In Supercheche’s dreams…

Mes Chroniques, mes Live Reports

Ten Masked Men - Return Of The Ten Masked Men. 2000 Auto-production

August 23rd, 2008 by supercheche

01. Push It
02. Disco Inferno
03. Living La Vida Loca
04. You Spin Me Round
05. A View To A Kill
06. Play That Funky Music
07. Blue (Da Ba Dee)
08. Baby, One More Time
09. Ain’t Nobody
10. Thriller

Je sais plus trop comment je suis tombé sur eux… A si ! Un clip de Britney Spears ! Magnifique d’ailleurs… ! Mais nan pas Britney, sa voix. Parce que 2 solutions : ou Britney s’est achetée une grosse paire de Cojones, ou ce n’est pas elle qui chante. J’ai bien été obligé d’admettre que ce n’était pas elle après certaines recherches sur Internet, mais plutôt quelques furieux complètements barrés nommés les Ten Masked Men. Je pense qu’il est possible d’épiloguer longuement sur la structure du groupe (les 10 membres comprennent management, roadie, chauffeur, etc…). Bon restons concentré. PLAY.

Un son bien gras dès le début, à priori donc une prod assez médiocre. Etonnant que leur clip de Baby One More Time avec Britney comme actrice ne soit pas passé à MTV pour gagner plein de tune… Comment ça je suis à l’ouest ??
Je me rends toutefois à l’évidence, malgré un son mitigé, l’ensemble a la gouache d’une bonne démo prometteuse. Venons en au fait : le skeud est un complet de reprise dance/disco, revu et corrigé par nos petits hommes masqués.
L’ouverture s’effectue par Push It de Salt’n Pepper (disco-hiphop). Ceux qui connaissent bien le titre reconnaitront immédiatement le « push it » et la mélodie du synthé. Bon instrumental, le tempo est plus rapide, et le tout est assez précis. On appréciera le riff principal de guitare, qui envoi un max ! La voix est bien grasse, et pourrai bien rappeler celle de certains chanteur de Grind. Ca remue pas mal, côté live, ils doivent avoir leur bonne dose de pogos…
S’ensuit la reprise de Disco Inferno de The Trammps (Buuuurn baby buuurn !) et malgré un ensemble efficace et une guitare mélodique, on penne pas mal à reconnaître notre bon vieux tube…
Attention petit fou rire avec le titre suivant : Living La Vida Loca de Ricky Martin ! Qui n’a pas entendu le chanteur portoricain sur nos ondes avec ce tube ? On reconnaît immédiatement, et là nom de dieux ça envoi. La tête remue toute seule maintenant… Les mélodies sont respectueuses de l’original et le tout colle une grosse claque. Sa bastonne bien, le batteur nous montre ces talents de double pédale, et l’ensemble bien gras se révèle bien plus attirant que l’original pour tout amateur de Métal. Le point important lorsque l’on reprend du disco en gueulant : faire entendre les mélodies. Pas forcément évident, et pourtant maitrisé à la perfection.
Un peu moins connu : You Spin Me Round de Dead Or Alive. Une reprise assez fidèle, et même sans bien connaître l’original, on tape violemment du pied. Perso, je n’accroche pas à celle de Dead OA, et pourtant celle là décoiffe !
Avec A View To A Kill de Duran Duran, les TMM innovent ! Pas facile à reprendre, mais un ensemble fidèle à eux même.
Play That Funky Music de Wild Cherry sonne très Hard Rock nourri à la sauce Punk. On a même le droit à un p’tit solo de gratte aux sonorités savoureuses… On accroche assez facilement au dynamisme des riffs.
Attention petit bijou avec un saut quelques années plus tard : Blue de Eiffel 65 ! Tout le monde sur le DanceFloor ? Eh bah nan. Tout le monde dans le Circle Pit. Magnifique, elle dégage une énergie titanesque du début à la fin (dapouti dapoutaï !). Attention, on devient vite accro… Le mix semble toutefois plus peaufiné sur ce titre, avec une voix parfois doublée, donc plus profonde et plus puissante. A écouter d’urgence…
Attention 2ème claque : voici le sponsor tant attendu de TMM : Britney Spears avec Baby One More Time ! On reconnaît bien le chant de la Miss, toutefois peut-être un peu plus grave… !! Reprise à tempo identique, des petits malins ont pu subtiliser la bande son du clip original pour y-intégrer nos 10 molosses ! Le tout sur YouTube et bing ! Il paraîtrai d’ailleurs que Britney est devenue célèbre grâce à ça ! Il paraîtrai surtout qu’avec une bande son comme ca, elle aurait fait fureur à MTV !
Ain’t Nobody de Chaka Khan se situe dans la ligné de You Spin Me Round : ça patate, tout en restant fidèle, même si l’on n’accroche pas à l’original. Peut-être une des plus violente du CD, le batteur exécute avec brio plusieurs Blast Beats.
On finira par… Thriller ! Est-il nécessaire de préciser l’auteur ? La reprise en elle même, à mon grand désespoir s’annonce loin de mes attentes. Peut-être trop répétitive, elle manque des sonorités grasses mais mélodieuses dont TMM nous a précédemment gâté.

