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FATUM ELISUM (2007 -

 

 

A l’instar d’Ataraxie, Fatum Elisum démontre que le doom death n’est pas un art propre aux Anglais ou à l’Europe du nord et qu’en France aussi on peut sculpter une musique aussi granitique. Sa première démo est à ce titre une leçon.

S’il ne devait en rester qu’un : Fatum Elisum (2008)


FRANCE ORIGINE
DOOM DEATH METAL GENRE
2007 FORMATION
LINE-UP
ENDE (VOCALS)
 HUGO (GUITARS)
CHRISTOPHE (GUITARS)
ASGEIRR (BASS)
CHRISTOPHE (DRUMS)
PAST MEMBERS
CELINE (KEYBOARDS)
SATOR (DRUMS)
 BANDS
LAST OFFENDER, WARKULT
CONTACT

www.myspace.com/fatumelisum

 

 

 

DISCOGRAPHIE

 

FATUM ELISUM (2008 / DEMO)

 

A LIRE

INTERVIEW

 

 

 

FATUM ELISUM : FATUM ELISUM (2008)

 Postghost Recordings – 8 /10

 

Sans forcément affirmer comme certains intégristes le font que rien ne vaut les bonnes vieilles premières démos des familles enregistrées au fond d’une cave éclairée à la bougie, il est cependant vrai que parfois, certaines d’entre elles se hissent très largement au niveau d’un véritable album. C’est le cas par exemple de Fatum Elisum, première démo du groupe du même nom.

Fondée en 2007 à Rouen autour des guitaristes Hugo et Christophe, du bassiste Asgeirr et d’une claviériste, la formation arpente les caveaux froids et brumeux d’un doom death massif et granitique. Aujourd’hui, les claviers ont disparu et l’arrivée de EndE au chant a permis au groupe de voir son évolution s’emballer.

Influencé par toute l’école britannique de cette musique de la douleur, Fatum Elisum noue également des liens évidents avec Ataraxie. La proximité tant géographique qu’humaine l’explique. Tous les deux partagent ce goût pour les complaintes en forme de bloc pétrifié qu’aucune lumière ne vient jamais caresser de sa chaleur ; tous les deux maîtrisent cette science de l’accélération subite, du break salvateur qui empêchent ces très longs titres de part trop s’abîmer dans un monolithisme redondant ; tous les deux aiment le chant caverneux et parfois hystérique à la Bethlehem / Deinonychus ; tous les deux bien entendu sculptent dans la pierre un art totalement désespéré.

Pour autant, Fatum Elisum fait déjà preuve d’une réelle personnalité qui repose au moins sur deux caractères : tout d’abord une dimension littéraire intéressante (ses membres citent volontiers Baudelaire, Schopenhauer, Nietzsche, Cioran comme source d’inspiration tandis que le morceau « Dancer Of Spirals » fait référence à “La ballade des pendus” de François Villon) et ensuite sur une aura religieuse inédite. Il y a quelque chose de profondément spirituel dans cette musique. Le chant de EndE, qui d’ailleurs a été capturé dans une église, celle de Saint Romain de Cailly, participe beaucoup de cette empreinte sacrée, notamment lors du douloureux « Dancer Of Spirals » où le chanteur semble prendre parfois les intonations des chants grégoriens.

Encadré par une intro (« Eli Eli ») et une outro (« Lama Sabachthani »), quatre plaintes suffocantes d’un doom minéral architecturent cette essai excellent tout du long, quatre prières pour les morts glaciales comme la roche en pleine hiver, lentes procession funéraire qui progressent peu à peu vers la tombe. Minées par une profonde tristesse, plombées par une faute qui ne peut être pardonnée, elles résonnent comme un cri d’abandon. Sans espoir aucun. Et comme toujours avec cette musique, il y a cette beauté souterraine qui ruisselle de ces excavations dans les tréfonds de l’âme et des sentiments. Immense.

