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SKYCLAD – A BURNT OFFERING FOR THE BONE IDOL

 

 

Second opus du groupe emmené par le charimastique Martin Walkyier (ex-Sabbat), A Burnt Offering For The Bone Idol est un album important dans la carrière des Anglais, car il est celui qui esquisse véritablement leur style, avant que celui-ci ne soit définitivement fixé par les essentiels Prince Of The Poverty Line (1994) et The Silent Whales Of Lunar Sea (1995).

Tout en conservant l’aspect heavy de The Wayward Sons Of Mother Earth, comme le montre les furieux “ A Broken Promised Land ” ou “ R’Vannith ”, cette nouvelle offrande se pare de couleurs plus raffinées et celtiques du fait de l’adjonction d’une violoniste à temps plein au sein de la formation et d’intermèdes acoustiques de toute beauté (“ Ring Stone Round ”). D’aucuns diront que Skyclad a perdu de sa puissance, pourtant il n’en est rien : les superbes et épiques “ Salt On The Earth ”, “ Ten Of Straul ” et surtout la pièce maîtresse de ce disque, “ Alone In Death’s Shadoul ”, qui le clôt en apothéose, l’illustrent parfaitement. A ce tableau d’honneur, ne manquons pas de mentionner l’entraînant “ Spinning Jenny ” conduit par des lignes de violon enlevées, et le futur hymne “ The Declaration Of Indifference ” (quel titre !) et ses riffs très Iron Maiden.

A nouveau produit par Kevin Ridley (comme ce sera toujours le cas d’ailleurs), A Burnt Offering For The Bone Idol demeure donc un des meilleurs albums du groupe de Newcastle, et celui qui fait le pont entre le premier opus et ses successeurs, plus folk et moins heavy.

 

 

 1992

 * * *

 NOISE

TRACKLISTING

War And Disorder /1.44

A Broken Promised Land / 5.13

Spinning Jenny / 2.48

Salt On The Earth (Another’s Man Poison) / 4.50

Karmageddon (The Suffering Silence) / 6.02

Ring Stone Round / 2.10

Men Of Straw / 4.32

R’vannith / 6.05

The Declaration Of Indifference / 4.12

Alone In Death’s Shadow / 6.40

 

 

DISCOGRAPHIE

THE WAYWARD SONS OF MOTHER EARTH (1991)

A BURNT OFFERING FOR THE BONE IDOL (1992)

TRACKS FROM THE WILDERNESS (1992 / EP)

JONAH’S ARK (1993)

PRINCE OF THE POVERTY LINE (1994)

THE SILENT WHALES OF LUNAR SEA (1995)

IRRATIONAL ANTHEMS (1996)

OUI AVANT-GARDE A CHANCE (1996)

THE ANSWER MACHINE ? (1997)

VINTAGE WINE (1999)

FOLKEMON (2000)

HISTORY LESSENS (2001 / BEST OF)

ANOTHER FINE MESS (2001 / LIVE)

NO DAYLIGHTS… NOR HEEL TAPS (2002 / COMPILATION)

LIVE AT THE DYNAMO (2002 / LIVE)

A SEMBLANCE OF NORMALITY (2004)

 

 http://www.myspace.com/officialskyclad  

http://www.myspace.com/martinwalkyier  

 

 

Y & T – BEST OF ‘81 TO ‘85

 

 

Comme son nom l’indique, cette compilation rassemble les meilleurs chansons composées par le groupe américain entre 1981 et 1985, autrement dit, durant son apogée ; publiée à un moment où le succès l’a depuis longtemps quitté et qu’il ne retrouvera d’ailleurs jamais.

L’histoire de Y & T se trouve donc résumé en 16 titres, dont la qualité nous fait regretter que le groupe soit aujourd’hui tombé dans un quasi anonymat, contrairement à certains de rivaux de la même époque. Question de timing, le groupe a craché ses meilleures munitions au moment où le hard US n’en était encore qu’à ses balbutiemments. C’est pourquoi la bande à Dave Meniketti diffère en bien des points de tous les combos glam californiens des années 80. Leurs chansons possèdent un côté heavy très prononcé (“ Open Fire ”, “ Black Tiger ” et l’immense “ Forever ” bien sûr), sans pour autant être dépourvues de feeling et d’émotion (“ Rescue Me ”, “ I Believe In You ”), ce qu’elles doivent beaucoup à la voix puissante et chaude de Meniketti.