Tout en finesse (ou pas…), les Ten Masked Men nous promènent dans un monde de disco revu et corrigé pour notre plus grand bonheur. Tous les titres demeurent efficaces et si en plus on connaît les titres originaux, c’est l’euphorie. Ecoutez, et vous serez comblés par les métalleux cagoulés à patte d’Eph et colle pelle a tarte…

If Hope Dies - Life In Ruin. 2005 Metal Blade Records / Ironclad Records

August 7th, 2008 by supercheche

1. Burned Out
2. Anthem For The Unemployable
3. Dead Reckoning
4. Time Is Not On Our Side
5. Fear Will Keep Them In Line
6. Water Into Wine Cooler
7. The Ultimate Nullifier
8. Marked For Death
9. Some Skynard
10. Nuked From Orbit
11. Life In Ruin

Troisième album du groupe, Life in Ruin n’a toutefois pas grand chose pour attirer l’attention. Groupe catalogué métal-core dès son plus jeune âge, il subit l’ombre de Killswitch Engage, Caliban et autres.

Bien que n’apportant rien de vraiment innovant au style, on ressent une bouffé d’énergie qui leur permet de redéfinir le métal-core… à leur sauce. Là où IHD frappe fort, c’est qu’il envoie la patate d’un bout à l’autre de la galette… Après cette interlude gastronomique, je vais me pencher sur un point qui me semble important : le mixage. En effet, leur son est excessivement bon. Bien que la basse soit (encore et encore…) mise en retrait, le reste semble relativement bien goupillé. La batterie claque, les guitares sont puissantes et précises, et la voix (à mon avis doublé, d’où un coffre de malade) envoi un max d’un bout à l’autre. Car il n’y-a ici aucune place au chant angélique d’un emo refoulé en manque de mélodie. Cet élément révèle un point négatif : la voix gueulé est toujours la même, pour aucune partie chanté. De plus il se trouve que notre Alan French (dont le nom m’inspire bien) place des paroles sur la quasi-totalité du CD, le tout étant mis en avant lors du mix. Tout ca pour en venir au fait que sa voix, bien qu’excellente, peut gonfler sérieusement car beaucoup trop linéaire.

Côté guitare, on a des riffs excellents et une qualité d’enregistrement à en faire pâlir certains. En contrepartie, le groupe ne joue pas sur les possibilités qu’offrent 2 guitares. En effet, elles ont beaucoup tendance à jouer les mêmes parties, à la note près. On retombe sur cette linéarité qui s’étend d’un bout à l’autre de l’album.
La basse sera très vite balayée car sous-mixée au plus au point. On perçoit les basses. Un petit-peu… Vite fait quoi… De toute façon, vu les plans similaires des 2 guitares, il ne serait pas surprenant que la basse reprenne les riffs à son tour (un de plus, un de moins…).
La batterie remplit son rôle à merveille, sans vouloir ni la mettre trop en avant, ni trop en retrait. Le son est assez patate et le mix très homogène.
Un bémol : 11 titres, donc un skeud un peu court (de toute façon le groupe s’enfonce dans une recette qui gonfle à la longue donc…).

IHD se démarque des autres groupes de métal-core mais s’enlise dans son style trop catalogué, et une même recette mainte fois épuisée au fil des titres. Encore un talent de gâché, car ce groupe à un potentiel énorme… Je ne dénigre toutefois pas ce CD, qui a le mérite d’envoyer un max, et qui a tourné plus d’une fois dans ma platine… A écouter, seulement pour les grands amateurs de métal-core, car les autres seront (probablement, je dis bien probablement) lassé avant la fin.

Bury Your Dead - Beauty And The Breakdown. 2006 Victory Records

August 7th, 2008 by supercheche

1. House Of Straw
2. A Glass Slipper
3. The Poison Apple
4. Twelfth Stroke Of Midnight
5. Trail Of Crumbs
6. A Wishing Well
7. Let Down Your Hair
8. Mirror, Mirror…
9. Second Star To The Right
10. The Enchanted Rose
11. House Of Brick
Mmmh… Ca c’est du bon. J’écoute toujours les albums quand j’écris une chronique, mais là j’ai dû mal à me concentrer sur mes écrits tellement j’ai envie de mettre la zik à fond et tout casser dans ma piaule !

Produit par Jason Suecof (Trivium, God Forbid), nos ricains disposent d’un potentiel sonore assez violent. House Of Straw nous éclate littéralement les oreilles. On distingue des riffs a sonorité très Hardcore, quoi que légèrement teintés métal, une batterie et une basse franches et distinctes, des petites touches électro/indus (The Poison Apple), et une grosse voix de viking comme s’est pas permis (Twelfth Stroke of Midnight). Le meilleur ? Ce chanteur a décidé d’arrêter avec BYD après la sortie de Beauty And The Breakdown pour… devenir prof ! J’en connais un qui va pas avoir de problème de discipline dans sa classe…
Des titres relativement courts mais qui ne laisse pas le temps de souffler. On appréciera les coupures nettes de la musique effectuées grâce au mixage lors de stops monumentaux. Débordant d’idées, les BYD innovent de titres en titres. Les riffs sont tous plus gouacheux les uns que les autres et la voix arrache, les chœurs apportant un soutien tout en puissance au carnage. Et contrairement à beaucoup (trop) de mixage ricains, le tout n’est pas plat et sans saveur ni odeur. Bien au contraire. Le mix reste assez brut (de décoffrage) pour conserver une fraicheur d’enregistrement.

