PRIMORDIAL : HEIDENFEST (09/11/08)

 

 

Tête d’affiche de coeur (la vraie, c’était Finntroll) du Heidenfest, Primordial a renvoyé dans leur bac à sable ses compagnons d’une tournée. Les Irlandais ont démontré en outre que le pagan black metal n’a rien à voir avec le folk à sandales avec pipeau et biniou !

 

 

Dans une Loco bondée, se sont succédés Manegarm (d’une linéarité confondante), Catamenia, dont on se demande ce qu’il faisait là, Equilibrium (banal malgré un gros succès), Eluveitie (super efficace) et enfin Mighty Primordial qui laissera donc ensuite la place aux trolls des mille lacs.

 

EQUILIBRIUM

 

ELUVEITIE

 

 

Intense, puissamment tragique, Primordial nous a régalé avec ses hymnes épiques : “Empire Falls”, “The Coffin Ships” (beau à en pleurer),  “As Rome Burns”, “Sons Of The Morrigan” ou bien entendu “Gods To The Godless”.

 

Plus de photos sur ma page myspace : www.myspace.com/timewind666

 

 

BLOOD CEREMONY : BLOOD CEREMONY (2008)

 

 

Les Etats-Unis viennent d’envahir le Cambodge, Nixon est élu président, le général De Gaulle s’est éteint et vous écoutez Blood Ceremony. Sauf que nous ne sommes pas à la fin des sixties ou au début de la décennie suivante mais en 2008 et ce groupe canadien n’a que deux ans d’existence.

Pourtant, dès le monumental “ Master Of Confusion ” - près de sept minutes d’orgasme - qui ouvre le bal avec sa longue intro à l’orgue Hammond, on se croirait revenu plus de trente ans en arrière. Le mimétisme est étonnant. Avec bonheur le groupe est parvenu à restituer cette patine seventies, véritable saint Graal recherché aujourd’hui par maints musiciens, dont un certain nombre – Circulus, Witchcraft, Luv Machine ou Diagonal - s’abritent eux aussi dans la cabane de Lee Dorrian (Rise Above), un vrai fan du genre : même son, même ambiance.

Le chant féminin, plus Amon Düül II ou Zephyr qu’envolées lyrico-vulgaires des bimbos gothiques qui polluent actuellement le metal, l’esthétique et l’inspiration façon films d’horreur de série B et Z (ceux de la Hammer, Jesus Franco, Jean Rollin, Antonio Margheriti ou Mario Bava, de vraies pépites quoi, pour les connaisseurs) ainsi que le recours à une flûte enlevée à la Jethro Tull omniprésente, participent aussi de cette photocopie des formations des années 70.

Le tout baigne dans des relents d’occultisme bon teint, un peu comme les premiers Black Sabbath, entité dont on est bien obligé de parler à l’endroit de Blood Ceremony. Des noms de morceaux tels que “ Into The Coven ” ou “ Children Of The Future ”, cela ne vous rappelle rien ? Si Ozzy avait eu une paire de seins au lieu d’une paire de couilles, alors le groupe de Tony Iommi aurait (presque) pu enfanter cette galette garantie 100% vintage dont les dessous de bras transpirent les années 70 par tous les poils. Il suffit d’écouter certains pans du remarquable “ Return To Forever ”, par exemple, pour s’en convaincre.

Presque, ai-je dit car il manque toutefois à ces neuf compositions ces riffs plus bas que terre et cette aura noire que son aîné éjaculait avec largesse. Ce premier essai lorgne donc davantage vers le pur hard rock psychédélique que vers le heavy metal primitif.

Moins stoner que Witchcraft notamment, les Canadiens témoignent d’une allégeance flamboyante et sincère à cette glorieuse époque et son opus regorge de points G cataclysmiques : outre le déjà cité “ Master Of Confusion ”, citons aussi “ I’m Coming With You ”, “ The Rare Lord ” et surtout l’envoûtant “ Hymn To Pan ”, illuminé par un final jouissif.

Blood Ceremony ou la machine à remonter le temps du hard rock, une échappée rafraîchissante pour tous les nostalgiques et les lecteurs de Mad Movies. (04/11/08)

 

TRACKLISTING
  1. Master Of Confusion / 6.52
  2. I’m Coming With You / 4.45
  3. Into The Coven / 4.22
  4. A Wine Of Wizardry / 1.41
  5. The Rare Lord / 6.21
  6. Return To Forever / 6.25
  7. Hop Toad / 5.29
  8. Children Of The Future / 4.10
  9. Hymn To Pan / 7.53
TOTAL PLAYING TIME : 47.58

 

2008
8 / 10
RISE ABOVE

 

DISCOGRAPHY

 

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ASHRA : TROPICAL HEAT (1991)

 

 

Publié en 1991, Tropical Heat, à l’instar de son prédécesseur Dream & Desire, n’est pas à proprement parler un nouvel opus de Ashra, le groupe ( ?) piloté par Manuel Göttsching, mais bien la découverte d’un enregistrement demeuré inédit.