Earthshaker (1981), Black Tiger (1982) et Meanstreak (1983), enregistrés avec le line-up classique du groupe (Dave Meniketti, chant et guitare ; Joey Alves, guitare ; Leonard Haze, Batterie ; Phil Kennemore, basse et chant) sont trois bombes que tout amateur de bon hard rock ricain se doit de posséder. Si ce n’est pas le cas, cette compilation peut faire office d’honnête paliatif.

 

 

 1990

 * * *

 A & M

TRACKLISTING

From The Moon

Open Fire

Hurricane

Mean Streak

Rescue Me

Black Tiger

Dirty Girl

Forever

Midnight In Tokyo

Hang ‘Em High

Lipstick And Leather

Summertime Girls

Beautiful Dreamer

25 Hours A Day (live)

Barroom Boogie (live)

I Believe In You

 

DISCOGRAPHIE

 

http://www.meniketti.com

 

 

NIGHTINGALE – INVISIBLE

 

 

Au départ, Nightingale n’est qu’un des multiples projets du boulilique Dan Swanö ; celui grâce auquel il peut, à l’aide de son frangin Tom Nouga, épancher sa soif de rock progressif. Mais depuis la fin de Edge Of Sanity, qui restera pendant longtemps son principal port d’attache, Nightingale est devenu, en plus de sa priorité (avec Bloodbath, dans un autre genre, c’est le moins que l’on puisse dire !), un véritable groupe à part entière, s’architecturant autour des deux frères siamois et de Erik Oskasson et surtout de Tom Björn, batteur du groupe de doom lyrique Memory Garden.

La musique, elle aussi, a bien changé. Toujours progressive (la pochette de Invisible est un hommage à peine déguisé aux deux premiers opus de Marillion, Script For A Jester’s Tear, pour le costume d’arlequin, et Fugazy, pour le miroir et la chambre), notamment au niveau des claviers, elle se veut plus organique et surtout plus commerciale, parfois même aux confins du hard FM des eighties (“Invisible”, “A Raincheck On My Demise”, “Atlantis Rising”…), voir de l’école Blackmore (Deep Purple, Rainbow), à l’image du puissant “Misery”. La vieille garde qui suit les aventures du stakhanoviste suédois depuis ses débuts risquent de hurler face à cette métamorphose déjà entamée avec I et accélérée avec Alive Again. Ils ont pourtant bien tort car Swanö n’a pas perdu son talent sur l’autel du néo-prog.

Furieusement mélodiques et accrocheurs, des titres du calibre de “Still Alive”, “To The End”, “One Of The Lonely Ones” ou “Stalingrad” (sur lequel, le multi-instrumentiste démontre, si besoin en était encore, quel grand chanteur il est) font mouche, illuminés par la voix suave, chaude et délicieuse du grand Dan ; toujours admirablement équilibrés, plus ramassés et concis qu’auparavant, bref plus typiquement hard rock. On pense parfois aux travaux de Arjen Anthony Lucassen (Ayreon), analogie peu surprenante vu que Swanö a participé à l’album de Star One et que le Hollandais apparaissait sur Alive Again.

La sortie de cette cinquième galette est une (agréable) surprise car, on pensait que son prédécesseur, qui achevait le concept débuté avec le premier essai, The Breathing Shadow, serait un point final, plutôt que la fin d’un chapitre. Contre toute attente, Invisible en entame un nouveau, cette fois-ci, indépendant de la trame qui servait de fil conducteur aux autres offrandes, mais néanmoins tout aussi réussi et passionnant à suivre. Touche à tout de génie, Dan Swanö n’est décidemment pas prêt de nous décevoir. Vivement la suite !

