Incantation : Onward to golgotha

Onward to golgothaTONIO

Et hop ! Un petit retour dans le passé grâce au label Relapse qui nous gratifie d’une ré-édition du premier album de INCANTATION. Enfin, quand je dis “petit retour”, on débarque quand même en 1992 ! Pour me mettre dans l’ambiance, je ressors mon cuir noir, mes vieux t-shirts usés jusqu’à la corde et mes tennis montantes (avec la languette qui pend !)…

Au début des années 90, pas mal de groupe U.S. sorte leur premier album, qui bien souvent deviendront des classiques, même s’ils ne sont pas toujours les plus intéressants à écouter. Pour ne taper que dans les plus connus, SUFFOCATION sort en 1991 Effigy Of The Forgotten, IMMOLATION sort Dawn Of Possession également en 1991, BRUTALITY sort Scream Of Anguish en 1992, MONSTROSITY assomme tout le monde avec Imperial Doom en 1992…etc. Et INCANTATION fait parler la poudre avec ce Onward to golgotha que beaucoup n’hésiteront pas à classer dans les vingt meilleurs albums de death métal jamais produits.

A cette époque la musique du groupe n’était pas aussi technique et recherchée qu’aujourd’hui, mais on retrouve déjà le caractère sombre et viscéral des compos, ainsi que les thèmes sataniques qui leur colleront toujours à la peau. INCANTATION n’est pas là pour plaisanter et nous assène un death massif qui alterne blast et passages hyper lourds, sur des riffs relativement basiques mais au combien redoutables. Le chanteur semble beugler directement depuis ses entrailles tant sa voix est grave, ce qui augmente largement le côté malsain des morceaux.

Honnêtement, je trouve que cette sortie est moins passionnante que les albums qu’ils sortirons par la suite, même si elle s’écoute avec grand plaisir. Disons que ça a pris un petit coup de vieux quoi ! Onward to golgotha reste néanmoins un album culte qu’il est toujours bon de posséder dans sa collection, car il incarne parfaitement le style et le son du death métal du début des années 90, et la pochette est délicieusement sinistre.

Cette ré-édition est agrémentée d’un DVD qui regroupe trois concerts du groupe, tous de 1992. L’intérêt de ce DVD est clairement limité car ses concerts, originalement capturés sur VHS, sont filmés directement depuis le public, avec bien sur un son abominable ! Les fans du groupe serons bien sur aux anges à l’idée de posséder un tel témoignage, pour le prix d’un simple album, mais ce n’est pas ce qu’il existe de mieux sur INCANTATION, loin de là ! Bonne initiative de la part de Relapse en tout cas.

Si vous voulez vous plonger (ou vous replonger) dans cette époque, Onward to golgotha est une très bonne carte de visite, la première oeuvre d’un groupe passionné qui continu toujours à clamer haut et fort son amour pour le death métal avec un grand “D”.

Culte !!!

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January 30, 2007

Napalm Death : Smear Campaign

Smear CampaignTONIO

Plus de vingt ans que les NAPALM DEATH roulent leur bosse dans le monde du métal. Leur discographie, longue comme le bras, témoigne de l’activité intense de ce groupe mythique et compte, un plus des albums, un nombre impressionnant de démos, de splits et de EP en tout genre. On pourrait facilement se demander si le groupe a encore quelque chose à nous dire aujourd’hui… La réponse est oui, un énorme oui !!!

NAPALM DEATH démarre son activité en 1982 et pratique alors un punk/hardcore proche de DISCHARGE. Le groupe enregistrera sept démos avant de balancer en 1987 le célebrisime album Scum qui marquera le départ d’un nouveu style musical extrème, le grind. Aucun musicien de cette époque ne fait plus partie aujourd’hui du line-up de NAPALM. Pendant le début des années 90, le groupe s’orientera d’avantage vers un death métal plus ordinaire, quoique très bon, et retrouvera ses marque en 1992 avec l’album Utopia Banished, formidable mélange de death et de grind au structures complexes et aux textes politiquement toujours très engagés. Par la suite le groupe a connu des hauts et des bas, a sorti bon nombre d’albums intéressants, et connaît depuis quelques années un regain d’activité tout en restant très régulier dans ses sorties. The Code Is red…Long Live The Code sorti en 2005 nous montrait un NAPALM revigoré et désireux de retrouver des sonorités plus brutales et plus directes. Lancée à pleine vitesse, la locomotive NAPALM DEATH nous revient avec ce Smear Campaign, album du groupe que je n’espérait plus…

Vous avez forcement ressenti ça en écoutant un album, cette sensation qui vous prend le ventre et qui vous paralyse plusieurs secondes. Secondes pendant lesquelles vous vous demandez ce qui vous arrive et si ce que vous entendez est réel… C’est l’effet qu’a eu sur moi l’écoute de ce Smear Campaign !