Gravées à l’origine entre 1985 et 1987 par le guitariste, secondé selon les titres par Harald Grosskopf (batterie), Lutz Ulbrich (guitare) et Mickie D. (batterie), ces bandes n’ont été finalisées qu’au début de la décennie suivante.

Bien que plaisant et rafraîchissant, Tropical Heat ne s’impose pourtant pas comme un incontournable des Allemands. Si les disques des années 70 n’ont pas pris une ride, paradoxalement, on ne peut en dire autant de celui-ci (” Monsoon ”), notamment à cause de ce son de batterie électronique, instrument sans doute à la pointe du progrès à l’époque mais aujourd’hui insupportable car recouvert d’un voile épais de désuétude qui tient plus de la doudoune que du foulard transparent.

Dommage car, sans être pourvues de la puissance d’envoûtement des pistes qui émaillaient Walkin’ The Desert (1989), pour citer une autre œuvre d’Ashra récente et proche dans l’esprit, ces six compositions n’en demeurent pas moins de petits bijoux d’écriture et dont l’interprétation ne saurait être critiquée. Le superbe “ Mosquito Dance ”, le léger “ Nights In Sweat ”, sa guitare aérienne et son (faux) saxo témoignent de cette réussite. Bien que parasité par des synthétiseurs qui n’ont pas échappés aux affres du temps, “ Don’t Stop The Fan ” est illuminé par la Gibson du maître, toujours aussi emprunte de cette finesse, de cette délicatesse qui sont propres à son jeu plus stratosphérique désormais que cosmique.

Bien nommé, voilà un album qui respire l’été, transpire la joie de vivre, la chaleur ; il est comme une coulée d’air frais sans être donc une œuvre très marquante qui souffre sans doute un peu d’avoir eu une élaboration s’étirant sur plusieurs années. Malgré tout, les fans de Manuel Göttsching (dont je fais bien entendu partie) ne feront certainement pas la fine bouche et prendront plaisir à savourer cette consommation à siroter sur une plage face à une étendue bleue et limpide, niché entre les formes chéries de sa belle. (02/10/08)

 

TRACKLISTING
  1. Mosquito Dance / 8.44
  2. Tropical Heat / 4.51
  3. Pretty Papaya / 6.07
  4. Nights In Sweet / 8.33
  5. Don’t Stop The Fan / 5.26
  6. Monsoon / 5.14
TOTAL PLAYING TIME : 38.55

 

1991
7 / 10
NAVIGATOR

 

DISCOGRAPHY

 

http://www.myspace.com/manuelgoettsching  

 

 

BATTLELORE (1999 -

 

 

Transfuge d’Horna, groupe de black metal culte, Jyri Vahvanen monte Battlelore en 1999 autour d’un concept : puiser dans l’oeuvre de Tolkien afin de nourrir un gothic folk metal épique. Après des débuts peu sérieux, le groupe atteint la maturité à partir de Third Age Of The Sun.

  

S’il ne devait en rester qu’un : THE LAST ALLIANCE (2008)

 

FINLAND ORIGINE
EPIC GOTHIC FOLK METAL GENRE
1999 FORMATION
LINE-UP
TOMI MYKKÄNEN (VOCALS)
KAISA JOUHKI (VOCALS)
JYRI VAHVANEN (GUITARS)
JUSSI RAUTIO (GUITARS)
TIMO HONKANEN (BASS)
MARIA (KEYBOARDS, FLUTE)
HENRI VAHVANEN (DRUMS)
ANCIENS MEMBRES
TOMMI HAVO (VOCALS, GUITARS)
PATRIK MENNANDER (VOCALS)
MIIKA KOKKOLA (BASS)
GORTHAUR (DRUMS)
 GROUPES AFFILIES
DEAD OF NIGHT, ELEDERTHRONES, HORNA

 

DISCOGRAPHY

 

… WHERE THE SHADOWS LIE (2002)
SWORD’S SONG (2003)
THIRD AGE OF THE SUN (2005)
EVERNIGHT (2007)
THE LAST ALLIANCE (2008)

 

   

  

 

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WATCHTOWER : CONTROL AND RESISTANCE (1989)

 

 

Si l’on attend d’un disque culte qu’il soit important dans l’histoire du genre sans avoir pour autant été un gros succès commercial, alors le deuxième opus de Watchtower, Control And Resistance en est effectivement un.

