INTERVIEW: DFDR

 

 

Entretien avec Sect Santhem, réalisé par mails en mars 2009.

 

GreG : Que signifie DFDR ?

Sect Santhem : Ce sont les initiales d’une formule propre à Sect Santhem et à Sheol, nous la gardons pour nous.

G. : Alors que tu as déjà Grey (qui est certes bien différent), pourquoi as-tu ressenti le besoin de monter DFDR ?

Sect Santhem : Grey est un projet studio, DFDR un véritable groupe. C’est important d’avoir l’occasion de confronter ses idées, le projet solo n’y étant par essence pas propice. Jouer live est jouissif. Et comme tu l’as souligné DFDR et Grey ne suivent pas les mêmes chemins, bien que les thématiques soient les mêmes (folie, subversion).

G. : Qu’as-tu voulu exprimer à travers ce premier essai ?

Sect Santhem : Nous, car DFDR doit être un groupe, même si le line-up n’est pas complet actuellement, nous avons tenté de manière spontanée de créer un projet avec une identité propre, pas de copier même si nous sommes évidemment influencés par nos groupes référents. Nous sommes là, parmi vous, pas forcément semblables.

G. : Est-ce que le cadre tant géographique, historique que culturel de la Lorraine est une source d’inspiration pour DFDR et si oui, de quelle manière ?

Sect Santhem : A la fois oui, car je suis très sensible aux ambiances de certains endroits chargés d’histoire. Et j’apprécie la mystique de Metz, une ville très…cachée. Cela influe forcément sur ce que je créé. Et non, parce que les thématiques sont universelles. Occidentalles, du moins. Et je ne crois pas que DFDR soit marqué musicalement, ni par la Lorraine, ni par la France.

G. : tu dis que DFDR est un vrai groupe. Est-ce Sheol et toi qui avez composé la musique ? Où en êtes-vous actuellement avec le line-up ?

Sect Santhem : Oui, chacun a apporté sa contribution. Sheol et moi sommes les créateurs du groupe, et les principaux compositeurs. Actuellement DFDR est formé de Sect Santhem et d’une autre personne issue du monde DOOM, et j’espère compléter à nouveau le groupe rapidement. Les autres ont arrêté à la suite de divergences internes. As usual….

G. : Tu parles du live. DFDR s’est-il déjà produit sur scène ? Est-ce important pour toi ?

Sect Santhem : C’est primordial, et c’est d’ailleurs sur ce point que les autres sont partis, car je n’accepte pas de faire n’importe quoi. Le black metal ne se prête pas à être joué partout. Ce n’est pas de la prétention. Je veux au moins le minimum requis de qualité d’exécution et un cadre correspondant. DFDR n’est pas punk.

G. : J’ai l’impression que la musique de DFDR se prête davantage à cet exercice que celle de Grey, non ?

Sect Santhem : Tout à fait, encore plus pour le prochain Grey qui sera bien plus complexe que ne l’était le premier.

G. : Vois-tu des points communs à tous tes projets ?

Sect Santhem : La noirceur exprimée en nuances de teintes. Les thématiques, j’écris touts les textes. L’inscription dans les codes du genre sans être prototypique. Du moins à mon avis.

G. : Peux-tu revenir sur le concept qui forme la colonne vertébrale de Sourhat ?

Sect Santhem : A la base une discussion sur la folie avec un ami. De disgressions en disgressions je suis arrivé à SOURHAT “The one who has in the head what to destroy the world with”. Le concept supposait une contrainte : composer, enregistrer et mixer chaque titre en cinq heures.

G. : Quel est le futur de Grey et de Sourhat ?

Sect Santhem : Le deuxième ton de gris est en gestation, et devrait naître l’an prochain. Je n’ai pas encore décidé si Sourhat, qui n’est qu’un concept ponctuel, reviendra.

GreG : Merci.

 

www.myspace.com/dfdrband

 

 

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