Exhale (CZ) : Festerfiction

Exhale (CZ) : FesterfictionNOTE : 11/20

Soit “X” le style musical pratiqué.

Si A = le pays d’origine, B = le nombre de morceaux et que C = la durée de l’album, alors :

A+B+C = X

A = République Tchèque, B = 19 titres, C = 26 minutes, donc X = heuuu… Grindcore ?

Bonne réponse !

Petite vérification : 26/19 = 1,368. Effectivement, 1 minute 36 en moyenne par morceaux, c’est du compact !

En fait si la chose en question ne dure que 26 minutes et des clous, la première écoute semble durer bien plus longtemps tant la musique est chargée en riffs, en changement de rythmes et en influences diverses, passant du pur grind au death ou au hardcore.

Le niveau technique des musiciens est honnête, ce qui donne tout de suite un côté professionnel à l’album, et ce malgré une production bien naze, surtout au niveau de la batterie.

Le chant est tout à fait dans le même esprit et se balade entre gueulements geignards à la DEFECATION ou voix typiquement death métal voir carrément viscérale, un peu comme si le chanteur avait enregistré ses parties vocales depuis les égouts de Prague… Ce qui semble ce confirmer par “Legionella”, titre qui se clôt sur des gargouillis liquides genre chasse d’eau.

On a à peine le temps d’assimiler un air que le groupe embraye déjà sur autre chose, ce qui peut donner dans un premier temps une impression de fourre-tout, de cacophonie sans fil conducteur, d’autant que les morceaux s’enchaînent les uns après les autres quasiment sans pauses.

“Tient, on a changé de titre là ?

Ben ouai, on est plus sur la 11, on est sur la 14 !

Ah…”

Dans le genre e n’est pas un gros nanar, c’est facile de trouver pire. Mais c’est aussi facile de trouver bien mieux ! S’il y a de bonnes parties, c’est principalement une impression de bordel colossal qui se dégage de cet album.

Fin des hostilités avec deux reprises, “Turn Face” de BRUTAL TRUTH et “Splattered Cadavers” de REPULSION, morceaux tout à fait dans l’esprit de l’album et qui ne ressortent pas particulièrement du reste.

> Uncategorized — admin @ 12:00 am

June 29, 2006

Gerbe Of Life : Split avec Repudiate

Split avec RepudiateNOTE : 14/20

Amis de la poésie, bonsoir…

Voici donc un split qui nous arrive tout droit de Skull Fucked Prod’, label réputé pour son bon goût. Les deux groupes sont bien bourrins mais évoluent néanmoins dans un style assez différent.

Gerbe of life nous offre un grindcore radical et les morceaux dépassent rarement la minute. Le son est lourd, très grave et ça tourne vite en bouillie sonore pendant les parties les plus speed. Pas grave, c’est le but ! De plus certains passages plus death-métal ou mid-tempo aèrent les compos.

Le grind rime souvent avec hardcore et c’est le cas ici avec de bons missiles comme”Chretiente Démagogie Suprême” au riff presque punk. “Solitude exacerbée” est également très bon avec un refrain hurlé qu’on dirait échappé d’un morceau de NAPALM DEATH période “Fear Emptiness Dispair“.

Une petite déception néanmoins : avec des titres alléchants comme “Bouffe de merde” ou “Pédophiles fils de putes”, dommage qu’il n’y est pas quelques parties de chant compréhensibles, ça aurait pu être sympa. mais le but de ces 11 titres est de vous exploser le crane et c’est mission accomplie !

Le second groupe, REPUDIATE, est plus orienté vers un death-métal classique, tout en restant très agressif grâce à de nombreuses parties de blast. Les morceux sont plus longs, plus fournis, le niveau technique des musiciens est sérieux même si le son de l’enregistrement est à peine meilleur que pour Gerbe of life.

Ce qui saute tout de suite aux oreilles, ce sont les nombreux solos très réussis. Ils sont rapides, inspirés, plutôt en décalage par rapport aux compos très brutales. On les croirait échappés d’un album de PESTILENCE et le résultat est tout à fait convaincant. Avec de telles capacités, les gratteux auraient peut-être pu d’avantage se creuser la tête pour améliorer certains riffs, mais bon, plus facile de critiquer que de faire, c’est déjà un très bon produit !

