Narnia : Course of a Generation

Narnia : Course of a GenerationLe départ du chanteur et co-fondateur Christian Rivel nous avait laissé imaginer que tout serait bientôt fini pour Narnia. Et bien nous voilà servis en cette belle rentrée 2009 de ce Course of a Generation chargé de power metal, de power chord et de power Christ en-veux-tu-en-voilà. La musique a sensiblement évolué pour un rendu global plus énervé que d’habitude, dirait-on.

Voyons donc, en observant les photos, on y compte toujours quatre membres mais Christian Rivel a été remplacé par le chanteur d’origine brésilienne Germán Pascual, qui après tout a une bien belle voix par ailleurs assez assimilable à celle de son prédécesseur mais plus grave et plus proche d’un style Jorn Lande. Pour cet opus, les cordes semblent être accordées en Si.

L’album s’ouvre avec un des morceaux les plus sympathiques : Sail Around The World, équipé de riffs efficaces et accrocheurs, comme on dit, cette première piste nous donne un bon apperçu de ce que vaut l’album dans son ensemble. Au fil des morceaux, les riffs ont parfois et malgré tout pour défaut d’avoir comme un air de déjà-vu. CJ Grimmark offre un solo dont la virtuosité ne laisse rien regretter des albums précédents. Ca monte, ça redescend, c’est beau et ça va vite.

Les refrains sont toujours délectables même lorsque Narnia s’essaie au Dragonforce dans le morceau Curse Of A Generation en nous faisant un peu perdre les pédales de la pulsation pour les couplets. Ces morceaux dynamiques et frénétiquement rythmés n’abrutissent pas l’auditeur comme ont tendance à le faire d’autres groupes de power metal.

Certains morceaux servent conventionnellement de rupture dans cette suite de riffs armés. Les esprits nostalgiques peuvent préférer à Scared des morceaux comme Take Me Home de lalbum Enter the Gate (2006). Tant qu’à comparer Course of a Generation avec le Narnia dautrefois, on trouve le moyen d’être déçu si l’on s’attend à mieux que Enter the Gate.

Les claviers ont perdu de leur importance dans cet album. Bien qu’il n’y ait officiellement jamais eu de claviériste autre que Grimmark (crédité comme guitariste et claviériste), la musique en était plus fréquemment et délicieusement ornementée sur Enter the Gate. Ajouté à cela, on constate une tendance à peut être trop vouloir alourdir les morceaux, ce qui fait légèrement perdre à Narnia de leur vigueur aux airs néo-classiques. Bien que les solos de guitare et certains breaks de batterie décoiffant soient toujours dignes d’applaudissements, on peut regretter que les sections instrumentales ne soient pas plus longues.

C’est à cette critique que répond le morceau Armageddon et que sans prévenir, il déploie son riff (Ndlr: ré do si do) conçu pour dévaster la planète. (Comme dit plus haut, ce riff na rien d’innovateur – si vous cherchez où le retrouver, vous en entendrez un très similaire un demi-ton plus haut dans le couplet de Taking Back My Soul d’Arch Enemy, exemple parmi dautres.) La section instrumentale du morceau fait décoller les musiciens vers du metal progressif accompli (en moins long) digne de Dream Theater et en profite pour introduire un solo de guitare dont on voudrait seulement qu’il dure. Pas plus d’un solo par morceau, c’est la règle, et toujours au même endroit habituel dans la structure du morceau. Une occasion encore de chercher à comprendre pourquoi la commercialisation de l’art a amené les esprits créatifs à limiter leur potentiel…

Admettons que les défauts associables à cet album peuvent s’expliquer par le récent changement de line-up et que Narnia nous présente là trois quarts d’heure de plaisir. Course of a Generation (ou le chemin d’une génération) donne dans le power metal de qualité agrémenté de paroles toujours aussi styperiennes où la prière et la louange de Dieu sont omniprésentes. Un album à côté duquel le dernier Stratovarius na qu’à bien se tenir.

Passez une agréable écoute.

Linkin Park : Minutes to Midnight

Linkin Park : Minutes to MidnightC’est en révolutionnant délibérément leur style que les 6 confrères californiens de Linkin Park sortent le 15 mai 2007 le tant attendu Minutes to Midnight. Pas moins de quatre ans auront été écoulés entre leur précédent album studio Meteora et ce dernier opus (sans compter Collision Course en collaboration avec Jay-Z), c’est dire combien les fans ont attendu pour acheter ce 12 titres surprenant. Cet album détache de façon presque radicale le groupe de l’étiquette neo-metal qu’il portait depuis le succès planétaire du premier album Hybrid Theory (14 millions d’exemplaires vendus et meilleure vente d’album de l’année 2000).

