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WARDRUNA (2003 -

 

 

Né en 2003, Wardruna est un projet réunissant deux acteurs essentiels de la scène black metal norvégienne : Kvitrafn et Gaahl. Leur but : honorer le patrimoine national, les légendes, le paganisme et la majesté de la nature nordique.

S’il ne devait en rester qu’un : Runaljod – Gap Var Ginnunga (2009)


NORVEGE ORIGINE
RITUAL / PAGAN BLACK METAL GENRE
2003 FORMATION
LINE-UP
KVITRAFN (VOCALS, SAMPLES, ALL INSTRUMENTS)
GAAHL (VOCALS)
LINDY FAY HELLA (VOCALS)
HALLVARD KLEIVELAND (HARDANGER FIDDLE)
PASTS MEMBER
 BANDS
DEAD TO THIS WORLD, DET HEDENSKE FOLK, GAAHLSKAGG, GORGOROTH, JOTUNSPOR, SAHG, SIGFADER, TRELLDOM
CONTACT

www.myspace.com/wardruna

 

 

 

DISCOGRAPHIE

 

RUNALJOD – GAP VAR GINNUNGA (2009)

 

 

 

 

 

INTERVIEW : FATUM ELISUM

 

 

Entretien avec Asgeirr (guitare, basse) réalisé par mail en février 2009.

 

GreG : Que signifie “Fatum Elisum” et pourquoi avoir baptisé le groupe ainsi ?

Asgeirr :  Fatum Elisum signifie destin brisé en latin. J’ai en partie choisi ce nom pour le groupe à une période où j’avais l’impression que tout ce que j’entreprenais était voué à l’échec. Mais j’ai surtout soumis ce nom à mes acolytes car j’avais trouvé intéressant le concept de Fatum développé dans certaines œuvres de Victor Hugo – Notre Dame de Paris, Les Misérables et La Fin de Satan – et qui se traduisait chez cet auteur par ce côté inexorable de l’existence, sa fatalité, bref, des thématiques souvent inhérentes au doom metal. Il s’avère qu’il existe déjà deux groupes ayant le nom de Fatum, dont un originaire de Russie et faisant du doom death metal, d’où le fait d’utiliser le qualificatif broyé. Enfin, j’ajoute que cela sonne mieux en latin qu’en anglais, ce qui aurait donné Broken Destiny.

G. : Apparemment, à vos débuts, vous utilisiez des claviers. Pourquoi les avoir supprimés ?

Asgeirr : Nous utilisions les claviers à nos débuts, en partie parce que la personne jouant du clavier était la copine de notre ancien batteur. En fait tout vient d’une éphémère formation, en quelque sorte la genèse de Fatum Elisum, dans laquelle Sator, notre ancien batteur, Céline (claviers), Christophe (guitares), Ende (chant) et moi-même avions joué, avec un autre guitariste, Jean Cédric Lazare. Nous pratiquions alors une sorte de black doom metal atmosphérique pas mal inspiré par Empyrium notamment. Mais il s’est avéré que lorsque nous commençâmes à répéter avec Hugo (guitares) en mars 2007 au tout début de Fatum Elisum et que s’ébauchèrent les compositions qui allaient figurer par la suite sur notre démo, le clavier ne convenait plus du tout à notre musique, complètement ancré dans le style doom death metal.

D’une part, nous trouvions qu’il aseptisait considérablement notre propos, donnant un côté presque niais à notre musique ; d’autre part, nous trouvions que les mélodies qu’apportait Hugo à la guitare étaient nettement meilleures et surtout bien plus nobles que des sons synthétiques. Enfin, j’ajouterai que plus les années passent, plus je deviens très exigent voire réticent quant à l’utilisation du clavier dans le metal, d’autant que dans le doom death metal, quasiment tout a été déjà fait dans ce registre, et notamment par des groupes comme My Dying Bride, Esoteric et Saturnus, et que nous ne voulions pas être un de leurs énièmes clones.

 

 

G. : Sur la démo, le travail sur le chant est remarquable. Vous l’avez enregistré dans une église, pour quelle raison ? Est-ce que c’est pour lui conférer une dimension plus religieuse encore ?