Voila donc un split quis mérite toute votre attention et ces 2 groupes n’ont absolument pas à faire rougir la scène underground…

> Chroniques, Grind Metal — admin @ 12:00 am

Stickoxydal : The perverted position of interiors

The perverted position of interiors

23 minutes, 14 morceaux, groupe de la République Tchèque signé chez Bizarre Leprous Prod…

Ok, je sais à quoi m’attendre, du Grindcore sans finesse avec un son abominable !

Ben non en fait, pas tout à fait. Les morceaux, bien que très courts, ne se limitent pas à du bastonnage pur et simple. On passe du mid-tempo à des passages bien lourds, avec bien sur, entre les deux des accélérations atomiques sur des riffs hyper basiques. Mais du fait des changements de rythmes incessants et de la faible durée des morceaux, les 14 titres passent tout seuls, à condition bien sur d’apprécier le grind death avec un “g” majuscule !

Ajoutez à ça de nombreux breaks de basse saturée, quelques riffs un peu plus groovy et vous obtenez de très bon morceaux comme “Eaten alive” ou “Autopsy“.

Les vocaux restent caricaturaux, c’est à dire qu’on a l’impression que le mec dégueule en permanence plus qu’il ne chante, et la voix est tellement grave qu’on a parfois du mal à la différencier de la basse ronflante. On a néanmoins droit à quelques délires bien marrants comme sur les très bon “Macerated Fetus” avec ce que je pense être des gémissements de douleur. Est-ce vraiment volontaire ? on dirait que le gratteux s’est transpercé l’?il avec une de ses cordes…

Deux morceaux mettent également en scène… des chants d’enfants ! Pauvres gosses, j’ose pas imaginer sous quelles menaces ils ont été obligé de chanter ! Pas sur qu’ils soient encore en vie aujourd’hui après avoir croisé les tarés de STCKOXYDAL…

Vous aurez compris que vous avez à faire ici à du grind / death placé sous le signe du fun et c’est tout à fait l’esprit qui colle à ce style musicale je trouve. Tout le contraire de REEK OF SHITS par exemple qui essaye de se la jouer sérieux et professionnel alors qu’il n’en a pas les moyens technique.

C’est très cliché à dire mais voila un album pas prise de tête, taillé pour la scène, là où le groupe doit réellement se laisser aller. Il y a peu de chance de les voir un jour en France, alors en attendant ouvrez vous une bonne bière et videz vous la tête avec “The Perverted Of Interiors” qui, s’il n’est pas un album mémorable, reste tout à fait consommable !

> Chroniques, Grind Metal — admin @ 12:00 am

Exhale : Festerfiction

FesterfictionNOTE : 11/20

Soit “X” le style musical pratiqué.

Si A = le pays d’origine, B = le nombre de morceaux et que C = la durée de l’album, alors :

A+B+C = X

A = République Tchèque, B = 19 titres, C = 26 minutes, donc X = heuuu… Grindcore ?

Bonne réponse !

Petite vérification : 26/19 = 1,368. Effectivement, 1 minute 36 en moyenne par morceaux, c’est du compact !

En fait si la chose en question ne dure que 26 minutes et des clous, la première écoute semble durer bien plus longtemps tant la musique est chargée en riffs, en changement de rythmes et en influences diverses, passant du pur grind au death ou au hardcore.

Le niveau technique des musiciens est honnête, ce qui donne tout de suite un côté professionnel à l’album, et ce malgré une production bien naze, surtout au niveau de la batterie.

Le chant est tout à fait dans le même esprit et se balade entre gueulements geignards à la DEFECATION ou voix typiquement death métal voir carrément viscérale, un peu comme si le chanteur avait enregistré ses parties vocales depuis les égouts de Prague… Ce qui semble ce confirmer par “Legionella”, titre qui se clôt sur des gargouillis liquides genre chasse d’eau.

On a à peine le temps d’assimiler un air que le groupe embraye déjà sur autre chose, ce qui peut donner dans un premier temps une impression de fourre-tout, de cacophonie sans fil conducteur, d’autant que les morceaux s’enchaînent les uns après les autres quasiment sans pauses.

“Tient, on a changé de titre là ?

