TONI0
PROTECTOR, ce patronyme à lui seul représente assez bien le style du groupe, c’est à dire du thrash brutal et primaire.
Ce groupe allemand est plus ou moins resté dans l’ombre de SODOM, KREATOR et autre TANKARD et pourtant, “A shedding of skin” est un p…. d’album ! Sorti en 1991, c’est de loin leur meilleure réalisation, hargneuse, hystérique mais pas bordelique comme pouvaient l’être les premiers KREATOR.
Le son est gras, la voix est hurlée dans un registre presque death-metal et la batterie sonne acoustique, en particulier la double pédale bien mise en avant lors des parties mid-tempo.
Bon c’est clair que toutes les compos ne brillent pas par leur originalité mais l’ambiance du disque, la volonté des musiciens à vous exploser la tête, la férocité des guitares, tout est mis en oeuvre pour vous faire enfoncer vos portes à grands coups de poing. De plus les morceaux ne bastonnent pas d’un bout à l’autre, chaque titre renferme son bon gros riff lourd ou mid-tempo. Ecoutez un peu “Retribution In Darkness” ouu surtout le fabuleux “Thy Will Be Done”, si vous ne bougez pas sur les riffs d’intro, je veux bien me couper un bras !
Par contre les solos sont loin d’être travailés et de ce côté là c’est vraiment du remplissage. Domage, mais c’est le style de l’époque qui veut ça !
PROTECTOR a laissé derrière lui une réputation de tueur sur scène et vu l’intensité de cet album je n’ai aucun mal à le croir. Ah si je pouvais faire un tour 15 ans en arrière…
April 30, 2006
NOTE : 17/20
Vous aimez le death metal ? Vous aimez le harcore ? Vous aimez les deux mélangé ? Tirez une carte… DSK ? Bonne pioche !!!
En fait la musique de ce groupe français est plus tournée vers le thrash/death brutal et direct que vers le hardcore mais l’ambiance et l’esprit des compos ont presque une punk-attitude. Ces mecs là ne sont pas coincés dans leur style et on flashe tout au long de l’écoute sur des riffs réellement originaux, “Rock’n roll” si l’on peut dire, qui apportent un petit brin de folie supplémentaire. L’excelent morceau “My Eyes Are Corrupted” renferme par exemple un riff trashy presque “dansant”, c’est vraiment excelent et unique. Mais attention, l’ensemble reste brutal, le dernier titre est d’ailleurs une reprise très convaiquante de NAPALM DEATH.
En tout cas DSK a vraiment un style, aussi bien au niveau des grattes que du chant, bestial, saccadé et super entrainant. Et les gratteux sont loin d’être manchots comme en atteste les très bons solos du dernier morceau.
Le son colle tout à fait à l’esprit de l’album, c’est à dire brut, sans être néanmoins fouilli. Certain le trouveront faiblard, moi je juge au contraire qu’il renforce le côté personel et sincère des compos.
Pour résumer, j’ai passé un très bon moment avec DSK qui nous prouve à travers ce disque que la scène française est loin d’être à bout de souffle.
TONIO
Je rentre du boulot bien crevé, je glisse l’album dans la platine, je m’allonge sur mon plumard et je ferme les yeux.
Et là je fais un long voyage… Où axactement, je ne sais pas, mais loin, très loin.
L’intro est lourde, étouffante, les guitares sont grasses, à la limite de l’accordage. Les grattes résonnent quelques secondes et “Melancholy Emperor” démare sur un rythme de batterie bien heavy. Le morceau est rapide (pour du CATHEDRAL j’entends) et super entrainant. Un passage doom plombé et un solo de gratte sympat enrichissent le morceau. Très bonne mise en bouche donc, mais ça n’est rien par rapport à la suite. Le titre suivant, “Requiem For The Sun” est lent, envoûtant, tout simplement fabuleux. Le refrain est mélancholique et beau à la fois et un changement de rythme très original vient appuyer le solo, du grand art dont seul CATHEDRAL a le secret.
Viennent ensuite “Whores To Oblivion” et “Alchemist Of Sorrow”, tous les deux parfaits. C’est un vrai tourbillon créatif. Les riffs sont inspirés, les vocaux originaux, la basse est ronflante et groovy et les passages mélodiques toujours ennivrants.