En plein élan et supporté par de nombreux groupes, BYD s’impose en renouveau du Hardcore avec des sonorités titanesques, un gros son à faire pâlir Hatebreed (que personne ne s’énerve, j’adore Hatebreed !), des idées débordantes et une envie de foutre le bordel en concert…

Bullet For My Valentine - Scream Aim Fire. 2008 Jite

March 2nd, 2008 by supercheche

1. Scream Aim Fire
2. Eye of the Storm
3. Hearts Burst Into Fire
4. Waking the Demon
5. Disappear
6. Deliver Us From Evil
7. Take it out on Me
8. Say Goodbye
9. End of Days
10. Last to Know
11. Forever and Always

Bonustrack
12. No Easy Way Out

Les BFMV font parti de ceux qui se retrouvent propulsés au sommet de l’échelle en un laps de temps record. Leur premier EP en 2004 passe inaperçu. Même « Hand Of Blood », leur premier pseudo-album, ne frappe pas très fort. Seulement voilà : avec la sortie de « The Poison » en 2006, ils enchainent les plus grandes scènes (Rock am Ring, Brixton Academy), culmine dans les meilleurs ventes (plus de 350000 aux USA, le million largement dépassé dans le monde), et explose l’audimat des médias

Presque 2 ans plus tard, il renouvelle le carnage avec la sortie de « Scream Aim Fire » (il s’inscrit 3ème du classement de vente en Europe dès la première semaine de sa sortie).

Produit par Colin Richardson (Machine Head, Funeral For A Friend) qui a aussi produit « The Poison », l’album dispose d’une mise en plis efficace et très accentuée. L’artwork est très appliqué avec une pochette parfaitement adaptée au sérieux du groupe et à leurs tendances sombres. De plus, nos anglais ont quitté leur label Trustkill Records pour Jive.

Musicalement les BFMV ne se sont pas éloignés de leurs influences. Bien qu’album qualifié de Heavy Melodique par Matt (chanteur lead), on conserve ces sonorités Metal-core qui font encore et toujours plaisir ; sans oublier les riffs accrocheurs à consonance effectivement très heavy, le côté Iron Maiden en plus accessible, plus FM. Car ce sont ces riffs et la voix tantôt mélodique, quoique un tantinet teenage, tantôt gueularde, qui font la recette des britanniques. Une recette (sur-)exploité dans le premier album, mais avec efficacité. Car de nouveau utilisée comme fondement de leurs titres, cette recette n’opère pas sur « Scream Aim Fire ». Ou du moins pas comme on l’attendait.

En effet « The Poison » recelait de refrains accrocheurs, de sonorités propres aux “tubes”, qui faisaient de l’album un grand. Seulement ici on se lasse trop vite. Il manque quelque chose. Les titres qui valent vraiment le coup se comptent sur les doigts d’une seule main…

Mettons toute fois de côté la comparaison avec « The Poison » (plutôt déprimante !) pour se concentrer sur « Scream Aim Fire » et sa composition.

Comme dit précédemment, le début rentre direct. Pas d’intro (… oui mais là je suis bien obligé de dire que « The Poison » en avait une !). Je trouve regrettable que le fill de batterie ne dure pas plus longtemps. Les instrus démarrent, on ne s’est pas encore posé sur notre pieu après avoir mis le CD dans le lecteur ! Les riffs sont rapides, précis, heavy, et pourtant les cordes graves font vibrer les baffles assez violemment. La mélodie y-est. Puis le chant… Immédiatement, on est frappé par la linéarité et le manque d’inspiration des lignes de chant. Les chœurs rattrapent heureusement le coup. Et c’est relativement de même sur tout le skeud. Par la suite les cris s’amènent et nous défoncent les tympans. Eux ils ont vraiment la gouache ! Alternant cris aigus et cris graves, c’est pour notre plus grand plaisir que ces messieurs, en particulier Jason James (basse, chœurs, cris) viennent exploser la rythmique. Pour ceux qui l’ignorait, Matt ne cris presque jamais. C’est Jason qui assure les beuglements. Et il le fait ici mieux que jamais. Les paroles quand à elle reste très simple, quoique parfois nœud-nœud, traitant de problèmes thèmes récurrents : guerre, suicide, société, désespoir amoureux, etc.…

La ligne rythmique est victime du même gâchis que les chants : trop linéaire, pas assez de pèche. Elle se cantonne dans son socle rythmique de manière très contrariante. Trop peu mise en avant, on regrette le côté fougueux de Michael Thomas (batterie) dont il nous avait comblé avec leurs tout premiers titres.

En conclusion, une grande déception. Trop peu d’énergie. Même sur scène les nouveaux titres ne parviennent pas à me convaincre. De plus, au jeu de scène déjà précédemment pauvre, il semblerai que (par dédain ? lassitude ? fatigue ?) les BFMV soient en plein crash charismatique.

Les titres à écouter : Waking The Demon (une tuerie ! La seule qui vaut le coup sur scène), Scream Aim Fire, Take It Out On Me, Eye Of The Storm (éventuellement…), Deliver Us From Evil (pourquoi pas…).

Roadrunner United - The All-Stars Sessions. 2005 Roadrunner Records.