Seize morceaux pour 45 minutes, les NAPALM n’ont pas de temps à perdre. Ils ont accumulé toute leurs colères et leurs frustrations pour les laisser exploser au travers de compos radicales et intenses. L’agressivité dégagée par ce disque est renversante. Barney n’a jamais aussi bien maîtrisé sa voix et débite les paroles de façon très rythmique, aucun chanteur ne pourrait coller aussi bien que lui aux morceaux. Son style est vraiment unique. Musicalement, le groupe nous concocte un parfait concentré de ce qu’il a fait de mieux, mélangeant l’urgence du punk à la fureur du grind et du death, le tout avec une précision chirurgicale. Les mid tempos sont nombreux et donnent encore plus de relief aux parties purement grind, des titres comme “Fatalist” ou “Identity Crisis” sont tout simplement parfaits. Le groupe s’autorise sur certains titres des plans réellement originaux et inédits comme les riffs de”Deaf And Dumstruck”, l’hypnotique “Smear Campaign” ou l’intro légèrement indus “Weltschmerz”. Ajoutez à cela la participation sur une chanson de Anneke Van Giersbergen (THE GATHERING) et vous obtenez un album à la fois très “roots” et innovant.

NAPALM DEATH n’a jamais été si grand, si imposant et nous balance à la tronche un album coup de poing qui nous prouve encore une fois à quel point le groupe est à part. Que ce soit au niveau de ses prises de position, de son intégrité ou de son respect vis à vis de ses fans, NAPALM DEATH impose le respect. A ce stade là, ce n’est plus un groupe mais une institution !

J’ai toujours trouvé risible d’être fan d’un groupe au point de collectionner ses t-shirts, de traduire toutes ses paroles ou de parcourir des centaines de kilomètres pour les voir en concert. Je crois que je vais changer d’avis avec les NAPALM ! J’ai toujours apprécié ce groupe, mais il m’a tellement scotché avec cet album qu’à présent je risque de penser NAPALM DEATH, manger NAPALM DEATH et rêver NAPALM DEATH pendant un paquet de temps ! Longue vie à eux…

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January 28, 2007

Contradiction : The Warchitect

The WarchitectTONIO

Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’ils ont envie d’en découdre les allemands de CONTRADICTION. Il ne leur a pas fallu beaucoup de temps, un an à peine, pour mettre en boite leur nouveau bébé, “The Warchitect“. Peut-être en ont-ils mare d’évoluer parmi les seconds couteaux du thrash teton, après seize années à bourlinguer sans trop percer, c’est compréhensible !

Je n’ai réellement découvert ce groupe qu’avec leur précédent album, The Voice of Hatred, qui m’avait agréablement emballé, sans pour autant me marquer plus que ça. Du groupe, je ne possédais alors que un titre sur une compile de 1996, “Hate Over Blood”, titre issu de leur deuxième album. La différence entre 1996 et 2005 était quasiment inexistante, du bon gros thrash hargneux, légèrement revendicatif. CONTRADICTION, c’est comme un Noël chez ma mémé, c’est tous les ans la même chose, on sait exactement ce qu’on va bouffer, et à quelle heure on sera couché ! Mais ça veut pas dire que se sera pas agréable ! C’est bien plaisant des fois de savoir à l’avance où on met les pieds…

CONTRADICTION 2007 c’est donc un 0/20 pour la prise de risque et un 0/20 pour l’évolution musical, les musiciens se sentent bien dans leurs chaussons et ne comptent pas en bouger ! Heureusement, le groupe a la technique pour pondre de bons morceaux accrocheurs, la batterie bastonne à tout va, les riffs écrasants parviennent rapidement à squatter votre cerveau métallique et les solos sont agréablement heavy. L’inspiration est même un poil au dessus de The Voice of Hatred qui s’essoufflait un peu sur la longueur. Pour les amateurs de thrash, rien n’est à jeter sur cet album, tous les morceaux sont entraînants et mélangent parties speed et mid-tempo foudroyants. Comment résister aux riffs saccadés de “What Am I”, aux suppositoires explosifs que sont “Tunes Of War” et “Thunderstorm” ? Justement on ne résiste pas, on s’explose la tronche sur les murs et on en redemande !

N’allez pas croire pour autant qu’on a à faire à du thrash crasseux, voir simpliste, comme pouvait en jouer KREATOR à ses débuts. Les titres sont habilement construits, le groupe excelle dans l’art de mettre en valeur ses breaks et ses riffs et pour cela travaille tout particulièrement les intros, ce qui permet souvent d’accrocher tout de suite aux chansons. Pour vous en convaincre, écoutez “Thunderstorm” ou le bien nommé “Thrash Metal”.

