Entries Tagged as 'DEATH METAL'

ARCH ENEMY (1995 -

 

 

Sans doute un des derniers guitar-heroes à être apparu depuis les années 90, Mike Amott s’est très tôt imposé  avec Carnage et surtout Carcass. Après avoir quitté ce dernier, il fonde deux groupes totalement différents l’un de l’autre : Spiritual Beggars et Arch Enemy, dans lequel son frère Christopher l’accompagne. Malgré un Black Earth référentiel, le succès peine à venir et les Suédois doivent attendre l’arrivée de la chanteuse Angela Gossow à partir de Wages Of Sin, pour enfin s’imposer. Le pari de recruter une femme pour tenir le micro dans une formation de death metal  était osé, mais cela a marché ! Mieux, Arch Enemy doit certainement beaucoup à l’Allemande qui lui a offert une lisibilité dans les médias qui  jusque là lui faisait défaut.

S’il ne devait en rester qu’un : Wages Of Sin (2001)


SUEDE ORIGINE
MELODIC DEATH METAL GENRE
1995 FORMATION
LINE-UP
ANGELA GOSSOW (VOCALS)
MICHAEL AMOTT (GUITARS)
CHRISTOPHER AMOTT (GUITARS)
SHARLEE D’ANGELO (BASS)
DANIEL ERLANDSSON (DRUMS)
PASTS MEMBERS
JOHAN “LIIVA” AXELSSON (VOCALS, BASS) : 1995 – 2000
FREDRIK AKESSON (GUITARS) : 2005 – 2007
MARTIN BENGTSSON (BASS)
PETER WILDOER (DRUMS)
 BANDS
ARMAGEDDON, CANDLEMASS, CARCASS, CARNAGE, DISMEMBER, FACELIFT, FURBOWL, HEARSE, IN FLAMES, KRUX,  MERCYFUL FATE, MORTIIS, OPETH, SINERGY, SPIRITUAL BEGGARS, TALISMAN, TIAMAT, WITCHERY
CONTACT

www.myspace.com/archenemy

 

 

 

DISCOGRAPHY

 

BLACK EARTH (1996)
STIGMATA (1998)
BURNING BRIDGES (1999)
BURNING JAPAN LIVE (2000 / LIVE)
WAGES OF SIN (2001)
ANTHEMS OF REBELLION (2003)
DEAD EYES SEE NO FUTURE (2004 / EP – LIVE)
DOOMSDAY MACHINE (2005)
LIVE APOCALYPSE (2006 / DVD)
REVELUTION BEGINS (2007 / EP)
RISE OF THE TYRANTS (2007)
TYRANTS OF THE RISING SUN (2008 / LIVE – DVD)

 

 

   

   

   

  

 

 

 

ARCH ENEMY : TYRANTS OF THE RISING SUN – LIVE IN JAPAN (2008)

 Century Media -8 / 10

 

Héritier d’une longue tradition de lives capturés au Pays du Soleil Levant (Tokyo Tapes de Scorpions, Live At Budokan de MSG) initiée par le Made In Japan de Deep Purple, ce qui n’est pas pour déplaire à Mike Amott, grand fan de hard rock des seventies devant l’éternel, Tyrants Of The Rising Sun représente bien ce qu’est (devenu) Arch Enemy aujourd’hui : une machine. Oui, une machine que rien ne vient jamais gripper, froide et sans magie. Sans folie aussi, contrairement aux performances des dinosaures cités plus haut.

Une machine du reste impressionnante par sa maîtrise technique. Tout est en place, tout est carré, ultra efficace. Les frangins Amott démontrent encore une fois quels remarquables duellistes ils sont et Angela est une sacrée bête de scène. Toutes les cartouches tirées font leur trou, accrocheuses, puissantes et mélodiques.

Publié sous plusieurs formats (DVD, double vinyle…), ce live enregistré durant la dernière tournée du groupe témoigne aussi clairement de la césure survenue avec l’arrivée de la teutonne derrière le micro avec l’album Wages Of Sin (2001). Son intronisation correspond à une double évolution car elle correspond à la fois à l’explosion commerciale des Suédois en même tant qu’elle les éloigne du death technique des débuts pour enfanter depuis une musique bien plus mélodique, biberonée au hard rock (les soli de Michael et Christopher sont à ce titre éloquents, ce qui n’enlève rien à leur qualité). Parfois même, les branlettes de manche néoclassiques chères à Yngwie Malmsteen ne sont pas loin (« Intermezzo Liberté »).