Groupe  au potentiel que l’on devine énorme à suivre de très près, Fatum Elisum a donc enfanté une œuvre inspirée et   impressionnante de maîtrise, aussi réussie que bien des albums du même genre qui bénéficient eux d’une avantageuse signature  chez un label reconnu. Les Normands devraient très vite s’imposer, à l’instar d’Ataraxie, comme un des chefs de file français du doom death. (07.02.09)

 

TRACKLISTING
  1. Eli Eli / 0.49
  2. In Vain / 12.41
  3. Phantom / 16.11
  4. Fatum Elisum / 10.37
  5. Dancer Of Spirals / 12.38
  6. Lama Sabachthani / 1.12
TOTAL PLAYING TIME : 54.08

 

DISCOGRAPHIE

 

 

YEARNING (1996 -

 

 

Davantage qu’un vrai groupe, Yearning est avant tout le navire de Juhani Palomakï. Le projet débute d’abord sous le nom de Flegeton en 1994. Puis le groupe change de nom, signe avec Holy Records et commence à faire parler de lui grâce à sa démo Autumn Funeral. Pour beaucoup, il y a deux Yearning : celui des débuts, tourné vers un doom death funéraire et qui atteint son apogée avec son premier essai, With Tragedies Adorned ; et un second qui débute avec l’album suivant, Plaintive Scenes qui voit le groupe s’orienter vers un doom plus atmosphérique que death. Les deux sont en fait excellents.

S’il ne devait en rester qu’un : With Tragedies Adorned (1997)


FINLANDE ORIGINE
DOOM DEATH / ATMOSPHERIC DOOM METAL GENRE
1996 FORMATION
LINE-UP
JUHANI PALOMAKÏ (VOCALS, GUITARS, BASS, KEYBOARDS)
MATTI S. (GUITARS [LIVE])
JANI LOIKAS aka JL NOKTURNAL (BASS [LIVE])
JOUNI JORMANAINEN (KEYBOARDS [LIVE])
AKI KUUSINEN (DRUMS [LIVE])
PASTS MEMBERS
LADY TIINA AHONEN (VOCALS, FLUTE)
JANNE RÄMÖ (VOCALS)
TERO KALLIOMAKÏ (GUITARS)
PETRI SALO (BASS)
ANTTI AHONEN (KEYBOARDS)
T.KRISTIAN (DRUMS)
 BANDS
AUTUMNAL, AZAGHAL, COLOSSEUM, HIN ONDE, MEDIEVAL ART, NOCTURNAL WINDS, SVARTKRAFT, TWILIGHT OPERA, WYRD
CONTACT

www.myspace.com/finyearning

 

 

 

DISCOGRAPHY

 

AUTUMN FUNERAL (1996 / DEMO)
WITH TRAGEDIES ADORNED (1997)
AS WE DIE FOR… PARADISE LOST (1998 / TRIBUTE)
PLAINTIVE SCENES (1999)
FRORE MEADOW (2001)
EVERSHADE (2003)
MERGING INTO LANDSCAPES (2007)

 

          

 

 

 

 

 

ATARAXIE (2000 -

 

 

A l’origine d’Ataraxie, il y a Jonathan Thery qui décide, après le split Reign Of Evil qui officiait dans le black metal, de monter un groupe de doom death, genre alors peu couru en France. Peu à peu, Ataraxie se taille une solide réputation. Slow Transcending Agony reçoit des critiques dithyrambiques tandis que le quatuor enchaîne les concerts avec des pointures telles que Esoteric, Pantheist, Morgion… Anhédonie vient confirmer Ataraxie dans le rôle de locomotive de la scène doom metal hexagonale, voire européenne.

S’il ne devait en rester qu’un : ANHEDONIE (2008)


FRANCE ORIGINE
ULTRA SICK DOOM METAL GENRE
2000 FORMATION
LINE-UP
JONATHAN THERY AKA MARQUIS (VOCALS, BASS)
FREDERIC PATTE-BRASSEUR (GUITAR)
SYLVAIN ESTEVE (GUITARS)
PIERRE SENECAL (DRUMS)
PAST MEMBER
CLEMENT (GUITARS)
 BANDS
BETHLEHEM, DESPOND, FUNERALIUM, HYADNINGAR, WORMFOOD

 

 

DISCOGRAPHY

 

ATARAXIE – HYADNINGAR : LIVE IN ROUEN (2001 / SPLIT)
THE OTHER PATH (2003 / DEMO)
LIVE DOOMINATION (2003 / DEMO)
SLOW TRANSCENDING AGONY (2005)
ANHEDONIE (2008)

 

     

 

  www.myspace.com/ataraxie

 

 

ATARAXIE : ANHEDONIE (2008)

 Weird Truth Productions – 8.5 / 10

 

La première descente à la mine des Normands, Slow Transcending Agony s’est vite imposée il y a trois ans comme l’un, sinon le mètre-étalon du (funeral) doom death hexagonal. C’est dire si Anhédonie était attendu comme le messie par tous les masochistes de la souffrance.

