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AMESOEURS (2004 -

 

 

Amesoeurs est un des multiples projets auxquels participe Neige. Mais à l’instar d’Alcest, il s’agit du jardin secret du musicien, contrairement à Peste Noire et Forgotten Woods. Loin du pur black metal, il grave avec Amesoeurs, où l’on croise à nouveau Audrey Sylvain, un rock atmosphérique et froid proche de la cold wave.

S’il ne devait en rester qu’un : RUINES HUMAINES (2006)


FRANCE ORIGINE
ATMOSPHERIC, COLD WAVE GENRE
2004 FORMATION
LINE-UP
NEIGE (VOCALS, GUITARS, BASS, SYNTHS, DRUMS)
AUDREY SYLVAIN (VOCALS)
FURSY TEYSSIER (GUITARS)
WINTERHALTER (DRUMS)
PAST MEMBER
 BANDS
ALCEST, BAHRRECHT, FORGOTTEN WOODS, MORTIFERA, PESTE NOIRE, PHEST, PHOBOS, VALFUNDE

 

 

DISCOGRAPHY

 

RUINES HUMAINES (2006 / EP)
VALFUNDE – AMESOEURS (2007 / SPLIT)
AMESOEURS (2009)

 

      

 

  www.myspace.com/amesoeurs

 

 

VALFUNDE – AMESOEURS : SPLIT EP (2007)

 De Profundis – 7 / 10

 

Ce split Valfunde / Amesoeurs est avant tout une histoire d’amitié, presque une histoire de famille, celle de Peste Noire. Valfunde est le projet solo de La Sale Famine de Valfunde, maître à penser de Peste Noire, où l’on croise également Audrey S. et Neige eux aussi véhicules du funeste bubon tandis que Amesoeurs est le navire de Neige, secondé notamment par Audrey Sylvain. Plus qu’un split, une affaire de famille donc.

Les deux entités nouent de fait bien plus de liens qu’un simple line-up en commun. C’est une même vision maladive et malsaine que l’on retrouve sur ces deux faces. Seulement, ils n’utilisent pas le même matériau. Valfunde, pour commencer, vidange deux étrons encore fumants qui forent la croûte d’un black metal primitif et déglingué.  Le premier titre, « Hôpital » se veut une espèce d’entame qui ne file jamais droit, drogué par des riffs pervertis. Lui succède « « Sérénade » de Verlaine » dont la gangrène vocale, répandu par Audrey S. dont le chant hystérique et androgyne est pour beaucoup dans le sentiment de malaise qui suinte de ces compositions, vous file des frissons et finit par tout contaminer. Un excellent crachat, où l’on reconnaît le talent d’écriture de Valfunde, lequel s’y entend toujours pour installer des atmosphères dégénérées et pourrissantes.

Composé entre 2003 et 2004, « Les ruches malades » est la contribution d’Amesoeurs qui libère un rock atmosphérique bizarre plein de tristesse, lui aussi fissuré par le chant étrange d’Audrey S., sorte de voix de petite fille passé à travers un filtre et enregistré en accéléré. Dérangeant, à tout le moins.

Une pièce de collection éditée en vinyle par le label De Profundis qui sent l’underground par tous les sillons. Indispensable. Forcément… comme tout ce qui émane de la famille Peste Noire. (01.02.09)

 

TRACKLISTING
  1. Hôpital / 2.22
  2. « Sérenade » de Verlaine / 4.28
  3. Les ruches malades / 4.17
TOTAL PLAYING TIME : 11.07

Tracks 1 & 2 : Valfunde
Track 3 : Amesoeurs

 

DISCOGRAPHY

 

  www.myspace.com/amesoeurs  

www.myspace.com/pestenoire  

 

 

 

ANATHEMA

 

 

 

UNITED KINGDOM ORIGINE

ATMOSPHERIC / DOOM DEATH GENRE

1990 FORMATION

LINE-UP

VINCENT CAVANAGH (VOCALS, GUITARS)

DANIEL CAVANAGH (GUITARS, KEYBOARDS)

JAMIE CAVANAGH (BASS)

LES SMITH (KEYBOARDS)

JOHN DOUGLAS (DRUMS)

LEE DOUGLAS (VOCALS)

ANCIENS MEMBRES

DARREN WHITE (VOCALS) : 1990 – 1995

DUNCAN PATTERSON (BASS) : 1991 – 1998

DAVE PYBUS (BASS) : 1998 -2001

SHAUN STEELS (DRUMS) : 1997 -1998

MARTIN POWELL (KEYBOARDS, VIOLIN) : 1998 – 2000

 GROUPES AFFILIES

ANGTORIA, ANTIMATTER, THE BLOOD DIVINE, CRADLE OF FILTH, CRYPTAL DARKNESS,  ION, LEAFBLADE, LID, MY DYING BRIDE, SOLSTICE

