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APOSTLE OF SOLITUDE

 

 

Formé en 2004, Apostle Of Solitude fait partie de toute cette scène epic doom américaine dont le chef de fil est The Gates Of Slumber. Son premier opus, Sincerest Misery est un vrai pavé dans le genre.

S’il ne devait en rester qu’un : SINCEREST MISERY (2008)

 

USA ORIGINE
EPIC DOOM METAL GENRE
2004 FORMATION
LINE-UP
CHUCK BROWN (VOCALS, GUITARS)
JUSTIN AVERY (GUITARS)
BRENT MCLELLAN (BASS)
COREY WEBB (DRUMS)
ANCIENS MEMBRES
 GROUPE AFFILIE
THE GATES OF SLUMBER

 

 

DISCOGRAPHY

 

EMBRACED BY THE BLACK (2006 / EP)
SINCEREST MISERY (2008)

 

 

http://www.myspace.com/apostleofsolitude

 

 

LIVE REPORT : AUDREY HORNE (PARIS LA LOCO – 18.11.08)

 

 

Voici quelques photos de Audrey Horne à la Loco en ouverture de Enslaved le 18 novembre. Performance carrée avec un Ice Dale comme on l’aime : poseur en diable donc !  Le dernier opus, Le Fol fut à l’honneur et on s’en réjouit.

 

 

 

 

ASH RA TEMPEL : SCHWINGUNGEN (1972)

OHR – 9 / 10

 

Comme il l’a déjà fait avec Tangerine Dream avec lequel il n’aura enregistré qu’un unique opus (Electronic Meditation), Klaus Schulze quitte le navire Ash Ra Tempel peu après avoir gravé le premier jet éponyme. Toutefois les raisons de son départ ne sont cette fois pas les mêmes. Contrairement à ce qui s’est passé avec le groupe d’Edgar Froese, il n’y a aucune divergences musicales entre Manuel Göttsching et lui mais simplement le désir chez Klaus d’être son propre maître car il estime (à raison) qu’il s’agit là d’une condition essentielle s’il veut parvenir à exprimer toutes les idées qu’il a dans la tête.

Le guitariste se retrouve donc seul avec Hartmut Enke. Très vite, ils recrutent un nouveau batteur, Wolfgang Müller et capturent avec l’aide du futur producteur de Scorpions, Dieter Dierks, une seconde galette : Schwingungen. Et comme cela sera toujours le cas avec le groupe qui n’a jamais composé deux fois le même disque, celle-ci se révèle très éloignée de sa devancière.

S’il se pare lui aussi d’atours psychédéliques, cet album se veut sans doute un peu moins cosmique, bien qu’il ouvre, à l’instar de Ash Ra Tempel, de nouvelles portes. A ce titre, la principale nouveauté réside dans le recours au chant lequel, loin de rendre la musique du groupe plus accessible, la propulse encore davantage dans des sphères hallucinées. A un socle instrumental basé sur la guitare aventurière du (désormais) maître des lieux et sur des effluves électroniques aux allures de magma bouillonnant, viennent donc se greffer diverses tessitures vocales, souvent masculines, parfois féminines (celles de la compagne de Manuel, Rosi, qui sera amenée à jouer un rôle plus important sur les opuscules suivants, dont le bien nommé Starring Rosi).

Schwingungen se divise en deux pistes, elles-mêmes scindées en deux parties. « Light And Darkness » débute en toute logique par son versant lumineux (« Light : Look At Your Sun »), sorte de blues hallucinogène assez barré mais qui reste néanmoins le titre le plus normal du lot. En effet, à partir de la face sombre (« Darkness : Flowers Must Die »), longue de plus de douze minutes, une folie rampante prend peu à peu possession de la musique. Vocalises possédées, saxophone schizophrène forment les balises bien peu évidentes d’une dérive complètement déjantée où la guitare comme biberonnée au LSD de Göttsching se montre en définitive plutôt discrète, sauf durant les dernières minutes durant lesquelles elle s’élève très haut dans la stratosphère.