 

 

 2004

 * * *

 BLACK MARK

TRACKLISTING

Still Alive

Invisible

A Raincheck On My Demise

Atlantis Rising

To The End

Misery

The Wake

One Of The Lonely Ones

Worlds Apart

Stalingrad

 

 

DISCOGRAPHIE

THE BREATHING SHADOW (1995)

THE CLOSING CHRONICLE (1996)

I (2000)

ALIVE AGAIN (2003)

INVISIBLE (2004)

NIGHTFALL OVERTURE (2005)

WHITE DARKNESS (2007)

 

http://www.myspace.com/nightingalesweden  

 

 

RUNEMAGICK – ENVENOM

 

 

Après une poignée d’albums passés à régurgiter un dark death certes de bonne facture mais assez peu original, Runemagick a décidé, depuis 2002 et la sortie de Requiem Of The Apocalypse, de s’abîmer peu à peu dans les méandres d’un doom death caverneux et ultra pesant. Depuis, chaque nouvelle offrande constitue une marche supplémentaire vers les abysses de l’indicible. Et on sentait bien que le terrifiant Darkness Death Doom (2003) serait probablement le disque qui scélerait à jamais les bases d’un doom qui n’appartient désormais qu’aux Suédois et qui leur correspond nettement mieux que le death qu’ils pratiquaient à leurs débuts.

Mais évoquer Runemagick au pluriel semble finalement peu adéquat, tant il se résume en premier lieu à son géniteur et maître à penser, le vénéré Nicklas Rudolfsson, lequel en plus de se charger des vocaux et des guitares, est également responsable de l’intégralité des chansons, ainsi que de la production. Cependant, il ne s’agit pas d’un énième one Man Band, le musicien étant secondé d’un batteur et de sa compagne (Emma Karlsson) à la basse, tous deux partageant avec le maître de lieux une même vision intégriste et autarcique du metal extrême.

S’inscrivant dans la continuité de Darkness Death Doom, plus que de son prédécesseur direct, On Funeral Wings, Envenom accouche de 5 titres en un plus de 60 minutes. C’est dire que ceux-ci prennent tout leur temps pour répandre tel un venin un doom granitique et vertigineux, dont la lenteur suffocante semble les porter à chaque fois au bord de la rupture. Enveloppé d’une production très brute et dépouillée, ces cinq perles noires dont le monolithisme absolu les rend peu accessibles, et qui ne sont d’ailleurs pas sans évoquer le défunt et culte (forcément) Winter, érigent une forteresse souterraine dont l’architecture repose avant tout sur des fondations instrumentales qu’une voix d’outre-tombe vient généralement obscurssirent encore davantage.

Les terribles “ Vultures ”, “ Envenom ”, “ Nebulous ”, “ Omnivore ” et le monumental “ Malestrom ” et ses 14 minutes infernales, forment une marche funéraire dont le rythme étouffant donne l’impression qu’elle sera sans fin. Porté par des textes suintant comme toujours la magie noire et l’occultisme, Envenom apparaît en définitive comme un sol bloc mortifère, qu’il ne vaut mieux pas fragmenter si l’on veut en apprécier toutes les richesses tapies au fond de ses sombres arcanes. Voilà un album qui vous hantera encore longtemps après que son écoute se soit achevée.

 

 

 2005

 * * * *

 AFTERMATH

TRACKLISTING

Vultures

Envenom (Laterna Magica)

Nebulous

Omnivore

Maelstrom (Sin Eater)

 

 

DISCOGRAPHIE

THE SUPREME FORCE OF ETERNITY (1998)

ENTER THE REALM OF DEATH (1999)

RESURRECTION IN BLOOD (2000)

ANCIENT INCANTATIONS (2001 / 7″ EP)

DARK LIVE MAGICK (2001 / LIVE)

REQUIEM OF THE APOCALYPSE (2002)

MOON OF THE CHAOS ECLIPSE (2002 / 10″ PIC LP)

DOOMED BY DEATH (2002 / SPLIT)

THE PENTAGRAM (2003)

