Bewitched (SW) : Spiritual Warfare

Bewitched (SW) : Spiritual WarfareTONIO

Ca fait un paquet de temps que je ne me suis plus intéressé à la carrière de BEWITCHED ! J’ai en fait lâché l’affaire depuis le LP Encyclopedia Of Evil paru peu de temps après leur premier album, Diabolical Desecration, en 1996. Il y a 10 ans, punaise ça ne me rajeunit pas ! J’en ai passé des bons moments avec ces deux opus, alors c’est avec un réel plaisir et une larme de nostalgie au coin de l’?il que je glisse leur nouvel envoi dans le lecteur…

Ben mon vieux, si un certain OBITUARY n’avait pas déjà appelé sa dernière galette Frozen In Time, nul doute que BEWITCHED aurait pu utiliser ce nom pour leur album, ça aurait collé à merveille ! Le groupe n’a pas évolué du tiers du quart d’un poil de doigt de pied… Quand je dis qu’il n’a pas évolué, ce n’est pas une critique ! L’évolution n’est pas un facteur clé de la longévité et de la qualité d’un groupe, beaucoup de combo propose la même recette depuis des lustres et multiplient les bons albums, c’est même souvent tout à fait agréable de savoir exactement ce qu’on aura à ce mettre dans les oreilles… BEWITCHED, en grand seigneur, offre donc à sa poignée de fidèles ce qu’ils attendent, un mélange parfaitement dosé de black métal pas trop méchant et de heavy couillu en cuir moule-burnes, millésimé grand cru “années 80″. Sortez votre ceinture cartouchière et votre veste à patchs !

Pourtant au fil de cette écoute, mon enthousiasme est quelque peu retombé et mon attention a rapidement été captée par moult attractions autour de moi.

“Tiens, l’araignée du coin gauche de la chambre est revenue ! Si je lui trouvais une t’ite mou-mouche, elle a l’air un peu maigre… Merde, non, faut que j’écoute bien ce skeud pour Spirit !”



“Tiens, c’est qui cette tête de gland qui passe sous ma fenêtre avec son t-shirt Slayer ? J’le connais pas, j’vais lui dire un p’tit bonjour ! Ah oui mais non, j’ai du taf avec le dernier BEWITCHED, faut que je reste concentré…”



(baille)

Comme j’ai décidé d’être sérieux et professionnel, j’ai utilisé la méthode la plus terre à terre qui soit, la prise de note. Petite feuille de brouillon, stylo, assis bien droit à la table du salon pour pas m’endormir, et j’écoute chaque morceau en notant sa durée et sa vitesse d’exécution, ses particularités rythmiques, bref, tous les petits détails pertinents qui feront que ma chronique une fois de plus sera exceptionnelle ! En général, avec cette technique, j’accouche d’une chronique plutôt courte, basique et assez impersonnelle, mais une chronique quand même ! Mais là, problème, au cinquième titre, ma page est toujours blanche…

Je suis donc bien obligé de me plier à cette triste conclusion : BEWITCHED ne m’amuse plus ! Leur premier album de 1996, que je possède toujours, était féroce, teigneux et les guitares rythmiques et solo débordaient d’énergie. Ce nouvel album, pourtant dans la même veine, sent légèrement le périmé. Les riffs sont mous, répétitifs, aucun morceau ne m’a accroché l’oreille plus qu’un autre. Le groupe n’a plus la niack d’antan ! Après, vu que je suis resté sur une image très positive du groupe, j’en attendais peut-être trop de ce nouvel album, c’est possible, mais je serais très étonné qu’une galette aussi plate impressionne qui que se soit aujourd’hui. Ce n’est pas complètement nul, ça reste écoutable, mais c’est totalement insipide, un peu comme d’aller bouffer au Mc Do après s’être tapé du trois étoiles pendant une semaine…

Le BEWITCHED d’aujourd’hui m’a l’air bien fatigué, c’est assez étonnant quand on voit la qualité des sorties de NAGLFAR, groupe autrement plus violent au sein duquel officient Kristoffer (basse/chant) et Marcus (guitare).