Comment quatre mecs et leurs instruments peuvent à eux seuls créer un tel univers, ça tient au miracle… A croir que les musiciens n’étaient pas dans leur état normal au moment de composer ! Un morceau s’adresse d’ailleurs directement aux amateurs de cigarettes qui font rire avec l’instrumental psychédelique “Astral Queen” sorti directement des années 70. Surpenant et reposant…
Le monument de cet album est le dernier titre, “Temple Arise !” totalement écrasant. C’est un véritable homage au doom metal, les rythmes sont pachydermiques et l’ambiance dépressive. L’echo sur la voix de Lee Dorian donne l’impression que le morceau a été enregistrer dans une église, le nom du groupe prend alors toute sa dimension.
Ce pavé fait tout de même 13 minutes et si vous n’accrochez pas, patientez tout de même jusque à la 10ème minute où un passage instrumental beau à pleurer vous achevera.
A travers Endtyme chaque musiciens met en valeur ses qualités sans jamais en faire trop. Tout les titres sont riches et même les passages les plus doom dévoilent des subtilités instrumental. Je ne suis moi même pas spécialement fan de ce style, pourtant ce disque m’a convaicu dès la première écoute.
Si les deux albums suivants sont bons, nottament le dernier “The Garden Of Unearthly Delights“, je doute que le groupe puisse à nouveau nous réaliser un jour un album de cette empleur.
A posséder absolument !

PLAN B est est groupe de Montreal qui traine ses guitares depuis plusieurs années déjà et qui possède une solide experience scènique. On est donc loin des approximations sur ce nouvel opus et les compos sont finement arrangées, les structures et les arrangements travaillés et variés.
Pour une auto-production le son est d’ailleurs étonnament pro, surtout au niveau de la batterie qui ne sonne pas comme une casserole, même si c’est à la mode depuis le dernier METALLICA…
Les morceaux sont variés, les refrains vite mémorisables, ce disque file vraiment la pêche. Et quel travail au niveau des guitares ! Mais sans en faire trop dans la démonstration car le groupe cherche avant tout la qualité et ne gonfle pas sas compos avec des riffs inutils. Pas de remplissage donc, les titres sont parfaitement equilibrés.
Les solos de grattes sont dans le même esprit, bien heavy mais surtout super bien inspirés, tout comme la basse qui ne se contente pas toujours de suivre gentillement les guitares.
Deux morceaux se détachent davantage du lot : “The road” dont le refrain ne vous quitte plus et “The surge” avec sa formidable intro mélodique. “The surge” me fait penser à du MAIDEN dans sa construction et sa façon de faire tourner les riffs sur les dernières minutes. Ce titre est d’ailleurs le plus long du CD et c’est à lui seul une vraie cavalcade metalique.
Bon, se serait trop facile de ne faire que des compliments au groupe et puisqu’il faut bien trouver des défauts, j’en citerai deux :
Premièrement, le chant. Si le timbre et le style du chanteur prennent à 100% sur les refrains (”The road” donc), il manque parfois de patate sur les couplets et casse un peu la puissance des compos. Deuxieme défaut : la durée du disque : 28 minutes, hé ho, quand c’est bon comme ça, faut pas se géner pour pousser jusqu’à 35 !!! Mais bon, c’est 28 minutes de bonheur, alors…
En tout cas n’hésitez pas à faire un tour sur le site de ce groupe et vu leur potentiel, je ne serai pas étonné que PLAN B devienne rapidement un meneur sur la scène metal.
April 25, 2006

PLAN B est est groupe de Montreal qui traine ses guitares depuis plusieurs années déjà et qui possède une solide experience scènique. On est donc loin des approximations sur ce nouvel opus et les compos sont finement arrangées, les structures et les arrangements travaillés et variés.
Pour une auto-production le son est d’ailleurs étonnament pro, surtout au niveau de la batterie qui ne sonne pas comme une casserole, même si c’est à la mode depuis le dernier METALLICA…
Les morceaux sont variés, les refrains vite mémorisables, ce disque file vraiment la pêche. Et quel travail au niveau des guitares ! Mais sans en faire trop dans la démonstration car le groupe cherche avant tout la qualité et ne gonfle pas sas compos avec des riffs inutils. Pas de remplissage donc, les titres sont parfaitement equilibrés.