Cet album semble orienter la musique de Linkin Park vers un rock plus accessible que jamais où les particularités qui en faisait autrefois un groupe hors du commun se sont dissipées dans la probable volonté de se fondre dans la masse des groupes populaires de musique actuelle. C’est bien ce qui semble d’ailleurs déranger à l’écoute de cette galette, construite sur une idée de simplicité. Linkin Park ne se sont certes jamais présentés comme des virtuoses en tant qu’instrumentistes – c’est du moins ce que diront les musiciens exigeants – mais ils furent autrefois un groupe phare du mouvement neo-metal qui connaissait son apogée dans les années 1990 avec des groupes comme KoRn et Limp Bizkit dont Linkin Park se sont parfois inspirés. Dans Minutes to Midnight, le rap ne tient plus qu’une place mineure, Mike Shinoda nous faisant ouïr son chant plutôt séduisant notamment dans les morceaux In Between et The Little Things Give You Away. Même le rap de Hands Held High n’a rien à voir avec l’énergie de Papercut, Figure 0.9 ou bien Forgotten. Le jeu de batterie de Rob Bourdon est devenu très classique, quand à Joseph Hahn, il semble que son travail de DJ ait été oublié sur cet album. Le bassiste Poenix comme d’habitude ne fait preuve d’aucune originalité ni de virtuosité et ici, suit simplement le pas des autres instruments. Brad Delson et sa guitare sont définitivement bien loin de lécher ne serait-ce qu’une cheville de John Petrucci mais se résigne enfin à jouer dans les aigus plutôt que de gratter constamment des power chord sans intérêt technique comme autrefois.

Les structures des morceaux sont elles aussi très simple. Prenons pour plus flagrant exemple le morceau phare de l’album sorti en single peu avant le 15 mai : mesures binaires et constantes tout le long du morceau, pas la moindre modulation ni même la moindre altération accidentelle, une suite d’accords platement répétée et surtout déjà entendu des centaines de fois, une rythmique basique et elle aussi répétitive, des couplets et refrains très courts sans transition particulière et enfin un semblant de solo de guitare on ne peut plus convenu.

Et malgré tout, What I’ve Done constitue un morceau très sympathique que nombre d’entre nous humains ne se lassent pas d’écouter et de fredonner. C’est là le secret de Linkin Park, celui de savoir plaire à beaucoup d’oreilles. Il faut admettre que cet album contient quelques idées artistiquement abouties bien que rien ne fasse preuve d’indéniable génie. D’autant plus que cette musique un tantinet emo transporte son auditeur parmi les émotions (sans doute ce qui fait qu’elle se laisse si bien approcher par le grand public) avoisinant majoritairement la tristesse et la mélancolie, ce qui peut éventuellement se voir dans les nouvelles façons de se vêtir des musiciens. Les morceaux sont d’ailleurs de ceux qui composent avec les états d’esprit comme avec l’agressivité et la vivacité d’une valse (No More Sorrow), ou avec sobriété et apaisement (comme The Shadow of the Day que l’on entendrait volontiers pour se réveiller). Les textes sont quelque peu engagés et plus lyriques qu’auparavant, traitant du thème de la repentance dans What I’ve Done (« let mercy come and wash away what I’ve done »), des conflits de guerre dans Hands Held High ou de sentiments de regret et de tristesse dans Valentine’s Day ou The Shadow of the Day.

Linkin Park a évolué en cette année 2007. C’est le moins que l’on puisse en conclure et ceux qui reprochait à Meteora d’être une copie conforme de son prédécesseur devront changer de discours. Minutes to Midnight perd énormément de l’agressivité qui faisait des premiers albums qu’ils étaient classés dans les rayons metal des distributeurs de musique. Pas moins de poésie et plus d’occasions de se poser et d’explorer des sonorités encore inconnues à ce groupe sont offerts par cet album. Sans être l’album du siècle, Minutes to Midnight s’assure tout du moins de prendre un place de premier plan dans le rock populaire et laisse découvrir ce dont on ne serait jamais attendu de Linkin Park.

Linkin Park : Minutes to Midnight

Linkin Park : Minutes to MidnightC’est en révolutionnant délibérément leur style que les 6 confrères californiens de Linkin Park sortent le 15 mai 2007 le tant attendu Minutes to Midnight. Pas moins de quatre ans auront été écoulés entre leur précédent album studio Meteora et ce dernier opus (sans compter Collision Course en collaboration avec Jay-Z), c’est dire combien les fans ont attendu pour acheter ce 12 titres surprenant. Cet album détache de façon presque radicale le groupe de l’étiquette neo-metal qu’il portait depuis le succès planétaire du premier album Hybrid Theory (14 millions d’exemplaires vendus et meilleure vente d’album de l’année 2000).

