Entries Tagged as 'HARD ROCK'

BLOOD CEREMONY (2006 -

 

 

Influencé par le cinéma d’épouvante bis anglais, espagnol ou italien, Blood Ceremony fait partie de ces groupes de l’écurie Rise Above qui se prennent pour des machines à remonter le temps, vers les années 70.  

  

S’il ne devait en rester qu’un : BLOOD CEREMONY (2008)

 

CANADA ORIGINE
HARD ROCK / DOOM METAL GENRE
2006 FORMATION
LINE-UP
ALIA O’BRIEN’S (VOCALS, FLUTE, ORGAN)
SEAN KENNEDY (GUITARS)
CHRIS LANDON (BASS)
ANDREW HAUST (DRUMS)
ANCIENS MEMBRES
 GROUPES AFFILIES

 

DISCOGRAPHY

 

BLOOD CEREMONY (2008)

 

 

 http://www.myspace.com/bloodceremony  

 

 

BLOOD CEREMONY : BLOOD CEREMONY (2008)

 

 

Les Etats-Unis viennent d’envahir le Cambodge, Nixon est élu président, le général De Gaulle s’est éteint et vous écoutez Blood Ceremony. Sauf que nous ne sommes pas à la fin des sixties ou au début de la décennie suivante mais en 2008 et ce groupe canadien n’a que deux ans d’existence.

Pourtant, dès le monumental “ Master Of Confusion ” - près de sept minutes d’orgasme - qui ouvre le bal avec sa longue intro à l’orgue Hammond, on se croirait revenu plus de trente ans en arrière. Le mimétisme est étonnant. Avec bonheur le groupe est parvenu à restituer cette patine seventies, véritable saint Graal recherché aujourd’hui par maints musiciens, dont un certain nombre – Circulus, Witchcraft, Luv Machine ou Diagonal - s’abritent eux aussi dans la cabane de Lee Dorrian (Rise Above), un vrai fan du genre : même son, même ambiance.

Le chant féminin, plus Amon Düül II ou Zephyr qu’envolées lyrico-vulgaires des bimbos gothiques qui polluent actuellement le metal, l’esthétique et l’inspiration façon films d’horreur de série B et Z (ceux de la Hammer, Jesus Franco, Jean Rollin, Antonio Margheriti ou Mario Bava, de vraies pépites quoi, pour les connaisseurs) ainsi que le recours à une flûte enlevée à la Jethro Tull omniprésente, participent aussi de cette photocopie des formations des années 70.

Le tout baigne dans des relents d’occultisme bon teint, un peu comme les premiers Black Sabbath, entité dont on est bien obligé de parler à l’endroit de Blood Ceremony. Des noms de morceaux tels que “ Into The Coven ” ou “ Children Of The Future ”, cela ne vous rappelle rien ? Si Ozzy avait eu une paire de seins au lieu d’une paire de couilles, alors le groupe de Tony Iommi aurait (presque) pu enfanter cette galette garantie 100% vintage dont les dessous de bras transpirent les années 70 par tous les poils. Il suffit d’écouter certains pans du remarquable “ Return To Forever ”, par exemple, pour s’en convaincre.

Presque, ai-je dit car il manque toutefois à ces neuf compositions ces riffs plus bas que terre et cette aura noire que son aîné éjaculait avec largesse. Ce premier essai lorgne donc davantage vers le pur hard rock psychédélique que vers le heavy metal primitif.

Moins stoner que Witchcraft notamment, les Canadiens témoignent d’une allégeance flamboyante et sincère à cette glorieuse époque et son opus regorge de points G cataclysmiques : outre le déjà cité “ Master Of Confusion ”, citons aussi “ I’m Coming With You ”, “ The Rare Lord ” et surtout l’envoûtant “ Hymn To Pan ”, illuminé par un final jouissif.

Blood Ceremony ou la machine à remonter le temps du hard rock, une échappée rafraîchissante pour tous les nostalgiques et les lecteurs de Mad Movies. (04/11/08)

 

TRACKLISTING
  1. Master Of Confusion / 6.52
  2. I’m Coming With You / 4.45
  3. Into The Coven / 4.22
  4. A Wine Of Wizardry / 1.41
  5. The Rare Lord / 6.21
  6. Return To Forever / 6.25
  7. Hop Toad / 5.29
  8. Children Of The Future / 4.10
  9. Hymn To Pan / 7.53
TOTAL PLAYING TIME : 47.58

 

2008
8 / 10
RISE ABOVE

 

DISCOGRAPHY

 

http://www.myspace.com/bloodceremony  

 

 

WEST, BRUCE & LAING : WHATEVER TURNS YOU ON (1973)

 

 

West, Bruce & Laing est un supergroupe réunissant deux membres de Mountain (Leslie West à la guitare et Corky Laing à la battarie) et un ex-Cream (Jack Bruce à la basse). Contrairement à Moutnain qui donne dans le Hard rock bluesy et parfois lyrique, ce groupe éphémère insiste quant à lui beaucoup plus sur ses racines blues.