Les solos de grattes sont dans le même esprit, bien heavy mais surtout super bien inspirés, tout comme la basse qui ne se contente pas toujours de suivre gentillement les guitares.
Deux morceaux se détachent davantage du lot : “The road” dont le refrain ne vous quitte plus et “The surge” avec sa formidable intro mélodique. “The surge” me fait penser à du MAIDEN dans sa construction et sa façon de faire tourner les riffs sur les dernières minutes. Ce titre est d’ailleurs le plus long du CD et c’est à lui seul une vraie cavalcade metalique.
Bon, se serait trop facile de ne faire que des compliments au groupe et puisqu’il faut bien trouver des défauts, j’en citerai deux :
Premièrement, le chant. Si le timbre et le style du chanteur prennent à 100% sur les refrains (”The road” donc), il manque parfois de patate sur les couplets et casse un peu la puissance des compos. Deuxieme défaut : la durée du disque : 28 minutes, hé ho, quand c’est bon comme ça, faut pas se géner pour pousser jusqu’à 35 !!! Mais bon, c’est 28 minutes de bonheur, alors…
En tout cas n’hésitez pas à faire un tour sur le site de ce groupe et vu leur potentiel, je ne serai pas étonné que PLAN B devienne rapidement un meneur sur la scène metal.
tonio
Fier de ses origines, le groupe démarre son album sur une engueulade mère/fille en allemand avec en fond sonore un morceau de HOLY MOSES tournant sur une chaine hi-fi. La porte de la chambre claque, une clef tombe part terre et c’est parti !
Le son est propre, puissant pour l’époque (il a bien vieilli quand même) et Sabina Classen ne ménage pas sa voix. A l’époque j’ai écouté l’album sans savoir qu’il s’agissait d’une nana au chant, la surprise a été grande ! En fait ça a rendu la musique encore meilleure.
Les riffs sont relativement basiques, mais précis, directs et des changement de rythmes inatendus cassent parfois efficacement la linéarité de l’ensemnle. “Creation Of Violation” et son ralentissement surprenant, je ne m’en lasse pas…
Il faut noter surtout un côté très sombre aux compositions, le fun et le petit côté punk ne sont plus de mise. Cette ambiance est d’ailleurs relevée par des bruitages en intro ou outro tout à fait réussis. Il faut tout de même reconnaitre que l’album s’éssoufle un peu sur la longueur avec des titres moins marquants sans toutefois être mauvais. Terminal terror renferme néanmoins se qui reste pour moi un des meilleurs titres de thrash metal (et du groupe), à savoir le morceau titre “Terminal terror” avec son intro lugubre à souhait. D’autres titres sont explosifs comme “Nothing For My Mom” ou “Création Of Violation“.
La discothèque de ce groupe est riche et cet album est pour moi une pièce maîtresse du thrash allemand…
April 20, 2006
Note : 12/20
Dismember est sans contest une figure emblématique du Death Metal, un pionier qui nous a pondu des merveilles par le passé. Et face à une légende on est en droit d’être exigent.
La pochette est laide à souhait, voire carrément ridicule, premier mauvais point ! C’est un détail, l’important se trouve sur la galette et comment dire… Et bien c’est du Dismember, voila tout ! C’est à dire que cet album aurait pu sans problème sortir il y a 12 ans sans paraitre en avance sur son temps. Les fans de death old school, dont je fais parti, peuvent largement trouver de quoi se déboucher les conduits auditifs avec cet album. Le groupe nous balance des bombes épileptiques de 2 ou 3 minutes, des morceaux en mid-tempos parfaits pour le head-banging et des parties mélodiques “Maideniènne” à souhait, sans oublier un instrumental sympath mais pas renversant. Bref, aucune surprise sur ce nouvel opus et c’est là tout le problème. Le groupe se contente de jouer du Dismember archi classique, aucun morceau n’arrive à recréer la magie des 2 premiers albums, les riffs ne parviennent qu’à de trop rares occasion à être percutant.