Premier constat à l’écoute de cette offrande, Ataraxie a réalisé de grands progrès, aussi bien en terme de son – celui-ci est plus minéral que jamais, plus massif également – que d’écriture. L’interprétation, elle aussi, est plus impressionnante encore, à l’image du chant de Jonathan, qui se plaît à diversifier ses lignes vocales, tour à tour abyssales voire carrément possédées et ce faisant démontre si besoin en était son admiration pour les intonations écorchées et hystériques de Marco Tehren (Deinonychus et Bethlehem).  Les nombreux concerts enquillés et les participations à un grands nombre de projets (Funeralium, Hyadningar, Wormfood, Bethelehem…) ont aguerri les quatre musiciens et sont donc pour beaucoup dans cette augmentation de la valeur ajoutée du groupe.

Etouffant, caverneux, monolithique, Anhédonie, qui désigne une personne insensible au plaisir, aux émotions, est un bloc charbonneux, un édifice pétrifié, écrasant, qu’aucun rai de lumière ne vient jamais caresser de sa chaleur. Il se compose de quatre côtés (plus une intro très courte) qui forment donc un seul et même ensemble. Tous dépassent les dix minutes, et le dernier d’entre eux atteint même 24 minutes. Ce sont d’interminables complaintes suffocantes qui semblent jamais ne vouloir mourir.

L’album débute avec le monstrueux « Silence Of Death », que les fans connaissent déjà pour s’être abîmer dedans sur scène. Mortifère et lent comme une procession funèraire, ce pavé progresse peu à peu vers les limbes, jusqu’à l’accélération finale absolument gigantesque. Plus terrifant encore, « Walking Through The Land Of Falsity » ouvre, par ses notes de guitares squelettiques, ses roulements de batterie qui ont quelque chose de battement de cœur en fin de course, des espaces de mort ; il érige des instants pendant lesquels, la vie semble être suspendue, stoppée, tandis que Jonathan prouve qu’il possède bien la gorge la plus profonde du circuit.

Plus rapide, du moins durant sa premières partie, est «Anhédonie », ce qui ne l’empêche pas d’amorcer une plongée spéléologique dans les abysses de l’indicible. Là aussi Ataraxie démontre sa maîtrise de l’accélaration infernale qui empêche son art de sombrer dans l’immobilisme plombé. Enfin le monumental « Avide de sens » débute par des accords que n’aurait pas renier le My Dying Bride de la grande époque. Cette ode terminale secrète un désespoir absolu qui propulse l’auditeur dans un climat suicidaire auquel il est impossible d’échapper. Aucune issue possible, aucun espoir. Miné par une tritesse infinie qui confine à l’abandon résigné, ce titre est une agonisante marche vers la tombe.

Vous l’aurez compris, Ataraxie a réussi la gageure de faire plus vertigineux encore que Slow Transcending Agony. Tout est dit… Un chef-d’œuvre dans le genre. Et une leçon surtout car la grande force du groupe est de parvenir à demeurer fidèle aux invariants du doom death tout en les entraînant dans une dimension tout bonnement effrayante. (29.12.08)

 

TRACKLISTING
  1. Origin / 0.33
  2. Silence Of Death / 17.10
  3. Walking Throught The Land Of Falsity / 13.48
  4. Anhédonie / 18.33
  5. Avide de sens / 24.00
TOTAL PLAYING TIME : 74.04

 

DISCOGRAPHY

 

www.myspace.com/ataraxie

 

 

ANATHEMA

 

 

 

UNITED KINGDOM ORIGINE

ATMOSPHERIC / DOOM DEATH GENRE

1990 FORMATION

LINE-UP

VINCENT CAVANAGH (VOCALS, GUITARS)

DANIEL CAVANAGH (GUITARS, KEYBOARDS)

JAMIE CAVANAGH (BASS)

LES SMITH (KEYBOARDS)

JOHN DOUGLAS (DRUMS)

LEE DOUGLAS (VOCALS)