 

 

DISCOGRAPHY

CRESTFALLEN (1992 / EP)

SERENADES (1993)

PENTCOST III (1995 / EP)

THE SILENT ENIGMA (1995)

ETERNITY (1996)

ALTERNATIVE 4 (1998)

JUDGEMENT (1999)

RESONANCE (2001 / COMPILATION)

A FINE DAY TO EXIT (2001)

RESONANCE 2 (2002 / COMPILATION)

A NATURAL DISASTER (2003)

HINDSIGHT (2008)

 

   

    

    

 

 http://www.myspace.com/weareanathema   

 

 

ANATHEMA : HINDSIGHT

 

 

Lettre à Anathema. Les mecs, je vous aime. Je vous ai découvert avec votre Eternity et depuis, je vous suis resté fidèle, témoin anonyme de votre évolution vers une musique de plus en plus atmosphérique bien que toujours aussi mélancolique et touchante.

Il n’en demeure pas moins que vous commencez à me briser mes (pas si) vieilles roubignolles, comme disait Jacques Brel, avec le mépris que vous affichez à l’endroit de vos débuts dont vous n’avez pourtant pas à avoir honte, bien au contraire. A longueur d’interviews, vous ne cessez de vomir sur vos premières œuvres qui ne semblent plus trouver grâce à vos yeux. Cette attitude est insultante pour tous les fans que vous avez alors bouleversé avec The Crestfallen, Serenades, The Silent Enigma et bien entendu Eternity qui amorçait déjà le virage musical à venir. Vous avez le droit d’évoluer mais pas celui de renier vos origines. Je vous en veux pour tout ça.

Malgré tout, j’ai acheté (oui, il existe encore quelques irréductibles qui achètent des disques !) Hindsight en imaginant qu’il serait votre pierre tombale dans mon cœur. Je me suis trompé. Oh non pas qu’il soit exempt de tout reproche – une simple relecture semi-acoustique de certaines compositions en guise d’album alors que vous n’avez rien publié depuis cinq ans, c’est un peu léger – mais ce disque contient suffisamment de grands moments pour séduire et emporter l’adhésion.

Vous avez donc choisi de revisiter neuf titres (plus une nouvelle chanson, “ Unchained ”, pas désagréable) de votre répertoire récent et de les habiller d’atours décharnés (guitare acoustique, violon, piano…). Si dans le cas du pourtant très beau “ One Last Goodbye ”, le résultat ne se révèle pas transcendant car trop proche de l’original, cette démarche artistique est couronnée de succès avec le sublime “ Fragile Dreams ” et “ Inner Silence ” (tirés d’Alternative 4). Le poignant “ Angelica ” (seul rescapé des débuts) l’est toujours autant tandis que Hindsight permet de redécouvrir certaines pièces de A Fine Day To Exit (le douloureux “ Temporary Piece ”) et de A Natural Disaster (“ A Natural Disaster ”, illuminé par le chant habité de Lee Dougla et l’immense “ Flying ”).

Curieusement alors que vos chemins se sont séparés à la fin des années 90, vous semblez de plus en plus connectés à votre ancien bassiste Duncan Patterson (qui était en fait bien plus que cela car c’était bien en lui que résidait l’âme du groupe). D’ailleurs, Vincent, tu as joué cette année avec lui dans une petite salle parisienne et il apparaît même sur ce disque pour tenir une mandoline ( ?). Votre art, à l’instar du sien, est de plus en plus dépouillé, diaphane, squelettique, mais toujours aussi beau comme un chat qui dort. Et d’une finesse admirable.

Hindsight nous rassure donc sur la puissance émotionnelle toujours intacte d’Anathema mais ne nous en apprend pas davantage quant à la teneur du prochain véritable opus du groupe. Il se dit que Steven Wilson pourrait le produire. Si c’est le cas, on peut en espérer le meilleur… Pour terminer donc, un conseil les mecs, vous seriez bien avisés de la fermer un petit peu et de vous contenter de faire de la musique. Sans rancune. (05/09/08)

 

TRACKLISTING

  1. Fragile Dreams / 5.30
  2. Leave No Trace / 4.52
  3. Inner Silence / 3.40
  4. One Last Goodbye / 6.03
  5. Are You There ? / 5.18
  6. Angelica / 5.00
  7. A Natural Disaster / 6.20
  8. Temporary Peace / 5.10
  9. Flying / 6.27
  10. Unchained / 4.18

TOTAL PLAYING TIME : 52.42

 

2008

8 / 10

K-SCOPE

 

DISCOGRAPHY

 

http://www.myspace.com/weareanathema  

 

 

AGUA DE ANNIQUE – AIR

 

 

Cette première carte postale en solo de Anneke van Giersbergen est une démonstration. Elle démontre que la jeune femme est une artiste. Une vraie, une qui a des choses à dire. Elle démontre enfin que son départ de The Gathering, groupe dans lequel elle évoluait comme un poisson dans l’eau, n’était visiblement pas dû aux sempiternelles divergences musicales !