Cet album semble orienter la musique de Linkin Park vers un rock plus accessible que jamais où les particularités qui en faisait autrefois un groupe hors du commun se sont dissipées dans la probable volonté de se fondre dans la masse des groupes populaires de musique actuelle. C’est bien ce qui semble d’ailleurs déranger à l’écoute de cette galette, construite sur une idée de simplicité. Linkin Park ne se sont certes jamais présentés comme des virtuoses en tant qu’instrumentistes – c’est du moins ce que diront les musiciens exigeants – mais ils furent autrefois un groupe phare du mouvement neo-metal qui connaissait son apogée dans les années 1990 avec des groupes comme KoRn et Limp Bizkit dont Linkin Park se sont parfois inspirés. Dans Minutes to Midnight, le rap ne tient plus qu’une place mineure, Mike Shinoda nous faisant ouïr son chant plutôt séduisant notamment dans les morceaux In Between et The Little Things Give You Away. Même le rap de Hands Held High n’a rien à voir avec l’énergie de Papercut, Figure 0.9 ou bien Forgotten. Le jeu de batterie de Rob Bourdon est devenu très classique, quand à Joseph Hahn, il semble que son travail de DJ ait été oublié sur cet album. Le bassiste Poenix comme d’habitude ne fait preuve d’aucune originalité ni de virtuosité et ici, suit simplement le pas des autres instruments. Brad Delson et sa guitare sont définitivement bien loin de lécher ne serait-ce qu’une cheville de John Petrucci mais se résigne enfin à jouer dans les aigus plutôt que de gratter constamment des power chord sans intérêt technique comme autrefois.

Les structures des morceaux sont elles aussi très simple. Prenons pour plus flagrant exemple le morceau phare de l’album sorti en single peu avant le 15 mai : mesures binaires et constantes tout le long du morceau, pas la moindre modulation ni même la moindre altération accidentelle, une suite d’accords platement répétée et surtout déjà entendu des centaines de fois, une rythmique basique et elle aussi répétitive, des couplets et refrains très courts sans transition particulière et enfin un semblant de solo de guitare on ne peut plus convenu.

Et malgré tout, What I’ve Done constitue un morceau très sympathique que nombre d’entre nous humains ne se lassent pas d’écouter et de fredonner. C’est là le secret de Linkin Park, celui de savoir plaire à beaucoup d’oreilles. Il faut admettre que cet album contient quelques idées artistiquement abouties bien que rien ne fasse preuve d’indéniable génie. D’autant plus que cette musique un tantinet emo transporte son auditeur parmi les émotions (sans doute ce qui fait qu’elle se laisse si bien approcher par le grand public) avoisinant majoritairement la tristesse et la mélancolie, ce qui peut éventuellement se voir dans les nouvelles façons de se vêtir des musiciens. Les morceaux sont d’ailleurs de ceux qui composent avec les états d’esprit comme avec l’agressivité et la vivacité d’une valse (No More Sorrow), ou avec sobriété et apaisement (comme The Shadow Of The Day que l’on entendrait volontiers pour se réveiller). Les textes sont quelque peu engagés et plus lyriques qu’auparavant, traitant du thème de la repentance dans What I’ve Done (« let mercy come and wash away what I’ve done »), des conflits de guerre dans Hands Held High ou de sentiments de regret et de tristesse dans Valentine’s Day ou The Shadow Of The Day.

Linkin Park a évolué en cette année 2007. C’est le moins que l’on puisse en conclure et ceux qui reprochait à Meteora d’être une copie conforme de son prédécesseur devront changer de discours. Minutes to Midnight perd énormément de l’agressivité qui faisait des premiers albums qu’ils étaient classés dans les rayons metal des distributeurs de musique. Pas moins de poésie et plus d’occasions de se poser et d’explorer des sonorités encore inconnues à ce groupe sont offerts par cet album. Sans être l’album du siècle, Minutes to Midnight s’assure tout du moins de prendre un place de premier plan dans le rock populaire et laisse découvrir ce dont on ne serait jamais attendu de Linkin Park.

Linkin Park : Minutes to Midnight

Linkin Park : Minutes to MidnightC’est en révolutionnant délibérément leur style que les 6 confrères californiens de Linkin Park sortent le 15 mai 2007 le tant attendu Minutes to Midnight. Pas moins de quatre ans auront été écoulés entre leur précédent album studio Meteora et ce dernier opus (sans compter Collision Course en collaboration avec Jay-Z), c’est dire combien les fans ont attendu pour acheter ce 12 titres surprenant. Cet album détache de façon presque radicale le groupe de l’étiquette neo-metal qu’il portait depuis le succès planétaire du premier album Hybrid Theory (14 millions d’exemplaires vendus et meilleure vente d’album de l’année 2000).

Cet album semble orienter la musique de Linkin Park vers un rock plus accessible que jamais où les particularités qui en faisait autrefois un groupe hors du commun se sont dissipées dans la probable volonté de se fondre dans la masse des groupes populaires de musique actuelle. C’est bien ce qui semble d’ailleurs déranger à l’écoute de cette galette, construite sur une idée de simplicité. Linkin Park ne se sont certes jamais présentés comme des virtuoses en tant qu’instrumentistes – c’est du moins ce que diront les musiciens exigeants – mais ils furent autrefois un groupe phare du mouvement neo-metal qui connaissait son apogée dans les années 1990 avec des groupes comme KoRn et Limp Bizkit dont Linkin Park se sont parfois inspirés. Dans Minutes to Midnight, le rap ne tient plus qu’une place mineure, Mike Shinoda nous faisant ouïr son chant plutôt séduisant notamment dans les morceaux In Between et The Little Things Give You Away. Même le rap de Hands Held High n’a rien à voir avec l’énergie de Papercut, Figure 0.9 ou bien Forgotten. Le jeu de batterie de Rob Bourdon est devenu très classique, quand à Joseph Hahn, il semble que son travail de DJ ait été oublié sur cet album. Le bassiste Poenix comme d’habitude ne fait preuve d’aucune originalité ni de virtuosité et ici, suit simplement le pas des autres instruments. Brad Delson et sa guitare sont définitivement bien loin de lécher ne serait-ce qu’une cheville de John Petrucci mais se résigne enfin à jouer dans les aigus plutôt que de gratter constamment des power chord sans intérêt technique comme autrefois.

