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INTERVIEW: DFDR

 

 

Entretien avec Sect Santhem, réalisé par mails en mars 2009.

 

GreG : Que signifie DFDR ?

Sect Santhem : Ce sont les initiales d’une formule propre à Sect Santhem et à Sheol, nous la gardons pour nous.

G. : Alors que tu as déjà Grey (qui est certes bien différent), pourquoi as-tu ressenti le besoin de monter DFDR ?

Sect Santhem : Grey est un projet studio, DFDR un véritable groupe. C’est important d’avoir l’occasion de confronter ses idées, le projet solo n’y étant par essence pas propice. Jouer live est jouissif. Et comme tu l’as souligné DFDR et Grey ne suivent pas les mêmes chemins, bien que les thématiques soient les mêmes (folie, subversion).

G. : Qu’as-tu voulu exprimer à travers ce premier essai ?

Sect Santhem : Nous, car DFDR doit être un groupe, même si le line-up n’est pas complet actuellement, nous avons tenté de manière spontanée de créer un projet avec une identité propre, pas de copier même si nous sommes évidemment influencés par nos groupes référents. Nous sommes là, parmi vous, pas forcément semblables.

G. : Est-ce que le cadre tant géographique, historique que culturel de la Lorraine est une source d’inspiration pour DFDR et si oui, de quelle manière ?

Sect Santhem : A la fois oui, car je suis très sensible aux ambiances de certains endroits chargés d’histoire. Et j’apprécie la mystique de Metz, une ville très…cachée. Cela influe forcément sur ce que je créé. Et non, parce que les thématiques sont universelles. Occidentalles, du moins. Et je ne crois pas que DFDR soit marqué musicalement, ni par la Lorraine, ni par la France.

G. : tu dis que DFDR est un vrai groupe. Est-ce Sheol et toi qui avez composé la musique ? Où en êtes-vous actuellement avec le line-up ?

Sect Santhem : Oui, chacun a apporté sa contribution. Sheol et moi sommes les créateurs du groupe, et les principaux compositeurs. Actuellement DFDR est formé de Sect Santhem et d’une autre personne issue du monde DOOM, et j’espère compléter à nouveau le groupe rapidement. Les autres ont arrêté à la suite de divergences internes. As usual….

G. : Tu parles du live. DFDR s’est-il déjà produit sur scène ? Est-ce important pour toi ?

Sect Santhem : C’est primordial, et c’est d’ailleurs sur ce point que les autres sont partis, car je n’accepte pas de faire n’importe quoi. Le black metal ne se prête pas à être joué partout. Ce n’est pas de la prétention. Je veux au moins le minimum requis de qualité d’exécution et un cadre correspondant. DFDR n’est pas punk.

G. : J’ai l’impression que la musique de DFDR se prête davantage à cet exercice que celle de Grey, non ?

Sect Santhem : Tout à fait, encore plus pour le prochain Grey qui sera bien plus complexe que ne l’était le premier.

G. : Vois-tu des points communs à tous tes projets ?

Sect Santhem : La noirceur exprimée en nuances de teintes. Les thématiques, j’écris touts les textes. L’inscription dans les codes du genre sans être prototypique. Du moins à mon avis.

G. : Peux-tu revenir sur le concept qui forme la colonne vertébrale de Sourhat ?

Sect Santhem : A la base une discussion sur la folie avec un ami. De disgressions en disgressions je suis arrivé à SOURHAT “The one who has in the head what to destroy the world with”. Le concept supposait une contrainte : composer, enregistrer et mixer chaque titre en cinq heures.

G. : Quel est le futur de Grey et de Sourhat ?

Sect Santhem : Le deuxième ton de gris est en gestation, et devrait naître l’an prochain. Je n’ai pas encore décidé si Sourhat, qui n’est qu’un concept ponctuel, reviendra.

GreG : Merci.

 

www.myspace.com/dfdrband

 

 

INTERVIEW : BELENOS

 

 

Entretien avec Loic Cellier, réalisé par mail en février 2009.

 

GreG : Errances oniriques doit être réenregistré. Pourquoi ce choix et peux-tu nous en dire plus à ce sujet ?

Loic Cellier : Tout d’abord, réenregistrer un album n’est pas très courant finalement, de mémoire, des groupes comme Novembre, Dimmu Borgir, ou Falkenbach l’ont déjà fait, ce sont les seuls qui me viennent à l’esprit… Le choix du réenregistrement n’a pas été simple, Errances Oniriques composé à la fin des années 90, est sorti début 2001 sur Sacral productions. Ce label a coulé ensuite en 2005. La première raison est la demande, beaucoup de personnes cherchent désespérément cet album, « sold out » depuis longtemps, et j’ai encore aujourd’hui des demandes.
Une fois signé sur Northern Silence et après l’album Chemins de souffrance (2007), l’idée d’une réédition d’ Errances Oniriques est réapparue et fut validée par le label. Mais ayant perdu 1/3 des bandes d’origine, l’idée d’un remixage fut abandonnée et celle d’un simple remastering ne me plaisait guère, cet album bien que possédant des titres phares, a toujours souffert d’une production et d’une interprétation très moyenne mais qui passait à peu près pour l’époque. Il ne restait plus qu’une solution et pas la plus facile : le réenregistrement total ! Comme le nouvel album n’était pas prêt et que j’avais du temps libre pour enregistrer j’ai donc décidé de me lancer dans cette aventure qui a duré 2 mois. Au final Errances Oniriques  ressortira donc en avril 2009 avec un nouvel artwork, un nouveau son forcément meilleur, une mise en place forcément plus rigoureuse et aussi deux inédits qui sont des reprises infidèles de Frostmoon (nor) et Aeternus (nor). L’ordre des titres et certains enchaînements seront différents, certains passages seront aussi un peu modifiés, un peu à la manière des titres qui avaient été refaits sur Chemins de souffrance. Enfin seul le titre « Dernière rencontre » sera absent, c’était un bonus de l’époque ajouté à la demande de Sacral Productions, la version originale, et bien meilleure, figurant sur L’ancien temps.

 

 

G. : Chemins de souffrance était pour moitié composé de vieux titres. Le prochain Belenos proposera-t-il uniquement du nouveau matériel ? Que peux-tu dire sur ce prochain album ?

Loic Cellier : Oui le prochain album est 100% nouveau, ça fait un moment que les bases sont écrites, mais les finitions ont tardé à venir, c’est aussi pour ça qu’Errances Oniriques est sorti avant, j’avais un créneau de libre pour enregistrer quelque chose de prêt, j’en ai donc profité même si à l’origine j’avais prévu d’enregistrer le nouvel album en premier.
Je ne peux pas encore te dévoiler le nom définitif de l’album, celui-ci sera composé de 8 à 10 titres, quant au style il n’y aura pas de scoop, ce sera du 100% Belenos, je ne saurais pas vraiment le situer par rapport aux albums précédents, il aura le côté de sombre de Chemins de souffrance, le côté pagan de Spicilège, le côté brutal de Chants de bataille  et sans doute le côté mélancolique de Errances Oniriques. Verdict l’année prochaine !

