer avoir été surpris par la violence et la haine qu&#8217;il dégage, un petit merci à Barback pour m&#8217;avoir conseillé sur ce groupe sur lequel je n&#8217;ai jamais vraiment pris la peine de me pencher jusqu&#8217;à présent, mais dont je ne pouvais éviter de parler du fait de son statut culte et surtout de sa grande influence sur le thrash et le grind.</p>
<p class="MsoNormal"><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG"><img class="aligncenter size-full wp-image-265" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG" alt="Capsule Trub" width="575" height="52" /></a></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="color: #333399"><strong><span lang="EN-GB">BAD BRAINS &#8211; Attitude, The Roir Sessions (1982)</span></strong></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span lang="EN-GB"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/03/bad-brains.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-421" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/03/bad-brains.jpg" alt="bad-brains" width="200" height="200" /></a>Bad Brains, un groupe aussi étonnant que diversifié et culte. Le style mélange punk/hardcore et reggae (!!!!) et la bande est composée seulement de black américains à la dégaine très &#8220;rasta&#8221;. Formé en 1977 au USA, Bad Brains sort tout d&#8217;abord deux démos qui font beaucoup de bruit dans le milieu punk et surtout près de la scène new-yorkaise, ce qui leur permettra de réaliser bon nombre de concerts dans la célèbre salle du CBGB, avec sur scène, une énergie aussi débordante de la part du groupe que du public. Et cette même énergie nous la ressentons bien avec ce véritable premier album sorti en 1982 sur le label We Bite Record, le groupe ayant entre temps changé de chanteur pour recruter le célèbre leader qui se fait nommer &#8220;H.R&#8221;.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Dès le premier morceau, le ton de l&#8217;énergie et de la vitesse est donné avec sûrement l&#8217;un des titres les plus connus et les plus cultes de Bad Brains, &#8220;Sailin&#8217;On&#8221; avec son introduction reconnaissable parmi tant d&#8217;autres. Tant d&#8217;hymnes sur cet album, tant de morceaux qui ont permis à la reconnaissance musicale de ce groupe si varié. Au niveau de l&#8217;instrumentation, on a à faire ni plus ni moins à un bon gros punk/hardcore avec cette petite touche &#8220;diversifiée&#8221; qui enrichit la musique de Bad Brains et surtout la voix très reggae et poussée de H.R qui n&#8217;est pas sans rappeler celle de J.Rotten des Sex Pistols. Quelques morceaux purement reggae viennent détendre l&#8217;atmosphère même si personnellement je ne suis pas fan, je dois avouer que c&#8217;est plutôt culoté, donc bien joué.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Malgré les longues années d&#8217;existence de Bad Brains, ceux-ci n&#8217;ont sorti que quatre véritables albums parmi bon nombre de démos, de lives et de EP/LP. Une valeur sûre de toute cette génération punk en pleine évolution et ceux qui ont eu la chance de voir ce groupe mythique sur scène se souviendront à mon avis toute leur vie de leur expérience. HORS NORME !</p>
<p class="MsoNormal"><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG"><img class="aligncenter size-full wp-image-265" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG" alt="Capsule Trub" width="575" height="52" /></a></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="color: #333399"><strong>AGNOSTIC FRONT &#8211; Victim in Pain (1984)</strong></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong> </strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/03/agnostic-front.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-422" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/03/agnostic-front.jpg" alt="agnostic-front" width="200" height="200" /></a>Je ne vais pas vous mentir, je ne suis pas spécialement fan de Agnostic Front, mais après tout, si ce groupe est si connu et si culte autant dans la scène hardcore que metal, voire apprécié par certains groupes de thrash, c&#8217;est qu&#8217;il y a forcement quelque chose derrière, je vais donc être le plus objectif possible sur ces terres inconnues. De plus, parler hardcore sans évoquer Agnostic Front serait comme parler science-fiction sans parler de Star Wars, sûrement le leader de tout un mouvement. Ne connaissant pas bien, j&#8217;ai du me baser sur plusieurs conseils ainsi que plusieurs chroniques et une écoute approximative de la discographie de Agnostic Front qui, je dois l&#8217;avouer, est vraiment très diversifiée. Il s&#8217;avère donc que c&#8217;est ce premier album &#8220;Victim In Pain&#8221; qui a tout déclenché. Groupe formé à New-York, Agnostic Front est l&#8217;un des fondateurs du punk/hardcore &#8220;maison&#8221;. Le chanteur Roger Miret est le frère de Freddy Cricien, chanteur de Madball.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Au début des années 1980, la ville de New-York était en pleine récession, la criminalité était très présente, la scène underground n&#8217;avait jamais connu une si grande activité. De nombreux jeunes de la classe ouvrière habitant Manhattan et le reste de la ville ont commencé à former des groupes de rock dur, inspirés par la scène punk-rock du CBGB pour lutter contre les épreuves et les dangers de la vie urbaine. New-York est donc devenu logiquement la scène de l&#8217;épanouissement du hardcore (NYHC) qui a vite remplacé le mouvement punk.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Musicalement, on sent bien le coté punk par la vitesse, l&#8217;agressivité, la voix de ce cher Roger et la durée des titres. Seulement voila, on ne peut pas classer cet album de simple &#8220;culte punk&#8221;, la violence, la hargne et les thèmes de dénonciation sans compromis nous montent au niveau du hardcore. Même si chaque morceau ne se différencie pas par les accords et encore moins le jeu de batterie, cette simple puissance jetée en bloc suffit, et on sent que le tout a été fait avec le cœur et surtout les poings couverts de sang, ce qui nous donne vite l&#8217;envie de nous retrouver dans une fosse à éclater tout ce qui se trouve autour de nous.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">J&#8217;ai découvert ce chef d&#8217;œuvre sur le tas pour cette présentation, et je ne regrette pas de m&#8217;être penché sur ce premier album qui est vraiment génial. Juste une petite parenthèse, c&#8217;est que chaque production est assez différente de la précédente, peut être ce qui m&#8217;a gêné chez AF, sachant qu&#8217;avant &#8220;Victim in Pain&#8221; je ne m&#8217;étais qu&#8217;attardé sur les derniers. Merci les Trublions.</p>
<p class="MsoNormal"><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG"><img class="aligncenter size-full wp-image-265" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG" alt="Capsule Trub" width="575" height="52" /></a></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="color: #333399"><strong>DIRTY ROTTEN IMBECILES &#8211; Crossover (1987)</strong></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong> </strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><span lang="EN-GB"><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/03/dri.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-423" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/03/dri.jpg" alt="dri" width="200" height="200" /></a>Dirty Rotten LP ou Crossover ? </span>Crossover ou Dirty Rotten LP ?&#8230; Choix difficile au vu de ces deux bombes atomiques lancées par Dirty Rotten Imbeciles formé le 2 mai 1982 à Houston, Texas, appelé plus couramment DRI. Le premier étant sorti en 1983 et celui-ci en 1987 avec entre les deux, un simple bon album, &#8220;Dealing With It&#8221; et une compile.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Pour moi, le choix est tout fait, je ne vais pas m&#8217;en cacher, j&#8217;ai une nette préférence pour Crossover. Pourquoi ?! Tout simplement parce que contrairement au punk sale et plutôt désordonné des deux premiers albums, Crossover, sur une base hardcore, frôle le thrash comme un poing frôlerait notre visage dans un pit. Ainsi est né le crossover qui sera même plus tard considéré comme un style à part entière influençant des groupes comme Municipal Waste ou les plus furieuses et cultes bandes de grindcore comme Napalm Death et Nasum. Les rythmiques de batterie se ressemblent comme à l&#8217;habitude, mais le tout est tellement propre, tellement carré, les guitares toujours aussi tranchantes mais plus lourdes et moins mises en avant où l&#8217;on sent un équilibre des instruments avec la surprise de quelques solos biens travaillés mais plutôt courts et une basse des plus furieuses et tapeuses suivant sans fautes la &#8220;mitrailleuse&#8221;. Quant au chant, on sent que ce groupe vient du hardcore et pratique le hardcore, mais le brailleur en herbe donne des tons beaucoup plus metal dans les mêmes timbres que Paul Baloff de Exodus mais en peut-être beaucoup moins grave. Des morceaux plus longs et mieux construits dans l&#8217;ensemble qui classent DRI à la limite du metal.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Un groupe et en particulier un album pour les moshers qui n&#8217;ont pas peur de mouiller le maillot et de se mettre les poings en sang. DRI, l&#8217;une des valeurs sûres de toute une génération et fondateur d&#8217;un mouvement des plus furieux.</p>
<p class="MsoNormal"><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG"><img class="aligncenter size-full wp-image-265" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG" alt="Capsule Trub" width="575" height="52" /></a></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="color: #333399"><strong><span lang="EN-GB">DEVIATED INSTINCT &#8211; Welcome to the Orgy (1984/1987 &#8211; Sortie 2006)</span></strong></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span lang="EN-GB"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/03/deviated-instinct.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-425" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/03/deviated-instinct.jpg" alt="deviated-instinct" width="200" height="200" /></a>Deviated Instinct est un groupe de crust formé en 1984 au Royaume-Uni et splitté en 1991 avec à son actif quelques compiles sorties notamment sur Peaceville Record et surtout ce best-of qui résume bien la carrière de Deviated. De plus, la plupart des albums (si ce n&#8217;est peut être tous) de DI sont quasiment impossibles à trouver. Formé de Snapa à la basse, Charlie à la batterie et Rob Middeleton à la guitare et au chant qui remplaça Leggo au chant parti en 1988. Peu d&#8217;informations sont délivrées sur ce mythe vivant.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Apparu un peu plus tard sur le tas comparé aux autres groupes aussi cultes, Deviated Instinct pratique tout d&#8217;abord un anarcho-punk des plus violents et chaotique. La suite se fera un peu plus diversifiée avec des éléments hardcore, thrash, un tantinet de death des 80&#8217;s et surtout, si j&#8217;ose dire, un soupçon de Hellhammer.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Le son est toujours un peu grésillant mais rien de bien choquant, les guitares très graves et rythmées sans jamais faire de la vitesse grand V, les vocaux sont également très graves et même si les paroles nous sont inconnues, ont sent un grand univers malsain et crasseux derrière ce groupe qui n&#8217;est pas sans nous rappeler Amebix et Hellhammer, Discharge et le collectif Crass. Pas de solos, pas de fioritures, on va droit au but avec ce coup de barre en fer rouillée, les titres étant disposés sans réel ordre. Le tout n&#8217;est pas toujours très carré et la basse est noyée dans cet amas de crasse mais le pire, c&#8217;est qu&#8217;on en redemande, comme si se rouler dedans était devenu plaisant&#8230;.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Une autre pochette existe également pour ce best-of avec les mêmes 25 titres des plus furieux. Pour ceux qui recherchent les premiers méfaits en original, je vous souhaite bon courage. Pour ceux qui ont la chance de les avoir, je vous dis : gardez-les précieusement !</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG"><img class="aligncenter size-full wp-image-265" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG" alt="Capsule Trub" width="575" height="52" /></a></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="color: #333399"><strong><span lang="EN-GB">ENGLISH DOGS &#8211; Where Legend Began (1987)</span></strong></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span lang="EN-GB"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/03/english-dogs.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-426" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/03/english-dogs.jpg" alt="english-dogs" width="200" height="200" /></a>Si English Dogs n&#8217;avait pas été ce qu&#8217;il a été, cet album aurait sûrement eu sa place dans la sélection thrash. Seulement voila, English Dogs est un groupe culte du punk et non de thrash. Formé en 1982 à Peterborough en Angleterre, ED sort une première démo cette même année et deux ans plus tard un premier album résolument punk. Pour &#8220;Where Legend Began&#8221;, le groupe est à l&#8217;époque composé de Adie au chant, Gizz assurant la guitare rythmique et soliste, Wattson à la basse qui est aujourd&#8217;hui le seul membre encore restant et Pinch à la batterie. Musicalement, le groupe s&#8217;est aujourd&#8217;hui &#8220;assagi&#8221; comparé aux premiers méfaits totalement hardcore. En revanche, le charme est toujours présent.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">L&#8217;album commence très bien avec un premier morceau instrumental où l&#8217;on distingue clairement les guitares rythmiques rapides et régulièrement agrémentées d&#8217;un solo finement joué tout le long. Le reste n&#8217;est pas moins plaisant avec toujours cette même recette aussi efficace, une voix fluide et aigue typique d&#8217;un groupe de crossover nous transporte avec ces riffs de guitares magnifiquement exécutés et bien souvent un solo des plus plaisants. On a même droit à une petite ballade vraiment pas désagréable avec &#8220;Calm Before the Storm&#8221; pour partir sur un ensemble thrash/heavy joué par un groupe de punk. Le son est bien entendu impeccable, mettant en valeur tout le charme de &#8220;Where Legend Began&#8221;, ses solos, ses parties mélodiques et bien entendu la fluidité de la voix de Adie. La batterie est très basique, répétant souvent les mêmes plans mais rien de lassant en somme car le tout est très bien tenu et pour moi tout repose vraiment sur les guitares.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Un excellent album que je conseille à ceux qui veulent écouter du thrash/heavy joué par un groupe de punk mythique, je le rappelle. On peut également noter que la pochette sort vraiment du &#8220;cliché&#8221; punk.</p>
<p class="MsoNormal"><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG"><img class="aligncenter size-full wp-image-265" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG" alt="Capsule Trub" width="575" height="52" /></a></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="color: #333399"><strong><span lang="EN-GB">MINOR THREAT &#8211; Out of Step (1983)</span></strong></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span lang="EN-GB"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/03/minor-threat.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-427" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/03/minor-threat.jpg" alt="minor-threat" width="200" height="200" /></a>Minor Threat est un groupe auquel je n&#8217;ai jamais vraiment accroché mais que je ne pouvais pas laisser sur le carreau de par son statut culte et surtout le mode de vie des plus spéciaux qu&#8217;ils ont inauguré.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Originaire de Washington DC, fondateur du mouvement &#8220;Straight Edge&#8221;, ce groupe marqua profondément l&#8217;histoire de la musique punk malgré la courte durée de son existence (1980-1983). Toutefois, Ian MacKaye (chanteur) refusa plus tard de se considérer comme le &#8220;leader&#8221; de la scène &#8220;Straight Edge&#8221;. Le groupe, composé de Brian Baker à la basse, Jeff Nelson à la batterie, Ian Mackay au chant et Lyle Preslar à la guitare, est tout d&#8217;abord connu dans sa région avec la sortie de deux démos en 1981, &#8220;Minor Threat&#8221; et &#8220;In my Eyes&#8221;.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Le choix de l&#8217;album n&#8217;a pas été des plus difficiles. Les chansons sont courtes, et plus très punk-rock teinté de Oï que vraiment hardcore. Les paroles souvent très engagées sonnent comme des slogans pour les futurs punks adoptant le mode de vie proposé par Minor Threat que sont l&#8217;abstention de drogues, d&#8217;alcool et l&#8217;abstinence, très rare dans le rock, avec cette célèbre phrase : &#8220;Don&#8217;t smoke / Don&#8217;t drink / Don&#8217;t fuck / At least I can fucking think / I can&#8217;t keep up / I&#8217;m out of step with the world.&#8221; (&#8221;Ne fume pas / Ne bois pas / Ne baise pas / Au moins je peux &#8211; putain &#8211; de penser / Je ne peux pas suivre / Je suis hors du coup avec le monde&#8221;). Une musique qui ne sort pas de l&#8217;ordinaire mais souvent jouée avec une grande vitesse, des guitares claires, une batterie simple et efficace avec un chant très punk-rock assez aigu. Le son est limpide et efficace, où les influences de l&#8217;époque se font énormément ressentir.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Un groupe que seuls les vrais fans de hardcore connaissent mais que je conseillerais aux personnes aimant les premiers Agnostic Front et le son moderne, très loin de l&#8217;agressivité de Bad Brains ou de la scène anglaise par exemple.</p>
<p class="MsoNormal"><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG"><img class="aligncenter size-full wp-image-265" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG" alt="Capsule Trub" width="575" height="52" /></a></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="color: #333399"><strong>BLACK FLAG &#8211; Damaged (1981)</strong></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong> </strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/03/black-flag.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-428" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/03/black-flag.jpg" alt="black-flag" width="200" height="200" /></a>Black Flag est un groupe de punk hardcore originaire de Hermosa Beach (Californie, États-Unis). Il est parmi les premiers à conjuguer le punk Do It Yourself avec le hardcore. Le son hybride qui en résulte rallie de nombreux fans de metal au début des années 90.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Fondé par Greg Ginn et Chuck Dukowski, Blag Flag comprend également Keith Morris au chant et Brian Migdol à la batterie en 1977. La même année, leur démo atteint le label local indépendant Bomp qui, après plus de six mois, décide de ne pas sortir le 45 tours &#8220;Nervous Breakdown&#8221;. MCA-Unicorn n&#8217;appréciant pas le contenu des textes, Ginn et Dukowski fondent donc avec leurs sonorisateurs Mugger et Spot leur propre label S.S.T. (Solid State Tuners) et sortent &#8220;Nervous Breakdown&#8221; en 1978.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">La sortie de leur premier album &#8220;Damaged&#8221; en Novembre 1981 s&#8217;accompagne de changements de personnel : Keith Morris est remplacé par le légendaire leader du groupe, Henry Rollins. La musique est à l&#8217;image de la pochette : hargneuse, rapide et entrainante. Des accords très primaires et simples avec des solos sûrement pas toujours justes, une batterie des plus basiques avec un chant très punk se rapprochant bien plus de la Oï que du hardcore pur et dur. Une drôle de surprise avec le morceau &#8220;No More&#8221;, l&#8217;introduction sert une combinaison basse/batterie pendant plus d&#8217;une bonne minute et le tout part en total délire complètement décalé, mais bon sang, que du bonheur. Le son &#8220;cra-cra&#8221; n&#8217;enlève en rien le charme de cet album, il y rajoute au contraire un esprit authentique et garage. Un groupe précurseur du punk/rock actuel, à une époque où celui-ci avait des couilles et n&#8217;hésitait pas à taper fort et vite. Les concerts, souvent déchainés, rameutaient autant de punks que de skins pour une bonne partie de pogos et de doigts levés à la société !</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Je le conseille au fan d&#8217;Agnostic Front et à ceux qui aiment toute cette scène américaine de l&#8217;époque.</p>
<p class="MsoNormal"><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG"><img class="aligncenter size-full wp-image-265" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/wp-content/blogs.dir/707/files//2008/08/capsule.JPG" alt="Capsule Trub" width="575" height="52" /></a></p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal"><span style="color: #333399"><strong><span lang="EN-GB">DEAD KENNEDYS &#8211; Plastic Surgery Disasters (1982)</span></strong></span></p>
<p class="MsoNormal"><strong><span lang="EN-GB"> </span></strong></p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><a href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/03/dead-kennedys.jpg"><img class="alignleft size-full wp-image-429" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/03/dead-kennedys.jpg" alt="dead-kennedys" width="200" height="200" /></a>Les Dead Kennedys se sont formés en 1978 à San Francisco en Californie, ville emblématique du punk hardcore. Leurs chansons expriment un mélange de propos délibérément choquants, de commentaires engagés politiquement à gauche, d’humour acerbe et sarcastique, et de satire virulente, qui visaient notamment les questions politiques et sociales de l’époque, en particulier celles des États-Unis. Plusieurs des chansons du groupe ont critiqué les idéologies de la droite conservatrice, les politiques reaganiennes et les stéréotypes de la culture de masse américaine.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Le plus étrange dans ce groupe est surement la &#8220;déstructure&#8221; des morceaux et l&#8217;intrusion d&#8217;instruments plus ou moins farfelus dans leur punk, comme des instruments à vent ou des rythmes blues derrières des guitares ultra-saturées et agressives. Du jamais vu si j&#8217;ose dire. Le premier morceau sort une sorte de boucan instrumentiste en guise d&#8217;intro puis part sur un punk déjanté avec une basse/batterie rockabilly, ce genre de rythmes se retrouveront tout au long de l&#8217;album. Chaque morceaue est une nouvelle surprise inattendue, country, jazz, gros hardcore de cogneur, chœur féminin, alarme de police&#8230; Le tout sans jamais perdre cet esprit dérangé et même dérangeant qui donne une tout autre dimension à la musique. Les guitares sont fluides, souvent rapides et très rock&#8217;n roll. Le duo basse/batterie est très marquant non par sa complexité de note, mais par ses rythmes magnifiquement exécutés et tenus avec grande classe. La voix très spéciale et poussée de Jello Biaffra risque de choquer et peut être déplaire à certains mais il faut voir ça comme faisant parti d&#8217;un tout ! Le son est quant à lui parfaitement lisse et l&#8217;on sent bien que chaque instrument a sa place, y compris cette basse hyper vrombissante ! Les morceaux durent rarement plus d&#8217;une minute trente, ce qui permet de ne pas se lasser.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Un groupe à part entière qui n&#8217;a pas fini d&#8217;être sur le fil du rasoir de par la difficulté d&#8217;accès de sa musique et ses provocations.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal" style="text-align: right"><em><strong>Sélection réalisée par Sathanas</strong></em></p>
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		<title>Perfectö, Thanator, Necros, Children Of Carnage (Lyon’s Hall, 7 Mars 2009)</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Mar 2009 20:50:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>vinterdrom</dc:creator>
				<category><![CDATA[Live Reports]]></category>

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		<description><![CDATA[
 
Le présent blog n&#8217;est plus utilisé et ne sera plus alimenté.
