Fragments Of Unbecoming : Sterling Black Icon - Chapter III - Black But Shining

Sterling Black Icon - Chapter III - Black But ShiningTONIO

FRAGMENTS OF UNBECOMING est un jeune groupe allemand formé en 2000 et qui nous propose là sa troisième réalisation, après un EP et un premier album sorti il y a deux ans. La pochette est originale, intriguante, et me donne rapidement envie d’en savoir un peu plus leur musique…

La courte intro est alléchante, composée d’une guitare acoustique et d’une mélodie heavy qu’on dirait sortie d’un album de Maiden. Le premier morceau s’ouvre peu de temps après sur une ligne mélodique très sympa, la je me dits que j’ai touché le gros lot et que je vais m’écouter un très bon album de death mélodique…

Malheureusement pas si bon que ça en fait, car au fur et à mesure que les morceaux s’enchaînent, l’ennui pointe le bout de son nez.

Les titres sont plutôt longs dans l’ensemble, dépassant plusieurs fois les sept minutes, et composés de parties mélodiques à la DARK TRANQUILLITY et d’accélérations brutales proches du black métal. Le chant reste toujours très gutturale et il faut avouer que le chanteur tire assez bien son épingle du jeu, même si on peut regretter un manque de personnalité dans son timbre de voix. Là où ça coince, c’est au niveau de l’originalité, car les titres se suivent et se ressemblent, et même après plusieurs écoutes, pas vraiment moyen d’en retenir un plus qu’un autre. Les lignes mélodiques sont un peu trop convenues, moyennement prenantes et les parties agressives sont parfois lourdingues ou trop longues. Cet album n’est en fait pas assez recherché pour les fans de death mélo et pas assez méchant pour les fans de death traditionnel, le groupe aura du mal à se trouver un public vraiment approprié !

Bien sur de temps en temps un air de guitare un peu plus original vient vous titiller le tympan, mais l’attention se relâche vite et on attend patiemment que l’album passe. « Dear Floating Water » et « Stand The tempest » restent néanmoins des morceaux assez plaisants. C’est plutôt sur des titres d’avantage orientés thrash que le groupe nous réveille un peu, avec par exemple « Breathe In The Black To See » et son léger arrière goût de SLAYER sur certains riffs.

A noter par ailleurs que la prod’ aurait pu être meilleur, pendant les parties rapides la batterie claquante écrase les guitares et les riffs ne sont plus clairement audibles.

Ni vraiment bon ni vraiment mauvais, Sterling Black Icon est un album qu’on écoute une fois puis qu’on oublie rapidement. Les musiciens ont une réelle maîtrise de leurs instruments, le groupe est signé sur un gros label, il ne manque plus qu’une bonne dose d’inspiration à la recette pour que la sauce prenne complètement. Allez hop, on enfile les tabliers et on retourne en cuisine les mecs !

> Chroniques, Death Metal — admin @ 12:00 am

August 31, 2006

Fragments Of Unbecoming : Sterling Black Icon

Sterling Black IconTONIO

FRAGMENTS OF UNBECOMING est un jeune groupe allemand formé en 2000 et qui nous propose là sa troisième réalisation, après un EP et un premier album sorti il y a deux ans. La pochette est originale, intriguante, et me donne rapidement envie d’en savoir un peu plus leur musique…

La courte intro est alléchante, composée d’une guitare acoustique et d’une mélodie heavy qu’on dirait sortie d’un album de Maiden. Le premier morceau s’ouvre peu de temps après sur une ligne mélodique très sympa, la je me dits que j’ai touché le gros lot et que je vais m’écouter un très bon album de death mélodique…

Malheureusement pas si bon que ça en fait, car au fur et à mesure que les morceaux s’enchaînent, l’ennui pointe le bout de son nez.