Pour finir en beauté, CONTRADICTION reprend le fameux “Rock’n'Roll” des non moins fameux MOTORHEAD et Lemmy n’a absolument pas à rougir de cette version 2006. Totalement dans le ton de l’album et interprétée avec panache, cette cover conclut l’album intelligemment. Bien vu !

Simple et honnête, cet album fait du bien par où il passe. C’est étrange, j’ai l’impression que les groupes thrash sont en pleine ébullition en ce moment, les bons albums poussent comme des champignons ! Oui, c’est vrai, surtout en Allemagne. Je sais pas si c’est la choucroute ou la bière qui leur fait cet effet là aux allemands, mais… Quoi, j’ai déjà écrit ça pour SCORNAGE ? Ah bon…

> Chroniques, Thrash Metal — admin @ 1:00 am

January 27, 2007

Belphegor : Pestapokalypse VI

Pestapokalypse VITONIO

BELPHEGOR est un groupe que je découvre avec cet album sorti en novembre 2006. Les autrichiens ne sont pourtant pas des nouveaux venus, Pestapokalypse VI est leur septième réalisations depuis leur formation, il y a quinze ans ! J’ai du rattrapage à faire…

BELPHEGOR évolue dans un registre black/death radical, mais pas du tout simpliste. Moi qui ne suis pas du tout féru de black, j’ai tout de suite été captivé par les ambiances malfaisantes et la puissances des compos. Premiers bon point, le chant, varié, ne se limite pas aux hurlements criards caractéristiques à se style. Parfois guttural, parfois hystérique, Helmuth, le guitariste/chanteur, possède un timbre relativement original qui renforce le caractère blasphématoires des morceaux. Ensuite, les tempos sont variés, on ne se prend pas en continu du blast “boite à rythme” dans la tronche ! Pas la peine d’avaler un tube d’aspirine après 40 minutes d’écoute, le groupe alterne parties speed et passages lents avec talent, l’écoute de cet album n’est à aucun moment prise de tête. Autre bon point, les musiciens n’hésitent pas de temps en temps à faire étalage de leur technique, soit au travers de solos fort bien composés, soit par des rythmiques recherchées. A ce titre, le morceau “Sanctus Perversum” est à lui seul un monument avec ses riffs entraînants, légèrement planants, ses nombreux changements de rythme et ses solos inspirés. D’autres titres ressortent également du lot, comme “Seyn Todt In Schwarts” au riff imparable ou “Chants For The Devil” avec son passage lent dissonant et ses cloches funèbres en outro. Bien sur, certaines chansons sont plus traditionnelles et bourrinent à tout va sur des riffs tranchants assez classiques, mais la volonté de nuire est palpable et la vitesse d’exécution est bien souvent la meilleure arme pour y parvenir. Mission largement accomplie ! BELPHEGOR se permet une petite prise de risque avec le morceau “Bluhtsturm Erotika”, très différent du reste de l’album. Chanté en allemand, ce titre plutôt lent au refrain envoûtant est un pur concentré de haine. Je ne suis pas certain que les fans du groupe apprécient, mais pour ma part je trouve que cet intermède est magnifiquement réussi et qu’il dévoile une facette très personnelle et original de BELPHEGOR.

Cet album est le premier que le groupe enregistre pour Nuclear Blast et bien sur la production assure, le son est très clair, les parties rapides ne sont jamais confuses et les instruments sont tous mis en valeur. La pochette est très bien réussie et colle tout à fait à l’esprit dérangé des compos. On dirait l’illustration d’un cauchemar délirant, ou un cliché pris directement depuis les enfers ! Ce qui me fais dire à nouveau à quel point une bonne cover fait partie intégrale d’un album et à quel point le téléchargement ampute ce même album d’une bonne partie de sa personnalité… Fin de l’aparté.

Ce disque à l’atmosphère étouffante est une très bonne surprise pour moi et me donne envie de me pencher sur tout le reste de la discographie de BELPHEGOR. Leur récente signature sur un gros label devrait logiquement ouvrir au groupe de nouvelles portes, et c’est bien tout le mal que je leur souhaite !

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January 26, 2007

Feast For The Crows : When All Seems To Be Burned

When All Seems To Be BurnedTONIO

Rrhâlala… Ca fait des jours que je me prends la tête à me demander ce que je vais écrire sur ce premier album de FEAST THE CROWS ! C’est le genre d’album avec lequel il est très dur de faire une chronique originale, j’ai l’impression d’avoir déjà écrit cinquante fois toutes les idées qui me viennent…

Bon, je me lance !