Asgeirr : Le choix d’enregistrer dans une église est une suggestion de Romain de Post Ghost Recordings, l’association avec laquelle nous avons enregistré notre démo, lorsque nous l’avions rencontré avant d’enregistrer la démo. Celui-ci avait trouvé une atmosphère religieuse dans notre musique et trouvait que cela apporterait un plus évident dans ce sens. D’ailleurs, les textes d’Ende sont pas mal centrés sur des thématiques religieuses et métaphysiques, de questionnements et remises en cause de la religion.

Autrement, et c’est aussi pour cela que cette idée fut très bienvenue de la part de Romain, Ende utilise de la réverbération pour son chant, et plutôt que d’utiliser un effet synthétique en studio, il nous est apparu que cela rendrait nettement mieux avec une réverbération naturelle et plus particulièrement celle que l’on trouve dans une église. Le résultat est en tout cas au-delà de nos espérances.

G. : Comment est-ce d’enregistrer dans une église ? Est-ce que c’est facile d’obtenir l’autorisation de travailler ainsi dans un tel lieu ? 

Asgeirr : C’est assez impressionnant et enthousiasmant d’enregistrer dans une église. Je pense que tant l’ingénieur du son, Julien, que Ende notre chanteur ont pris un réel plaisir lors de ces sessions. Je sais qu’Ende a trouvé cette expérience particulièrement enrichissante d’un point de vue personnel dans la mesure où il avait quasiment pu instaurer un dialogue mystique entre lui et dieu, dans sa propre maison. Il se trouva d’ailleurs face à un bas relief représentant l’Ascension du Christ lors de cet enregistrement, ce qui lui apporta un supplément de motivation pour chanter.

Dans tous les cas, ce fut par exemple assez énorme d’entendre Ende hurler « there is no god » dans une église. Il ne fut pas très difficile pour obtenir l’autorisation auprès de l’abbé Debosschère. Si ce dernier était sceptique quant à la réussite de cet enregistrement, il a tout de même accepté de nous laisser travailler dans l’église de Cailly. Le fait d’avoir un nom de groupe en latin lui avait plu, par contre, je me suis tout de même gardé de lui dire que nous étions un groupe de metal.

 

 

G. : La littérature est-elle une source d’inspiration pour vous et de quelle manière ?

Asgeirr : La littérature est une source d’inspiration à des degrés divers selon chacun des membres, mais elle fait partie prenante des nos influences. En fait, nous avions trouvé qu’il serait assez intéressant de citer les influences littéraires d’Ende qui sont assez riches, non pas pour paraître pédants, mais pour aussi illustrer que nos influences sont assez diverses. Toutes les thématiques abordées par Ende sur notre démo furent souvent nourries de ses lectures, qu’elles soient philosophiques, poétiques, littéraires ou religieuses.

J’ajouterai par exemple qu’un auteur comme Antonin Artaud, qu’affectionne particulièrement Ende, a pas mal exploré certaines thématiques et même des manières de s’exprimer que l’on retrouve dans le metal extrême de nos jours, il suffit d’entendre ce qu’il fit sur l’enregistrement de Pour En finir avec le jugement de Dieu, qui date de 1947 et qui est incroyablement malsain.

Ensuite, même si cela ne constitue pas un challenge pour nous, nous trouvons qu’il est assez intéressant d’inclure de temps à autres quelques citations de tel ou tel auteur, comme ce fut le cas pour La Ballade des Pendus de François Villon sur “Dancer Of Spirals”. Enfin, il arrive assez souvent que nous discutions de littérature entre nous, sans que cela ne vire à un salon littéraire.

G. : Que représente pour toi le doom ?

Asgeirr : Pour moi le doom metal est sans doute l’un des styles de metal qui est resté le plus fidèle à son éthique originelle et qui exprime le mieux certains sentiments humains comme la mélancolie, la tristesse, la folie et l’abattement. C’est un style que j’écoute depuis une bonne dizaine d’années maintenant et qui me captive toujours autant, notamment dans ce fait d’exprimer pas mal de choses avec souvent des moyens minimalistes.

