Entries Tagged as 'HARD US'

W.A.S.P. : WASP (1984)

 CAPITOL – 6.5 / 10

 

Pour les puristes, ce premier méfait de W.A.S.P. est aussi son meilleur. A tort ou à raison car The Healdess Children et The Crimson Idol étant au final bien plus intéressants. Ce qui est sûr c’est qu’il s’agit de son disque le plus connu.

Sorti en pleine explosion de la scène glam (Motley Crüe, Poison…), le groupe s’en éloigne par son goût pour la provocation et un son plus brut. Après un premier maxi au titre pour le moins explicite, Animal (I Fuck Like A Beast), Blackie Lawless et sa bande enfoncent le clou avec cette collection d’hymnes imparables. Tous sont des hits en puissance, notamment les efficaces « I Wanna Be Somebody », « L.O.V.E. Machine » ou « Hellion ». Mention spéciale au vicieux « Tormentor » et à la sublime ballade « Sleeping », peut-être une des plus belles chansons composées par le groupe.

Le mot « groupe » a d’ailleurs son importance car à cette époque, même si Lawless apparaît déjà très nettement comme le maître d’œuvre, les autres musiciens, dont le guitariste Chris Holmes, ne font pas seulement de la figuration, contrairement à aujourd’hui où W.A.S.P. n’est clairement que le jouet du chanteur. (22.04.06)

 

TRACKLISTING
  1. I Wanna Be Somebody / 3.44
  2. L.O.V.E. Machine / 3.54
  3. The Flame / 3.41
  4. B.A.D. / 3.56
  5. School Daze / 3.37
  6. Hellion / 3.38
  7. Sleeping (In The Fire) / 3.54
  8. On Your Knees / 3.48
  9. Tormentor / 4.12
  10. The Torture Never Stops / 3.56
TOTAL PLAYING TIME : 38.14

 

DISCOGRAPHY

 

http://www.myspace.com/wasp

 

 

 

W.A.S.P. : THE HEADLESS CHILDREN (1989)

 CAPITOL – 8.5 / 10

 

Après trois albums très typés Hard US (ou Hair Metal comme on veut), Blackie Lawless désire prendre ses distance par rapport à cette scène et s’imposer comme un compositeur respectable et engagé. Le résultat ? The Headless Children, une des meilleures galettes du groupe.

En fait, c’est carrément un nouveau W.A.S.P. que nous découvrons à son écoute, plus mature, plus ambitieux aussi, néanmoins toujours aussi féroce (même beaucoup plus que sur le médiocre Inside The Electric Circus). Il n’y a absolument rien à jeter sur ce disque, alternant des titres heavy, épiques et énormes (« The Heretic », « The headless Children », « Thunderhead ») et des morceaux plus rentre-dedans (« Mean Man »  et surtout « The Neutron Bomber ») sans oublier la ballade quasi obligée mais très réussie (« Forever Free »). Lawless fait hurler sa voix si particulière et derrière, les musiciens assurent ce qu’il faut.

On obtient donc un des incontournables du Hard américain des années 80. Le groupe continuera sur sa lancée trois ans plus tard avec The Crimson Idol. Beaucoup considèrent la première période du groupe comme la plus importante, il est pourtant permis de préférer  ce diptyque, certes moins fun et outrancier, mais plus ambitieux musicalement et textuellement. (21.04.06)

 

TRACKLISTING
  1. The Heretic (The Lost Child) / 7.23
  2. The Real Me [The Who Cover] / 3.20
  3. The Headless Children / 5.56
  4. Thunderhead / 6.50
  5. Mean Man / 4.57
  6. The Neutron Bomber / 4.07
  7. Mephisto Waltz / 1.24
  8. Forever Free / 5.11
  9. Maneater / 4.47
  10. Rebel In The F.D.G. / 5.07
TOTAL PLAYING TIME : 48.36

 

DISCOGRAPHY

 

http://www.myspace.com/wasp

 

 

W.A.S.P. : THE STORY OF JONATHAN / CHAINSAW CHARLIE (1992)

 

 

 

Single non vendu dans le commerce, The Story Of Jonathan ne se résume qu’à deux titres sur lesquels Blackie Lawless raconte le concept de The Crimson Idol. Pas de musique ici, seulement du verbiage. Sans grand intérêt donc. (20/04/06)

 

TRACKLISTING
  1. The Story Of Jonathan Part I
  2. The Story Of Jonathan Part II

 

1992
1 / 10
PARLOPHONE

 

 

Chainsaw Charlie est le maxi annonçant la sortie du nouvel album de W.A.S.P., The Crimson Idol et comprenant trois titres.