Alors, FEAST FOR THE CROWS est un groupe allemand (encore !), relativement jeune avec ses deux ans d’existence et fondé sur les cendres d’un certain TEAR OF PHOENIX. Je pourrai quasiment faire un copier/coller avec la chronique que j’ai récemment écrite pour NEAERA puisque ces deux combos mangent à pleine bouche dans la même assiette, un bon gros plat de métalcore mélodique, 2 euros 50 la gamelle chez Hans Güthenbërgenn. Ca y’est, je commence à partir en vrille, faut que je reste concentré, allez, un effort…

Donc, comme je disais, nous avons à faire ici à un bon gros mélange de hardcore et de death, voire de thrash, avec des vocaux très criards et très monocordes, sans aucunes personnalités et assez vite irritants. Absolument tous les morceaux sont construits de la même façon, c’est à dire : riffs rapides et très mélodiques + quelques blast + un bon solo heavy + un ou deux passages rouleau-compresseur avec riff saccadé pour faire sauter l’assemblée + double pédale “mollets de mutants”… C’est pas mauvais, les mecs savent jouer, la prod’ est bonne, mais c’est tellement commun et bourré jusque à la gueule de clichés ! On peut facilement rapprocher ce groupe de formation comme BURNING SKIES (en plus mélodique), HEAVEN SHALL BURN (en moins inspiré) ou SINCE THE DAY (en moins original). En fait c’est trop hardcore pour séduire les fans de thrash/death et sûrement trop mélodique pour séduire les fans de hardcore ! Reste les amateurs de mélange à la CALIBAN, mais là, la comparaison est rude pour FEAST FOR THE CROWS car leur musique s’avère nettement moins prenante.

De temps en temps une mélodie ou un riff plus percutant vient chatouiller en douce votre typant mais on retombe rapidement dans la caricature. Je retiendrai tout de même les titres “Tears” avec son intro sympa, le très court “Fading Memories” (2 minutes 45 ) pour son riff mélodique agréable à la deuxième minute et “A Feast For The Crows”, morceau entraînant d’avantage orienté vers un thrash costaud.

Quoi, ma chronique n’est pas très longue ? Ben oui, mais je suis comme le groupe, pas très inspiré…

Ce premier album est loin d’être marquant et je pense que pour la suite FEAST FOR THE CROWS devra réellement penser à bosser sur l’originalité s’il veut se démarquer de ses p’tits copains ! Le groupe possède la technique et la puissance, c’est déjà pas mal, mais ce n’est pas assez pour un bon album.

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Aborted : Slaughter & Apparatus: A Methodical Overture

A Methodical OvertureTONIO

Depuis 1999, on peut dire que nos belges préférés n’ont pas chaumé ! Une démo, deux E.P., et aujourd’hui un cinquième album, le bien nommé “Slaughter & Apparatus, A methodical Overture”.

Tous les fans de gore death technique ne peuvent que se limer les crocs à la vue de cette nouvelle offrande…

Tout d’abord, côté line-up, sachez que sur cet album Olivia ne tient plus la basse, un certain Peter goemaere occupe à présent ce poste, et le batteur Gilles (GRONIBARDS) s’en est allé pour de sombres raisons financières. Le poste de batteur n’est pas une mince affaire au sein d’un groupe de la carrure de ABORTED et le remplacent de Gilles est David Halley, batteur de cession et membre du groupe de death métal australien PSYCROPTIC. Ce dernier a enregistré ses parties de batterie depuis son propre studio… en Tasmanie ! Côté enregistrement, nous retrouvons à nouveau Tue Madsen, déjà responsable de leur précédente sortie et de productions comme GOREFEST, MNEMIC, THE HAUNTED, SICK OF IT ALL… Le résultat est bien sur énorme, parfait équilibre entre mur de guitares, batterie atomique et chant épileptique. A propos de chant, Jeff Walker (CARCASS), vient épauler Sven sur deux titres, “A Methodical Overture” et “Odious Emanation”. Sa présence n’apporte rien de particulier aux titres en question, mais que c’est agréable de l’ entendre vociférer de sa voix inimitable, vicieuse et rocailleuse !