DARKNESS DEATH DOOM (2003)

ON FUNERAL WINGS (2004)

ENVENOM (2005)

BLACK MAGICK SORCERESS (2006 / 10″ PIC LP)

INVOCATION OF MAGICK (2006)

THE NORTHERN LIGHTS (2007 / SPLIT)

DAWN OF THE END (2007)

 

http://www.myspace.com/runemagick  

 

 

KING CRIMSON – THE POWER TO BELIEVE

 

 

S’il est vrai que le cœur du Roi Cramoisi bat aujourd’hui surtout grâce à l’activité du label DGM qui abreuve régulièrement les bacs des disquaires de lives, des recherches des ProjeKcts et autres compilations, il n’en demeure pas moins que le groupe existe toujours ; il continue à sortir des albums, certes moins fréquemment que durant son apogée des années 70, et à se produire sur scène.

Par rapport à ses deux prédécesseurs, Thrak et The ConstruKction Of Light, ce troisième opus depuis sa résurrection au milieu des nineties se veut presque accessible. Le roi s’est assagi. N’allez pas croire cependant que le souverain a remisé au fond d’une geôle ses pulsations frénétiques et biscornues ; le sang du pur Crimson coule bien dans les veines de ce Power To Believe qui illustre plus que jamais la schizophrénie de ses géniteurs, entre, d’un côté des titres accrocheurs et mélodiques, aériens et presque insaisissables par moment, œuvre de l’ange blanc Adrian Belew, et de l’autre, des plongées instrumentales inquiétantes et envoûtantes à la fois, dues au cerveau halluciné de l’ange noir Robert Fripp et dont les ténébreuses émanations sont à même de vous vriller l’âme. Depuis le matriciel In The Court Of The Crimson King, cette alternance se vérifie à chaque fois, mais elle prend ici encore une fois toute sa (dé)mesure.

Coincés entre de cours intermèdes qui progressent par étape (un peu comme sur In The Wake Of Poseidon), des bulles d’air telles que “ Eyes Wide Open ”, le néanmoins déjanté “ Facts Of Life ”, qui a quelque chose d’un combat entre la lumière (le chant) et les abysses (les guitares, vecteurs d’une gangrène prolifératrice), le délirant “ Happy With What You Have To Be Happy With ” ou “ The Power To Believe II ”, d’une beauté à couper le souffle, avoisinent de fait avec les monstrueux “ Level Five ”, “ Elektrik ” et la gigantesque montée en puissance “ Dangereous Curves ” et sa section rythmique du feu de dieu qui s’achève en cacophonie infernale.

Ce qu’il y a de remarquable avec ce groupe, c’est sa faculté, plus de 35 ans après ses premiers pas, à toujours proposer du nouveau, à travailler son art quand la plupart des autres dinosaures se contentent bien souvent, de livrer au mieux d’honorables albums qui n’apportent toutefois rien de plus à leur carrière, au pire d’indignes bouses qui ternissent leur légende. Rien de tout cela avec le gang de Robert Fripp, toujours bien entouré, outre Belew, de Trey Gunn et Pat Mastelloto. Mieux, avec The Power To Believe, King Crimson vient sinon de livrer sa meilleure œuvre depuis Red (1974) du moins certainement la plus metal, à même de fédérer un public assez vaste là où Thrak et The ConstruKction Of Light en avaient laissé plus d’un sur le bord de la route. Enorme et unique !

 

 

 2003

 * * *

SANCTUARY

TRACKLISTING

The Power To Believe I : A Cappella

Level Five

Eyes Wide Open

Elektrik

Facts Of Life : Intro

Facts Of Life

The Power To Believe II

Dangerous Curves

Happy With What You Have To Be Happy With

The Power To Believe III

The Power To Believe IV : Coda

 

 

DISCOGRAPHIE

 

 

http://www.myspace.com/officialkingcrimson  

 

 

KLAUS SCHULZE – MOONDAWN

 

 

 

Klaus Schulze est plus qu’un génie, c’est un dieu car son art confine au divin. Il atteint un tel degré de perfection, une telle intensité dans la beauté que sa musique irradie, que celle-ci ne s’explique pas ; elle se vit, se ressent. Son sixième album, Moondawn, en constitue la plus brillande démonstration.

