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ATARAXIE (2000 -

 

 

A l’origine d’Ataraxie, il y a Jonathan Thery qui décide, après le split Reign Of Evil qui officiait dans le black metal, de monter un groupe de doom death, genre alors peu couru en France. Peu à peu, Ataraxie se taille une solide réputation. Slow Transcending Agony reçoit des critiques dithyrambiques tandis que le quatuor enchaîne les concerts avec des pointures telles que Esoteric, Pantheist, Morgion… Anhédonie vient confirmer Ataraxie dans le rôle de locomotive de la scène doom metal hexagonale, voire européenne.

S’il ne devait en rester qu’un : ANHEDONIE (2008)


FRANCE ORIGINE
ULTRA SICK DOOM METAL GENRE
2000 FORMATION
LINE-UP
JONATHAN THERY AKA MARQUIS (VOCALS, BASS)
FREDERIC PATTE-BRASSEUR (GUITAR)
SYLVAIN ESTEVE (GUITARS)
PIERRE SENECAL (DRUMS)
PAST MEMBER
CLEMENT (GUITARS)
 BANDS
BETHLEHEM, DESPOND, FUNERALIUM, HYADNINGAR, WORMFOOD

 

 

DISCOGRAPHY

 

ATARAXIE – HYADNINGAR : LIVE IN ROUEN (2001 / SPLIT)
THE OTHER PATH (2003 / DEMO)
LIVE DOOMINATION (2003 / DEMO)
SLOW TRANSCENDING AGONY (2005)
ANHEDONIE (2008)

 

     

 

  www.myspace.com/ataraxie

 

 

ATARAXIE : ANHEDONIE (2008)

 Weird Truth Productions – 8.5 / 10

 

La première descente à la mine des Normands, Slow Transcending Agony s’est vite imposée il y a trois ans comme l’un, sinon le mètre-étalon du (funeral) doom death hexagonal. C’est dire si Anhédonie était attendu comme le messie par tous les masochistes de la souffrance.

Premier constat à l’écoute de cette offrande, Ataraxie a réalisé de grands progrès, aussi bien en terme de son – celui-ci est plus minéral que jamais, plus massif également – que d’écriture. L’interprétation, elle aussi, est plus impressionnante encore, à l’image du chant de Jonathan, qui se plaît à diversifier ses lignes vocales, tour à tour abyssales voire carrément possédées et ce faisant démontre si besoin en était son admiration pour les intonations écorchées et hystériques de Marco Tehren (Deinonychus et Bethlehem).  Les nombreux concerts enquillés et les participations à un grands nombre de projets (Funeralium, Hyadningar, Wormfood, Bethelehem…) ont aguerri les quatre musiciens et sont donc pour beaucoup dans cette augmentation de la valeur ajoutée du groupe.

Etouffant, caverneux, monolithique, Anhédonie, qui désigne une personne insensible au plaisir, aux émotions, est un bloc charbonneux, un édifice pétrifié, écrasant, qu’aucun rai de lumière ne vient jamais caresser de sa chaleur. Il se compose de quatre côtés (plus une intro très courte) qui forment donc un seul et même ensemble. Tous dépassent les dix minutes, et le dernier d’entre eux atteint même 24 minutes. Ce sont d’interminables complaintes suffocantes qui semblent jamais ne vouloir mourir.

L’album débute avec le monstrueux « Silence Of Death », que les fans connaissent déjà pour s’être abîmer dedans sur scène. Mortifère et lent comme une procession funèraire, ce pavé progresse peu à peu vers les limbes, jusqu’à l’accélération finale absolument gigantesque. Plus terrifant encore, « Walking Through The Land Of Falsity » ouvre, par ses notes de guitares squelettiques, ses roulements de batterie qui ont quelque chose de battement de cœur en fin de course, des espaces de mort ; il érige des instants pendant lesquels, la vie semble être suspendue, stoppée, tandis que Jonathan prouve qu’il possède bien la gorge la plus profonde du circuit.

Plus rapide, du moins durant sa premières partie, est «Anhédonie », ce qui ne l’empêche pas d’amorcer une plongée spéléologique dans les abysses de l’indicible. Là aussi Ataraxie démontre sa maîtrise de l’accélaration infernale qui empêche son art de sombrer dans l’immobilisme plombé. Enfin le monumental « Avide de sens » débute par des accords que n’aurait pas renier le My Dying Bride de la grande époque. Cette ode terminale secrète un désespoir absolu qui propulse l’auditeur dans un climat suicidaire auquel il est impossible d’échapper. Aucune issue possible, aucun espoir. Miné par une tritesse infinie qui confine à l’abandon résigné, ce titre est une agonisante marche vers la tombe.