ANCIENS MEMBRES

DARREN WHITE (VOCALS) : 1990 – 1995

DUNCAN PATTERSON (BASS) : 1991 – 1998

DAVE PYBUS (BASS) : 1998 -2001

SHAUN STEELS (DRUMS) : 1997 -1998

MARTIN POWELL (KEYBOARDS, VIOLIN) : 1998 – 2000

 GROUPES AFFILIES

ANGTORIA, ANTIMATTER, THE BLOOD DIVINE, CRADLE OF FILTH, CRYPTAL DARKNESS,  ION, LEAFBLADE, LID, MY DYING BRIDE, SOLSTICE

 

 

DISCOGRAPHY

CRESTFALLEN (1992 / EP)

SERENADES (1993)

PENTCOST III (1995 / EP)

THE SILENT ENIGMA (1995)

ETERNITY (1996)

ALTERNATIVE 4 (1998)

JUDGEMENT (1999)

RESONANCE (2001 / COMPILATION)

A FINE DAY TO EXIT (2001)

RESONANCE 2 (2002 / COMPILATION)

A NATURAL DISASTER (2003)

HINDSIGHT (2008)

 

   

    

    

 

 http://www.myspace.com/weareanathema   

 

 

RUNEMAGICK – ENVENOM

 

 

Après une poignée d’albums passés à régurgiter un dark death certes de bonne facture mais assez peu original, Runemagick a décidé, depuis 2002 et la sortie de Requiem Of The Apocalypse, de s’abîmer peu à peu dans les méandres d’un doom death caverneux et ultra pesant. Depuis, chaque nouvelle offrande constitue une marche supplémentaire vers les abysses de l’indicible. Et on sentait bien que le terrifiant Darkness Death Doom (2003) serait probablement le disque qui scélerait à jamais les bases d’un doom qui n’appartient désormais qu’aux Suédois et qui leur correspond nettement mieux que le death qu’ils pratiquaient à leurs débuts.

Mais évoquer Runemagick au pluriel semble finalement peu adéquat, tant il se résume en premier lieu à son géniteur et maître à penser, le vénéré Nicklas Rudolfsson, lequel en plus de se charger des vocaux et des guitares, est également responsable de l’intégralité des chansons, ainsi que de la production. Cependant, il ne s’agit pas d’un énième one Man Band, le musicien étant secondé d’un batteur et de sa compagne (Emma Karlsson) à la basse, tous deux partageant avec le maître de lieux une même vision intégriste et autarcique du metal extrême.

S’inscrivant dans la continuité de Darkness Death Doom, plus que de son prédécesseur direct, On Funeral Wings, Envenom accouche de 5 titres en un plus de 60 minutes. C’est dire que ceux-ci prennent tout leur temps pour répandre tel un venin un doom granitique et vertigineux, dont la lenteur suffocante semble les porter à chaque fois au bord de la rupture. Enveloppé d’une production très brute et dépouillée, ces cinq perles noires dont le monolithisme absolu les rend peu accessibles, et qui ne sont d’ailleurs pas sans évoquer le défunt et culte (forcément) Winter, érigent une forteresse souterraine dont l’architecture repose avant tout sur des fondations instrumentales qu’une voix d’outre-tombe vient généralement obscurssirent encore davantage.

Les terribles “ Vultures ”, “ Envenom ”, “ Nebulous ”, “ Omnivore ” et le monumental “ Malestrom ” et ses 14 minutes infernales, forment une marche funéraire dont le rythme étouffant donne l’impression qu’elle sera sans fin. Porté par des textes suintant comme toujours la magie noire et l’occultisme, Envenom apparaît en définitive comme un sol bloc mortifère, qu’il ne vaut mieux pas fragmenter si l’on veut en apprécier toutes les richesses tapies au fond de ses sombres arcanes. Voilà un album qui vous hantera encore longtemps après que son écoute se soit achevée.

