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YEARNING (1996 -

 

 

Davantage qu’un vrai groupe, Yearning est avant tout le navire de Juhani Palomakï. Le projet débute d’abord sous le nom de Flegeton en 1994. Puis le groupe change de nom, signe avec Holy Records et commence à faire parler de lui grâce à sa démo Autumn Funeral. Pour beaucoup, il y a deux Yearning : celui des débuts, tourné vers un doom death funéraire et qui atteint son apogée avec son premier essai, With Tragedies Adorned ; et un second qui débute avec l’album suivant, Plaintive Scenes qui voit le groupe s’orienter vers un doom plus atmosphérique que death. Les deux sont en fait excellents.

S’il ne devait en rester qu’un : With Tragedies Adorned (1997)


FINLANDE ORIGINE
DOOM DEATH / ATMOSPHERIC DOOM METAL GENRE
1996 FORMATION
LINE-UP
JUHANI PALOMAKÏ (VOCALS, GUITARS, BASS, KEYBOARDS)
MATTI S. (GUITARS [LIVE])
JANI LOIKAS aka JL NOKTURNAL (BASS [LIVE])
JOUNI JORMANAINEN (KEYBOARDS [LIVE])
AKI KUUSINEN (DRUMS [LIVE])
PASTS MEMBERS
LADY TIINA AHONEN (VOCALS, FLUTE)
JANNE RÄMÖ (VOCALS)
TERO KALLIOMAKÏ (GUITARS)
PETRI SALO (BASS)
ANTTI AHONEN (KEYBOARDS)
T.KRISTIAN (DRUMS)
 BANDS
AUTUMNAL, AZAGHAL, COLOSSEUM, HIN ONDE, MEDIEVAL ART, NOCTURNAL WINDS, SVARTKRAFT, TWILIGHT OPERA, WYRD
CONTACT

www.myspace.com/finyearning

 

 

 

DISCOGRAPHY

 

AUTUMN FUNERAL (1996 / DEMO)
WITH TRAGEDIES ADORNED (1997)
AS WE DIE FOR… PARADISE LOST (1998 / TRIBUTE)
PLAINTIVE SCENES (1999)
FRORE MEADOW (2001)
EVERSHADE (2003)
MERGING INTO LANDSCAPES (2007)

 

          

 

 

 

 

 

ATROX

 

 

 

NORWAY ORIGINE

GOTHIC DOOM BIZARRE GENRE

1990 FORMATION

LINE-UP

RUNE FOLGERO (VOCALS)

RUNE SORGARD (GUITARS, TECHNOLOGY)

EIVIND FJOSEIDE (GUITARS)

ERIK PAULSEN (BASS)

PER SPJOTVOLD (KEYBOARDS) 

TOR-ARNE HELGESEN (DRUMS)

ANCIENS MEMBRES

GERSA (VOCALS)

MONIKA EDVARDSEN (VOCALS, KEYBOARDS)

 

TOR-HELGE SKEI (GUITARS)

DAGGA (GUITARS)

OLE MARIUS LARMERUD (GUITARS)

 

SVENN TORE MAUSETH (BASS)

TOMMY SEBASTIAN HALSETH (BASS)

HINGST HIRRBEL (BASS)

DANIEL STAVSOYEN (BASS)

PETE BECK (BASS)

 

GEIR KNARRBAKK (DRUMS)

TOMAS SMAJERSJO (DRUMS)

LARRY (DRUMS)

 GROUPES AFFILIES

BLOODTHORN, GRIFFIN, KEEP OF KALESSIN, MANES, TACTILE GEMMA

 

 

DISCOGRAPHIE

RISE / SILENCE THE ECHOES (1997 / EP)

MESMERISED (1997)

CONTENTUM (2000)

TERRESTRIALS (2002)

ORGASM (2003)

BINOCULAR (2008)

 

   

  

 

http://www.myspace.com/atroxno  

 

 

ATROX : CONTENTUM

 

 

Sur l’échelle Richter du bizarre, Atrox fait assurément péter tous les indicateurs. La musique des Norvégiens (issus de Manes ou Tactile Gemma pour situer) ne ressemble à rien de connu, une espèce d’OMNI (objet musical non identifié) que les chercheurs de la NASA tentent en vain depuis la fin des années 90 à identifier.

Plus encore que Mesmerised, son prédécesseur et premier long du groupe, Contentum est la macération qui va imposer son identité aussi bien sonore que visuelle (ces dessins étranges qui ornent les pochettes). Si le socle sur lequel il repose braconne sur les terre du gothic (pour la chanteuse) doom (pour la lourdeur et la mélancolie), on ne saurait le résumer à celui-ci tant Atrox se plaît à polluer le genre par toutes sortes d’éléments, dont le plus évident demeure sans l’ombre d’un doute le chant halluciné de Monika (aussi responsable de l’artwork), à la croisée de Kari Rueslatten (The 3rd And The Mortal) et de la Castafiore pour faire dans le gros sabot. Ses vocalises déjantées, loin très loin des canons en vigueur, toujours au bord de la rupture sont le guide d’une sarabande bizarre dont il est bien difficile de suivre le mouvement.  