Comme d’hab’, je vous invite à écouter et à vous faire votre propre opinion. Si vous ne connaissez pas BEWITCHED, peut être que ce disque aura sur vous le même effet qu’a eu sur moi Diabolical Desecration il y a dix ans, allez savoir… Leur association du black et du heavy reste assez unique mais je vous conseillerais néanmoins de plutôt vous pencher sur ses anciennes réalisations que sur celle ci. Bon allez, je vais me réveiller avec un p’tit GOATWHORE, tiens ! C’est autrement plus énergique…

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February 28, 2007

Goatwhore : A Haunting Curse

A Haunting CurseTONIO

Sorti depuis octobre 2006, A Hauting Curse est le troisième album des américains de GOATWHORE et leur première réalisation pour le compte du label Metal Blade. Ce groupe ne cherche absolument pas à révolutionner le p’tit monde du black/death mais nous balance à travers les tympans un disque rageur et délicieusement blasphématoire…

Alors, thrash/death tinté de black métal ou black métal saupoudré de thrash death ? Dur à dire tant le dosage entre les deux est équilibré, et puis après tout, je vous l’accorde, on s’en fout pas mal ! Le résultat est jouissif et c’est ce qui compte. On retrouve du black métal pas mal de riffs torturés et malsains, le plus souvent exécutés dans un esprit assez old-school, CELTIC FROST et BATHORY étant les influences les plus évidentes à cerner. L’aspect martial et linéaire de ces parties rendent chaque morceaux absolument irrésistibles et entraînants. GOATWHORE n’en est pas rétrograde pour autant et boost ses compos avec de nombreuses parties très rapides, quelques blast par-ci par-là, et évite ainsi de s’enfermer dans une attitude trop roots qui pourrait frôler la ringardise. On est loin par exemple du ridicule, volontaire il est vrai, d’un WARHAMMER !

Et puis le niveau technique des musiciens, même s’ils n’en font pas étalage, est tel qu’ils parviennent avec brio à développer de réelles ambiances étouffantes sur certains titres, grâce notamment à des riffs en arpèges bien glauques comme sur les très bons “A Hauting Curse” ou “In The Narrow Confines Of Defilement“. Ainsi au fil de l’album on passe de morceaux purement “headbanguesques” (”Alchemy Of The Black Sun Cult”, “Forever Consumed Oblivion”…) à des titres sombres aux rythmiques légèrement plus posées, notre attention ne se relâche donc à aucun moment durant l’écoute.

Il faut souligner par ailleurs l’excellent chant de Ben Falgoust, qui officie également au sein de SOILENT GREEN, ni purement black métal ni vraiment death non plus. A cheval entre les deux styles, ses vocaux sont hargneux et étranglés et collent tout à fait à l’atmosphère vicelarde de l’album.

Avec un agréable parfum rétro et une grosse patate au niveau des riffs, A Hauting Curse est un album décapant qui ravira les amateurs de musique abrupte et sans fioritures. A écouter avec modération tout de même, car un abus de GOATWHORE peut rapidement vous donner envie de dégommer du curé à tour de bras… Avec de telles prières, z’ont encore de beaux jours devant elles les armées de Satan !

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February 26, 2007

Hyadningar : Imminent Useless Soul

Imminent Useless SoulTONIO

Par tous les dieux, je l’ai déjà dit, mais les bonnes surprises sont souvent où on ne les attend pas ! Voila un cd que j’ai reçu sans pochette, sans bio, juste une indication : “HYADNINGAR, album promo 2006″. Pas franchement appétissant ! J’aurai donc attendu deux bonnes semaines avant de poser une oreille sur cet envoi mystérieux…

“Je suis crevé, il est 7 heures du mat’ et je n’ai dormi que deux petites heures cette nuit. J’ai l’impression d’avoir la tête pleine de coton, les une heure de route qui me séparent de mon lit vont être bien longues, d’autant que mon pote va encore me casser les bonbons avec son reggae… Allez, je vais me la jouer perso, je sorts mon baladeur cd et je vais m’écouter un p’tit truc jusqu’à Besançon. J’ai apporté quoi dans ma besace ? NO RETURN, DEICIDE, NOX, HYPOCRISY, HYADNINGAR… HYADNINGAR ? Ah oui tiens, je l’ai pas encore écouté celui là. J’ai soixante minutes à tuer, c’est le moment de le tester…”