Ce live-report est transféré et accessible sur le nouveau site des Trublions :
http://trveblyon.blogspot.com/

 
Et oui, en cette belle soirée de Mars, c’est le soir fatidique, le grand soir, le soir test pour savoir si le Lyon’s Hall, salle activiste pour la scène lyonnaise, est désormais aux [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"> </p>
<p><strong><span style="color: #ff0000">Le présent blog n&#8217;est plus utilisé et ne sera plus alimenté.</span></strong></p>
<p><strong><span style="color: #ff0000">Ce live-report est transféré et accessible sur le nouveau site des Trublions :</span></strong></p>
<p><a href="http://trveblyon.blogspot.com/" target="_self"><strong><span style="color: #ff0000">http://trveblyon.blogspot.com/</span></strong></a></p>
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<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"> </p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><img class="alignleft size-full wp-image-395" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/03/necros-61.jpg" alt="necros-61" width="211" height="301" />Et oui, en cette belle soirée de Mars, c’est le soir fatidique, le grand soir, le soir test pour savoir si le Lyon’s Hall, salle activiste pour la scène lyonnaise, est désormais aux normes. Rappelons qu’une descente de sécurité fut réalisée trois jours avant le concert de Baptism + Sargeist. Tout ça sent bon la délation…. Du coup, je retrouve le père Sathanas au Lyon’s Hall, vu que d’un œil vif et aux cillements furtifs, sur leur site de la salle, j’ai appris que les colmariens de Necros passaient sur Lyon. Le concert commence plus tard que prévu. 20h30. Boarf, pas la mort non plus, du coup on se permet d’assister aux balances de Perfectö et l’on observe les aménagements réalisés, semblant rendre la salle conforme à sa capacité nominale. C’est donc de bon augure pour des dates à venir.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">20 minutes d’attente plus tard, et seulement 25 pélots en plus dans la salle, le concert commence avec Perfectö. Groupe de reprises, créé pour le fun par le batteur et le bassiste/chanteur (ici guitariste) de Necros, et de Hagend, bassiste/chanteur de Bloody Sign, par ailleurs assez tatillons quant à la qualité du son de son instrument lors des balances, Perfectö envoie la sauce. Et qu’attendre d’autre de la part du groupe que des reprises de Mötorhead et d’autres standards du hard rock? Bah rien justement. Et c’est ça qui est bon, puisque le mimétisme est poussé à fond, de la dégaine de Hagend au jeu de basse. Cependant, le trio de fendra d’une reprise de Johnny Cash avec une double à fond les ballons, ainsi que de ZZ Top. Pas un set très long, mais pour une petite mise en bouche, foutrement sympathique.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">On passe ensuite à Thanator. Groupe basé à Lyon, et que je vois pour la première fois. Et il faut dire que j’en avais pas spécialement eu des bons échos. Et ça se confirme. Après un premier titre passable, arrive le deuxième où le groupe se chie royalement dessus à vouloir faire des plans syncopés. Résultat : mais qu’est-ce que c’est que cette merde ? Le pire, c’est que les membres du groupe ne sont pas spécialement jeunes. Et ouais, la vieillesse ne fait pas tout. Du coup, on finira le set dehors, dans la bagnole, à vider la bière et écouter un groupe bien bien meilleur.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><img class="alignleft size-full wp-image-397" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/03/necros-5.jpg" alt="necros-5" width="240" height="201" />Installation d’une double pédale plus loin, branchement de gratte et basse, micro. Un regard vite posé sur le public, et voilà que commence le set de Necros avec, précisons-le, deux des ses membres éclopés. Du coup, là, pas la même affaire. Officiant dans un death metal old-school fortement influencé par Incantation ou Immolation, le trio se charge d’envoyer le bois. Jeu de cymbales riche au possible, gratte distillant une ambiance assez prenante et un putain de chant pas piqué des hannetons, rappelant énormément celui d’Angelslayer d’Archgoat, Necros exécute un set d’une bonne grosse quarantaine de minutes. Malheureusement, la sortie de leur démo ayant pris du retard, je ne pourrais pas vous donner des titres de morceaux. Pour conclure ce set, le groupe se fend d’une reprise… d’Incantation, &#8220;Unholy Massacre&#8221;, tirée du &#8220;Onward to Golgotha&#8221;.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Viennent ensuite les Children Of Carnage. Jeune formation, ils ont pour particularité d’avoir une moyenne d’âge de 17 ans, et un bassiste étant… le père du guitariste/frontman. Mais la musique, écrite par un gamin autodidacte, laisse présager un possible futur avec des compos ultra techniques, coincées entre celle de Death ou Necrophagist par moments. Certes, le groupe pour l’instant est dans une optique technique, mais je pense sincèrement qu’ils se calmeront avec ça. Comme à son habitude, ils offrent une prestation scénique carrée à souhait, et les nombreuses cassures de rythmes freinent bien la lancée de pogos.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify"><img class="alignleft size-full wp-image-399" src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/03/necros-4.jpg" alt="necros-4" width="231" height="224" />Cependant, il y a un truc qui m’a énervé, et pour lequel je ne vais pas me gêner pour chier dessus : OK, 25 péquins dans la salle. Mais seulement trois personnes devant les sets de Necros et Perfectö. Normal, personne ne connaissant. Du coup, presque tout le reste du public a fait office de tapisserie, vu que les groupes jouant n’étaient pas ceux des potes. Et évidemment, pas un headbang non plus. Félicitations les mecs.</p>
<p class="MsoNormal" style="text-align: justify">Heureusement qu’il y en avait trois pour se marbrer (un peu) la gueule, sinon ça aurait fortement senti la blase pour les p’tits pères de Colmar. Encore merci à ces deux groupes.</p>
<p class="MsoNormal">
<p class="MsoNormal" style="text-align: right"><em><strong>Live-report réalisé par Ihopeyoudie</strong></em></p>
]]></content:encoded>
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		<title>Interview Eternalis</title>
		<link>http://metal-blogs.com/spiritofmetal/2009/02/28/interview-eternalis/</link>
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		<pubDate>Sat, 28 Feb 2009 08:53:57 +0000</pubDate>
		<dc:creator>vinterdrom</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>

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		<description><![CDATA[ 
Salut Joffrey. Pour commencer, peux-tu nous faire une brève présentation de toi ?
Salut Vinter ! Et bien, pour faire simple, j&#8217;ai dix sept ans, je suis encore lycéen en Terminale et habite dans le fin fond de la campagne sarthoise.
Je suis un passionné de musique et d&#8217;art en général, allant de la lecture au cinéma, [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p> <img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/02/banniere-eternalis.jpg" width="575" align="absmiddle" height="150" /></p>
<p align="justify"><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/02/eternalis_67d8.jpg" width="181" align="left" border="3" height="219" /><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2008/08/image-blanc.JPG" width="10" align="left" height="219" /><font color="#333399"><strong>Salut Joffrey. Pour commencer, peux-tu nous faire une brève présentation de toi ?</strong></font></p>
<p align="justify">Salut Vinter ! Et bien, pour faire simple, j&#8217;ai dix sept ans, je suis encore lycéen en Terminale et habite dans le fin fond de la campagne sarthoise.<br />
Je suis un passionné de musique et d&#8217;art en général, allant de la lecture au cinéma, avec toujours cette recherche critique d&#8217;une certaine originalité et nouveauté dans le contenu ou la forme. Le cinéma me décevant de plus en plus (les films intéressants se comptant malheureusement de plus en plus au compte-goutte !), je suis plus axé sur les romans depuis quelques temps, allant de Philip K. Dick à Bernard Werber en passant par le maître qu&#8217;est Stephen King !</p>
<p align="justify"><font color="#333399"><strong>Comment as-tu découvert le métal, quels ont été tes premiers CDs et qu&#8217;est-ce qui t&#8217;a séduit dans ce genre musical au point d&#8217;y avoir persévéré ?</strong></font></p>
<p align="justify">Le métal est une histoire de famille ! Si mes parents ont toujours pensé qu&#8217;il ne s&#8217;agissait que de fous aux cheveux longs (rires), mes trois frères ont toujours été fans de heavy metal.<br />
Etant beaucoup plus jeune qu&#8217;eux, j&#8217;ai baigné très tôt dans Mötley Crüe, Iron Maiden ou Helloween, c&#8217;est ce qu&#8217;on appelle une bonne éducation je pense (rires).<br />
Mais je n&#8217;y prêtais pas trop attention pour être sincère, j&#8217;étais gamin et je ne faisais pas attention à ce que j&#8217;écoutais. Deux déclics firent que je devins le passionné que je suis aujourd&#8217;hui.<br />
Le premier fut lorsque mon frère m&#8217;enregistra sur une cassette &#8220;The Savage Poetry&#8221; d&#8217;Edguy, et je fus subjugué. Cette voix, cette puissance, j&#8217;étais vraiment hypnotisé et j&#8217;écoutais l&#8217;album des dizaines de fois par jour, je n&#8217;écoutais plus que celui-là&#8230;j&#8217;avais neuf ans.<br />
Le second déclic fut à Noël, je ne sais plus quand, j&#8217;avais onze ans je crois, où mes parents m&#8217;ont offert &#8220;Edward the Great&#8221; d&#8217;Iron Maiden, le best de 2002 ! Et je ne sais combien de fois j&#8217;ai écouté par la suite &#8220;Run to the Hills&#8221;, je suis fou de cette intro de batterie (rires).<br />
Ce disque eut également pour autre effet de m&#8217;intéresser à posséder des albums originaux, et non plus à simplement graver ceux de mes frères. J&#8217;avais trouvé ce que j&#8217;aimais, je découvrais des tonnes de disques tous plus cultes les uns que les autres, toujours dans un registre foncièrement mélodique, sans compter que mes frères jouaient aussi dans un groupe !<br />
Ce fut pour finir Metallian qui m&#8217;ouvrit au métal extrême, genre auquel ma connaissance était encore vierge, alors que je n&#8217;avais que quatorze ans !</p>
<p align="justify"><font color="#333399"><strong>Comment as-tu découvert SoM et qu&#8217;apprécies-tu en particulier dans ce site ?</strong></font></p>
<p align="justify">J&#8217;ai eu internet chez moi relativement tard, donc ce n&#8217;est que chez des potes ou au lycée que j&#8217;y accédais, la plupart du temps pour voir des chroniques d&#8217;albums qui m&#8217;intéressaient ou les nouveautés. Et je revenais très souvent sur Spirit, notamment au niveau des chroniques.<br />
De plus, aimant beaucoup écrire, il n&#8217;était pas rare que je chronique moi-même des albums que j&#8217;aimais beaucoup sur un bout de cahier ou sur mon pc, sans pour autant savoir quoi en faire.<br />
Ce qui fait que le premier geste que je fis quand j&#8217;eu internet fut de créer un profil sur SoM. A la base, c&#8217;était uniquement pour les chroniques, mais j&#8217;y ai découvert un lieu de vie et d&#8217;échange pour un style que je ne partage avec presque personne personnellement. J&#8217;ai donc décidé de vraiment m&#8217;impliquer sur le site.<br />
J&#8217;aime beaucoup la grande variété du site, passant presque tout ce qui est imaginable en revue, ainsi que la possibilité de pouvoir y faire de nombreuses activités. Nous sommes loin d&#8217;un site où seulement quelques individus agissent et les autres restent spectateurs&#8230;c&#8217;est cette interactivité entre tous qui me plait !</p>
<p align="justify"><font color="#333399"><strong>Au contraire, qu&#8217;est-ce qui te déplait dans SoM et que tu aimerais voir s&#8217;améliorer ?</strong></font></p>
<p align="justify">Je ne sais pas&#8230;Korn peut-être (rires) !<br />
Non, sérieusement, je ne suis pas très ancien sur le site donc je pense que je suis arrivé à une époque où la grande majorité des défauts majeurs avaient été bannis.<br />
Ce que je pourrais regretter se situe au niveau des individualités et non pas du site en lui-même, la supériorité de certains sous prétexte qu&#8217;ils se cachent derrière un écran me désole, la diffamation gratuite sur les forums me fait vomir (enfin, un peu rire aussi !) ainsi que la prétention qu&#8217;ont certains à venir détruire le travail des autres sans autre motif que celui de faire chier son monde. Mais nous retrouvons ici une facette peu reluisante de notre société commune, et ce n&#8217;est pas à SoM qu&#8217;il faut imputer ça !</p>
<p align="justify"><font color="#333399"><strong>Tu es un des chroniqueurs les plus prolifiques de SoM. Comment abordes-tu l&#8217;exercice de la chronique ? Quelles sont tes méthodes de travail ?&#8230;Dis-nous tout !</strong></font></p>
<p align="justify">De la manière la plus simple qu&#8217;il soit, avec le cœur et les tripes.<br />
Lorsque j&#8217;écoute un album et que je commence à le connaître d&#8217;un point de vue strictement musical, tous un tas de phrases commencent à envahir ma tête, je n&#8217;y peux pas grand-chose ! J&#8217;ai toujours été très descriptif, vouloir mettre des mots sur les sensations, ce qui représente selon moi autant la base d&#8217;une chronique que son élément le plus difficile à capter.<br />
Mais la chronique finale, son intention et sa profondeur dépendra beaucoup de l&#8217;album en lui-même. Tout dépend du style, lorsqu&#8217;il s&#8217;agit de heavy par exemple, ce pour lequel je suis le plus spécialisé, je pourrais y apporter beaucoup de références, de comparaisons voire même quelques notes d&#8217;humour.<br />
Ce dont je suis incapable pour certains artistes ! Je ne supporte pas de voir des chroniques drôles pour des albums profondément noirs ou très émotionnels, il faut y injecter du ressenti, décrire les émotions traversées, laisser aller son cœur et ne pas rester dans une écriture linéaire et ennuyeuse.<br />
Je ne dispose donc d&#8217;aucune technique qui pourrait être réutilisée, simplement ma sensibilité artistique.</p>
<p align="justify"><font color="#333399"><strong>Combien de temps te prend en moyenne l&#8217;écriture d&#8217;une chronique ? Es-tu du genre à la terminer d&#8217;un trait ou la laisser mûrir en retravaillant régulièrement ton texte ?</strong></font></p>
<p align="justify">J&#8217;écris toujours de manière instinctive, je ne suis pas du genre à commencer pour terminer une semaine après, cela mettrait tout en l&#8217;air, la spontanéité et l&#8217;émotion que je peux chercher à transmettre. Donc jamais plus de 1h / 1h30.<br />
Il faut que je sente l&#8217;album, que je sois certain qu&#8217;il s&#8217;agisse du bon moment. Quand je définis un album, je l&#8217;écoute alors avec une minutie et une précision peu communes, en notant de temps à autres les sentiments qui parcourent tels ou tels passages, tels solos, hurlements ou déchirement de haine, afin de présenter ce que je définis comme essentiel dans un disque.<br />
Ensuite, je commence l&#8217;écriture en écoutant une nouvelle fois l&#8217;album, pour certaines impressions qui me viendraient sur le moment. Je suis persuadé qu&#8217;une de mes chroniques serait totalement différente dans la forme si je la refaisais plusieurs semaines plus tard, même si le fond et le jugement musical et artistique seraient, quant à eux, inchangés ! Pas de négociation (rires).</p>
<p align="justify"><font color="#333399"><strong>As-tu déjà ressenti l&#8217;angoisse de la panne d&#8217;inspiration en plein milieu de l&#8217;écriture d&#8217;une chronique, ou à la simple idée de l&#8217;attaquer ? As-tu quelques essais inachevés dans ta besace ?</strong></font></p>
<p align="justify">C&#8217;est peut-être prétention de dire ça mais non, jamais. Etant donné que, comme je te l&#8217;ai dit, je choisis chaque disque que je chronique avant d&#8217;entamer une chronique, je sais toujours plus ou moins où je vais.<br />
Et la musique est avant tout une histoire de feeling je pense, donc, on peut toujours développer des arguments ou des critiques envers ce même feeling. Je ne possède également rien d&#8217;inachevé, tout ce que je commence se retrouve actuellement sur SoM !<br />
En revanche, c&#8217;est un peu plus compliqué quand je m&#8217;attaque à l&#8217;écriture des romans (rires).</p>
<p align="justify"><font color="#333399"><strong>Tu es en passe de devenir la nouvelle &#8220;coqueluche&#8221; de certains membres du site, n&#8217;appréciant visiblement guère que tu critiques ouvertement certains de leurs albums chéris. Comment réagis-tu à cela ?</strong></font></p>
<p align="justify">(rires) Il fallait bien que ça tombe ! Par simple soucis de déontologie, je ne citerai donc pas de (pseudo) nom (rires).<br />
Non mais franchement, lorsque je lis certains commentaires, j&#8217;ai l&#8217;impression que je suis payé par un label qui n&#8217;est pas content que j&#8217;ai assassiné son dernier poulain ! Sérieusement, je me suis moi-même imposé de passer du temps à écrire des chroniques, alors ce n&#8217;est certainement pas pour m&#8217;imposer des concessions.<br />
Je n&#8217;ai jamais critiqué ni adulé aucun album sans une argumentation solide et détaillée. Je déteste viscéralement les chroniques visant à un simple &#8220;Génial, rien à redire&#8221; ou à un puéril &#8220;C&#8217;est de la merde&#8221;.<br />
Certes, je suis tout à fait conscient qu&#8217;il puisse y avoir des divergences d&#8217;opinions, et heureusement car le débat forge la maturité, mais lorsque l&#8217;optique est simplement de venir détruire ton boulot, je ne suis ni d&#8217;accord et encore moins tendre avec ceux-là, surtout que ce sont toujours ceux qui en font le moins qui viennent critiquer. Comme je l&#8217;ai dit, SoM est un site démocratique, alors strictement rien ne leur empêche de prendre leur clavier pour écrire une chronique dans la direction inverse de la mienne. Au contraire, ainsi le lecteur aura plusieurs points de vue et il pourra ensuite tirer le meilleur de chaque partie pour forger sa propre opinion.<br />
Mais ce qui me fait le plus rire est que les arguments sont dans ce contexte-là si vides et stériles que je ne peux qu&#8217;être déçu par un tel comportement, notamment lorsque une certaine prétention prend le pas sur la critique. Prétention venant également de mon âge je pense.<br />
Mais comme dis le dicton, &#8220;il faut de tout pour un faire un monde&#8221;, même du pire (rires).</p>
<p align="justify"><font color="#333399"><strong>Souhaites-tu continuer à écrire des chroniques sur SoM pour le plaisir, ou penses-tu à l&#8217;avenir te professionnaliser dans cet exercice ? Serais-tu prêt à travailler, si l&#8217;occasion se présentait, pour un mag metal de renom, malgré le fait que la plupart de leurs chroniques ne visent qu&#8217;à satisfaire les maisons de disques et leurs poulains ?</strong></font></p>
<p align="justify">Je pense, même si c&#8217;est peut-être naïf, que les magazines ne sont pas aussi corrompus que l&#8217;on veut bien le laisser entendre. Si je prends l&#8217;exemple de Metallian, ils ne se gênent jamais pour critiquer des groupes de renom, et je les trouve vraiment intègres dans leur démarche très axée sur la scène underground permettant, bien mieux que la concurrence, de découvrir les joyaux de l&#8217;ombre.<br />
Pour répondre à ta question, les études supérieures que je vise se situent dans l&#8217;édition ou le journalisme et c&#8217;est en effet un désir que je caresse quelques fois, surtout depuis que j&#8217;ai réalisé l&#8217;interview de Kalisia. Cela m&#8217;a ouvert un autre horizon, une autre facette du groupe qui me plait aussi énormément mais un autre problème me vient à l&#8217;esprit : la taille !<br />
SoM offre une liberté totale sur le contenant d&#8217;une chronique, ce qui n&#8217;est pas le cas dans un magazine qui, trop souvent, souffre de chroniques trop courtes et manquant de développement à mon goût.<br />
Peut-être y arriverais-je un jour ? Je ne sais pas mais je suis aussi heureux de faire partie en quelque sorte avec SoM d&#8217;un maillon de la chaine underground, même s&#8217;il reste le moins glorieux tout en restant indispensable à mes yeux !</p>
<p align="justify"><font color="#333399"><strong>Parallèlement à l&#8217;écriture de tes chroniques, tu travailles à l&#8217;élaboration de romans dont un en particulier (&#8221;Black Earth&#8221;) est fin prêt ! Peux-tu nous en dire plus à ce sujet, notamment sur les thèmes que tu abordes et les principales difficultés liées à cet exercice ?</strong></font></p>
<p align="justify">Il ne va pas sans dire que le romanesque est bien plus complexe que la chronique. J&#8217;avoue d&#8217;ailleurs avoir un peu mis de côté cet aspect pour le moment, préférant travailler et perfectionner mon style sur les chroniques avant de revenir aux romans.<br />
La difficulté principale réside dans l&#8217;approfondissement de la psychologie des personnages, un point essentiel. Il faut rendre les personnages denses, complexes, paradoxaux, loin de la linéarité ou du manichéisme dont souffrent les fictions actuelles.<br />
Ensuite, il faut un scénario et une approche originale, ce qui n&#8217;est pas aisé mais j&#8217;y attache la plus grande importance, que l&#8217;histoire développée fasse réfléchir le lecteur et surtout qu&#8217;il n&#8217;y voit pas la simple redite d&#8217;un scénario déjà connu. Puis enfin vient l&#8217;écriture en elle-même, qui doit également révéler une certaine profondeur, l&#8217;utilisation d&#8217;effets de styles devenant indispensable pour fournir l&#8217;épaisseur dont le récit a besoin, comme par exemple la multiplication des points de vue d&#8217;une même action afin d&#8217;établir une certaine objectivité à l&#8217;intérieur d&#8217;un capharnaüm de ressentis et de perceptions différentes. Une horreur à écrire mais un résultat souvent intéressant (rires).<br />
Quand à &#8220;Black Earth&#8221;, il s&#8217;agit d&#8217;une fiction d&#8217;anticipation. Le personnage principal se retrouve enfermé dans une cellule avec pour unique vision le spectacle de la totale annihilation de toute forme de vie organique de la planète. Il cherchera les raisons de son enfermement, de sa survie, recollera les morceaux de son passé un-à-un à travers des flashbacks.<br />
Le but était de pointer du doigt la maîtrise du pouvoir sur nos vies, un peu à la manière d&#8217;un Matrix mais dans une direction diamétralement opposée. Les chimères de nos existences, les mensonges quotidiens, la noirceur d&#8217;une réalité cachée sous de nombreuses couches de mensonges et surtout la fragilité de notre ère.</p>
<p align="justify"><font color="#333399"><strong>As-tu, à l&#8217;heure actuelle, noué des liens avec des maisons d&#8217;éditions ?</strong></font></p>
<p align="justify">Je me suis renseigné, ai téléphoné à des boites plus ou moins axées sur les jeunes auteurs, mais il m&#8217;est impossible actuellement d&#8217;aller plus loin en raison de frais d&#8217;édition trop élevés.<br />
Je prends donc le temps de peaufiner le roman, qui est actuellement entre les mains de deux professeurs de français afin de le retoucher. J&#8217;essaie également de développer des nouvelles idées et mon deuxième roman possède une base très commune, très simple et loin de l&#8217;univers chaotique du premier. Je vise uniquement la psychologie et la décadence sur cet écrit, mais tout est encore au stade embryonnaire.</p>
<p align="justify"><font color="#333399"><strong>Non content de manier la plume, tu pratiques aussi la musique et le chant. Dans quel(s) registres évolues-tu et quelles sont tes influences ?</strong></font></p>
<p align="justify">On ne peut appeler ça pratiquer (rires). Je cherche, oui, des musiciens mais sans grand espoir de compatibilité avec quelqu&#8217;un d&#8217;aussi chiant que moi en campagne (rires).<br />
Un de mes meilleurs amis habitant dans mon village s&#8217;est mis depuis peu à la guitare, et nous avons une vision de la musique en grande partie similaire, mais c&#8217;est encore trop peu !<br />
Côté musique, j&#8217;aime le clavier mais je n&#8217;en possède pas et la batterie, je dispose d&#8217;une bonne oreille mais je n&#8217;ai pas la chance d&#8217;en avoir une non plus. En revanche, côté cordes vocales, étant normalement formé, j&#8217;en possède comme tout le monde (rires).<br />
Je possède une voix plutôt aiguë, comme mon frère (chanteur d&#8217;Eleventh Plague) même si je chante moins bien ! Néanmoins, je tente de m&#8217;ouvrir au chant extrême, je suis un grand admirateur des émotions véhiculées par le black metal.<br />
Je suis un fan de Maiden, Angra, Meshuggah, Edguy, Gamma Ray et une bonne partie de la scène heavy allemande, mais ça ne m&#8217;intéresserait pas d&#8217;en jouer. Tout a déjà été dit, et je ne prendrais pas le risque de tomber dans le plagiat de mes influences.<br />
En revanche, je possède une grande admiration pour Devin Townsend ou Beyond Twilght, qui font avancer la musique avec un grand talent et une sensibilité rare. Dernièrement, j&#8217;ai été ébloui par la mélancolie de Totalselhatred, déchiré par le dernier album de The End, très impressionné par Kalisia et hypnotisé par Porcupine Tree&#8230;des groupes uniques au service d&#8217;une musique novatrice et avant-gardiste. C&#8217;est vers des artistes comme ceux-là que je tenterais de me diriger, sans compter ma récente découverte de l&#8217;ambiant&#8230;</p>
<p align="justify"><font color="#333399"><strong>Tu es également à la recherche de musiciens&#8230;Alors, le &#8220;Eternalis Band&#8221;, ça ressemblerait à quoi ?</strong></font></p>
<p align="justify">Alors, Steve Harris à la basse, Gene Hoglan à la batterie, Finn Zierler aux claviers et Kiko Loureiro aux grattes (rires).<br />
Je ne peux pas te dire, je voudrais simplement découvrir des personnes aussi passionnées que moi, et surtout sincères dans leur démarche, pas des saloperies de rock stars (rires).<br />
Il n&#8217;y qu&#8217;avec un groupe que je parviendrais à perfectionner ma voix, je suis ouvert à toutes propositions !</p>
<p align="justify"><font color="#333399"><strong>Cette interview sera publiée sur le blog de Spirit of Metal donc question inévitable : que représente pour toi l&#8217;esprit du metal ?</strong></font></p>
<p align="justify">J&#8217;ai longtemps pensé que le metal était la seule vraie musique intéressante et que tous les metalleux étaient comme des frères entre eux. Mais plus le temps passe et plus je m&#8217;aperçois que cette soi-disant fraternité n&#8217;existe pas, les mêmes débilités reviennent partout, les préjugés, la mauvaise foi, la négativité sont présentes dans le metal autant qu&#8217;ailleurs.<br />
C&#8217;est donc du côté de la musique que je me pencherais, plus que ses membres. Le metal est synonyme de recherche, de créativité et surtout d&#8217;un rejet du conformisme ambiant détruisant l&#8217;art à petit feu.<br />
Selon moi, le vrai metalleux n&#8217;est pas l&#8217;adolescent en mal de vivre écoutant Slayer ou Slipknot sans le comprendre, c&#8217;est celui qui saura pourquoi il l&#8217;écoute et qui aura des valeurs. Le metal n&#8217;est pas une musique passive, on ne l&#8217;écoute pas parce que c&#8217;est cool, il y a toujours un but derrière, la recherche d&#8217;un absolu. Cette envie (pas partout, c&#8217;est clair !) de marier les genres, de le coupler avec le noble art classique ou encore de repousser toutes les frontières afin de devenir unique ; c&#8217;est en ceci que réside l&#8217;esprit du metal !</p>
<p align="justify"><font color="#333399"><strong>Merci Joffrey pour le temps consacré à cette interview. Une dernière chose à ajouter ?</strong></font></p>
<p align="justify">Je voudrais d&#8217;abord remercier mes parents, mes frères, mon chien&#8230; quoi, vous vous en foutez ?! Bon OK (rires).<br />
Non, sérieusement, pas mal de choses ont été dites. Que pourrais-je rajouter ? Je suis toujours un peu désabusé de voir le heavy metal si critiqué par les fans de metal sous prétexte que ce n&#8217;est pas assez agressif, je trouve ça pathétique. Ce sont mes racines, mes bases&#8230;<br />
Merci d&#8217;avoir pris le temps de lire cette modeste interview.</p>
<p align="justify">Joffrey &#8220;Eternalis&#8221; ! Stay Heavy !!</p>
<p align="right"><strong><em>Interview réalisée par Vinterdrøm</em></strong></p>
]]></content:encoded>
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		</item>
		<item>
		<title>Edito : le cadeau de Noël des Trublions</title>
		<link>http://metal-blogs.com/spiritofmetal/2009/02/14/edito-le-cadeau-de-noel-des-trublions/</link>
		<comments>http://metal-blogs.com/spiritofmetal/2009/02/14/edito-le-cadeau-de-noel-des-trublions/#comments</comments>
		<pubDate>Sat, 14 Feb 2009 12:07:00 +0000</pubDate>
		<dc:creator>vinterdrom</dc:creator>
				<category><![CDATA[Edito]]></category>

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		<description><![CDATA[
Le présent blog n’est plus utilisé et ne sera plus alimenté.