G. : Où en es-tu avec le line-up ? Es-tu toujours seul ?

Loic Cellier : Oui depuis fin 2004, je suis à nouveau seul, c’est un choix plus ou moins volontaire, pour travailler en studio je n’ai besoin de personne car j’arrive à gérer tout moi-même (composition, interprétation et enregistrement). Pour le côté scénique, je n’ai pas franchement chercher à refaire des concerts, faute de temps libre et également faute de personnel compétent et disponible. Faire tout moi-même me demande énormément de temps mais je suis sûr que gérer un line-up complet m’en demanderait encore plus, je n’ai pas envie d’être esclave de la musique, ni d’en faire par obligation, ça doit rester une forme de plaisir simple et spontané, du coup je magouille mes morceaux dans mon antre quand bon me semble sans me soucier d’autre chose.

G. : Originaire du Nord de la France, tu résides désormais en Bretagne. Ce nouveau cadre est-il pour toi une source d’inspiration et de quelle manière ?

Loic Cellier : Cela fait bientôt 5 ans que j’ai quitté (sans regrets) le pays des chtis, après avoir vécu 3 ans en forêt de Brocéliande au bord d’un lac, j’ai migré vers le nord ouest, au bord d’une presqu’île sauvage. L’environnement pour moi est très important, comme j’ai un penchant naturel pour la dépression, il me faut de l’air, des vagues, de la verdure, et du calme pour me ressourcer. Chacun ressent les choses à sa manière, mais j’ai toujours dit que la Bretagne serait ma terre promise et elle le demeure aujourd’hui plus que jamais.

 

 

G. : Nonobstant les qualités de Sacral et Adipocere, il semble que tu as enfin trouvé en Northern Silence un partenaire solide, non ?

Loic Cellier : Oui, ils font du très bon boulot, je n’ai eu aucune mauvaise surprise avec Chemins de souffrance, la promotion et la distribution semblent correctes, le point fort se situe au niveau du merchandising, j’ai eu droit à une édition limitée box métal avec patch, des T-shirts et même des vinyls, c’était une première !

G. : Quelques mots sur tes anciens et/ou actuels projets parallèles. Est-ce que l’avenir d’Asyndess est définitivement compromis ?

Loic Cellier : J’ai arrêté tous mes side-projects, car je n’avais plus l’inspiration ni le temps. Asyndess s’est éteint après une longue période agonisante où j’avais pourtant écrit de bons morceaux, qui seront pour certains repris plus tard à la sauce Belenos… J’ai peut être un nouveau projet en tête, d’un album seulement, il s’agirait de faire du death un peu dans la veine (bloodbath / Severe Torture / Hate Eternal), j’ai quelques titres mais la question cruciale reste toujours la même : le temps disponible.

G. : Pourquoi n’as-tu pas continué avec Nydvind, groupe auquel tu as contribué à ses débuts ?

Loic Cellier : J’étais très proche de Hingard (voix, guitare) et j’ai simplement donné un coup de main pour l’album et pour les premiers concerts,en aucun cas il ne s’agissait d’une coopération durable.

 

 

G. : Tu es maintenant un membre permanent d’Artesia. Qu’est-ce qui t’attire dans la musique de ce projet, dont le nouvel album Llydaw vient de sortir ?

Loic Cellier : J’aide Artesia depuis quasiment le début pour tout ce qui est production, arrangements et visuels, et vu mon aide grandissante, Agathe, la chef du clan, m’a proposé d’acquérir le statut de membre permanent, dans ce groupe proche d’un mélange (Arcana / Dark Sanctuary), je fais les guitares, quelques percussions, et quelques voix, j’écris également de petits instrumentaux folk qui sont assez proches de ceux figurant sur Belenos.

G. : Une dernière question : quel disque t’a le plus marqué ces derniers temps ?

Loic Cellier : J’ai bien headbanger sur les derniers Belphegor, Watain, Severe Torture, The moon and the nightspirit, I, Koldbrann, Eluveitie, Draconian, Enslaved…

GreG : Merci

 

 

 

INTERVIEW : THE MOON AND THE NIGHTSPIRIT

 

 

Entretien en anglais avec Mihaly Szabo (chant, guitare, percussions), réalisé par mail en février 2009.

 

GreG : Can you introduice The Moon And The Nightspirit ?  Why did you give this name  to the group ?

Mihaly : The Moon and the Nightspirit was formed in 2003 by Agnes and me, Mihaly. In the beginning it was only a side-project, a musical experiment of ours, not a full-time band, due to the fact that we were members of a hungarian gothic metal band (Evensong) at the time. We’ve always been interested in the pagan culture and wisdom, the spiritual and musical heritage of our ancestors, the long-forgotten tales of the old, and after writing a few songs for The Moon and the Nightspirit we realized that this was the music we always wanted to play, the path we’ve been searching for all the time, the world where we truly belong. So we decided to quit our former band in order to pull all our efforts and emotions into The Moon and the Nightspirit. In 2004 we recorded a promotional EP, which gave us the record deal with Portuguese Equilibrium Music. In the summer of 2005, after a short song-writing period, we entered hungarian Elysion studio again to record our debut album Of Dreams Forgotten And Fables Untold. After playing several concerts/festivals both in our homecountry and abroad we started to write new songs and around mid 2006 the recording for our second album Regö Rejtem began. This album came out in April 2007 under the wings of Equilibrium Music in a DVD-size Digipack, with a full-colour booklet complete with Agnes’s 19 paintings.

The Moon and the Nightspirit is a pagan-folk band, a band playing music that feeds from the ancient fables/tales from times bygone. The world of The Moon and the Nightspirit is strongly connected to Nature, the Spirits of the Earth and the spiritual side of the world, the realm beyond the Veil of Isis.

As for the bandname we wanted a name full of expression, something that is symbolical. For us “Moon” symbolizes the feminine and “Nightspirit”, the masculine side of nature. Moon is the muse,  the guardian of ancient wisdom, who knows all secrets one alone, the Mother; Nightspirit is, the seeker, the wanderer of dreams, the Child. Moon is the Master, Nightspirit is the Disciple.

G. : In december, The Moon And The Nighspirit has appeared at the Cernunnos Pagan Fest. For me, you concert was magic. Do you agree ? What did you think of this concert ?

Mihaly : Thanks for the compliments. We enjoyed playing at the Cernunnos Fest a lot. It was a very well-organized event with very good bands. And the audience was great as well. It was an honour for us to play there.

G. : Who were the musicians who play with you ?

Mihaly : Gabor Vegh played on percussions, and Gergely Cseh on bass guitar. They are old friends of us and they play with us on all of our live shows.

 

 

G. : For you, do concerts is it important ?

Mihaly : Yes, absolutely. Playing live is a very important part of our music.  Our music belongs to an era whitout cds, vinyls, hi-fi… just human beings playing their insturments for other human beings. Though we enjoy working in studio, It is a music meant to be played live.

G. : Your music is very emotional. What are the feelings that you give with your art ?

Mihaly : We, just like our ancestors believe in the everlasting, light-begotten bond between Nature and Man, between Mother Earth and her seed-children, humanity; between the Sun-antlered Father of All and our fiery-winged soul;  between the spiritual and material world. We believe in the Light eternal, hidden deep inside, the unquenchable, inner flame, the living fire of the soul. This bond, this burning flame drives and guide us on the path. This is what inspire us and this is what the massage of our music is about.