Le premier donne son nom à ce hors-d’œuvre numérique, mais dans une version courte. Cette chanson est très réussie même si la version longue s’avère bien meilleure. Le second morceau est un inédit, “ Phantom In The Mirror ”, un peu dans la veine de “ Arena Of Pleasure ” et la troisième plage n’est que la première partie d’un monologue de Blackie Lawless expliquant le concept de The Crimson Idol. (20/04/06)

 

TRACKLISTING
  1. Chainsaw Charlie (MurdersIn The New Morgue) / 4.45
  2. Phantoms In The Mirror / 4.36
  3. The Story Of Jonathan Part I / 8.59
TOTAL PLAYING TIME : 18.20

 

1992
5 / 10
PARLOPHONE

 

DISCOGRAPHY

 

http://www.myspace.com/wasp  

 

 

W.A.S.P. (1982 -

 

 

Assimilé à toute la vague glam US des années 80 (Motley Crüe, Poison…), W.A.S.P. s’est d’abord fait remarquer par son penchant pour la provocation. Si les trois premiers albums du groupe sont les plus populaires, c’est pourtant avec le diptyque The Headless Children / The Crimson Idol qu’il gagne en maturité. Mais, en dépit de leur réussite artistique, ces deux opus marquent le début du déclin pour W.A.S.P.qui devient peu à peu le navire du seul Blackie Lawless. Aujourd’hui, le groupe survit et continue de pondre des disques dans l’indifférence générale.

S’il ne devait en rester qu’un : THE CRIMSON IDOL (1992)

 

USA ORIGINE
GLAM / HARD US GENRE
1982 FORMATION
LINE-UP
BLACKIE LAWLESS (VOCALS, GUITARS, BASS)
DOUG BLAIR (GUITARS)
MIKE DUDA (BASS)
MIKE DUPKE (DRUMS)
ANCIENS MEMBRES
CHRIS HOLMES (GUITARS)
RANDY PIPER (GUITARS)
DARRELL ROBERTS (GUITARS)
RIK FOX (BASS)
DON COSTA (BASS)
JOHNNY ROD (BASS)
GARY HOLLAND (DRUMS)
TONY RICHARDS (DRUMS)
STEVE RILEY (DRUMS)
GLENN SODERLING (DRUMS)
FRANK BANALI (DRUMS)
STET HOWLAND (DRUMS)
 GROUPES AFFILIES
BLACKTHORNE, HAIR OF THE DOG, IMPELLITTERI, JACK FROST, KING KOBRA,  L.A. GUNS, NEW YORK DOLLS, OZZY OSBOURNE,  QUIET RIOT, STEELER

 

 

DISCOGRAPHY

 

ANIMAL (FUCK LIKE A BEAST) (1984 / EP)
WASP (1984)
THE LAST COMMAND (1985)
INSIDE THE ELECTRIC CIRCUS (1986)
LIVE IN THE RAW (1987 / LIVE)
THE HEADLESS CHILDREN (1989)
THE STORY OF JONATHAN (1992 / SINGLE)
CHAINSAW CHARLIE (1992 / SINGLE)
THE CRIMSON IDOL (1992)
FIRST BLOOD, LAST CUTS (1993 / BEST OF)
STILL NOT BLACK ENOUGH (1995)
KILL, FUCK, DIE (1997)
DOUBLE LIVE ASSASSINS (1998 / LIVE)
HELLDORADO (1999)
THE STING (2000 / LIVE)
UNHOLY TERROR (2001)
DYING FOR THE WORLD (2002)
THE NEON GOD : PART ONE – THE RISE (2004)
THE NEON GOD : PART TWO – THE DEMISE (2004)
DOMINATOR (2007)

 

   

    

    

    

  

 

http://www.myspace.com/wasp  

 

 

W.A.S.P. : THE CRIMSON IDOL (1992)

 

 

Avec The Crimson Idol, W.AS.P. poursuit sa mue entamée avec The Headless Children, dont il est très proche musicalement, s’éloignant ainsi de la provocation à deux balles des débuts pour offrir une musique plus sérieuse et plus complexe.

Ce cinquième album studio marque l’apogée en terme de créativité de Blackie Lawless chez qui on sent bien ce désir de reconnaissance qui lui manquait jusqu’alors. Son modèle à lui, c’est Pete Townsend, et dès le premier titre, le monstrueux “ The Titanic Overture ”, l’influence des Who, déjà perceptible sur l’opus précédent, éclate au grand jour. Ca pourrait être gênant mais comme l’inspiration est au rendez-vous, cela donne de vrais bijoux de composition.