Cet article est transféré et accessible sur le nouveau site des Trublions :
 
http://trveblyon.blogspot.com/

- Jingle bells, jingle bells, la la la la la
- Hein ? Mais keskecé z&#8217;bordel, kestu fous là, le vioque ? Et c&#8217;est quoi ce pyjama rouge de mes deux ?
- Et [...]]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p align="justify">
<p><span style="color: #ff0000"><strong>Le présent blog n’est plus utilisé et ne sera plus alimenté.</strong></span></p>
<p><span style="color: #ff0000"><strong>Cet article est transféré et accessible sur le nouveau site des Trublions :</strong></span></p>
<p><span style="color: #ff0000"><strong> </strong></span></p>
<p><span style="color: #ff0000"><strong><a href="http://trveblyon.blogspot.com/" target="_self">http://trveblyon.blogspot.com/</a></strong></span></p>
<p align="justify">
<p align="justify">- Jingle bells, jingle bells, la la la la la<br />
- Hein ? Mais keskecé z&#8217;bordel, kestu fous là, le vioque ? Et c&#8217;est quoi ce pyjama rouge de mes deux ?<br />
- Et bien &#8230; hum &#8230; vois-tu, mon garçon, j&#8217;ai été dépêché par les p&#8217;tits gars des Trublions pour venir t&#8217;offrir tout plein de jolis cadeaux metalliques. Joyeux Noël, mon garçon !<br />
- Noël, non mais t&#8217;as cramé un fusible, t&#8217;as pas vu ? Hé, le 25 Décembre, c&#8217;est passé, on est en Février, là ! T&#8217;es bigleux ou quoi ?<br />
- Hu hu hu, je comprends parfaitement ton emportement, hu hu. Mais si les p&#8217;tits gars ont pris leur temps, c&#8217;est pour mieux te gâter, mon garçon. Et puis &#8230; mmmh &#8230; (comment m&#8217;ont-ils dit déjà ?) &#8230; mmmh &#8230; oui, c&#8217;est bien ça, ils voulaient revenir aux fondamentaux, aux racines.<br />
- Racine, c&#8217;est pas un scribouillard à la con, ça ? Et Trve Blyon, c&#8217;est quoi ce groupe ? Ils jouent quoi ?<br />
- Hu hu, non, mon garçon, ce n&#8217;est pas un groupe musicalement parlant, bien que certains de ses membres pratiquent la musique. Il s&#8217;agit d&#8217;une équipe de rédacteurs qui publie des articles sur le blog de Spirit Of Metal traitant de différents courants du metal ou styles associés, abordant parfois certains genres très &#8230; underground, comme ils disent.<br />
- Connais pas. Et puis t&#8217;façon, moi, je lis que Metallian. Ca, c&#8217;est du mag underground qui déchire sa mère. Le reste, m&#8217;en fous, c&#8217;est d&#8217;la merde.<br />
- Si je puis me permettre une remarque, mon garçon, tu ferais bien d&#8217;aller y jeter un coup d&#8217;œil, leurs articles sont très instructeurs &#8230; (marmonnant dans sa barbe &#8230; et ça t&#8217;mettrait un peu d&#8217;plomb dans la cervelle, vin diou)&#8230;<br />
- Hein, t&#8217;as dit quoi à la fin, j&#8217;ai pas entendu ?<br />
- Hum hum, je disais que &#8230; je prendrai bien un peu de Morgon ou de Tavel, vin diou. La route a été longue et je ne serais pas contre un petit remontant, hu hu &#8230; (pfffiou) &#8230;<br />
- C&#8217;est des trucs de snob ça, y&#8217;a que d&#8217;la piquette ici. Et tes boniments à deux balles, tu peux t&#8217;les carrer bien profond. Bon, t&#8217;as ram&#8217;né quoi alors ?<br />
- Et bien, pour commencer, j&#8217;ai avec moi un best-of de l&#8217;année 2008, que les p&#8217;tits gars des Trublions m&#8217;ont chargé de t&#8217;apporter en guise de compensation pour le retard de livraison. Et ils m&#8217;ont dit aussi que &#8230; mmmh, attends &#8230; voilà ! &#8230; qu&#8217;ils en avaient marre des best-of aseptisés et mainstream, et qu&#8217;ils voulaient offrir quelque chose de plus original, de plus barré. Et montrer qu&#8217;ils assument pleinement leur réputation de farouches combattants de l&#8217;extrême et de l&#8217;underground.<br />
- Extrême ? Underground ? Ils déconnent là, attends, y&#8217;a même pas le dernier Cradeule, le meilleur album 2008, alors qu&#8217;ils en ont parlé dans Metallian. Ca craint, leurs cadeaux !<br />
- Mmm bon (moue perplexe) &#8230; mais dis-moi, mon garçon, quelles sont donc ces sonorités en &#8230; hum, comment dire &#8230; polymère de synthèse, qui sortent de tes haut-parleurs. Pourrais-tu baisser un tantinet le volume, mon garçon, eu égard à un pauvre vieillard comme moi dont les oreilles s&#8217;affaiblissent de jour en jour ?<br />
- V&#8217;a t&#8217;faire voir, j&#8217;baiss&#8217;rai pas. Et ça le vioque, t&#8217;y touche pas, tu dis pas du mal hein, sinon j&#8217;te crame le cul. Ca, c&#8217;est In Sorte Diaboli, le meilleur album 2007. L&#8217;est trop fort, ct&#8217;album. J&#8217;arrête pas dl&#8217;écouter, c&#8217;est du trve de la mort !<br />
- Hu hu, toutes mes excuses, mon garçon, mais vois-tu, dans le best-of 2008, question &#8230; hum, trve de la mort comme tu dis, il y a des groupes qui enregistrent dans des caves et des cimetières, il paraît.<br />
- Ah ouais, c&#8217;est vrai ? Trop d&#8217;la balle, faut que j&#8217;écoute ça alors !<br />
- (Marmonnant dans sa barbe &#8230; Bigre, qu&#8217;est-ce-qu&#8217;il faut pas inventer pour les appâter, ces p&#8217;tits vauriens) &#8230;<br />
- Hein, tu disais quoi, j&#8217;ai pas entendu ?<br />
- Hum hum, je disais que &#8230; on pourrait peut-être continuer à déballer, si tu le veux bien ? &#8230; (pfffiou) &#8230;<br />
- Bon alors, c&#8217;est quoi la suite ?<br />
- Un bon gros cadeau pour les grands et les petits, qu&#8217;ils disent. Une sélection heavy metal présentant les pierres fondatrices du genre. La base de tout, qu&#8217;ils disent.<br />
- Du heavy metal ?! Attends, c&#8217;est pourri, que des tarlouzes en falzar moulant, j&#8217;veux pas d&#8217;ça moi !<br />
- Hu hu, mais d&#8217;après eux, il paraît que sans ces groupes-là, la musique que tu écoutes aujourd&#8217;hui, mon garçon, n&#8217;existerait certainement pas, et ils savaient également bien &#8230; hum &#8230; balancer la sauce, comme on dit, si tu me permets cette petite gaillardise, hu hu !<br />
- Ouais, OK, j&#8217;vais filer ça à mon vieux, il arrête pas de radoter avec ses Médeune et ses Manauouare, ça l&#8217;calmera. Mais que des feukin&#8217; poseurs ça !<br />
- Hum, soit &#8230; Et bien, je suis très heureux que tout le monde puisse profiter de ces cadeaux. Et bonne année et bonne santé, mon garçon, à toi et à tes proches, de la part de toute l&#8217;équipe des Trublions.<br />
- Ouais, c&#8217;est ça, et qu&#8217;ils crèvent avant la fin de l&#8217;année. Maintenant, barre-toi.<br />
- (Crève toi-même, p&#8217;tit trve du cvl !)<br />
- Hein, quoi ?<br />
- Hu hu hu &#8230; jingle bells, jingle bells, la la la la la &#8230;</p>
<p><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/02/capsule-cadeau.JPG" alt="" width="575" height="52" align="absmiddle" /></p>
<p><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/02/ruban-beergrinder.jpg" alt="" width="575" height="53" align="absmiddle" /></p>
<p><span style="color: #000080"><strong>KILL THE CLIENT &#8211; Cleptocracy</strong></span></p>
<p align="justify"><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/02/kill-the-client.jpg" border="3" alt="" width="150" height="150" align="left" /><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2008/08/image-blanc.JPG" alt="" width="10" height="150" align="left" />Aïe, putain la baffe dans la gueule ! On a pourtant eu du lourd cette année avec des galettes de Misery Index, Brain Drill et des invincibles Origin&#8230; Mais avec ce deuxième album, les grindeux  texans de Kill The Client tirent dans le tas et se font une place de choix dans les albums 2008 à grandes rafales de M16.<br />
Comme tout groupe de grind/death revendicatif qui se respecte, Kill The Client vomit sa haine à grands coups de riffs dévastateurs, de paroles accusatrices soutenues par les blast-beats déchainés de Brian Fajardo.<br />
Ceux qui apprécient l&#8217;incroyable brutalité de &#8220;Chaos Dissection Order&#8221; et &#8220;In for the Kill&#8221; des hollandais d&#8217;Inhume doivent se jeter sans attendre sur ce Cleptocracy aussi débridé que précis. Le côté death est un peu moins présent que chez les hollandais au profit du côté punk, mais dans tous les cas, l&#8217;efficacité est bien présente.<br />
Pas de chichi, des titres entre 1&#8242; 00&#8221; et 1&#8242; 30&#8221; qui déblayent tout comme &#8220;Bullet Proof Vultures&#8221; ou le monumental &#8220;Spartacus &#8220;et le tour est joué. Bon, 18 titres pour 22 minutes de zique, c&#8217;est court mais au vu de l&#8217;intensité de la galette c&#8217;est presque suffisant.<br />
Un cadeau injustement oublié cette année qui ravira les plus brutaux d&#8217;entre nous.</p>
<p align="justify"><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/02/capsule-cadeau.JPG" alt="" width="575" height="52" align="absmiddle" /></p>
<p><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/02/ruban-vinter.JPG" alt="" width="574" height="54" align="absmiddle" /></p>
<p><span style="color: #000080"><strong>LIFELOVER &#8211; Konkurs</strong></span></p>
<p align="justify"><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/02/lifelover.jpg" border="3" alt="" width="150" height="150" align="left" /><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2008/08/image-blanc.JPG" alt="" width="10" height="150" align="left" />Troisième album en trois ans pour les névrosés de Lifelover. Subtil mélange entre l&#8217;agressivité maladive de &#8220;Pulver&#8221; et le spleen urbain de &#8220;Erotik&#8221;, &#8220;Konkurs&#8221; s&#8217;ouvre également à la nostalgie et la mélancolie, suivant une progression logique et implacable, véritable maelström de pulsions morbides et suicidaires (à peine) dissimulées sous une apparence lisse et respectable.<br />
Œuvrant dans un melting-pot rock/metal aux influences black, new-wave, jazz, electro voire même ambiant, avec des morceaux construits selon un format tubesque et des mélodies simples à la fois accrocheuses et venimeuses, le sextet suédois présente avec &#8220;Konkurs&#8221; ce qui n&#8217;est rien de moins que leur album le plus riche et le mieux produit à ce jour. Leur album le plus abouti, leur meilleur, en somme.<br />
Original, varié et artistiquement top, cette galette n&#8217;est rien de moins qu&#8217;un pur concentré de drogue dure. Gare à l&#8217;addiction &#8230; et à l&#8217;overdose !</p>
<p align="justify"><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/02/capsule-cadeau.JPG" alt="" width="575" height="52" align="absmiddle" /></p>
<p><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/02/ruban-steel.JPG" alt="" width="575" height="54" align="absmiddle" /></p>
<p><span style="color: #000080"><strong>PENDRAGON &#8211; Pure</strong></span></p>
<p align="justify"><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/02/pendragon.jpg" border="3" alt="" width="150" height="150" align="left" /><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2008/08/image-blanc.JPG" alt="" width="10" height="150" align="left" />Attention cet album est une pépite de prog metal !<br />
Pourquoi Prog Metal et pas Metal Prog me direz-vous?<br />
Parce qu&#8217;à l&#8217;écoute du disque on remarque plus facilement l&#8217;aspect prog que metal. Toutefois, la combinaison des deux styles est une vraie réussite faite de hauts pics d&#8217;émotions et d&#8217;un degré technique enviable, le tout servi par des riffs en béton.<br />
A ceux qui aiment Ayreon, Porcupine Tree, Pink Floyd ou même le &#8220;Damnation&#8221; d&#8217;Opeth : écoutez-le, offrez-le à votre meilleur ami ou à vos parents, faites-vous-le en cadeau et alors là, vous m&#8217;en direz des nouvelles.<br />
Pour les amateurs de belles guitares, c&#8217;est aussi l&#8217;occasion de toucher le paradis grâce aux envolées splendides ici présentes.</p>
<p align="justify"><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/02/capsule-cadeau.JPG" alt="" width="575" height="52" align="absmiddle" /></p>
<p><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/02/ruban-eulmatt.JPG" alt="" width="575" height="52" align="absmiddle" /></p>
<p><span style="color: #000080"><strong>MAR DE GRISES &#8211; Draining the Waterheart</strong></span></p>
<p align="justify"><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/02/mar-de-grises.jpg" border="3" alt="" width="150" height="150" align="left" /><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2008/08/image-blanc.JPG" alt="" width="10" height="150" align="left" />L&#8217;Amérique du Sud est une terre de metal bien connue des fans de thrash, de death, de black ou même de prog. Le Chili n&#8217;est cependant pas son représentant le plus connu, et quand il s&#8217;agit de parler de doom, là il s&#8217;agit d&#8217;une première.<br />
Pour leur second opus, les Chiliens ont pondu une merveille. Du doom-death de grande qualité, très respectueux des fondamentaux (ce qui est un gage de qualité en doom), allant lorgner vers des univers atmosphériques pour alléger ce qu&#8217;il faut leur musique, qui demeure d&#8217;une grande élégance (l&#8217;influence d&#8217;Anathema se révèle par instants).<br />
Une sombre masse en mouvement, jamais pesante, toujours fluide et chargée d&#8217;émotion. Un grand disque de doom-death trouvant parfaitement sa place dans une scène de plus en plus fournie.</p>
<p align="justify"><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/02/capsule-cadeau.JPG" alt="" width="575" height="52" align="absmiddle" /></p>
<p><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/02/ruban-sath.JPG" alt="" width="575" height="51" align="absmiddle" /></p>
<p><span style="color: #000080"><strong>IMPIETY &#8211; Dominator</strong></span></p>
<p align="justify"><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/02/impiety.jpg" border="3" alt="" width="150" height="150" align="left" /><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2008/08/image-blanc.JPG" alt="" width="10" height="150" align="left" />Un simple EP hyper efficace d&#8217;un groupe qu&#8217;on ne présente plus. Pas beaucoup d&#8217;albums à écouter datant de cette année mais si il y en a un que j&#8217;ai retenu, c&#8217;est vraiment &#8220;Dominator&#8221; avec sa batterie/mitraillette/coup de canon, ces riffs hyper-soignés, accrocheurs, rapides et ultra-violents avec des vocaux sortis de l&#8217;enfer, tout aussi diaboliques que les paroles. La petite reprise de Sarcofago &#8220;The Black Vomit&#8221; faite à 200 km/h et de manière plus moderne sans enlever le charme de l&#8217;originale. Pas une minute de répit et encore moins de lassitude. Encore merci à Impiety pour leur live au Lyon&#8217;s Hall et pour ce &#8220;Dominator&#8221;.</p>
<p align="justify"><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/02/capsule-cadeau.JPG" alt="" width="575" height="52" align="absmiddle" /></p>
<p><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/02/ruban-darko.JPG" alt="" width="574" height="52" align="absmiddle" /></p>
<p><span style="color: #000080"><strong>OPETH &#8211; Watershed</strong></span></p>
<p align="justify"><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/02/opeth.jpg" border="3" alt="" width="150" height="150" align="left" /><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2008/08/image-blanc.JPG" alt="" width="10" height="150" align="left" />Jamais un groupe n&#8217;aura su imposer avec autant d&#8217;assurance une quasi-unanimité auprès d&#8217;un aussi grand nombre d&#8217;auditeurs si divers et variés. Opeth, on aime ou on n&#8217;aime pas, mais on s&#8217;incline respectueusement devant les qualités et la démarche de ce travail de recherche musical captivant. Aidé de ces sept morceaux explorant des horizons musicaux étonnants, Opeth poursuit sa quête initiatique aux confins d&#8217;un univers où se croisent des influences qu&#8217;on pourrait croire contradictoires, mais qu&#8217;il réunit pourtant avec un talent et une audace incroyables, enfantant ainsi un mélange subtil et délectable. De telle sorte qu&#8217;Opeth redonne tout son sens au terme &#8220;progressif&#8221;, repoussant les limites toujours au-delà&#8230;</p>
<p align="justify"><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/02/capsule-cadeau.JPG" alt="" width="575" height="52" align="absmiddle" /></p>
<p><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/02/ruban-arch.JPG" alt="" width="575" height="51" align="absmiddle" /></p>
<p><span style="color: #000080"><strong>NYKTALGIA &#8211; Peisithanatos</strong></span></p>
<p align="justify"><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/02/nyktalgia.jpg" border="3" alt="" width="150" height="150" align="left" /><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2008/08/image-blanc.JPG" alt="" width="10" height="150" align="left" />A vrai dire, je ne pensais pas tomber sur une telle révélation. Etant farouchement hostile au black metal ambiant enrobé de mélodies gentillettes et de mid-tempos à endormir un pompier en plein brasier, voilà que je tombe nez à nez avec l&#8217;une des plus belles définitions de BM mélodique et posé que Lucifer puisse m&#8217;apporter. Nyktalgia, formation germanique, en est à son deuxième album, un concentré de black metal très mélodique, parfois doucereux. Mais ô joie, rien de tout cela ne renifle le miel bon marché, la musique du groupe reste rugueuse et appuyée par des rythmiques rigoureuses, aucune de ces envolées guitaristiques n&#8217;est prise à la légère, chacune a été minutieusement réfléchie par le musicien, laissant parler à la fois sa logique et ses émotions, on a droit à un bassiste mis incroyablement en évidence, offrant au riffing toute sa profondeur. Le chanteur, quant à lui, excelle dans un registre proche de Varg Vikernes, dégageant cependant davantage de colère que le norvégien. Les morceaux sont longs, rien que &#8220;Nekrolog&#8221;, morceau le plus court de la galette dure 7 bonnes minutes, morceau d&#8217;ailleurs à la palette la plus sombre, intégrant une lourdeur death bien prononcée (oui oui, vous avez bien lu !), gros changement par rapport aux premier et troisième titres tout en dentelle. Le dernier reste absolument mid-tempo, comme une dernière ode aux lamentations.<br />
Ce magnifique album m&#8217;a apporté de l&#8217;espoir et une nouvelle vision du black metal plus posé. Sachant se montrer inventif, malicieux et surtout suffisamment nerveux, il jouit d&#8217;un répertoire atmosphérique singulier, abouti grâce à cette manière de composé tellement intelligente.<br />
L&#8217;album de 2008, sans hésitations.</p>
<p align="justify"><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/02/capsule-cadeau.JPG" alt="" width="575" height="52" align="absmiddle" /></p>
<p><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/02/ruban-ihope.JPG" alt="" width="575" height="64" align="absmiddle" /></p>
<p><span style="color: #000080"><strong>DEAD CONGREGATION &#8211; Graves of the Archangels</strong></span></p>
<p align="justify"><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/02/dead-congregation.jpg" border="3" alt="" width="150" height="150" align="left" /><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2008/08/image-blanc.JPG" alt="" width="10" height="150" align="left" />La scène grecque est certes peu développée, et les bons groupes ne sont à mon goût pas légion. Sauf qu&#8217;œuvre depuis 2004 les death-metalheads de Dead Congregation.<br />
J&#8217;aime énormément leur musique, les mecs ont leur patte, c&#8217;est incontestable. C&#8217;est particulièrement sombre et ambiancée pour du death, que je trouve pas si éloigné que ça pour ce côté d&#8217;un Immolation (l&#8217;aspect technique en moins, cf. le &#8220;Teeth into Red&#8221;, ou le mini-album &#8220;Purifying Contesting Ground&#8221;), avec la simplicité d&#8217;un Incantation et de temps à autres des plans furtifs à la Morbid Angel, ainsi que des relents de Deranged dans la voix (avis perso mais bon). Il n&#8217;y a pas tout à fait l&#8217;aura très noire d&#8217;un Necrovation, piochée chez Belial ou Incantation par exemple, mais on sent que les mecs aiment aussi pas mal le black pour cet aspect funèbre et très noir qui ne se retrouve généralement que dans un disque de black metal. Puis avec cette intrusion en quelques endroits de chants orthodoxes, qui renvoient assez bien le caractère sataniste de leurs paroles, et l&#8217;ensemble glauque du truc. Du tout bon.</p>
<p align="justify"><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/02/capsule-cadeau.JPG" alt="" width="575" height="52" align="absmiddle" /></p>
<p><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/02/ruban-vast.JPG" alt="" width="575" height="52" align="absmiddle" /></p>
<p><span style="color: #000080"><strong>KORUPTURE &#8211; The Book of Time</strong></span></p>
<p align="justify"><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/02/korupture.jpg" border="3" alt="" width="150" height="150" align="left" /><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2008/08/image-blanc.JPG" alt="" width="10" height="150" align="left" />Alors qu&#8217;en 2008, certains s&#8217;animaient à redonner des couleurs au thrash en lui procurant un revival et que d&#8217;autres fournissaient des albums de death metal mémorables, en Alaska, cinq metalheads fondaient Korupture pour créer la passerelle entre les deux mouvements.<br />
Les efforts passés voulant mélanger le death et le thrash n&#8217;ont pas toujours été glorieux et le résultat pas si savoureux. Grace à son chanteur maniant le chant clair du thrash et le growl du death, des lignes mélodiques pas empruntées qui accompagnent des riffs massacreurs, Korupture nous offre &#8220;The Book of Time&#8221; qui devra ravir à n&#8217;en pas douter les amateurs des deux genres.</p>
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		<title>La sélection Heavy Metal</title>
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		<pubDate>Sat, 14 Feb 2009 12:05:51 +0000</pubDate>
		<dc:creator>vinterdrom</dc:creator>
				<category><![CDATA[La Sélection des Trublions]]></category>

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		<description><![CDATA[

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http://trveblyon.blogspot.com/

BLACK SABBATH &#8211; Black Sabbath
Et Satan créa le heavy metal.