ABORTED a démarré sa carrière avec un grind death hyper violent et original, période qui a atteint son apogée avec le génialisime album Goremageddon en 2003. En 2006 est sorti The Archaic Abattoir, album beaucoup plus travaillé au niveau de la prod’ et qui proposait une approche plus mélodique et plus variée de leur style, tout en restant très brutal. Sans réelle surprise, “Slaughter & Apparatus”, leur nouvelle réalisation, s’inscrit dans la même ligne de conduite, à savoir un death métal absolument redoutable, gorgé de blast, de solos mélodiques sublimes et de vocaux surpuissants. Le groupe possède l’expérience et la technique qu’il faut pour torcher des titres efficaces et parfaitement équilibrés, les breaks sont calculés au millimètre, les accélérations toujours habiles, du beau travail bien calibré. Ma préférence va aux morceaux “The Chondrin Enigma” et ” Underneath Rorulent Soil” pour leurs admirables parties mélodiques (quels solos !), “And Carnage Basked In Its Ebullience” pour ses étonnantes lignes de synthé qui donnent à ce titre une atmosphère oppressante, et surtout “Avenious” et “Ingenuity In Génocide” pour leurs excellents riffs mid-tempo qui feront des ravages en concert. Alors oui, c’est un très bon album, mais où est donc passé le fun dans tout ça ? Beaucoup de parties, voir même de morceaux, m’on paru tellement quelconques, comme si à certains moment ABORTED ne savait plus trop où mettre les pieds et faisait du blast pour faire du blast, sans réellement chercher à peaufiner ses riffs. En signant chez Century Media, le groupe, il ne s’en cache pas, cherche clairement à conquérir le marché américain et je me demande si les musiciens n’ont pas voulu offrir là un produit propre et lisse, au détriment de leur inspiration. Oui, je suis légèrement déçu du résultat car je ne retrouve pas toujours le groupe qui m’a estomaqué avec leur deux précédentes sorties (surtout Goremageddon). Slaughter & Apparatus reste néanmoins un album puissant, compact et varié, qui pourra largement séduire les amateur de brutal death technique. Mais peut-être pas les fans de la première heure, habitués à plus d’excentricité…

Après une dizaine d’écoute, je pense sincèrement avoir fait le tour de cette réalisation, convaincante mais un peu trop propre à mon goût. Clair que si je devais faire découvrir ABORTED à quelqu’un, je ne choisirais pas cet album mais plutôt Goremageddon qui reste à ce jour l’?uvre incontournable du groupe. Vivement la suite quand même !

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January 24, 2007

Aborted : Slaughter & Apparatus: A Methodical Overture

A Methodical OvertureTONIO

Depuis 1999, on peut dire que nos belges préférés n’ont pas chaumé ! Une démo, deux E.P., et aujourd’hui un cinquième album, le bien nommé “Slaughter & Apparatus, A methodical Overture”.

Tous les fans de gore death technique ne peuvent que se limer les crocs à la vue de cette nouvelle offrande…

Tout d’abord, côté line-up, sachez que sur cet album Olivia ne tient plus la basse, un certain Peter goemaere occupe à présent ce poste, et le batteur Gilles (GRONIBARDS) s’en est allé pour de sombres raisons financières. Le poste de batteur n’est pas une mince affaire au sein d’un groupe de la carrure de ABORTED et le remplacent de Gilles est David Halley, batteur de cession et membre du groupe de death métal australien PSYCROPTIC. Ce dernier a enregistré ses parties de batterie depuis son propre studio… en Tasmanie ! Côté enregistrement, nous retrouvons à nouveau Tue Madsen, déjà responsable de leur précédente sortie et de productions comme GOREFEST, MNEMIC, THE HAUNTED, SICK OF IT ALL… Le résultat est bien sur énorme, parfait équilibre entre mur de guitares, batterie atomique et chant épileptique. A propos de chant, Jeff Walker (CARCASS), vient épauler Sven sur deux titres, “A Methodical Overture” et “Odious Emanation”. Sa présence n’apporte rien de particulier aux titres en question, mais que c’est agréable de l’ entendre vociférer de sa voix inimitable, vicieuse et rocailleuse !