Mais l’Everest de l’album n’est ni plus ni moins que sa plage éponyme, montée en puissance nébuleuse qui s’étire sur près de vingt minutes. A un premier pan onirique (« Suche »), trip spatial qui repousse les limites du psychédélisme dans des contrées inconnues jusqu’alors, succède un second (« Liebe »), instant de magie pure bercé par la voix aérienne, spectrale et insaisissable de Rosi  et les interventions planantes de Manuel à la six cordes. Vingt minutes de beauté contemplative qui confine à une telle forme de plénitude spirituelle, que les mots manquent pour les qualifier.

Une œuvre unique, précieuse,  encore une fois. (14/11/08)

 

TRACKLISTING
  1. Light : Look At Your Sun / 6.34
  2. Darkness : Flowers Must Die / 12.22
  3. Suche & Liebe / 19.23
TOTAL PLAYING TIME : 38.27

 

 

DISCOGRAPHY

 

http://www.myspace.com/manuelgoettsching  

 

 

 

 

ENSLAVED : PARIS – LA LOCO (18.11.08)

 

 

Après une séance de dédicaces sympathique au Kata Bar, Enslaved a assiegé la Loco pour un excellent concert, bien supérieur au dernier en date en 2007 où le groupe était, il est vrai, passé après le show suintant la sulfure offert par Watain.

 

 

Accompagnés de Krakow et de Audrey Horne (à la place de Stonegard qui a splitté), les Norvégiens ont bien sûr mis à l’honneur leur dernière cuvée, le grandiose Vertebrae (“Clouds”, “New Dawn”, “The Watcher”…). Si Below The Lights (“As Fire Swept Clean The Earth), Isa (“Isa”) et Ruun (“Fusion Of Sense And Earth”, “Ruun”) ont eu droit de cité, en revanche les Blodhemn, Mardraum et Monumension sont, comme d’habitude désormais, aux abonnés absents.

 

 

Par contre, les nostalgiques ont été comblés avec l’interprétation de “Eld” et des antédiluviens “Allfadr Odinn” et “Slaget I Skogen Bortenfor”.

 

Plus de photos sur mon myspace : www.myspace.com/timewind666

 

 

 

AMPHITRYON : INTERVIEW

 

 

Interview de Christophe Demazeux (batterie), réalisée par mail en novembre 2008.

 

S. : Peux-tu présenter Drama, le premier DVD d’Amphitryon ?

Christophe Demazeux : Il s’agit en fait de la version live de l’album Sumphokeras. Il a été réalisé par Elixir, avec Emilie Desbonnet (qui a obtenu une Victoire de la Musique) et Amaury Dhennin. Le DVD sortira le 15 décembre prochain.

 

S. : Quelle place accordez-ous à l’aspect visuel (aussi bien sur scène que sur disque) ?

CD : Comme tu le verras sur le DVD, la mise en scène, les costumes nous aident à créer une ambiance en relation avec la musique. On essaie de regrouper plusieurs arts (littérature, peinture, théâtre etc…) pour en faire un seul. On travaille avec de nombreux artistes annexes, comme Daniel PERON (http://www.myspace.com/danielperon)    qui a eu la gentillesse d’illustrer la nouvelle Le Cycle d’Ephapsaménée pour notre album. Nous utilisons aussi différents supports (internet, affiches, photos) pour compléter la musique.

 

 

S. : Vous ne bénéficiez pas forcément de beaucoup de moyens sur scène. N’est-ce pas frustrant ?

CD : Ca dépend des concerts… En fait, j’adore l’ambiance des balances, quand on est pressé et qu’il faut changer un câble, quand les retours ne marchent pas et que le concert est dans… 20 minutes ! Ca fout un stress terrible, mais j’aime ça et en général, il n’y a aucun souci pendant les concerts.