Lawless veut donc être reconnu comme un grand musicien et un compositeur talentueux. Quoi de mieux alors que de se frotter au concept-album pour le prouver à la face du monde. The Crimson Idol en est donc un et un des meilleurs. Il nous conte l’ascension et la chute d’un jeune homme, Jonathan, voulant réussir dans le show business, milieu que Blackie connaît bien. On obtient à l’arrivée un très grand disque gavé de morceaux de bravoure, du titre d’ouverture déjà cité au furieux “ Chainsaw Charlie ” en passant par le heavy “ Arena Of Pleasure ” et la sublime power ballade “ The Idol ”. L’apothéose est atteinte avec l’épique et énorme chanson finale, “ The Great Misconception Of Me ”, véritable synthèse musicale de l’album.

The Crimson Idol marque donc l’apogée créative du groupe mais aussi malheureusement le début de son déclin qui se poursuit encore aujourd’hui, le disque n’ayant pas rencontré le succès souhaité par son géniteur. Le diptyque The Neon God livré par W.A.S.P. en 2004 n’en est qu’un plagiat (un comble !) sans imagination. (20/04/06)

 

TRACKLISTING
  1. The Titanic Overture / 3.32
  2. The Invisible Boy / 5.12
  3. Arena Of Pleasure / 5.00
  4. Chainsaw Charlie (Murders In The New Morgue) / 7.48
  5. The Gypsy Meets The Boy / 4.16
  6. Doctor Rockter / 3.51
  7. I Am One / 5.25
  8. The Idol / 8.41
  9. Hold On To My Heart / 4.23
  10. The Great Misconceptions Of Me / 9.44
TOTAL PLAYING TIME : 57.52

 

1992
8.5 / 10
CAPITOL

 

DISCOGRAPHY

 

http://www.myspace.com/wasp  

 

 

 

WHITE LION

 

 

 

USA ORIGINE

HARD US GENRE

1983 FORMATION

LINE-UP

MIKE TRAMP (VOCALS)

JAMIE LAW (GUITARS)

CLAUS LANGESKOV (BASS)

HENNING WANNER (KEYBOARDS)

TROY PATRICK FARRELL (DRUMS)

ANCIENS MEMBRES

VITO BRATTA (GUITARS)

JAMES LOMENZO (BASS)

GREG D’ANGELO (DRUMS)

 GROUPES AFFILIES

FREAKOF NATURE, MEGADETH

 

 

DISCOGRAPHY

FIGHT TO SURVIVE (1985)

PRIDE (1987)

BIG GAME (1989)

MANE ATTRACTION (1991)

BEST OF WHITE LION (1992 / COMPILATION)

LAST ROAR (2004 / COMPILATION)

RETURN OF THE PRIDE (2008)

 

   

    

 

 

 http://www.myspace.com/returnofthepride  

 

 

WHITE LION : BIG GAME

 

 

White Lion, comme beaucoup d’autres groupes de cette époque, fait partie de ces étoiles filantes qui ont brillé au firmament du metal le temps d’une poignée d’albums, avant de disparaître à jamais. White Lion, c’est aussi toute une époque, celle de la grandeur du hard US ; celle où chaque groupe s’articulait autour d’un chanteur charismatique (et permanenté si possible) et d’un guitar hero ; celle enfin où les albums savait déchirer sans oublier de décocher de magnifiques ballades. White Lion, c’est un peu tout çà.

Après un premier opus peu remarqué, les Américains décrochent la timbale avec Pride en 1987. Produit par Michael Wagener, Big Game lui succède et, sans atteindre sa réussite (artistique et commerciale), il demeure toujours une excellente pépite. Le disque débute avec trois titres bien hard, tout en restant mélodiques, pourvus de refrains imparables et illuminés par de brillants soli du virtuose du manche, Vito Bratta (qui a dû être téléporté depuis sur une lointaine planète car il a complètement disparu de la circulation), comme sur “ Dirty Woman ”. “ Broken Home ” est un premier slow : banal, mais le chanteur à longue crinière y roucoule avec conviction. Puis ça repart comme en 14 avec l’énergique “ Baby Be Mine ” et ses paroles qui ne volent sans doute pas bien haut.