Les structures des morceaux sont elles aussi très simple. Prenons pour plus flagrant exemple le morceau phare de l’album sorti en single peu avant le 15 mai : mesures binaires et constantes tout le long du morceau, pas la moindre modulation ni même la moindre altération accidentelle, une suite d’accords platement répétée et surtout déjà entendu des centaines de fois, une rythmique basique et elle aussi répétitive, des couplets et refrains très courts sans transition particulière et enfin un semblant de solo de guitare on ne peut plus convenu.

Et malgré tout, What I’ve Done constitue un morceau très sympathique que nombre d’entre nous humains ne se lassent pas d’écouter et de fredonner. C’est là le secret de Linkin Park, celui de savoir plaire à beaucoup d’oreilles. Il faut admettre que cet album contient quelques idées artistiquement abouties bien que rien ne fasse preuve d’indéniable génie. D’autant plus que cette musique un tantinet emo transporte son auditeur parmi les émotions (sans doute ce qui fait qu’elle se laisse si bien approcher par le grand public) avoisinant majoritairement la tristesse et la mélancolie, ce qui peut éventuellement se voir dans les nouvelles façons de se vêtir des musiciens. Les morceaux sont d’ailleurs de ceux qui composent avec les états d’esprit comme avec l’agressivité et la vivacité d’une valse (No More Sorrow), ou avec sobriété et apaisement (comme The Shadow Of The Day que l’on entendrait volontiers pour se réveiller). Les textes sont quelque peu engagés et plus lyriques qu’auparavant, traitant du thème de la repentance dans What I’ve Done (« let mercy come and wash away what I’ve done »), des conflits de guerre dans Hands Held High ou de sentiments de regret et de tristesse dans Valentine’s Day ou The Shadow Of The Day.

Linkin Park a évolué en cette année 2007. C’est le moins que l’on puisse en conclure et ceux qui reprochait à Meteora d’être une copie conforme de son prédécesseur devront changer de discours. Minutes to Midnight perd énormément de l’agressivité qui faisait des premiers albums qu’ils étaient classés dans les rayons metal des distributeurs de musique. Pas moins de poésie et plus d’occasions de se poser et d’explorer des sonorités encore inconnues à ce groupe sont offerts par cet album. Sans être l’album du siècle, Minutes to Midnight s’assure tout du moins de prendre un place de premier plan dans le rock populaire et laisse découvrir ce dont on ne serait jamais attendu de Linkin Park.

Linkin Park : Minutes to Midnight

Linkin Park : Minutes to MidnightC’est en révolutionnant délibérément leur style que les 6 confrères californiens de Linkin Park sortent le 15 mai 2007 le tant attendu Minutes to Midnight. Pas moins de quatre ans auront été écoulés entre leur précédent album studio Meteora et ce dernier opus (sans compter Collision Course en collaboration avec Jay-Z), c’est dire combien les fans ont attendu pour acheter ce 12 titres surprenant. Cet album détache de façon presque radicale le groupe de l’étiquette neo-metal qu’il portait depuis le succès planétaire du premier album Hybrid Theory (14 millions d’exemplaires vendus et meilleure vente d’album de l’année 2000).

Cet album semble orienter la musique de Linkin Park vers un rock plus accessible que jamais où les particularités qui en faisait autrefois un groupe hors du commun se sont dissipées dans la probable volonté de se fondre dans la masse des groupes populaires de musique actuelle. C’est bien ce qui semble d’ailleurs déranger à l’écoute de cette galette, construite sur une idée de simplicité. Linkin Park ne se sont certes jamais présentés comme des virtuoses en tant qu’instrumentistes – c’est du moins ce que diront les musiciens exigeants – mais ils furent autrefois un groupe phare du mouvement neo-metal qui connaissait son apogée dans les années 1990 avec des groupes comme KoRn et Limp Bizkit dont Linkin Park se sont parfois inspirés. Dans Minutes to Midnight, le rap ne tient plus qu’une place mineure, Mike Shinoda nous faisant ouïr son chant plutôt séduisant notamment dans les morceaux In Between et The Little Things Give You Away. Même le rap de Hands Held High n’a rien à voir avec l’énergie de Papercut, Figure 0.9 ou bien Forgotten. Le jeu de batterie de Rob Bourdon est devenu très classique, quand à Joseph Hahn, il semble que son travail de DJ ait été oublié sur cet album. Le bassiste Poenix comme d’habitude ne fait preuve d’aucune originalité ni de virtuosité et ici, suit simplement le pas des autres instruments. Brad Delson et sa guitare sont définitivement bien loin de lécher ne serait-ce qu’une cheville de John Petrucci mais se résigne enfin à jouer dans les aigus plutôt que de gratter constamment des power chord sans intérêt technique comme autrefois.