C’est donc le regard perdu dans les forêts de pins jurassiennes et avec HYADNINGAR comme musique d’accompagnement que j’ai oublié pendant 45 minutes où j’étais. Rien ne pouvait mieux correspondre à l’univers de ce groupe que ces paysages pluvieux et mélancoliques qui défilaient devant moi, ce bout de route fut l’un de ces moments magiques où l’on se sent complètement imprégné par un album, jusqu’à en perdre la notion du temps et des réalités… Magnifique et intense.

Pour un premier album, ce groupe normand formé en 2001 frappe fort. Sa musique, que l’on peut facilement cataloguer comme black métal mélodique, est enrichie par les influences variées des musiciens, sans toutefois partir dans toutes les directions. L’équilibre est parfait entre brutalité et aspect mélodique. Le groupe se dit influencé par la scène scandinave des années 80/90 et ça s’entend, que se soit au niveau des constructions, des accélérations ou du son légèrement rétro. Les vocaux chargés de reverb’ nous replongent directement dans des albums comme “Far Away From The Sun” de SACRAMENTUM, groupe avec lequel HYADNINGAR partage pas mal de points communs. Les membres du groupe ont tous de l’expérience et de la bouteille (de 23 à 28 ans), ce qui explique sûrement une telle habileté dans la composition, plusieurs d’entre eux ont d’ailleurs des projets parallèles différents musicalement (voir interview du groupe réalisée par “DJ In Extremis”). On peut également noter dans certaines compos une petite touche death métal fort bienvenue qui accentue d’avantage l’aspect sombre et écrasant des parties lentes.

Les titres sont assez longs, jusqu’à neuf ou dix minutes pour certain, mais c’est justement ces morceaux les plus développés qui se révèlent être les meilleurs. Par exemple, “…Of Ashes And Dust” et son intro de guitare classique est tout simplement magistral et vous prend directement aux tripes, sans jamais tomber dans une surenchère de mélodies faciles.

Ne laissant rien au hasard, le groupe a également voulu se démarquer au niveau des vocaux, le chanteur développant un style intéressant à plus d’un titre. Celui-ci ne se contente pas de balancer des hurlements décharnés de corbeau sous viagra mais évolue dans un style personnel très plaintif, tout en restant agressif. Le résultat est convaincant et évite avec brio de tomber dans le ridicule.

Imminent Useless Soul est un album qui mérite largement le détour, sa richesse et sa sensibilité séduiront aussi bien les fans de black que les fans de death mélodique. Le label algérien Ewiger Hass Prod a signé récemment le groupe, on peut dire que ce dernier a eu le nez creux ! Nul doute que HYADNINGAR est un combo dont on entendra rapidement parler dans le futur…

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February 25, 2007

Deicide : Doomsday in L.A

Doomsday in L.ATONIO

Et bien, le moins qu’on puisse dire, c’est que Earache mise gros avec Deicide depuis qu’il à récupéré dans ses rangs ce grand nom du death métal satanique ! Un an après la sortie du dvd “When London Burns“, voici que sort ce nouveau témoignage live, “Doomsday L.A.“, concert capturé en novembre 2006.

La set list est très proche de celle du dernier dvd, hormis bien sur les cinq titres issus du leur récente sortie, The Stench Of Redemption. Le groupe fait la part belle aux anciens albums avec trois extraits de Deicide (1990), un seul titre du pourtant culte Legion (1992), pas moins de cinq morceaux de Once Upon the Cross (1995) et deux chansons pour Serpent Of The Light (1997). Comme pour “When London Burns“, le groupe fait l’impasse sur les albums Insineratehymn (2000) et In Torment Of Hell (2001), Scars Of The Crucifix (2004) est quand à lui représenté par deux morceaux.