Qui plus est, c’est un genre bien plus diversifié que ce que tout le monde pourrait le laisser penser, entre ses déclinaisons traditionnelles et ses dérivés extrêmes. Ce qu’il y a de bien c’est que la scène évolue sans cesse et même si certaines formations dominent toujours le haut du pavé, comme Candlemass par exemple, il y en a toujours des nouvelles qui attirent l’attention, comme Hooded Menace ou bien encore Circle Of Hate, que je recommande chaudement.

 

 

G. : Il semble y avoir une scène dynamique en Normandie et plus particulièrement à Rouen. Es-tu d’accord ?

Asgeirr : La scène normande est assez dynamique et si quelques groupes comme Ataraxie, Funeralium, Hyadningar ou bien encore Wormfood sont désormais reconnus, il ne faut pas oublier qu’il y a une myriade de groupes derrières dans différents styles, comme Yuck, Warkult, Ode To Decay, Absynth, Stabwound, D.C.A, Asthénie, A.O.D, et je pourrai continuer à en énumérer pendant longtemps. Il est vrai que la scène rouennaise est assez active, même si les conditions ne sont pas toujours optimales pour jouer, la municipalité ne nous soutenant nullement et ne nous permettant pas d’avoir de réelles salles pour que nous puissions jouer dans des conditions décentes.

Enfin, malgré cela, il y a malgré tout une bonne entente globale entre les différents groupes. Enfin, il ne faudrait pas circonscrire la scène normande à celle de Rouen, car elle est active aussi bien au Havre, qu’à Evreux, et également en Basse- Normandie, je pense notamment aux caennais de Way To End. Cela étant dit, le dynamisme de la scène Haute- Normande est sans doute amplifié par la présence d’un disquaire spécialisé dans le metal à Rouen, Hellion Records, qui aide pas mal pour cela. En effet, outre le fait d’y trouver pas mal de disques de notre genre favori, c’est quasiment un lieu de rencontre entre musiciens et un des meilleurs endroits pour promouvoir la scène locale, son gérant, Franck, apportant énormément dans ce sens.

G. : Vous avez de bons rapports avec les mecs d’Ataraxie ?

Asgeirr : Nous avons de très bons rapports avec les membres d’Ataraxie, ces derniers n’ayant aucunement la grosse tête, malgré le succès mérité qu’ils ont désormais. Nous sommes mêmes très reconnaissants vis-à-vis de ces derniers car ce sont eux qui nous ont permis de faire notre premier concert en novembre 2007 en première partie d’Indesinence et de ces derniers. C’est encore grâce à Fred que nous avions pu jouer à Paris en première partie d’Esoteric et que nous allons participer au Rotomagus Doomicus Metallicus Fest le dix avril prochain.

Qui plus est, Fred nous a régulièrement cité dans des interviews récentes lors de la promotion de leur excellent album Anhédonie, donc que demander de plus ? Ensuite, ils nous ont souvent donné de bons conseils, et de toute manière, ce groupe est tout de même un modèle d’intégrité à suivre. Et puis ce serait tout même très débile de se faire la guerre entre nous, alors que nous venons de la même ville et que nous évoluons peu ou prou dans le même genre musical.

G. : Un dernier mot pour terminer ?

Asgeirr : Tout d’abord merci à toi de nous avoir permis de nous exprimer et de ton soutien. Notre démo est toujours disponible, vous pouvez vous la procurer en allant sur notre page myspace : http://www.myspace.com/fatumelisum. J’ajouterai le 10 avril prochain à Rouen le concert en compagnie de Mournful Congregation, Longing For Dawn et Ataraxie, dans le cadre du Rotomagus Doomicus Metallicus Fest et que nous sommes bien évidemment à la recherche de dates de concerts partout en France et même ailleurs. Doom or be doomed !

GreG : Merci.