ABORTED a démarré sa carrière avec un grind death hyper violent et original, période qui a atteint son apogée avec le génialisime album Goremageddon en 2003. En 2006 est sorti The Archaic Abattoir, album beaucoup plus travaillé au niveau de la prod’ et qui proposait une approche plus mélodique et plus variée de leur style, tout en restant très brutal. Sans réelle surprise, “Slaughter & Apparatus”, leur nouvelle réalisation, s’inscrit dans la même ligne de conduite, à savoir un death métal absolument redoutable, gorgé de blast, de solos mélodiques sublimes et de vocaux surpuissants. Le groupe possède l’expérience et la technique qu’il faut pour torcher des titres efficaces et parfaitement équilibrés, les breaks sont calculés au millimètre, les accélérations toujours habiles, du beau travail bien calibré. Ma préférence va aux morceaux “The Chondrin Enigma” et ” Underneath Rorulent Soil” pour leurs admirables parties mélodiques (quels solos !), “And Carnage Basked In Its Ebullience” pour ses étonnantes lignes de synthé qui donnent à ce titre une atmosphère oppressante, et surtout “Avenious” et “Ingenuity In Génocide” pour leurs excellents riffs mid-tempo qui feront des ravages en concert. Alors oui, c’est un très bon album, mais où est donc passé le fun dans tout ça ? Beaucoup de parties, voir même de morceaux, m’on paru tellement quelconques, comme si à certains moment ABORTED ne savait plus trop où mettre les pieds et faisait du blast pour faire du blast, sans réellement chercher à peaufiner ses riffs. En signant chez Century Media, le groupe, il ne s’en cache pas, cherche clairement à conquérir le marché américain et je me demande si les musiciens n’ont pas voulu offrir là un produit propre et lisse, au détriment de leur inspiration. Oui, je suis légèrement déçu du résultat car je ne retrouve pas toujours le groupe qui m’a estomaqué avec leur deux précédentes sorties (surtout Goremageddon). Slaughter & Apparatus reste néanmoins un album puissant, compact et varié, qui pourra largement séduire les amateur de brutal death technique. Mais peut-être pas les fans de la première heure, habitués à plus d’excentricité…

Après une dizaine d’écoute, je pense sincèrement avoir fait le tour de cette réalisation, convaincante mais un peu trop propre à mon goût. Clair que si je devais faire découvrir ABORTED à quelqu’un, je ne choisirais pas cet album mais plutôt Goremageddon qui reste à ce jour l’?uvre incontournable du groupe. Vivement la suite quand même !

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Aborted : Slaughter & Apparatus: A Methodical Overture

A Methodical OvertureTONIO

Depuis 1999, on peut dire que nos belges préférés n’ont pas chaumé ! Une démo, deux E.P., et aujourd’hui un cinquième album, le bien nommé “Slaughter & Apparatus, A methodical Overture”.

Tous les fans de gore death technique ne peuvent que se limer les crocs à la vue de cette nouvelle offrande…

Tout d’abord, côté line-up, sachez que sur cet album Olivia ne tient plus la basse, un certain Peter goemaere occupe à présent ce poste, et le batteur Gilles (GRONIBARDS) s’en est allé pour de sombres raisons financières. Le poste de batteur n’est pas une mince affaire au sein d’un groupe de la carrure de ABORTED et le remplacent de Gilles est David Halley, batteur de cession et membre du groupe de death métal australien PSYCROPTIC. Ce dernier a enregistré ses parties de batterie depuis son propre studio… en Tasmanie ! Côté enregistrement, nous retrouvons à nouveau Tue Madsen, déjà responsable de leur précédente sortie et de productions comme GOREFEST, MNEMIC, THE HAUNTED, SICK OF IT ALL… Le résultat est bien sur énorme, parfait équilibre entre mur de guitares, batterie atomique et chant épileptique. A propos de chant, Jeff Walker (CARCASS), vient épauler Sven sur deux titres, “A Methodical Overture” et “Odious Emanation”. Sa présence n’apporte rien de particulier aux titres en question, mais que c’est agréable de l’ entendre vociférer de sa voix inimitable, vicieuse et rocailleuse !

ABORTED a démarré sa carrière avec un grind death hyper violent et original, période qui a atteint son apogée avec le génialisime album Goremageddon en 2003. En 2006 est sorti The Archaic Abattoir, album beaucoup plus travaillé au niveau de la prod’ et qui proposait une approche plus mélodique et plus variée de leur style, tout en restant très brutal. Sans réelle surprise, “Slaughter & Apparatus”, leur nouvelle réalisation, s’inscrit dans la même ligne de conduite, à savoir un death métal absolument redoutable, gorgé de blast, de solos mélodiques sublimes et de vocaux surpuissants. Le groupe possède l’expérience et la technique qu’il faut pour torcher des titres efficaces et parfaitement équilibrés, les breaks sont calculés au millimètre, les accélérations toujours habiles, du beau travail bien calibré. Ma préférence va aux morceaux “The Chondrin Enigma” et ” Underneath Rorulent Soil” pour leurs admirables parties mélodiques (quels solos !), “And Carnage Basked In Its Ebullience” pour ses étonnantes lignes de synthé qui donnent à ce titre une atmosphère oppressante, et surtout “Avenious” et “Ingenuity In Génocide” pour leurs excellents riffs mid-tempo qui feront des ravages en concert. Alors oui, c’est un très bon album, mais où est donc passé le fun dans tout ça ? Beaucoup de parties, voir même de morceaux, m’on paru tellement quelconques, comme si à certains moment ABORTED ne savait plus trop où mettre les pieds et faisait du blast pour faire du blast, sans réellement chercher à peaufiner ses riffs. En signant chez Century Media, le groupe, il ne s’en cache pas, cherche clairement à conquérir le marché américain et je me demande si les musiciens n’ont pas voulu offrir là un produit propre et lisse, au détriment de leur inspiration. Oui, je suis légèrement déçu du résultat car je ne retrouve pas toujours le groupe qui m’a estomaqué avec leur deux précédentes sorties (surtout Goremageddon). Slaughter & Apparatus reste néanmoins un album puissant, compact et varié, qui pourra largement séduire les amateur de brutal death technique. Mais peut-être pas les fans de la première heure, habitués à plus d’excentricité…