Le rideau s’ouvre et c’est un Glen Benton bras croisé sur sa basse qui accueille le public, regard fusillant, toisant les premiers rangs d’un air de dire “Bande de petits branleurs, vous savez pas ce que vous allez vous prendre dans la tronche !”. Et c’est parti avec en apéritif un enchaînement sans pause “Dead By Down“, Once Upon the Cross” et “Scars Of The Crucifix“. Les deux guitares sont clairement audibles, les solos très propres et pas trop aigus, comme c’est parfois le cas, et l’équilibre est parfait entre la batterie et le chant. On sent qu’il y a eu du boulot de fait au mixage ! Seul bémol pour la basse qui est quasiment inexistante.

Ce n’est pas pour rien si Benton est souvent cité comme un personnage incontournable du death métal, ce mec a une carrure et une prestance peu commune, s’imprégnant de ses compositions jusqu’à en être comme possédé, en particulier quand il s’arrache les cordes vocales sur ses parties criardes reconnaissables entre mille. Steve Asheim, le batteur, présent avec Benton depuis les débuts du groupe, est magistral derrière son kit et se montre aussi carré que puissant.

Les frères Hoffman ont mis les voiles depuis peu et, vous le savez sans doute, ont été rapidement remplacé par Ralph Santolla (ex DEATH, ex ICED HEARTH) et Jack Owen, qui fut guitariste des CANNIBAL CORPSE de 1988 à 2004. Santolla a un style admirable et reproduit parfaitement le travail épatant qu’il a réalisé sur le dernier album de Deicide. Ses solos sont limpides et délicieusement mélodiques. A ce titre, le morceau “Homage For Satan” se place dès à présent comme un très grand classique du groupe et, j’en suis sur, sera présent pendant tous les concerts à venir. Sa retranscription sur scène est magistrale !

Owen est également un musicien d’expérience et de talent, mais sa présence au sein de Deicide prend pour moi la forme d’un gros point d’interrogation. Le bonhomme a quitté les CANNIBAL car, disait-il, le death métal ne l’intéressait plus, et le premier groupe dans lequel on le retrouve est Deicide ! Bon, peut-être s’est-il senti en manque au bout de deux semaines de pause, je ne peux que le comprendre, mais par contre, sur scène, à côté d’une entité comme Benton, le contraste est saisissant. Alors que le bassiste/hurleur ne dégage que haine et noirceur, Owen, avec son air de gros nounours bedonnant, semble jouer les morceaux de Deicide comme il jouerais de la country, style dont il est également friant. En clair, et sans remettre une seconde en cause ses qualités de musicien, il n’a pour moi pas sa place au sein d’un groupe comme celui-ci.

Les 1 heure 20 de concert sont intenses et les classiques foisonnent, de “When Satan Rules This World” à “Dead But Dreaming“, en passant par les incontournables “Sacrificial Suicide” et “Lunatic Of God’s Creation”, à la fin duquel un slameur se fait méchamment embarquer par un gars de la sécurité. Benton n’hésite pas à gentiment se payer sa tronche et a demander au public si quelqu’un d’autre a envie d’emmerder la sécurité ! Par contre, rrhhhhaaaa, ils ont fait l’impasse sur “Oblivious To Evil, le seul grand classique qui manque à l’appel !

Je dirais qu’au final il manque tout de même à cette prestation un brin de folie, il faut dire que la mise en scène est des plus sommaire. Aucun jeux de lumières, aucun fumigènes, seul un éclairage rouge et un étendard au logo du groupe habille un peu la scène. Du brut de brut ! Pas grave, Benton fait à lui seul le spectacle…

En bonus, Earache nous offre deux clips du groupe tirés du dernier album, “Death to Jesus” et le monumental “Homage For Satan“. Vous avez également droit à un interview de 25 minutes, pas sous-titrée bien sur, des quatre membres actuels de Deicide. Quand on est un couillon comme moi qui plafonne au niveau 6ème en anglais, ces 25 minutes se résument à peu près à ceci :

“Chouing, tshaïmofdjoûd ouayn… FUCKING STUPID… djaouan to whendjouam pfiosch chuang because… FUCKING GOD… taïckonm yeah myfoolburcking spacflake… FUCKING BASTARD, yeah yeah yeah… etc”.