Vous l’aurez compris, Ataraxie a réussi la gageure de faire plus vertigineux encore que Slow Transcending Agony. Tout est dit… Un chef-d’œuvre dans le genre. Et une leçon surtout car la grande force du groupe est de parvenir à demeurer fidèle aux invariants du doom death tout en les entraînant dans une dimension tout bonnement effrayante. (29.12.08)

 

TRACKLISTING
  1. Origin / 0.33
  2. Silence Of Death / 17.10
  3. Walking Throught The Land Of Falsity / 13.48
  4. Anhédonie / 18.33
  5. Avide de sens / 24.00
TOTAL PLAYING TIME : 74.04

 

DISCOGRAPHY

 

www.myspace.com/ataraxie

 

 

UNTIL DEATH OVERTAKES ME – PRELUDE TO MONOLITH

 

 

Cette première prière pour les morts de Until Death Overtakes Me porte bien son nom. Il s’agit effectivement d’un monolithe sonore, bloc vaporeux de près de 70 minutes, aux contours opaques, tellement difficile d’accès qu’il en devient presque autarcique. Qui peut prétendre aller jusqu’au bout de ces cinq complaintes d’une lenteur tellement extrême qu’elle en devient presque insupportable ?

La musique, forgée dans le cerveau d’un mystérieux belge officiant à tous les instruments, est dépourvue de rythme ; elle ne se résume qu’à de funèbres nappes de synthétiseurs, accompagnées d’une guitare lointaine, et d’une voix caverneuses scandant sur un ton sentencieux des mots inaudibles qui résonnent comme un écho au fond d’une caverne s’enfonçant dans les entrailles de la terre. Prelude To Monolith est une pièce maîtresse de cette nouvelle vague appelée funeral doom qui doit plus à l’ambiant qu’au doom classique à la Cathedral. Dans le cas de ce disque, parler de chanson relève de l’absurdité. “ Missing ”, “ Absence Of Life ” et “ Slip Away ” constituent la bande-son de notre propre mort et auxquels succède en toute logique une superbe relecture aux accents religieux de “ La marche funèbre ” de Chopin pour la mise en bière.

Mais pour qui se sent prêt à suivre Until Death Overtakes Me dans cet hymne à la dépression et à la désolation, la récompense est au bout du chemin : cette musique est tout simplement d’une vertigineuse et insondable beauté. Prelude To Monolith est un disque parfait pour les longues soirées d’hiver quand le givre constelle les carreaux des fenêtre ou quand la journée est engourdie par la pluie et la grisaille. A déconseiller aux suicidaires !

 

 

 2003

 * * *

 FIREDOOM

TRACKLISTING

Prelude To Monolith

Missing

Absence Of Life

Slip Away

Marche funebre

 

 

DISCOGRAPHIE

SYMPHONY I – DEEP DARK RED (2001 / DEMO)

SYMPHONY II – ABSENCE OF LIFE (2001 / DEMO)

PRELUDE TO MONOLITH (2003)

INTERLUDIUM I – FUNERAL PATH (2004)

SYMPHONY III – MONOLITH (2006)

 

http://www.myspace.com/untildeathovertakesme  

 

 

COMATOSE VIGIL – NOT A GLEAM OF HOPE

 

Depuis le succès (relatif, il va sans dire) de Shape Of Despair, le funeral doom a le vent en poupe et on ne compte plus les groupes pratiquant ce genre de toute façon condamné à l’underground.

Nous venant de Russie, Comatose Vigil livre avec Not A Gleam Of Hope, un véritable bloc pétrifié de près de 70 minutes pour quatre morceaux qui semblent n’en former qu’un seul, tant le monolithisme est ici de mise. Certes, le groupe n’invente rien, se contentant d’arpenter un chemin balisé par les travaux de Thergothon, Skepticism, ou plus récemment Tyranny, combo dont il se rapproche le plus. Comatose Vigil façonne donc une musique d’une lenteur extrême, hypnotique, suicidaire, batie sur une architecture instrumentale, qu’une voix caverneuse vient parfois fissurer. Les titres des chansons (?) sont à l’avenant : “Suicide Grotesque”, “Cataracts”, “Mirrors Of Despair” et “Galleries Of Coma”.

Un album idéal pour les longues et lugubres nuits d’hiver donc. 

* * * *

 

ANNEE : 2005

GENRE : FUNERAL DOOM

LABEL : MARCHE FUNEBRE PRODUCTIONS

 

TRACKLISTING

Suicide Grotesque

Cataracts

Mirrors Of Despair

Galleries Of Coma

 

DISCOGRAPHIE

NOT A GLEAM OF HOPE (2005)

NARCOSIS (2006 / MCD)

 

http://www.myspace.com/comatosevigilofficial