Les structures des morceaux sont elles aussi très simple. Prenons pour plus flagrant exemple le morceau phare de l’album sorti en single peu avant le 15 mai : mesures binaires et constantes tout le long du morceau, pas la moindre modulation ni même la moindre altération accidentelle, une suite d’accords platement répétée et surtout déjà entendu des centaines de fois, une rythmique basique et elle aussi répétitive, des couplets et refrains très courts sans transition particulière et enfin un semblant de solo de guitare on ne peut plus convenu.

Et malgré tout, What I’ve Done constitue un morceau très sympathique que nombre d’entre nous humains ne se lassent pas d’écouter et de fredonner. C’est là le secret de Linkin Park, celui de savoir plaire à beaucoup d’oreilles. Il faut admettre que cet album contient quelques idées artistiquement abouties bien que rien ne fasse preuve d’indéniable génie. D’autant plus que cette musique un tantinet emo transporte son auditeur parmi les émotions (sans doute ce qui fait qu’elle se laisse si bien approcher par le grand public) avoisinant majoritairement la tristesse et la mélancolie, ce qui peut éventuellement se voir dans les nouvelles façons de se vêtir des musiciens. Les morceaux sont d’ailleurs de ceux qui composent avec les états d’esprit comme avec l’agressivité et la vivacité d’une valse (No More Sorrow), ou avec sobriété et apaisement (comme The Shadow Of The Day que l’on entendrait volontiers pour se réveiller). Les textes sont quelque peu engagés et plus lyriques qu’auparavant, traitant du thème de la repentance dans What I’ve Done (« let mercy come and wash away what I’ve done »), des conflits de guerre dans Hands Held High ou de sentiments de regret et de tristesse dans Valentine’s Day ou The Shadow Of The Day.

Linkin Park a évolué en cette année 2007. C’est le moins que l’on puisse en conclure et ceux qui reprochait à Meteora d’être une copie conforme de son prédécesseur devront changer de discours. Minutes to Midnight perd énormément de l’agressivité qui faisait des premiers albums qu’ils étaient classés dans les rayons metal des distributeurs de musique. Pas moins de poésie et plus d’occasions de se poser et d’explorer des sonorités encore inconnues à ce groupe sont offerts par cet album. Sans être l’album du siècle, Minutes to Midnight s’assure tout du moins de prendre un place de premier plan dans le rock populaire et laisse découvrir ce dont on ne serait jamais attendu de Linkin Park.

Linkin Park : Minutes to Midnight

Linkin Park : Minutes to MidnightCâ??est en révolutionnant délibérément leur style que les 6 confrères californiens de Linkin Park sortent le 15 mai 2007 le tant attendu Minutes to Midnight. Pas moins de quatre ans auront été écoulés entre leur précédent album studio Meteora et ce dernier opus (sans compter Collision Course en collaboration avec Jay-Z), câ??est dire combien les fans ont attendu pour acheter ce 12 titres surprenant. Cet album détache de façon presque radicale le groupe de lâ??étiquette neo-metal quâ??il portait depuis le succès planétaire du premier album Hybrid Theory (14 millions dâ??exemplaires vendus et meilleure vente dâ??album de lâ??année 2000).

Cet album semble orienter la musique de Linkin Park vers un rock plus accessible que jamais où les particularités qui en faisait autrefois un groupe hors du commun se sont dissipées dans la probable volonté de se fondre dans la masse des groupes populaires de musique actuelle. Câ??est bien ce qui semble dâ??ailleurs déranger à lâ??écoute de cette galette, construite sur une idée de simplicité. Linkin Park ne se sont certes jamais présentés comme des virtuoses en tant quâ??instrumentistes – câ??est du moins ce que diront les musiciens exigeants â?? mais ils furent autrefois un groupe phare du mouvement neo-metal qui connaissait son apogée dans les années 1990 avec des groupes comme KoRn et Limp Bizkit dont Linkin Park se sont parfois inspirés. Dans Minutes to Midnight, le rap ne tient plus quâ??une place mineure, Mike Shinoda nous faisant ouïr son chant plutôt séduisant notamment dans les morceaux In Between et The Little Things Give You Away. Même le rap de Hands Held High nâ??a rien à voir avec lâ??énergie de Papercut, Figure 0.9 ou bien Forgotten. Le jeu de batterie de Rob Bourdon est devenu très classique, quand à Joseph Hahn, il semble que son travail de DJ ait été oublié sur cet album. Le bassiste Poenix comme dâ??habitude ne fait preuve dâ??aucune originalité ni de virtuosité et ici, suit simplement le pas des autres instruments. Brad Delson et sa guitare sont définitivement bien loin de lécher ne serait-ce quâ??une cheville de John Petrucci mais se résigne enfin à jouer dans les aigus plutôt que de gratter constamment des power chord sans intérêt technique comme autrefois.