November 20th, 2007 by supercheche

1. The Dagger
2. The Enemy
3. Annihilation by the Hands of God
4. In the Fire
5. The End
6. Tired ‘n Lonely
7. Independance (Voice of the Voiceless)
8. Dawn of a Golden Age
9. The Rich Man
10. No Way Out
11. Baptized in Redemption
12. Roads
13. Blood & Flames
14. Constitution Down
15. I Don’t Wanna Be (A Superhero)
16. Army of the Sun
17. No Mas Control
18. Enemy of the State

Pas évident de chroniquer cet album. Regardez le Line Up ! Et vous croyez que je vais décrire le jeu de chacuns des zikos !!! Haha. Et pourquoi pas chroniquer chaque chanson ! … Hem…Bon bah… J’ai pas trop le choix, c’est ca ?
De rapides explications : les quatre capitains de cet album ( vous le verrez dans le rôle des compositeurs ) sont Joey Jordison ( Slipknot, Murderdolls ), Dino Cazares ( ex-Fear Factory, ex-Brujeria ), Robert Flynn ( Machine Head ) et Matthew Heafy ( Trivium ). Cet album fète les 25ans d’existence du label Roadrunner Records. 57 artistes ont participés à ce projet, issus de 45 groupes différents.

- THE DAGGER : Métal-core progressif
Musique écrite par Robert Flynn
Paroles écrites par Howard Jones and Robert Flynn

On a peut de mal à savoir qui a composé cette chanson… Beaucoup de sonorités typiquement Machine Head, des riffs lourds un instant, mélodique un autre moment. Des cris, des chants. Bref un bon petit Melting-pot. Cela dit, prod et mix irréprochable, des sonorités accrocheuses bourrées d’énergie. Les alternances des chants de Rob Flynn, Howard Jones et Mr.Cavalera sont ultravitaminées. Et le solo de Jeff Waters se démarque et fera baver quelques amateurs de 6 cordes…

- THE ENEMY : Métal-core
Musique écrite par Dino Cazares and Roy Mayorga
Paroles écrites par Mark Hunter

Mmmm… Le régal sonore. La voix de Mark Hunter de Chimaira est parfaitement adapté et les phrases se surplombent sans relacher la tension. Une rythmique typiquement commune au style mais terriblement efficace. Un solo diablement cacophonique et qui relève de l’instinct primitif de l’animal. De bout en bout, ces messieurs nous tiennent par où je pense, et ils ne lacheront prise qu’au bout de presque 5 ( trop ) courtes minutes.

- ANNIHILATION BY THE HAND OF GOD : Death Metal
Musique écrite par Joey Jordison and Rob Barrett
Paroles écrites par Glen Benton

Un bon vieux Death aux rythmiques sur-appuyé et aux rares mélodies griffantes. Attention ! “Bon vieux Death” veut pas dire Old-school et bien cradoque ! Prod clean bien entendu ( le mixage de cette chanson n’a toutefois pas dû être aisé ). Des blast-beats de Mr.Jordison d’une rapidité fulgurante, et une précision rythmique de la part de tous digne des titres les plus comliqués de Fear Factory. La voix grasse et profonde à souhait. On aime… ou pas.

- IN THE FIRE : Heavy Trash
Musique écrite par Matthew K. Heafy
Paroles écrites par King Diamond

Ca sent le Heavy à plein nez, dès le début… la vitesse est de mise, et la voix débute rapidement. Voix de King Diamond, totalement opposé à celle du titre précédent. Les guitares très harmonisés ( les 2 gratteux de Trivium )restes simples, si l’on exclu les solos techniques. La rythmique manque toutefois un peu d’efficacité.

- THE END : Emo
Musique écrite par Dino Cazares
Paroles écrites par Matthew K. Heafy

Chanson un peu pompette. Quoi que la guitare reste sympa et les mélodies assez agréables. La voix de Matt Heafy est beaucoup travaillé ( une note du refrain réhaussé au mix ). Un piano trop discret viens s’apposer vers la fin. Et le côté artificiel fait très sonorités MIDI. Un titre qui aurait pu avoir du potentiel… “aurait”.

- TIRED’N LONELY : Punk-Métal
Musique écrite par Joey Jordison
Paroles écrites par Keith Caputo

Sympa, mais comme beaucoup de chanson de ce style, un peu bateau. Le refrain est assez dynamique et la mélodie de bonne qualité. Mais c’est bougrement plat. Même le solo ne tire pas son épingle du jeu alors qu’il aurait pu avoir une grande place. Et franchement ca fini par gaver. Le riff du pont part d’une bonne idée mais il manque vraiment quelque chose.

- INDEPENDENTE ( VOICE OF THE VOICELESS ) : Métal-core
Musique écrite par Robert Flynn and Phil Demmel
Paroles écrites par Max Cavalera

Enfin ca se reveille un peu. Les derniers titres avait un côté californien bougrement déplaisant, mais là on s’amuse enfin un peu. Mr.Cavalera bien sûr au chant. C’est toujours bon à entendre. Quoique manquant un peu de basse, le son arrache et toutes les parties sont à leurs places, et sont exploitées avec efficacité. Encore un solo de Jeff Waters qui tabasse, et des mélodies travaillés, notamment après le solo, et pendant l’outro. La rythmique a vraiment la patate tout le long du titre.