Oh bien entendu, il y a déjà quelques années que le Malin avait eu quelques [...]]]></description>
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<p><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/02/banniere-trublionsv7-4.jpg" alt="" width="576" height="166" align="absmiddle" /></p>
<p><span style="color: #000080"><strong>BLACK SABBATH &#8211; Black Sabbath</strong></span></p>
<p align="justify"><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/02/black-sabbath.jpg" border="3" alt="" width="200" height="200" align="left" /><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2008/08/image-blanc.JPG" alt="" width="10" height="200" align="left" />Et Satan créa le heavy metal.<br />
Oh bien entendu, il y a déjà quelques années que le Malin avait eu quelques échos de l&#8217;existence d&#8217;une prétendue musique de &#8220;possédé&#8221;, nommée le rock n&#8217;roll. Cela lui avait d&#8217;abord provoqué un sourire amusé, en voyant ces vieux puritains américains hurler au diable, mais bientôt, une idée Diabolique &#8211; évidemment &#8211; germa dans l&#8217;esprit de Satan.<br />
Celui-ci choisit d&#8217;aller faire un tour du côté de Birmingham, dans la grise Angleterre industrieuse, exsangue par la Seconde Guerre Mondiale. Là, il pris possession (au sens premier du terme) des esprits de quatre jeunes gens. Il commença son ouvrage avec le jeune Tony Iommi : son premier acte maléfique fût de sectionner deux phalanges du garçon alors apprenti, tandis que celui s&#8217;afférait sur une machine dans un atelier de métallurgie. Pour quel résultat me direz-vous ? Le Malin portant bien son nom, l&#8217;action de celui-ci, d&#8217;apparence dérisoire, fût le déclenchement de tout. Le jeune Tony, dont la passion pour la guitare n&#8217;était sans doute pas fortuite, fût contraint, les années passant, de jouer en sous-accordant ses cordes à cause de son handicap. Le son qui en découle est révolutionnaire, grave, sombre et tout à fait au goût du démon.<br />
La deuxième recrue se nomme John Michael Osbourne, surnommé Ozzy. Même la famille de ce dernier se rendit à l&#8217;évidence que ce garçon était possédé : gagnant son argent de poche dans un abattoir, il gagnait surtout son pain en faisant dans le larcin, ce qui lui valut rapidement d&#8217;avoir un casier bien rempli.<br />
Le troisième, Bill Ward, inquiétait lui aussi par une précaire santé mentale, qu&#8217;il parvenait tant bien que mal à canaliser en se mettant à la batterie. Satan ayant quand même bien étudié la question, il se rendit compte qu&#8217;il manquait un bassiste, et mit son grappin sur un jeune psychédélique et excentrique du nom de Terry Butler, étrange garçon toujours vêtu de vert&#8230;<br />
Le Malin laissa quelques années aux jeunes gens pour se parfaire, leur soufflant à l&#8217;occasion quelques tuyaux pour les amener invariablement au résultat espéré. Jouant sous le nom de Earth, les Anglais se font un nom par le bruit de leur rock n&#8217;roll, très amplifié et bruyant.<br />
Lorsque tout sembla en place, le diable prit définitivement possession du groupe, qui inconsciemment se rebaptisa Black Sabbath, du nom du morceau monstrueux qui venait d&#8217;accoucher : Black Sabbath, l&#8217;acte de naissance maléfique du heavy metal. Un univers désespéré de fin de monde inédit aux oreilles des fans de rock n&#8217;roll, subjugués par la noirceur, la puissance et l&#8217;inspiration démoniaque de ce premier morceau de l&#8217;histoire du Metal.<br />
Le Mal était fait, et dès lors, l&#8217;histoire de Black Sabbath redevient une de ces légendes humaines, vivantes mais inspirées pour de longues années.<br />
Le coup de tonnerre se répercuta en un longue écho, qui s&#8217;amplifia jusqu&#8217;à la sortie de&#8230;&#8221;Black Sabbath&#8221;, le premier album éponyme du groupe, en Février 1970. Le premier disque de Heavy Metal est forcément voué à un culte mérité. Outre son premier morceau dont nous avons déjà parlé, Black Sab&#8217; présente déjà de futurs grands classiques, comme &#8220;Wicked World&#8221; ou &#8220;N.I.B&#8221;, typiques du jeu déhanché et lourd du groupe, avec les vocaux inquiétants d&#8217;Ozzy en maître de cérémonie. Ce premier opus reste toutefois largement influencé du hard rock de ses contemporains, malgré une thématique et une atmosphère en marge.<br />
Le succès, sans être démesuré, est suffisant pour que la maison de disques du groupe invite les quatre musiciens à se remettre au travail : avant la fin de l&#8217;année 1970, le groupe a achevé la composition de &#8220;Paranoid&#8221;. Le mythe explose, il n&#8217;est plus seulement l&#8217;étincelle, il devient le lourd socle fondateur de tout un mouvement. Désormais nettement détaché des influences blues-rock trop évidentes, Black Sabbath pose des bases musicales définitives : le riff légendaire de &#8220;Paranoid&#8221;, son utilisation de la corde à vide pour donner cet effet rythmique imparable, l&#8217;hypnotique &#8220;Iron Man&#8221; et son ambiance de plomb, sans parler d&#8217;un hymne du heavy metal repris cent mille fois : &#8220;War Pigs&#8221;. Là encore, Black Sabbath innove. La thématique anti-militariste, évoquée de manière aussi crue et noire, tranche avec les discours éculés et peace and love de beaucoup de ses contemporains. C&#8217;est surtout dans la manière de lier ces paroles dures, engagées (et évoquant Satan par dessus le marché), avec cette musique d&#8217;acier qui impressionne et frappe les imaginaires. La lente descente musicale en enfer, avec cette fin guitaristique jouissive, est d&#8217;un lyrisme unique. Le heavy metal et la profondeur de son impact auprès du public prend corps.<br />
L&#8217;album comporte également des morceaux plus étonnants, comme l&#8217;étrange balade &#8220;Planet Caravan&#8221; ou l&#8217;angoissant &#8220;Hand of Doom&#8221;, venant parachever une œuvre fondamentale, à la fois plurielle et homogène de par son atmosphère.<br />
Mal accueilli par la critique, Paranoid devient la référence de toute une nouvelle génération qui va se lancer à corps perdu dans la voie tracée. Mais Black Sabbath ne s&#8217;arrête pas là, sa diabolique inspiration semblant sans faille.<br />
&#8220;Master of Reality&#8221; sort courant 1971, et une nouvelle étape est encore franchie. C&#8217;est en effet sur ce troisième album que Black Sab&#8217; parvient à ce fameux son légendaire, dû à un accordage plus bas de la guitare et de la basse. Des classiques comme &#8220;Children of the Grave&#8221; ou &#8220;Into the Void&#8221;, une nouvelle fois, révolutionnent un peu plus le paysage musical. Le riffing de fer, très puissant et pesant, bien encadré par une rythmique implacable, sert d&#8217;ossature à des compositions dévastatrices, toujours diaboliquement inspirées pour créer des ambiances lugubres et impressionnantes. La césure définitive avec son cousin le hard rock est désormais achevée.<br />
Le culte n&#8217;a jamais été aussi fiévreux, les concerts dantesques se multiplient. Black Sabbath varie un peu les plaisirs sur Vol.4, mais tout en conservant des hymnes de heavy metal de très haute volée (&#8221;Snowblind&#8221;,&#8230;), et se montre plus audacieux encore sur un &#8220;Sabbath Bloody Sabbath&#8221; certes culte (surtout grâce à son morceau éponyme), mais s&#8217;éloignant indiscutablement de la sphère occulte du groupe. C&#8217;est que la drogue fait des ravages au sein du groupe, Ozzy en tête, et que la dispersion musicale s&#8217;en ressent. La première période dorée s&#8217;évapore au fur et à mesure des errements du groupe. Cette première période, celle de la légende, s&#8217;achève dans la douleur. Aucun des albums suivants, Never Say Die compris, ne retrouve le merveilleux impact de ses prédécesseurs. La nouvelle génération du heavy metal est désormais bien en marche, et il faudra attendre le remplacement de Ozzy Osbourne par Ronnie James Dio au chant pour que Black Sabbath retrouve la place qui lui échoit parmi les leaders du heavy metal. Mais ceci est déjà une autre histoire, celle où la légende survit.<br />
Pour le reste, au travers de &#8220;Paranoid&#8221; ou &#8220;Master of Reality&#8221; (entre autres), Black Sabbath a tout inventé. Son immense aura, et les territoires musicaux défrichés permettent rapidement à toute une génération de se lancer dans l&#8217;aventure du metal. Dès la sortie de &#8220;Paranoid&#8221;, un jeune groupe de Birmingham nommé Judas Priest est décidé à suivre la voie tracée par le maître&#8230;Rob Halford voit d&#8217;ailleurs en cet album un acte de naissance qui l&#8217;inspira pour la carrière que l&#8217;on sait.<br />
A plus long terme, l&#8217;inspiration de Black Sabbath ressurgit de tous les pores du heavy metal : outre la structure musicale classique (le riff, le son, les structures), les thématiques abordées et le goût pour l&#8217;occulte et les ambiances plombées&#8230;du heavy au black metal, l&#8217;ombre des géants de Birmingham est partout.<br />
La force primitive de sa musique est telle, qu&#8217;au milieu des années 80, à l&#8217;heure où le heavy metal vit sa transition la plus profonde, on trouve des groupes pour entretenir le flambeau et continuer à jouer la musique d&#8217;origine de Black Sabbath, l&#8217;essence la plus pure du heavy metal. Le doom est né, et quarante ans après les débuts de la légende, ce style demeure aujourd&#8217;hui l&#8217;un des plus authentiques et des plus profonds de l&#8217;univers tentaculaire du heavy metal.<br />
Si la main de Satan n&#8217;est pour rien là dedans&#8230;</p>
<p align="justify"><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2008/08/capsule.JPG" alt="" width="575" height="52" align="absmiddle" /></p>
<p><span style="color: #000080"><strong>MOTÖRHEAD &#8211; Overkill</strong></span></p>
<p align="justify"><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/02/motorhead.jpg" border="3" alt="" width="200" height="200" align="left" /><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2008/08/image-blanc.JPG" alt="" width="10" height="200" align="left" />Généralement, lorsque l&#8217;on évoque Black Sabbath, le créateur du heavy metal, on stigmatise tous les aspects de sa musique qui présentent une vraie rupture vis-à-vis du rock n&#8217;roll. N&#8217;allez donc pas jouer ce tour à Lemmy Kilmister, vous risqueriez de le fâcher. Le fondateur de Motörhead, lui, est un enfant du rock. Né à la fin de la seconde guerre mondiale en Angleterre, Lemmy a grandi avec une guitare et la rock n&#8217;roll attitude, qu&#8217;il n&#8217;a jamais quittée : sex, drugs and rock n&#8217;roll&#8230;et la vingtaine à peine passée, le voilà traînant ses guêtres en tant que roadie de Hendrix himself ! Après plusieurs expériences, il joue dans Hawkwind, un groupe de hard psyché plutôt solide, mais se fait virer pour une sombre histoire de stupéfiants au Canada&#8230; De retour à Londres, c&#8217;est la fondation de Bastard, son propre groupe. Sommé par son manager de le rebaptiser Motörhead, Lemmy et ses deux acolytes d&#8217;alors mettent en boîte un premier disque éponyme qui reste sans suite (1975). Les années qui suivent sont difficiles, mais permettent néanmoins à Lemmy d&#8217;établir le line-up historique, le punk Phil Taylor venant d&#8217;abord prendre la place de Lucas Fox derrière les fûts, puis Eddie Clarke s&#8217;imposant à la guitare au détriment de Larry Willis. Ces évènements ne sont pas anodins, car la force et l&#8217;énergie de Taylor justifiera la présence du jeu rythmique plus massif de Clarke, là où leurs deux prédécesseurs avaient un jeu plus conventionnel. Le tournant &#8220;brutal&#8221; de Motörhead prend source ici.<br />
Ayant trouvé un label, le trio (re)sort son premier album éponyme en 1977, mais c&#8217;est surtout le single &#8220;Louie-Louie&#8221; qui fait connaître le groupe, bien que présentant encore un hard rock rugueux mais conventionnel. Peu importe, Bronze Records, leur nouveau label qui connaît le succès avec ce single leur offre la possibilité de pondre un second album. Motörhead a de l&#8217;énergie à revendre et lâche les chevaux pour de bon. Le résultat s&#8217;appelle &#8220;Overkill&#8221;, et c&#8217;est le premier coup de tonnerre. Les racines rock du groupe, mêlées au contexte heavy metal explosant alors en Grande-Bretagne, et l&#8217;énergie punk de son batteur et de son guitariste vont faire accoucher Motörhead d&#8217;un nouveau style : précurseur du speed metal qui va bientôt ravager le petit monde du heavy, &#8220;Overkill&#8221; présente par moments (essentiellement sur le morceau éponyme introductif) une puissance jusque là jamais vue : riffs d&#8217;acier très rapides, double pédale et tempo enlevé, chant rauque et agressif, le tout dans une atmosphère aux antipodes du raffinement mélodique de certains groupes de hard rock de l&#8217;époque. La structure de l&#8217;album reste malgré tout de facture conventionnelle, collant avant tout avec un hard rock graisseux et rustique qui fait beaucoup, beaucoup de bruit. D&#8217;ailleurs, &#8220;Overkill&#8221; comporte quelques grands classiques imparables qui ont meurtri des générations de petits tympans lors de concerts mémorables. C&#8217;est que les &#8220;No Class, Stay Clean&#8221; et bien sûr l&#8217;imparable &#8220;Overkill&#8221; avec ses multiples rappels lancés à grands renforts de double, sont taillés pour la scène. Oh ne cherchez pas le refrain-hymne à la Judas Priest, Lemmy et sa bande font plus dans l&#8217;agression sonore par son implacable feu roulant rythmique et le débit éraillé de son bassiste/chanteur impayable.<br />
Si les Anglais récidivent quelques mois plus tard avec un solide &#8220;Bomber&#8221;, c&#8217;est l&#8217;année suivante, en 1980, que le clou en acier trempé est définitivement enfoncé à grands coups de masse. Avec &#8220;Ace of Spades&#8221;, Motörhead passe la vitesse supérieure. Là encore, c&#8217;est le morceau éponyme qui sert de fer de lance et devient la nouvelle référence. Aussi bien en terme de riffing qu&#8217;au niveau du couple basse/batterie, la vitesse d&#8217;exécution et la puissance dégagée se rapprochent très nettement des bases du speed metal, avant même le hardcore frénétique de Discharge ou le black/thrash naissant de Venom. Mais là où ses congénères préfigurent une nouvelle génération du metal extrême, Motörhead reste viscéralement attaché à son imagerie de toujours. Groupe de rock n&#8217;roll, quelque part ultime, la bière, les filles, la coke, le vieux cuir tanné par des tournées incessantes, voilà l&#8217;univers définitif de Lemmy Kilmister et de ses deux acolytes, ce qui achèvera de le laisser associé au hard rock / heavy metal des années 70, bien que sa musique s&#8217;avère être un des plus puissants précurseurs de la vague brutale des années 80.<br />
C&#8217;est que, 30 ans après, à soixante balais passés, Lemmy est toujours là, sa basse Rikenbacker en bandoulière, plus de vingt albums au compteur, en oubliant même les innombrables lives (dont certains sont peut être les disques les plus essentiels du groupe &#8211; je pense à &#8220;No Sleep ‘til Hammersmith&#8221;), et autres compilations&#8230; Et Motörhead joue toujours son rock n&#8217;roll immuable, n&#8217;ayant plus guère changé depuis lors. Et là, un jour de concert, ils sont toujours des milliers à frémir au moment du rappel, lorsque sonne &#8220;Overkill&#8221;, ses soli légendaires et ses breaks imparables. Parce que pendant quelques minutes, un pan d&#8217;histoire du metal continue toujours de vivre.</p>
<p align="justify"><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2008/08/capsule.JPG" alt="" width="575" height="52" align="absmiddle" /></p>
<p><span style="color: #000080"><strong>DIAMOND HEAD &#8211; Lightning to the Nations</strong></span></p>
<p align="justify"><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/02/diamond-head.jpg" border="3" alt="" width="200" height="200" align="left" /><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2008/08/image-blanc.JPG" alt="" width="10" height="200" align="left" />C&#8217;est en 1976 à Stourbridge en Angleterre que se forme la &#8220;tête de diamant&#8221; par deux potes : le batteur Duncan Scott et le non moins excellent six-cordiste Brian Tatler. Ils auditionnent et engagent un chanteur du nom de Sean Harris dans leur lycée accompagné de son pote, le bassiste Colin Kimberley. Le line-up enfin complet, le groupe peut démarrer l&#8217;aventure. Ce groupe peut être considéré comme l&#8217;un des tous premiers et plus importants groupes de ce que l&#8217;on appellera un peu plus tard la NWOBHM (New Wave Of British Heavy Metal), aux côtés de Angel Witch, Iron Maiden, Tank, Raven, Def Leppard, Venom entre autres&#8230;  Suivant Black Sabbath, Motörhead et Judas Priest, la vieille garde des 70&#8217;s qui répond toujours présent en ces 80&#8217;s.<br />
En 1978, le groupe enregistre sa première démo à Kidderminster, non loin de Birmingham, qui a vu la naissance du heavy metal en son sein grâce à Tony et Geezer qui ont ensuite inspiré Ian et Kenneth. Cette première trace discographique attire l&#8217;attention et le groupe gagne en notoriété à force d&#8217;intenses séries de concerts, ouvrant même pour les australiens d&#8217;AC/DC et les tous jeunes futurs célèbres Iron Maiden.<br />
De manière à pouvoir sortir leur premier matériel autoproduit et autofinancé, les &#8220;têtes de diamant&#8221;» créent leur propre label, sobrement baptisé Diamond Head Music. Ils réussissent toutefois à sortir deux premiers singles que sont &#8220;Shoot Out the Lights&#8221; qui s&#8217;ensuivra de &#8220;Helpless&#8221; sur le petit label Happy Face Music.<br />
L&#8217;histoire concernant le premier album de Diamond Head est particulière, puisque, à la manière des Led Zeppelin, il n&#8217;a pas de titre officiel, on le connaît principalement sous le nom de &#8220;Lightning to the Nations&#8221; ou aussi &#8220;The White Album&#8221;, en raison aussi de l&#8217;absence de pochette, constituée uniquement d&#8217;un fond blanc. L&#8217;album se verra pressé à 1000 exemplaires, chacun avec la signature de chaque membre du quatuor. Il sera distribué pendant les concerts ou par correspondance pour la modique somme de 3,50£. Un nouveau pressage de 1000 exemplaires avec le tracklisting s&#8217;ensuivra. La légende est en marche, mais disparaîtra par malheur bien trop prématurément. La même année, 1980, Iron Maiden et Angel Witch sortent leur premier opus, la nouvelle garde passe à l&#8217;attaque, peu s&#8217;en remettront.<br />
Mais qu&#8217;est ce qu&#8217;un album sans pochette, sans titre officiel, autofinancé et autoproduit peut bien se targuer d&#8217;apporter dans l&#8217;histoire de notre musique tant adorée ? Et bien 7 titres qui forgeront la légende trop méconnue qu&#8217;est Diamond Head, car si le contenant d&#8217;un tel disque est relativement pauvre, ce n&#8217;est pas le cas de la musique développée sur ces 41 minutes de pure NWOBHM. Car on a à faire ici à l&#8217;excellence-même dans le domaine, un heavy très influencé par le hard rock des 70&#8217;s (Deep Purple et Led Zep&#8217; principalement), mais en plus &#8220;couillu&#8221;, caractérisé par un rythme de batterie et des lignes de basse très simples accompagnés d&#8217;un chant plus mis en avant et d&#8217;une guitare plus complexe, oui une seule, donc au revoir le mur de guitare. Car oui, ici, ce sont avant tout la voix superbe de Sean Harris et les riffs de Brian Tatler qui sont les maîtres de Diamond Head qui prédominent. Ils sont d&#8217;ailleurs les seuls crédités pour la composition de tous les morceaux du disque, c&#8217;est donc sur eux deux que je concentrerai mon commentaire.<br />
Harris a un chant très &#8220;lâché&#8221;, pas trop aigu, empli de feeling et d&#8217;émotions, se permettant quelques petits gémissements orgasmiques, se la jouant même à la Robert Plant sur les 9&#8242;30&#8221; de &#8220;Sucking My Love&#8221; au titre plutôt évocateur&#8230; à coup de &#8220;Oh ! Yeah !&#8221; et &#8220;Tasty !&#8221; (très très sous-entendu tout çà !). Il peut aussi se montrer plus agressif notamment sur le sombre et étrange &#8220;Am I Evil ?&#8221;  ou pousser des cris comme littéralement transporté par les mélodies de Tatler à la manière de la chanson-titre et &#8220;The Prince&#8221;, qu&#8217;on a encore dans le crâne après une seule écoute et qu&#8217;on a envie de chanter.<br />
Au niveau musical, cet album ne souffre d&#8217;aucun défaut, tout est bien en place, caque titre a son petit truc à dire. Tatler démontre tout son talent de riffer sur le titre éponyme &#8220;Lightning to the Nations&#8221; ainsi que le très purpleien &#8220;It&#8217;s Electric&#8221; où l&#8217;influence 70&#8217;s est très palpable. Le paroxysme est atteint au cœur même du disque sur &#8220;Am I Evil ?&#8221;, un titre qui porte d&#8217;ailleurs très bien son nom, un climat sombre et inquiétant, une mélodie en tapping en guise d&#8217;intro qui nous transporte, un riff mémorable, un refrain qui l&#8217;est tout autant avec un Harris littéralement possédé, le tout avec des paroles dans le but de choquer un petit peu et se faire remarquer : &#8220;My mother was a witch, and she was burn alive ! Thankless little bitch&#8221;, c&#8217;est très&#8230; evil, quoi ! Incontestablement le morceau le plus metal de tout l&#8217;album.<br />