 

Après un premier essai convaincant, Why Doncha en 1972, le groupe remet donc le couvert pour ce qui demeure son meilleur album. Blues-rock rageur (” Backfire ”, “ Rock’n’roll Machine ”) ou plus classique (” Slow Blues ”) alternent avec de petites perles à l’ambiance plus originale (” Token ”, “ Like A Plate ”). Apothéose du disque : la superbe ballade “ November Song ”, toute en émotion et en finesse.

 

Même si West et Bruce se partagent le chant, on a quand même l’impression que le second est un peu en retrait par rapport au guitariste, ce qui est bien dommage vu son talent. L’album eut été encore meilleur avec davantage de titres emmenés par sa seule voix. (18/04/06)

 

TRACKLISTING

  1. Backfire / 2.56
  2. Token / 5.18
  3. Sifting Sand / 3.07
  4. November Song / 5.53
  5. Rock ‘N’ Roll Machine / 3.53
  6. Scotch Crotch / 3.17
  7. Slow Blues / 5.08
  8. Dirty Shoes / 2.23
  9. Like A Plate / 4.37

TOTAL PLAYING TIME : 36.53

 

1973

8.5 / 10

COLOMBIA

 

DISCOGRAPHY

 

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ZEPHYR

 

 

Né des cendres de Ethereal Zephyr, Zephyr est un groupe américain de hard rock, dont la présence en son sein d’une chanteuse, Candy Givens, le rapproche de Janis Joplin. Mais c’est surtout Tommy Bolin qui a fait sa renommée, guitariste virtuose qui a joué ensuite avec Energy, The James Gang et bien entendu, Deep Purple. Après une carrière solo émaillée de deux opus, il meurt en 1976 d’une overdose. Le groupe ne s’est pas remis de son départ et s’éteint en 1972. Une réunion a eu lieu malgré tout l’année suivante.

S’il ne devait en rester qu’un : ZEPHYR (1970)

 

USA ORIGINE

HARD ROCK / BLUES GENRE

1969 - 1972 FORMATION

(LAST) LINE-UP

CANDY GIVENS (VOCALS, KEYBOARDS, HARMONICA)

JOCK BARTLEY (GUITAR)

DAVID GIVENS (BASS, DRUMS, VOCALS)

DAN SMYTH (KEYBOARDS)

P.M. WOOTEN (DRUMS, PERCUSSION)

ANCIENS MEMBRES

TOMMY BOLIN (GUITAR)

JOHN FARIS (KEYBOARDS, FLUTE)

ROBBIE CHAMBERLAIN (DRUMS)

BOBBY BERGE (DRUMS)

 GROUPES AFFILIES

DEEP PURPLE, ENERGY, THE JAMES GANG

 

 

DISCOGRAPHY

ZEPHYR (1970)

GOING BACK TO COLORADO (1971)

SUNSET RIDE (1972)

ZEPHYR LIVE (1997 / LIVE)

 

   

 

 

 http://www.myspace.com/tommybolin   

 

 

WEST, BRUCE & LAING

 

 

Power-trio éphémère né à Chicago en 1972, West, Bruce & Laing , comme son nom l’indique, est la réunion de deux membres de Mountain, le chanteur guitariste Leslie West ainsi que le batteur Corky Laing et du bassiste chanteur Jack Bruce du mythique Cream. Officiant dans un registre bluesy et psychédélique, le groupe n’enfantera que deux albums et un live.

S’il ne devait en rester qu’un : WHATEVER TURNS YOU ON (1973)

 

USA ORIGINE

HARD ROCK / BLUES GENRE

1972 -1974 FORMATION

LINE-UP

LESLIE WEST (VOCALS, GUITARS)

JACK BRUCE (BASS, VOCALS)

CORKY LAING (DRUMS)

 GROUPES AFFILIES

CREAM, MOUNTAIN

 

 

DISCOGRAPHY

WHY DONTCHA (1972)

WHATEVER TURNS YOU ON (1973)

LIVE ‘N’ KICKIN’ (1974 / LIVE)

 

 

 

 http://www.myspace.com/westbrucelaing  

 

 

WEST, BRUCE & LAING : LIVE ‘N’ KICKIN’

 

 

Troisième et dernier album de ce power-trio, Live ‘n’ Kickin’, comme son nom l’indique, est donc un live. Mais contrairement à la plupart des albums de ce type, il ne s’agit pas d’un best of déguisé, le track listing ne se résumant qu’à quatre morceaux seulement, chacun étant d’une durée conséquente à la manière de ce qui se faisait dans les années 70. De plus, aucune chanson n’est extraite du second (et meilleur) disque, Whatever Turns You On (1973).