G. : Is the hungarian folklore inspire you ?

Mihaly : Musically our main influences are minstrel songs, shamanistic/ritual music. We donâ019t use concrete melodies/verses from these, but their mood and athmosphere inspire us greatly.

 

 

G. : I love the drawnings of Agnes. What are her influences ?

Mihaly : The illustrations are her reflections to the lyrics and music.  They are, just like our music is inspired  by Nature itself in her form that cannot be perceived by earthly organs of sense, but with the opening of the third and spiritual eye.

 

 

G. : Ösforras, your third album will be early available. What can you tell about it ?

Mihaly : Well, we both think that ?sforrás is a big step forward musically. We worked a lot on this album, and we think the final outcome of our labour is a quite interesting album. This time we  invites the listener to the star-woven realm of the wise elders, the ones who knew the secrets of the nature and walked the path of light eternal. This is an album that feeds from the “?sforrás”, the “Source Pristine”, the primordial womb, from which all have sprung, a sacred place where all is one. ?sforrás is a collection of songs, rituals dedicated to the old and eternal tradition. An offering to the slumbering gods of the old forests, streams and stones. We hope you”ll like it as much as we liked to create it.

Thank you very much for this interview.

GreG : Thanks

 

www.myspace.com/themoonandthenightspirit

 

 

INTERVIEW : FATUM ELISUM

 

 

Entretien avec Asgeirr (guitare, basse) réalisé par mail en février 2009.

 

GreG : Que signifie “Fatum Elisum” et pourquoi avoir baptisé le groupe ainsi ?

Asgeirr :  Fatum Elisum signifie destin brisé en latin. J’ai en partie choisi ce nom pour le groupe à une période où j’avais l’impression que tout ce que j’entreprenais était voué à l’échec. Mais j’ai surtout soumis ce nom à mes acolytes car j’avais trouvé intéressant le concept de Fatum développé dans certaines œuvres de Victor Hugo – Notre Dame de Paris, Les Misérables et La Fin de Satan – et qui se traduisait chez cet auteur par ce côté inexorable de l’existence, sa fatalité, bref, des thématiques souvent inhérentes au doom metal. Il s’avère qu’il existe déjà deux groupes ayant le nom de Fatum, dont un originaire de Russie et faisant du doom death metal, d’où le fait d’utiliser le qualificatif broyé. Enfin, j’ajoute que cela sonne mieux en latin qu’en anglais, ce qui aurait donné Broken Destiny.

G. : Apparemment, à vos débuts, vous utilisiez des claviers. Pourquoi les avoir supprimés ?

Asgeirr : Nous utilisions les claviers à nos débuts, en partie parce que la personne jouant du clavier était la copine de notre ancien batteur. En fait tout vient d’une éphémère formation, en quelque sorte la genèse de Fatum Elisum, dans laquelle Sator, notre ancien batteur, Céline (claviers), Christophe (guitares), Ende (chant) et moi-même avions joué, avec un autre guitariste, Jean Cédric Lazare. Nous pratiquions alors une sorte de black doom metal atmosphérique pas mal inspiré par Empyrium notamment. Mais il s’est avéré que lorsque nous commençâmes à répéter avec Hugo (guitares) en mars 2007 au tout début de Fatum Elisum et que s’ébauchèrent les compositions qui allaient figurer par la suite sur notre démo, le clavier ne convenait plus du tout à notre musique, complètement ancré dans le style doom death metal.

D’une part, nous trouvions qu’il aseptisait considérablement notre propos, donnant un côté presque niais à notre musique ; d’autre part, nous trouvions que les mélodies qu’apportait Hugo à la guitare étaient nettement meilleures et surtout bien plus nobles que des sons synthétiques. Enfin, j’ajouterai que plus les années passent, plus je deviens très exigent voire réticent quant à l’utilisation du clavier dans le metal, d’autant que dans le doom death metal, quasiment tout a été déjà fait dans ce registre, et notamment par des groupes comme My Dying Bride, Esoteric et Saturnus, et que nous ne voulions pas être un de leurs énièmes clones.

 

 

G. : Sur la démo, le travail sur le chant est remarquable. Vous l’avez enregistré dans une église, pour quelle raison ? Est-ce que c’est pour lui conférer une dimension plus religieuse encore ?

Asgeirr : Le choix d’enregistrer dans une église est une suggestion de Romain de Post Ghost Recordings, l’association avec laquelle nous avons enregistré notre démo, lorsque nous l’avions rencontré avant d’enregistrer la démo. Celui-ci avait trouvé une atmosphère religieuse dans notre musique et trouvait que cela apporterait un plus évident dans ce sens. D’ailleurs, les textes d’Ende sont pas mal centrés sur des thématiques religieuses et métaphysiques, de questionnements et remises en cause de la religion.

Autrement, et c’est aussi pour cela que cette idée fut très bienvenue de la part de Romain, Ende utilise de la réverbération pour son chant, et plutôt que d’utiliser un effet synthétique en studio, il nous est apparu que cela rendrait nettement mieux avec une réverbération naturelle et plus particulièrement celle que l’on trouve dans une église. Le résultat est en tout cas au-delà de nos espérances.

G. : Comment est-ce d’enregistrer dans une église ? Est-ce que c’est facile d’obtenir l’autorisation de travailler ainsi dans un tel lieu ? 

Asgeirr : C’est assez impressionnant et enthousiasmant d’enregistrer dans une église. Je pense que tant l’ingénieur du son, Julien, que Ende notre chanteur ont pris un réel plaisir lors de ces sessions. Je sais qu’Ende a trouvé cette expérience particulièrement enrichissante d’un point de vue personnel dans la mesure où il avait quasiment pu instaurer un dialogue mystique entre lui et dieu, dans sa propre maison. Il se trouva d’ailleurs face à un bas relief représentant l’Ascension du Christ lors de cet enregistrement, ce qui lui apporta un supplément de motivation pour chanter.

Dans tous les cas, ce fut par exemple assez énorme d’entendre Ende hurler « there is no god » dans une église. Il ne fut pas très difficile pour obtenir l’autorisation auprès de l’abbé Debosschère. Si ce dernier était sceptique quant à la réussite de cet enregistrement, il a tout de même accepté de nous laisser travailler dans l’église de Cailly. Le fait d’avoir un nom de groupe en latin lui avait plu, par contre, je me suis tout de même gardé de lui dire que nous étions un groupe de metal.

 

 

G. : La littérature est-elle une source d’inspiration pour vous et de quelle manière ?

Asgeirr : La littérature est une source d’inspiration à des degrés divers selon chacun des membres, mais elle fait partie prenante des nos influences. En fait, nous avions trouvé qu’il serait assez intéressant de citer les influences littéraires d’Ende qui sont assez riches, non pas pour paraître pédants, mais pour aussi illustrer que nos influences sont assez diverses. Toutes les thématiques abordées par Ende sur notre démo furent souvent nourries de ses lectures, qu’elles soient philosophiques, poétiques, littéraires ou religieuses.

J’ajouterai par exemple qu’un auteur comme Antonin Artaud, qu’affectionne particulièrement Ende, a pas mal exploré certaines thématiques et même des manières de s’exprimer que l’on retrouve dans le metal extrême de nos jours, il suffit d’entendre ce qu’il fit sur l’enregistrement de Pour En finir avec le jugement de Dieu, qui date de 1947 et qui est incroyablement malsain.