 

 

 

 

BOSSE : ECHOES OF THE FORGOTTEN (2008)

 Those Opposed Records – 8 / 10

 

Bien qu’acoustique et émotionnel, le neofolk (attention, rien à voir avec Skyclad et consorts, on en est même à des années-lumière !) noue en réalité plus d’un lien avec le metal, genre pourtant à première vue plutôt éloigné de ses préoccupations artistiques. Les derniers Empyrium, Tenhi ou Orplid témoignent notamment de cette passerelle entre ces deux mondes. C’est qu’ils ont (parfois) en commun ce même désespoir, cette mélancolie sourde qui fait plus qu’affleurer à la surface d’une musique qui vient du cœur.

Le fait que Those Opposed Record, label underground passionnant qui œuvre plutôt dans le black metal (Lyrinx, Austere, Kawir…), ait signé un projet tel que Bosse, prouve aussi cette proximité musicale.

Originaire de Brooklyn, Richard Bosse délivre avec Echoes Of The Forgotten son premier spleen longue durée après trois démos remarquées. En dépit de sa trentaine de minutes (ce n’est pas grave), ce recueil, écrit à l’encre noire de la tristesse, est une pure réussite. Il est bien difficile de ne pas être touché par ces sonorités squelettiques, dépouillées.

Instrumentales et vierges d’atours électriques, ces six compositions invitent à l’introspection tant elles sécrètent un sentiment de regret infini. Elles sont à l’image de la vie : grises, tristes plutôt que suicidaires, déambulations diaphanes qui confinent à une forme de mysticisme. Ceci dit, malgré son caractère profondément mélancolique, Echoes Of The Forgotten se pare d’une beauté solennelle, d’une pureté presque noble.

Alors bien entendu, on ne peut pas parler de metal à proprement dit à l’encontre de Bosse mais tous les naufragés de la vie qui aiment naviguer dans les effluves du rock atmosphériques (Anathema, Antimatter, The Gathering…) seraient bien inspirés de jeter une oreille, voire deux, sur cette œuvre précieuse et douloureuse. Inutile donc de noircir des lignes et des lignes, le plus important est encore d’écouter cet album intimiste. (23.02.09)

 

TRACKLISTING
  1. I / 3.06
  2. II / 6.33
  3. III / 4.35
  4. IV / 5.08
  5. V / 4.37
  6. VI / 9.10
TOTAL PLAYING TIME : 33.09

 

DISCOGRAPHIE

 

 

BLACK METAL IS RISING…

 

 

Bonne soirée en perspective, placée sous le signe de l’Art Noir, le 22 mars au Klub (où sinon ?).

Comme souvent avec les affiches réunies par les Acteurs de l’Ombre, cinq hordes : Cave Growl (folk metal), Cruxifiction (black metal), Fir Bolg (celtic black metal), Funeral Dawn (black épique et pagan) et enfin Embryonic Cells dans une veine plus thrash.

A noter que la (très bonne) démo de Funeral Dawn, Forgotten Landscapes sera (notamment) en vente durant cette soirée.

 

WYRD : KAMMEN (2007)

 Avantgarde -8 / 10

 

Jadis seul jouet de Narqath, un de ces musiciens constamment victimes de diarrhée créatrice, suractivité qui se concrétise par la multiplication de projets plus ou moins sérieux auxquels il collabore (Azaghal, Finnugor, Hin Onde, Vultyr, Valar, Oath Of Cirion, Svartkraft et bien d’autres encore…), Wyrd a finalement beaucoup gagné à devenir, à partir de The Ghost Album en 2006, (presque) un vrai groupe avec l’embauche d’un véritable batteur, JL Nokturnal. Kammen, sa nouvelle offrande, en est la meilleure preuve.

Le son déjà a changé, plus organique, plus vrai car il donne moins l’impression d’avoir été bricolé dans un home-studio par un solitaire des bois (Rota avait d’ailleurs montré les limites d’un one-man-band qui commençait sérieusement à tourner en rond). Ecoutez l’introduction du magistral « The Hounds Of The Falls » ou ces lignes de basse qui vrombissent sur « Cold In The Earth » pour vous en convaincre. Plus puissante, la musique de Wyrd racle désormais les veines d’un black metal qui s’est enrichi d’une profondeur qui jusque là lui faisait défaut.