Malgré tout, et même s’il ne constitue donc pas l’album adéquat pour découvrir le groupe, Live ‘n’ Kickin’ demeure un bon live où éclate le talent de ses membres, du jeu de guitare bluesy et parfois furieux de l’imposant Leslie West (c’est lui qui se taille d’ailleurs la part du lion) à la batterie de Corky Laing en passant par les lignes de basse du légendaire Jack Bruce.

Les meilleurs titres sont aussi les deux plus longs car ils prennent des allures de jams : “ Play With Fire ” (des Rolling Stones) et surtout “ Powerhouse Sod ”.

Une bonne pioche dans le panier du hard rock des seventies. (17/04/06)

 

TRACKLISTING

  1. Play With Fire / 13.17 [Rolling Stone cover]
  2. The Doctor / 7.37
  3. Politician / 5.41
  4. Powerhouse Sod / 10.37

TOTAL PLAYING TIME : 37.23

 

1974

7.5 / 10

COLOMBIA

 

DISCOGRAPHY

 

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WHITESNAKE : SNAKEBITE

 

 

Suite au split de Deep Purple, ses anciens membres se lancent chacun dans des carrières solo. Dès 1977, le chanteur David Coverdale fonde son propre groupe, Whitesnake et publie une ribambelle d’albums en l’espace de trois ans seulement. Enregistré entre Northwinds (1977) et Trouble (1978), et produit par le fidèle Martin Birch (Purple, Rainbow…) ainsi que par l’ancien bassiste du Pourpre profond, Roger Glover (le temps de cinq titres), Snakebite, premier (mini) album à sortir sous la bannière Whitesnake (les deux précédents opus l’ont été en tant que disques solo du chanteur) s’avère déjà représentatif de la première partie de carrière du groupe.

Loin de la machine à tubes typée hard US de la fin des années 80, le Serpent blanc œuvre alors dans un hard bluesy d’excellente facture, gorgé de feeling et à l’origine de chansons savoureuses, en parfaite osmose avec le chant rauque et suave de Coverdale. Accompagné de musiciens talentueux, dont certains le seconderont longtemps (Micky Moody et Bernie Mardsen aux guitares, ainsi que Neil Murray à la basse), le chanteur livre huit morceaux qui puisent leur inspiration directement dans le dernier album de Deep Purple, Come Taste The Band, mais en plus bluesy encore.

 Et quand bien même Snakebite, qui se compose en fait de quatre titres inédits (les quatre premiers) et de quatre autres extraits de Northwinds, ne se pose peut-être pas en incontournable de la formation (quoique), certains de ses titres se révèlent être de petites perles . Citons l’entraînant “ Come On ” justement, le superbe et lent “ Ain’t No Love In The Heart Of The City (un classique) ou les imparables “ Steal Away ” et “ Keep On Giving Me Love ”, sans oublier “ Queen Of Heart ” et ses lignes de piano à la Supertramp et bénéficiant d’une architecture plus recherchée, cependant que le sommet du disque est sans doute atteint avec le racé et puissant “ Only My Soul ”.

Comme souvent à l’époque, Snakebite est très court (36 minutes environ), mais il n’y a rien à jeter dessus, contrairement aux productions actuelles, souvent remplies jusqu’à la gueule de chansons inégales. Ce n’est pas le cas ici. (14/04/06)

 

TRACKLISTING

  1. Come On / 3.31
  2. Bloody Mary / 3.18
  3. Ain’t No Love In The Heart Of The City / 5.07
  4. Steal Away / 4.16
  5. Keep On Giving Me Love / 5.13
  6. Queen Of Hearts / 5.15
  7. Only My Soul / 4.33
  8. Breakdown / 5.12

TOTAL PLAYING TIME : 36.52

 

1978

8/10

GEFFEN

 

DISCOGRAPHY

 

http://www.myspace.com/whitesnake  

 

 

WHITESNAKE : LOVEHUNTER

 

 

Généralement, le premier contact avec un disque, est sa pochette. Or celle de Lovehunter, cinquième offrande de Whitesnake, ne peut qu’émoustiller l’auditeur mâle et normalement constitué. Qu’y découvre-t-on ? Une femme nue, le dos cambré et chevauchant un serpent géant (le chanceux !). Ce visuel aux connotations sexuelles des plus évidentes, reflète parfaitement l’univers et les paroles très en dessous de la ceinture de David Coverdale, leader de la formation britannique.