Ensuite, même si cela ne constitue pas un challenge pour nous, nous trouvons qu’il est assez intéressant d’inclure de temps à autres quelques citations de tel ou tel auteur, comme ce fut le cas pour La Ballade des Pendus de François Villon sur “Dancer Of Spirals”. Enfin, il arrive assez souvent que nous discutions de littérature entre nous, sans que cela ne vire à un salon littéraire.

G. : Que représente pour toi le doom ?

Asgeirr : Pour moi le doom metal est sans doute l’un des styles de metal qui est resté le plus fidèle à son éthique originelle et qui exprime le mieux certains sentiments humains comme la mélancolie, la tristesse, la folie et l’abattement. C’est un style que j’écoute depuis une bonne dizaine d’années maintenant et qui me captive toujours autant, notamment dans ce fait d’exprimer pas mal de choses avec souvent des moyens minimalistes.

Qui plus est, c’est un genre bien plus diversifié que ce que tout le monde pourrait le laisser penser, entre ses déclinaisons traditionnelles et ses dérivés extrêmes. Ce qu’il y a de bien c’est que la scène évolue sans cesse et même si certaines formations dominent toujours le haut du pavé, comme Candlemass par exemple, il y en a toujours des nouvelles qui attirent l’attention, comme Hooded Menace ou bien encore Circle Of Hate, que je recommande chaudement.

 

 

G. : Il semble y avoir une scène dynamique en Normandie et plus particulièrement à Rouen. Es-tu d’accord ?

Asgeirr : La scène normande est assez dynamique et si quelques groupes comme Ataraxie, Funeralium, Hyadningar ou bien encore Wormfood sont désormais reconnus, il ne faut pas oublier qu’il y a une myriade de groupes derrières dans différents styles, comme Yuck, Warkult, Ode To Decay, Absynth, Stabwound, D.C.A, Asthénie, A.O.D, et je pourrai continuer à en énumérer pendant longtemps. Il est vrai que la scène rouennaise est assez active, même si les conditions ne sont pas toujours optimales pour jouer, la municipalité ne nous soutenant nullement et ne nous permettant pas d’avoir de réelles salles pour que nous puissions jouer dans des conditions décentes.

Enfin, malgré cela, il y a malgré tout une bonne entente globale entre les différents groupes. Enfin, il ne faudrait pas circonscrire la scène normande à celle de Rouen, car elle est active aussi bien au Havre, qu’à Evreux, et également en Basse- Normandie, je pense notamment aux caennais de Way To End. Cela étant dit, le dynamisme de la scène Haute- Normande est sans doute amplifié par la présence d’un disquaire spécialisé dans le metal à Rouen, Hellion Records, qui aide pas mal pour cela. En effet, outre le fait d’y trouver pas mal de disques de notre genre favori, c’est quasiment un lieu de rencontre entre musiciens et un des meilleurs endroits pour promouvoir la scène locale, son gérant, Franck, apportant énormément dans ce sens.

G. : Vous avez de bons rapports avec les mecs d’Ataraxie ?

Asgeirr : Nous avons de très bons rapports avec les membres d’Ataraxie, ces derniers n’ayant aucunement la grosse tête, malgré le succès mérité qu’ils ont désormais. Nous sommes mêmes très reconnaissants vis-à-vis de ces derniers car ce sont eux qui nous ont permis de faire notre premier concert en novembre 2007 en première partie d’Indesinence et de ces derniers. C’est encore grâce à Fred que nous avions pu jouer à Paris en première partie d’Esoteric et que nous allons participer au Rotomagus Doomicus Metallicus Fest le dix avril prochain.

Qui plus est, Fred nous a régulièrement cité dans des interviews récentes lors de la promotion de leur excellent album Anhédonie, donc que demander de plus ? Ensuite, ils nous ont souvent donné de bons conseils, et de toute manière, ce groupe est tout de même un modèle d’intégrité à suivre. Et puis ce serait tout même très débile de se faire la guerre entre nous, alors que nous venons de la même ville et que nous évoluons peu ou prou dans le même genre musical.

G. : Un dernier mot pour terminer ?

Asgeirr : Tout d’abord merci à toi de nous avoir permis de nous exprimer et de ton soutien. Notre démo est toujours disponible, vous pouvez vous la procurer en allant sur notre page myspace : http://www.myspace.com/fatumelisum. J’ajouterai le 10 avril prochain à Rouen le concert en compagnie de Mournful Congregation, Longing For Dawn et Ataraxie, dans le cadre du Rotomagus Doomicus Metallicus Fest et que nous sommes bien évidemment à la recherche de dates de concerts partout en France et même ailleurs. Doom or be doomed !

GreG : Merci.

 

 

 

 

INTERVIEW : KREPUSKULE

 

 

Entretien avec Rémi, bassiste de Krepuskule, réalisé par mail le 15 février 2009.

 

GreG : Peux-tu revenir sur ton arrivée au sein de Krepuskule ? Comment passe-t-on du death metal (avec Homycyde) au gothic dark (avec Krepuskule donc) ?

Rémi :  Au moment où j’ai quitté Homycyde, courant 2005 (qui s’appelait encore Homicide à l’époque), je cherchais un nouveau groupe. J’ai répondu tout bêtement à une annonce sur Internet, j’ai fait un essai dans Krepuskule, ça m’a plu et j’y suis resté.

Quand j’avais intégré Homicide en 2003, le style du groupe était un death metal old school assez groovy (pour du death, hein, c’est pas de la soul non plus) et ça me convenait pas mal, étant assez fan de death à l’ancienne (Pestilence, Obituary…). Puis le groupe a souhaité évoluer vers quelque chose de plus brutal et rapide. Ca été très net avec l’arrivée de James (ex-Horresco Referens) à la batterie, qui était très demandeur de brutalité. Au fil du temps, les compos correspondaient de moins en moins à mes attentes et c’est logiquement que j’ai quitté le groupe après en avoir parlé avec les autres membres. Ceci dit, je ne regrette rien de cette période, jouer dans un groupe de death metal m’a beaucoup appris même si c’était parfois difficile de faire 120 km aller-retour pour répéter, parfois plusieurs fois par semaine.

G. : Le concert donné récemment au Klub, bien que convaincant et carré, a renvoyé l’image d’un groupe qui se réveille d’une phase de sommeil. es-tu d’accord ?

Rémi : Pas vraiment, on répétait depuis quelques mois avant ce concert. La défection tardive de notre violoniste ne nous a pas gênés tant que cela, puisqu’on répète souvent sans elle.

 

 

G. : L’absence de violon sur cette date est-il lié à un choix artistique de votre part ? N’y aura-t-il plus de violon sur les prochaines compos ?

Rémi : Ana, qui est espagnole, soutenait son projet de fin d’études, le lendemain à Madrid et il n’y avait pas d’avion dans la nuit, voilà pour la petite histoire. Le violon est depuis l’intégration d’Ana un élément à part entière de Krepuskule, et nous espérons bien le garder encore.

