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As I Lay Dying – An Ocean Between Us

As I Lay Dying/ An Ocean Between Us cover

Un défaut à cet album? Oui, en effet, il faudra bien reconnaître qu’en mettant cette quatrième galette au monde, As I Lay Dying n’avaient pas vraiment cherché à faire dans l’original. Après donc une introduction courte intitulée Separation, la formation envoie les gros riffs très metalcore et de la double pédale à cœur-joie sur l’album qui commence vraiment sur cette deuxième piste, Nothing Left. Si l’auditeur s’attend à des harmonies très riches et très variées, il comprendra vite qu’il n’a pas acheté le bon disque. En revanche, An Ocean Between Us est très accrocheur et met en avant la technique des musiciens. L’album donne droit à des solos de guitares très sympas, des breaks et des rythmiques à couper le souffle et des refrains en voix claire qui restent dans la tête. C’est le nouveau bassiste Josh Gilbert qui chantera pour les parties en voix claires, Tim Lambesis se gardant de ne s’occuper que des hurlements, pour lesquels on ne trouvera d’ailleurs rien à lui reprocher. Finalement, si l’on ne connait pas parfaitement au moins l’un des deux groupes, on confondra facilement la musique d ‘As I Lay Dying à celle de Killswitch Engage. Reste à savoir pour chacun celui qu’il préfère. Within Destruction, sans doute le titre le plus brutal et le moins mélodique de l’album fera l’objet d’un des titres principaux de l’album. On continue avec Forsaken, qui offre un refrain mélodique et dans lequel on saisit toute la beauté de l’album, surtout dans le cas où l’auditeur accroche aux textes, qui ici sont une confession. Les paroles du morceau expliquent que l’homme a laissé Dieu derrière lui, et qu’il est donc maintenant perdu et seul. L’esthétique des textes et les messages des chansons d’As I Lay Dying ne sont pas des éléments à négliger puisqu’ ils sont le fruit d’un travail à part entière et qu’ils sont particulièrement profonds et sincères. En effet, on pourrait pleurer en écoutant cet album si l’on suivait attentivement les paroles, ce qui n’est pas valable pour n’importe quel album de metalcore…

L’album continue sur des titres toujours plus ou moins mélodiques, mais tous très violents, en passant par des morceaux à retenir comme I Never Wanted ou The Sound Of Truth qui serait peut-être le meilleur morceau de l’album avec son refrain mélodique et accrocheur et son solo de guitare très sympathique et assez impressionnant par la même occasion. L’album nous propose ensuite une pause avec Departed, un instrumental pour une fois assez harmonique qui est un ensemble émouvant de guitares en taping et en violoning. La transition sur Wrath Upon Ourselves est suprenante, et pour tout dire, très brutale. Une onzième piste donc très violente et technique qui précède le dernier morceau, This Is Who We Are, qui reste très agréable sans rien donner de nouveau à part la fermeture de l’album par quelques mesures de piano seul, qui clôt finalement le tout sur un accord majeur auquel on ne s’attend pas.

An Ocean Between Us est en fait un très bon album, auquel on pardonnera le manque d’originalité car il parvient comme il faut à s’extraire de la masse de musique trop banale et pauvre dans le milieu du metalcore, d’autant plus que la production est entre les mains d’Adam Dutkiewicz de Killswitch Engage, valeur à peu près sûre. Il semble en tout cas que An Ocean Between Us est mieux réussi que son prédécesseur Shadows Are Security.As I Lay Dying