En fait, nous pourrions continuer cette énumération jusqu’à la dernière chanson, mais cela serait un brin fastidieux. Mais sachez que toutes sont des tubes en puissance, surtout les dernières d’ailleurs, le cœur du disque étant un peu plus faible tout de même : “ Let’s Get Crazy ” et sa démonstration de Bratta à la six cordes, l’imparable “ Don’t Say It’s Over ”, “ If My Mind Is Evil ”, sur lequel brille à nouveau de mille feux le guitariste, et bien sûr la fabuleuse ballade “ Cry For Freedom ”. Mention spéciale à la puissante reprise de Golden Hearing, “ Radar Love ”, avec sa section rythmique du feu de Dieu, laquelle constitue sans l’ombre d’un doute le sommet de l’album.

Finalement, nous avons plus ou moins énumérer tous les titres de Big Game, mais que vous voulez, ce sont effectivement tous des tubes ou presque. A posséder d’urgence ! (15/04/06)

 

TRACKLISTING

  1. Goin’ Home Tonight / 4.59
  2. Dirty Woman / 3.27
  3. Little Fighter / 4.17
  4. Broken Home / 4.45
  5. Baby Be Mine / 4.10
  6. Living On The Edge / 4.48
  7. Let’s Get Crazy / 4.00
  8. Don’t Say It’s Over / 4.11
  9. If My Mind Is Evil / 4.52
  10. Radar Love / 6.02 [Golden Hearing Cover]
  11. Cry For Freedom / 5.45

TOTAL PLAYING TIME : 53.03

 

1989

8 / 10

ATLANTIC

 

DISCOGRAPHY

 

http://www.myspace.com/returnofthepride  

 

 

BOURBON FLAME

 

 

 

NORWAY ORIGINE

HARD US GENRE

2001 FORMATION

LINE-UP

JANTO (VOCALS, BASS)

ICE DALE (GUITARS)

T. RINGSTAD (GUITARS, VOCALS)

ERIK (DRUMS, VOCALS)

GROUPES AFFILIES

AUDREY HORNE, ENSLAVED, GORGOROTH, I, MALIGNANT ETERNAL, TRINACRIA

 

 

DISCOGRAPHIE

BOURBON FLAME (2007)

 

 

http://www.myspace.com/bourbonflame  

 

 

BOURBON FLAME : BOURBON FLAME

 

 

Une petite larme perle à votre œil quand on évoque le hard US des eighties. Vous fantasmiez grave sur la moue boudeuse de Brett Michaels de Poison. Vous estimez (à raison d’ailleurs) que W.A.S.P. est mort avec son héros de The Crimson Idol. Alors cette première saillie de Bourbon Flame vous est clairement destinée. Bourbon Flame, késako ? La résurrection de Black Lawless après une brochette de disques médiocres ? On pourrait le croire à biberonner la voix délicieusement éraillée gueulant sur cette galette qui fleure bon le The Last Command du géant (plus si) provocateur. Ou alors, est-ce un nouveau groupe ricain qui s’amuse à singer ses glorieux ancêtres ? Tout faux.

Bourbon Flame n’a en fait d’américain que l’inspiration car son état-major se situe en Norvège (!) et on y retrouve même le mercenaire de la six-cordes, Ice Dale qui, décidément, ne doit plus beaucoup dormir ces derniers temps vu tout ce qu’il a sur le feu. L’homme est versatile, ce projet en témoigne, parvenant à couler avec une aisance déconcertante son jeu flamboyant de guitar-hero (un des rares à être apparus ces dernières années) aussi bien dans le black metal, qu’il soit progressif (Enslaved), Indus (Trinacria), Heavy (I) ou evil (Gorgoroth, qu’il ne fait toutefois que dépanner) que dans le metal grand public. Après avoir honoré le hard rock des années 90 via Audrey Horne, il plonge dans les marécages des Bayous pour vidanger cet hommage rugueux suintant le whisky au glam rock d’antan Le mimétisme est tellement réussi qu’on s’y croirait !

“ Six Feet Under ”, “ Back In The Saddle ”, ” High On The Bourbon Flame ”, “ Rooster In A Henhouse ” sont des brûlots explosifs qui donnent la patate et l’envie de taper du pied sur le plancher du rade où l’on est entrain d’écluser quelques binouzes, soudé au comptoir. Copies certes, ces chansons n’en demeurent pas moins excellentes, irriguées par les soli racés et toujours inspirés de Ice Dale dont on reconnaît immédiatement la patte (sur “ Midwest Punk ”, “ Get Liquoered ”, dont les lignes évoquent le “Shadowed Realms ” achevant Between Two Worlds de I, notamment).