Oui, Brian Tatler est un grand guitariste dans l&#8217;histoire du metal, même si pas reconnu à sa juste valeur, que ce soit pour sa maîtrise inspirée du bon riff killer ou pour son superbe toucher tant en mélodie qu&#8217;en solo. Il arrive à nous prendre aux tripes tout au long de ces 41 minutes de pure quintessence musicale métallique, ses soli et parties mélodiques sont toujours d&#8217;un pertinent et d&#8217;un ponctuel rarement vus, toujours bien placés, il n&#8217;en fait jamais trop, tout en justesse et en finesse. Sean, quant à lui, nous donne envie de nous égosiller sur chaque refrain, il arrive à rendre chacun d&#8217;eux indispensable à chaque titre, on a un petit frisson qui nous traverse sur le pré-refrain de &#8220;Helpless&#8221;, tellement bien pensé et tellement en phase avec le reste.<br />
Tout se tient sur ce disque, chacun des 7 titres est le fruit d&#8217;un intense travail de composition depuis 1976, donc 4 ans, tout est dit, rien ne manque, c&#8217;est complet, abouti, juste et bien joué. Tout comme le premier album de la Vierge de Fer sorti la même année, son aspect très abouti vient du fait que les compos ont été peaufinées pendant 5 ans depuis 1975.<br />
Ici, il y a une envie qui transpire à grosses gouttes, on est face à un album qui marquera au fer rouge et ardent une nouvelle génération métallique plus féroce qui verra ses premiers émois un an plus tard aux Etats-Unis et en Allemagne. Tout autant que l&#8217;ont été et le sont encore Iron Maiden, Judas Priest, Black Sabbath et même Motörhead, Diamond Head a aussi sa place sur le podium des formations britanniques les plus influentes de l&#8217;histoire du metal.<br />
Malheureusement pour le groupe, il sombrera vite dans l&#8217;oubli par la suite, l&#8217;album suivant &#8220;Borrowed Time&#8221; de ‘82 n&#8217;est pas un grand succès et le &#8220;Canterbury&#8221; un an plus tard signera l&#8217;arrêt de mort de ce groupe pourtant talentueux, faute d&#8217;un manque évident de promotion et de soutien de la maison de disque (MCA), n&#8217;y croyant plus tellement. Ce sera le cas de beaucoup d&#8217;autres groupes de cette vague comme Angel Witch, tandis que la Vierge de Fer a su dès le début se démarquer de ce courant, en écrasant tout sur son passage et montant rapidement aux sommets du succès.<br />
Le groupe est toutefois encore actif, dans l&#8217;ombre des grands, qu&#8217;ils ont été le temps d&#8217;un album, ne restant que Brian Tatler du line-up original.<br />
Mais la magie d&#8217;antant sera à jamais enfermée dans cette Ile au Trésor qu&#8217;est et sera toujours &#8220;Lightning to the Nations&#8221;. Un des périples les plus palpitants qui m&#8217;ait été donné de vivre et qui me donne toujours envie d&#8217;y revenir, car il se renouvelle à chaque écoute.<br />
Vous avez sans doute remarqué que je n&#8217;ai ici pas fait mention d&#8217;un groupe américain ultra connu, par l&#8217;intermédiaire duquel Diamond Head doit injustement et tristement sa célébrité par ses nombreuses reprises, je ne le ferai pas, et même si, en ce qui me concerne, j&#8217;ai découvert de cette manière la &#8220;tête de diamant&#8221;, ce serait un manque de respect plus qu&#8217;évident dans une chronique qui leur est exclusivement et honorifiquement consacrée.</p>
<p align="justify"><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2008/08/capsule.JPG" alt="" width="575" height="52" align="absmiddle" /></p>
<p><span style="color: #000080"><strong>SAXON &#8211; Wheels of Steel</strong></span></p>
<p align="justify"><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/02/saxon.jpg" border="3" alt="" width="200" height="200" align="left" /><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2008/08/image-blanc.JPG" alt="" width="10" height="200" align="left" />Issu de la célèbre NWOBHM (New Wave Of British Heavy Metal) qui a vu naître également Iron Maiden, Def Leppard, Angel Witch et bien d&#8217;autres, le groupe Saxon, après s&#8217;être fait appelé Son Of A Bitch, publie un premier album éponyme en 1979 déjà fort prometteur.<br />
Il ne tarde pas à se faire une renommée en enfonçant le clou l&#8217;année suivante (Février 80) avec la sortie de ce &#8220;Wheels of Steel&#8221; qui squatta ainsi la 5ème place des charts anglais.<br />
L&#8217;attitude bikers/rebel qui émane de l&#8217;album donne des sensations de liberté et un sentiment d&#8217;authenticité à l&#8217;auditeur, tout heureux qu&#8217;il est de prendre sa dose de metal à l&#8217;ancienne au feeling hard rock.<br />
Les morceaux, malgré leurs structures simples, ne doivent pas faire oublier l&#8217;indéniable qualité des soli de guitares de la paire de mécanos du riff que sont Paul Quinn et Graham Oliver ni la voix criarde si caractéristique de Peter &#8220;Biff&#8221; Byford, les parties de batterie de Pete Gille (ex-Motörhead) jouant tel un mutant à quatre bras et enfin la basse de Steve Dawson très solide sur ce disque.<br />
&#8220;Motorcycle Man&#8221; démarre les hostilités tout en rapidité et puissance donnant la marche à suivre : direct et efficace avec soli imparables. La suite directe est dans la même veine tout en étant moins vindicative, cela forme en tout cas une bonne entrée en la matière.<br />
&#8220;747 (Strangers in the Night)&#8221;, plus contrasté avec ses arpèges et la lourdeur de ses power chords (accords basiques du heavy metal joués sur 2 ou 3 cordes), est un incontournable du groupe sur scène, il possède de surcroit des paroles intéressantes sur les impressions que l&#8217;on peut ressentir lors d&#8217;un vol en Boeing.<br />
Autre standard et autre ambiance avec &#8220;Wheels of Steel&#8221; qui use de la même rythmique tout au long du morceau, mais l&#8217;effet hypnotique que cela peut provoquer n&#8217;est pas gênant outre mesure tant la mécanique bien huilée parvient à s&#8217;incruster joyeusement dans notre tête.<br />
&#8220;Freeway Mad&#8221;, introduit par une batterie sauvage, déboule pied au plancher. C&#8217;est le titre le plus court de l&#8217;album et l&#8217;un des plus speed avec une sortie de route toute en finesse exécutée à la guitare.<br />
Le dernier morceau &#8220;Machine Gun&#8221; est lui aussi un modèle de rapidité avec un pont bien trippant et une fin apocalyptique qui voit les guitares s&#8217;emballer, dérailler complètement, pour finir en roue libre à coup de vibratos.<br />
Je ne me suis pas étalé sur toutes les pistes du disque mais apprêtez-vous, vous qui ne les connaissez pas encore, à passer des moments exaltants à leurs écoutes : c&#8217;est burné avec encore de bon soli de guitares et toujours cette stimulante signature vocale.<br />
Je ne connais pas tous leurs albums car mon intérêt pour le groupe est récent mais la découverte de ce &#8220;Wheels of Steel&#8221; m&#8217;a convaincu de me procurer un max de leur discographie, même les plus inégaux car il y en a eu. Les dernières sorties ont redressé la barre et nous prouvent encore que Saxon est un groupe essentiel dans le monde du heavy/hard.</p>
<p align="justify"><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2008/08/capsule.JPG" alt="" width="575" height="52" align="absmiddle" /></p>
<p><span style="color: #000080"><strong>IRON MAIDEN &#8211; The Number of the Beast</strong></span></p>
<p align="justify"><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/02/iron-maiden.jpg" border="3" alt="" width="200" height="200" align="left" /><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2008/08/image-blanc.JPG" alt="" width="10" height="200" align="left" />A l&#8217;image de sa pochette représentant Eddie, la célèbre mascotte du groupe, manipulant telle une marionnette le Diable en personne qui lui même semble manipuler le genre humain, &#8220;The Number of The Beast&#8221; est un album emblématique de la scène heavy metal.<br />
Tout d&#8217;abord, le recrutement de Bruce Dickinson (ex-Samson) au poste de chanteur symbolise un nouveau départ pour le groupe déjà auteur de deux albums remarqués (&#8221;Iron Maiden&#8221; et &#8220;Killers&#8221; avec Paul Di&#8217;Anno au micro) et ce dernier ne se contente pas de faire de la figuration, bien au contraire il impose directement son style puissant et racé, faisant corps avec la musique devenue à la fois encore plus heavy et mélodique.<br />
Deux titres sont un peu à part sur cet album: &#8220;Children of the Damned&#8221; au rythme proche d&#8217;une power-ballade s&#8217;énervant sur la fin avec un magnifique solo de gratte, l&#8217;ensemble est magique, et &#8220;Gangland&#8221;, titre assez rapide que je trouve très bon même s&#8217;il dénote du reste des compos de par son côté épuré.<br />
Tous les autres titres, justement, ont leur place dans le panthéon du heavy metal, gravés dans le plus pur granit créé par la section rythmique, rehaussés d&#8217;une bonne couche d&#8217;or sortant des guitares de Dave Murray et Adrian Smith, ces deux-là s&#8217;entendant parfaitement dans l&#8217;enchevêtrement des mélodies purement imparables.<br />
Le jeu de basse de Harris est lui aussi un délice avec ses célèbres cavalcades qui constituent la moelle épinière des morceaux qui sont avant tout les siens.<br />
Les véritables hits que sont &#8220;Invaders&#8221;, &#8220;The Prisoner&#8221;, &#8220;22, Acacia Avenue&#8221;, &#8220;Run to the Hills&#8221;, &#8220;The Number of the Beast&#8221; ne peuvent laisser indifférent : votre tête, vos pieds se mettent à bouger tout seuls, martelant le sol telle une danse de possédé en imitant les différents instruments à tour de bras.<br />
Le début de &#8220;The Prisoner&#8221;, juste après la courte intro, est un pur bonheur, Clive Burr à la batterie nous montre qu&#8217;il sait aussi groover.<br />
Et que dire du dernier titre &#8220;Hallowed be thy Name&#8221; ? Ses atmosphères sombres, prenantes, ses phrasés de guitares magistraux, le chant complètement habité de Bruce et une section rythmique du tonnerre ont rendu ce morceau monstrueusement culte.<br />
Si Iron Maiden est si populaire aujourd&#8217;hui c&#8217;est grâce à cet album, qui remporta un vif succès et leur permirent, avec l&#8217;appui d&#8217;un très grand chanteur et un nouvel esprit de cohésion, de repousser toujours plus loin leurs limites.<br />
Steve Harris, le bassiste leader de la formation, avec tout son talent d&#8217;instrumentiste et d&#8217;auteur compositeur peut enfin laisser libre court à son imagination en ayant laissé de côté les problèmes de drogues et d&#8217;alcool de son ancien chanteur pour nous offrir encore pleins de pépites metalliques qui ne manqueront pas de jalonner la carrière de la Vierge de Fer.</p>
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<p><span style="color: #000080"><strong>JUDAS PRIEST &#8211; Painkiller</strong></span></p>
<p align="justify">
<p align="justify"><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/02/judas-priest.jpg" border="3" alt="" width="200" height="200" align="left" /><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2008/08/image-blanc.JPG" alt="" width="10" height="200" align="left" />Judas Priest est le plus vieux groupe de heavy metal encore en activité aujourd&#8217;hui. Rendez vous compte : près de 40 ans de carrière (Judas Priest s&#8217;est formé en 1970), 16 albums studio (en comptant le petit nouveau &#8220;Nostradamus&#8221;), et des tournées triomphales partout dans le monde.<br />
Après un début de carrière où les influences rock et psyché sont plus présentes : &#8220;Rocka Rolla&#8221; (1974) et &#8220;Sad Wings of Destiny&#8221; (1976), le combo va ensuite définitivement se tourner vers le heavy metal dont il sera un groupe majeur.<br />
Les anglais, que beaucoup considèrent comme le chaînon manquant entre le hard rock et le heavy metal tel que nous les connaissons aujourd&#8217;hui, ont traversé toutes les époques en tenant bon le cap et en restant indifférents aux modes : le punk des années 70, le thrash metal des 80&#8217;s, le death des 90&#8217;s, le neo et le black des 00&#8217;s, le quintette de Birmingham a toujours pratiqué son heavy metal, style qu&#8217;il a contribué à créer et fait considérablement évoluer.<br />
En tout cas, il est certain que Judas Priest a laissé son empreinte musicale dans chaque décennie qu&#8217;il a traversée, nous gratifiant au passage de quelques galettes cultes : &#8220;Sin After Sin&#8221; (1977), &#8220;British Steel&#8221; (1980), &#8220;Defender of the Faith&#8221; (1984) et surtout &#8220;Painkiller&#8221; (1990) que nous développerons plus en détail à la fin de ce topo.<br />
Bien sûr, leur carrière exceptionnelle de longévité a aussi été jalonnée de quelques problèmes et après le départ du légendaire chanteur Rob Halford en 1993, on a bien cru le Priest disparu à jamais. C&#8217;est également à cette époque du début des années 90 que le groupe a connu des problèmes avec la justice et cette fameuse histoire des messages subliminaux de la chanson &#8220;Better By You / Better Than Me&#8221; (sur &#8220;Stained Class&#8221; en 1978) dont vous trouverez quelques détails sur ma chronique (<a title="ici" href="http://www.spirit-of-metal.com/album-groupe-Judas_Priest-nom_album-Stained_Class-l-fr.html">ici</a>).<br />
Glen Tipton et ses comparses, après avoir soufflé pendant plusieurs années, recrutent Tim &#8220;Ripper&#8221; Owens et la machine redémarre. Mais après deux albums, dont le semi-ratage &#8220;Demolition&#8221; (2001), Tim Owens est remercié pour la simple raison que malgré son talent vocal indéniable, celui-ci a du mal à faire oublier son illustre prédécesseur et après diverses expériences en solo avec Fight, Two ou Halford, le chanteur chauve réintègre enfin les rangs en 2004 après plus de 10 ans d&#8217;absence pour le plus grand bonheur des fans, qui n&#8217;attendaient que ça.<br />
&#8220;Angel of Retribution&#8221; (2005) marque un retour réussi et prouve que &#8220;les papis du metal&#8221; ne sont pas morts et &#8220;Nostradamus&#8221; (2008) marque un changement d&#8217;orientation vers le prog : Judas Priest sait se renouveler et s&#8217;adapter.<br />
Parmi la riche carrière phonographique du Priest, &#8220;Painkiller&#8221; restera définitivement au-dessus du lot pour de nombreuses raisons. Faisant suite au bon mais sans plus &#8220;Ram It Down&#8221; (1988), rien ne laissait présager que &#8220;Painkiller&#8221; aurait l&#8217;effet d&#8217;une bombe à neutron.<br />
Tout d&#8217;abord, l&#8217;intégration de Scott Travis à la batterie (ex-Racer X) va considérablement brutaliser la musique de Judas Priest par sa vélocité, sa double-pédale omniprésente et son jeu agressif. Ensuite, au niveau des guitares, la paire Tipton / Downing va se surpasser pour pousser les duels de soli à leur paroxysme avec une efficacité, une vitesse et pourtant aussi un sens de la mélodie jamais égalés depuis. Des atmosphères angoissantes de &#8220;Night Crawler&#8221; aux ambiances épiques de &#8220;One Shot at Glory&#8221;, en passant par la puissance et la virtuosité (d&#8217;ailleurs présentes à chaque seconde de cette galette) de &#8220;Leather Rebel&#8221;, tout est parfait du début jusqu&#8217;à la fin.<br />
La transformation du Priest transparaît jusque dans l&#8217;artwork où ce personnage imaginaire, le &#8220;Painkiller&#8221;, règne en maître sur sa mécanique de combat, au-dessus d&#8217;une ville dévastée sur laquelle le Metallian, symbole du groupe bien avant de devenir un magazine, s&#8217;élève des entrailles de la terre.<br />
La particularité de ce disque a été de repousser les limites du heavy metal, dans un style qui n&#8217;est pourtant pas du thrash, les anglais parviennent à insuffler une puissance et une agressivité hors du commun : des titres comme &#8220;Painkiller&#8221;, &#8220;Metal Meltdown&#8221; ou &#8220;All Guns Blazing&#8221; dévastent tout sur leur passage.<br />
Et enfin, &#8220;last but not least&#8221;, cette voix du Metal God, cette satané voix reconnaissable entre milles (bien que parfois copiée n&#8217;est-ce pas Mr Ralph Sheepers&#8230;) et jamais égalée qui atteint sur &#8220;Painkiller&#8221; son apogée de puissance, de diversité et de talent.<br />
&#8220;Painkiller&#8221; est un disque que même les fans les plus endurcis de metal extrême apprécient, peut-être même l&#8217;album le plus fédérateur de l&#8217;histoire du metal. Voilà en quoi ce bijou constitue l&#8217;œuvre ultime du Priest, considéré tout simplement par de nombreux metalleux comme le meilleur album de heavy metal jamais sorti.<br />
Alors pour les plus jeunes d&#8217;entre vous qui trouvent que Stratovarius est ce qui se fait de mieux au niveau de la puissance et de la virtuosité dans le heavy metal, il est grand temps de vous pencher sur &#8220;Painkiller&#8221; de Judas Priest.</p>
<p align="justify">Pour plus de détails sur la première partie de la carrière du groupe, rendez-vous sur l&#8217;article &#8220;<span style="color: #000000"><a title="judas" href="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/2009/02/14/judas-priest-des-debuts-difficiles-a-la-consecration-1970-1982/">Judas Priest : des débuts difficiles à la consécration (1970-1982)</a>&#8221; pa</span>ru dans nos pages.</p>
<p align="justify"><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2008/08/capsule.JPG" alt="" width="575" height="52" align="absmiddle" /></p>
<p><span style="color: #000080"><strong>WASP &#8211; WASP</strong></span></p>
<p align="justify"><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/02/wasp.jpg" border="3" alt="" width="200" height="200" align="left" /><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2008/08/image-blanc.JPG" alt="" width="10" height="200" align="left" />WASP voit le jour au début des 80&#8217;s sous l&#8217;impulsion de Blackie Lawless (Steve Duren pour les intimes) qui après avoir joué dans différents projets décide de monter son propre groupe. Pour se faire, il s&#8217;adjoint les services de Chris Holmes avec qui le bonhomme partage quelques points communs, comme le fait d&#8217;avoir par exemple été tous les deux virés de l&#8217;école&#8230;<br />
Et avec ses deux olibrius dans ses rangs, WASP va se montrer provocateur et subversif dès ses premières productions, avec en particulier le Single &#8220;Animal F**k Like a Beast&#8221; à la pochette évocatrice, on y voit en effet un membre du groupe avec une scie circulaire entre les jambes faisant office de vous savez quoi.<br />
En ce qui concerne son look, le combo s&#8217;inspire aussi bien du glam, du heavy metal (cuir à la Judas Priest) et du punk, et c&#8217;est aussi un peu le cas de leur musique, sorte de glam / heavy vraiment violent pour l&#8217;époque. Les américains véhiculent une image sulfureuse à l&#8217;image de leurs concerts mouvementés, du style boire du sang dans un crâne ou couper des bouts de viande à la hache pour les balancer sur le public. Ajoutons à cela quelques filles nues sur scène et la passion pour l&#8217;occultisme de Blackie Lawless et il n&#8217;en fallait pas plus pour déclencher les foudres du PMRC, une sorte de ligue puritaine à la mors-moi-le-nœud dirigée par la femme d&#8217;Al Gore (à ne pas confondre avec le pote d&#8217;Actarus dans Goldorak hein&#8230;) qui causera également plus tard des ennuis au grand Dee Snider. Cela dit, les cerveaux liquides du PMRC auront contrairement à leurs intentions, servi grandement les intérêts du combo en prétendant que WASP signifiait en fait We Are Sexual Perverts, ce qui ne fera qu&#8217;augmenter leur notoriété, des Marylin Manson avant l&#8217;heure en somme.<br />
Cependant contrairement à ce que prétendaient certaines mauvaises langues du moment, WASP n&#8217;est pas qu&#8217;une mise en scène et des provocations pour attirer l&#8217;attention sur eux, le groupe va prouver avec son premier full-length qu&#8217;il n&#8217;est pas seulement un produit marketing mais bien un combo talentueux et inspiré. Ainsi le premier album &#8220;WASP&#8221; (1985) connaîtra un succès assez impressionnant avec 500 000 albums vendus et au vu de la qualité, l&#8217;authenticité et l&#8217;énergie de celui-ci, ce n&#8217;est que justice.<br />
Rien que le premier titre &#8220;I Wanna Be Somebody&#8221; est culte à mourir, Blackie y hurle avec une intensité rarement atteinte et sa voix caractéristique et venimeuse prend aux tripes dès les premières écoutes, culte comme cette pochette ou Chris Holmes (guitare), Randy Piper (guitare), Tony Richards (batterie) et bien sûr Blackie Lawless (chant / basse) posent d&#8217;une façon qui prêterait désormais à sourire mais qui faisait grincer des dents les bien-pensants de l&#8217;époque avec squelettes, torches et bien sûr la fameuse scie circulaire de Blackie (mais pas au même endroit cette fois&#8230;). Le titre &#8220;Animal F**k Like a Beast&#8221; devait à l&#8217;origine figurer sur ce disque mais Capitol, déjà affolé par les vagues déclenchées par le quatuor, fait pression et convainc le groupe de la retirer de la tracklist.<br />