Seul le chant du maître des lieux reste inchangé. On peut s’en féliciter ou bien le regretter tant l’homme possède tout de même une voix parfois pas toujours très juste. Mais, c’est aussi ça Wyrd, ces lignes vocales un peu maladroites, cela fait partie du charme d’un groupe de série B parmi les plus attachants.

Enfin, autre chose qui n’évolue pas, la durée des titres, Narqath continuant à travailler sur un format épique qui du reste convient parfaitement au style que les Finlandais pratiquent, à savoir ce metal noir pagan et atmosphérique qui préfère les rythmes lents et majestueux aux saillies brutales et sans vaseline. Hymnes à la nature, ces longues épopées savent se parer de cette mélancolie automnale qui rend la musique de Wyrd si belle, si touchante.

Il est permis de considérer Kammen comme l’œuvre la plus aboutie du groupe car à l’inspiration habituelle elle associe désormais un habillage sonore, une interprétation enfin à la hauteur de son ambition. Bref, ce septième album (sans compter le split avec Haïve et Kehrä, le EP Tuonela et Wrath & Revenge) synthétise l’art des Scandinaves ; il alterne morceaux épiques et mid tempo (« The Hounds Of The Falls », l’immense « Rajalla » et ses dix sept minutes au compteur), déambulations atmosphériques, drapées de touches acoustiques (le très beau « October », « Kammen ») et titres plus rapides bien que mélodiques (« Cold In The Earth », « These Empty Rooms », « Soulburn » et ses riffs obsédants) dans la grande tradition initiée par Huldrafolk.

Kammen vient donc confirmer la bonne santé retrouvée depuis The Ghost Album d’une entité toujours culte au sein de la scène noire finlandaise. (09.02.09)

 

TRACKLISTING
  1. The Hounds Of The Falls / 10.15
  2. Cold In The Earth / 4.52
  3. October / 7.27
  4. These Empty Rooms / 5.47
  5. Kammen / 5.29
  6. The Last Time / 6.48
  7. Rajalla / 17.53
  8. Soulburn / 6.32
TOTAL PLAYING TIME : 65.03

 

DISCOGRAPHY

 

 

LIVE REPORT : LE REDNECK FEST (PARIS – 22.02.09)

 

 

On retiendra deux choses de ce RedNeck Fest placé sous le signe de la binouze et des dessous de bras :  la double présence d’un Pierrick Valence ubiquiste, à la fois bassiste chez Addicted et frontman énergique avec son Phazm à lui et surtout que Eibon a remporté haut la main la palme de la soirée avec sa performance d’une intensité minérale.

Après Flesh & Dust et son southern metal biberonné à l’école Phil Anselmo, Eibon a en effet ouvert trois quart d’heure durant les vannes d’un doom/sludge implacable avec en cadeau, un titre du futur album. A noter que le EP éponyme vient de sortir chez le mythique Aesthetic Death.

 

 

 

Puis c’est le tour de Addicted avec sa furieuse vocaliste douée d’une attitude presque punk. L’ex-Scarve y assure donc la basse avec décontraction mais efficacité. Le tatoué a à peine le temps de se reposer pendant le set de God Damn, que Phazm achève le festival pour une prestation sympa et parfaitement en place (forcément !) avec quelques saillies nécrophiliques du calibre de “Hunger”, “Love Me Rotten (Love Me True)” ou “Damnation”. Et puis, de toute façon, un concert qui se termine par le “Born To Be Wild” de Steppenwolf ne peut pas être mauvais (Blue Öyster Cult en sait quelque chose !).

 

Stay nekro !!!!! (merci Pierrick pour les dédicaces !)

 

 

 

 

 

 Plus de photos sur ma page MySpace : RedNeck Fest

 

CENTURIONS GHOST (2001 -

 

 

Influencé aussi bien par Candlemass, Cathedral, Venom, Celtic Frost ou Entombed, Centurions Ghost s’est très vite imposé comme un des meilleurs défenseurs du heavy doom metal graisseux.