G. : Comment se déroule le processeur de composition au sein de Krepuskule ?

Rémi : C’est très simple : c’est Richard notre guitariste (le seul membre d’origine) qui compose toute la musique à partir de sa guitare sur son ordinateur. Diane ou moi, écrivons les paroles et on travaille les adaptations en répétition.

G. : A la croisée des chemins (gothic, dark, heavy…), la musique de Krepuskule est finalement plus complexe qu’il n’ya paraît de prime abord . Quelles sont vos influences et quels sont les sentiments que vous désirez exprimer ?

Rémi : Krepuskule joue beaucoup sur la dualité du monde : clair/obscur, masculin/féminin, solide/aérien, félicité/tristesse, etc… C’est pourquoi elle mélange la traditionnelle force du metal avec des atmosphères plus douces. On nous demande souvent dans quel style nous évoluons et nous sommes toujours incapables de répondre précisément . Chaque membre a ses influences, pas forcément metal d’ailleurs. Ca va de la musique classique au brutal death, en passant par le visual ou le goth.

 

 

G. : La démon remonte déjà à trois ans. A quand un premier véritable album ? Quels sont vos projets ?

Rémi : Nous comptons bien enregister notre premier album cette année. Les chansons sont prêtes, nous irons chez Stefan notre batteur qui est en train de se monter un home-studio.  Je ne peux évidemment pas encore annoncer la moindre date précise. Au mieux, fin 2009, mais l’enregistrement sera étalé dans le temps, donc c’est difficile à dire.

G. : Enfin deux questions plus personnelles. Purple Magic, qu’est-ce que c’est ?

Rémi : Purple Magic n’a rien à voir avec Krepuskule. C’est un projet personnel, j’essaie d’y développer une forme de poésie mystique en musique. Ca n’a plus grande chose à voir avec du metal à vrai dire. Pour les curieux, la “musique” est disponible ici : http://purple.magic.free.fr

G. : Un dernier mot sur les Acteurs de l’Ombre ?

Rémi : Un mot ne suffit pas ! les Acteurs est une asso très dynamique, qui est devenue depuis quelques années un élément moteur de la scène underground. Pour voir en détails les activités de l’association, le mieux est de venir sur notre forum : http://lesacteursdelombres.net.

Les événements majeurs des prochains mois sont le RedNeck Fest (le 22 février), le Doom Over Paris 3 (le 12 avril) et le Black Metal Is Rising V (le 9 mai). Nous sommes en recherche constante de partenaires et de soutien, donc si vous vous sentez l’âme d’un acteur de l’ombre, n’hésitez pas à nous contacter.

GreG : Merci.

 

 

 

INTERVIEW : THOSE OPPOSED RECORDS

 

 

Entretien avec Noël du label Those Opposed Records, réalisée le 9 février 2009.

 

GreG : Je dois reconnaître mon ignorance : j’ai découvert Those Opposed Records (T.O.R.) seulement lors du Cernunnos Pagan Fest où tu avais une distro. Peux-tu revenir sur la naissance du label ?

T.O.R. : C’est aussi à ça que sert ce genre d’événements. Je ne fais pas de promo dans les magazines spécialisés donc forcément beaucoup de personnes ne me connaissent pas. Le label est officiellement né en décembre 2006 avec la sortie du premier CD de Hypothermia, Köld. Ca faisait un moment que j’y travaillais ; d’ailleurs à l’origine, ma première production ne devait pas être le disque de Hypothermia.

 

 

G. : En parlant du Cernunnos, qu’as-tu ressenti en voyant Kawir, qui fait partie de l’écurie TOR, jouer enfin sur une scène française ?

T.O.R. : C’était génial de les voir et je remercie encore les Acteurs de l’Ombre de les avoir fait venir. On devrait d’ailleurs sortir leur performance qui a été filmée par deux cameras mais je peux pas vraiment en dire plus pour l’instant. Kawir a pas mal de concerts au compteur et pourtant c’était leur premier en France, rien de neuf sous le soleil. Par contre, avec du recul, ils étaient probablement un peu trop black metal pour le public présent je crois. Hormis quelques connaisseurs qui étaient là uniquement pour eux. Quand on voit les daubes qui sont passées sur la grande scène, ils y auraient largement eu leur place. Toujours est-il que c’était un grand moment pour eux et pour moi et je suis impatient de me rendre en Grèce dans quelques semaines.

 

 

G. : Hormis Bosse, Those Opposed Records semble surtout être tourné vers le black metal. Pourquoi ? Pourrais-tu  t’ouvrir à d’autres genres, comme le doom par exemple ?

T.O.R. : Tout simplement parce que c’est mon moteur. C’est ce que je vis en très grande majorité ; j’aurais du mal à me mentir et sortir quelque chose dans un style qui ne m’attire pas particulièrement, juste pour faire dans la diversité. Je n’ai rien contre le doom, mais je n’y connais pas grand-chose et y suis assez peu réceptif au final. Je n’y connais pas non plus grand-chose en neofolk, mais Bosse m’a remué. Son disque est superbe.

 

 

G. : D’une manière générale, quelles sont les qualités que tu recherches chez un groupe ?

T.O.R. : Implication, sérieux, un brin de folie si possible. Tu le sens tout de suite si un groupe te fait vibrer ou non. Une dimension de transcendance également, parvenant à te faire oublier, même temporairement, ta triste condition humaine.

G. : Il y a déjà de sacrées pépites chez Those Opposed Records (Lyrinx, Austere, Kawir…). Quel album es-tu le plus fier d’avoir publié et pourquoi ?

T.O.R. : Sans aucun mépris envers les autres groupes, indéniablement celui de Kawir. D’une part, parce que ça fait une paye que j’écoute et apprécie ce groupe et d’autre part, parce que de l’aveu de Therthonax, ils n’ont jamais été autant soutenus par un label auparavant. Tout ce que je leur souhaite c’est de transformer l’essai avec une structure plus grosse qui leur permettraient de partir en tournée car ils le mériteraient amplement et qui pourraient aussi leur octroyer un budget plus important pour la production. Cependant, je te mentirais si je te disais que ce fût un aboutissement, sinon autant arrêter maintenant, n’est-ce pas ? Je pense que d’autres grands projets suivent et suivront.The voices of the underworld have spoken and will continue to speak.

G. : On parle beaucoup actuellement de la crise du marché du disque. Qu’en penses-tu ? Ne crois-tu pas que les nouvelles technologies peuvent aussi être bénéfiques ?

T.O.R. : Certes, mais il ne faut pas oublier que le black metal est un microcosme qui a ses particularités. C’est clair que parfois, même à 25 ans, je vois des gens de mon âge me regarder comme un vieux avec mes CD. Que les majors ou les gros labels typés metal extrême se plantent la gueule car ils ont sorti trop de bouses, dépensé des milliers d’euros pour de la fange, c’est un juste retour des choses au final. Un jour, faut savoir dire non.