Alors certes, ça avoine encore sévère, notamment grâce à l’organe furieux de la blonde mais il est tout de même un peu triste de constater que les antédiluviens « Fields Of Desolation », « Dark Insanity » (extraits de Black Earth) et « Silverwing » (Burning Bridges) sont les seuls oripeaux du passé d’une set-list qui fait donc la part belle aux quatre derniers opus et notamment au petit dernier Rise Of The Tyrants, représenté par six emprunts, dont « Blood On Your Hands », « The Day You Died », et « Vultures ».

Ce live est donc à prendre pour ce qu’il est, une synthèse du Arch Enemy avec Angela Gossow, quand bien même il n’est pas le premier (citons le EP Dead Eyes See No Future et le DVD Live Apocalypse). Pourtant, paradoxalement, malgré ces lignes un peu critiques, Tyrants Of The Rising Sun est très bon. Il est même carrément jouissif quand les deux frères se lancent dans un étalage virtuose écœurant de classe et de feeling (« Snowbound »). Et puis, comment résister à des hymnes de l’acabit de « Ravenous », « Taking Back My Soul », « Burning Angels », Enemy Within » ou bien encore « Nemesis » ? Impossible.

Les fans de la dernière période du groupe, auxquels cet album est clairement destiné, seront donc comblés. Ceux qui suivent en revanche Amott depuis Carnage et Carcass, pourront continuer de passer leur chemin. Ils ont pourtant tort car la bonne musique reste de la bonne musique. Et ce que crée aujourd’hui les Suédois en est incontestablement… (05.02.09)

 

TRACKLISTING
DISC 1
  1. Intro / Blood On Your Hands / 5.37
  2. Ravenous / 3.55
  3. Taking Back My Soul / 5.16
  4. Dead Eyes See No Future / 4.22
  5. Dark Insanity / 3.59
  6. The Day You Died / 4.55
  7. Christopher Solo / 2.32
  8. Silverwing / 5.26
  9. Night Falls Fast / 3.37
  10. Daniel Solo / 3.30
DISC 2
  1. Burning Angel / 4.40
  2. Michael Solo (incl. « Intermezzo Liberté ») / 3.24
  3. Dead Bury Their Dead / 4.57
  4. Vultures / 6.51
  5. Enemy Within / 4.29
  6. Snowbound / 2.14
  7. Shadows And Dust / 5.12
  8. Nemesis / 5.04
  9. We Will Rise / 4.33
  10. Fields Of Desolation / Outro / 3.14
TOTAL PLAYING TIME : 87.47

 

DISCOGRAPHY

 

 

AMON AMARTH (1992 -

 

 

Tout d’abord baptisé Scum, Amon Amarth est un groupe suédois qui forge depuis 1992 un death metal mélodique et épique mid tempo. Si leur premier opus voit le jour en 1998, les Vikings doivent véritablement attendre la sortie de Versus The World pour s’imposer durablement, ce que confirment par la suite ses successeurs, dont Twilight Of The Thunder God.

  
S’il ne devait en rester qu’un : TWILIGHT OF THE THUNDER GOD (2008)

 

SWEDEN ORIGINE

MELODIC / EPIC DEATH METAL GENRE

1992 FORMATION

LINE-UP

JOHAN HEGG (VOCALS)

OLAVI MIKKONEN (GUITARS)

JOHAN SÖDERBERG (GUITARS)

TED LUNDSTRÖM (BASS)

FREDRIK ANDERSSON (DRUMS)

ANCIENS MEMBRES

ANDERS HANSSON (GUITARS)

NICO KAUKINEN (DRUMS)

MARTIN LOPEZ (DRUMS)

 GROUPES AFFILIES

ETERNAL OATH, OPETH

 

 

DISCOGRAPHY

SORROW THROUGHOUT THE NINE WORDS (1996 / EP)

ONCE SENT FROM THE GOLDEN HALL (1998)

THE AVANGER (1999)

THE CRUSHER (2001)

VERSUS THE WORLD (2002)

FATE OF NORNS (2004)

WRATH OF THE NORSEMEN (2006 / DVD)

WITH ODEN ON OUR SIDE (2006)

TWILIGHT OF THE THUNDER GOD (2008)

 

   

    

 

 

 http://www.myspace.com/amonamarth  

 

 

AMON AMARTH : TWILIGHT OF THE THUNDER GOD (2008)

 

 

A l’instar de son aîné Bolt Thrower, vétéran dont il se réclame de part une même affection pour un death metal mid tempo lourd et implacable, Amon Amarth n’enfantera sans doute jamais un mauvais disque tout comme on ne le surprendra jamais en flagrant délit d’évolution. Pour faire simple, si vous aimez un titre des Suédois, vous aimerez alors tout son catalogue.