 

S. : Avez-vous déjà commencé à travailler sur un nouvel opus ?

CD : On a déjà essayé de nouvelles idées musicales, mais en ce moment, on se concentre plutôt sur les dates de tournée : 31/10 à Reigner, le 01/11 à Lyon, le 6/12 à Gravelines et aussi Paris le 13/12. Allez faire un tour sur myspace pour plus d’infos : http://www.myspace.com/sumphokeras   

 

Merci

 

 

W.A.S.P. : THE STORY OF JONATHAN / CHAINSAW CHARLIE (1992)

 

 

 

Single non vendu dans le commerce, The Story Of Jonathan ne se résume qu’à deux titres sur lesquels Blackie Lawless raconte le concept de The Crimson Idol. Pas de musique ici, seulement du verbiage. Sans grand intérêt donc. (20/04/06)

 

TRACKLISTING
  1. The Story Of Jonathan Part I
  2. The Story Of Jonathan Part II

 

1992
1 / 10
PARLOPHONE

 

 

Chainsaw Charlie est le maxi annonçant la sortie du nouvel album de W.A.S.P., The Crimson Idol et comprenant trois titres.

Le premier donne son nom à ce hors-d’œuvre numérique, mais dans une version courte. Cette chanson est très réussie même si la version longue s’avère bien meilleure. Le second morceau est un inédit, “ Phantom In The Mirror ”, un peu dans la veine de “ Arena Of Pleasure ” et la troisième plage n’est que la première partie d’un monologue de Blackie Lawless expliquant le concept de The Crimson Idol. (20/04/06)

 

TRACKLISTING
  1. Chainsaw Charlie (MurdersIn The New Morgue) / 4.45
  2. Phantoms In The Mirror / 4.36
  3. The Story Of Jonathan Part I / 8.59
TOTAL PLAYING TIME : 18.20

 

1992
5 / 10
PARLOPHONE

 

DISCOGRAPHY

 

http://www.myspace.com/wasp  

 

 

FALLING DOWN COMPILATION

 

 

Un peu de pub pour Falling Down, compilation qui rassemble une affiche à faire baver tous les fans de post hardcore machin-chose (l’étiquette importe peu), initiative heureuse que l’on doit à des activistes lyonnais. Un menu pantagruélique rempli jusqu’à la gueule avec  notamment Pelican, Caldera, Year Of No Light, Dirge, Zatokrev, Overmars…

Attention, cette triple ration garantie 100% inédit est strictement limitée à 1000 exemplaires. Plus de détails sur la page myspace  :

http://www.myspace.com/fallingdowncompilation  

 

APOSTLE OF SOLITUDE : SINCEREST MISERY (2008)

 

 

Voué corps et âme au doom dans sa définition première, le jeune label Eyes Like Snow, en fait une des sous divisions du vénérable Northern Silence Productions, ne pouvait trouver meilleure carte de visite que cette séminale cuvée longue durée de Apostle Of Solitude que les Allemands publient aujourd’hui entre d’autres groupes en devenir et tout aussi prometteurs (The Wandering Midget, The Lamp Of Thoth, Darkest Era).

Déjà auteurs d’un EP en 2006 – Embraced By The Black – malheureusement resté dans l’obscurité, ces Américains façonnent un doom pur, dépouillé (ce qui ne veut pas dire simpliste) et que ne viennent jamais parasiter de quelconques emprunts à d’autres mouvements (death, gothic…), fidèle en cela aux Tables de la Loi de cette véritable religion de la souffrance et au premier de ses prophètes, Black Sabbath, dont ils reprennent avec respect, le “ Electric Funeral ”.

Sincerest Misery est donc une leçon. Enseignée il est vrai par des musiciens à la sincérité certaine, aguerris à toutes les ficelles du genre, parmi lesquels on repère le chanteur et guitariste Chuck Brown, un ancien membre de The Gates Of Slumber. Dès lors, tout est dit. Plus doom classique que son précédent employeur dont il n’a pas conservé l’amour pour le heavy épique à la Manilla Road, son nouveau groupe sculpte dans le granite du mont Rushmore de longues épopées, au son épais comme la semence masculine après deux jours d’abstinence et qu’érigent des guitares prisonnières d’une chape de plomb. Ces pavés trempés dans l’acier sont des monstres, écrasant dont la lourdeur pachydermique n’a d’égal que le désespoir absolu qu’ils véhiculent.

