In Supercheche’s dreams…

Mes Chroniques, mes Live Reports

Kobayes - A Bout De Souffle. 2005 Bivouac Productions

October 19th, 2007 by supercheche

Tracklist

1. Nouveau Monde
2. Simple Comme Une Balle
3. N’Être Que Soi
4. Le Prix À Payer
5. Apokalypse
6. Carpe Diem
7. Do You Like My Sexy Shoes?
8. KDS
9. Lever Les Yeux
10. Kobfeat.
11. Monster
12. À Bout De Souffle

Très vite, c’est la puissance des guitares saturées mais précises qui nous secouent… On comprend vite que ce n’est pas le Kobayes qui a pondu “Unité”, ou alors, leur musique à pris un tournant marqué, surprenant…

Il se trouve heureusement que c’est le bien même groupe…
Nouveau Monde met les choses au clair quand au style Punk-core ( voire plus hardcore… ) que Kobayes a adopté.
Voix péchues, qui viennent du fond de la gorge, et cris psychotiques, tempo déchainés et paroles anarchistes, anti-société quoi…

Puis avec Simple Comme Une Balle, commencent les choses un peu plus sérieuses… Kobayes nous fournit une mélodie de guitare appuyée par une batterie précise, mais sans relâcher cette pression hardcore… Quelques phrasés plus ou moins raps dynamisent parfois les ponts et couplets, sans s’éloigner de la brutalité rythmique et de la ligne mélodique.

N’être que soit s’annonce plus posé, plus appuyé. On ressent un peu plus l’idée des phrasés raps et les paroles sont assez claires, car ce titre n’est principalement que basé la dessus.

Attention, là ça décoiffe. Le Prix A Payer envoie la sauce… Du Hardcore déchainé dont les paroles tournent autour de la première phrase que l’on entend en plein break : “J’emmerde votre putain de société”… Ca c’est fait… Plus question de lacher la pression, c’est l’envie de tout casser qui file des migraines, Kobayes va vous faire saliver, préparez vous à dégueulasser la moquette.

Apokalipse est la chanson phare : paroles misanthropes, couplets rap et refrain carrément vomi par la 2nd voix, mélodies guitares sublimes, rythme entêtant, batterie adaptée à la surtension et pont de fin qui retourne la tête et donne envie de crier et de cracher ses tripes “C’est Maintenant”.

On retrouve l’esprit du Prix à Payer dans Carpe Diem. Les cris vers les 2min sont vraiment sublimes…

Do You Like My Sexy Shoes montre un côté plus festif de Kobayes, en clair du “core’n'roll”… On y retrouve l’hymne “Sex, Drugs and Rock’n'roll”, et aussi le premier solo de guitare !

KDS appuie bien la rythmique avec plusieurs stop, plus ou moins démarqués et une synchro très marquée entre batterie-guitare-bass.

hormis le début et la fin instrumental, Lever les Yeux s’annonce basé sur le chant, tel que N’être Que Soit… C’est qu’ils en ont des choses à dire les Kobayes… Le premier bémol car trop linéaire. Le son fait répétitif.

Encore des voix avec Kobayes Featuring, mais bien plus attirant, notamment grâce à la grosse voix. Un peu plus délire mais notre oreille peut commencer à décrocher.

Monster tient la pression de Carpe Diem, mais c’est se réveillé pour mieux se rendormir, car il faut vraiment adorer Kobayes ( comme moi !! ) pour rester attentif aux nuances, etc… On décroche… C’est heureusement le calme avant la tempête…

Le titre éponyme, A Bout de Souffle, mixe rap crié et hardcore décoiffant. Plusieurs qualités de Kobayes se démarquent ici : les paroles parfaitement harmonisées, rythme sur-appuyé, cris arrachés, et surtout une fin de titre, comment dire, qui coupe le souffle… Le chanteur se déchire les cordes vocales pour hurler le titre, les guitares s’accumulent dans la monté de tension. Ca choc, ça percute, ça déménage, ça prend les tripes, c’est ce que Kobayes cherchait.
Ces quelques minutes vous donneront envie de vous retaper cet album, de re-savourer la pression et de ressentir de nouveau votre coeur s’accélérer…