Les titres sont plutôt longs dans l’ensemble, dépassant plusieurs fois les sept minutes, et composés de parties mélodiques à la DARK TRANQUILLITY et d’accélérations brutales proches du black métal. Le chant reste toujours très gutturale et il faut avouer que le chanteur tire assez bien son épingle du jeu, même si on peut regretter un manque de personnalité dans son timbre de voix. Là où ça coince, c’est au niveau de l’originalité, car les titres se suivent et se ressemblent, et même après plusieurs écoutes, pas vraiment moyen d’en retenir un plus qu’un autre. Les lignes mélodiques sont un peu trop convenues, moyennement prenantes et les parties agressives sont parfois lourdingues ou trop longues. Cet album n’est en fait pas assez recherché pour les fans de death mélo et pas assez méchant pour les fans de death traditionnel, le groupe aura du mal à se trouver un public vraiment approprié !

Bien sur de temps en temps un air de guitare un peu plus original vient vous titiller le tympan, mais l’attention se relâche vite et on attend patiemment que l’album passe. « Dear Floating Water » et « Stand The tempest » restent néanmoins des morceaux assez plaisants. C’est plutôt sur des titres d’avantage orientés thrash que le groupe nous réveille un peu, avec par exemple « Breathe In The Black To See » et son léger arrière goût de SLAYER sur certains riffs.

A noter par ailleurs que la prod’ aurait pu être meilleur, pendant les parties rapides la batterie claquante écrase les guitares et les riffs ne sont plus clairement audibles.

Ni vraiment bon ni vraiment mauvais, Sterling Black Icon est un album qu’on écoute une fois puis qu’on oublie rapidement. Les musiciens ont une réelle maîtrise de leurs instruments, le groupe est signé sur un gros label, il ne manque plus qu’une bonne dose d’inspiration à la recette pour que la sauce prenne complètement. Allez hop, on enfile les tabliers et on retourne en cuisine les mecs !

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Cattle Decapitation : Karma Bloody Karma

Karma Bloody KarmaTONIO

Voici donc la nouvelle galette de pomme de terre des amoureux de Dame Nature que sont CATTLE DECAPITATION. le groupe évolue dans un pur métal déjanté mais son originalité vient surtout du fait que ses membres sont tous végétariens et défendent avec force leur amour pour la feuille de salade bio.

La pochette de Karma Bloody Karma est tout de même bien plus sobre que celle du précédent album, pochette qui représentait une vache déféquant une bouillie de restes humains. La musique, elle, reste identique, à savoir un grind/death très bourrin et hyper tordu qui n’intéressera que les fans absolus du genre car le groupe ne fait pas de compromis et sa musique est un vrai marteau piqueur sonore.

Il faut tout de même reconnaître que le groupe a légèrement arrondi les angles en rajoutant un peu plus de passages lents et mid-tempo que sur ses précédentes réalisations.

Les changements de rythmes sont incessants, et si les musiciens ralentissent de temps en temps le tempo, c’est pour mieux vous fracasser la tronche quelque secondes plus tard à grands coups de blast. La maîtrise technique des membres de CATTLE est impressionnante, tant dans les rythmiques que dans les solos biscornus et complètement barrés des guitaristes. Les sweepings éclatent dans tous les sens, la batterie ne tient pas plus de quelque secondes sur un même rythme, on peut dire que les musiciens ne font pas dans la simplicité et même pour un fan de death, l’écoute de cet album peut vite devenir assommante ! Ca dépend de l’humeur dans laquelle on se trouve…

Heureusement que les compos sont de temps en temps aérées par quelque passages plus lents qui laissent à l’auditeur le temps de souffler, les morceaux sont alors plus percutants comme le bien nommé “Total Gore” ou le bon “Suspended In Coprolit”. On peut même noter deux ou trois riffs mélodiques fort bienvenus, même s’ils ne sont jamais très longs.

Le chant n’est pas en reste, très puissant et efficace, tantôt bovin (normal pour des végétariens…), tantôt étranglé dans un registre proche de CARCASS.