Contentum a quelque chose d’une danse macabre labyrinthique et déglinguée composée de pistes en forme de chausse-trappe. Ces chansons ( ?) à tiroirs, souvent d’une durée plutôt conséquente, serpentent dans des méandres gangrenés par une schizophrénie rampante (“ Lizard Dance ”) qui finit par ravager tout l’ensemble d’un album qu’aucune bouée identifiable, ni de loin ni même de près, ne permet de rapprocher du monde des vivants. Ni mélodies accrocheuses ni balises conventionnelles auxquelles l’auditeur pourra se raccrocher.

Nombreux sont donc ceux qui resteront sur le bord de ce ravin escarpé, rongé par l’érosion de la folie. Pourtant, pour qui est ouvert d’esprit, une fois bien au chaud entre ses cuisses humides, la pénétration de la musique des Norvégiens glisse facilement. Les guitares, lourdes et aériennes qui tissent de véritables câbles de désespoir (le sublime “ Panta Rei (Gather In Me No More) ”, “ What Crawls Underneath ”) sont les caresses qui la rendent possible. Au même titre que la voix de Monika dont elles soulignent la puissance, elles participent de la tristesse d’une musique dont l’incontestable, bien que peu accessible, beauté sait toucher l’âme autant que le cœur.

Pas très digeste de prime abord – les premières écoutes s’avèrent douloureuses -, Contentum est pourtant une œuvre magnifique, qu’architecturent des titres, certes complexes mais néanmoins riches et passionnants et démontrant que Atrox, formation plus que jamais unique et singulière, maîtrise parfaitement son sujet. Ses membres sont des explorateurs qui refusent d’être inféodés à de quelconques invariants, de flatter les chastes oreilles de ceux auxquels, de toute façon, leur œuvre n’est clairement pas destinée. Leur art, dont ils se gardent bien de donner les clés qui aideraient à le comprendre, se mérite après une lutte délicate pour ne pas lâcher prise. Le combat n’est pas gagné d’avance. Ils s’en moquent. Merci à eux. (12/08/08)

 

TRACKLISTING

  1. Sultry Air / 6.12
  2. Unsummoned / 6.45
  3. Lizard Dance / 7.12
  4. Panta Rei (Gather In Me No More) / 10.55
  5. Ignoramus / 3.59
  6. Letters To Earth / 6.15
  7. Serenety / 5.46
  8. Homage / 5.37
  9. What Crawls Underneath / 7.38
  10. Torture / 1.26
  11. Outro / 3.10

TOTAL PLAYING TIME : 64.55

 

2000

8/10

SEASON OF MIST

 

DISCOGRAPHIE

 

http://www.myspace.com/atroxno  

 

 

 

DRACONIAN

 

 

 

SUEDE ORIGINE

GOTHIC DOOM DEATH GENRE

1994 FORMATION

LINE-UP

ANDERS JACOBSSON (VOCALS)

LISA JOHANSSON (VOCALS)

JOHAN ERICSON (GUITARS)

DANIEL ARVIDSSON (GUITARS)

FREDRIK JOHANSSON (BASS)

JERRY TORSTENSSON (DRUMS)

ANCIENS MEMBRES

JESSICA ERIKSSON (FLUTE, VOCALS)

SUSANNE ARVIDSSON (VOCALS, KEYBOARDS)

ANDREAS HINDENÄS (GUITARS)

MAGNUS BERGSTRÖM (GUITARS)

ANDREAS HAAG (KEYBOARDS)

THOMAS JÄGER (BASS)

JESPER STOLPE (BASS)

 GROUPES AFFILIES

DOOM : VS, SHADOWGARDEN

 

 

DISCOGRAPHIE

FROZEN FEATURES (2000 / EP)

WHEN LOVERS MOURN (2003)

ARCANE RAIN FELL (2005)

THE BURNING HALO (2006)

TURNING SEASON WITHIN (2008)

 

   

 

 

http://www.myspace.com/draconianmusic  

 

 

DRACONIAN : TURNING SEASON WITHIN

 

 

Après des années de vache maigre car trop gangrenée par des traîne-savates de série B sans imagination, le gothic metal retrouve depuis quelques temps déjà des couleurs (sombres forcément). Soit en l’entraînant dans les rivages atmosphériques (comme le fait Ava Inferi, projet de Blasphemer de Mayhem), soit en misant sur la carte orchestrale sans pour autant sombrer dans le pompier de bas étage (option choisie par les prometteurs Todesbonden), une poignée de groupes est donc en train de rénover le genre.

Draconian, quant à lui, actif depuis le milieu des années 90, a décidé replonger dans les racines du mouvement quand celui-ci n’avait pas encore confondu sens du tragique et mièvrerie, soit en injectant beaucoup de doom à sa musique. Turning Season Within est la troisième offrande (la quatrième s’il l’on compte l’essai The Burning Halo qui agglomérait nouveaux titres, relectures d’anciens vestiges et reprises) des Suédois. Comparé à son prédécesseur, l’album est tout d’abord un peu décevant. Il faut dire qu’il n’est pas propulsé dès son ouverture par un chef-d’œuvre de l’acabit de “ A Scenery Of Loss ”, pulsation gigantesque qui débutait Arcane Rain Fell (2005) et vous scotchait au mur d’entrée de jeu. Rien de tel ici.