Sincerest Misery débute par le puissant “ The Messenger ”, titre court et entame parfaite avant la plongée dans les abysses qui va suivre, dont la première marche est représentée par le terrible “ Confess ”, que des riffs telluriques entraînent dans les profondeurs de la terre. Alors que “ The Dark Tower ”, instrumental poignant beau comme un chat qui dort, est une manière de pause, quand bien même il se pétrifie peu à peu sous les coups de boutoir d’une six-cordes aux allures de Gorgone, que dire en revanche du bien nommé “ A Slow Suicide ”, lente marche funèbre terrifiante ou du plus accrocheur (tout est relatif) “ Last Tears ” si ce n’est que ce sont plongées dans un abîme de tristesse.

Après le curieux “ This Dustbowl Earth ” dont les relents psychédéliques passés dans un filtre résonnent comme un écho lointain, et le puissant “ Warbird ”, la croûte terrestre est atteinte avec “ Sincerest Misery ”, excavation profonde qui s’ouvre sur une intro démentielle ; quatorze minutes suffocantes qui vous engourdissent autant qu’elles vous envoûtent.

Avec ce premier opuscule, Apostle Of Solitude vient tout simplement de graver une des œuvres les plus réussies du genre de l’année 2008. (12/11/08)

 

TRACKLISTING
  1. The Messenger / 4.27
  2. Confess / 8.05
  3. The Dark Tower / 6.08
  4. A Slow Suicide / 7.16
  5. Last Tears / 6.18
  6. This Dustbowl Earth / 8.23
  7. Warbird / 8.57
  8. Sincerest Misery (1,000 Days) / 14.02
  9. Electric Funeral [Black Sabbath Cover] / 7.09
TOTAL PLAYING TIME : 70.45

 

2008
8 / 10
EYES LIKE SNOW

 

DISCOGRAPHY

 

http://www.myspace.com/apostleofsolitude  

 

 

W.A.S.P. (1982 -

 

 

Assimilé à toute la vague glam US des années 80 (Motley Crüe, Poison…), W.A.S.P. s’est d’abord fait remarquer par son penchant pour la provocation. Si les trois premiers albums du groupe sont les plus populaires, c’est pourtant avec le diptyque The Headless Children / The Crimson Idol qu’il gagne en maturité. Mais, en dépit de leur réussite artistique, ces deux opus marquent le début du déclin pour W.A.S.P.qui devient peu à peu le navire du seul Blackie Lawless. Aujourd’hui, le groupe survit et continue de pondre des disques dans l’indifférence générale.

S’il ne devait en rester qu’un : THE CRIMSON IDOL (1992)

 

USA ORIGINE
GLAM / HARD US GENRE
1982 FORMATION
LINE-UP
BLACKIE LAWLESS (VOCALS, GUITARS, BASS)
DOUG BLAIR (GUITARS)
MIKE DUDA (BASS)
MIKE DUPKE (DRUMS)
ANCIENS MEMBRES
CHRIS HOLMES (GUITARS)
RANDY PIPER (GUITARS)
DARRELL ROBERTS (GUITARS)
RIK FOX (BASS)
DON COSTA (BASS)
JOHNNY ROD (BASS)
GARY HOLLAND (DRUMS)
TONY RICHARDS (DRUMS)
STEVE RILEY (DRUMS)
GLENN SODERLING (DRUMS)
FRANK BANALI (DRUMS)
STET HOWLAND (DRUMS)
 GROUPES AFFILIES
BLACKTHORNE, HAIR OF THE DOG, IMPELLITTERI, JACK FROST, KING KOBRA,  L.A. GUNS, NEW YORK DOLLS, OZZY OSBOURNE,  QUIET RIOT, STEELER

 

 

DISCOGRAPHY

 

ANIMAL (FUCK LIKE A BEAST) (1984 / EP)
WASP (1984)
THE LAST COMMAND (1985)
INSIDE THE ELECTRIC CIRCUS (1986)
LIVE IN THE RAW (1987 / LIVE)
THE HEADLESS CHILDREN (1989)
THE STORY OF JONATHAN (1992 / SINGLE)
CHAINSAW CHARLIE (1992 / SINGLE)
THE CRIMSON IDOL (1992)
FIRST BLOOD, LAST CUTS (1993 / BEST OF)
STILL NOT BLACK ENOUGH (1995)
KILL, FUCK, DIE (1997)
DOUBLE LIVE ASSASSINS (1998 / LIVE)
HELLDORADO (1999)
THE STING (2000 / LIVE)
UNHOLY TERROR (2001)
DYING FOR THE WORLD (2002)
THE NEON GOD : PART ONE – THE RISE (2004)
THE NEON GOD : PART TWO – THE DEMISE (2004)
DOMINATOR (2007)

