1. Scream Aim Fire
2. Eye of the Storm
3. Hearts Burst Into Fire
4. Waking the Demon
5. Disappear
6. Deliver Us From Evil
7. Take it out on Me
8. Say Goodbye
9. End of Days
10. Last to Know
11. Forever and Always
Bonustrack
12. No Easy Way Out
Les BFMV font parti de ceux qui se retrouvent propulsés au sommet de l’échelle en un laps de temps record. Leur premier EP en 2004 passe inaperçu. Même « Hand Of Blood », leur premier pseudo-album, ne frappe pas très fort. Seulement voilà : avec la sortie de « The Poison » en 2006, ils enchainent les plus grandes scènes (Rock am Ring, Brixton Academy), culmine dans les meilleurs ventes (plus de 350000 aux USA, le million largement dépassé dans le monde), et explose l’audimat des médias
Presque 2 ans plus tard, il renouvelle le carnage avec la sortie de « Scream Aim Fire » (il s’inscrit 3ème du classement de vente en Europe dès la première semaine de sa sortie).
Produit par Colin Richardson (Machine Head, Funeral For A Friend) qui a aussi produit « The Poison », l’album dispose d’une mise en plis efficace et très accentuée. L’artwork est très appliqué avec une pochette parfaitement adaptée au sérieux du groupe et à leurs tendances sombres. De plus, nos anglais ont quitté leur label Trustkill Records pour Jive.
Musicalement les BFMV ne se sont pas éloignés de leurs influences. Bien qu’album qualifié de Heavy Melodique par Matt (chanteur lead), on conserve ces sonorités Metal-core qui font encore et toujours plaisir ; sans oublier les riffs accrocheurs à consonance effectivement très heavy, le côté Iron Maiden en plus accessible, plus FM. Car ce sont ces riffs et la voix tantôt mélodique, quoique un tantinet teenage, tantôt gueularde, qui font la recette des britanniques. Une recette (sur-)exploité dans le premier album, mais avec efficacité. Car de nouveau utilisée comme fondement de leurs titres, cette recette n’opère pas sur « Scream Aim Fire ». Ou du moins pas comme on l’attendait.
En effet « The Poison » recelait de refrains accrocheurs, de sonorités propres aux “tubes”, qui faisaient de l’album un grand. Seulement ici on se lasse trop vite. Il manque quelque chose. Les titres qui valent vraiment le coup se comptent sur les doigts d’une seule main…
Mettons toute fois de côté la comparaison avec « The Poison » (plutôt déprimante !) pour se concentrer sur « Scream Aim Fire » et sa composition.
Comme dit précédemment, le début rentre direct. Pas d’intro (… oui mais là je suis bien obligé de dire que « The Poison » en avait une !). Je trouve regrettable que le fill de batterie ne dure pas plus longtemps. Les instrus démarrent, on ne s’est pas encore posé sur notre pieu après avoir mis le CD dans le lecteur ! Les riffs sont rapides, précis, heavy, et pourtant les cordes graves font vibrer les baffles assez violemment. La mélodie y-est. Puis le chant… Immédiatement, on est frappé par la linéarité et le manque d’inspiration des lignes de chant. Les chœurs rattrapent heureusement le coup. Et c’est relativement de même sur tout le skeud. Par la suite les cris s’amènent et nous défoncent les tympans. Eux ils ont vraiment la gouache ! Alternant cris aigus et cris graves, c’est pour notre plus grand plaisir que ces messieurs, en particulier Jason James (basse, chœurs, cris) viennent exploser la rythmique. Pour ceux qui l’ignorait, Matt ne cris presque jamais. C’est Jason qui assure les beuglements. Et il le fait ici mieux que jamais. Les paroles quand à elle reste très simple, quoique parfois nœud-nœud, traitant de problèmes thèmes récurrents : guerre, suicide, société, désespoir amoureux, etc.…
La ligne rythmique est victime du même gâchis que les chants : trop linéaire, pas assez de pèche. Elle se cantonne dans son socle rythmique de manière très contrariante. Trop peu mise en avant, on regrette le côté fougueux de Michael Thomas (batterie) dont il nous avait comblé avec leurs tout premiers titres.
En conclusion, une grande déception. Trop peu d’énergie. Même sur scène les nouveaux titres ne parviennent pas à me convaincre. De plus, au jeu de scène déjà précédemment pauvre, il semblerai que (par dédain ? lassitude ? fatigue ?) les BFMV soient en plein crash charismatique.
Les titres à écouter : Waking The Demon (une tuerie ! La seule qui vaut le coup sur scène), Scream Aim Fire, Take It Out On Me, Eye Of The Storm (éventuellement…), Deliver Us From Evil (pourquoi pas…).