Les nouvelles technologies permettent de découvrir beaucoup de choses à moindre frais, c’est tant mieux et c’est normal. L’aspect négatif est que n’importe qui croit faire de la musique, voire pire, de l’art. Sans internet, il est clair que j’aurais beaucoup plus de mal à présenter mes productions, je ne crache pas dans la soupe. Aujourd’hui, tous les albums qui sortent sont disponibles dans la semaine via des blogs etc… Je n’ai absolument rien contre ça. Je veux dire, les gens qui ont été habitués à uniquement télécharger continueront à le faire quoi qu’il se passe et ceux qui ont été habitués à acheter des disques aussi. Ca leur permet juste de faire un tri, enfin un tri à priori puisque devant la quantité d’albums qui sortent, c’est difficile et pas très intéressant de suivre… Big news. On nous rabache la tronche avec les grandes mutations des nouvelles technologies, mais tout est en fait assez immobile, répétitif, cyclique. L’humain est un cliché sur pattes.

G. : Est-ce important pour toi de continuer à vendre des cassettes ? Elles se vendent bien en général ?

T.O.R. : J’aime bien les cassettes et non ça vend pratiquement rien aujourd’hui. Et je m’en tape (jeu de mots) car le but n’est pas de faire de l’argent dessus.

 

 

G. : Ces dernières années, un bon paquet de label ont mis la clé sous la porte (Adipocere, Black Lotus…), crois-tu qu’il y ait de la place en France pour plusieurs labels (et vpcistes) dans votre genre ?

T.O.R. : Complètement. Je crois qu’il est impératif de faire une distinction entre des structures qui ont des employés, souvent avec un secteur précis pour chacun, et qui sont des entreprises (comme celles que tu cites) et d’autres structures, qui fonctionnent le plus souvent avec une personne, voire deux et dont le but n’est pas forcément d’en vivre dans un premier temps.

J’ai un travail à plein temps satisfaisant, c’est clair que lorsque je rentre le soir, j’ai pas tout le temps envie de m’y mettre mais tout est question de volonté. Certains préfèrent papillonner afin d’oublier le vide existentiel de leur vie (lorsqu’ils en ont conscience) et glander devant la télé tous les soirs + les weekends, d’autre préfèrent entreprendre quelque chose de plus créatif et intense. Chacun son truc au final.

 

 

G. : Quelles sont les prochaines sorties du label ?

T.O.R. : Pas mal de sorties prévues :
ARKHA SVA – Gloria Satanae (LP)
ARKHA SVA – Oaikreme dai Saitan (LP)
BLESSED IN SIN – Melancholia (CD re-release)
BLESSED IN SIN – Par le sang du Christ (CD re-release)
IRRWISCH – Irrwisch (CD)
LYRINX – Restriction & Failure (LP/CD/MC)
NEGURA BUNGET – Inarborat Kosmos (MLP)
NEGURA BUNGET – N’Crugu Bradului (DLP)
SACRIFICIA MORTUORUM / ARKHA SVA / LUGUBRUM – N.O.I.R. (3-way split LP)
WOLOK – Caput mortuum (CD)

Des éditions spéciales etc etc. Puis d’autres pas encore annoncées.

Negura Bunget et Blessed in Sin sont assez connus je pense, inutile de les présenter. Wolok sort son deuxième album, après un correct premier essai, mais je pense que Caput Mortuum le dépasse largement, assez barré dans le genre. Irrwisch est un tout nouveau groupe originaire des Pays-Bas qui fait preuve d’un black atmosphérique de très haut niveau. Quant à Arkha Sva, well, je parlais de transcendance tout à l’heure. Ce groupe m’emmène très, très loin. Leur imagerie est excellente et ils ont le meilleur vocaliste que j’ai pu entendre depuis longtemps.

 

 

 

G. : Une dernière question : que conseillerais-tu à quelqu’un qui voudrait aujourd’hui monter son label ?

T.O.R. : Patience, réflexion et implication. Ou comment finir une entrevue sur un lieu commun à la limite de l’affligeant. Désolé.

GreG : Merci.

 

J’espère que cette interview vous aura donné l’envie de vous intéresser à ce label excellent et intègre. Voici ses contacts :

www.those-opposed-recs.fr.nf

www.myspace.com/thoseopposedrecs

 

 

INTERVIEW : MAÏEUTISTE

 

 

Interview de Eheuje (vocals) et Keithan (guitars) réalisée par mail entre janvier et février 2009.

 

GreG : Première question, banale, pouvez-vous présenter Maïeutiste ?

Eheuje : Maïeutiste est fondé par Keithan et moi-même, il y a maintenant 2 ans et demi… Krameniere a rejoint le groupe très vite, suivi de Jeff et plus tard Zhertva. Passionnés de musique depuis des années, nous jouions ensemble depuis un moment, pour le plaisir ! Aujourd’hui rien n’a changé sauf peut être la diffusion de notre musique.

Keithan : Ce projet est survenu de beaucoup de choses, comme l’a dit Eheuje et d’abord se faire plaisir en jouant ensemble. Nous voulions aussi créer quelque chose provenant de nos références et y ajouter notre touche personnelle.

G. : “Maïeutiste” et “socratique” : pour vous, que signifient ces termes ?

Eheuje : Pour moi ? (rires) Et bien je suis assez d’accord avec le dictionnaire on va dire. Le maïeutiste (ou maïeuticien) est l’autre appellation de la sage femme au masculin, c’est à dire celui qui fait « accoucher ». Cependant, il est question ici d’accoucher l’esprit d’où le « socratic », qui veux dire « en rapport avec Socrate / Platon », qui est à l’origine du principe de la maïeutique en Philosophie.

Keithan : Il en est de même pour moi, je m’en tiens au Larousse ! (rires). C’est pour nous juste une interprétation que l’on insère dans notre musique. Il est question d’illustrer, d’adapter ce grand thème de la philosophie. Il est d’ailleurs important de préciser que c’est de la musique, et non de la philosophie.

G. : Y-a-t-il un concept lié au groupe ?

Eheuje : Tout à fait.

G. : Quels sont les thèmes abordés par la démo Socratic Black Metal ?

Eheuje : On ne peut pas vraiment parler de thème précis pour cette demo. Les morceaux sont en rapport avec le thème qu’est la recherche de la Vérité, cependant, il manque les liens qui permettraient de compléter les textes des morceaux. « Liens » qui arriveront plus tard sous forme de musique…(rires) Je reste assez vague sur le thème mais c’est voulu.

Keithan : Nous préférons ne pas en dire plus. Il est tellement plus agréable de découvrir par soit même.

 

 

G. : Que pensez-vous de la dimension élitiste sinon philosophique du black metal ?

Eheuje : Personnellement, pas grand chose. S’il doit y avoir une dimension élitiste au sein du Black Metal, il faudrait faire une dissociation entre les musiciens, les passionnés aussi, et de l’autre côté, les poseurs qui ont besoin de se sentir exister au travers de leur look à patch, qui ne font même plus attention à la musique, et qui parfois se prennent pour des musiciens parce qu’ils ont acheté une guitare.