A la fin des années 80 le metal progressif se limitent à une poignée de groupes tels que Fates Warning (Dream Theater n’en est alors qu’à ses débuts) et musicalement s’apparente surtout à une déclinaison en plus technique du Heavy Metal.

Ouvrant la voie au techno-Thrash qui explosera un peu plus tard avec Coroner, Cynic ou Atheist, Watchtower livre donc un album de metal progressif qui dépasse les limites du genre, à la fois novateur et précurseur, de part sa technicité époustouflante. Avec leur déluge de notes, les monstrueux “ The Fall Of Reason ” et “ Control And Resistance ” écrasent tout sur leur passage.

Toutefois ce disque, à la qualité indéniable n’a pas très bien vieilli en raison de la voix pour le moins spéciale d’Alan Tecchio et du son de batterie de Rick Colaluca. En revanche, le leader et guitariste Ron Jarzombeck abat un boulot formidable.

Un disque référentiel mais peut-être trop froid pour emporter totalement l’adhésion. Bref ce que l’on reproche à la plupart des albums du genre. (19/04/06)

 

TRACKLISTING
  1. Instruments Of Random Murder / 4.10
  2. The Eldritch / 3.20
  3. Mayday In Kiev / 5.45
  4. The Fall Of Reason / 8.00
  5. Control And Resistance / 7.05
  6. Hidden Instinct / 3.53
  7. Life Cycles / 6.50
  8. Dangerous Toy / 4.15
TOTAL PLAYING TIME : 43.09

 

1989
6.5 / 10
NOISE

 

DISCOGRAPHY

 

http://www.myspace.com/watchtowermetal  

 

 

ENSLAVED (1991 -

 

 

Ivar Bjornson et Grutle Kjellson fondent Enslaved en 1991 alors qu’ils sont âgés respectivement de 13 et 17 ans. Tout d’abord associé à la seconde vague du black metal norvégien avec Emperor, Burzum ou Satyricon, le groupe officie alors dans une veine purement viking (Frost et Eld). Puis, à partir de l’album Monumension en 2001, les Norvégiens commencent à ouvrir leur musique à d’autres sonorités, surtout empruntées au rock progressif. Depuis, Enslaved ne cesse de repousser les limites d’un genre qu’il a grandement contribué à renouveler.

  

S’il ne devait en rester qu’un : BELOW THE LIGHTS (2003)

 

NORWAY ORIGINE
PROGRESSIVE / VIKING BLACK METAL GENRE
1991 FORMATION
LINE-UP
GRUTLE KJELLSON (VOCALS, BASS)
IVAR BJORNSON (GUITARS, KEYBOARDS, EFFECTS)
ICE DALE (GUITARS)
HERBRAND LARSEN (KEYBOARDS)
CATO BEKKEVOLD (DRUMS)
ANCIENS MEMBRES
ROY KRONHEIM (GUITARS)
OYVIND MADSEN (LIVE KEYBOARDS)
TRYM TORSON (DRUMS) : 1991 - 1995
HARALD MAGNUS HELGESON (DRUMS) : 1995 - 1997
DIRGE REP (DRUMS) : 1997 - 2003
FREDDY BOLSÖ (DRUMS)
 GROUPES AFFILIES
AUDREY HORNE, AURA NOIR, BLOOD RED THRONE, BORKNAGAR, BOURBON FLAME, DESEKRATOR,  EMPEROR, GEHENNA, GORGOROTH, I, MALIGNANT ETERNAL, RED HARVEST, SULPHUR, TAAKE, TRINACRIA, ZYKLON

 

DISCOGRAPHY

 

EMPEROR -ENSLAVED (1993 / SPLIT)
HORDANES LAND (1993 / EP)
VIKINGLIGR VELDI (1994)
FROST (1994)
SATYRICON - ENSLAVED (1995 / SPLIT)
ELD (1997)
BLODHEMN (1998)
MARDRAUM (2000)
MONUMENSION (2001)
BELOW THE LIGHTS (2003)
ISA (2004)
RUUN (2006)
VERTEBRAE (2008)

 

   

    

    

 

 

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BATTLELORE : THE LAST ALLIANCE (2008)

 

 

Les saltimbanques finlandais aux allures d’elfes du dimanche nous ont bien fait rire à leurs débuts, surtout avec leur seconde épopée, Sword’s Song et son dragon metal. Même la présence en son sein de l’ex Horna Jyri Vahvanen n’y changeait rien : on n’avait bien du mal à prendre cette bande de clowns inspirés de Tolkien (quelle originalité !) au sérieux !