Après une dizaine d’écoute, je pense sincèrement avoir fait le tour de cette réalisation, convaincante mais un peu trop propre à mon goût. Clair que si je devais faire découvrir ABORTED à quelqu’un, je ne choisirais pas cet album mais plutôt Goremageddon qui reste à ce jour l’?uvre incontournable du groupe. Vivement la suite quand même !

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Aborted : Slaughter & Apparatus: A Methodical Overture

A Methodical OvertureTONIO

Depuis 1999, on peut dire que nos belges préférés n’ont pas chaumé ! Une démo, deux E.P., et aujourd’hui un cinquième album, le bien nommé “Slaughter & Apparatus, A methodical Overture”.

Tous les fans de gore death technique ne peuvent que se limer les crocs à la vue de cette nouvelle offrande…

Tout d’abord, côté line-up, sachez que sur cet album Olivia ne tient plus la basse, un certain Peter goemaere occupe à présent ce poste, et le batteur Gilles (GRONIBARDS) s’en est allé pour de sombres raisons financières. Le poste de batteur n’est pas une mince affaire au sein d’un groupe de la carrure de ABORTED et le remplacent de Gilles est David Halley, batteur de cession et membre du groupe de death métal australien PSYCROPTIC. Ce dernier a enregistré ses parties de batterie depuis son propre studio… en Tasmanie ! Côté enregistrement, nous retrouvons à nouveau Tue Madsen, déjà responsable de leur précédente sortie et de productions comme GOREFEST, MNEMIC, THE HAUNTED, SICK OF IT ALL… Le résultat est bien sur énorme, parfait équilibre entre mur de guitares, batterie atomique et chant épileptique. A propos de chant, Jeff Walker (CARCASS), vient épauler Sven sur deux titres, “A Methodical Overture” et “Odious Emanation”. Sa présence n’apporte rien de particulier aux titres en question, mais que c’est agréable de l’ entendre vociférer de sa voix inimitable, vicieuse et rocailleuse !

ABORTED a démarré sa carrière avec un grind death hyper violent et original, période qui a atteint son apogée avec le génialisime album Goremageddon en 2003. En 2006 est sorti The Archaic Abattoir, album beaucoup plus travaillé au niveau de la prod’ et qui proposait une approche plus mélodique et plus variée de leur style, tout en restant très brutal. Sans réelle surprise, “Slaughter & Apparatus”, leur nouvelle réalisation, s’inscrit dans la même ligne de conduite, à savoir un death métal absolument redoutable, gorgé de blast, de solos mélodiques sublimes et de vocaux surpuissants. Le groupe possède l’expérience et la technique qu’il faut pour torcher des titres efficaces et parfaitement équilibrés, les breaks sont calculés au millimètre, les accélérations toujours habiles, du beau travail bien calibré. Ma préférence va aux morceaux “The Chondrin Enigma” et ” Underneath Rorulent Soil” pour leurs admirables parties mélodiques (quels solos !), “And Carnage Basked In Its Ebullience” pour ses étonnantes lignes de synthé qui donnent à ce titre une atmosphère oppressante, et surtout “Avenious” et “Ingenuity In Génocide” pour leurs excellents riffs mid-tempo qui feront des ravages en concert. Alors oui, c’est un très bon album, mais où est donc passé le fun dans tout ça ? Beaucoup de parties, voir même de morceaux, m’on paru tellement quelconques, comme si à certains moment ABORTED ne savait plus trop où mettre les pieds et faisait du blast pour faire du blast, sans réellement chercher à peaufiner ses riffs. En signant chez Century Media, le groupe, il ne s’en cache pas, cherche clairement à conquérir le marché américain et je me demande si les musiciens n’ont pas voulu offrir là un produit propre et lisse, au détriment de leur inspiration. Oui, je suis légèrement déçu du résultat car je ne retrouve pas toujours le groupe qui m’a estomaqué avec leur deux précédentes sorties (surtout Goremageddon). Slaughter & Apparatus reste néanmoins un album puissant, compact et varié, qui pourra largement séduire les amateur de brutal death technique. Mais peut-être pas les fans de la première heure, habitués à plus d’excentricité…

Après une dizaine d’écoute, je pense sincèrement avoir fait le tour de cette réalisation, convaincante mais un peu trop propre à mon goût. Clair que si je devais faire découvrir ABORTED à quelqu’un, je ne choisirais pas cet album mais plutôt Goremageddon qui reste à ce jour l’?uvre incontournable du groupe. Vivement la suite quand même !