Mais une pochette, aussi réussie soit-elle, ne fait pas forcément un bon album. Pas de souci à ce niveau-là, Lovehunter est remarquable. Il poursuit le style hard bluesy développé par ses glorieux prédécesseurs, tout en renouvelant quelque peu le son du groupe grâce à l’intronisation aux claviers du légendaire Jon Lord, ancien compère du chanteur au sein de Deep Purple et détenteur d’une identité musicale très forte et immédiatement reconnaissable (le purplelien “ Mean Business ”).

Produit sous la houlette de l’incontournable Martin Birch, Lovehunter alterne brûlots imparables (” Long Way From Home ”, “ Medecine Man ”, le superbe “ Outlaw ”), blues fiévreux (” Walking In The Shadow Of The Blues ”, “ Love Hunter ” et ses parties de slide dues à Micky Moody) et pause doucereuse (” We Wish You Well ”, qui clôt l’album).

Sans être aussi excellent que Snakebite, Lovehunter demeure un très bon disque, comme d’ailleurs la plupart de ceux produits par Whitesnake, qui est toujours resté fidèle à ses standards de qualité et ce, en dépit des multiples changements de personnel autour du charismatique David Coverdale que ce groupe majeur de l’histoire du hard rock a connu durant sa longue carrière. (13/04/06)

 

TRACKLISTING

  1. Long Way From Home / 4.55
  2. Walking In The Shadow Of The Blues / 4.23
  3. Help Me Thro’ The Day / 4.39
  4. Medecine Man / 4.00
  5. You ‘N’ Me / 3.28
  6. Mean Business / 3.45
  7. Love Hunter / 5.36
  8. Outlaw / 4.02
  9. Rock ‘N’ Roll Women / 4.45
  10. We Wish You Well / 1.36

TOTAL PLAYING TIME : 41.37

 

1979

8/10

EMI

 

DISCOGRAPHY

 

http://www.myspace.com/whitesnake  

 

 

WHITESNAKE : LIVE… IN THE HEART OF THE CITY

 

 

Il est de bon ton pour un groupe d’offrir un live après avoir publié quelques albums, soit pour marquer une pause ; soit parce qu’il a alors atteint une certaine osmose le lui permettant. En gravant ce Live… In The Heart Of The City légendaire, Whitesnake entre plutôt dans la seconde catégorie. Le groupe est alors à son apogée car il est conduit par son meilleur line-up : David Coverdale au chant (forcément !), Bernie Mardsen et Micky Moody aux guitares, Neil Murray à la basse, Jon Lord aux claviers et Ian Paice à la batterie. On peut difficilement rêver mieux. En outre, ce live s’inscrit en héritier d’une longue tradition initiée par Deep Purple, dont Coverdale, Lord et Paice furent des membres quelques années auparavant, et qui fût un des premiers combos à enregistrer des lives régulièrement (Made In Japan, Made In Europe).

Cet album n’a pas été capturé sur une seule date (ce qui est rarement le cas) mais sur trois concerts à l’Hammersmith de Londres (deux en 1980 et un en 1978) ; et délivre 11 des meilleurs morceaux du groupe extraits essentiellement de Snakebite, Trouble, Lovehunter et surtout Ready An’ Willing, ainsi que deux classiques issus du répertoire du Pourpre profond (” Might Just Take Your Life ” et le superbe “ Mistreated ” pour une très bonne interprétation, à laquelle il manque toutefois la présence sombre et unique de Ritchie Blackmore).

Du fait, Live… In The Heart Of The City a des allures de best of, tous les brûlots étant joués, d’une manière fidèle et somptueuse : les énergiques “ Come On ”, “ Sweet Talker ” et “ Ready An’ Willing ” ; les grandioses “ Walking In The Shadow Of The Blues “  et “ Love Hunter ”, dans une version dantesque de plus de dix minutes, et dont les racines blues sont encore davantage accentuées sur scène. L’imparable “ Fool For Your Loving ” qui a permis la même année à Whitesnake de lui ouvrir la porte des charts ne manque bien sûr pas à l’appel, tout comme l’énorme “ Ain’t Gonna Cry No More ”, l’efficace “ Take Me With You ”, sans oublier “ Ain’t No Love In The Heart Of The City ”, gorgé de feeling.