Le grind/death de CATTLE DECAPITATION n’est pas facile d’accès et en rebutera plus d’un par son aspect technique et déstructuré, je dois dire que moi même l’écoute de ce disque m’a vite fatigué. La production est très bonne, les musiciens très pro mais il est dur de s’envoyer d’une traite ce Karma Bloody Karma. Même s’ils ne bouffent pas de bidoche, les membres du groupe sont loin d’être tendres question musique ! A vous de tester, mais vous êtes prévenus…

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Obscenity : Where Sinners Bleed

Where Sinners BleedTONIO

OBSCENITY roule sa bosse au pays de la bière depuis la fin des années 80 et si je compte bien, le groupe sort là son huitième album. Et oui, déjà ! Et pourtant, beaucoup d’entre vous ont un gros point d’interrogation planté au dessus de la tête quand on vous parle d’ “OBSCENITY”.

Bien qu’il est enquillé des albums de qualité, le groupe n’a jamais obtenu autant de succès que ses comparses ricains de CANNIBAL CORPSE ou que les groupes de thrash allemands. Ce n’est pas ça qui va démotiver les musiciens, car le carburant du groupe est l’amour immodéré du death métal pur et dur, bourrin et direct.

Les compos sont toutes bâties sur une base identique, c’est à dire en enchevêtrement de rythmes très rapides et de parties lourdes ou mid-tempo, un mélange de death métal old school et de quelques influences plus modernes, notamment dans certains riffs légerment mélodiques, assez peu nombreux il est vrai. Les musiciens possèdent un très bon niveau technique mais n’en font pas l’étalage à chaque instant, beaucoup de riffs sont basiques et rentre-dedans, ce qui met encore mieux en valeur les passages plus recherchés. Tous les morceaux possèdent au moins un bon riff béton caché quelque part et mis souvent en valeur par un rythme de batterie assez lent. Si le morceau titre “Where Sinners Bleed” ne vous fait pas grimper au murs, vous n’êtes pas fait pour le death métal…

Il est facile de mettre en parallèle OBSCENIY et CANNIBAL CORPSE car le style de riffs et le chant sont parfois très proches, mais OBSCENITY se détache néanmoins de ce dernier par une influence thrash bien plus présente, notamment lors du dernier et excellent titre “The Bullet That Kills”, titre qui atteint tout de même les sept minutes.

Un bon point supplémentaire pour le groupe, les solos de grattes, s’sont souvent courts, sont bien ficelés et mélodiques et tranchent par rapport à la brutalité des compos. C’est pas nouveau, le grand CARCASS l’a déjà fait par le passé, mais le mélange est très réussi.

C’est du death métal de très bonne qualité, puissant, inspiré, mais… Mais je ne sais pas, il manque un petit truc, un pt’it quelque chose qui ferait passer cet album de très bon à exquis. Mon impression première est renforcée par les deux derniers morceaux “Non-Existence” et “The Bullet That kills” qui de détachent du reste grâce à des passages plus personnels et plus inspirés. Petite prise de risque qui s’avère fort payante, ces deux titres sont des bombes. En même temps, OBSCENITY nous garde le meilleur pour la fin, c’est une très bonne façon de conclure l’album !

Cet album ne peut que plaire au amateurs de death métal avec un grand “D”, d’autant que la prod’ est très puissante, mais je suis sûr que le groupe peut nous pondre un album bien meilleur encore. Si la prochaine livraison des allemands atteint la qualité des deux titres dont je vous ai parlé, préparez vous à un album colossal !

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August 29, 2006

Terrorizer : Darker Days Ahead

Darker Days AheadTONIO

Bon, aller, j’arrête de trembler comme ça, je respire un grand coup et je le colle le dans le lecteur cet album inespéré. Ben ouai, ça fait un paquet d’années que je ressorts régulièrement World Downfall, unique album de TERRORIZER enregistré en 1989. Album culte de chez culte qui imposa un nouveau style de batterie, le “blast”, album qui est au grind ce que Mr Zuuldevil est à Spirit Of Metal, indispensable, et blablabla, je vais pas vous refaire un cour sur l’histoire de TERRORIZER, bande de feignants, si ça vous interesse cherchez par vous même ! Alors oui, je l’attendais avec la larme à l’?il ce successeur, et oui, avant de mettre l’album en route j’ai enfilé mon T-shirt du groupe, j’ai posé quatre binouzes à portée de main et j’ai coupé le télephone pour que personne ne vienne me déranger pendant ce divin moment.