Enfin en gros quoi, vous voyez ce que je veux dire. Je vous l’accorde, c’est assez succinct comme compte-rendu, mais si vous n’êtes pas content, achetez le et débrouillez vous, merde !

Voila au final un dvd au contenu basique, mais de qualité plus que bonne, et qui explosera avec bonheur votre lecteur et fera encore gueuler vos voisins contre cette musique de barjots. C’est le but recherché et c’est tout ce qu’on leur demande aux Deicide, groupe qui paraissait sur le déclin et qui revient plus costaud que jamais.

KILL THE CHRISTIAAAAAANNNNNNN !!!

> Chroniques, Death Metal — admin @ 1:00 am

February 23, 2007

The Berzerker : Animosity

AnimosityTONIO

The Berzerker est un groupe que je découvre avec cet album, bien qu’il n’en soit pas à son coup d’essai. Animosity est son quatrième album et, d’après ce que j’ai pu en lire, cet envoi est plus violent et plus orienté grind que ces précédentes réalisations. Pour tout vous dire, j’ai été bien surpris des chroniques et des commentaires fort élogieux des albums passés…

Soit c’est moi qui n’accroche pas du tout au style du groupe, soit ce dernier connaît une grosse baisse de forme, car, comment dire… heu… la musique de The Berzerker est assez, heu… enfin disons que le son et les riffs ne… heu…

Bon, pas la peine que je perde du temps avec des formules, je me suis fait chier, voila tout !

Pour vous planter le décor, vous avez à faire ici à du death/grind des cavernes, pas inventif pour un sou, avec un son hyper compact et abrasif, voir même carrément grésillant. En soi, ça ne fait pas un mauvais album, seulement la musique est très rébarbative, les riffs tournent en rond d’un bout à l’autre de l’album sans feeling, sans aucun groove, aucunes surprises ne vous guettent durant toute l’écoute. En gros, si vous aimez le premier titre, vous aimerez cette galette jusqu’au bout, sinon laissez tomber tout de suite, c’est quasiment le même morceau qui tourne en boucle jusqu’à la fin. Pour moi, dans ce style de métal extrêmement violent, l’originalité et la puissance des riffs sont deux conditions indispensables pour avoir des titres accrocheurs, aucun de ses éléments n’est ici présent. Alors oui, bien sur, ça bastonne sévère, ça change de riff toutes les dix secondes et le chanteur à un débit de commentateur de course hippique, mais à moins de n’être absolument pas regardant sur la qualité, l’ennui pointe son nez très rapidement.

Un autre détail m’a franchement refroidi : ici, point de batteur, mais une batterie programmée avec bien évidemment un son très synthétique et le manque de feeeling qui va avec. Je ne suis pas forcément contre les boites à rythmes, mais à condition qu’elles apportent un plus aux morceaux et pas qu’elles cherchent à tout prix à ressembler à une vraie batterie. C’est le cas ici, et je n’en vois vraiment pas l’intérêt !

Pas la peine d’en écrire plus long sur un disque qui ne m’a absolument pas passionné. Apparemment ce groupe plait à pas mal de monde, alors le mieux est encore de vous faire votre propre avis, cette chronique ne reflète bien sur que ma propre opinion et je ne voudrai pas vous priver d’un disque qui vous éclaterait vos p’tites z’oreilles ! En tout cas, j’attends vos commentaires avec impatience…

> Chroniques, Death Metal — admin @ 1:00 am

February 21, 2007

Aphelion : Human Paradox

Human ParadoxTONIO

Et un p’tit nouveau sur la scène death métal française, un ! Alors, amateurs jeunots qui sortent une démo pourrie après deux mois de répet’ intensives dans le garage de papa, ou groupe prometteur à surveiller de près ? APHELION est à classer sans hésitation dans la deuxième catégorie…

Un détail nous met d’entrée de jeu en confiance : le groupe prend les choses au sérieux et nous propose un hartwork agréable qui évite les clichés habituels. Pas de grosses tripailles dégoulinantes, d’éviscérations, de f?tus décapités ou de diableries occultes à deux euros le kilo. Non pas que je n’aime pas ça de temps en temps, mais un peu de changement fait du bien ! Il faut dire que les paroles traitent de thèmes tels que la condition humaine ou la face cachée de l’humanité, bref, des sujets sérieux.