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Aborted : Slaughter & Apparatus: A Methodical Overture

A Methodical OvertureTONIO

Depuis 1999, on peut dire que nos belges préférés n’ont pas chaumé ! Une démo, deux E.P., et aujourd’hui un cinquième album, le bien nommé “Slaughter & Apparatus, A methodical Overture”.

Tous les fans de gore death technique ne peuvent que se limer les crocs à la vue de cette nouvelle offrande…

Tout d’abord, côté line-up, sachez que sur cet album Olivia ne tient plus la basse, un certain Peter goemaere occupe à présent ce poste, et le batteur Gilles (GRONIBARDS) s’en est allé pour de sombres raisons financières. Le poste de batteur n’est pas une mince affaire au sein d’un groupe de la carrure de ABORTED et le remplacent de Gilles est David Halley, batteur de cession et membre du groupe de death métal australien PSYCROPTIC. Ce dernier a enregistré ses parties de batterie depuis son propre studio… en Tasmanie ! Côté enregistrement, nous retrouvons à nouveau Tue Madsen, déjà responsable de leur précédente sortie et de productions comme GOREFEST, MNEMIC, THE HAUNTED, SICK OF IT ALL… Le résultat est bien sur énorme, parfait équilibre entre mur de guitares, batterie atomique et chant épileptique. A propos de chant, Jeff Walker (CARCASS), vient épauler Sven sur deux titres, “A Methodical Overture” et “Odious Emanation”. Sa présence n’apporte rien de particulier aux titres en question, mais que c’est agréable de l’ entendre vociférer de sa voix inimitable, vicieuse et rocailleuse !

ABORTED a démarré sa carrière avec un grind death hyper violent et original, période qui a atteint son apogée avec le génialisime album Goremageddon en 2003. En 2006 est sorti The Archaic Abattoir, album beaucoup plus travaillé au niveau de la prod’ et qui proposait une approche plus mélodique et plus variée de leur style, tout en restant très brutal. Sans réelle surprise, “Slaughter & Apparatus”, leur nouvelle réalisation, s’inscrit dans la même ligne de conduite, à savoir un death métal absolument redoutable, gorgé de blast, de solos mélodiques sublimes et de vocaux surpuissants. Le groupe possède l’expérience et la technique qu’il faut pour torcher des titres efficaces et parfaitement équilibrés, les breaks sont calculés au millimètre, les accélérations toujours habiles, du beau travail bien calibré. Ma préférence va aux morceaux “The Chondrin Enigma” et ” Underneath Rorulent Soil” pour leurs admirables parties mélodiques (quels solos !), “And Carnage Basked In Its Ebullience” pour ses étonnantes lignes de synthé qui donnent à ce titre une atmosphère oppressante, et surtout “Avenious” et “Ingenuity In Génocide” pour leurs excellents riffs mid-tempo qui feront des ravages en concert. Alors oui, c’est un très bon album, mais où est donc passé le fun dans tout ça ? Beaucoup de parties, voir même de morceaux, m’on paru tellement quelconques, comme si à certains moment ABORTED ne savait plus trop où mettre les pieds et faisait du blast pour faire du blast, sans réellement chercher à peaufiner ses riffs. En signant chez Century Media, le groupe, il ne s’en cache pas, cherche clairement à conquérir le marché américain et je me demande si les musiciens n’ont pas voulu offrir là un produit propre et lisse, au détriment de leur inspiration. Oui, je suis légèrement déçu du résultat car je ne retrouve pas toujours le groupe qui m’a estomaqué avec leur deux précédentes sorties (surtout Goremageddon). Slaughter & Apparatus reste néanmoins un album puissant, compact et varié, qui pourra largement séduire les amateur de brutal death technique. Mais peut-être pas les fans de la première heure, habitués à plus d’excentricité…

Après une dizaine d’écoute, je pense sincèrement avoir fait le tour de cette réalisation, convaincante mais un peu trop propre à mon goût. Clair que si je devais faire découvrir ABORTED à quelqu’un, je ne choisirais pas cet album mais plutôt Goremageddon qui reste à ce jour l’?uvre incontournable du groupe. Vivement la suite quand même !

> Chroniques, Death Metal — admin @ 1:00 am