Depuis 1972, l’artiste germanique explore en solo toutes les possibilités offertes par cet instrument tellement flamboyant quand il est entre les mains d’un homme talentueux et tellement ridicule entre les mains d’un médiocre qu’est le synthétiseur. Par rapport à son prédécceur, le gigantesque Timewind, Moondawn se révèle être beaucoup plus accessible ; ce qui explique sans doute pourquoi, il s’agit là de l’un de ses plus grands succès. Proche de ce que peuvent faire à la même époque des artistes tels que Pink Floyd (on pense à Meddle et Wish You Were Here) ou à Mike Oldfield (Ommadawn, justement), cet album, qui voit le maître s’acoquiner pour la première fois avec un batteur, Harald Grosskopf (alors que lui-même, percussionniste de formation, aurait pû tenir les baguettes), se déploye par le biais de deux longues plages hypnotiques de plus de 25 minutes chacune, véritables rampes de lancement pour l’ex-Tangerine Dream, dont le talent ne peut de toute façon prendre toute son envergure que sur des durées aussi excessives.

L’écoute débute par “ Floating ”, lente montée en puissance atmosphérique qui commence comme le jour se lève. Schulze est tout d’abord seul à tricoter des sons à l’aide de ces claviers Moog. Puis peu à peu, en même temps que la batterie fait son apparation, conférant à l’ensemble une dynamique jusqu’alors inédite dans l’œuvre de l’Allemand, le titre décolle au rythme d’une myriade d’effluves électroniques.

“ Mindphaser ”, est bâti sur un shéma identique. Le bruit du ressac, des ambiances vaporeuses draînées par des nappes de synthés, car Klaus Schulze n’aime rien moins que superposer de multiples strates sonores qui s’entre-mêlent les unes aux autres. Durant plus de dix minutes, il parvient à rendre sous forme musicale les impressions que l’on ressent lorsque l’on est les témoins de l’aube qui se réveille. A cette première partie planante, succède brusquement une seconde où le rythme s’emballe, où les atmosphères contemplatives cèdent la place à une prolifération sonore qui s’échappe des claviers tour à tour liturgiques ou cosmiques du génial papa Schulze. C’est beau comme un chat qui dort.

A noter, qu’à l’instar des autres disques du fondateur de l’école de musique électronique de Berlin, la réédition en cd de Moondawn est réhaussée d’une seconde version du premier titre, baptisée “ Flaoting Sequence ”, plus courte mais qui prolonge encore un peu l’orgasme. Divin…

 

 

 1976

 * * * *

 SPV

TRACKLISTING

Floating

Mindphaser

Floating Sequence (bonus track)

 

 

DISCOGRAPHIE (NON EXHAUSTIVE !!)

IRRLICHT (1972)

CYBORG (1973)

PICTURE MUSIC (1973)

BLACKDANCE (1974)

TIMEWIND (1975)

MOONDAWN (1976)

BODY LOVE (1977)

MIRAGE (1977)

BODY LOVE VOL. 2 (1977)

X. (1978)

DUNE (1979)

… LIVE… (1980 / LIVE)

DIG IT (1980)

TRANCEFER (1981)

AUDENTITY (1983)

DZIEKUJE POLAND LIVE ‘83 (1983 / LIVE)

ANGST (1984 / BO)

INTER*FACE (1985)

DREAMS (1986)

EN=TRANCE (1988)

MIDITERREANEAN PADS (1990)

THE DRESDEN PERFORMANCE (1990 / LIVE)

BEYOND RECALL (1991)

ROYAL FESTIVAL HALL VOL. 1 (1992 / LIVE)

ROYAL FESTIVAL HALL VOL. 2 (1992 / LIVE)

THE DOME EVENT (1993 / LIVE)

LE MOULIN DE DAUDET (1994 / BO)

GOES CLASSIC (1994)