S’il ne devait en rester qu’un : The Great Work (2007)


ROYAUME-UNI ORIGINE
HEAVY DOOM METAL GENRE
2001 FORMATION
LINE-UP
MARK SCURR (VOCALS)
FEDERICA GIALANZA (GUITARS)
RICHARD WHITTAKER (BASS)
GARETH MILLSTED (DRUMS)
PASTS MEMBERS
JAMES BEGLEY (VOCALS)
DAN 138 (GUITARS)
ANDREW BERYEZ (GUITARS)
 BAND
LORD VICAR
CONTACT

www.myspace.com/centurionsghost

 

 

 

DISCOGRAPHY

 

A SIGN OF THINGS TO COME (2005)
THE GREAT WORK (2007)

 

 

 

 

 

 

INTERVIEW : KREPUSKULE

 

 

Entretien avec Rémi, bassiste de Krepuskule, réalisé par mail le 15 février 2009.

 

GreG : Peux-tu revenir sur ton arrivée au sein de Krepuskule ? Comment passe-t-on du death metal (avec Homycyde) au gothic dark (avec Krepuskule donc) ?

Rémi :  Au moment où j’ai quitté Homycyde, courant 2005 (qui s’appelait encore Homicide à l’époque), je cherchais un nouveau groupe. J’ai répondu tout bêtement à une annonce sur Internet, j’ai fait un essai dans Krepuskule, ça m’a plu et j’y suis resté.

Quand j’avais intégré Homicide en 2003, le style du groupe était un death metal old school assez groovy (pour du death, hein, c’est pas de la soul non plus) et ça me convenait pas mal, étant assez fan de death à l’ancienne (Pestilence, Obituary…). Puis le groupe a souhaité évoluer vers quelque chose de plus brutal et rapide. Ca été très net avec l’arrivée de James (ex-Horresco Referens) à la batterie, qui était très demandeur de brutalité. Au fil du temps, les compos correspondaient de moins en moins à mes attentes et c’est logiquement que j’ai quitté le groupe après en avoir parlé avec les autres membres. Ceci dit, je ne regrette rien de cette période, jouer dans un groupe de death metal m’a beaucoup appris même si c’était parfois difficile de faire 120 km aller-retour pour répéter, parfois plusieurs fois par semaine.

G. : Le concert donné récemment au Klub, bien que convaincant et carré, a renvoyé l’image d’un groupe qui se réveille d’une phase de sommeil. es-tu d’accord ?

Rémi : Pas vraiment, on répétait depuis quelques mois avant ce concert. La défection tardive de notre violoniste ne nous a pas gênés tant que cela, puisqu’on répète souvent sans elle.

 

 

G. : L’absence de violon sur cette date est-il lié à un choix artistique de votre part ? N’y aura-t-il plus de violon sur les prochaines compos ?

Rémi : Ana, qui est espagnole, soutenait son projet de fin d’études, le lendemain à Madrid et il n’y avait pas d’avion dans la nuit, voilà pour la petite histoire. Le violon est depuis l’intégration d’Ana un élément à part entière de Krepuskule, et nous espérons bien le garder encore.

G. : Comment se déroule le processeur de composition au sein de Krepuskule ?

Rémi : C’est très simple : c’est Richard notre guitariste (le seul membre d’origine) qui compose toute la musique à partir de sa guitare sur son ordinateur. Diane ou moi, écrivons les paroles et on travaille les adaptations en répétition.

G. : A la croisée des chemins (gothic, dark, heavy…), la musique de Krepuskule est finalement plus complexe qu’il n’ya paraît de prime abord . Quelles sont vos influences et quels sont les sentiments que vous désirez exprimer ?

Rémi : Krepuskule joue beaucoup sur la dualité du monde : clair/obscur, masculin/féminin, solide/aérien, félicité/tristesse, etc… C’est pourquoi elle mélange la traditionnelle force du metal avec des atmosphères plus douces. On nous demande souvent dans quel style nous évoluons et nous sommes toujours incapables de répondre précisément . Chaque membre a ses influences, pas forcément metal d’ailleurs. Ca va de la musique classique au brutal death, en passant par le visual ou le goth.