 

   

    

    

    

  

 

http://www.myspace.com/wasp  

 

 

ASH RA TEMPEL : LE BERCEAU DE CRISTAL (1993)

 

 

Il arrive parfois que la musique qui accompagne un film s’avère plus réussie que le film lui-même. C’est le cas du Berceau de cristal, métrage de 1975, commis par Philippe Garrel avec Dominique Sanda et la chanteuse Nico, métrage d’une chiantise absolue. En revanche, il n’en va pas autant du score composé par Ash Ra Tempel, invitation aux rêves d’une beauté immense et onirique.

Si cet opus n’a été exhumé qu’en 1993 du grenier où il prenait la poussière depuis le milieu des années 70, le point de départ est la longue plage atmosphérique éponyme qui a donné son thème principal au film et que Manuel Göttsching a interprété en guise de rappel lors d’un concert à Cannes effectué le 7 mai 1975. Comme le groupe capturait alors toutes ses performances scéniques, le guitariste, qui connaissait bien Nico, a donc décidé d’offrir ce morceau à Garrel pour son film. Avec son compère Lutz Ulbrich, il a ensuite tricoté d’autres thèmes à Berlin à l’aide d’un matériel électronique certes rudimentaire mais qui fait rêvé aujourd’hui, constitué du EKO Rythm Computer, d’un orgue Farfisa et d’une guitare – synthétiseur EMS, autant d’instruments dont l’utilisation est propice aux déambulations contemplatives.

Le berceau de cristal s’arc-boute autour de 8 pistes oscillant entre 2 et 14 minutes qui se fondent admirablement avec les images dont elles servent de support et libèrent des effluves électroniques enivrantes, parfois proches des travaux contemporains de Klaus Schulze, tandis que le tandem y associe leurs guitares habituelles. Cette fusion aboutit à un magma hypnotique, passé dans un filtre et bourré, d’effets, d’échos étranges et de réverbérations cosmiques.

Cette superbe création est une masse unique de sons étonnants, tout à la fois beau comme un chat qui dort, (“ Deux enfants sous la lune ”), mystérieux (“… Et les fantômes rêvent aussi ”), planant (“ L’hiver doux ”), inquiétant parfois (“ Le diable dans la maison ”) ou tout simplement trippant (“ Silence sauvage ” et surtout “ Le sourire volé ”).

Bien que gravé avec un modeste magnétophone à quatre pistes, Le berceau de cristal, dont l’intérêt dépasse largement le cadre de la simple bande originale de film, n’en demeure pas moins l’une des œuvres les plus marquantes de Manuel Göttsching. En outre, une de ses grandes qualités résident dans le fait qu’il n’est pas nécessaire de connaître le long métrage pour l’apprécier. Mieux, ce score, contrairement à la plupart des BO, parvient à exister par lui-même, indépendamment de la pellicule.

A l’instar de Dream & Desire ou de Early Water, il eut donc vraiment été fâcheux que ces bandes restent dans les limbes de l’oubli. Les disques d’Ash Ra Tempel, comme tous les autres travaux du génie allemand du reste, méritent vraiment d’être (re)découverts. Ils regorgent de richesses qu’une vie entière ne suffirait pas à déguster. (03/10/08)

 

TRACKLISTING
  1. Le berceau de cristal / 14.15
  2. L’hiver doux / 12.49
  3. Silence sauvage / 5.53
  4. Le sourire envolé / 6.05
  5. Deux enfants sous la lune / 6.37
  6. Le songe d’or / 4.25
  7. Le diable dans la maison / 2.54
  8. … Et les fantômes rêvent aussi / 7.56
TOTAL PLAYING TIME : 60.14

 

1993 (1975)
10 / 10
SPALAX

 

DISCOGRAPHY

 

http://www.myspace.com/manuelgoettsching