- DAWN OF A GOLDEN AGE : Death Mélodique
Musique écrite par Matthew K. Heafy
Paroles écrites par Dani Filth

Tout peut se résumer à : des sonorités très Dimmu Borgir. Dani Filth nous remontre ces talents de multi-vocaliste. Les puristes du Black seront décu, c’est sur. Ryhtmique très rapide, mélodies déchirantes et interlude au piano bienvenue. Toutefois, le mix ma parait assez évasif : trop clean et trop de sonorités aigü. Une différence de mix s’étale sur tout le titre. Musicalement ce titre est intéressant, mais peut-être pas comme on pourrait le penser…

- THE RICH MAN : Trash-Métal Progressif
Musique écrite par Robert Flynn
Paroles écrites par Corey Taylor

C’est lent à démarrer… En plein milieu d’album. On reconnait la touche Rob Flynn dès le début des sonorités de la gratte. Mais quand ca démarre, on retrouve un Corey Taylor qui se dérouille la gorge. Dès l’instant où le couplet démarre, on attent le prochain refrain. Car ce dernier fait tout le charme de ce titre. Le reste s’enffonce dans des sonorités peu captivantes. Avec Machine Head, Rob nous avait habitué à bien mieux…

- NO WAY OUT : Punk Californien
Musique écrite Joey Jordison and Matt Sepanic
Paroles écrites par Daryl Palumbo

Arghh. Je survolerai cette chanson relativement poisseuse. Le mix est inadapté au Punk gaga de ce titre. Ce qui ne l’aide pas à se faire une place. La rythmique est sympa, dansante. Les mélodies émo typiquement My Chemical Romance sont assez vaseuses, mais peuvent être agréable… Selon notre humeur…

- BAPTIZED IN THE REDEMPTION : Métal-core
Musique écrite par Dino Cazares and Roy Mayorga
Paroles écrites par Dez Fafara

Dans la série du Métal-core de cet album, quoique un peu plus nerveux et agressif. Dez Fafara joue sur ses 2 cris différents pour apporter une nuance interéssante au titre. Les riffs manquent un peu d’efficacité. La construction est habituelle mais exploitée à merveille. On sent que Roy Mayorga a participé à sa composition car la rythmique se fait ressentir à chaque instant. On notera toutefois un solo très adapté au titre.

- ROADS : Acoustique
Musique écrite par Josh Silver
Paroles écrites par Mikael Åkerfeldt

Opeth ? Oui c’est bien Mikael qui chante. Un talent de plus pour monsieur : il chante à merveille et sa voix captive. On reconnais Type O Negative dans la musique. Des instruments magnifiques sont utilisés tel qu’un synthé débordant d’effet qui ajoute à la mélancolie et des violoncelles à la présence valorisante pour le titre. Débordant de beauté et de finesse, laissez vous porter. Et vite, car sa durée est vraiment trop courte… On n’abuse pas des bonnes choses, mais quand même.

- BLOOD & FLAMES : Heavy
Musique écrite par Matthew K. Heafy
Paroles écrites par Jesse David Leach

Pour ceux qui avaient tendance à s’endormir avec le titre précédent. Cela dit, on retrouve une mélodie magnifique lors du refrain, qui en dégage vraiment. Le son très heavy fait ressortir le claquant de la batterie et les finnesses du jeu de guitare. Heureux de reconnaitre Jesse David Leach, qui tiens le micro pour ce titre, et nous emmène dans l’ancien Killswitch Engage où il était à cette même place. Il n’a pas regressé. A ca non.

- CONSTITUTION DOWN : Heavy Power
Musique écrite par Joey Jordison and Matt Sepanic
Paroles écrites par Peter Steele

Début assez étrange, mais on retrouve une panoplie de riffs, qui nous rappele la griffe de Pantera. La vitesse de Joey est de mise, et les guitares ne sont pas à la traine. La voix de Peter Steele fait ressortir le penchant Heavy. On regrettera parfois des lenteurs, au rôle douteux, au profits de choeurs qui alourdissent la dynamique. Je note : le cris de Mr.Steele à la fin serait-il directement tiré des beuglements de Vulgar Display Of Power ?!?!

- I DON’T WANNA BE A SUPERHERO : Punk à roulette
Musique écrite par Matthew K. Heafy
Paroles écrites par Michale Graves

Encore du Punk. OK. Mais là ca a déjà plus de geule. Papa Roach aurait pu composer ce titre. Avec les paroles digne de Captain America d’Anti-Flag !! Elle a quand même une sacré pèche. Et le mix est déjà de bien meilleur qualité. Les solos en second plan sont péchus et appuient la voix dans son débit de paroles presque incessant, qui martèle la tête de son et de mélodies exécutés à la perfection. On peut ( comme moi ) y-prendre du plaisir, ou trouver ca à gerber, ca donnera toujours envie de secouer la tête !

- ARMY OF THE SUN : Emo-métal
Musique écrite par Robert Flynn and Dave McClain
Paroles écrites par Tim Williams

Avant de vous avancer sur le style de cette chanson, écoutez là. Beaucoup trafiqué en studio, tout se démarque. La voix et ses nuances sont décoiffantes ( très Mudvayne ), les riffs surpuissants, la rythmique construite, et les mélodies… Gigantesques. Army Of The Sun prend les tripes et dégage une pureté incroyable. Je ne compte plus les centaines de fois que cette chanson est parvenu jusqu’à mes oreilles… Et jamais une fois de trop.

- NO MAS CONTROL : Indus-métal
Musique écrite par Dino Cazares and John Sankey
Paroles écrites par Cristian Machado

La rythmique appuyée par la double pédale et par la corde grave… C’est ? c’est ?? Du Fear Factory. En plein dedans. Précisions oblige ( et non, ce n’est pas Raymond Herrera derrière les fûts ), on retrouve des mélodies industrielles, sorties tout droit des usines désaffectés des films d’horreur. Cristian Machado relève le défi de chanter tel que Burton C. Bell l’aurait fait, avec bien sur des cris très Ill Nino, fidèle à lui même. Au final, le son est trop propre pour pouvoir prétendre à du Fear Factory pur… C’est pas plus mal pour l’identité du titre.