Rage Against The Machine - Rage Against The Machine. 1992 Epic Records

October 19th, 2007 by supercheche

Tracklist

1. Bombtrack
2. Killing In The Name
3. Take The Power Back
4. Settle For Nothing
5. Bullet In The Head
6. Know Your Enemy
7. Wake Up
8. Fistful Of Steel
9. Township Rebellion
10. Freedom

Pas le temps de chercher à comprendre ce qui nous arrive : Bomb Track décalque dès le début avec l’arrivée sublime, construite, précise, puissante, entrainante de la basse avec au manche Tim Commerford. Le groove funky est bien là.
Puis la guitare explose et la voix de Zach De La Rocha vient nous percer les tympans. Agressive, teinté de source rap, mais harmonisée parfaitement avec la basse et la guitare qui suivent toutes deux la même ligne mélodique.

Car la recette de RATM est là : des couplets appuyés par une rythmique et une mélodie linéaire et des refrains explosifs, qui nous montre que Zach de La Rocha sait aussi très bien beugler… Bien plus qu’un groupe phare des années 90, les RATM sont mondialement connus pour leurs forts messages politiques que Zach utilise pour fonder ses lyrics ( contre le racisme, le capitalisme et la mondialisation ).

Puis vient la légendaire Killing In The Name Of…
Les nuances de tempo sont parfaitement maitrisées… Morello utilise le son de guitare qui a fait sa réputation : saturé mais précis, et surtout qui ne suit aucun tracé harmonique précis, dans un but cacophonique mais terriblement efficace.

Settle For Nothing et Fistfull Of Steel sont très typées et peuvent mettre mal à l’aise : les refrains gueulés sont puissants et les riffs gigantesques, mais on retrouve ce côté cacophonique des lignes de guitare/basse. Dans les couplets, seul la voix de La Rocha et la batterie de Brad Wilk offre la teinte RATM. Le solo de guitare de Fisrfull Of Steel est un excellent exemple du son torturé de la guitare de Morello…

Dès Know Your Enemy, prenez votre souffle, car vous ne le reprendrez pas avant la fin de Wake Up…
2 chef d’oeuvre à la suite, c’est plus que ce que peut supporter un être humain !!! Know Your Enemy est probablement mon titre préféré tout confondu… Les nuances rythmiques confondent le tempo dans notre tête et toutes nos émotions sont aux services de la musique. Une maitrise parfaite des mélodies, et surtout, surtout, le riff de guitare du refrain tout simplement LEGENDAIRE…

Wake Up a été reprise pour Matrix… Puissante du début à la fin, on perçoit un côté plus Trash aux riffs. La musique agresse, violente mais balance !! Nom de dieu ça groove !

Cette galette est un monument d’anthologie. J’ai mis 20/20…
Je pouvais pas mettre moins. Le meilleur de RATM est sur ce CD, le meilleur du Funk/ Trash/Métal est sur ce CD, le meilleur de 4 musiciens de légende est sur ce CD…

Drop Dead, Gorgeous - In Vogue. 2006 Golf Records

October 19th, 2007 by supercheche

Tracklist

1. Dress for Friend Request
2. Girl, Are You on Your…
3. E.R.
4. Well, I Never…
5. Knife vs. Face Round 1
6. Marietta
7. Are You Happy
8. Fashion Your Seatbelts
9. In Vogue
10. Daniel, Where’s the Boat?
11. The Show Must Go On

Des petits nouveaux… Mais il ne faut que quelques secondes à DDG pour nous confondre dans le doute. Car leur musique n’a rien, mais alors vraiment rien d’un job de débutant…

Du Screamo-core-atmo, DDG maitrise aussi bien les passages aux claviers qui calme l’ambiance et font très vite planer, et les parties ultra-saturées aux cris d’égorgé…