TOTENTAG (1994)

DAS WAGNER DESASTER (1994 / LIVE)

IN BLUE (1995)

ARE YOU SEQUENCED ? (1996)

DOSBURG ONLINE (1997)

VANITY OF SOUNDS (2000)

THE CRIME OF SUSPENSE (2000)

WAHNFRIED : TRANCE 4 MOTION (2000)

U.S.O. : PRIVEE (2000)

KLAUS SCHULZE VS. SOLAR MOON : DOCKING (2000)

BALLETT 1 (2000)

BALLETT 2 (2000)

BALLETT 3 (2000)

BALLETT 4 (2000)

ADDS & EDITS (2000)

LIVE @ KLANGART VOL. 1 (2001 / LIVE)

LIVE @ KLANGART VOL. 2 (2001 / LIVE)

CONTEMPORARY WORKS 2 (2002)

MOONLAKE (2005)

KONTINUUM (2007)

 

http://www.myspace.com/klausschulze  

 

 

UNTIL DEATH OVERTAKES ME – PRELUDE TO MONOLITH

 

 

Cette première prière pour les morts de Until Death Overtakes Me porte bien son nom. Il s’agit effectivement d’un monolithe sonore, bloc vaporeux de près de 70 minutes, aux contours opaques, tellement difficile d’accès qu’il en devient presque autarcique. Qui peut prétendre aller jusqu’au bout de ces cinq complaintes d’une lenteur tellement extrême qu’elle en devient presque insupportable ?

La musique, forgée dans le cerveau d’un mystérieux belge officiant à tous les instruments, est dépourvue de rythme ; elle ne se résume qu’à de funèbres nappes de synthétiseurs, accompagnées d’une guitare lointaine, et d’une voix caverneuses scandant sur un ton sentencieux des mots inaudibles qui résonnent comme un écho au fond d’une caverne s’enfonçant dans les entrailles de la terre. Prelude To Monolith est une pièce maîtresse de cette nouvelle vague appelée funeral doom qui doit plus à l’ambiant qu’au doom classique à la Cathedral. Dans le cas de ce disque, parler de chanson relève de l’absurdité. “ Missing ”, “ Absence Of Life ” et “ Slip Away ” constituent la bande-son de notre propre mort et auxquels succède en toute logique une superbe relecture aux accents religieux de “ La marche funèbre ” de Chopin pour la mise en bière.

Mais pour qui se sent prêt à suivre Until Death Overtakes Me dans cet hymne à la dépression et à la désolation, la récompense est au bout du chemin : cette musique est tout simplement d’une vertigineuse et insondable beauté. Prelude To Monolith est un disque parfait pour les longues soirées d’hiver quand le givre constelle les carreaux des fenêtre ou quand la journée est engourdie par la pluie et la grisaille. A déconseiller aux suicidaires !

 

 

 2003

 * * *

 FIREDOOM

TRACKLISTING

Prelude To Monolith

Missing

Absence Of Life

Slip Away

Marche funebre

 

 

DISCOGRAPHIE

SYMPHONY I – DEEP DARK RED (2001 / DEMO)

SYMPHONY II – ABSENCE OF LIFE (2001 / DEMO)

PRELUDE TO MONOLITH (2003)

INTERLUDIUM I – FUNERAL PATH (2004)

SYMPHONY III – MONOLITH (2006)

 

http://www.myspace.com/untildeathovertakesme  

 

 

RAINBOW – LIVE IN MUNICH 1977

 

 

Pendant longtemps ce concert enregistré à Munich le 20 octobre 1977 n’était qu’une vidéo bootleg que tous les fans du groupe de Ritchie Blackmore s’arrachaient sur les étals des conventions du disque. C’est aujourd’hui (enfin) un live qui est d’ores et déjà amené à rivaliser avec le mythique On Stage.