Coverdale livre tout au long de ces titres une performance impeccable quand bien même elle impressionne moins que lorsqu’il était dans Deep Purple. Les cinq autres musiciens ne sont pas en reste non plus : Mardsen et Moody brillent de mille feux, Lord se déchire avec ses claviers et Murray et Paice forgent une rythmique solide. Avec Live… In The Heart Of The City, Whitesnake offre l’un des plus grands lives de l’histoire du hard rock. Il constitue enfin un témoignage scénique rare de la première partie de carrière (la meilleure) du groupe. (12/04/06)

 

TRACKLISTING

  1. Come On / 3.39
  2. Sweet Talker / 4.16
  3. Walking In The Shadow Of The Blues / 5.00
  4. Love Hunter / 10.42
  5. Fool For Your Loving / 4.58
  6. Ain’t Gonna Cry No More / 6.21
  7. Ready An’ Willing / 4.47
  8. Take Me With You / 6.28
  9. Might Just Take Your Like [Deep Purple cover] / 5.35
  10. Lie Down / 4.42
  11. Ain’t No Love In The Heart Of The City / 6.03
  12. Trouble / 4.52
  13. Mistreated [Deep Purple cover] / 10.49

TOTAL PLAYING TIME : 78.12

 

1980

9/10

EMI

 

DISCOGRAPHY

 

http://www.myspace.com/whitesnake  

 

 

WHITESNAKE : COME AN’ GET IT

 

 

En 1981, le Serpent Blanc vient d’atteindre le point G de sa carrière sur un plan artistique (pour le tiroir-caisse, il faudra attendre la fin de cette même décennie), suite à la triple éjaculation épaisse et fertile que forment les salves Trouble, Lovehunter et Ready And Willin’, orgasme parachevé par le désormais mythique live… In The Heart Of The City. L’érection toujours au garde à vous, David Coverdale repart déjà à l’assaut quelques mois à peine après, avec dix nouveaux coups de boutoir.

Come An’ Get It s’inscrit dans la droite lignée de ses aînés et libère donc ce hard rock bluesy chaleureux qui suinte le sperme et la sueur et, ce faisant, offre peut-être même un des joyaux de la carrière des Anglais. Dix titres, dix bijoux sexy et imparables éclaboussés par la semence du Coverdale au top de sa (ses) forme(s). Rien, absolument rien à jeter.

Comment résister à des appels de hanche du calibre de l’hymne “ Don’t Break My Heart Again ”, “ Come An’ Get It ”, de “ Hot Stuff ”, qui permet aux claviers de Jon Lord de dégouliner comme il en a l’habitude ? Introduit par la slide du duo Bernie Mardsen / Mickey Moody, “ Lonely Days, Lonely Nights ” vous fout un gourdin pas possible et que dire du bluesy sentant bon les Bayous “ Wine, Women An’ Song ” sur lequel le chanteur roucoule des paroles bien en-dessous de la ceinture (” Then baby, you can kiss my ass… ”), si ce n’est que l’on tiens du lourd. Après le lent et superbe “ Child Of Babylon ”, Whitesnake revient à ses premières amours en pénètrent entre les cuisses béantes d’une musique toujours aguicheuse, comme l’illustrent les excellents “ Would I Lie To You ”, “ Girl ” ou “ Hit An’Run ” et ses parties de slide endiablée. Et quand survient le puissant “ Till The Day I Die ” qui clôt l’album, on n’a qu’une seule envie, celle d’enfiler sa femme, d’honorer son corps.

Porté par des musiciens au paroxysme de leur inspiration et de leur talent, le Serpent Blanc démontre avec Come An’ Get It qu’il a bel et bien dépassé le stade de la puberté et des émois maladroits qui l’accompagnent. Son style reconnaissable entre mille a atteint sa maturité. Bref, on n’est pas loin du chef-d’œuvre. Whitesnake ne tardera pourtant pas à tromper sa maîtresse anglaise pour s’en aller bientôt caresser les courbes d’une belle Américaine… (07/08/08)

 

TRACKLISTING

  1. Come An’ Get It / 3.58
  2. Hot Stuff / 3.23
  3. Don’t Break My Heart Again / 4.02
  4. Lonely Days, Lonely Nights / 4.14
  5. Wine, Women, An’ Song / 3.43
  6. Child Of Balylon / 4.50
  7. Would I Lie To You / 4.30
  8. Girl / 3.55
  9. Hit An’ Run / 3.22
  10. Till The Day I Die / 4.27

TOTAL PLAYING TIME : 38.24

 

1981

8.5/10

EMI

 

DISCOGRAPHY

 

http://www.myspace.com/whitesnake