Le groupe, issu de la région de Clermont-Ferrand, s’est formé en 2005. On peut mettre sur le compte de sa relative jeunesse son manque de réelle personnalité, la marque de ses influences est en effet encore assez présente. Quelques touches mélodiques à la DEATH (”For Once I Am Almost Well”), des voix doublées à la DEICIDE, des parties lourdes et oppressantes proches de IMMOLATION (”Last Moment”), une intro de caisse claire identique au “Vile” de CANNIBAL CORPSE (Human Paradox)…etc. Mais mis à part ces rapprochements parfois trop évidents au death U.S., APHELION parvient tout de même à construire des titres accrocheurs aux constructions alambiquées. Si certains morceaux ne m’ont pas entièrement convaincu à cause de leurs breaks quelque peu laborieux ou de leur aspect répétitif (”Biological Architect”, “[R]evolution”), d’autres en revanche m’ont tout de suite fait comprendre que ce groupe a les moyens de ce hisser à un niveau supérieur. “For Once I Am Almost Well”, titre le plus personnel de la démo (le seul qui n’est pas écoutable sur leur site !), est celui qui a le plus retenu mon attention grâce à ses riffs saccadés et ses parties légèrement mélodiques accrocheuses. “Last moment”, dans la même veine, est également très bon et doit avoir un rendu efficace sur scène, les riffs sont écrasants.

Il faut noter par ailleurs que le groupe possède un atout de choc en a personne de Rodolphe Mallet, leur batteur, qui cartonne à tout va et fait très souvent parler la double pédale avec beaucoup d’efficacité.

Un détail a tendance à faire baisser le niveau de certaines compos : le chant black métal. Ce chant parfois trop amateur, en particulier sur “[R]evolution , passe assez mal mais peu être en partie imputé à la production pas toujours au top qui donne l’impression que le chanteur a le micro collé sur les lèvres. Pas de quoi s’alarmer, c’est un défaut qui pourra facilement être rectifié dans le futur !

APHELION, qui a pour projet d’enregistrer assez rapidement un album, a récemment intégré dans ses rangs un claviériste, je les imagine bien évoluer vers un death futuriste à la NOCTURNUS. Les capacités techniques et l’envie d’en découdre sont là, certains morceaux sont vraiment bons, si vous voulez soutenir l’underground français faites un petit tour du côté de APHELION, vous y trouverez votre compte !

> Chroniques, Death Metal — admin @ 1:00 am

February 18, 2007

Nox : Ixaxaar

IxaxaarTONIO

Les hollandais de NOX nous envoient ici leur premier album après un E.P. sorti en 2003. Force est de constater que cette machine de guerre est totalement rodée et que le groupe dispose de tous les atouts nécessaires à un bon broyage de crane. Ne me dîtes pas que vous n’aimez pas ça, tas de petits masochistes…

34 minutes pour neuf titres, on a à faire ici à un concentré de death métal satanique qui nous rappelle forcement les maîtres du genre, MORBID ANGEL, même si la musique ne NOX se veut plus directe. Les musiciens ne sont pas là pour rechercher l’originalité mais pour servir la cause d’un death tranchant aux rythmiques techniques jouées la plupart du temps à 200 à l’heure. Un produit et un style qui ressemblent à beaucoup d’autres vous me direz, seulement le groupe est assez habile pour composer des petits brûlots hyper nerveux et délicieusement malsains, au milieu desquels viennent parfois se greffer des riffs très inspirés black/death années 80. Certains morceaux comme “Choronzonic Chaos Gods” sont donc absolument corrosifs et entraînants dès la première écoute. Dommage que tout l’album ne soit pas de cette intensité car il faut reconnaître qu’une bonne moitié des titres, même s’ils sont puissants, sont nettement plus convenus et dénués de style. Le morceau “The Jesus Sect” nous montre à quel point NOX peut être percutant, 3 minutes 30 de folie et de riffs vicieux coupés en leur milieu par un break thrash/death irrésistible. Le final, avec ses bourdonnements de mouches, achève de donner à ce titre une atmosphère macabre superbement réussie. Le moment fort de cet opus ! Un album entier de cette trempe et se serait l’infarctus assuré… Par moment, ce Ixaxaar, par son côté définitivement putride, a tout de même réussi à me faire ressentir les sales sensations que pouvaient me procurer la première réalisation de DEICIDE, c’est déjà pas mal !