En effet, Rainbow, alors à son apogée, y livre une performance gigantesque, probablement d’ailleurs l’une des meilleures jamais données par les Britanniques. Mais, avec un tel line-up, comment pourrait-il en être autrement ? Jugez plutôt : Ronnie James Dio au chant, l’homme en noir (bien sûr) à la six cordes, Cozy Powell derrière les fûts et les deux petits nouveaux Bob Daisley à la basse et David Stone aux claviers, ceux-ci remplacant avantageusement Jimmy Bain et Tony Carey, virés après la précédente tournée.

Afin de promouvoir On Stage, ce super groupe décide d’écumer les routes en attendant l’enregistrement du successeur de Rising, Long Live Rock ‘n’ Roll, dont on retrouve ici deux des huit compositions : le déjà connu “ Kill The King ”, qui fut originellement écrit afin de débuter les concerts sur les chapeaux de roues, un peu à la façon de “ Burn ” ou de “ Highway Star ” avec Deep Purple, ainsi que le morceau éponyme, quant à lui réellement inédit. Ce dernier remplace “ Stargazer ” qui ne sera dès lors et malheureusement, plus interprété. Sinon, la set list demeure identique à celle de la tournée de 1976.

Sans surprise certes, mais avec un plaisir immense, nous retrouvons donc tous les classiques de l’ère Dio : “ Mistreated ” (unique vestige du Pourpre Profond et que seuls des vocalistes à la démesure de David Coverdale ou du lutin peuvent honorer), l’efficace “ Sixteenth Century Greensleeves ”, toujours éclairé en son début, par un solo superbe du maître des lieux, l’énorme et magnifique “ Catch The Rainbow ” dont la partie instrumentale nous emporte très haut dans la stratosphère, le bluesy “ Man On The Silver Mountain ”, couplé à “ Starstruck ” et l’épique “ Still I’m Sad ”, dans une version dantesque de plus de 25 minutes, véritable point d’orgue d’un concert démentiel. N’oublions pas pour faire bonne mesure les deux titres cités plus haut, ainsi que “ Do You Close Your Eyes ”, lequel achève toujours les prestations de Rainbow par la destruction en règle de la Stratocaster de Ritchie.

Ce Live In Munich 1977 a donc toutes les chances d’éclipser le pourtant fantastique On Stage et de devenir la pierre angulaire des lives du groupe.

 

 

 2006

 * * * *

 EAGLE

TRACKLISTING

DISQUE 1

Kill The King

Mistreated

Sixteenth Century Greensleeves

Catch The Rainbow

Long Live Rock ‘n’ Roll 

 

DISQUE 2

Man On The Silver Mountain

Still I’m Sad

Do You Close Your Eyes

 

 

DISCOGRAPHIE (NON EXHAUSTIVE !)

 

 

 

CALDERA – MIST THROUGH YOUR CONSCIOUSNESS

 

 

 

Un jeune groupe, qu’est-ce que c’est ? C’est une entité qui se construit peu à peu à coup de démos, de concerts et de galères. C’est une entité qui sort enfin au bout de (trop) longues années son premier effort qu’une armée de pisse-copies ne pourra s’empêcher de comparer à d’autres qui sont (forcément !) passés par là avant, à fortiori si c’est de Français dont il s’agit.

Un jeune groupe, c’est par exemple Caldera, formation nancéenne née en 2001 et déjà auteur de trois démos remarquées dans l’underground (dont Bison Skull et Holy Words To Unholy Species). A force de gigs, souvent prestigieux (avec Mastodon, High On Fire, Church Of Misery ou bien encore Sourvein), toujours instructifs, le quatuor a peu à peu forgé son armure sonore, dont le verni stoner tend de plus en plus à s’écailler pour être remplacé par un ramage moins évident, plus orginal aussi. De fait, quel chemin parcouru depuis ses débuts ! On s’en rend compte avec ce premier galop d’essai.