Ben ouai, on est plus sur la 11, on est sur la 14 !

Ah…”

Dans le genre e n’est pas un gros nanar, c’est facile de trouver pire. Mais c’est aussi facile de trouver bien mieux ! S’il y a de bonnes parties, c’est principalement une impression de bordel colossal qui se dégage de cet album.

Fin des hostilités avec deux reprises, “Turn Face” de BRUTAL TRUTH et “Splattered Cadavers” de REPULSION, morceaux tout à fait dans l’esprit de l’album et qui ne ressortent pas particulièrement du reste.

> Chroniques, Grind Metal — admin @ 12:00 am

Deep Vein : Reign Of Deacadence

Reign Of DeacadenceNOTE : 15/20

Je n’ai eu que récemment cette démo 3 titres de DEEP VEIN enregistrée fin 2003. Le groupe a depuis sorti une deuxième production que je serai fort curieux d’écouter.

Plusieurs chroniques ou commentaires ont déjà été rédigé (preuve que le groupe ne passe pas innaperçu !), je ne m’éttendrai donc pas sur des pages. Le style pratiqué est tout ce qu’il y a de plus death metal, aucunes allusions black ou heavy dans ces compos taillées dans la pierre. Du pur old school inspiré des grands groupes de brutal death floridiens.

L’originalité n’est absolument pas au rendez vous, les riffs restent très caricaturaux, mais les compositions sont toutefois habiles et les changements de rythme sont tout à fait adroits. Ce qui fait tout de suite “tilt” à l’oreille est le jeu du batteur, très carré et inspiré, ses roulements ont de quoi en mettre plus d’un par terre.

Apparemment le “reast in peace brother” en ouverture de leur site nous fait comprendre qu’un des membres du groupe, Sylvain, est décédé l’année dernière. Le groupe a survécu à l’épreuve car il donne actuellement des concerts.

Un passage assez court mais très bien joué (mention spéciale pour la basse !) à 3′45 du dernier titre nous montre que DEEP VEIN peut se montrer fort inspiré sur des parties plus mélodiques. Si ce côté mélancolique est d’avantage mis en avant sur la dernière démo tout en conservant la puissance death métal, y’a bon, y’a bon !!!

Moi je vais de ce pas sur leur site leur secouer les puces pour qu’ils m’envoient leur petit dernier…

> Chroniques, Death Metal — admin @ 12:00 am

Myproof : Shining Stardust

Shining StardustNOTE : 17/20

Quand j’ai reçu l’album de ce groupe japonais je ne savais pas, mais alors pas du tout, à quoi m’attendre.

Ouille ! Je vois la photo du groupe à l’intérieur… Pose façon minets pour pucelles en chaleur, survet’ et baskets, petits mec bien propres sur eux quoi. Ca y’est je suis tombé sur les KYO du soleil levant !

Bon je glisse le cd en tremblant, aï aï aï cékoiça…

28 minutes 30 au total, à ben ça va, si c’est naze la torture ne sera pas trop longue !

Le premier titre démarre sur un petit arpège simple avec une ligne de guitare claire par dessus, c’est planant, ça colle bien avec la pochette pleine d’étoiles. Au bout de 45 secondes les guitares saturées et la batterie rentrent en piste, le son est bon, plutôt clair, ce n’est pas un son gras de death metal. Le morceau d’ouverture est en fait entièrement instrumental et ma foi très agréable, un mélange de mélodies très heavy métal et de rythmes bien thrash.

Cette direction musicale est maintenue durant tout l’album et passée une première impression de surprise, je peux vous dire qu’on accroche très rapidement. Les riffs et les arrangements de grattes sont très inspirés et le chant, s’il est hurlé et bien agressif dans l’ensemble, est néanmoins modulé et entraînant. Il faut noter dans les solos une influence classique très bien maîtrisée et pas envahissante comme ça peut souvent être le cas dans ce genre d’exercice.

MYPROOF est régulièrement sur le fil du rasoir, à deux doigts de tomber dans le ridicule lors de passages mielleux en arpèges ou en chant clair. Mais justement, ça passe ! Ca passe grâce au feeling des musiciens et ces parties un peu bancales deviennent en fait celles qu’on retient le mieux.