Bien entendu, certains opus se révèlent meilleurs que d’autres, ainsi le petit dernier, Twilight Of The Thunder God, très bien produit par Jens Bogren, surpasse allègrement de la tête et des épaules son prédécesseur, With Oden On Our Side (2006). Il est même une manière de consécration pour le groupe. Qu’il est loin désormais le modeste drakkar qui partait guerroyer avec sous le bras son premier glaive, Once Sent From The Golden Hall ! Les Vikings ont bien grandi et sont devenus aujourd’hui de fiers conquérants au succès toujours plus grandissant. Les moyens déployés par Metal Blade pour la sortie de cette septième cuvée d’hydromel (quel luxueux packaging en digibook format A5 avec en sus un DVD live capturé au Summer Breeze en 2007 !) comme la présence d’invités prestigieux tels que le guitariste Roope Latvala (Children Of Bodom) qui vient taper le solo sur le massif “ Twilight Of The Thunder God ”, Lars Petrov (Entombed), gueulant sur “ Guardians Of Asgaard ” ainsi que les poseurs d’Apocalyptica sur le néanmoins très beau “ Live For The Kill ” attestent de l’aura atteinte par Amon Amarth à force de nombreux combats.

Les Scandinaves maîtrisent parfaitement leur style, un style parvenu à maturité. Ramassées, puissantes, ces dix compositions progressent comme des panzers lors de l’invasion de la Pologne, elles sont comme Atilla : l’herbe ne repousse pas derrière leur passage. Elles érigent un mur imprenable dont les guitares sont le ciment. Le groupe sait toujours aller à l’essentiel, il ne perd pas son temps à parlementer. L’agression, bien que toujours mélodique, est son unique de mode d’expression. Rien à jeter donc car Amon Amarth a corrigé le principal défaut qui plombait ses anciens assauts, à savoir une trop grande uniformité. Homogènes (ce qui ne veut pas dire uniformes !), tous les titres font mouche. Mention particulière, outre ceux déjà cités, à “ Where Is Your God ? ”, “ The Hero ” et le majestueux “ Embrace The Endless Ocean ”, longue épopée emportée par un souffle épique envoûtant.

Avec Twilight Of The Thunder God, les Suédois viennent très certainement de donner naissance à leur chef-d’œuvre, un album à même de toucher un large public. Il en a le potentiel. Leur participation au Unholy Alliance Tour III avec Slayer, Trivium ( ?) et Mastodon, devrait les y aider. (20/10/08)

 

TRACKLISTING

  1. Twilight Of The Thunder God / 4.08
  2. Free Will Sacrifice / 4.08
  3. Guardians Of Asgaard / 4.23
  4. Where Is Your God ? / 3.11
  5. Varyags Of Miklagaard / 4.18
  6. Tattered Banners And Bloody Flags / 4.30
  7. No Fear For The Setting Sun / 3.54
  8. The Hero / 4.04
  9. Live For The Kill / 4.11
  10. Embrace The Endless Ocean / 6.44

TOTAL PLAYING TIME : 43.31

 

2008

8.5 / 10

METAL BLADE

 

DISCOGRAPHY

 

http://www.myspace.com/amonamarth 

 

 

DEMIURG

 

 

 

SWEDEN ORIGINE

DEATH METAL GENRE

2006 FORMATION

LINE-UP

ROGGA JOHANSSON (VOCALS, GUITARS)

DAN SWANÖ (GUITARS, KEYBOARDS)

JOHAN BERGLUND (BASS)

ED WARBY (DRUMS)

PÄR JOHANSSON (CLEAN VOCALS)

 GROUPES AFFILIES

ANOTHER LIFE, AYREON, BLOODBATH, DERANGED, DIABOLICAL MASQUERADE, EDGE OF SANITY, GODSEND, GOREFEST, HAIL OF BULLETS, INFESTDEAD, KARABOUDJAN, KATATONIA, NIGHTINGALE, ODYSSEY, ORPHANAGE, PAN.THY.MONIUM, PAGANIZER, RIBSPREADER, STAR ONE, STEEL,  THIS HAVEN, UNICORN

 

 

DISCOGRAPHY

BREATH OF THE DEMIURG (2007)

THE HATE CHAMBER (2008)

 

 

 

 http://www.myspace.com/demiurgofficial  

 

 

DEMIURG : THE HATE CHAMBER

 

 