Le meilleur lorsqu’il confonde ces 2 “types” ensemble. C’est possible et ça donne ça : une guitare rythmique parfois en accord avec un synthé - barouf de fond ; une guitare lead en harmonie avec le piano - mélodies gigantesques tantôt glauques et subtiles, tantôt arrachées et envahissantes ; une batterie qui alterne avec brio le bourrinage sec précis avec la rapidité et précision de l’émo-core ; une voix qui alterne chant étouffé du dernier souffle, mélodie punkish ( tout de même un peu beuglé, il faut bien l’avouer… ) et les cris arrachés comme un bébé métaleu qui hurle ( du Baby-core… :-)voir “Girl Are You On Your” ).

La prod est irréprochable. Son propre et maitrisé.
L’électro a une place importante au sein des ambiances émo-doom ( si j’ose dire… ) voir fin de “E.R.”.

Quoique parfois relevant quelques erreurs de jeunesse ( structure et transition un peu tirées par les cheveux… ), DDG livre une galette surpuissante qui vas faire très mal…

Pour les fans de Genghis Tron, The Devil Wears Prada et With Passion…

Banane Metalik - Sex, Blood and Gore’n'Roll. 2005 - Killer Bananas

October 19th, 2007 by supercheche

Tracklist :
1. 666% Gore ‘N’ Roll
2. Au Royaume De l’Hypocrisie
3. Les Enfants Des Ténèbres
4. Opus 666
5. A Tout Saigneur, Toute Horreur
6. Vade Retro Banana
7. Freaky Bitch Murder
8. Ride In Peace
9. Mieux Vaut Taré Que Jamais
10. Surfin’ Banana
11. Don’t Dictate My Way Of Life
12. La Valse Des Damnés
13. Enfer Et Contre Tous

Le nom du groupe inspire, la pochette aussi. Enfin… On sait surtout à quoi s’attendre… 11 ans après leur précédent album , les rennais se reforment et décident de renouveler leur expérience de la scène et leur culture gore’n'roll pour un nouvel opus attendu de tout les fadas qui ont connu leur première lancée.

Ils ont vieilli me direz vous… Ils se sont calmés.
Haha. Quelques secondes après avoir appuyé sur play, vous ravalerez votre salive.

A travers la puissance d’un chant aux textes incisifs, ce disque nous livre 13 titres de pur rock’n'roll sauvage. Une imagerie et des paroles (en français, anglais et espagnol) à base de culture horrifique (La valse des damnés, Vade rétro banana…), d’autres textes revendiquent à leur manière le refus des normes et du conformisme (Don’t dictate my way of life…).

Mélangeant habilement punk, métal, sex et gore, ils enchaînent avec qualité leurs compos toujours en mettant en avant les lyrics sauvages de Ced 666 ( dont la voix n’est pas sans rappeler celle de Bernie Bonvoisin, le chanteur de Trust ).

Naviguant entre accentuation des contre-temps, et riffs appuyant le tempo éffréné, la rapidité d’éxecution donne l’envie de secouer la tête de tout les côtés, en tirant la langue et accessoirement en bavant. C’est assez surprenant.

Les Banane Metalik entretiennent toutefois une atmosphère sombre, pronant le 666 et autres gateries précheuses.

Une choses est sur : ces mecs sont là pour s’éclater et foutre le boxon. On comprend mieux leur vision : la galette n’est qu’un prétexte à la mise en marche de la machine de la scène… Ils veulent s’éclater et tout bousculer. Les voir en concert c’est comme un petit détour par l’enfer… Le leur en l’occurence. Celui du Sex, Blood and Gore’n'Roll.

American Head Charge - The Feeding. 2005 - Metal Blade Records

October 19th, 2007 by supercheche

Tracklist

01. Loyalty
02. Pledge Allegiance
03. Dirty
04. Ridicule

05. Take What I’ve Taken
06. Leave Me Alone
07. Walk Away
08. Erratic
09. Fiend
10. Cowards
11. To Be Me

American Head Charge… Ces mecs sortent pour certains d’une maison de redressement… A écouter leur musique, c’est clair que ces mecs ne sont pas des fils à papa.
Loyalty envoie la sauce… Un rythme en ternaire ( assez rare pour du néo-métal ) qui carbure néanmoins à la violence.