Mais voilà, tout a une fin et la blague s’est muée en un solide groupe, doté d’une vraie personnalité. Les très bons Third Age Of The Sun (2005), puis Evernight il y a un an, nous avaient déjà alerté quant au potentiel resté bien planqué au froid jusqu’à présent de leurs géniteurs, mais The Last Alliance enfonce encore un peu plus le clou. Sans que l’on s’en rende compte, Battlelore est devenu grand. Le fait que Dan Swanö ait accepté de mixer et masteriser la galette en constitue une preuve supplémentaire.

Moins sombre que son prédécesseur, ce (déjà) cinquième album est une redoutable collection de chansons, naviguant dans les eaux troubles de ce gothic dark metal, parfois coloré de teintes folkloriques qui n’appartient qu’au groupe, quand bien même l’alternance classique voix féminines / vociférations de gargouilles en rut ainsi que le concept emprunté à l’auteur du Seigneur des Anneaux n’ont rien de singulier.

Beaucoup de claviers certes, des musiciens toujours maquillés pour un bal masqué, d’accord, mais la troupe maîtrise parfaitement son art et il est bien difficile de résister aux imparables “ Third Immortal ”, “ Exile The Daystar ” ou “ Guardians ”. Plus méchant que d’habitude, Battlelore se souvient même parfois que son fondateur a été membre d’une des plus implacables hordes black metal (Horna, donc), le temps d’une poignées de titres assez agressifs (” The Great Gathering ”, “ Voice Of The Fallen ”) durant lesquels rugit un chant black hargneux.

Mais c’est bien quand il mise tout sur les atmosphères, aidé en cela par les lignes vocales aériennes de la sirène Kaisa, plus émotionnelle que jamais, que le groupe se fait le plus majestueux, à l’image de la superbe ballade dark “ Daughter Of The Sun ”, de l’envoûtant “ Awakening ” introduit par une entame belle comme un chat qui dort ou bien encore du terminal “ The Star Of High Hope ”, au souffle épique flamboyant.

Toujours en progression, Battlelore signe avec The Last Alliance sa meilleure œuvre à ce jour, équilibre admirable entre puissance et émotion, noirceur et beauté. Napalm ne s’y est pas trompé, lui qui publie ce disque dans un packaging soigné, digipack enrichi d’un DVD live enregistré en Belgique, lors de la messe en l’honneur des femmes dans le hard rock qu’est le metal Female Voice Festival, en 2007. (21/10/08)

 

TRACKLISTING
  1. Third Immortal / 4.45
  2. Exile The Daystar / 4.57
  3. The Great Gathering / 4.09
  4. Guardians / 4.10
  5. Voice Of The Fallen / 4.41
  6. Daughter Of The Sun / 6.22
  7. Green Dragon / 3.52
  8. Awakening / 5.05
  9. Epic Dreams / 4.25
  10. Moontower / 4.51
  11. The Star Of Highhope / 6.25

TOTAL PLAYING TIME : 53.41

 

2008
8 / 10
NAPALM

 

DISCOGRAPHY

 

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ENSLAVED : VERTEBRAE (2008)

 

 

Plus les années passent plus Enslaved, groupe majeur de la scène black metal norvégienne à laquelle il est toujours associé, largue à chaque nouvelle sortie d’album un peu plus les amarres de celle-ci. La voix hargneuse de Grutle demeure désormais le dernier oripeau de son passé extrême… et encore, le chant clair et planant du bassiste, combiné bien souvent à celui du claviériste Herbrand Larsen, tend à manger de plus en plus d’espace au détriment du premier. Preuve en est donné avec Vertebrae dont le titre d’ouverture, le majestueux “ Clouds ”, où les lignes vocales black ne surviennent qu’au bout de deux minutes environ, ne noue donc que peu d’attaches avec l’Art Noir.

Ce dixième opuscule poursuit le chemin creusé par son acclamé prédécesseur, Ruun, qui a clairement marqué un tournant sinon une évolution essentielle dans le style du groupe lequel, a maintenant atteint une maturité évidente en terme de composition. D’une grande densité, tendus comme des verges turgescentes après deux jours d’abstinence, les titres sont plus ramassés qu’autrefois et oscillent tous entre cinq et sept minutes (hormis pour “ The Watcher ”). Les longues épopées épiques qui émaillaient les grandioses Below The Lights ou Isa ont de fait disparu, tout comme les accélérations frénétiques, exception faite du furieux “ New Dawn ”, pour laisser la place à de petites merveilles d’équilibre et d’écriture au tempo souvent envoûtant.