G. : Je trouve la musique du groupe plutôt personnelle et difficile à décrire. Etes-vous d’accord ?

Eheuje : (rires) Il paraît ! Et encore, tu n’as écouté que la démo… Les morceaux ne sont pas récents et nous cherchions encore notre style. Aujourd’hui, nos morceaux sont de plus en plus personnels, du moins, c’est ce que j’ai entendu dire… L’une des dernières compositions, d’après certains, ressemblerait à du « Maïeutiste ». C’est assez encouragent d’entendre ce genre de chose je trouve…

Keithan : Il est vrai qu’au fur à mesure les choses évoluent et fort heureusement ! Difficile à décrire, je pense qu’on ne pourra pas te répondre, c’est aux auditeurs d’en juger. Hormis cela, si c’est vraiment le cas, nous en sommes satisfaits car il est important dans une création de ne pas donner toutes les clés…

 

 

G. : Est-ce que ça bouge, Saint-Etienne, côté metal ? Est-ce là que vous avez enregistré la démo ?

Eheuje : Alors toi t’es allé sur “Metal Archive”… Une fois c’était même marqué que nous venions de Bourgogne… Pourquoi ? Certainement parce que ma « copine de jadis » était Bourguignonne.  Cependant, c’est assez compliqué : Zhertva et moi-même sommes de Lyon, Keithan de Grenoble, Krameniere de Paris / Nice et Jeff de Saint-Etienne. Cependant la démo a bel et bien été enregistrée à Saint-Etienne. Après, dans le coin si ça bouge, ça dépend des points de vus…

Keithan : Euh, comment dire… Pour ce qui est des activités Metal à St-Etienne, question Black, rien à ma connaissance.

Eheuje. : Proportionnellement parlant, la scène Metal stéphanoise est beaucoup plus motivée que la scène lyonnaise.

G. : Quels sont vos projets ?

Eheuje : Nos projets du moment sont entamés depuis quelques semaines : notre première demo à été ré-édité à grande échelle chez Angels Are Whores Of Satan, une division de D.U.K.E. Pour la suite, nous préparons un E.P. qui représente bien plus notre style actuel, et nous pensons passer en studio d’ici Mai. Nous travaillons également avec Hyadningar sur un projet de split album très particulier.

Keithan : Nous avons un autre projet qui devrait se faire prochainement mais que nous garderons pour nous pour le moment.

GreG : Merci

 

 

 

http://maieutiste.ovh.org

 

HYPNOSIS : INTERVIEW

 

 

Interview de Pierre (guitare et chant) réalisée par mail en décembre 2008.

 

GreG : Peux-tu présenter le nouvel album d’Hypnosis, The Synthetic Light Of Hope ?

Pierre : Il s’agit de notre cinquième album, qui est sorti début octobre chez Great Dane Records. Je dirais que cet album est la suite logique du précédent, Seeds Of Fate, sorti il y a deux ans, mais nous avons essayé d’améliorer notre façon de composer, de construire des titres plus efficaces mais aussi plus travaillés… Je pense tout simplement que c’est notre album le plus abouti à ce jour !!!

G. : Je le trouve plus brutal, plus death metal que les précédents. Qu’en penses-tu ?

P. : Je suis tout à fait d’accord. Nous voulions vraiment faire un album de death metal axé sur les riffs de guitares. Mais cependant les machines tiennent aussi une très grande place dans notre style et je pense qu’on peut se rendre compte de la complexité des arrangements au fil des écoutes. Cet album est le fruit de plus d’un an de travail et nous avons vraiment tenu à le peaufiner dans les moindres détails. Je pense aussi que la production est aussi au-dessus de celle de nos précédentes réalisations, nous en sommes assez fiers en tout cas !!!

 

 

G.Quels sont les thèmes abordés sur ce disque ?

P. : Je pense qu’une fois de plus, c’est une ambiance sombre et pessimiste qui domine ici, un sentiment de malaise et d’impuissance face au monde qui nous entoure et à ce que nous en faisons, face à cette société où l’argent règne en maître au mépris de l’environnement et des aspirations individuelles… L’homme peut-il encore échapper à une fin qui semble imminente et inévitable ou a t-il définitivement perdu le contrôle ?

G. : Que représente la pochette ?

P. : Cet artwork est l’œuvre d’un artiste portugais, BlackArt Design, que nous avons rencontré sur myspace. Cette pochette existait déjà, elle n’a pas été réalisée spécialement pour nous, mais nous trouvions qu’elle collait bien au concept que je viens d’expliquer et à l’ambiance des morceaux. Nous lui avons donc demandé s’il était d’accord pour réaliser l’intégralité du livret, et je dois dire que le résultat est vraiment à la hauteur de nos espérances !!!

 

 

G. : Le groupe a l’air soudé. Est-ce important pour vous trois ?

P. : C’est vrai que c’est une aventure que l’on vit tous les trois ensemble depuis 12 ans maintenant !!! Mais ces derniers temps, nous sentions que Patrice n’était plus vraiment motivé, ni disponible pour le groupe. Johan, du groupe bordelais Silicium, qui devait au départ assurer l’intérim le temps d’une tournée, est maintenant notre nouveau bassiste. Et nous enregistrons également l’arrivée de Greg (ex-Karnal) au poste de chanteur, suite à des problèmes de cordes vocales qui m’handicapent depuis un petit moment… Et je dois dire que ce nouveau line-up est réellement motivé pour faire avancer le groupe le plus loin possible !!!

 

 

G. : Vous changez constamment de labels. Quel est le problème avec eux ?

P. : Tu sais, je pense que comme tous les groupes, nous aimerions trouver un label qui soit derrière nous à 100%, mais il est malheureusement de plus en plus difficile de sortir de la masse… nous avons à chaque fois essayer de prendre la décision qui nous paraissait la meilleure pour le groupe, et nous avons sûrement commis des erreurs, mais nous continuons d’avancer malgré tout, en essayant de faire les choses le mieux possible !!!

G. : Vos albums sont toujours d’un très haut niveau mais le groupe ne semble pas rencontrer le succès qu’il mérite. N’est-ce pas rageant ? Où trouvez-vous la force de continuer ?

P. : Tout d’abord merci pour le compliment !!! C’est vrai que c’est parfois un peu frustrant, après douze ans et cinq albums, de se retrouver dans une situation plus ou moins confidentielle. Mais c’est la passion qui nous anime avant tout, et notre but principal est vraiment de se faire plaisir, de vivre notre musique à fond !!! Cependant, j’ai l’impression que depuis notre album précédent, Seeds Of Fate, la situation est tout doucement en train d’évoluer, que le nom d’Hypnosis commence à se diffuser, que plus de gens s’intéressent à notre musique, même s’il reste encore beaucoup de travail à accomplir !!!

G. : Est-ce que vous parvenez à tourner beaucoup ?

P. : Nous essayons de nous rendre disponibles au maximum, car tourner est quelque chose que nous adorons et dont nous avons longtemps été privés. Mais depuis 2004, nous essayons de rattraper le temps perdu, et cette année encore nous avons assuré une trentaine de concerts à travers la France, mais aussi quelques incursions en Europe (Espagne, Suisse, Pays-Bas, Belgique, etc…).

G. : Merci.

 

 

http://www.myspace.com/hypnosismetal

 

 

AMPHITRYON : INTERVIEW

 

 

Interview de Christophe Demazeux (batterie), réalisée par mail en novembre 2008.

 

S. : Peux-tu présenter Drama, le premier DVD d’Amphitryon ?

Christophe Demazeux : Il s’agit en fait de la version live de l’album Sumphokeras. Il a été réalisé par Elixir, avec Emilie Desbonnet (qui a obtenu une Victoire de la Musique) et Amaury Dhennin. Le DVD sortira le 15 décembre prochain.