Alors qu’à la fin des années 90, entre son départ de Edge Of Sanity, la fermeture de son studio, l’Unisound, et la mise en veilleuse de projets éphémères à la Pan.Thy.Monium ou Infestdead, il a pu donner l’impression d’en avoir ras le slip du metal extrême, Dan Swanö semble désormais avoir repris goût au sang et à la violence, que ce soit en temps que producteur (Hail Of Bullets et … Of Frost And War, dernièrement) ou plus simplement en temps que musicien. Si pour lui, l’aventure Bloodbath avec ses potes de Katatonia et d’Opeth est terminée, il lui reste Demiurg, dans lequel, contrairement à son Nightingale (à des années-lumière musicalement), il ne tient pas la barre, se contentant de vomir des riffs baveux avec sa guitare. Car Demiurg est surtout le groupe de son ami Rogga Johansson, avec qui il partage une même vision old school du death metal et ce, bien qu’il n’ait pas hésité par le passé à triturer, à malaxer le genre dont il a la conviction qu’il ne doit être inféodé à aucune règle.

Par rapport à sa première saillie réalisée il y a un an, Breath Of The Demiurg, The Hate Chamber, les différences s’avèrent minimes. On patauge donc toujours dans ce death à la suédoise, lourd et gras, sans afféteries, régurgité par un chant d’outre-tombe bien caverneux, mais néanmoins constamment éclairé par des couleurs mélodiques. Si le projet a gagné en épaisseur en devenant un véritable groupe (avec notamment l’embauche du batteur de Gorefest et Hail Of Bullets, Ed Warby) et non plus uniquement le joujou de Rogga, sa musique reste tout de même du domaine de la série B, de l’artisanat modeste mais bien fait, position qu’il revendique certainement.

Plaisir immédiat certes, mais cet opus est malheureusement de ceux que l’on s’écoute quelques fois avant de le ranger pour ne quasiment plus l’extraire de son étagère où il prend la poussière. Trop linéaires, les titres mériteraient plus de diversité car quand Demiurg se décide à miser davantage sur les atmosphères, comme durant le très réussi “ Wolves At The Gates ” ou sur “ The Convulse Meridian ”, hanté par les claviers du grand Dan, plutôt que sur le défrichage en règle à coup de rythmes façon rouleau compresseur, il est alors mouche. Ou quand il a recours, même de manière parcimonieuse, à un chant clair pour contrebalancer le timbre râpeux du maître des lieux sur le long et terminal “ Cult Of Dagon ”, qu’introduit un passage instrumental lancinant et magnifique. On regrette qu’il ne s’agisse que de coups isolés.

Reconnaissons cependant que cette seconde livraison, honnête et bien branlée, se révèle bien meilleur que sa devancière. On est loin toutefois de l’inspiration d’un Bloodbath, dont on préférera l’allégeance à la tradition. (24/07/08)

 

TRACKLISTING

  1. Resurrection The Rotting (Flesh Festival Pt. III / 3.16
  2. Cremated Lies The Day / 5.00
  3. The Terror Before Sleep / 3.59
  4. Wolves At The Gates / 5.19
  5. The Apocaliptic / 3.58
  6. World Destroyer / 4.04
  7. The Convulse Meridian / 4.24
  8. Dawn Dusk Delusion / 5.24
  9. Opus Morbidity (City Of Ib Pt. III) / 4.59
  10. Cult Of Dagon / 7.11

TOTAL PLAYING TIME : 47.41

 

2008

6.5/10

MASCOT

 

DISCOGRAPHY

 

 http://www.myspace.com/demiurgofficial  

 

 

 

HYPNOSIS

 

 

 

FRANCE ORIGINE

CYBER DEATH GENRE

 1993 FORMATION

LINE-UP

CINDY [SIN_d] (GUITARS, VOCALS)

PIERRE [Py-Ër] (GUITARS, VOCALS, MACHINES)

PATRICE [Pä_tRisS] (BASS)

ANCIENS MEMBRES

REGIS DOUILHAC (BASS) 

ALEX [Al-X] (DRUMS)

 

 

DISCOGRAPHY

SHADOWORLD (1999)

HUMANOÏD (2001)

CYBER DEATH (2004)

SEEDS OF HATE (2006)

THE SYNTHETIC LIGHT OF HOPE (2008)

 

http://www.myspace.com/hypnosismetal  

 

 

HYPNOSIS – HUMANOÏD

 

 

Nul n’est prophète en son pays. La France regorge de groupes talentueux et aventureux et tout le monde semble s’en foutre.