 

 

G. : La démon remonte déjà à trois ans. A quand un premier véritable album ? Quels sont vos projets ?

Rémi : Nous comptons bien enregister notre premier album cette année. Les chansons sont prêtes, nous irons chez Stefan notre batteur qui est en train de se monter un home-studio.  Je ne peux évidemment pas encore annoncer la moindre date précise. Au mieux, fin 2009, mais l’enregistrement sera étalé dans le temps, donc c’est difficile à dire.

G. : Enfin deux questions plus personnelles. Purple Magic, qu’est-ce que c’est ?

Rémi : Purple Magic n’a rien à voir avec Krepuskule. C’est un projet personnel, j’essaie d’y développer une forme de poésie mystique en musique. Ca n’a plus grande chose à voir avec du metal à vrai dire. Pour les curieux, la “musique” est disponible ici : http://purple.magic.free.fr

G. : Un dernier mot sur les Acteurs de l’Ombre ?

Rémi : Un mot ne suffit pas ! les Acteurs est une asso très dynamique, qui est devenue depuis quelques années un élément moteur de la scène underground. Pour voir en détails les activités de l’association, le mieux est de venir sur notre forum : http://lesacteursdelombres.net.

Les événements majeurs des prochains mois sont le RedNeck Fest (le 22 février), le Doom Over Paris 3 (le 12 avril) et le Black Metal Is Rising V (le 9 mai). Nous sommes en recherche constante de partenaires et de soutien, donc si vous vous sentez l’âme d’un acteur de l’ombre, n’hésitez pas à nous contacter.

GreG : Merci.

 

 

 

WARDRUNA : RUNALJOD – GAP VAR GINNUNGA (2009)

 Indie Recordings – 9 / 10

 

Contrairement aux apparences, Wardruna n’est pas le projet solo de Gaahl, grand prêtre de l’Eglise de Gorgoroth, dont la renommée sulfureuse est forcément mise en avant afin de faciliter la visibilité de ce Runaljod qui est en fait le fruit d’un très long travail composé pendant près de six ans par Einar « Kvitrafn » Selvik, plus connu pour son implication au sein de Gorgoroth (en tant que batteur entre 2000 et 2004) et surtout de Jotunspor.

Loin de leurs terres habituelles, les deux musiciens auront donc mis six années pour parvenir au bout de ce projet ambitieux : honorer le folklore norvégien, la nature, les légendes de ce pays par le biais d’une musique ritualiste, ésotérique, aux confins de l’ambient folk, aidé par l’utilisation d’instruments traditionnels (Harpe de bouche, corde de chèvre…), de sons inédits (bruits d’arbres, de feu, d’eau, d’oiseaux…) et de chœurs féminins (ceux de Lindy Fay Hella).

Il n’est pas si facile d’enfanter ce genre d’album. Entre les mains de médiocres, Wardruna aurait très certainement sombré dans la fange d’un folk metal de bas étage. Au contraire, entre les mains d’artistes sincères et talentueux, comme c’est le cas de Kvitrafn et Gaahl, l’entreprise se pare d’une dimension transcendantale absolument énorme.

Runaljod – Gap Var Ginnunga nous convie à un voyage spirituel envoûtant, sombre et magique, dont le guide est un Gaahl qui se fait chaman. Homme de conviction, sa présence n’a rien d’étonnant. Son attirance pour le satanisme et le paganisme n’est pas feinte, contrairement à toutes ces faces  de gargouilles qui pensent qu’il suffit de poser dans la neige en faisant la gueule pour se faire passer pour des adorateurs du Grand Bouc.

A des années-lumière des ritournelles pour troubadours qui chantent les temps anciens, Wardruna incarne la fusion des éléments où la nature, l’Homme, les esprits et les Dieux se fondent en un tout. Hypnotique et mystérieux, Runaljod s’impose comme le plus bel hommage à la Norvège séculaire jamais écrit, cette terre, l’une des rares où demeurent encore des espaces vierges de souillures humaines, une terre où survie une forme de magie presque palpable.