Peu importe, il y a bien assez de morceaux énormes sur &#8220;WASP&#8221;, comment oublier &#8220;Love Machine&#8221;, les extraordinaires couplets a capella de Blackie Lawless et ce refrain entêtant s&#8217;incrustant dans vos esgourdes ? Impossible également d&#8217;oublier la magnifique balade &#8220;Sleeping (In the Fire)&#8221; montrant tout le savoir faire de Blackie Lawless qui sait faire jouer l&#8217;émotion et prouve qu&#8217;il n&#8217;est pas un hurleur quelconque. Et comment oublier le final &#8220;The Torture Never Stops&#8221; ? La paire Holmes / Piper distillent ici des rythmiques puissantes et des soli simples techniquement mais tellement jouissifs, et puis ce qui fait la grande force de ce disque en général : quel refrain une fois de plus !<br />
Sur des chansons comme &#8220;Hellion&#8221; (au solo très Judas Priest) ou &#8220;The Flame&#8221;, on sent nettement une nette influence de Twisted Sister et pas seulement dans la puissance du chant et les chœurs, ils sont de la même école pas de doute. Dans tous les cas, ce premier jet est une réussite totale qui amènera le groupe à se produire entre autres avec Judas Priest aux US.<br />
Les albums suivants sont tous d&#8217;excellente facture : &#8220;The Last Command&#8221;, &#8220;Inside the Electric Circus&#8221; et le fantastique &#8220;The Headless Children&#8221; montrant le combo au sommet de son art, sont tous recommandés pour ceux qui ont aimé ce premier album. Au fil du temps, WASP deviendra le joujou de Blackie Lawless et il deviendra rapidement le seul maître (tyran ?) à bord,  jusqu&#8217;à composer l&#8217;intégralité du disque &#8220;The Crimson Idol&#8221; (1992), dernier album culte des américains.<br />
Blackie continuera par la suite à sortir régulièrement des albums dont le récent &#8220;Dominator&#8221; (2007) de pas trop mauvaise facture, les productions post-&#8221;The Crimson Idol&#8221; ayant tout de même perdu un peu d&#8217;éclat, je conseillerai aux &#8220;débutants&#8221; de se cantonner à la première période de WASP.<br />
- Bonjour Monsieur je voudrais acheter un album de WASP à Pau s&#8217;il vous plait, c&#8217;est possible ?<br />
- C&#8217;est vous qui voyez, mais y&#8217;en a qui ont essayé ils ont eu des problèmes.<br />
- On peut les acheter ou bien on peut pas les acheter les albums récents?<br />
- C&#8217;est vous qui voyez&#8230;.<br />
- Oui mais on peut ou pas ?<br />
- C&#8217;est vous qui voyez&#8230;</p>
<p align="justify"><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2008/08/capsule.JPG" alt="" width="575" height="52" align="absmiddle" /></p>
<p><span style="color: #000080"><strong>DIO &#8211; Holy Diver</strong></span></p>
<p align="justify"><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/02/dio.jpg" border="3" alt="" width="200" height="200" align="left" /><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2008/08/image-blanc.JPG" alt="" width="10" height="200" align="left" />On ne présente plus Ronnie James Dio, à la fois petit farfadet à la voix en or massif et géant de la scène heavy metal, à la carrière aussi longue que le bras. Personne ne peut dire avec certitude l&#8217;âge du bonhomme, mais il approcherait aujourd&#8217;hui de la soixantaine. On dit qu&#8217;il serait né en 1942 à Portsmouth dans le New Hampshire aux Etats-Unis. De son vrai nom Padavona, il ne prendra le nom de &#8220;Dio&#8221; (&#8221;Dieu&#8221; en italien) qu&#8217;au début des années 60 avec son groupe Ronnie Dio &amp; The Prophets. Ronnie serait aussi à cette époque celui qui aurait popularisé les &#8220;Devil&#8217;s Horns&#8221;, ce fameux signe de la main, majeur et auriculaire levés, cher à tout metalhead pendant les concerts, devenu un symbole dans le monde du Metal. D&#8217;ascendance italienne, Ronnie se serait inspiré du geste de sa grand-mère italienne &#8220;mano cornuta&#8221; (main cornue) aussi appelé &#8220;malocchio&#8221; (mauvais œil), à l&#8217;intention des personnes mauvaises et malignes. Voilà pour l&#8217;anecdote.<br />
Après un certain nombre de groupes formés depuis la moitié des années 50, Ronnie se voit engagé dans le projet du non moins grand Ritchie Blackmore : Rainbow en 1975. C&#8217;est à ce moment que la carrière de Ronnie va exploser, sa voix transporte littéralement les compositions du hard rock intelligent de Ritchie, et après trois albums studios et un live, il se voit remercié en 1978 après l&#8217;album &#8220;Long Live Rock&#8217;n'Roll&#8221;.<br />
Dio a travaillé avec un grand pendant trois ans, et c&#8217;est un autre qui lui tend la main en cette année 1979, j&#8217;ai nommé Tony Iommi, véritable icône et fondateur de Black Sabbath. Car après le départ d&#8217;Ozzy Osbourne, celui-ci cherchait un nouveau chanteur de talent. On peut dire que Ronnie a littéralement transformé le &#8220;Sabbath Noir&#8221; : sa voix est plus lyrique et moins haut-perchée que celle de son prédécesseur, se révélant parfois aussi agressive sur les morceaux plus durs, il vient de trouver un nouvelle terre musicale correspondant à ses attentes. L&#8217;album &#8220;Heaven &amp; Hell&#8221; sorti en 1980 nous montre un groupe totalement renouvelé et plus en phase, qui a encore quelque chose à dire, Dio ayant grandement participé au travail de composition, notamment sur le classique &#8220;Children of the Sea&#8221; pour lequel il rappellera maintes fois par la suite être le premier titre coécrit avec Tony et Geezer. Il se révèle donc être, en plus d&#8217;un grand chanteur, un compositeur de talent. Après l&#8217;album &#8220;The Mob Rules&#8221;, sorti un an plus tard, dans la lignée du précédent, qui verra le départ du batteur Bill Ward et la venue de l&#8217;américain Vinnie Appice derrière les fûts, c&#8217;est en 1982 que Dio enregistre son premier live avec le groupe, où il reprend avec aisance les classiques de la période Ozzy tels que &#8220;Iron Man&#8221; ou  &#8220;N.I.B.&#8221;. C&#8217;est en cette année là qu&#8217;arriva le fameux clash entre Ronnie et Tony, la légende veut que ce dernier accusa Dio d&#8217;avoir voulu mettre sa voix en avant lors du mixage pour lancer sa carrière solo, Ronnie ayant toujours nié avoir eu à cette époque l&#8217;idée de monter son propre groupe, il accuse même le Tony d&#8217;avoir mis sa guitare en avant&#8230; Las de cet échange de pierres, le Ronnie s&#8217;en va former son propre groupe, emportant Vinnie Appice sous le bras et laissant pour compte Tony et Geezer, qui auront beaucoup de mal à s&#8217;en remettre. En cet an de grâce 1982, le groupe Dio est né. L&#8217;aventure commence pour notre lutin chanteur.<br />
Mais Ronnie doit tout d&#8217;abord s&#8217;entourer d&#8217;un line-up solide, à la hauteur de son talent, ayant déjà Vinnie sous le bras, il recrute son ancien pote de Rainbow, l&#8217;écossais Jimmy Bain à la basse. Et là, nous arrivons à la question essentielle, le choix du guitariste&#8230; Le doigt est pointé sur un tout jeune totalement inconnu, l&#8217;irlandais Vivian Campbell qui se révèle être un très grand six-cordiste tant sur scène qu&#8217;en studio, ayant déjà joué avec le groupe de NWOBHM Sweet Savage. Avec ce nouvel arrivant tout frais et sortant de l&#8217;ombre, Dio a voulu éviter toute querelle d&#8217;ego. Cette collaboration ne durera que trois albums, et encore aujourd&#8217;hui, on a pu voir quelques querelles par presse interposée entre les deux hommes.<br />
Le groupe ainsi formé arrive en 1983, en plein &#8220;boom&#8221; de la scène heavy metal, avec le succès d&#8217;autres géants tels Judas Priest et Iron Maiden alors en pleine gloire, ainsi que l&#8217;effervescence du tout jeune thrash metal avec Slayer et autre Metallica. Il se doit donc de marquer sa patte au fer rouge pour pouvoir s&#8217;imposer parmi les grands.<br />
C&#8217;est en mai 1983 que sort le premier méfait de la bande à Dio, il s&#8217;intitule &#8220;Holy Diver&#8221;, à la pochette très controversée à l&#8217;époque, car on y voit la mascotte du groupe, un monstre dénommé Murray, noyer un prêtre catho enchaîné. Ronnie a d&#8217;ailleurs soutenu que cela pouvait aussi bien être un prêtre noyant un monstre (sacré Ronnie !). De plus certains ont soutenu pouvoir lire &#8220;Die&#8221; si on lit le logo du groupe à l&#8217;envers&#8230; Malgré tout, on a beau dire, l&#8217;artwork en question est très réussi et même devenu culte au sein du heavy.<br />
L&#8217;album est enregistré aux Sound City Studios de Fortuna en Californie, produit par Dio lui-même, il est signé chez Warner Bros et Mercury Records.<br />
Ce que l&#8217;on peut dire de prime abord sur ce disque, c&#8217;est qu&#8217;il est musicalement très influencé par la NWOBHM, et c&#8217;est à s&#8217;y méprendre, ne serait-ce qu&#8217;au niveau du son, très typé, de même pour les compos : lignes de basse et rythmes de batterie simples, guitare et chant davantage mis en avant. De plus, il n&#8217;y a qu&#8217;une seule guitare, donc pas de mur, on entend ainsi bien distinctement tous les instruments, y compris la basse. Certains disent même que l&#8217;on a affaire à un pur album de heavy britannique, ce n&#8217;est pas si faux finalement, mais il y a un atout supplémentaire&#8230; La voix de Ronnie.<br />
Pour se démarquer un peu plus encore, l&#8217;album doit démarrer avec un titre fort qui montre que cette nouvelle formation a son mot à dire dans le milieu. C&#8217;est chose faite avec la speederie &#8220;Stand Up &amp; Shout&#8221;, sûrement à l&#8217;heure actuelle le morceau le plus rentre-dedans et violent du groupe. On peut y voir un Ronnie agressif, moins lyrique qu&#8217;à l&#8217;accoutumé, comme on en avait l&#8217;habitude sur Rainbow ou Black Sabbath, le bonhomme pose sa marque et se montre un chanteur polyvalent, touchant à tous les registres.<br />
On ne peut parler de cet album sans mentionner sa chanson titre, tube parmi les grands tubes de l&#8217;histoire du heavy metal, avec sa fameuse intro aux claviers par Dio lui-même. C&#8217;est un mid-tempo lourd au riff très heavy, on sent l&#8217;influence de la bande à Iommi sur ce titre, et Ronnie est en terrain connu : écoutez-moi cette ligne de chant, ces couplets, ce refrain, c&#8217;est un pure réussite, un véritable hymne du style, ça y est c&#8217;est fait ! Seul le solo se montre un peu plus faible par rapport au reste, mais ça n&#8217;enlève rien, strictement rien à ce titre mythique !<br />
Le meilleur solo du disque est probablement celui de &#8220;Don&#8217;t Talk to Strangers&#8221; où Vivian nous démontre toute sa virtuosité et sa folie, Ronnie ne s&#8217;était pas trompé dans le crucial choix du six-cordiste ! Ce titre est un &#8220;Die Young&#8221; (cf. album &#8220;Heaven &amp; Hell&#8221; de Black Sab&#8217;) revu à la sauce Dio. Un début en ballade soutenu par un Ronnie lyrique et velouté à souhait, pour ensuite rentrer dans le lard  par un riff des plus sombres et lourds, quand arrive ce fameux solo, qui place ce titre au rang des tubes de l&#8217;album. Son passage en tapping est une pure jouissance, quel frisson !&#8230;<br />
Un peu de rock&#8217;n'roll pour faire respirer le tout, &#8220;Caught in the Middle&#8221; et &#8220;Invisible&#8221;, sont le parfait exemple de l&#8217;héritage hard rock du style, que l&#8217;on retrouve aussi dans certains albums de la NWOBHM de l&#8217;époque.<br />
L&#8217;un des titres les plus célèbres du groupe, n&#8217;est d&#8217;autre que le &#8220;Rainbow in the Dark&#8221;, encore joué en concert, sa ligne de clavier très joyeuse permet de l&#8217;identifier à la première écoute, Vivian Campbell est une fois de plus impérial sur ce titre, sans parler du refrain enjoué de Ronnie.<br />
En conclusion, ce &#8220;Holy Diver&#8221; se montre un disque très varié, on peut y trouver de tout : de la ballade, de l&#8217;hymne intemporel et du direct sans fioriture. Mais il ne serait rien sans la voix de Ronnie, il peut enfin s&#8217;exprimer librement sur cette première offrande, et le fait d&#8217;une des plus belles manières possibles. Il se montre moins lyrique que par le passé et nous produit ce mélange si particulier d&#8217;agressivité et de ce fameux lyrisme, ce qui en fait une voix carrément unique dans ce milieu et qui le propulse en première place du podium des plus grands chanteurs de heavy aux côtés des Dickinson, Halford et Adams. A plus de quarante balais, le bonhomme nous montre qu&#8217;il n&#8217;est pas prêt de disparaître. Il faut saluer aussi la performance de Vivian Campbell, nous démontrant qu&#8217;il est un jeune guitariste des plus prometteurs, et cela même s&#8217;il sera remercié deux albums plus tard. Tant ses soli que sa rythmique font, en plus de la voix de Ronnie, de cet album ce qu&#8217;il est : un grand disque !<br />
Et même si ce disque révèle encore les influences qui ont marqué les expériences précédentes du chanteur américain, il sera un succès retentissant dans le monde du Metal, certifié Disque d&#8217;Or aux US en 1984 et deuxième meilleur album de l&#8217;année 1983 dans la presse française.<br />
Il est un classique incontournable du heavy metal, il ne faut surtout pas passer à côté, ce serait hérésie pour tout metalhead qui se respecte.<br />
L&#8217;année suivante, l&#8217;effort est confirmé par un &#8220;The Last in Line&#8221; puissant et égalant en excellence son prédécesseur. Ce dernier, par son aura et son contexte, le rend à mon humble avis supérieur à tout autre album qu&#8217;ait pu sortir le groupe. Une carrière riche et pleine de succès se profile encore pour ce cher Ronnie&#8230;</p>
<p align="justify"><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2008/08/capsule.JPG" alt="" width="575" height="52" align="absmiddle" /></p>
<p><span style="color: #000080"><strong>MANOWAR &#8211; Hail to England</strong></span></p>
<p align="justify"><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/02/manowar.jpg" border="3" alt="" width="200" height="200" align="left" /><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2008/08/image-blanc.JPG" alt="" width="10" height="200" align="left" />Les américains de Manowar sont un groupe unique dans le paysage heavy metal, représentant tout ce que ce style a de plus brut, définissant leur musique comme du true-metal et s&#8217;autoproclamant les  &#8220;Kings of Metal&#8221;, ils ne font pas appel à la demi-mesure, aussi bien adulés jusqu&#8217;au fanatisme que détestés pour leur côté mégalo et prétentieux, ils ne laissent pas indifférents. Manowar ça se résume à des muscles, du sexe, de la bière, un mur d&#8217;amplis et du pur rock&#8217;n'roll, le tout  appuyé par une imagerie guerrière heroic fantasy à la Conan le Barbare sur  fond de mythologie scandinave. N&#8217;y cherchez aucune correspondance avec les  fleurons du heavy britannique, nous sommes dans un univers radicalement différent.<br />
C&#8217;est en 1980 que Joey DeMaio, technicien basse/pyrotechnique pour Black Sabbath durant la fin des 70&#8217;s, rencontre un compatriote du nom de Ross Friedman grâce à Ronnie James Dio, alors guitariste du groupe français Shakin&#8217; Street (connu surtout aux Etats-Unis). Le courant passe très bien entre les deux hommes, ils décidèrent de fonder ensemble un groupe de heavy metal, le plus puissant au monde. Ils recrutèrent ensuite Eric Adams au chant et Donnie Hamzik aux fûts, le navire Manowar est prêt à prendre la mer pour de glorieux horizons.<br />
Après une première démo enregistrée en 1981, le groupe est repéré par l&#8217;écurie Liberty Records (rachetée par Capitol Records à la fin des 70&#8217;s), ils signent même le contrat avec leur propre sang (sacré Joey) la même année, et sortent en 1982 leur premier album du nom de &#8220;Battle Hymns&#8221;, un concentré vitaminé de heavy metal très influencé par la scène hard rock contemporaine, ils se payent même les services du grand Orson Welles, cinéaste américain très célèbre dans l&#8217;histoire du 7ème art, pour narrer une partie du titre &#8220;Dark Avenger&#8221;, les premiers textes narrés dans l&#8217;histoire du metal. Joey nous démontre ses grands talents de musicien, avec l&#8217;instrumental &#8220;William&#8217;s Tale&#8221; de Rossini, le bonhomme est un sacré musicien. La basse de DeMaio est l&#8217;atout principal du groupe, Joey est crédité pour l&#8217;écriture de l&#8217;intégralité des paroles, certains titres sont coécrits avec l&#8217;aide de Ross Friedman, baptisé Ross &#8220;The Boss&#8221;.<br />
En 1983, nos guerriers se séparent de leur batteur Donnie Hamzik, qui ne peut plus supporter la vie en tournée, et recrutent Scott Columbus aux fûts. Ayant auparavant travaillé dans une fonderie d&#8217;aluminium, le gaillard s&#8217;est vu obligé de jouer sur des kits en alu, car tous les jeux habituels de batterie s&#8217;écroulaient sous sa frappe de mastodonte. Techniquement pas irréprochable, sa puissance de frappe est toutefois primordiale dans le son Manowar. Le line-up durera jusqu&#8217;en 1989.<br />
En cette même année, le groupe décroche un contrat avec la toute récente écurie Megaforce de Jonny Zazula. Dans la lignée du morceau éponyme de clôture du précédent opus, un heavy lent, épique et fédérateur, Manowar enregistre une démo qui sera finalement leur disque suivant : &#8220;Into Glory Ride&#8221;, affublé d&#8217;une pochette d&#8217;un kitsch assez hilarant représentant nos quatre guerriers vêtus de peaux de bêtes et d&#8217;armes de guerre. Après le titre d&#8217;ouverture, on oublie tout de suite le côté rock&#8217;n'roll de &#8220;Battle Hymns&#8221;, pour se fondre dans un univers épique de magie, de fantaisie et de mythologie (nordique, première mention dans le monde du metal). Les morceaux sont plus longs (l&#8217;album dure pas moins de 45 minutes pour 7 morceaux seulement !), plus pesants, plus mystiques&#8230; Manowar plus épique que jamais avec un Eric Adams ne faisant qu&#8217;un avec tous les titres&#8230; Ses performances vocales en concert impressionnent, avec ses poussées dans les aigus interminables ! Le groupe développe une puissance sonore gigantesque grâce aux murs d&#8217;amplis. Un clip faisant la promo du grand classique qu&#8217;est &#8220;Gloves of Metal&#8221; est shooté, épées en plastoc et demoiselles en peaux de bête : c&#8217;est kitsch, sans finesse mais bon&#8230; C&#8217;est Manowar !<br />
Passons maintenant à l&#8217;album qui nous intéresse, et qui a marqué le nom de Manowar au fer rouge dans l&#8217;histoire du heavy metal, le non moins connu &#8220;Hail to England&#8221;, nommé en hommage aux fans Britanniques de l&#8217;époque, qui ont été en cette année 1984 la majeure partie de la fan-base du groupe. Une pochette de goût moyen très &#8220;époque&#8221;, représentant un Musclor portant le drapeau de la Perfide Albion. Sang, batailles et magie nous attendent. Manowar change une fois de plus de maison de disques pour Geffen, ce qui sera encore le cas les années suivantes. Le groupe finira d&#8217;ailleurs par créer son propre label, dans sa volonté de faire comme il l&#8217;entend et non comme on le lui dit.<br />
Au départ destiné à être un simple EP, cet opus de 7 morceaux pour 33 petites minutes revient à quelque chose de bien plus brut que l&#8217;album précédent &#8220;Into Glory Ride&#8221;. Si on excepte le morceau de clôture, aucun ne dépasse les 4&#8242;30&#8221;. Au niveau du son, il fait moins &#8220;vieillo&#8221;, la basse de DeMaio est claquante et métallique, la batterie de Scott est lourde et bien mise en avant, dans la plus radicale définition du heavy metal, le pur. Le chant de Eric Adams est à son apogée, poussant à fond dans les aigus, faisant toujours aussi bien passer les émotions et sentiments, sans conteste, et il le confirme ici, un des plus grands chanteurs du style. L&#8217;album reste toutefois très épique, dans la lignée de son prédécesseur.<br />
Nous avons ici tous les ingrédients qui font un excellent album de Manowar.<br />
Les marches guerrières de &#8220;Blood of My Enemies&#8221; ou du morceau-titre &#8220;Hail to England&#8221;, avec des refrains à pleurer tellement c&#8217;est bon. On a envie de tout défoncer, de hurler les refrains avec Eric, de tous se réunir pour une même cause. Le second cité est particulièrement entraînant de bout en bout, c&#8217;est headbang obligatoire tout le long.<br />
Le bijou dark  &#8220;Each Dawn I Die&#8221; avec son ambiance ésotérique, son pas lent écrasant et ses paroles sur fond de magie et autres sorcières, incantées par un Eric totalement possédé, la basse de Joey tissant ses lignes les plus sombres autour.<br />
Le carton &#8220;Kill With Power&#8221; et son fameux refrain en &#8220;Die ! Die !&#8221;, titre le plus speed du disque, Eric est plus enragé que jamais !<br />
Le morceau dédié aux fans comme les Kings en feront à la pelle par la suite : &#8220;Army of the Immortals&#8221;, cela vient du fond du cœur et ça se sent.<br />
L&#8217;instrumental de basse dispensable &#8220;Black Arrows&#8221; où Joey torture des cordes à coup de disto et d&#8217;effets en tout genre, je tiens à préciser que ce genre d&#8217;instru est la marque de fabrique des Kings, même si non pourvu de valeur purement musicale. Une voix démoniaque annonce ce qui arrivera à tous les &#8220;False Ones&#8221; s&#8217;ils daignent  ne serait-ce qu&#8217;une fois affronter le Navire de Guerre !<br />