L’album World Downfall n’a pas uniquement fait sensation parce qu’il est sorti à une époque où toutes les possibilités de la musique brutale n’avaient pas été explorées. Ce qui faisait (et qui fait toujours !) sa qualité était son côté instantané, revendicateur et bien sur la puissance des compos. Ce n’était pas un album basé uniquement sur le blast, les riffs death/harcore y étaient tranchants et… et pffff… un bordel de fucking bon album quoi ! Alors je crois que en fait, je l’ai trop attendu ce “Darker Days Ahead“.

Déçu ? Le mot est faible… Le pire, c’est qu’avec un album douteux comme celui-ci, c’est toute l’image du groupe, et même son passé, qui en prend un coup. Je vais pas y aller par quatre chemins, cet album est mou, les riffs poussifs, la magie c’est complètement envolée. Le chanteur actuel est totalement quelconque, sans personnalité, et pourrait brailler dans n’importe quel groupe death métal de quatrième zone. Remarquez, en y pensant bien, j’ai sûrement été naïf de croire que Sandoval et Pintado pourraient nous pondre une bombe à la hauteur de World Downfall. Ces mecs ont vieilli, Sandoval doit avoir un budget alcool à gérer très important, alors une t’ite reformation ça peut pas faire de mal au portefeuille ! Mais bon, TERRORIZER c’est pas non plus KISS, vont pas en vendre des caisses de leur sandwichs avariés. Branle-bas de combat dans les maisons de retraites, TERRORIZER est de retour, les papys font toujours du grind !

Bien sur, dans le tas on peut toujours trouver quelque riffs à sauver par-ci par-là, mais la flamme n’y est plus. Ils font semblant de jouer du TERRORIZER, voila, c’est ça. Je les imagine bien :

- ” Hé, Pete, si tu nous collais un p’tit blast ici, ça f’rait bien non ?

- Attends, je bois un coup, fatigué moi ! Et pis faudrait pt’être que tu nous trouves un riff d’abord…”

Tchplik ! (Jesse s’ouvre une bière)

“- Beuarp ! ‘tain, comment je faisais avant déjà… Alors attends, je mets un doigt là, après je fais cet accord… Ha ouai, c’est ça, on dirait un vieux morceau !

- Attends bordel, doucement, j’arrive pas à suivre à la batterie moi ! Aï, mon arthrose…”

Tchplik ! (Jesse s’ouvre une autre bière)

…etc

Faut m’excuser pour cette chronique qui part un peu dans tous les sens, mais un de mes groupes fétiches vient quand même de pondre une des plus belles daubes faisandées qui soit, comprenez ma peine. Vous remarquerez d’ailleurs que je n’ai même pas le c?ur à mettre une note à cet album qui me servira dans quelque minutes à nourrir ma poubelle.

Pour conclure je dirais que cette nouvelle mouture du groupe est totalement inutile et que cet album est une parodie, une insulte au passé du groupe. Vous voulez connaître TERRORIZER ? Achetez World Downfall !

Mon dieu, pourvu que CORONER ne se reforme jamais…

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Darwin’s Theory : And Then…

Darwin's Theory : And Then...TONIO

DARWIN’S THEORY ?, ça vous dit rien ? Moi non plus ! Normal, c’est leur premier album, après une démo en 2004 il me semble. Elle est sympa la pochette avec ses crânes accueillants, si c’est la tronche des musiciens, ch’uis pas sur de me déplacer un jour pour les voir en concert…