- ENEMY OF THE STATE : Doom Mélodique
Musique écrite par Joey Jordison
Paroles écrites par Kyle Thomas

7 artistes différents pour cette chanson. Encore Mr.Jordison derrière les fûts. Relevant de la lenteur accentuée, l’ambiance est vite définie ( des rires font flipper !! ). Seulement : elle est magnifique. On ne peut pas le nier. Le travaille au mix est colossal, mais récompensé par la qualité. D’une grande beauté, les musiciens jouent avec nos émotions. On se perd dans les méandres des sensations. Très peu de chant, et c’est pas plus mal. Non pas que la voix de Kyle Thomas soit désagréable, mais seul les instruments peuvent faire de cette puissance sonore un hymne à la pureté auditive et à l’énergie de la musique.

From Autumn To Ashes - Holding A Wolf By The Ears. 2007 Vagrant Records

October 21st, 2007 by supercheche

Tracklist

1. Deth Kult Social Club
2. On The Offensive
3. Recounts And Recollections
4. Daylight Slaving
5. Delusions Of Grandeur
6. Sensory Deprivation Adventure
7. Every Thing I Need
8. Underpass Tutorial
9. Love It Or Left It
10. Travel
11. A Goat In Sheep’S Rosary
12. Pioneers

Ben… A peu près à 3 secondes après avoir appuyé sur play, et vous savez à quoi vous attendre. C’est sûr, la voix ne ressemble pas à celle du chanteur de Deicide, Glen Benton, mais cela ne l’empèche pas de surprendre aussi par son originalité. Car elle est crié ( bah oui, c’est du screamo quoi ) et on s’inquiète assez pour la gorge du malheureux gémisseur. Il donne vraiement tout ce qu’il a. Ca dégage.
Mais une voix sans la musique qui va avec, ca vaut pas grand chose ( écouter The Fiction We Live de 2003, relativement dans le même esprit ). Seulement voilà : nos p’tits gars du New-Jersey nous offrent une galette blindée de riffs titanesques ( celui de Deth Kult Social Club, vers 1′50, est gigantesque !! Une vrai claque ! ) et se débrouillent pour insérer des breaks qui boost la rythmique !

On notera une certaine technicité dans l’ensemble. En plus de la parfaite maitrise des voix, chantée comme criée, les instruments sont carrés, et efficaces. La batterie est typée et technique, la basse ( bien que trop mis à l’écart ) suit le mouvement et rempli sont rôle. Les guitares sont assez simples, mais toujours pareil : sa joue bien et précis. Pas de solo, les difficultés se situent au niveau des riffs, par la vitesse d’éxecution notamment. Le chant tient une grande place dans leurs expressions et dans les sensations. Une grande faculté à faconner des mélodies qui n’est pas donné à tout le monde…

Du mixage, il ressort une agréssivité et une profondeur sonore de grande qualité. On remarque que malheureusement la longueur des titres est la même a chaque fois !
Le plus court : 2′49. Le plus long 3′51 ! Sur 12 titres, ca enlève l’effet de diversité par la longueur…

Cette album fait plaisir à entendre de la part de FATA, surtout à cause de leur précédents albums, dont on regrette l’efficacité primaire du style. Il recadre la musique du groupe ( suite à leur précédent opus Abandon Your Friends, assez posé ) et déborde d’énergie. Groupe à voir en live, l’histoire de déguster…

Buried Inside - Chronoclast. 2005 Relapse Records

October 21st, 2007 by supercheche

Tracklist

1. Introduction
2. Time As Ideology
3. Time As Methodology
4. Time As Surrogate Religion
5. Time As Imperialism
6. Reintroduction
7. Time As Abjection
8. Time As Automation
9. Time As Commodity
10. Time As Resistance

Ce n’est pas un groupe que je chronique, c’est une âme. Ce n’est pas un album, c’est une force, une énergie. Ce n’est pas un groupe de métal, c’est Buried Inside.

4 années se sont écoulées depuis leur précédente apparition dans les bacs. C’est en 2005 qu’ils pondent un OVNI. Buried Inside est au Hardcore ce que Tool est au Métal. Ils nous éclairent sur ce qu’est la méthodologie à l’idéologie, ce qu’est l’impérialisme à la religion, ou encore ce qu’est la résistance à l’abjection. Ces mots ne viennent pas de moi, mais bien d’eux. De leur tripes. Parceque leur tripes, ils les ont crachées pour donner naissance à cet opus ( si ce n’est obus… ).

La musique. Ces mecs là révolutionnent la musique. Etouffés par l’ombre des groupes technico-commerciaux, ils étalent littéralement toutes les sources et creusent dans les abysses de leur musique. Magnifique, sublime, risquée, tenace, directe, messagère, chaotique, ré-vo-lu-tio-nnaire…

Sur le plan instrumental, deux guitares, une basse, une batterie. On notera la sublime présence de deux violoncelles en duo sur la mélodie maitresse lors de la ré-intrduction. Les guitares se complètent, bien que l’une ( effet stéréo maitrisé ) se démarque en marquant le lead et griffant le rythme de mélodie d’ampleur clinique… Les plans de batterie sont remarquablement construits, précis, et hors norme. La basse appuie les mélodies tout en soutenant les décalages rythmiques volontaires de Mike Godbout. On retrouve néanmoins quelques réccurences de mélodies qui mettent en rapport chaque titre entre eux ( notamment la mélodie de l’introduction, et de la ré-introduction ). Il est difficile de distinguer les différentes parties. Quand vous mettez le pied dans un univers parallèle imaginaire et chaotique, vous ètes plus préoccupé à observer, à vivre cet univers et à chercher à le comprendre qu’à apprendre le nom des lieux… Délimitées par l’introduction et la ré-introduction, on a toutefois bien 2 parties disctinctes, et d’étranges parallèlismes établis entre elles ( ex : Time As Methodology et Time As Automation ).
Les paroles elles sont la voix narrative. La seule tête pensante de cet univers. La seule qui voit et observe, et non pas percoit. La seule qui comprend. Philosophique au plus au point, elle ne classifie que ce que vous croyez entendre.