Les structures des morceaux sont elles aussi très simple. Prenons pour plus flagrant exemple le morceau phare de lâ??album sorti en single peu avant le 15 mai : mesures binaires et constantes tout le long du morceau, pas la moindre modulation ni même la moindre altération accidentelle, une suite dâ??accords platement répétée et surtout déjà entendu des centaines de fois, une rythmique basique et elle aussi répétitive, des couplets et refrains très courts sans transition particulière et enfin un semblant de solo de guitare on ne peut plus convenu.

Et malgré tout, What Iâ??ve Done constitue un morceau très sympathique que nombre dâ??entre nous humains ne se lassent pas dâ??écouter et de fredonner. Câ??est là le secret de Linkin Park, celui de savoir plaire à beaucoup dâ??oreilles. Il faut admettre que cet album contient quelques idées artistiquement abouties bien que rien ne fasse preuve dâ??indéniable génie. Dâ??autant plus que cette musique un tantinet emo transporte son auditeur parmi les émotions (sans doute ce qui fait quâ??elle se laisse si bien approcher par le grand public) avoisinant majoritairement la tristesse et la mélancolie, ce qui peut éventuellement se voir dans les nouvelles façons de se vêtir des musiciens. Les morceaux sont dâ??ailleurs de ceux qui composent avec les états dâ??esprit comme avec lâ??agressivité et la vivacité dâ??une valse (No More Sorrow), ou avec sobriété et apaisement (comme The Shadow Of The Day que lâ??on entendrait volontiers pour se réveiller). Les textes sont quelque peu engagés et plus lyriques quâ??auparavant, traitant du thème de la repentance dans What Iâ??ve Done (« let mercy come and wash away what Iâ??ve done »), des conflits de guerre dans Hands Held High ou de sentiments de regret et de tristesse dans Valentineâ??s Day ou The Shadow Of The Day.

Linkin Park a évolué en cette année 2007. Câ??est le moins que lâ??on puisse en conclure et ceux qui reprochait à Meteora dâ??être une copie conforme de son prédécesseur devront changer de discours. Minutes to Midnight perd énormément de lâ??agressivité qui faisait des premiers albums quâ??ils étaient classés dans les rayons metal des distributeurs de musique. Pas moins de poésie et plus dâ??occasions de se poser et dâ??explorer des sonorités encore inconnues à ce groupe sont offerts par cet album. Sans être lâ??album du siècle, Minutes to Midnight sâ??assure tout du moins de prendre un place de premier plan dans le rock populaire et laisse découvrir ce dont on ne serait jamais attendu de Linkin Park.

Demon Hunter : Storm the Gates of Hell

Demon Hunter : Storm the Gates of HellUn quatrième album, sans surprise, et c’est plutôt tant mieux. En effet, depuis l’album éponyme de 2002, les albums de Demon Hunter suivent toujours les mêmes structures et les mêmes règles, puisque comme ce Storm the Gates of Hell, ils sont composés de morceaux violents aux couplets hurlés et refrain chantés, ainsi que d’au moins une ou deux chansons plus calmes sans hurlement.

Storm the Gates of Hell démarre de façon brutale par un morceau de 2:40 très hargneux et puissant, sans l’ombre d’une voix claire et qui veut plonger l’auditeur dans l’ambiance générale et dans l’idée d’assaillir les portes de l’enfer. Demon Hunter continue en effet de produire un metal chrétien très engagé. En plus d’être chrétien, Demon Hunter s’affichent dans ce morceau plus ou moins phare de l’album “anti-satan”. ce premier titre n’est en réalité qu’une mise en bouche, un préchauffage, d’où sa courte durée.

L’album continue ensuite sur des tons parfois très agressifs, sans pour autant avoir l’air chaotique. Lead Us Home ne surprend pas mais est très agréable, Sixteen nous fait entendre l’extraordinaire voix de Bruce Fitzhugh, chanteur de Living Sacrifice, dont les membres de DH étaient de grands fans. Reste encore à comprendre le message de la chanson et l’intérêt porté au nombre 16… Fading Away, plus technique que les autres titres, fait l’occasion d’un premier clip pour l’album. Carry Me Down fait celle du deuxième et nous promène plus calmement sur un thème assez triste, les textes étant fondés sur les funérailles futures de Ryan Clark (chanteur). A Thread Of Light, excellente et violente précède un I Am You ultra rapide et d’une violence musicale assez extrême. Incision est un de leurs morceaux les plus riches en ce qui concerne l’harmonie, le titre faisant profiter l’auditeur de magnifiques montées en transitions et de thèmes vocaux enchantant. Thorns est un magnifique morceau sans hurlement, mélodique, assez simple et agréable pour toute oreille. Follow The Wolves tente de faire dans l’original et y réussit plutôt bien puisque le morceau reste un délice précédént Fiction Kingdom et son refrain envoutant avant The Wrath Of God, un morceau à la gloire d’un Dieu puissant et ici impressionnant puisque la musique n’y va pas avec des pincettes. Les éditions spéciale et deluxe donnent droit à 2 titres supplémentaires toujours très sympas.