Que ce soit au niveau des vocaux ou de la musique, DARWIN’S THEORY pratique un gros mélange de styles, tout en restant d’un bout à l’autre très métal. Quelque vocaux death-métal, hardcore ou même parfois black-métal, le chanteur (ex-SCARVE) possède un registre très varié. La musique elle même se balade entre gros thrash, power métal ou même rock stoner sur certains riffs. Un morceau comme “Brain” fait penser à du CATHEDRAL alors qu’un autre titre comme “Eternal Tears” balance la purée de façon très efficace dans un style beaucoup plus punk/harcore, et il faut reconnaître que le groupe est bien plus convaincant et percutant dans cet exercice. Mais même dans ce titre, peut-être le meilleur de l’album, les musiciens ne peuvent s’empêcher de rajouter leur touche d’originalité, à savoir un solo de guitare seiche. Dans ce cas là la sauce prend très bien, ce qui n’est pas le cas en permanence. Des longueurs se font souvent sentir, notamment lors des passages doomesques pas vraiment captivants.

La prod’ est correct, les musiciens performants, mais l’album reste néanmoins relativement quelconque, ni ennuyant, ni passionnant. “And Then…” passe très bien comme musique de fond si vous êtes occupé à changer les cordes de votre grattes ou à faire la popotte quoi.

Il faut tout de même saluer la recherche d’originalité du groupe qui tente réellement de se forger un style unique, au risque de s’éparpiller dans trop de directions, ce qui est plutôt le cas ici. pourtant les bonnes idées foisonnent, comme “Tecumseh”, morceau chanté en français avec des voix genre chant d’indien en bruit de fond, de beaux passages acoustiques (Lost From Nowhere) ou les riffs saccadés très efficaces (”Why ?”) que nous offrent de temps en temps les guitaristes.

En résumé, ce disque n’est absolument pas mauvais, mais tout cela manque de cohésion, si lors d’un prochain album le groupe parvenait à d’avantage canaliser ses idées et influences, le résultat ne pourrait-être que meilleur. Autre point de détail, 60 minutes dans ce style de métal, c’est long ! La tentation de jouer de la zapette sur les derniers titres est grande, car avec 8 ou 9 morceaux on a largement l’impression d’avoir fait le tour de la question !

DARWIN’S THEORY reste un groupe à surveiller de près, d’autant que leur prestations scéniques sont apparemment imposantes. Rendez-vous bientôt pour la suite donc !

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August 23, 2006

F

Fëanturi : Grey DesignTONIO

Je commence à me sentir presque mal dans mes pompes… Depuis quelque temps j’applaudis en permanence toutes les auto productions que je découvre, certains vont finir par douter de mon objectivité ! La qualité des réalisations de groupes non signés que je reçois en ce moment est étonnante, c’est quand même pas ma faute, merde !

FEANTURI a vu le jour en 1999 et à déjà réalisé une démo en 2002 (rééditée en 2004), démo qui a reçu un très bon accueil critique a sa sortie.

La musique en elle-même pourrait être cataloguée en black/death mélodique, mais cette étiquette est trop réductrice. Le groupe combine dans chacune de ses compos des éléments empruntés aussi bien au black métal que au death ou au heavy traditionnel. Le groupe touche du doigt au black métal pour les accélérations brutales et certains riffs tranchants, au death pour les voix caverneuses et la lourdeur de quelque passages et au heavy pour des lignes de guitares très mélodiques. Mais ce n’est pas tout, les parties de voix claires tiennent également une grande place dans les morceaux, sans être toutefois lourdingues ou envahissantes. FEANTURI utilise également quelque touches de piano, de synthé, de violon ou de guitares acoustiques, soit pour des intermèdes instrumentaux, soit en les incorporant directement aux compos.

Je sais, à première vue ça peut faire peur car le résultat peut vite tourner à l’indigestion sonore comme pour les italiens de LIFEND qui utilisent à peu près les mêmes recettes. Mais quand le talent est là, le différence est grande !

Les morceaux sont captivants, entraînants, les arrangements plein de finesse, il m’a suffit d’écouter l’intro de guitare acoustique “Pain” pour être conquis. Le perfectionnisme et le travail de composition des musiciens imposent vraiment le respect. On peut parfois penser à SEPTIC FLESH pour la beauté de certaines mélodies, parfois même à SKYCLAD pour quelque inspirations moyenâgeuses (le très bon “Hypothetic Prothesis”), et faire une reprise de Björk, il fallait oser ! Cette dernière est tellement bien arrangée qu’on dirait une compos du groupe.