Oubliez tout ce que vous savez sur les gammes, les rythmiques binaires, la société, le business, la terre, et ressentez. Buried Inside c’est une musique, une odeur, une succesion d’image, un goût, une âme palpable. Une énergie sensitive. Une révélation chaotique.

Je ne peux rien ajouter. Je n’ai pas suffisament de prétention pour pouvoir les juger. J’ai fourni une vision, ma vision de leur monde qu’ils ont créé. Or chacun voit sa propre version. Le meilleur moyen de savoir ce que la terre vaux, ce que vous valez, ce que Buried Inside vaux, c’est d’ouvrir sa porte à Chronoclast.

The Gaïa Corporation - Equilibrium. 2006 Overcome Records/Wynona Records

October 21st, 2007 by supercheche

Tracklist

01. The Day Mother Earth quit living
02. The Deadline
03. Pitchblack
04. Wonderwall
05. One of a kind

Difficile de croire que 2 de ces gars là s’adonnent à une pop mielleuse avec Vanilla Sky. Enfin bon… Je ne suis pas là pour critiquer ce dernier.

Intro assez déboussolante. TGC s’offre le luxe, pour son premier EP, d’offrir une intro, soignée qui plus est. Elle est assez étrange sans pour autant fournir quelque chose de valable. Trop flottante, et trop peu de personnalité.

L’émo-core qu’ils font suit la recette simple du genre : riffs rapides et lourds, voix criarde, arrachée, batterie sèche et osée, mais grasse ( de nombreuse gammes de fréquence couvertes, autant dans les basses que dans les aigüs ) ; tout ce joyeux bordel conjugué à des mélodies d’une grande finesse, et des instruments tel qu’un piano qui donnerai envie de pleurer un jour de coup de blues, une voix lead distincte et agréable, naturelle et harmonieuse ( le refrain de One Of A Kind est superbe et techniquement très propre).

Malheureusement, peu de disctinction entre les titres, trop de similitudes, trop de fois la même recette. Excepté la surprenante et imposante reprise de Wonderwall d’Oasis. Recomposition ( les gammes sont différentes ) tout à fait valable, blindée d’énergie. Pour ma part, meilleur que l’original ( et oui. Mais je n’ai rien à dire sur Oasis, ils sont les créateurs ! ) et probablement décoiffante en live !

Régulièrement, les cris viennent soutenir la voix mélodique, comme le ferai un choeur. Mais trop peu de riffs et de rythmes dignes de cette voix. C’est encore trop aérien. Trop évasif. Il manque un peu de lourd, d’agressivité. Ou alors calmer les parties violentes… Mais là, c’est un peu entre les deux, sans apporter quelque chose au genre.

Je rappelle que cet album est un EP, et en aucun cas un album complet. Trouvez moi donc des démo qui sonne comme ca… Des gars qui ont de l’avenir, en espérant que leur style va s’affiner et se préciser d’ici leur première galette. J’attend et je surveille de près…

Genghis Tron - Dead Mountain Mouth. 2006 Crucial Blast Records

October 19th, 2007 by supercheche

Tracklist

1. The Folding Road
2. Chapels 1
3. From The Aisle
4. Dead Mounain Mouth
5. White Walls
6. Badlands
7. Greek Beds
8. Asleep On The Forest Floor
9. Warm Woods
10. Lake Of Virgins

Un point à mettre au clair : Genghis Tron est classé dans la catégorie Death Grind ( très justifié ) mais l’électro surplombe l’ensemble de l’album. A écouter, car unique.

C’est sur, les 30 premières secondes de l’album peuvent surprendre… Peut-être par une certaine cacophonie…

Puis bienvenue dans le Genghis Tron World. Les mélodies électro-torturées restent, mais surplombées d’une violence qui rappelle le marteau pour casser l’oeuf. Guitare rythmique et basse quasi-inaudibles, guitare lead brouillon, style solo éclair, batterie Hardcore à l’extrême et cris qui font plus penser à un bon film de torture qu’à autre chose…

Seulement voilà : bah ça sonne… Plutôt bien, voire très bien.

L’électro est clairement exprimé, le rythme tantôt survolté, tantôt limite disco, puis Doom/Black, des “stop” net, mais qui ne font que redonner encore plus de gouache quand ça va péter… Seule la voix reste linéaire et puissante.
Malgré ces variations de styles indéfinissables, le tempo reste bien stable, et la tête s’agite…

The Folding Road n’est qu’une entrée en matière. Ce titre définit le groupe et son esprit, et surtout la violence que vous allez prendre dans les oreilles.

Chapels est une claque. Ca rentre dans le lard, ça arrache les oreilles dès le début. Attention à ne pas mettre le lecteur trop fort, ça peut surprendre…

From the Aisle fait ressortir une ambiance électro-doom dérangeante, quoi que plutôt calme ; Dead Mountain Mouth est une des plus efficace, avec rythme déchainée et ultra-rapide, et mélodie guitare seule titanesque et parfaitement confondue.