Le morceau “The Life Of Nature” est une perle avec son refrain chanté en japonais. C’est presque chanté faut mais tellement bien trouvé que l’air vous rentre dans la tête et n’en sort plus. Si vous êtes amené à écouter ce titre vous ferez comme moi, vous improviserez un japonais de fortune et vous reprendrez le refrain en c?ur avec le chanteur. En concert ça doit être fameux si tout le public scande ce refrain d’une même voix !

“Planetarium Sphère” est fameux aussi, avec son arpège central soutenu en finesse par la batterie et un solo magnifique. Si vous avez un chagrin d’amour c’est celui là qu’il faut choisir pour pleurer tout seul…

Tout l’album est bon et 28 minutes 30 c’est trop court, d’autant que le disque prend fin sur un instrumental magnifique qui ne dure que 1 minute 10. A peine le temps de se mettre dedans que c’est déjà fini.

J’ai d’ailleurs envoyé un mail au groupe via leur site pour les engueuler de n’avoir pas développer d’avantage ce “Everlasting Sunchine”, avec ses accords magnifiques.

Non mais ! Déjà que les bonnes surprises de ce genre sont rares, il faut en plus que les musiciens soient radins…

Si vous aimez découvrir de nouvelles choses et que vous n’êtes pas enfermés dans un style précis, débrouillez vous pour vous procurer ce “Shining Stardust“, c’est original, hors normes (dans un style très métal tout de même), bref, un disque qui vous envoie dans une autre dimension pendant 28 toutes petites minutes.

> Chroniques, Death Metal — admin @ 12:00 am

June 24, 2006

My Proof : Shining Stardust

Shining StardustNOTE : 17/20

Quand j’ai reçu l’album de ce groupe japonais je ne savais pas, mais alors pas du tout, à quoi m’attendre.

Ouille ! Je vois la photo du groupe à l’intérieur… Pose façon minets pour pucelles en chaleur, survet’ et baskets, petits mec bien propres sur eux quoi. Ca y’est je suis tombé sur les KYO du soleil levant !

Bon je glisse le cd en tremblant, aï aï aï cékoiça…

28 minutes 30 au total, à ben ça va, si c’est naze la torture ne sera pas trop longue !

Le premier titre démarre sur un petit arpège simple avec une ligne de guitare claire par dessus, c’est planant, ça colle bien avec la pochette pleine d’étoiles. Au bout de 45 secondes les guitares saturées et la batterie rentrent en piste, le son est bon, plutôt clair, ce n’est pas un son gras de death metal. Le morceau d’ouverture est en fait entièrement instrumental et ma foi très agréable, un mélange de mélodies très heavy métal et de rythmes bien thrash.

Cette direction musicale est maintenue durant tout l’album et passée une première impression de surprise, je peux vous dire qu’on accroche très rapidement. Les riffs et les arrangements de grattes sont très inspirés et le chant, s’il est hurlé et bien agressif dans l’ensemble, est néanmoins modulé et entraînant. Il faut noter dans les solos une influence classique très bien maîtrisée et pas envahissante comme ça peut souvent être le cas dans ce genre d’exercice.

MYPROOF est régulièrement sur le fil du rasoir, à deux doigts de tomber dans le ridicule lors de passages mielleux en arpèges ou en chant clair. Mais justement, ça passe ! Ca passe grâce au feeling des musiciens et ces parties un peu bancales deviennent en fait celles qu’on retient le mieux.

Le morceau “The Life Of Nature” est une perle avec son refrain chanté en japonais. C’est presque chanté faut mais tellement bien trouvé que l’air vous rentre dans la tête et n’en sort plus. Si vous êtes amené à écouter ce titre vous ferez comme moi, vous improviserez un japonais de fortune et vous reprendrez le refrain en c?ur avec le chanteur. En concert ça doit être fameux si tout le public scande ce refrain d’une même voix !

“Planetarium Sphère” est fameux aussi, avec son arpège central soutenu en finesse par la batterie et un solo magnifique. Si vous avez un chagrin d’amour c’est celui là qu’il faut choisir pour pleurer tout seul…

Tout l’album est bon et 28 minutes 30 c’est trop court, d’autant que le disque prend fin sur un instrumental magnifique qui ne dure que 1 minute 10. A peine le temps de se mettre dedans que c’est déjà fini.