Le moment fort de “Grey Design” est pour moi “Downer/Empty World”, morceau à la fois puissant et mélancolique où la ligne mélodique est reprise tour à tour par la basse et par les guitares. Sublime !

J’ai également été soufflé par la qualité de l’enregistrement. Quoi, c’est une auto-production ça ?!? Y’a un musicien du groupe qui a hérité deux millions de sa grand mère pour se payer du matos dernier cri, je vois que ça… Le même soin a été apporté à la pochette et au logo du groupe, originaux et bien loin des clichés métal.

Avec une telle carte de visite, je veux bien m’en couper une si FEANTURI ne trouve aucun label pour le signer. Remarquez, quand on entend certaines daubes, on se demande si les labels n’ont pas parfois de la m….. dans les oreilles !

FEANTURI est une merveille à découvrir d’urgence.

> Chroniques, Death Metal — admin @ 12:00 am

August 22, 2006

Bezukry : Children Of Madness

Children Of MadnessTONIO

Mais qu’est ce qu’ils bouffent à Berk Sur Mer ??? J’ai classé le groupe dans la catégorie “Death’n'roll” parce que je savais pas du tout dans quoi le mettre en fait. Une chose est certaine, BEZUKRY n’a pas de limite dans les styles musicaux et aucun mélange ne lui fait peur. Chez BEZUKRY les barrières n’existent pas et les interdits non plus.

Le premier morceau par exemple pratique un mélange totalement inédit me semble t-il que j’appelerai du “Rock black symphonique reggae”. Non non, je ne me fous pas de vous, les musiciens combinent black et accords ska pour un résultat, comment dire… surprenant, à défaut d’être réellement passionnant. Tous les titres sont dans cette veine, alternant blast black metal, gros riffs power, synthés symphoniques ou petits gimmicks de wah-wah. Le chant quand à lui alterne beuglements vomitifs ou voix rocailleuse “chantée” à la PUNGENT STENCH.

Si l’enregistrement du chant est parfois assez amateur, il faut reconnaître que l’ensemble est très bien réalisé, les mecs savent parfaitement manier leur instruments. Le pire, c’est que dans ce chaos de délires en tout genre, quelque parties musicales sont franchement bonnes, comme le riff final de “Leprechaun” ou les riffs rock’n'roll de “Banzaï Baby”. Pas de vrai batteur, il s’agit ici d’une batterie programmée, mais là aussi le travail de mise en place est réalisé avec grand soin.

Néanmoins, bien que l’esprit de déconne soit présent, je trouve que le trio ne va pas assez loin dans son concept, ou alors ne le met pas suffisamment en valeur en voulant peut être en faire trop dans chaque morceau. Par ailleurs, quel dommage que le chant ne soit pas en français, des bonnes paroles compréhensibles et bien délirantes colleraient parfaitement aux compos, le résultat serait encore plus “personnalisé”.

Je viens par contre de voir que le groupe a récemment agrandit ses rangs en embauchant deux nouveaux membres, dont un batteur. BEZUKRY ne va donc sûrement pas s’arrêter en si bon chemin, je serai curieux de les écouter au plus vite avec un enregistrement plus professionnel. Et je vous parle pas du résutlat en concert ! A suivre donc…

> Chroniques, Death Metal — admin @ 12:00 am

Totalt J

Totalt Jävla Mörker : Totalt Jävla MörkerTONIO

TOTALT JAVLA MORKER existe depuis 10 ans et sort à présent sont troisième album, sans compter une foule de splits, de E.P. et diverses participations à des compilations.

Le groupe évolue dans un registre death/hardcore et chaque morceau un suppositoire atomique ! Les quinze compos de cet album tournent tous autour de deux minutes, c’est dire si les morceaux sont expéditifs. Le son est très propre et même des titres purement grind comme “Piskan Viner Igen” restent parfaitement compréhensibles.