White Walls s’inscrit dans la même nervosité que le titre précédent, quoi que moins péchu, et conserve aussi un calme étrange vers la fin… On reste prêt toutefois à sursauter… Badlands est entièrement représentatif du côté électro. Il constitue toutefois la première baisse de tension de l’album…
Greek Beds décoiffe, mais c’est plus carré, plus indus lourd… Toutefois, la mélodie fait frissonner…
Début électro pur avec Asleep On The Forest Floor. Puis une partie bourrine sans excès, qui ne se démarque pas forcément de l’album.
Warm Woods, elle, excèle… Mélodie gigantesque, électro qui transporte, même le rythme déchainé donne plus envie de fermer les yeux que de sauter partout.
Lake Of Virgins constitue une très bonne fin d’album : un bordel de chacal au début, et une électro-mélodie savoureuse, qui s’ajoute au rythme speed-thrash, dans la dernière partie.

La ou GT se surpasse, c’est par dessus la réa impeccable, une précision incroyable dans les cacophonies surprenantes de chaque instrument. Et croyez moi, il y en a…

Je ne pense pas qu’à la première écoute on accroche forcément… Trop dérangeant ( sauf pour les habitués de Punish Yourself et Crossbreed… ). Mais je vous assure que ce truc là quand il vous rentre dans l’crâne, c’est l’effet d’une bombe conjugué à l’idée de l’infini sidéral…

Kobayes - A Bout De Souffle. 2005 Bivouac Productions

October 19th, 2007 by supercheche

Tracklist

1. Nouveau Monde
2. Simple Comme Une Balle
3. N’Être Que Soi
4. Le Prix À Payer
5. Apokalypse
6. Carpe Diem
7. Do You Like My Sexy Shoes?
8. KDS
9. Lever Les Yeux
10. Kobfeat.
11. Monster
12. À Bout De Souffle

Très vite, c’est la puissance des guitares saturées mais précises qui nous secouent… On comprend vite que ce n’est pas le Kobayes qui a pondu “Unité”, ou alors, leur musique à pris un tournant marqué, surprenant…

Il se trouve heureusement que c’est le bien même groupe…
Nouveau Monde met les choses au clair quand au style Punk-core ( voire plus hardcore… ) que Kobayes a adopté.
Voix péchues, qui viennent du fond de la gorge, et cris psychotiques, tempo déchainés et paroles anarchistes, anti-société quoi…

Puis avec Simple Comme Une Balle, commencent les choses un peu plus sérieuses… Kobayes nous fournit une mélodie de guitare appuyée par une batterie précise, mais sans relâcher cette pression hardcore… Quelques phrasés plus ou moins raps dynamisent parfois les ponts et couplets, sans s’éloigner de la brutalité rythmique et de la ligne mélodique.

N’être que soit s’annonce plus posé, plus appuyé. On ressent un peu plus l’idée des phrasés raps et les paroles sont assez claires, car ce titre n’est principalement que basé la dessus.

Attention, là ça décoiffe. Le Prix A Payer envoie la sauce… Du Hardcore déchainé dont les paroles tournent autour de la première phrase que l’on entend en plein break : “J’emmerde votre putain de société”… Ca c’est fait… Plus question de lacher la pression, c’est l’envie de tout casser qui file des migraines, Kobayes va vous faire saliver, préparez vous à dégueulasser la moquette.

Apokalipse est la chanson phare : paroles misanthropes, couplets rap et refrain carrément vomi par la 2nd voix, mélodies guitares sublimes, rythme entêtant, batterie adaptée à la surtension et pont de fin qui retourne la tête et donne envie de crier et de cracher ses tripes “C’est Maintenant”.

On retrouve l’esprit du Prix à Payer dans Carpe Diem. Les cris vers les 2min sont vraiment sublimes…

Do You Like My Sexy Shoes montre un côté plus festif de Kobayes, en clair du “core’n'roll”… On y retrouve l’hymne “Sex, Drugs and Rock’n'roll”, et aussi le premier solo de guitare !

KDS appuie bien la rythmique avec plusieurs stop, plus ou moins démarqués et une synchro très marquée entre batterie-guitare-bass.

hormis le début et la fin instrumental, Lever les Yeux s’annonce basé sur le chant, tel que N’être Que Soit… C’est qu’ils en ont des choses à dire les Kobayes… Le premier bémol car trop linéaire. Le son fait répétitif.

Encore des voix avec Kobayes Featuring, mais bien plus attirant, notamment grâce à la grosse voix. Un peu plus délire mais notre oreille peut commencer à décrocher.

Monster tient la pression de Carpe Diem, mais c’est se réveillé pour mieux se rendormir, car il faut vraiment adorer Kobayes ( comme moi !! ) pour rester attentif aux nuances, etc… On décroche… C’est heureusement le calme avant la tempête…

Le titre éponyme, A Bout de Souffle, mixe rap crié et hardcore décoiffant. Plusieurs qualités de Kobayes se démarquent ici : les paroles parfaitement harmonisées, rythme sur-appuyé, cris arrachés, et surtout une fin de titre, comment dire, qui coupe le souffle… Le chanteur se déchire les cordes vocales pour hurler le titre, les guitares s’accumulent dans la monté de tension. Ca choc, ça percute, ça déménage, ça prend les tripes, c’est ce que Kobayes cherchait.
Ces quelques minutes vous donneront envie de vous retaper cet album, de re-savourer la pression et de ressentir de nouveau votre coeur s’accélérer…

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