Cet album, pour résumer, est donc particulièrement violent dans l’ensemble, extraordinaire à l’écoute mais ne vaut cependant pas The Triptych, qui offrait plus de richesses musicales, plus de modulations et qui était donc encore meilleur. Demon Hunter fera donc le Stronger Than Hell Tour en été 2008 pour ne faire plaisir encore une fois qu’aux américains bien sûr…

Demon Hunter : Storm the Gates of Hell

Demon Hunter : Storm the Gates of HellUn quatrième album, sans surprise, et c’est plutôt tant mieux. En effet, depuis l’album éponyme de 2002, les albums de Demon Hunter suivent toujours les mêmes structures et les mêmes règles, puisque comme ce Storm the Gates of Hell, ils sont composés de morceaux violents aux couplets hurlés et refrain chantés, ainsi que d’au moins une ou deux chansons plus calmes sans hurlement.

Storm the Gates of Hell démarre de façon brutale par un morceau de 2:40 très hargneux et puissant, sans l’ombre d’une voix claire et qui veut plonger l’auditeur dans l’ambiance générale et dans l’idée d’assaillir les portes de l’enfer. Demon Hunter continue en effet de produire un metal chrétien très engagé. En plus d’être chrétien, Demon Hunter s’affichent dans ce morceau plus ou moins phare de l’album “anti-satan”. ce premier titre n’est en réalité qu’une mise en bouche, un préchauffage, d’où sa courte durée.

L’album continue ensuite sur des tons parfois très agressifs, sans pour autant avoir l’air chaotique. Lead Us Home ne surprend pas mais est très agréable, Sixteen nous fait entendre l’extraordinaire voix de Bruce Fitzhugh, chanteur de Living Sacrifice, dont les membres de DH étaient de grands fans. Reste encore à comprendre le message de la chanson et l’intérêt porté au nombre 16… Fading Away, plus technique que les autres titres, fait l’occasion d’un premier clip pour l’album. Carry Me Down fait celle du deuxième et nous promène plus calmement sur un thème assez triste, les textes étant fondés sur les funérailles futures de Ryan Clark (chanteur). A Thread Of Light, excellente et violente précède un I Am You ultra rapide et d’une violence musicale assez extrême. Incision est un de leurs morceaux les plus riches en ce qui concerne l’harmonie, le titre faisant profiter l’auditeur de magnifiques montées en transitions et de thèmes vocaux enchantant. Thorns est un magnifique morceau sans hurlement, mélodique, assez simple et agréable pour toute oreille. Follow The Wolves tente de faire dans l’original et y réussit plutôt bien puisque le morceau reste un délice précédént Fiction Kingdom et son refrain envoutant avant The Wrath Of God, un morceau à la gloire d’un Dieu puissant et ici impressionnant puisque la musique n’y va pas avec des pincettes. Les éditions spéciale et deluxe donnent droit à 2 titres supplémentaires toujours très sympas.

Cet album, pour résumer, est donc particulièrement violent dans l’ensemble, extraordinaire à l’écoute mais ne vaut cependant pas The Triptych, qui offrait plus de richesses musicales, plus de modulations et qui était donc encore meilleur. Demon Hunter fera donc le Stronger Than Hell Tour en été 2008 pour ne faire plaisir encore une fois qu’aux américains bien sûr…

Demon Hunter : Storm the Gates of Hell

Demon Hunter : Storm the Gates of HellUn quatrième album, sans surprise, et c’est plutôt tant mieux. En effet, depuis l’album éponyme de 2002, les albums de Demon Hunter suivent toujours les mêmes structures et les mêmes règles, puisque comme ce Storm the Gates of Hell, ils sont composés de morceaux violents aux couplets hurlés et refrain chantés, ainsi que d’au moins une ou deux chansons plus calmes sans hurlement.

Storm the Gates of Hell démarre de façon brutale par un morceau de 2:40 très hargneux et puissant, sans l’ombre d’une voix claire et qui veut plonger l’auditeur dans l’ambiance générale et dans l’idée d’assaillir les portes de l’enfer. Demon Hunter continue en effet de produire un metal chrétien très engagé. En plus d’être chrétien, Demon Hunter s’affichent dans ce morceau plus ou moins phare de l’album “anti-satan”. ce premier titre n’est en réalité qu’une mise en bouche, un préchauffage, d’où sa courte durée.

