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BOSSE

 

 

Bosse est un projet d’un seul homme qui façonne un neofolk squelettique et instrumental. Après trois démos, Echoes Of The Forgotten est son premier album.

S’il ne devait en rester qu’un : Echoes Of The Forgotten (2008)


USA ORIGINE
NEOFOLK GENRE
? FORMATION
LINE-UP
R.A. BOSSE (ALL INSTRUMENTS)
PASTS MEMBER
 BANDS
CONTACT

www.myspace.com/bosseart

 

 

 

DISCOGRAPHIE

 

III (2007 / EP)
ECHOES OF THE FORGOTTEN (2008)

 

 

 

 

 

BOSSE : ECHOES OF THE FORGOTTEN (2008)

 Those Opposed Records – 8 / 10

 

Bien qu’acoustique et émotionnel, le neofolk (attention, rien à voir avec Skyclad et consorts, on en est même à des années-lumière !) noue en réalité plus d’un lien avec le metal, genre pourtant à première vue plutôt éloigné de ses préoccupations artistiques. Les derniers Empyrium, Tenhi ou Orplid témoignent notamment de cette passerelle entre ces deux mondes. C’est qu’ils ont (parfois) en commun ce même désespoir, cette mélancolie sourde qui fait plus qu’affleurer à la surface d’une musique qui vient du cœur.

Le fait que Those Opposed Record, label underground passionnant qui œuvre plutôt dans le black metal (Lyrinx, Austere, Kawir…), ait signé un projet tel que Bosse, prouve aussi cette proximité musicale.

Originaire de Brooklyn, Richard Bosse délivre avec Echoes Of The Forgotten son premier spleen longue durée après trois démos remarquées. En dépit de sa trentaine de minutes (ce n’est pas grave), ce recueil, écrit à l’encre noire de la tristesse, est une pure réussite. Il est bien difficile de ne pas être touché par ces sonorités squelettiques, dépouillées.

Instrumentales et vierges d’atours électriques, ces six compositions invitent à l’introspection tant elles sécrètent un sentiment de regret infini. Elles sont à l’image de la vie : grises, tristes plutôt que suicidaires, déambulations diaphanes qui confinent à une forme de mysticisme. Ceci dit, malgré son caractère profondément mélancolique, Echoes Of The Forgotten se pare d’une beauté solennelle, d’une pureté presque noble.

Alors bien entendu, on ne peut pas parler de metal à proprement dit à l’encontre de Bosse mais tous les naufragés de la vie qui aiment naviguer dans les effluves du rock atmosphériques (Anathema, Antimatter, The Gathering…) seraient bien inspirés de jeter une oreille, voire deux, sur cette œuvre précieuse et douloureuse. Inutile donc de noircir des lignes et des lignes, le plus important est encore d’écouter cet album intimiste. (23.02.09)

 

TRACKLISTING
  1. I / 3.06
  2. II / 6.33
  3. III / 4.35
  4. IV / 5.08
  5. V / 4.37
  6. VI / 9.10
TOTAL PLAYING TIME : 33.09

 

DISCOGRAPHIE