J’ai d’ailleurs envoyé un mail au groupe via leur site pour les engueuler de n’avoir pas développer d’avantage ce “Everlasting Sunchine”, avec ses accords magnifiques.

Non mais ! Déjà que les bonnes surprises de ce genre sont rares, il faut en plus que les musiciens soient radins…

Si vous aimez découvrir de nouvelles choses et que vous n’êtes pas enfermés dans un style précis, débrouillez vous pour vous procurer ce “Shining Stardust“, c’est original, hors normes (dans un style très métal tout de même), bref, un disque qui vous envoie dans une autre dimension pendant 28 toutes petites minutes.

> Chroniques, Death Metal — admin @ 12:00 am

VII Arcano : Nothingod

NothingodNOTE: 16/20

Bien qu’il n’est pas été très productif, ce groupe est loin de n’en être qu’à ses débuts. Les premiers pas de VII ARCANO remontent à 1989, date à laquelle le combo portait encore le nom de SEPOLCRUM.

De cette époque ne subsiste plus aujourd’hui que le bassiste, reconverti à présent à la guitare.

Le groupe mélange habilement le death et le thrash, tant au niveau des parties musicales que du chant. Les riffs sont très fortement influencés par les années 80, mais joués de façon très agressive et boostés par une batterie très puissante. Alors bien sur, si on veut être tatillon on peut s’amuser à relever tous les groupes qui ont pu influencer VII ARCANO, mais, comme c’est le cas pour DEMIRICOUS et son récent album “One”, l’inspiration et la hargne sont là, c’est bien ça le principal.

SLAYER, DESTRUCTION, EXODUS… On peut retrouver des traces de tous ces bands, mais avec une puissance death-metal redoutable. L’intro de “An assassin charisma” et son cri suraigu fait furieusement penser à SLAYER et son “Captor of sin” par exemple, mais ça ne va jamais plus loin que de simples allusions, pas question ici de pompage ! On ne renie pas comme ça son passé n’est ce pas ?

Et puis bon, les compos ne sont pas bancales, les constructions sont vraiment intelligentes et originales comme l’excellent morceau “An charisma assasin” qui est taillé pour vous faire bouger.

Un autre point fort de VII ARCANO est de placer avec parcimonie des passages mélodiques remarquablement trouvés et assez inattendus comme l’outro en arpège de “Final Dream” ou les beaux intermèdes instrumentaux de “Down The Afterworld”. Le résultat en concert doit être tout à fait explosif ! De plus les solos de grattes, techniques, dans un pur style heavy, ne sont jamais trop longs, ce qui les rend plus percutants encore.

Il y a vraiment à boire et à manger dans ce “Nothingod“, c’est le genre d’album qu’on se ressort de temps en temps avec plaisir, sans en abuser, comme on prend un bon apéritif !

En résumé, cet album est rafraichisant, hônète et tout à fait recommandable…

> Chroniques, Thrash Metal — admin @ 12:00 am

June 20, 2006

Deathchain : Deadmeat Disciples

Deadmeat DisciplesNOTE : 16/20

Deux cd au style assez semblable me sont tombés dans les main en même temps : VII ARCANO et le présent DEATHCHAIN. DEATHCHAIN est tout de même bien plus orienté death metal mais dans l’ensemble la recette est la même : mélange de riffs thrash et death, voix caverneuses, rythmes variés…etc.

Les compos sont directes, assez basiques dans leur construction, le groupe va droit à l’essentiel et les morceaux durent tous entre 3 et 4 minutes. L’album ne dure d’ailleurs que 33 minutes, beaucoup trouvent ça trop court, pour moi c’est la durée idéale, pas le temps au moins de s’ennuyer !

Chose pas forcément courante dans ce style, les morceaux ont des refrains bien marqués et puissants, comme le très bon “March Of The Thousand Legions” et son March ! March ! March ! March ! repris en coeur. “Carrier Of Pestilence“, excellent morceau mid-tempo, possède également un refrain entrainant qu’on reprend avec le groupe le poing levé. C’est en tout cas l’effet que ça m’a fait dans mon salon, et tant pis si les voisins m’ont pris pour un golio !