Pour autant, on se rend compte peu à peu que ce cru 2008 se révèle aussi bon, voire meilleure que son aîné. Les chansons sont mieux écrites, plus riches ; elles dévoilent leur intimité après de longs préliminaires. Toutefois, quand on parvient enfin à les pénétrer, la jouissance est au bout du chemin. L’énorme “ Seasons Apart ”, le puissant “ When I Wake ” ou le douloureux “ The Empty Stare ” en témoignent.

Forgés sur l’accouplement entre une voix féminine à la beauté désespérée (celle de la sublime Lisa Johansson) et des rugissements rageurs d’outre-tombe dus à Anders Jacobsson, alternance certes classique mais jamais mécanique, ces complaintes arpentent des caveaux tortueux, hantés parfois par les spectres d’Anathema (celui des débuts), de Paradise Lost, de My Dying Bride (“ Morphine Cloud ”, notamment pour le chant clair masculin) ou d’Opeth, comme sur le noir “ Earthbound ”, et plus encore le temps d’un “ The Failure Epiphany ” qui n’est pas sans rappeler les ambiances du Blackwater Park de la bande à Akerfeldt (une référence !).

Contrairement à la plupart des robot-goths du dimanche aux allures de corbeaux, les guitares chez Draconian, et c’est ce qui l’arrime au doom, ne sont jamais en reste ; elles cimentent par leurs riffs pétrifiés ces longues plages, lancinantes souvent, tragiques et figés dans une mélancolie infinie toujours.

Turning Season Within a quelque chose d’un poème désenchanté, il évoque les stigmates d’une vie grise et pluvieuse, pleine de regrets, comme l’illustre “ September Ashes ”, plainte terminale triste et squelettique pleurée par Paul Kuhr, chanteur de Novembers Doom. Draconian est tout simplement le plus bel hommage à La belle et la bête de Jean Cocteau. (16/07/08)

 

 2008

 9 / 10

NAPALM

TRACKLISTING

I) Seasons Apart / 6.31

II) When I Wake / 5.49

III) Earthbound / 8.10

IV) Not Breathing / 5.38

V) The Failure Epiphany / 6.20

VI) Morphine Cloud / 7.32

VII) Bloodflower / 5.31

VIII) The Empty Stare / 5.46

IX) September Ashes / 1.10

TOTAL PLAYING TIME : 52.31

 

 

DISCOGRAPHIE

 

http://www.myspace.com/draconianmusic  

 

 

 

YEARNING – PLAINTIVE SCENES (1999)

 Holy Records – 8 / 10

 

Après un premier opus, With Tragedies Adorned, ancré dans le doom death et magnifique de désolation, Yearning commence avec Plaintive Scenes à entamer sa mue vers un metal plus atmosphérique bien que toujours mélancolique. Les rythmes se font moins lourds et la voix caverneuse, toutefois encore employée avec parcimonie, constitue l’un des derniers oripeaux du passé extrême du groupe finlandais. Le chanteur privilégie cette fois une profonde voix claire qui convient mieux à l’orientation plus mélodique de l’album.

Par contre, la musique est toujours belle et majestueuse, comme le prouvent les superbes pièces que sont  « Unwritten » qui résume à lui seul ce qu’est Yearning aujourd’hui, « Plaintive Scenes », « Soliloquy II » ou bien « Eyes Of The Black Flame » et leurs riffs envoûtants qui vous rentrent dans la tête pour ne plus en ressortir tel le venin d’un serpent se répandant dans vos veines.

Dans l’ensemble, les titres sont plus courts, plus ramassés, plus équilibrés aussi ; le tempo est plus rapide (toute proportion gardée bien sûr, on ne parle pas ici de speed !) et l’on peut même noter l’adjonction, certes discrète, de quelques voix féminines et de flûtes.

Bien sûr, la vieille garde criera au sacrilège mais Yearning offre pourtant  une musique peut-être même plus intéressante qu’autrefois et démontre que la stagnation artistique ne l’intéresse pas, quitte à se mettre à dos les fans de la première heure qui devraient cependant toujours retrouver ce sens de la mélodie et de la mélancolie qui faisait déjà le charme de With Tragedies Adorned en faisant un petit effort d’ouverture.

A noter pour faire bonne mesure, la pochette très réussie signée Jean–Pascal Fournier.

 

TRACKLISTING
  1. Naïveté / 5.24
  2. Unwritten / 4.56
  3. Grey / 4.56
  4. Soliloquy / 2.33
  5. Plaintive Scenes / 3.19
  6. Soliloquy II / 4.09
  7. Eyes Of The Black Flame / 4.32
  8. Nameless / 4.47
TOTAL PLAYING TIME : 34.36

 

DISCOGRAPHY