Resultat : ca balance et ca dégage une puissance phénoménale.
Respectés durant tout l’album, ce sont des riffs puissants qui envoie la gouache, et surtout une voix gigantesque… Mention spécial au beugleur !

Ce sont des morceaux comme Pledge Allegiance, Ridicule, Walk Away, To Be Me et le titanesque Cowards ( mon dieu quel must… ), qui relèvent le niveau, car il est vrai que les riffs sont assez simples et répétitifs, même si ce n’est pas toujours les morceaux les plus compliqués les meilleurs…

On préfère tout de même les morceaux où on a affaire à du métal-core dégénéré ( dédicasse à Cowards… ) que les lenteurs excessives dont personnellement je me passerai bien, comme Take What I’ve Taken et Fiend…

Tout de même un bon album qui en dégage et qui impose un style bien différent des 2 précédents albums, que l’on peut parfois regretter lors des quelques longueurs.

PS : J’ai quand même mis 18/20 !! Ca vaut le détour… Perso j’suis devenu accro !…

Dagoba - What Hell Is About. 2006 Season Of Mist

October 19th, 2007 by supercheche

Tracklist

1. What Hell Is About…
2. Die Tomorrow (…What If You Should?)
3. The Fall Of Men
4. The Man You’re Not
5. Cancer
6. It’s All About Time
7. The Things Apart
8. The Things Within
9. Livin’ Dead
10. 042104
11. Morphine - The Apostle Of Your
12. The White Guy (Suicide)

Une chose est sûre : Dagoba a préféré appuyer l’ambiance par les effets électroniques et les sensations doom/death, mais cela au détriment de la violence originale, de l’instinct primaire du mec qui veut en foutre plein les oreilles avec son métal-core… C’est sûr, ça en déçoit quelques uns, dont moi. D’où ma préférence pour l’album éponyme.

Cela dit, si certains points ne sont pas brutaux, je me fais bonne-soeur. Dès le début, Dagoba met le paquet et nous montre que son petit voyage au Danemark ne l’a pas affaibli. 43 secondes pour le premier titre, dégrippage d’oreilles garanti. Tout ça présage un bon moment à passer…

Quoique toujours dans un esprit très similaire, chaque titre en envoie plein la tête… Le batteur use (abuse ?) de la double pédale et appuie chaque rythmique guitare/basse, pour un résultat qui n’est pas sans rappeller Fear Factory et son batteur “boîte à rythme” : Raymond Herrera. Cancer se distingue par une ambiance plus posée et des harmoniques qui rappellent le jeu du guitariste de Machine Head : Phil Demmel. On a même le droit à un titre calme et acoustique !! Mais 042104 passe très bien, Dagoba a osé, et je pense qu’ils ont eu raison… Ca leur offre un style qui se démarque plus de leurs inspirations.

Bémol : sur 12 titres, le premier est très court, The Things Apart et 042104 font office d’interlude, soit seulement 9 titres complets… Peut-être un peu léger…

On retrouve un Dagoba qui se façonne enfin une personnalité, mais qui s’éloigne également de la violence “primaire” qui fait si souvent plaisir…

Dagoba - Dagoba. 2003

October 19th, 2007 by supercheche

Tracklist

1. From Torture To Enslavement
2. Maniak
3. The White Guy (And The Black Ceremony)
4. Something Stronger

5. Another Day
6. Fate Contaminated In A Crystal Ball
7. Year Of The Scapegoat
8. Dopesick

9. Act.1 Part.2
10. Rush
11. The Chaos We’re Involved In
12. Here We Are

13. 4,2 Destroy
14. Pornscars
15. God Forgot Me

Dagoba… L’album éponyme d’une machine de démolition.
Leur 1er EP marque le début du carnage. Cet album marque son apogée.