 

S. : Quelle place accordez-ous à l’aspect visuel (aussi bien sur scène que sur disque) ?

CD : Comme tu le verras sur le DVD, la mise en scène, les costumes nous aident à créer une ambiance en relation avec la musique. On essaie de regrouper plusieurs arts (littérature, peinture, théâtre etc…) pour en faire un seul. On travaille avec de nombreux artistes annexes, comme Daniel PERON (http://www.myspace.com/danielperon)    qui a eu la gentillesse d’illustrer la nouvelle Le Cycle d’Ephapsaménée pour notre album. Nous utilisons aussi différents supports (internet, affiches, photos) pour compléter la musique.

 

 

S. : Vous ne bénéficiez pas forcément de beaucoup de moyens sur scène. N’est-ce pas frustrant ?

CD : Ca dépend des concerts… En fait, j’adore l’ambiance des balances, quand on est pressé et qu’il faut changer un câble, quand les retours ne marchent pas et que le concert est dans… 20 minutes ! Ca fout un stress terrible, mais j’aime ça et en général, il n’y a aucun souci pendant les concerts.

 

S. : Avez-vous déjà commencé à travailler sur un nouvel opus ?

CD : On a déjà essayé de nouvelles idées musicales, mais en ce moment, on se concentre plutôt sur les dates de tournée : 31/10 à Reigner, le 01/11 à Lyon, le 6/12 à Gravelines et aussi Paris le 13/12. Allez faire un tour sur myspace pour plus d’infos : http://www.myspace.com/sumphokeras   

 

Merci

 

 

INTERVIEW : CALDERA

 

 

Entretien avec Christophe Lacroix (guitare), réalisé par mails, les 3 et 4 septembre 2008.

 

Childéric Thor : Pourquoi avoir opté pour une formule instrumentale ?

Christophe Lacroix : Nous avons commencé sous la forme d’un quatuor, basse, batterie et deux guitares (que nous sommes toujours), dans lequel aucun n’était pas ”chanteur” à proprement parler… Les choses se sont passées tout naturellement, chacun, focalisé sur son propre instrument ; nous avons alors composé spontanément des titres instrumentaux, en prenant soin de les arranger, de manière à ce que l’absence de chant ne vienne pas ternir l’ensemble. Nous avons cependant eu l’occasion d’intégrer du chant sur certaines compos mais, au  final, nous n’avons pas continué dans cette voie… Le chant oriente consciemment ou non l’auditeur de par les textes. Nous concernant, on préfère le laisser voyager librement…

CT : Pourtant, pour avoir vu le groupe sur scène à Nancy avec le mec des Blockheads, le résultat était impressionnant de puissance. Cette voie-là est-elle vraiment fermée ? Crois-tu que l’identité de Caldera repose avant tout sur son caractère instrumental ?

 CL : Merci pour ton commentaire sur notre prestation. Le morceau avec Faz au chant que nous avons présenté ce soir-là est le morceau qui sera sur le split avec les Blockheads ; il s’agit donc d’un titre inédit qui a été composé dans l’idée du split, révélant un côté très agressif non dévoilé dans Caldera. Ce titre n’est donc pas un avant-goût des nouvelles compos. Je serais tenté d’accepter ta remarque pertinente quant à l’identité de Caldera qui reposerait sur son caractère instrumental… mais l’accepter restreint forcément. je dirais que l’identité de Caldera repose sur les individus que nous sommes.

CT : Quels sont les groupes instrumentaux qui vous inspirent le plus ?

CL : Au risque de paraître prétentieux, nous ne nous inspirons d’aucun groupe à proprement parler ; nous officions dans ce style depuis nos débuts, époque à laquelle le courant “instrumental” repoussait plus qu’il n’attirait… Nous connaissons la scène instrumentale que nous apprécions, mais je ne parlerais pas d’inspiration par tel ou tel groupe.

 

 

CT : Quel est le thème, le fil rouge de l’album ?

CL : Le moi.

CT : Quel est le lien entre le visuel (la nature) et ce thème ? A moins, que tu préfères ne pas en dévoiler davantage…

CL : La forêt est un univers très étrange, qui parle à tous et qui évoque soit des visions douces, calmes et apaisantes, romantiques… soit qui renvoie à des sensations hostiles, effrayantes, terrifiantes. Chacun ressent donc des émotions qui lui sont propres, un reflet de soi, une vision du passé et du présent.

CT : Mist Through Your Consciousness semble posséder une forme cyclique. Es-tu d’accord ?

CL : L’album est le premier volet d’un concept cyclique.

CT : Combien de volet envisagez-vous ? Est-ce du diptyque, une trilogie ou bien tous les opus formeront-ils un ensemble ?

CL : Tous les albums formeront un ensemble musical, visuel…

CT : Comment se déroule le processus de composition au sein de Caldera ?

CL : Claude (guitare) et moi composons tous les titres, nous les présentons en répètes, ensuite nous les travaillons et retravaillons tous ensemble avec les modifications apportées par Caldera, c’est-à-dire par tous les membres du groupe. Les morceaux sont donc bien le résultat d’un groupe plus que d’individualités à proprement parler.

 

 

CT : Il semble que tu aimes à rattacher le groupe au doom. Pour toi qu’est-ce que le doom ? Quels sont les éléments propres à ce genre présents dans la musique de Caldera ?

CL : Le doom est un style de musique que j’affectionne tout particulièrement, j’en écoute depuis très longtemps. Je me plais à rattacher Caldera au paradigme même si les critères d’appartenance du groupe à ce style musical sont largement discutables. Dans tous les cas, certaines sonorités et accents doom sont flagrants dans nos compos, notamment sur le travail du son, les harmonies de guitares ou encore la tristesse qui se dégage de l’ensemble. Maintenant, nous ne nous sentons pas concernés outre mesure par la nécessité d’être rangé dans tel ou tel genre musical. Nos influences sont très larges étant donné que nous n’avons pas tous les mêmes sensibilités musicales.

CT : Comment s’est déroulée la tournée et quel bilan en tires-tu ?

CL : La tournée s’est très bien déroulée, nous avons rencontré un gros public, certains connaissaient déjà l’album et du coup, c’était vraiment excitant pour nous, nous ne jouions pas que dans un contexte de présentation. Nous avons eu d’excellents retours. Caldera prend une ampleur différente sur scène. Nous adorons nous produire sur scène, rencontrer le public.

CT : Quels sont les projets du groupe, proches ou plus lointains ?

CL : Nous avons enregistré récemment deux nouveaux titres, un qui paraîtra sur un split avec les Blockheads, un autre qui va sortir sur la compilation Falling Down. Et puis, Claude et moi travaillons sur le nouvel album, la suite de Mist Through Your Consciousness.

CT : Peux-tu en dire plus sur cette compilation, Falling Down ?

CL : Nous avons rencontré lors d’un concert à Lyon les deux gars qui sortent cette compilation. Ils ont énormément apprécié Mist Through Your Consciousness, ainsi que le concert. Ils nous ont fait part de leur volonté d’y intégrer Caldera. Chaque groupe figurant sur la compilation présente un titre inédit. Parmi les groupes, tu y trouveras Overmars, Pelican et bien d’autres. Nous sommes vraiment très contents d’être présents sur ce disque.