Mais ce qui frappe d’entrée de jeu, c’est ce son massif et minéral qui érige un mur de granite, ainsi que cette capacité que déploie Enslaved à faire tourner à chaque fois l’entame des morceaux durant de longues minutes, comme en témoigne le superbe “ Reflection ”, néanmoins un des plus violents du lot.

Sans être un concept-album, il n’en demeure pas moins que Vertebrae doit être appréhendé non pas comme une brochette de chansons mais comme un bloc brut, compact et homogène avec un début et une fin, chacun des huit titres ne pouvant être interverti. Un peu à la manière de ce qui se faisait durant les années 70, période bénie qui sert plus que jamais de combustible pour nourrir l’inspiration d’Ivar Bjornson, principal compositeur de l’entité et qui prouve encore une fois son amour pour le rock progressif antédiluvien.

Comment à ce titre, ne pas penser à King Crimson dès que des nappes d’orgue répandent leurs atmosphères brumeuses ? Comment ne pas évoquer Pink Floyd et David Gilmour à l’écoute de ces lignes de guitares aériennes, bien que souvent prisonnières d’une gangue de marbre, qui parviennent à se frayer un chemin au sein d’une musique pourtant des plus massives ? Le fait d’avoir recruté le mythique George Marino pour assurer le mastering de l’album n’est du reste pas anodin tant Enslaved souhaitait habiller son travail d’une patte vintage sans pour autant paraître désuet. Bien au contraire, proches dans l’esprit, plus que dans la lettre, de formations ambitieuses et novatrices telles que Opeth, Neurosis (on y pense également beaucoup), Tool ou toute la scène post rock qu’admire particulièrement le Viking, les Norvégiens façonnent un art évolutif qui s’affranchit, depuis le matriciel Monumension en 2001, des modes et des genres.

Encore un chef-d’œuvre qui, vous le constaterez, ne révèle sa foisonnante richesse qu’à force de multiples aller-retour dans sa masse de pierre taillée avec puissance et finesse. (03.11.08)

 

TRACKLISTING
  1. Clouds / 6.09
  2. To The Coast / 6.27
  3. Ground / 6.38
  4. Vertebrae / 5.01
  5. New Dawn / 5.23
  6. Reflection / 7.45
  7. Center / 7.33
  8. The Watcher / 4.11
TOTAL PLAYING TIME : 49.07

 

2008

9.5 / 10

INDIE RECORDINGS

 

DISCOGRAPHY

 

http://www.myspace.com/enslaved

 

 

 

 

PLAYLIST 2008

 

Blackmore’s Night - Secret Voyage

 

Opeth - Watershed

 

Enslaved - Vertebrae

 

Klaus Schulze - Farscape

 

Darkspace - Darkspace III

 

Iced Earth - The Crucible Of Man

 

Ars Diavoli - Pro Nihilo Esse

 

Urfaust - Drei Rituale Jenseits Des Kosmos

 

Nachtmystium - Assassins : The Black Meddle Part I

 

WAYLANDER (1993 -

 

 

Fondé par les frères O’Hagan, Waylander est, en dépit de sa maigre discographie (trois albums seulement depuis sa création en 1993), un des plus vieux défenseurs du folk cetlic metal. Un des plus intéressants aussi.

  

S’il ne devait en rester qu’un : HONOUR AMONGST CHAOS (2008)

 

UNITED KINGDOM ORIGINE
FOLK METAL GENRE
1993 FORMATION
LINE-UP
ARD CHIEFTAIN CIARAN O’HAGAN (VOCALS)
SAUL McMICHAEL (GUITARS)
GARETH MURDOCK (GUITARS)
MICHAEL PROCTOR (BASS)
DAVE BRIGGS (WHISTLE, MANDOLIN)
DEN FERRAN (DRUMS)
ANCIENS MEMBRES
FEARGHAL DUFFY (GUITARS)
PETER BOYLAN (GUITARS)
OWEN BODEN (GUITARS)
DERMOT O’HAGAN (GUITARS)
KEVIN CANAVAN (GUITARS)
ADE MULGREW (GUITARS)

 

JASON BARRISKILL (BASS)

 

NICK SHANNON (DRUMS)
BO MURPHY (DRUMS)

 

MAIRTIN McCORMAIC (WHISTLE)
 GROUPES AFFILIES
DARKEST ERA, RUNECASTER

 

DISCOGRAPHY

 

REAWAKENING PRIDE ONCE LOST (1998)
THE LIGHT, THE DARK AND THE ENDLESS KNOT (2001)
HONOUR AMONGST CHAOS (2008)

 

   

 

 http://www.myspace.com/clanwaylander