Après une 50aines de secondes, ça pète. Maniak commence fort. La rythmique est survitaminé, les guitares ultra-saturées sont soutenues de bips électros qui rajoutent au sentiment de chaos, la batterie fait quelques excès de violence dont personnes ne se plaint, et la voix beugle des paroles morbides dignent du plus grand film d’horreur… Rien à dire ça arrache.

Summum de la violence avec The White Guy ( And The Black Ceremony ), Act 1 part 2 ou encore 4.2 Destroy. La première de cette liste est gigantesque. Cris étouffés, ambiance death en fond et rythmes sur-appuyés par la guitare claquante et la double pédale de Franky, qui perce le boucan d’enfer.

Egalement 3 titres faisant office d’interlude : From Torture To Enslavement, Fate Contained In A Crystal Ball et The Chaos We’re Involved In ( elle porte bien son nom et peut faire faire des cauchemars… ).

Toutefois, de grande éclaircies dans le champs dévasté avec Another Day, magnifique, Something Stronger, rythme fracassé, et le grand Rush, pas si calme que ça mais les rares mélodies laissent souffler la pression…

Il est clair, Dagoba fait pas dans la dentelle… Les cris se superposent dans un vacarme super-rythmé, clairement influencé par Fear Factory, mais d’une efficacité redoutable dont je ne peut vraiment plus me passer.

Un chef d’oeuvre du Death-Trash, sublime, puissant, chaotique, bref… Dagoba.

Godsmack - The Other Side. 2004 Replica Records

October 19th, 2007 by supercheche

Tracklist
01.Running Blind
02.Re-Align
03.Touché
04.Voices
05.Keep Away
06.The Spiral
07.Asleep

Quoi ?!? Nos métalleux de Godsmack sur une galette acoustique ?!? C’est difficile à y croire… Et pourtant.

Ils n’ont pas perdu leur temps, et à écouter Running Blind, Touche, Voices et leurs voisines de piste, je ne perds pas le mien…

Pondu en mars 2004, cet album représente l’autre côté, comme l’indique le titre, du groupe de Boston, maître du gros son, des compositions musclées et connu pour le manque de variété de ses titres.

The other side n’est pas véritablement un album en soi au vu de son nombre limité de titres (sept) et s’apparente plutôt à un EP. De plus, on retrouve parmi les chansons jouées trois titres déjà présents sur leurs albums ( Awake et Godsmack ). Les quatre autres sont inédites et même sans les guitares saturées on reconnaît sans problème la griffe du groupe.

La voix de Sully Erna est magnifique, plus aigü mais maitrisée à la perfection. Chaque ligne de guitare respecte son rôle et s’impose dans les titres comme maître des sensations.

La batterie est souvent accompagnée de percussion, pas toujours audible à la première écoute, ce qui confirme que Godsmack maîtrise également parfaitement les subtilités qui font d’un album une bombe.

Malgré l’adoucissement des mélodies, Keep Away, Spiral et Asleep reste dans le ton de notre Godsmack, avec également quelques modifications instrumentales perceptibles.

Ces titres transportent et le calme s’installe dans les esprits. Le résultat est harmonieux et atmosphérique et l’on retrouve toujours les talents des compositeurs. Le seul bémol étant la durée de l’album, cela devient un avantage lorsqu’il faut appuyer sur la touche Play… Car après la première écoute, croyez moi on-y prends vraiment plaisir…

The Devil Wears Prada - Dear Love : A Beautiful Discord. 2006 PHD Records/Rise Records/Golf Records

October 19th, 2007 by supercheche

Tracklist

1. The Ascent
2. Gauntlet of Solitude
3. Dogs Can Grow Beards All Over
4. And the Sentence Trails Off…
5. Rosemary Had an Accident
6. Redemption
7. Swords, Dragons and Diet Coke
8. Who Speaks Spanish, Colon Quesadilla
9. Texas is South
10. Modeify the Pronunciation
11. Salvation

Album enregistré chez Rise Records et Golf Records, le sextet promet un successeur à son EP qui fera de TDWP un maitre du genre.