L’album continue ensuite sur des tons parfois très agressifs, sans pour autant avoir l’air chaotique. Lead Us Home ne surprend pas mais est très agréable, Sixteen nous fait entendre l’extraordinaire voix de Bruce Fitzhugh, chanteur de Living Sacrifice, dont les membres de DH étaient de grands fans. Reste encore à comprendre le message de la chanson et l’intérêt porté au nombre 16… Fading Away, plus technique que les autres titres, fait l’occasion d’un premier clip pour l’album. Carry Me Down fait celle du deuxième et nous promène plus calmement sur un thème assez triste, les textes étant fondés sur les funérailles futures de Ryan Clark (chanteur). A Thread Of Light, excellente et violente précède un I Am You ultra rapide et d’une violence musicale assez extrême. Incision est un de leurs morceaux les plus riches en ce qui concerne l’harmonie, le titre faisant profiter l’auditeur de magnifiques montées en transitions et de thèmes vocaux enchantant. Thorns est un magnifique morceau sans hurlement, mélodique, assez simple et agréable pour toute oreille. Follow The Wolves tente de faire dans l’original et y réussit plutôt bien puisque le morceau reste un délice précédént Fiction Kingdom et son refrain envoutant avant The Wrath Of God, un morceau à la gloire d’un Dieu puissant et ici impressionnant puisque la musique n’y va pas avec des pincettes. Les éditions spéciale et deluxe donnent droit à 2 titres supplémentaires toujours très sympas.

Cet album, pour résumer, est donc particulièrement violent dans l’ensemble, extraordinaire à l’écoute mais ne vaut cependant pas The Triptych, qui offrait plus de richesses musicales, plus de modulations et qui était donc encore meilleur. Demon Hunter fera donc le Stronger Than Hell Tour en été 2008 pour ne faire plaisir encore une fois qu’aux américains bien sûr…

Project 86 – Rival Factions

Project 86 - Rival Factions

  C’est à la suite d’un album intitulé …And The Rest Will Follow (ponctuation incluse) abusant de morceaux trop lourds et indigestes, à savoir le « tube » de l’album My Will Be A Dead Man, pour lequel le groupe aura produit un clip, tout aussi ennuyant, vide et pesant que le morceau en lui-même. On a tout de même pu retenir les morceaux efficacement costauds  de la discographie du groupe dont The Spy Hunter, A Shadow On Me, From December, Doomsday Stomp ou encore Caught In The Middle, discographie qui s’essaye finalement toutes les étiquettes puisque le groupe lancé non pas en 86 mais en 98 sera d’abord classé en tant que groupe de rapcore, puis se révèlera simplement dans un style assez singulier de neo-metal (style attirant d’ailleurs l’intention d’un certain Marylin Manson), pour également se faire qualifier de groupe de post-hardcore. Il est certain que Project 86 ne ressortent pas deux fois le même album.

  On reprochera à cet album de ne manquer ne serait-ce que d’un second guitariste ou de ne pas assez largement distinguer les parties de basse et de guitare. Pour en venir au fait, le groupe s’en sort tout de même bien et parvient à rendre un ensemble artistiquement réussi puisque naturellement séduisant. Bien entendu, l’histoire nous montre que la formation voix-guitare-basse-batterie ne promet pas autre chose que du neo-metal sinon du rock, autrement dit, il faut accepter le fait que cet album comme ses prédécesseurs  n’est pas un chef-d’œuvre technique mais plutôt un disque simple, qui se permet quelques  fantaisies rythmiques ou mélodiques, distrayant, aussi costaud que d’habitude, et entrainant. C’est en plus de cela que Project 86 parvient à rester dans un style original et toujours assez mystérieux. Finalement le seul morceau trop pompeux de l’album sera Pull Me Closer, Violent Dancer, piste que l’on aura tendance à passer dès la seconde écoute parce qu’elle risque de gâcher la beauté du reste. Le clip de l’album sera celui du premier morceau Evil (A Chorus Of Resistance), qui est en fait tout à fait représentatif de l’ensemble, le ton est donné et on remarque d’emblée que comme le groupe l’avait annoncé, la voix strictement claire tient une place beaucoup plus importante que sur …And The Rest Will Follow. Le clip quand à lui, illustre la bizarrerie et l’excentrisme  du groupe puisqu’il s’agit d’un déjeuner du style restauration rapide qui passe assez vite en une appétissante bataille de nourriture générale, allez comprendre le rapport avec les textes qui sont le discours d’un individu jamais satisfait qui s’adresse à un autre et qui veut absolument obtenir quelque chose que cet autre a et lui non, sans donner d’indication sur ce dont il s’agit, en disant « something you have ». L’album progresse alors de façon directe, sans d’ailleurs laisser le temps d’une chanson calme avant le dernier morceau Normandy.

  La qualité réelle de cet album sera en fait de très bien réussir l’esthétique de chaque morceau ou presque pour excuser en revanche  l’absence de prouesse technique. L’artwork de l’album réalisé par Invisible Creature (des frères Clark de Demon Hunter) est original est consiste à créer des effets d’optique de façon à ce que l’on voit des images et mêmes des textes différents avec ou sans la boîte du CD, elle-même colorée pour cela en bleu. Project 86 doit en grande partie cette capacité à produire une musique séduisante à leur chanteur Andrew Schwab et sa voix intéressante et tout au moins très particulière, qui sait trouver un seuil entre chant clair rock et hurlement hardcore et qui dégage facilement des émotions profondes, c’est clairement ce que Project 86 a réussi dans les compositions de cet album.

Project 86