Je ne peux pas dire que cet album est exceptionnel, mais il se situe nettement au dessus de la moyenne, tous les morceaux renferment une bonne idée, un bon riff planqué quelque part. “Rabid Vultures”, “March of the Thousand Legions” ou “Undertaker” sont vraiment de bons titres taillés pour les concerts et le headbanging. Quelques blast et quelques solos placés ça et là enrichissent agréablement les compos et cassent un aspect routinier qui peut facilement s’installer.

A noter que la production, sans en faire des tonnes, est tout à fait bonne. J’aime notamment le son de la batterie (surtout les tomes) qui sonne un tantinet acoustique, vieux style quoi, et donne un côté plus sympathique à l’ensemble. Mais bon, ça c’est mon côté nostalgique !

Voila, vous avez donc à faire ici à du death metal old-shool (mais pas ringard) de très bonne facture, aux riffs bien pêchus, DEATHCHAIN est un groupe qui ne cherche pas à péter plus haut que son cul et tout l’album tient bien la route.

Aucune raison que les mordus de MALEVOLENT CREATION, SINISTER et autres EXMORTEM ne prennent pas leur pied avec ce skeud…

> Chroniques, Death Metal — admin @ 12:00 am

Reek Of Shits : Deface mind

Deface mindNOTE : 03/20

REEK OF SHITS… Bienvenu dans le monde merveilleux de l’underground extrême! Tout frais (si j’ose dire) débarqué de la République Tchèque, le groupe insiste fièrement dans le livret sur un “No text, no vocal effects !!!”

Et oui, car nous avons à faire ici à du death metal de chez death metal, un genre de mélange entre les premiers CARCASS et NAPALM DEATH, mais avec un esprit de déconne beaucoup moins prononcé. Le son par contre est fidèle à ces modèles, c’est à dire bien pourri.

Ce n’est pas le genre d’album qu’on écoute avec une oreille concentrée pour bien capter la finesse des riffs ou des solos, d’ailleurs y’en a pas un seul. Non ici tout est mis en place pour vous défoncer les tympants à grands coups de blast et de beuglements en tout genre.

Difficile pour moi en fait de mettre une note à cet album, car il faut partir du principe qu’il s’agit ici d’une toute petite production et ce style bourrin/pourri représente ce qu’est l’underground extrême, c’est à dire une musique volontairement anti-commerciale destinée à être jouée dans des petites salles face à une centaine de metaleux bien déchirés.

Bon, doit-on considérer à présent qu’être “underground” est une excuse pour sortir des albums pitoyables ? Et puis comment juger quand un groupe est ou n’est plus “underground” ? Quand il a vendu plus de 200 copies de son enregistrement ?

Hé, mine de rien je viens de pondre deux sujets qui auraient inspiré bien des personnes au bac philo, comme quoi, y’en a des choses à dire sur REEK OF SHITS !

Musicalement c’est clair qu’on frôle ici le vide absolu, les morceaux se suivent et se ressemblent tous, seul peut être “I’m your flesh” relève un peu le niveau grâce à son petit côté hardcore sympa, mais sur onze morceaux c’est lège ! Les riffs sont d’une simplicité navrante, la mise en place est parfois approximative, alors pour répondre moi même à ma question, non, être underground ne pardonne pas d’être nul ! Avoir de petits moyens ne peut pas empêcher d’avoir des idées et de peaufiner un minimum ses compos.

J’attendais avec un peu d’impatience quand même le dernier morceau qui est une reprise de NAPALM DEATH, “Suffer the children”, un morceaux culte de death metal. Quand on entend avec quelle classe BENIGHTED l’a repris sur son dernier album, la version de REEK OF SHITS n’en est que plus misérable, du niveau de tout le reste en fait. Les mecs ne se donnent même pas la peine de reprendre correctement les riffs, le batteur à l’air de souffrir le martyre sur les parties blastées, la cervelle doit lui sortir par les oreilles tellement il force pour tenir la cadence !

Bon j’arrête là, je crois que j’ai même déjà beaucoup trop tapé pour un disque insignifiant et totalement inutile. A moins qu’il ne prenne une toute autre dimension si on l’écoute raide bourré ? J’assairai ce soir tient…

> Chroniques, Death Metal — admin @ 12:00 am