 

 

 2005

 * * * *

 AFTERMATH

TRACKLISTING

Vultures

Envenom (Laterna Magica)

Nebulous

Omnivore

Maelstrom (Sin Eater)

 

 

DISCOGRAPHIE

THE SUPREME FORCE OF ETERNITY (1998)

ENTER THE REALM OF DEATH (1999)

RESURRECTION IN BLOOD (2000)

ANCIENT INCANTATIONS (2001 / 7″ EP)

DARK LIVE MAGICK (2001 / LIVE)

REQUIEM OF THE APOCALYPSE (2002)

MOON OF THE CHAOS ECLIPSE (2002 / 10″ PIC LP)

DOOMED BY DEATH (2002 / SPLIT)

THE PENTAGRAM (2003)

DARKNESS DEATH DOOM (2003)

ON FUNERAL WINGS (2004)

ENVENOM (2005)

BLACK MAGICK SORCERESS (2006 / 10″ PIC LP)

INVOCATION OF MAGICK (2006)

THE NORTHERN LIGHTS (2007 / SPLIT)

DAWN OF THE END (2007)

 

http://www.myspace.com/runemagick  

 

 

GOLGOTHA – NEW LIFE

Golgotha, c’est du lourd de chez lourd. Le groupe espagnol offre un Doom-death plombé et dépouillé, enrobé d’une production brute de décoffrage. La musique n’est pas des plus originales mais les riffs, pour être simples, sont d’une efficacité imparable. Les titres sont plutôt courts (un seul dépasse les sept minutes), loin des interminables complaintes hypnotiques et abyssales du funeral doom. Le tout reste donc très mélodique, notamment grâce à l’adjonction de nappes de clavier et ce, en dépit de la voix 100 % caverneuse de Dave Rotten (Avulsed) qui tire New Life davantage vers le death que vers le pur doom.

Après sept ans d’absence, Golgotha réussit son retour en livrant un très bon disque à rapprocher des dernières offrandes de Rapture par exemple, mais que les interventions de Rotten rendent cependant moins accessible.

 

2005

* * *

DOOM DEATH

METAL MIND

TRACKLISTING

Forever Gone

Never, Never Again

Trapped In Two Worlds

Repentance

I Am Lost

Broken Emotions

Need You

New Life

Knife Edge

Lake Of Memories

 

 

DISCOGRAPHIE

CAVES OF MIND (1994 / MCD)

MELANCHOLY (1995)

PROMO ‘97 (1997 / DEMO)

THE WAY OF CONFUSSION (1997 / MCD)

ELEMENTAL CHANGES (1998)

NEW LIFE (2005)

 

http://www.myspace.com/golgothazone  

 

YEARNING – WITH TRAGEDIES ADORNED (1997)

 Holy Records – 8.5 / 10

 

Ce premier essai de Yearning nous évoque beaucoup de choses. Il nous rappelle déjà les débuts du label hexagonal Holy Records qui s’est toujours imposé comme règle de ne signer que des groupes originaux. Le fan l’associe aussi à sa splendide pochette illustrée d’un coucher de soleil sur lequel se découpe la silhouette d’un arbre. Enfin, on pense à ce doom death majestueux et funéraire avec lequel les Finlandais prendront pourtant leur distance sur les albums suivants, qui suintent également le désespoir mais d’une manière un peu différente.

Pour beaucoup, With Tragedies Adorned demeure la pierre (tombale) angulaire du groupe, et même si nous ne partageons pas tout à fait ce jugement, nous  devons reconnaître sa très haute tenue. L’identité du groupe, bâtie autour du chant magnifique de Juhani Palomäki, de guitares envoûtantes et d’atmosphères  d’une tristesse infinie, est déjà bien là, mais elle s’ancre davantage dans le doom, celui développé par l’école britannique (Anathema, My Dying Bride), comme la lenteur des morceaux, ainsi que leur longueur, le prouvent.

Le chant caverneux occupe une bonne place ; le son est brut, moins délicat que sur les futures productions et le disque dégage un feeling plus funéraire que mélancolique, contrairement à ses successeurs, plus mélodiques et (un peu) moins dépressifs. Les huit compositions ici présentes évoquent la beauté de paysages hivernaux désolés, faits d’arbres morts habillés par la neige, de maisons isolées que la brume et le givre drapent d’un voile mystérieux.

With Tragedies Adorned est un album à savourer durant les longues nuits d’hiver ou au cours d’une journée de novembre pétrifiée par une pluie qui colore tous les paysages d’un gris déprimant. Superbe.

 

TRACKLISTING
  1. Remnants Of The Only Delight / 7.09
  2. Bleeding For Sinful Crown / 6.35
  3. Flown Away / 6.02
  4. Haze Of Despair / 5.32
  5. The Temple Of Sagal / 5.33
  6. Release / 7.17
  7. In The Hands Of Storm / 5.02
  8. Canticum / 16.49
TOTAL PLAYING TIME : 59.59

 

DISCOGRAPHY