Ce n’est donc pas un mauvais album, c’est juste que j’esperais me prendre un gros pain dans la gueule avec ce skeud et non pas une petite claque sur le pif. Vraiment dommage, je croise les doigts pour le prochain car ce groupe est capable de beaucoup mieux…
TONIO
Au premier abord DESASTER fait peur. Pas par une allure impréssionante ou un par un CV musical qui en impose, mais par le design de l’album, le look et les surnoms ridicules de ses membres. Là je me suis dit que j’étais tombé sur une galette infame de thrash périmé et miséreux…
Erreur ! Car s’il s’agit bien de thrash, il est loin d’être indigeste. Les musiciens cultivent le second degré avec humour (et amour surement) mais question musique ça dépote sévère et ces mecs là pourraient donner des leçons de rythmique à pas mal de ziquos. La prod’ colle tout à fait à l’esprit du groupe, c’est à dire brute et sans aucuns effets, légerement crade. On notera malheureusement une quasi absence de solos, leur présence aurait permis d’aérer certaines compos parfois un peu trop longues. Ce groupe possède une foi innébranlable et un sens du riff qui tue qui rendent leur album accrocheur dès la première écoute. Une petite touche de black métal relève également la sauce de façon bien agréable.
Cet album est donc une bénediction pour tout nostalgique des années 80 et ce qui aurait pù être un desastre se révèle finalement exquis grâce au talent des musiciens.
note : 17/20
Une chose est sùre, quand on voit que Chris Barnes est au chant on sait où on va. A croire que ce mec est tombé dans une marmite de death metal quand il était petit ! A 70 balais et avec une béquille sous chaque bras ce mutant de la gorge viendra encore brailler sur une scène.
A votre avis, que nous propose cet album de TORTURE KILLER ? Du death bien sur. Du death old school de chez old school, mais pas ringard et prise de tête car les musiciens n’essayent pas de nous convaincre qu’ils sont les plus rapides ou les plus techniques. Cet album n’a qu’une seule prétention, celle de vous faire secouer la tête jusqu’à vous déboiter les cervicales et croyez moi, c’est mission accomplie. Et ce qui aurait pu n’être qu’un simple bon album se transforme en une vraie réussite car sous l’apparente simplicité des morceaux se cache un réel travail de composition. Les breaks sont innatendus, les passages mélodiques (si si y’en a…) très bien trouvés et mister Barnes sait moduler sa voix tout en restant dans un domaine très gutural. Chaque composition est mémorisable et possède son identité, ce qui n’est mine de rien pas si fréquent dans ce domaine musical. Certains passages lourds peuvent néanmoins nous rappeler SIX FEET UNDER ou même OBITUARY, mais de façon anodine, pas lieu de s’alarmer !
Alors bien sur, ceux qui recherchent des sentations nouvelles et des experimentations musicales vont encore nous faire une levée de boucliers face à ce groupe “rétrograde”, mais moi je dis que quand c’est bon comme ça faut sutout pas se priver. Vivement le prochain !

Dans tous les style de metal il existe des albums OVNI, des oeuvres qui demandent souvent plusieurs écoutes afin d’en capter toute la dimension.
Mc gilleroy the housefly est de ceux là. Cet album est unique, incomparable, le groupe lui même ne parviendra pas à recréer une telle atmosphère avec ses réalisations suivantes. L’ambience est lourde, pesante et dépressive. La production signée Andy Classen est parfaite, mettant bien en avant la voix monstrueuse du chanteur. Mais le son ne fait pas tout. Si le niveau technique des musiciens n’est pas exeptionnel, la qualité des compositions et la richesse musicale est telle que chaque morceau nous plonge dans un voyage guidé vers l’enfer.
Le titre d’ouverture “Thinking green…” est à lui seul un monument de mal-être, poisseux, vicieux, les adjectifs me manquent. De plus tout au long de l’album voix claires torturées et voix death se partagent les couplets de façon totalement équilibrée et maitrisée. L’apotéose est atteinte sur l’instrumental “Games of a moon murder” et sa ligne de guitare tellement simple mais tellement bien trouvée, le tout sur fond de gargouillements étranglés et d’hurlements désesperés. Où les musiciens sont-ils donc aller chercher autant d’inspiration ? A se demander s’ils étaient dans un état normal au moment de composer…
Ce disque est l’un des plus incroyable que j’ai pu écouter depuis 15 ans et je me le repasse regulierement avec toujours autant de frissons ! Alors fouillez sans relâche les bacs des disquaires d’occas’, vous tomberez peut-être sur ce St Grall.