Déjà l’esthétique a changé ; les atourts fleurant bon le ketchup US a laissé la place à un concept bien plus sombre. Marécageux. Saluons d’ailleurs au passage le remarquable travail de Chimère Noire. Maladroitement rattaché à la scène post rock qui a le vent en poupe actuellement, Caldera ne noue pourtant que bien peu d’attaches avec des groupes tels que Pelican ou Red Sparrowes, si ce n’est le format garanti 100 % instrumental retenu. Et si influences il y a, elles affleurent plus (parfois) qu’elles ne structurent véritablement l’édifice. Et elles sont plus à rechercher vers des contrées à priori lointaines. On pense par moment au Anathema des débuts (l’unique !), à Solstice voire dans une moindre mesure à Mastodon pour certaines harmonies de guitares. De fait, les Lorrains érigent un art hybride alliant l’énergie salvatrice du pur heavy metal au désespoir le plus vertigineux qui les conduit, plus le disque progresse, aux confins du doom, comme l’illustre la longue marche funèbre terminale qu’est le ténébreux “ Dawn Redwood ”. Denses et s’arc-boutant sur une assise rythmique à la fois granitique et groovy, tous les morceaux maîtrisent l’art de la montée en puissance (notamment le gigantesque “ White Pine ”, orgasme de vibrations négatives et sans doute le meilleur du lot), conduit par des grattes incandescentes, véritable vigies guidant le navire, quand bien même elles suintent une tristesse infinie (“ Coast Redwood ”, “ Wollemia ”).

Mist Through Your Consciousness ouvre sur un lendemain que l’on devine passionnant, surtout si Caldera continue de s’affranchir de tous les carcans pour tracer un paysage unique et insaisissable et parvient à matérialiser la puissance dont il est capable sur scène, seul (très léger) bémol d’un album des plus prometteurs.

 

 

 2008

 8 / 10

 RADAR SWARM

TRACKLISTING

Coast Redwood / 6.07

Juniper / 5.44

Wollemia / 4.20

F.I.R. / 3.48

White Pine / 6.50

Alerce / 6.08

Larch / 5.19

Dawn Redwood / 8.23

TOTAL PLAYING TIME : 46.39

 

DISCOGRAPHY

 

http://www.myspace.com/caldera666  

 

 

 

Y & T – TEN

 

 

Comme son nom l’indique Ten est la dixième galette de Y & T, en comptant le live sorti en 1985, Open Fire. Mais, malgré ses qualités (nous y reviendrons), l’album s’inscrit dans la période de déclin que le groupe a amorcé avec son prédécesseur, Contagious. Le virage plus commercial entamé avec Down For The Count se poursuit et du line-up classique ne subsiste plus que Dave Meniketti et Phil Kennemore, secondés dorénavant par Stef Burns (guitare) et le mercenaire Jimmy DeGrasso (batterie). Le “ vrai ” Y & T n’est donc plus, mais ce n’est pas une raison pour bouder notre plaisir face à ce disque convaincant, bien produit par Mike Stone, même si nous sommes loin des heures de gloire de la formation qui nous avait tant emballé avec Black Tiger.

Ten alterne chansons efficaces, calibrées certes, mais plaisantes grâce à la voix toujours aussi superbe (et unique !) de Meniketti – citons notamment “ Hard Times ”, “ Lucy ” ou “ Surrender ” –, power ballades comme le groupe en a le secret (“ Come In from The Rain ”, “ Ten Lovers ”), ou brûlot bluesy (“ City ”), lequel annonce déjà le disque solo du chanteur, On The Blue Side.

Ca joue très bien, Meniketti surtout qui reste aujourd’hui encore un des chanteurs et guitaristes les plus sous-estimés de la planète metal. Cependant en adoucissant, en édulcorant sa musique pour la fondre dans le moule hard US de la seconde moitié des années 80, Y & T a perdu en route une partie de son âme, et ce qui faisait son charme et sa singularité. Mais Ten reste un disque au demeurant solide et bien fait.

 

 

 1990

 * * *

 GEFFEN

TRACKLISTING

Hard Times

Lucy

Don’t Be Afraid Of The Dark

Girl Crazy

City

Come In From The Rain

Red Hot And Ready

She’s Gone

Let It Out

Ten Lovers

Goin’ Off The Deep End

Surrender

 

DISCOGRAPHIE

 

http://www.meniketti.com