Après un premier jet intéressant, Hypnosis vient nous offrir un nouvel album. Pour ceux (les plus nombreux) qui ne le connaît pas, sachez que le trio assène un cyber death metal d’excellente facture, où s’accouplent sur fonds de rythmiques robotiques, voix masculines caverneuses et chant féminin, le tout drapé dans des atmosphères glaciales et hypnotiques que tissent des nappes futuristes (“ Agony ”).

Oscillant entre 4 et 6 minutes, ces dix pistes se révèlent être d’un densité intense, concentrés de violence épidermique ; elles possèdent toutes un élément accrocheur qui les rendent immédiatement intéressantes. On touche là du doigt la force principale du groupe, celle de savoir composer de véritables chansons, parfaitement architecturées (“ Who P ”, “ Mother ”…). Par raport à Shadoworld, Hypnosis semble avoir trouvé avec Humanoïd le terreau propice pour délivrer ses angoisses métaphysiques (“ I’m Your God ”) et ses thèmes futuristes.

Brutal parfois, oppressant souvent mais mélodique toujours, cet opus témoigne d’incontestables progrès chez ses géniteurs, qui affinent de plus en plus leur identité, une identité singulière qui ne ressemble à nulle autre. Humanoïd est le récit d’un futur incertain et noir, emprunt d’un pessimisme fébrile.

Encore un très bon disque de la part des Français. Espérons que la récente signature chez Sacral leur apportera le soutien qu’ils méritent, plus en tout cas qu’avec Black Lotus, chez qui ils étaient autant à leur place qu’une nonne au Sexorama de la place Pigalle. (13/04/08)

 

 

 2001

 * * *

SACRAL PROD.

TRACKLISTING

Who P / 5.37

New Life / 5.26

Homeless / 5.27

Mother / 6.17

She / 2.48

Evilized / 4.46

I’m Your God / 4.35

Disgust / 0.18

Hate Me / 5.24

Agony / 5.18

 

 

DISCOGRAPHIE

 

http://www.myspace.com/hypnosismetal  

 

HYPNOSIS – SEEDS OF HATE

 

 

 

Depuis le début des années 90 Hypnosis libère les effluves cybernétiques d’un death metal ultra technique froid et oppressant. Depuis 1999 Hypnosis publie des albums tous plus convaincants les uns que les autres dans une indifférence polie aussi incompréhensible qu’injuste.

Le trio présente avec Seeds Of Hate sa quatrième salve. Toujours plus abouti, toujours plus noir, les Français poursuivent le travail entamé avec Shadoworld en le poussant à chaque fois vers des méandres de plus en plus déshumanisées. Seeds Of Hate est une machine implacable à l’œuvre, froide et désincarnée dont seules les interventions claires de la chanteuse-bassiste Cindy en contre-point des grognements gutturaux masculins et les riffs mélodiques bien qu’obsédants (“ Erosion Of Thoughts” notamment) l’éclairent de temps à autre. Etouffants, denses, les titres, souvent longs, ne sont pas toujours aisés à suivre, bien qu’ils soient tous détenteurs d’une mélodie vocale, d’une ligne à la six cordes qui agissent comme une balise et permettent à l’auditeur de se raccrocher au wagon dont les rails s’enfoncent dans les entrailles d’une usine effrayante qui a quelque chose d’un trou noir.

Les changements de rythmes abondent, comme sur le terrifiant “ Altered Reality ”, riches de touches modernes et hypnotiques. Paysages d’une urbanité souterraine grouillante, ces pistes labyrinthiques vibrent de pulsations robotiques qui les entraînent parfois aux confins de la transe, à l’image du final désanchanté de “ Seeds Of Fate ”, décharge terminale d’une glaciale beauté.

Sans doute l’album est-il un peu trop long, les morceaux peu attachants car trop froid, mais cela est voulu et revendiqué par un groupe qui trace seul son chemin. Moins accessible que Fear Factory (moins américain aussi !), moins industriel que S.U.P, Hypnosis a depuis longtemps coupé le fil d’Ariane qui permettrait à un public plus nombreux de les apprécier. C’est aussi (et surtout !) ce qui fait toute sa valeur. Les artistes originaux sont suffisamment rares pour qu’on les soutiennent comme il se doit. Hypnosis est de ceux-là.

 

 

 2006

 * * *

 BENT RECORDS

TRACKLISTING

Genesis Of Destruction

Stone Cold Embrace

Soul Mirror

The Room

Erosion Of Thoughts

Altered Reality

Low Life Process

Glittering Words

Seeds Of Fate

 

DISCOGRAPHIE

 

http://www.myspace.com/hypnosismetal