Attention ! Pépite ! Le long morceau épique de clôture et le plus beau composé à ce jour, j&#8217;ai nommé le grand &#8220;Bridge of Death&#8221; sur fond d&#8217;Enfer et de Satan, le chant d&#8217;Eric n&#8217;a jamais été aussi beau, on n&#8217;a jamais eu autant envie de balancer ses poings sur les battements de Scott et les accords de Joey. Une ambiance vraiment envoûtante, on s&#8217;envole et frissonne sur les textes chantés par Eric, complètement possédé, une de ses plus belles performances en studio. On ne pourrait se passer de superlatifs pour décrire un tel voyage, 9 minutes, on aimerait plus et mourir avec !<br />
On pourrait pourtant hurler à l&#8217;arnaque, 7 titres pour à peine plus d&#8217;une demi heure de musique ! Mais attention, nous sommes à une époque où les morceaux bouche-trous n&#8217;étaient pas encore légions. Ici on a 7 titres, 7 perles, 7 classiques (l&#8217;instru dispensable étant un élément essentiel d&#8217;un bon disque de Manowar), rien à jeter sur cette petite galette.<br />
Je tiens à saluer aussi la performance de Ross &#8220;The Boss&#8221; qui nous gratifie sur ce disque de plusieurs grands soli bourrés de feeling, caractéristique de son jeu, où chaque note est pertinente et pose sa pierre à l&#8217;édifice.<br />
Vous l&#8217;aurez compris, cet album est tout simplement un indispensable du groupe, d&#8217;une puissance et d&#8217;une homogénéité sans failles. Il représente au mieux ce qu&#8217;est un groupe comme Manowar, chaque mot, Heavy et Metal, est honoré comme il se doit, par un son, une aura, un esprit unique au sein de cet univers&#8230; Chaque musicien se transcende sur ce disque, la palme à un Eric Adams qui vit sa musique à pleins poumons.<br />
A tous ceux ne connaissant pas le groupe ou ayant de fausses appréhensions, ce disque est pour vous, il démentira toutes les critiques habituelles dont Manowar est sujet, vous ne serez pas déçu du voyage !</p>
<p align="justify"><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2008/08/capsule.JPG" alt="" width="575" height="52" align="absmiddle" /></p>
<p><span style="color: #000080"><strong>ACCEPT &#8211; Metal Heart</strong></span></p>
<p align="justify"><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/02/metal-heart.jpg" border="3" alt="" width="200" height="200" align="left" /><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2008/08/image-blanc.JPG" alt="" width="10" height="200" align="left" />1985: Accept est à l&#8217;apogée de sa carrière débutée en 1971, en ayant sorti consécutivement trois albums majeurs du heavy metal que sont &#8220;Restless and Wild&#8221; (1982),&#8221; Balls to the Wall&#8221; (1984) et donc ce &#8220;Metal Heart&#8221; qui nous intéresse aujourd&#8217;hui.<br />
D&#8217;ailleurs, intéressant, il l&#8217;est assurément car tout porte à croire qu&#8217;il n&#8217;a pas besoin d&#8217;un pacemaker pour continuer à battre dans nos cœurs et dans ceux de nos descendants pour des siècles et des siècles.<br />
Parce que ce Cœur de Metal a de la gueule! Non seulement sur la pochette mais aussi dans le contenu musical : aucune artère bouchée, tout circule abondamment sans anicroche. On se laisse porter par les afflux électriques de la guitare de Wolf Hoffmann qui varie fort bien ses soli et les refrains éructés avec conviction par notre cher Udo Dirkschneider donnent un sacré coup de fouet.<br />
Ce que j&#8217;aime particulièrement dans Accept est ce contraste entre une musique certes percutante mais surtout mélodique et le timbre éraillé de son chanteur Udo qui aurait du mal à nous faire gober qu&#8217;il a un passé d&#8217;enfant de chœur !?!<br />
Cette voix extraordinaire est devenue la marque de fabrique du groupe (d&#8217;ailleurs l&#8217;album &#8220;Eat the Heat&#8221; en 1989 avec un autre vocaliste n&#8217;a pas bien marché). Elle lui donne une originalité, et au vu de la concurrence qui est rude, avoir de bons morceaux ne suffit pas toujours : il faut savoir les faire vivre au travers du chant.<br />
Mais revenons à l&#8217;album si vous le voulez bien&#8230; Bien que certains morceaux soient dans la même veine, l&#8217;ensemble de l&#8217;album reste suffisamment diversifié si bien qu&#8217;à aucun moment on ne sent venir poindre l&#8217;ennui. Les trois premiers jouent quasiment sur le même rythme mais chacun possède un truc magique qui le distingue aisément des autres.<br />
On sait à ce moment là que l&#8217;on va aimer cet album d&#8217;autant que &#8220;Wrong Is Right&#8221; arrive pour accélérer le tempo, très appréciable à ce moment de l&#8217;album, le speed laisse ensuite la place à &#8220;Screaming for a Love-Bite&#8221; aux allures de standard pour les radios.<br />
Les hostilités reprennent avec &#8220;Too High to Get it Right&#8221; et &#8220;Dogs on Leads&#8221; qui pose le décor avec sa petite intro et ses breaks qui m&#8217;évoquent une sortie nocturne avec la crainte de se retrouver en face d&#8217;une meute de chiens enragés. Ce titre est mon préféré justement grâce à cette recherche d&#8217;atmosphères.<br />
&#8220;Teach us to Survive&#8221; bouscule quelque peu le schéma établi dans le sens où elle constitue la chanson la moins immédiate, en effet on ne tape pas forcément du pied mais on salue la mélodie de guitare simplement efficace.<br />
Avec tous ces rebondissements et sans parler d&#8217;un &#8220;Living for Tonite&#8221; très académique mais délicieux, nous nous retrouvons au dernier titre &#8220;Bound to Fail&#8221; qui résonne comme une ultime pulsation fiévreuse d&#8217;où filtre une agréable ambiance de stade de foot, un morceau que les fans adorent.<br />
Enfin, comment ne pas parler de &#8220;Metal Heart&#8221; sans faire ne serait-ce qu&#8217;une allusion aux passages de musique classique qui se trouvent sur le premier titre, qui est d&#8217;ailleurs éponyme?<br />
En guise d&#8217;intro, nous avons droit à &#8220;La Marche Slave&#8221; de Tchaïkovski, et ensuite à  &#8220;La Lettre à Elise&#8221; de Beethoven intégrée au solo avec un brio du tonnerre.<br />
Une petite question entre deux headbangings : sachant qu&#8217;Udo se consacre à sa carrière solo, est-il possible qu&#8217;une réelle reformation ait lieu un jour ?<br />
Moi je l&#8217;espère et en attendant, faites comme moi et complétez votre collection d&#8217;Accept !</p>
<p align="justify"><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2008/08/capsule.JPG" alt="" width="575" height="52" align="absmiddle" /></p>
<p><span style="color: #000080"><strong>KING DIAMOND &#8211; Abigail</strong></span></p>
<p align="justify"><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/02/king-diamond.jpg" border="3" alt="" width="200" height="200" align="left" /><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2008/08/image-blanc.JPG" alt="" width="10" height="200" align="left" />Projet solo du chanteur de Mercyful Fate, King Diamond donne son nom à cette nouvelle entité du metal qui, après un premier méfait (&#8221;Fatal Portrait&#8221; en 1986) intéressant mais manquant encore de personnalité, porte sa seconde attaque l&#8217;année suivante d&#8217;une manière plus convaincante.<br />
De tous les skeuds présentés ici, Abigail est peut être bien celui qui est le plus technique : en effet, la batterie de Mickey Dee brille par sa vélocité, elle fabrique une trame alambiquée et implacable qui pour autant ne mise pas tout sur la puissance.<br />
Les drums vont d&#8217;ailleurs de paire avec l&#8217;éclatante performance d&#8217;Andy Larocque à la guitare, générant de multiples successions de plans rapides. Ce grand guitariste a joué sur un album du groupe Death (&#8221;Individual Tought Patterns&#8221; en 1993), c&#8217;est dire s&#8217;il est particulièrement doué !<br />
Les lignes mélodiques sont bien entendu présentes mais ce n&#8217;est pas ce qui caractérise le plus la musique de King Diamond, les soli par exemple vous traversent comme des frissons au lieu de s&#8217;étendre sur de longs phrasés, c&#8217;est un régal que cette féroce jubilation auditive.<br />
Ecouter King Diamond c&#8217;est un peu comme se plonger dans un bon film d&#8217;épouvante car à chaque album il nous régale d&#8217;une histoire sur fond d&#8217;occultisme ou d&#8217;ésotérisme où les guitares se font tranchantes et le chant théâtral.<br />
Le King possède un chant atypique, le bougre est capable de moduler sa voix pour passer d&#8217;un registre aigu (voix de fausset) à un registre plus grave tout en nous gratifiant de ses narrations inspirées dont lui seul détient le secret.<br />
Sur l&#8217;ensemble de ses albums, les parties narratives sont souvent complétées par des rires sadiques, des bruitages, grincements de portes ou même de rocking-chair, parfois Diamond prend la voix d&#8217;un enfant ou d&#8217;une vieille femme, toujours dans le but d&#8217;enrichir les atmosphères.<br />
Ayant découvert le groupe en 1995 avec l&#8217;album &#8220;Spider&#8217;s Lullaby&#8221;, puis &#8220;The Graveyard&#8221; en 1996, j&#8217;ai mis un certain temps avant de me pencher sur les anciennes productions et c&#8217;est peut-être pour ça que mon speech sur Abigail n&#8217;est pas très étoffé.<br />
Ce n&#8217;est pas mon favori mais il représente très bien le style du groupe tout en comportant bien des hits horrifiques en puissance.<br />
Au final, c&#8217;est un recueil de titres homogènes que nous propose cet album, avec toutefois quelques surprises comme des passages acoustiques sur &#8220;The 7th Day of July 1777&#8243; ou des claviers judicieux sur &#8220;Omens&#8221; qui est mon titre favori, grâce à sa construction assez basique contrairement au reste plus compliqué même si les émotions arrivent à passer malgré tout.<br />
Vous l&#8217;aurez compris : il faudrait être damné pour ne pas connaître ce disque aux trésors insoupçonnables !</p>
<p align="justify"><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2008/08/capsule.JPG" alt="" width="575" height="52" align="absmiddle" /></p>
<p><span style="color: #000080"><strong>HELLOWEEN &#8211; Keeper of the Seven Keys Part 1</strong></span></p>
<p align="justify"><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/02/helloween.jpg" border="3" alt="" width="200" height="200" align="left" /><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2008/08/image-blanc.JPG" alt="" width="10" height="200" align="left" />Penchons-nous maintenant sur un groupe qui a sa part d&#8217;importance pour le heavy metal, car il a créé un sous-style très important, que pas mal de ses contemporains transformeront en style à part entière &#8211; le power metal (européen, à ne pas confondre avec le power US) &#8211; j&#8217;ai nommé les citrouilles de Helloween. Pourquoi des citrouilles? Pour plusieurs raisons. D&#8217;abord parce que la citrouille est l&#8217;emblème du groupe, qui est donc plutôt tourné vers l&#8217;humour plus ou moins débile (en témoignent les nombreux dessins de personnages à têtes de citrouilles qui hantent les livrets de leurs albums) et ensuite à cause du nom lui-même : Helloween. On pense immédiatement à Halloween, et donc aux citrouilles. Et là, tout se tient.<br />
Après cette étude étymologique fort intéressante, penchons nous sur le groupe en lui même. Il (le groupe, donc Helloween) fut fondé en 1983. Le line-up jusqu&#8217;au premier album (&#8221;Walls of Jericho&#8221;, sorti en 1985) fut le suivant : Kai Hansen à la guitare et au chant, Mickaël Weikath à la guitare et aux chœurs, Marcus Grosskopf à la basse et aux chœurs, Ingo Schichtenberg à la batterie et non, pas aux chœurs. Par la suite, et à partir de leur second album longue durée &#8220;Keeper of the Seven Keys Part 1&#8243; (celui qui nous intéresse ici), Kai Hansen décida de se consacrer essentiellement à la guitare, laissant le chant à Mickael Kiske, autant à l&#8217;aise dans les aigus que dans les graves, mais privilégiant les aigus malgré tout. Le line-up tint bon jusqu&#8217;à &#8220;Chameleon&#8221;, album-échec pour le groupe, et marquant la fin de la première ère Helloween : le batteur se suicide, Kiske est viré pour digressions d&#8217;opinion et d&#8217;orientation musicale, Kai Hansen s&#8217;en va fonder l&#8217;excellent Gamma Ray&#8230; Le Helloween seconde ère (je viens de m&#8217;apercevoir que je viens de faire un jeu de mots, les puristes n&#8217;aimant pas trop le Helloween de la nouvelle ère, et lui préférant largement l&#8217;ancienne ère&#8230;. Allez, je vous aiguille : Helloween secondaire, ah ah ah!) connaîtra plusieurs changements de line-up (au niveau des batteurs et second guitaristes, le chant restant stable en la personne d&#8217;Andi Deris, dont le registre est assez particulier et s&#8217;éloigne de celui de Kiske. On aime ou on n&#8217;aime pas&#8230;.), voyant passer Uli Küsh, Roland Grapow&#8230; Le line-up actuel est constitué, outre Marcus Grosskopf et Mickael Weikath, les survivants, de Sasha Gerstner à la guitare, Andy Deris au chant, et Dani Löble à la batterie. Mais comme je l&#8217;ai dit, cette période ne sera pas traitée ici.<br />
Après ce petit résumé, focalisons-nous sur la musique d&#8217;Helloween. Le premier album &#8220;Walls of Jericho&#8221; était une sorte de heavy bien speed, bien influencé par Iron Maiden et Judas Priest, lorgnant presque vers un thrash sobre (ils participèrent à un split intitulé Death Metal, avec Running Wild et&#8230; Hellhammer, groupe dont l&#8217;influence sur le black metal fût importante.). Des guitares bien rapides, des soli à gogo, et la voix de Kai Hansen, lorgnant carrément vers les aigus, et pas encore totalement maitrisée à l&#8217;époque. Il a fait des progrès depuis.<br />
Et que dire de ce &#8220;Keeper of the Seven Keys Part 1&#8243; sorti en 1987 ?<br />
Heavy ? Oui.<br />
Speed ? Oui.<br />
Mélodique? Oui.<br />
Old School ? Pas vraiment, mais pas loin.<br />
Novateur ? Oui.<br />
Incontournable ? Oui, et encore oui !<br />
Il s&#8217;agit de l&#8217;album référence du groupe, et d&#8217;un des albums référence du style qu&#8217;ils ont inventé : le power metal. On entendra l&#8217;influence de Helloween chez plein de représentants du genre : Rhapsody, Heavenly, Angra (qui ajouta la touche symphonique), et bien d&#8217;autres encore.<br />
Mais qu&#8217;est ce que le power metal, sinon un terme qui peut prêter à confusion (notamment avec le power US, qui est très voisin du thrash) ? Musicalement, ça lorgne vers du heavy bien speedé, avec mélodies et soli à la pelle, des refrains qui restent ancrés dans la tête. Et surtout une musique relativement facile d&#8217;accès, puisque très mélodique, ajoutant parfois des orchestrations plus ou moins pompeuses. Les puristes diront que les groupes de power metal n&#8217;ont rien de heavy, et ont même contribué à décrédibiliser le style, presque à le tuer (pourtant il n&#8217;est pas mort !), et ils n&#8217;auraient pas tout à fait tort. En effet, si un certain nombre de ces groupes ont du talent, quiconque écoute Sonata Arctica (au hasard l&#8217;album &#8220;Silence&#8221;) et un bon vieux Judas Priest (allez, &#8220;Defenders of the Faith&#8221;) verra vite la différence&#8230; L&#8217;un est clairement heavy metal et sent la bière, le cuir et les femmes, l&#8217;autre beaucoup moins. Par contre, l&#8217;autre sentira autre chose : des paysages enneigées, de la finesse musicale, des mélodies biens recherchées, le tout avec un son aseptisé. Génial et novateur pour certains, pas du tout dans l&#8217;esprit du metal pour d&#8217;autres, chacun voit midi à sa porte. Pour ma part, j&#8217;apprécie ces deux styles. Bref, le power metal n&#8217;a, pour la plupart de ses représentants actuels, plus grand chose de heavy metal (j&#8217;entends par là le bon vieux heavy metal, à la Judas Priest, Running Wild, ou simplement Iron Maiden).<br />
Mais ce n&#8217;était pas le cas de ses fondateurs à l&#8217;époque. En effet, Helloween, à cette époque, joue du heavy metal, d&#8217;une façon certes novatrice et différente de ses camarades de l&#8217;époque, mais du heavy quand même. Avec tout ce qu&#8217;il y a de nouveau, au milieu des influences de Iron Maiden et Judas Priest (écoutez donc le solo de &#8220;Freewheel Burning&#8221;, sur l&#8217;album &#8220;Defenders of the Faith&#8221; de la bande à Rob Halford, et vous verrez une des influences de Helloween) dont ils arrivent à se départir, sans les oublier totalement.<br />
Et ce &#8220;Keeper of the Seven Keys Part 1&#8243; regorge d&#8217;hymnes, que ce soit le heavy &#8220;A Little Time&#8221; et son interlude sombre à la guitare acoustique rapide, le speed &#8220;I&#8217;m Alive&#8221; et ses soli géniaux, le très helloweenien &#8220;Twillight of the Gods&#8221; (pour la mélodie d&#8217;intro), l&#8217;incontournable &#8220;Future World&#8221;, la ballade &#8220;A Tale That Wasn&#8217;t Right&#8221;, ou le chef d&#8217;œuvre épique de 13 minutes &#8220;Halloween&#8221;, qui regorge de soli bien efficaces, mélodiques ou simplement ahurissants, et de mélodies qui restent ancrées dans la tête, tout comme les refrains&#8230;. La patte de Kai Hansen, qui est le compositeur de 6 des titres de l&#8217;album, dont ce chef d&#8217;œuvre, y est pour beaucoup.<br />
L&#8217;intro &#8220;Initiation&#8221; débute par la mélodie de &#8220;Happy happy halloween, halloween&#8221;. Et les guitares prennent le relais, jouent sur les harmonies. Dans l&#8217;esprit, elle me fait penser à &#8220;The Ides of March&#8221;, qui introduit avec brio l&#8217;excellent &#8220;Killers&#8221; de la Vierge de Fer.<br />
Sur l&#8217;outro &#8220;Follow the Sign&#8221;, l&#8217;influence d&#8217;Iron Maiden est encore plus marquée.<br />
L&#8217;influence de Judas Priest se sent par ci par là, notamment sur le solo de &#8220;I&#8217;m Alive&#8221; (je pense au solo de &#8220;Freewheel Burning&#8221;, sur l&#8217;album &#8220;Defenders of the Faith&#8221;).<br />
Voilà pour les influences.<br />
Au niveau technique, les musiciens sont au top. Les guitares font la course à la mélodie et au solo avec vélocité, se lançant très souvent dans des joutes excellentissimes, parfois jouant ensemble sur le même plan, parfois en harmoniques (que ce soit sur les soli ou les riffs), ou parfois tout simplement en rythmique/lead. Les soli sont souvent relativement impressionnants. Les mauvaises langues qualifieront ça de branlette de manche. Y &#8216;a pas à dire, la branlette ça peut avoir du bon, la preuve.<br />
Le jeu de Marcus Grosskopf est excellent également, bien technique (écoutez donc son jeu sur &#8220;Halloween&#8221;, notamment ce passage ponctué d&#8217;enchainements de slaps de dingue à partir de 6 minutes !), et surtout indispensable, car il apporte une vraie touche, un vrai plus, ne se contentant pas de faire une copie fade et sans intérêt (sinon celui d&#8217;un peu plus de puissance) des mélodies.<br />
La batterie est bien efficace, breaks quand il faut, double pédale à gogo.<br />
Et le chant enfin : Kiske a un registre vocal assez grand : il couvre pas loin de 3 octaves. Et même si sa voix n&#8217;est pas la plus hargneuse qui soit, il se débrouille foutrement bien. Les mauvaises langues (encore et toujours, alalala&#8230;) diront qu&#8217;il a influencé pas mal de chanteurs de groupes de &#8220;gay metal&#8221;&#8230; Qu&#8217;il soit heavy metal ou pas, c&#8217;est un excellent chanteur.<br />
On peut noter la présence de quelques orchestrations par ci par là. Particulièrement dans l&#8217;intro et &#8220;Halloween&#8221; (qui je le répète est un chef d&#8217;œuvre parmi les hymnes de cet album). On peut d&#8217;ailleurs noter dans ce dernier un solo reprenant à quelque chose près la mélodie de la danse hongroise la plus connue de Brahms.<br />
Dans ce melting-pot musical, on entend parfaitement chaque instrument. Aucun n&#8217;est mis en retrait.<br />
Et tous ces ingrédients font de Helloween, et particulièrement de cet album, un incontournable du heavy metal, même si les fruits des graines semées s&#8217;en éloigneront. Les semeurs de ces graines, eux, arrivent à jouer du mélodique, tout jouant du heavy metal. Et ça, peu de groupes peuvent se vanter de l&#8217;avoir réussi, surtout avec autant de brio.<br />
Incontournable, musicalement et historiquement.</p>
<p align="justify"><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2008/08/capsule.JPG" alt="" width="575" height="52" align="absmiddle" /></p>
<p><span style="color: #000080"><strong>RUNNING WILD &#8211; Under Jolly Roger</strong></span></p>
<p align="justify"><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/02/running-wild.jpg" border="3" alt="" width="200" height="200" align="left" /><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2008/08/image-blanc.JPG" alt="" width="10" height="200" align="left" />Oyé, oyé, moussaillons ! Bienvenue à bord du &#8220;Under Holly Roger&#8221;.<br />
Apres deux albums &#8220;Gates to Purgatory&#8221; (1984) et &#8220;Branded and Exiled&#8221; (1985) produisant un speed evil sans compromis avec des  rythmiques qui bastonnent, crient dans les aigues, et des paroles dédiées au Malin tel que &#8220;Black Demons&#8221;, &#8220;Soldier of Hell&#8221;, &#8220;Mordor&#8221; ou &#8220;Evil Spirit&#8221;, où le visuel rejoint la musique : pentagramme sur les pochettes, cuir et bracelets à clous de sortie, Running Wild se classerait a cet époque plus dans le speed que le pur heavy.<br />