Mais un rappel des faits s’impose pour commencer. Quand il y a quelques mois de cela, nous apprenions, stupéfaits, la décision de la belle de quitter le navire hollandais, c’est comme si l’univers, d’un coup, s’effondrait. C’était la fin d’une superbe histoire entamée douze ans plus tôt, avec la sortie du matriciel Mandilyon, chef-d’œuvre qui a lui tout seul a sonné le branle de tout le metal à chanteuse. On se demandait alors quelle mouche avait bien pu piquer la chanteuse. Etait-ce lié à son récent statut de maman ? Quelle ne fût pas notre surprise en apprenant qu’elle avait déjà sur le feu un nouveau projet ! Et si au début nous nourrissions des inquiétudes à son égard, c’est plutôt vers ses anciens employeurs que l’on doit finalement les diriger car, après tout, ce sont eux qui finalement ont le plus à perdre. Agua De Annique le prouve de la plus belle des manières !

Alors que The Gathering aura sans doute toutes les peines du monde à se reconstruire (ne doutons pas, cependant, que le groupe y parviendra…), Anneke accouche d’un album qui semble avoir été touché par la grâce divine ; un album subtilement différent de The Gathering même s’il en reste très proche, surtout de ses trois dernières offrandes, If_Then_Else, Souvenirs et Home, comme en témoignent le début de “ Ice Water ” ou “ Trail Of Grief ”. D’ailleurs, comment pourrait-il en être autrement, à fortiori quand la chanteuse décide d’arpenter des terres proches, celles du metal atmosphérique émotionnel et mélancolique, après tout, n’a-t-elle pas été la clé de voûte de la musique des Hollandais ? Le groupe s’identifiait tellement à elle, à son charme, à sa voix cristalline que cette filiation est bien compréhensible.

Parfois énervées (“ Witness ”, “ You Are Nice ! ”), le plus souvent diaphanes, à la tristesse douloureuse (“ Come Wander With Me ”), ces chansons ne peuvent que charmer dès les premiers instants. Simples, épurées, elles se voient parfois réhaussées d’une flûte, d’une trompette, d’un chant masculin, quand ce n’est pas Kristin Fjelltseth de Pale Forest, qui vient accompagner Anneke (“ Lost And Found ”, qui suinte une mélancolie désespéré à la Tenhi). Et surtout, il y a cette voix. Cette voix. Cette voix qui vous donne des frissons. Cette voix à donner honte à toutes les chanteuses de la galaxie. La Batave possède tout simplement une classe, un charme unique qui lui permettent de planer tout là haut. Dès qu’elle apparaît sur “ Beautiful One ”, son chant décolle et nous entraîne, guide enivrant, dans un voyage dont la beauté triste séduit autant qu’elle bouleverse.

Est-ce à dire pour autant que Air aurait pu être un album de The Gathering ? Oui et non donc car le son n’est pas tout à fait le même. Les frères Rutten ont une manière de composer, de jouer, bien à eux, qui fait défaut ici. Mais, on en est jamais très éloigné. Ce qui ne peut que jeter le trouble dans le cœur des fans. Pourquoi Anneke est-elle parti ? Sans doute que les autres membres du groupe ne lui laissait pas suffisamment d’amplitude. Sans doute voulait-elle aussi être, enfin, son propre maître et démontrer qu’elle détenait les capacités d’exister sans The Gathering. En tous cas, le pari est gagné. Un horizon pur, dégagé, s’ouvre désormais à elle. On attend maintenant avec curiosité des nouvelles de son ancien port d’attache…

2007

****

ROCK ATMOSPHERIQUE

THE END RECORDS

 

TRACKLISTING

Beautiful One

Witnesses

Yalin

Day After Yesterday

My Girl

Take Care Of Me

Ice Water

You Are Nice !

Trail Of Grief

Come Wander With Me

Sunken Soldiers Ball

Lost And Found

Asleep

 

 

DISCOGRAPHIE

AIR (2007)

  http://www.myspace.com/aguadeannique