Mieux, si Bourbon Flame a le regard rivé dans le rétroviseur, il n’en oublie pas pour autant de sonner moderne et puissant. Hommage d’accord, mais ce n’est pas encore le service gériatrie. Pour un peu, on pourrait même trouver cet album largement meilleur que ceux dont il s’inspire, avis purement subjectif que tous les nostalgiques de cette époque ne risquent pas de partager. Ils ont tort.

Voilà donc un essai sincère et sympathique de la part d’un groupe qui ne nourrit d’autre prétention que celle de se faire plaisir… et de faire plaisir. On en redemande ! (11/08/08)

 

TRACKLISTING

  1. Six Feet Under / 5.49
  2. Rock Vice / 4.16
  3. Royal Cardinal / 5.17
  4. High On The Bourbon Flame / 5.22
  5. Back In The Saddle / 5.03
  6. Rooster In A henhouse / 5.12
  7. Midwest Punk / 5.48
  8. Get Liquoered / 3.06
  9. Got What It Takes / 5.57

TOTAL PLAYING TIME : 45.51

 

2007

8/10

DARK ESSENCE

 

DISCOGRAPHY

 

http://www.myspace.com/bourbonflame  

 

 

WHITESNAKE : 1987

 

 

L’appréciation de ce disque dépend grandement de la relation qui vous unit au groupe : si vous êtes un fan de la première heure, vous risquez de regretter qu’il ait perdu en route son identité et préférer donc ses débuts bluesy. En revanche, si vous l’avez découvert avec sa précédente production, Slide It In et que vous adorez le gros son et les cheveux permanentés, ce 1987 est fait pour vous. Dans tous les cas, ce disque est une bombe et un des joyaux du hard des années 80. Sa genèse se révèle intéressante.

Depuis la fin des seventies, Whitesnake, emmené par l’ancien et charismatique chanteur de Deep Purple, connaît un succès grandissant en Europe avec son hard bluesy puissant, mais il ne rencontre pas le même engouement au pays de l’Oncle Sam. 1987, baptisé aussi parfois d’une manière éponyme a clairement été enregistré afin de toucher le public américain. Pour se faire, Coverdale rompt avec ses habitudes et s’entoure d’un nouveau line-up (hormis le bassiste Neil Murray qui cèdera peu après sa place à Rudy Sarzo) : John Sykes (vite remplacé néanmoins par Vivian Campbell) et Adrian Vandenberg aux guitares et Aynsley Dunbar à la batterie (sans compter Don Airey pour les claviers). De même, il ne fait plus appel au fidèle Martin Birch pour la production, pour lui préférer Mike Stone et Keith Olsen afin d’obtenir un son plus américain, moins européen. Enfin, il reprend deux titres parmi les plus fameux de son répertoire passé : “ Crying In The Rain ” dont il offre une version gigantesque ; et “ Here I Go Again ”.

Résultat, 1987 se vend par palettes entières faisant de Whitesnake un des géants de l’histoire du metal. A l’écoute des sept autres chansons qui le composent, on peut comprendre pourquoi, il y en a pour tous les goûts : brûlots à écouter à fond la caisse, pied au plancher (“ Bad Boys ”, “ Children Of The Night ”, “ Don’t Turn Away ”), ballade pour emballer les gonzesses (“ Is This Love ”) ou morceau de bravoure façon Led Zeppelin (l’énorme “ Still Of The Night ”). Tous les titres sont des tubes en puissance et bénéficient d’une interprétation impressionnante de l’ensemble des musiciens, Coverdale en tête, dont la voix a perdu en charme ce qu’elle a gagné en puissance.

Le serpent étant un animal qui a la faculté de changer de peau, Whitesnake n’a donc jamais aussi bien porter son nom, tant le groupe s’est métamorphoser, sans perdre en qualité, avec cet album légendaire. (09/04/06)

 

TRACKLISTING

  1. Crying In The Rain / 5.35
  2. Bad Boys / 4.07
  3. Still Of The Night / 6.38
  4. Here I Go Again / 4.36
  5. Give Me All Your All / 3.30
  6. Is This Love / 4.42
  7. Children Of The Night / 4.22
  8. Straight For The Heart / 3/37
  9. Don’t Turn Away / 5.08

TOTAL PLAYING TIME : 42.24

 

1987

8.5/10

CARRERE

 

DISCOGRAPHIE

 

http://www.myspace.com/whitesnake