Divisé en douze chapitres, cet album est pourtant de ceux qui ne peuvent se charcuter ; il doit être abordé dans sa globalité si l’on veut être transporté par les sonorités tribales qui s’en libèrent. Ce n’est peut-être pas du black metal, ni du metal tout court d’ailleurs, mais la beauté profonde qui s’en dégage dépasse ce genre de cadre pour toucher tous les amoureux de la nature et tous ceux qui restent fascinés par la culture et la mythologie nordiques.

Je ne peux donc que vous inviter à tenter le voyage car Wardruna possède cette capacité rare à faire oublier, ne serait-ce qu’un temps, la réalité du quotidien pour vous emmener vers l’imaginaire. Unique et précieux, une œuvre qui sait faire grandir l’âme et fera date dans l’histoire. (10.02.09)

 

TRACKLISTING
  1. Ar Var Alda / 2.19
  2. Hagal / 7.40
  3. Bjarkan / 5.53
  4. Loyndomsriss / 3.15
  5. Heimta Thurs / 4.18
  6. Thurs / 1.16
  7. Jara / 5.02
  8. Laukr / 4.05
  9. Kauna / 2.34
  10. Algir – Stien Klarnar / 4.17
  11. Algir – Tognatale / 5.39
  12. Dagr / 5.38
TOTAL PLAYING TIME : 51.54

 

DISCOGRAPHY

 

 

 

ARCH ENEMY (1995 -

 

 

Sans doute un des derniers guitar-heroes à être apparu depuis les années 90, Mike Amott s’est très tôt imposé  avec Carnage et surtout Carcass. Après avoir quitté ce dernier, il fonde deux groupes totalement différents l’un de l’autre : Spiritual Beggars et Arch Enemy, dans lequel son frère Christopher l’accompagne. Malgré un Black Earth référentiel, le succès peine à venir et les Suédois doivent attendre l’arrivée de la chanteuse Angela Gossow à partir de Wages Of Sin, pour enfin s’imposer. Le pari de recruter une femme pour tenir le micro dans une formation de death metal  était osé, mais cela a marché ! Mieux, Arch Enemy doit certainement beaucoup à l’Allemande qui lui a offert une lisibilité dans les médias qui  jusque là lui faisait défaut.

S’il ne devait en rester qu’un : Wages Of Sin (2001)


SUEDE ORIGINE
MELODIC DEATH METAL GENRE
1995 FORMATION
LINE-UP
ANGELA GOSSOW (VOCALS)
MICHAEL AMOTT (GUITARS)
CHRISTOPHER AMOTT (GUITARS)
SHARLEE D’ANGELO (BASS)
DANIEL ERLANDSSON (DRUMS)
PASTS MEMBERS
JOHAN “LIIVA” AXELSSON (VOCALS, BASS) : 1995 – 2000
FREDRIK AKESSON (GUITARS) : 2005 – 2007
MARTIN BENGTSSON (BASS)
PETER WILDOER (DRUMS)
 BANDS
ARMAGEDDON, CANDLEMASS, CARCASS, CARNAGE, DISMEMBER, FACELIFT, FURBOWL, HEARSE, IN FLAMES, KRUX,  MERCYFUL FATE, MORTIIS, OPETH, SINERGY, SPIRITUAL BEGGARS, TALISMAN, TIAMAT, WITCHERY
CONTACT

www.myspace.com/archenemy

 

 

 

DISCOGRAPHY

 

BLACK EARTH (1996)
STIGMATA (1998)
BURNING BRIDGES (1999)
BURNING JAPAN LIVE (2000 / LIVE)
WAGES OF SIN (2001)
ANTHEMS OF REBELLION (2003)
DEAD EYES SEE NO FUTURE (2004 / EP – LIVE)
DOOMSDAY MACHINE (2005)
LIVE APOCALYPSE (2006 / DVD)
REVELUTION BEGINS (2007 / EP)
RISE OF THE TYRANTS (2007)
TYRANTS OF THE RISING SUN (2008 / LIVE – DVD)