Pas besoin avec cet album de réaliser une analyse poussée de chaque morceaux car les compos sont simples et le seul but du groupe est de vous exploser la cervelle sans ménagement. Et c’est largement mission accomplie grâce à la qualité des riffs, mélange d’influence purement hardcore et de bourrinage grind/death. Le chant est également très efficace, assez aigu, à mi-chemin entre le death et le hardcore hurlé et la basse, toujours très présente, multiplie les apparitions musclées entre les différents breaks.

TOTALT JAVLA MORKER s’autorise toutefois quelque écarts plus inattendus comme les décousus “Fader Vär” et “Embryo” ou “Odets Väg” et sa courte intro plus mélodique. Ces intermèdes aèrent l’album et l’enrichissent pour le rendre au final moins linéaire. Très bonne initiative !

Avec ce groupe on tient un parfait mélange entre DEFECATION (projet solo de M. Harris) pour la bestialité, et les bons vieux DISRUPT pour la folie punk/hardcore des riffs. Cet album est une réalisation honnête et simple qui m’a fait passer un très bon moment, j’ai eu du mal à ne pas retourner les meubles de ma piaule avec des pépites comme “Vi Säljer Inte ut”, “Ditt Krig” ou “Kall Värld” et son refrain super accrocheur. Néanmoins le groupe ne se foule pas des masses au niveau de l’originalité et avec un potentiel pareil, nul doute que les musiciens pouraient nous pondre un album bien plus abouti.

TOTAL JALVA est un groupe que j’aimerai surtout voir en concert. Comme première partie de NAPALM DEATH, ça le ferai grave je pense !

> Chroniques, Hardcore — admin @ 12:00 am

August 21, 2006

Art 238 : Guarantying Peace Or Prophet Of War ?

Guarantying Peace Or Prophet Of War ?TONIO

ART 238, retenez bien ce nom les z’amis, car le travail réalisé par les trois musiciens de ce groupe est impressionnant. A l’heure où le old-shool death métal semble faire un retour en force, nos p’tits gars prennent tout le monde à contre-pied en nous envoyant une démo de death brutal industriel qui en impose par sa maturité.

Le fil conducteur de ces trois titres est la destruction de l’homme par l’homme, la biogénétique, le chaos nucléaire, bref, un univers qui colle parfaitement avec le métal torturé et écrasant du groupe. Pour que cette forme de musique soit crédible, il faut une production en béton, sans quoi le résultat peut vite tourner au martelage de crâne genre symphonie pour chaîne de montage en usine ! ART 238 évite ce piège avec brio, on sent tout de suite que les musiciens ont pris leur temps pour composer et arranger chaque parties de leurs compos. Les guitares sont écrasantes, très propres, et les samples, qui tiennent une place aussi importante que les grattes, sont professionnels et parfaitement intégrés aux morceaux. Ces derniers ne sont pas là “pour faire indus” comme a pu le faire par exemple NO RETURN avec son album “Machinery“. Même qualité du côté du chant, très puissant et composé de deux voix bien différentes qui ne sont ni caricaturales, ni poussives.

Cette démo dépasse largement le niveau de bien des albums de groupes signés, ART 238 mérite donc toute votre attention et votre soutien.

Ma préference va au dernier morceau, “Gruntz”, le plus abouti des trois titres , morceau à la fois dévastateur et suffocant, dont certaines courtes harmonies de guitares semblent échappées de l’album “Chaos A.D.” de SEPULTURA.

L’ensemble est vraiment de très bonne qualité, si je devais néanmoins trouver un conseil à donner au groupe, se serait de d’avantage travailler la présence d’un refrain bien identifiable, il me semble que ça renforcerait l’impact des morceaux. Mais bon, il ne s’agit pas non plus ici de hardcore sautillant et c’est juste mon avis !

ART 238 est très loin de l’amateurisme et possède un très gros potentiel, je ne peux que les encourager pour la suite.

> Chroniques, Death Metal — admin @ 12:00 am

August 19, 2006