Changement de cap à partir du troisième album qui nous intéresse. Fini le côté obscur de la force (exit le pentagramme) et place aux aventures de la piraterie et de son navire ornant la pochette de ce &#8220;Under Holly Roger&#8221;.<br />
Musicalement, la bande du leader &#8220;Rock&#8217;n'Rolf&#8221; Kasparak, qui reste le seul maitre a bord dans ce navire en perpétuel mouvement (Jörg Michael, le batteur de Stratovarius, a même officié dans ses rangs), va définitivement définir son style, variant les tempos par rapport à ses deux précédents albums, avec une voix plus rock donnant moins dans les aigus, des rythmiques entrainantes, des refrains accrocheurs : voici la marque de fabrique des allemands qui, malgré les modes, ne changeront pas d&#8217;un iota. Ici, pas de place pour les ballades ou le synthé.<br />
Les histoires de démons ont laissé la place aux aventures des flibustiers, aux histoires de convoitise, de pouvoir, d&#8217;argent et de trahisons.<br />
Cet opus va nous offrir des brulots qui sentent bon la poudre à canon, le titre éponyme ouvrant le bal et nous transportant tout de suite vers le grand large avec son refrain qui sent bon le houblon.<br />
&#8220;Raise Your Fist&#8221;, avec son super solo, est une hymne par excellence, tandis que &#8220;Land of Ice&#8221; sait se faire inquiétant avec son rythme lent et lourd pour finir le voyage avec un &#8220;Merciless Game&#8221; à la rythmique de plomb et au solo endiablé.<br />
Pour la tournée qui suivra, les costumes d&#8217;époque seront de sortie, de même que les effets pyrotechniques et le navire illustrant le décor scénique. Running Wild sort les grands moyens et publiera le premier album live de sa carrière &#8220;Ready for Boarding&#8221;.<br />
Malheureusement, le groupe ne percera pas vraiment hors de sa contrée et c&#8217;est bien dommage au vu de la qualité de ses concerts. Le Gibus s&#8217;en souvient  encore à l&#8217;occasion de la rare venue de Running Wild en France, lors de la tournée &#8220;Death or Glory&#8221; en 1989. Le groupe était alors à l&#8217;apogée de sa carrière, la salle afficha complet et de nombreux fans ne purent accéder à la salle bouillante, pouvant laisser des regrets aux organisateurs qui auraient pu (du) voir plus grand.<br />
Running Wild poursuivra le concept de la piraterie pendant 6 albums d&#8217;excellente qualité, tels que &#8220;Port Royal&#8221; (1988) ou le moins connu mais aussi bon &#8220;Pile of Skulls&#8221; (1994) et passera ensuite au concept napoléonien avec &#8220;The Rivalry&#8221; (1998) en même temps qu&#8217;il changera d&#8217;écurie (de Noise Records à Guns Records) et continuera à nous pondre des albums de pur Running Wild comme le dernier en date &#8220;Rogue en Vogues&#8221; (2005).<br />
Alors si vous voulez vivre des aventures de corsaires, hisser la grande voile, levez l&#8217;encre et partez à l&#8217;abordage du &#8220;Under Jolly Roger&#8221;.</p>
<p align="justify"><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2008/08/capsule.JPG" alt="" width="575" height="52" align="absmiddle" /></p>
<p><span style="color: #000080"><strong>SAVATAGE &#8211; Gutter Ballett</strong></span></p>
<p align="justify"><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/02/savatage.jpg" border="3" alt="" width="200" height="200" align="left" /><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2008/08/image-blanc.JPG" alt="" width="10" height="200" align="left" />La deuxième moitié des années 80 aux USA a connu une vague de heavy tirant sur le prog, pratiquement oubliée de nos jours. On y trouvait des groupes comme Fates Warning, Queensrÿche, et donc Savatage qui nous intéresse ici.<br />
Savatage se forme à Tampa, en Floride, en 1981 sous le nom de Avatar. Les fondateurs en sont les frères Oliva (Jon au chant et Criss à la guitare), le batteur Steve Wacholz et le bassiste Keith Collins. Les premiers enregistrements du groupe remontent à 1982, où ils apparurent sur la compile d&#8217;une radio locale. L&#8217;année suivante marqua un premier changement dans l&#8217;histoire du groupe. D&#8217;une part, leur nom Avatar, pour des raisons légales est changé en Savatage. D&#8217;autre part, le premier album &#8220;Sirens&#8221; est réalisé, après la sortie d&#8217;un EP, encore estampillé Avatar, &#8220;The City Beneath the Surface&#8221;. Cette réalisation est devenue un objet de collection. &#8220;Sirens&#8221; est encore un peu hésitant au niveau des compositions et de la mise en profondeur de la musique, mais on sent un talent immense au sein de la formation. En effet, la griffe Savatage est déjà bien marquée. Les qualités du groupe ne laissent pas Atlantic Recordings (major ayant vu passer Led Zeppelin, Yes et AC/DC entre autres) indifférent et fait signer la bande en 1984.<br />
Le groupe rentre aux studios Bearsville dans l&#8217;Etat de New York, d&#8217;où sont natifs les frères Oliva. Ce studio a vu passer des pointures comme Hendrix, les Stones ou encore John Lennon. Dixit Jon Oliva, c&#8217;est la première expérience du groupe dans un vrai studio, avec 5 semaines de travail allouées pour enregistrer l&#8217;album, alors que &#8220;Sirens&#8221; avait été bouclé en 26 heures, réparties sur un jour et demi, dans un &#8220;poulailler&#8221;, pour employer ses termes, avec un unique enregistreur à bandes. &#8220;Power of the Night&#8221; bénéficie en effet d&#8217;un meilleur son et de compos plus approfondies. Le heavy metal développé ici reste dans l&#8217;apanage de ce qui se faisait à l&#8217;époque aux USA. On y retrouve d&#8217;ailleurs quelques similitudes avec Armored Saint qui avait sorti son &#8220;March of the Saint&#8221; l&#8217;année précédente. Cependant, Savatage fait montre de son savoir-faire en matière de soli et de performances vocales. Oliva cite &#8220;Power of the Night&#8221; comme leur premier véritable album. En effet, on y trouve déjà l&#8217;atmosphère et le groove typique du &#8216;Tage.<br />
Le succès de &#8220;Power of the Night&#8221; promeut Savatage au rang international. En 1986, Johnny Lee Middleton intègre le groupe en tant que bassiste, remplaçant Collins. Savatage tourne avec Ted Nugent et Blue Öyster Cult, deux monstres sacrés de la première vague hard rock. En Europe, ils ouvrent pour Motörhead fraichement devenu une légende. Cette année connut aussi le premier écueil avec leur troisième album &#8220;Fight for the Rock&#8221;. Une pochette dans une imagerie patriotique, thème alors très peu voire pas du tout abordé dans les opus précédents. Musicalement, le tout est adouci, probablement pour davantage séduire le public. Son plus retenu et approche plus FM. Au final, il est très mal reçu et restera dans les &#8220;moins bons&#8221; du groupe.<br />
Une petite remise en question et 1987 voit la sortie de la quatrième réalisation &#8220;Hall of the Mountain King&#8221;. Revenus dans le sillage de &#8220;Power of the Night&#8221;, Savatage nous offre un très grand moment de heavy metal encore plus personnel et performant qu&#8217;il ne l&#8217;était auparavant. Les membres sont encore plus épanouis et nous proposent des morceaux puissants et rudement bien ficelés, tels le morceau éponyme ou encore &#8220;24 Hours Ago&#8221; qui ouvre de manière majestueuse cette pièce. On retrouve ce fameux groove, la voix de Jon encore plus poussée, de même que les soli de Criss.<br />
Mais c&#8217;est en 1989 avec la sortie de &#8220;Gutter Ballet&#8221; que la musique du &#8216;Tage atteindra son paroxysme.<br />
On remarque à la vue de la pochette que de nouveaux thèmes sont abordés : le théâtre, le drame, le baroque et dans une moindre mesure, l&#8217;horreur. Jusque là, l&#8217;imagerie restait dans un domaine plutôt guerrier. Evidemment, la musique suit aussi cette voie, cependant on peut paraître bluffé par le morceau d&#8217;ouverture, &#8221;Of Rage and War&#8221;, campant les thèmes précédemment employés et on y retrouve le heavy metal typique de Savatage. Mais dès l&#8217;intro de la deuxième piste, &#8221;Gutter Ballet&#8221;, on remarque le virage à 90° : une intro au piano plutôt dramatique avec l&#8217;ensemble guitare/basse/batterie qui marque à grands coups les temps forts, comme dans une pièce de classique. La voix de Jon arrive et là, elle ne dénote pas avec le reste. Elle est remplie de tristesse et de complainte. On continue avec l&#8217;instrumental &#8221;Temptation Revelation&#8221; où Criss nous montre que lui aussi est dans le délire dramatico-baroque. On se sent littéralement transporté dans la pièce représentée sur la pochette.<br />
La ballade &#8221;When the Crowds Are Gone&#8221; et &#8221;Mentally Yours&#8221; avec sa magnifique intro au piano accompagnant la voix de Jon, sont les plus représentatives de ce côté dramatique. On retrouve même un côté opéra avec &#8221;Hounds&#8221;, le morceau le plus mystique et le plus sombre, au niveau du thème, de l&#8217;album. On a l&#8217;impression d&#8217;être dans un château abandonné, habité par des fantômes, des vampires et autres créatures de films hantés. On sent un côté kitsch volontaire pour faire ressortir cet aspect &#8220;hanté&#8221; avec un orgue en nappes derrière le riff du refrain, le tout soutenu par un Jon Oliva à la voix de gargouille. Savatage s&#8217;est aussi essayé à la power-ballade, très en vogue dans les années 80, avec &#8221;Summer&#8217;s Rain&#8221;, tout en suivant le fil rouge de l&#8217;album décrit précédemment, et c&#8217;est un succès. Jon y pousse sa voix sûrement au maximum qu&#8217;il puisse atteindre et cela dégage une telle puissance qu&#8217;on ne peut pas éviter de se sentir propulsé par tant d&#8217;énergie.<br />
On sent quand même que Savatage veut montrer qu&#8217;il est un groupe de heavy metal avant tout, d&#8217;une part avec leurs riffs si typiques et d&#8217;autre part avec les deux morceaux entrecoupant le reste : &#8221;She&#8217;s in Love&#8221; et &#8221;The Unholy&#8221;. Le thème général de l&#8217;album n&#8217;est presque pas abordé ici, voire pas du tout et on observe plus du Savatage époque &#8220;Power of the Night&#8221; &#8211; &#8220;Hall of the Mountain King&#8221;. Pour clôturer l&#8217;album, l&#8217;OVNI kitschounet, mais excellent &#8221;Thorazine Shuffle&#8221; (bonus-track pour l&#8217;édtion CD). Les &#8220;aaaahs choirs&#8221; en nappe font penser à la bande son d&#8217;un film d&#8217;épouvante des 50&#8217;s.<br />
&#8220;Gutter Ballet&#8221; reste avant tout un album de heavy metal, mais avec un côté très personnel (on ne remarque aucune influence directe) et un univers bien développé. On y retrouve la griffe Savatage en matière de riffs et soli uniques habilement maîtrisés et bourrés de feeling. Au chant, le répertoire est très large et parfaitement adapté au concept dramatique. Une telle performance ne sera jamais égalée tout au long de leur carrière. On a donc ici une pièce maîtresse du heavy &#8220;sophistiqué&#8221; de la fin des 80&#8217;s.  A ranger aux côtés d&#8217;un &#8220;Awaken the Guardian&#8221; (Fates Warning) et d&#8217;un &#8220;Operation : Mindcrime&#8221; (Quennsrÿche). A noter d&#8217;ailleurs quelques vagues ressemblances avec le &#8220;Rage for Order&#8221; de Quennsrÿche sur certains aspects.<br />
Par la suite, le groupe a continué dans une optique plus ou moins dramatique et orchestrale. &#8220;Streets : A Rock Opera&#8221; sorti en 1991 est, comme son nom l&#8217;indique, un opera-rock un peu dans la lignée de Meat Loaf, mais en moins novateur et grandiloquent. On y retrouve moins la magie de Savatage mais la performance d&#8217;Oliva est là. En Octobre 1993, quelques mois après la sortie de &#8220;Edge of Thorns&#8221;, le guitariste Criss Oliva, alors âgé de 30 ans, trouva la mort dans un accident de voiture. Les circonstances du drame : un chauffard en état d&#8217;ébriété l&#8217;a percuté. Un hommage lui a été rendu avec la publication en 1995 de &#8220;A Ghost in the Ruins : A Tribute to Criss Oliva&#8221;, une compile de lives enregistrés entre 1987 et 1990.</p>
<p align="right"><strong>Sélection réalisée par BeerGrinder, Contresens, Eulmatt, IllusionLord, Morgothduverdon, Paganthrasher, Poupoune et Steelhardos</strong></p>
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		<title>JUDAS PRIEST &#8211; Des débuts difficiles à la consécration (1970-1982)</title>
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		<pubDate>Sat, 14 Feb 2009 12:04:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>vinterdrom</dc:creator>
				<category><![CDATA[Reportages]]></category>

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Judas Priest est le type même du groupe ignoré par les fans de metal actuels, et c&#8217;est un mal car Priest a une place très enviable dans le club des dix meilleurs [...]]]></description>
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<p><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/02/logo.jpg" alt="" width="575" height="151" align="absmiddle" /></p>
<p align="justify">Judas Priest est le type même du groupe ignoré par les fans de metal actuels, et c&#8217;est un mal car Priest a une place très enviable dans le club des dix meilleurs Heavy Metal Gang du monde. Cela ne s&#8217;est pas fait sans mal et le prêtre a du ramer pendant près de dix ans avant de connaître la consécration avec son album &#8220;Screaming for Vengeance&#8221;.</p>
<p align="justify"><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/02/rocka-rolla.jpg" border="3" alt="" width="150" height="150" align="left" /><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2008/08/image-blanc.JPG" alt="" width="10" height="150" align="left" />Judas Priest est né en 1970 dans les brumeuses Mildlands de Birmingham, ville célèbre pour les aciéries de la British Steel qui donneront d&#8217;ailleurs leur nom à l&#8217;un de leurs albums. Sont alors aux commandes K.K. Downing le guitariste et Ian Hill le bassiste. Viennent ensuite se joindre au gang Robert Halford, Glen Tipton et John Inch. &#8220;Rock Rolla&#8221;, premier album enregistré en 1974 sur le label Gull passera inaperçu malgré son ingénieuse pochette parodiant une capsule de Coca Cola. Signalons tout de même que le Judas de ce premier disque n&#8217;a pratiquement rien à voir avec celui que l&#8217;on connaît actuellement.</p>
<p align="justify">L&#8217;ambiance et la construction des morceaux sont indéniablement influencées par Black Sabbath, et ils semblent affectionner les intros planantes à la Pink Floyd. Quant aux musiciens, ils sont vêtus de tenues psychédéliques et on reconnaît difficilement Rob Halford (qui se fait d&#8217;ailleurs appeler Bob) tant ses cheveux sont longs par rapport à la coupe de &#8220;garçon boucher&#8221; qu&#8217;il arbore de nos jours. Malgré cet insuccès le groupe décrochera quelques premières parties (tournent notamment avec les Pink Fairies qui sont les Motörhead de l&#8217;époque), mais Priest reste discret.</p>
<p align="justify"><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/02/sad-wings.jpg" border="3" alt="" width="150" height="150" align="left" /><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2008/08/image-blanc.JPG" alt="" width="10" height="150" align="left" />Plusieurs changements apparaissent lors de l&#8217;enregistrement de leur second LP &#8220;Sad Wings of Destiny&#8221; (sur le label Janus) en 1975. Tout d&#8217;abord, le batteur John Iinch démissionne pour être remplacé par un certain Alan Moore et, chose plus importante, ce disque est bien meilleur que le précédent. Il contient en effet des titres tels que &#8220;Victim of Changes&#8221;, &#8220;The Ripper&#8221; et autres &#8220;Genocide&#8221; qui deviendront quelques-uns des morceaux de bravoure du groupe &#8220;on stage&#8221;. Toutefois, Judas Priest reste dans l&#8217;ombre malgré une apparition au festival de Reading en août 1975. Le groupe décide alors de sortir un best-of, mais cela n&#8217;augmentera guère sa notoriété. Commence alors une période noire pour Judas qui durera jusqu&#8217;en septembre 1977. Le groupe doit jouer dans les clubs et dans les pubs afin de ne pas crever d&#8217;inanition. On se demande d&#8217;ailleurs comment ils ont pu tenir ainsi pendant deux ans&#8230;</p>
<p align="justify"><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/02/sin-after-sin.jpg" border="3" alt="" width="150" height="150" align="left" /><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2008/08/image-blanc.JPG" alt="" width="10" height="150" align="left" />Beaucoup d&#8217;autres auraient déjà jeté l&#8217;éponge tandis qu&#8217;eux persistent malgré les embûches jalonnant leur &#8220;chemin de croix&#8221;. Ils vérifient ainsi la justesse de l&#8217;expression &#8220;travailler pour la gloire&#8221; comme l&#8217;ont déjà fait d&#8217;autres (et non des moindres). Toutefois, une bonne fée (Carabosse ?) semble veiller sur cette secte de maudits et en 1977, contre toute attente (on est alors en pleine punkmania et le goût  du jour n&#8217;est pas au heavy metal, des formations telles que Maiden, Saxon ou Def Leppard nageant en pleine galère), le géant américain CBS les signe : la machine infernale peut alors se déclencher&#8230; Ils enregistrent immédiatement leur troisième album intitulé &#8220;Sin After Sin&#8221; contenant quelques titres ravageurs tels que &#8220;The Sinner&#8221; ou &#8220;Diamonds and Rust&#8221;, chanson initialement créée par Joan Baez (???) mais grandement &#8220;métallisée&#8221; par le groupe.</p>
<p align="justify"><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/02/stained-class.jpg" border="3" alt="" width="150" height="150" align="left" /><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2008/08/image-blanc.JPG" alt="" width="10" height="150" align="left" />La batterie est tenue par un certain Simon Phillips qui jouera ensuite sur le premier MSG et avec Jeff Beck. Le groupe applique dorénavant une politique bien éprouvée dans le milieu du hard rock : ils battent le fer tant qu&#8217;il est encore chaud. C&#8217;est ainsi que sortent &#8220;Stained Class&#8221; (avec le magnifique &#8220;Beyond the Realms of Death&#8221; composé par Rob Halford et Les Binks, nouveau batteur du gang) puis &#8220;Killing Machine&#8221;. Signalons que ce dernier a été rebaptisé &#8220;Hel Bent for Leather&#8221; pour la version américaine et qu&#8217;il contient la chanson &#8220;The Green Manalishi&#8221; (Fleetwood Mac) remplaçant la chanson titre de la version européenne. Ces deux albums montrent que le groupe a atteint alors sa vitesse de croisière. Mais avec l&#8217;énorme potentiel qu&#8217;il semble posséder, on sent qu&#8217;il peut faire encore mieux. Les musiciens ont abandonné leurs fringues de babas et sont vêtus de cuir et de clous arborant un look sado-maso.</p>
<p align="justify"><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/02/unleashed-east.jpg" border="3" alt="" width="150" height="150" align="left" /><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2008/08/image-blanc.JPG" alt="" width="10" height="150" align="left" />Cependant, il est temps pour le groupe d&#8217;enregistrer le traditionnel album live. Et où croyez-vous qu&#8217;il l&#8217;enregistrât ? Mais au Japon bien sûr et plus particulièrement au Sun Plaza Hall de Tokyo. C&#8217;est un simple, il s&#8217;appelle &#8220;Unleashed in the East&#8221; et est indispensable aux fans du groupe malgré la longueur de &#8220;The Sinner&#8221; et de &#8220;Victim of Changes&#8221;. En 1980, &#8220;British Steel&#8221; concrétise les espoirs portés sur le groupe avec &#8220;Breaking the Law&#8221; et le foudroyant &#8220;Steeler&#8221;. Il s&#8217;embarque alors dans une tournée américaine dont on sentira les influences dans &#8220;Point of Entry&#8221; (il est d&#8217;ailleurs arrivé la même chose aux Scorpions lors de l&#8217;enregistrement de &#8220;Animal Magnetism&#8221;).</p>
<p align="justify"><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2009/02/screamin-for-vengeance.jpg" border="3" alt="" width="150" height="150" align="left" /><img src="http://metal-blogs.com/spiritofmetal/files/2008/08/image-blanc.JPG" alt="" width="10" height="150" align="left" />De plus, Judas Priest sortira dans la même année une compilation intitulée &#8220;Hero, Hero&#8221; bien meilleure que la première. Juillet-août 1982 : c&#8217;est les vacances ! &#8230; Pas pour toute le monde car le gang nous assomme littéralement avec son chef d&#8217;œuvre : &#8220;Screaming for Vengeance&#8221;. Deux titres semblent plus &#8220;faibles&#8221; que les autres et encore, c&#8217;est un bien grand mot : il s&#8217;agit de &#8220;Take These Chains&#8221; et &#8220;Pain and Pleasure&#8221;, mais l&#8217;album est d&#8217;une qualité exceptionnelle et Kerrang n&#8217;a pas hésité à le qualifier d&#8217;album du siècle, Tom Hallom, le producteur, a su doter ce disque d&#8217;un son énorme sans pour cela sombrer dans le gros bruit.</p>
<p align="right"><strong>Par Contresens </strong></p>
<p><em>(Suite de la carrière du Priest à paraître prochainement &#8230;)</em></p>
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