C’est une intro digne d’un bon black qui émet une certaine force à rendre parano. Mais c’est aussi celle qui nous fait comprendre un bémol de cet album : sans cette intro et Redemption, interlude efficace mais peu développée, la galette se limite a 9 titres…

1 min plus tard, ça rentre directe. La batterie rythme et appuie en cadence les sauts de cordes de la gratte. Un piano vient s’incruster dans les ponts et dans les liaisons, avec brio, malgré des mélodies risquées. Les mélodies vocales sont très souvent criées, sous forme de screamo, mais les parties chantées apportent un souffle de fraicheur. Le chant est parfaitement maitrisé et l’ensemble se compare à Underoath ou The Chariot.

Au fur et à mesure, on oublie le côté screamo du groupe pour se concentrer sur l’apparence bien lourde du metal-core et sur les mélodies électro/atmo. Le screamo est écarté du style de ce groupe car l’émotion ne passe pas du tout pareille et les mélodies ne sont jamais appuyées par le métal, et vice-versa. Or cette symbiose est synonyme du screamo.

“And The Sentence Trails Off” s’annonce comme maitre du CD. Tout y est. A écouter impérativement !! Spécialité du genre, qui consiste à alterner des ponts et couplets totalement différents, le tout sur du métal lourd ( parfois très… ), et qui garde un semblant de Doom sous son aile.

Les paroles se caractérisent comme du Christian Metal. En effet, c’est un des seuls thème des paroles de TDWP. Mais pas le Satanisme hein ! La religion, ses pour, ses contre.

Un album qui s’inscrit peut-être trop vers la fin, dans la répétition. Cela dit, les mélodies vous resteront dans la tête et le rythme vous filera sans doute une sacrée migraine, suite à tout les changements quasi-aléatoires pour l’auditeur…

En résumé : une galette qui est digne de porter l’étendard des diables vétus en Prada ; ( encore ) des ricains à surveiller de près ; une petite claque de nouveautés et un souffle d’originalité pour tout les vieux jeux déjà installés dans le style…

Meshuggah - I. 2004 Nuclear Blast

October 19th, 2007 by supercheche

Tracklist ( !! )

01.I

Ecrire une chronique là dessus équivaut à parler de la culture des cornichons à une réunion de Hippi-libérales… Oui je vais chercher loin… Mais cette galette est un OVNI.

C’est bien simple : une chanson éponyme compose l’album ( 21 min oblige… ).

Cette chanson est un hymne. Tout ce que sait faire Meshuggah y-est : les riffs ténébreux, les rythmes complètement décalés et asymétriques, les solos décoiffants de vitesse, la batterie tantôt en blast-beats, tantôt en rythme typiquement métal bien appuyé… La voix est magnifique ( comme d’habitude… ).

Là où Meshuggah réussit un exploit également, c’est dans la maîtrise qu’ils ont pour faire un titre de 21 min sans qu’ils ne tombent dans la répétition… Grande difficulté. Mais en variant quelque peu les couplets, et en remplaçant les refrains par des ponts courts ou très longs, tous plus différents les uns que les autres mais toujours en harmonie avec le reste de la chanson et déroutant d’efficacités, Meshuggah réussit alors ce coup de maitre.

Le seul bémol de ces enchainements gigantesques a lieu un peu avant la 15ème minute : un changement de mélodie sec et inapproprié qui fait inévitablement croire à l’auditeur que c’est un autre titre qui est enchainé. On perd cette sensation de titre monument, ultra-structuré…

Certains diront que c’est peu pour critiquer cette galette. Oui, pour 2 raisons :
- Dès la première écoute, cette mauvaise transition m’a énormément choqué de la part de Meshuggah, et l’oeuvre entière est quelque peu affectée
- Malgré ça, c’est une véritable tuerie qui ne demande qu’à s’imposer dans les titres à rallonge comme un maitre du genre et un hymne à Meshuggah…

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