Voici une sortie honnête, à défaut d’être transcendante, qui comblera sans problème les amateurs de “true” death métal. Ce n’est sûrement pas encore suffisant pour que NOX soit considéré comme un “grand” du death métal, mais pour un premier album, c’est tout à fait prometteur ! Groupe à surveiller de près…

> Chroniques, Death Metal — admin @ 1:00 am

February 17, 2007

Psyopus : Our Puzzling Encounters Considered

Our Puzzling Encounters ConsideredTONIO

Houlala !!! Ce groupe ne va pas se faire que des amis dans le monde du métal ! Pour caricaturer, je dirai que PSYOPUS, soit on aime, soit on déteste, car j’imagine que leur style peut facilement se révéler hermétique. Par contre, quand on pénètre leur univers, le voyage a vite fait de se montrer passionnant et fascinant…

Our Puzzling Encounters Considered“, ou bienvenu dans le monde psychédélique de PSYOPUS…

Il est classique, pour démarrer une chronique, de trouver une petite étiquette bien propre pour définir l’album que l’on veut présenter. C’est simple, c’est clair, on sait d’entrée de jeu où on met les pieds, bref, on balise le terrain pour éviter que des petits métaleux maladroits ne se gourrent de route et s’égarent dans un style qui n’est pas le leur. PSYOPUS a décidé d’emmerder les chroniqueurs en leur balançant à la tronche un album hybride quasiment impossible à cataloguer ! Oui, bien sur, le premier terme qui émerge est “grind”, car l’ensemble de leur musique est extrêmement brutale, mais cette appellation est bien trop réductrice en regard du travail de composition fourni sur cette galette.

Les musiciens, magnifiquement doués, ratissent large et ont rassemblé ici toutes leurs influences sans se donner de limites, se permettant toutes les folies avec en plus une bonne dose d’autodérision. Sans talent, le résultat aurait très vite pu tourner au capharnaüm le plus total, mais non, mille fois non, que le résultat est bon !

Les morceaux sont déstructurés et chaotiques au possible, la technique assommante, et cette formule est poussée à un tel niveau d’extravagance que le résultat se révèle captivant. Je suis pourtant loin d’être fan de ce type de métal, patchwork de multiples styles musicaux qui pour moi ressemble souvent plus à un gros potage indigeste qu’à de la cuisine raffinée. Mais PSYOPUS évolue clairement à un niveau supérieur, la musique qu’il propose possède un souffle de nouveauté et d’innovation qui est de plus en plus rare dans le monde du métal. Ce groupe vient mettre un bon coup de pied au cul de ceux qui pensent que toutes les possibilités ont été exploré en matière de musique électrique.

PSYOPUS n’a rien laissé au hasard et a peaufiné les arrangements et la production en ajoutant, à petite dose, des effets sur la voix ou sur les instruments, ce qui accentue encore le côté torturé des morceaux.

Au milieu de cette brutalité sans fin (écoutez un peu le titanesque morceau titre en onzième position !), le groupe parvient à glisser des parties sensibles et planantes au travers d’un instrumental, “Siobhanis Song”. Ce titre, de loin le plus posé de l’album, est une sorte de clairière pleine de rêveries au milieu d’un univers cauchemardesque. Superbe !

Il faut une grande maîtrise instrumentale et un bonne dose de courage pour se lancer dans un tel exercice, le résultat est à la hauteur de leur ambition, impressionnant.

A moins d’être allergique à tout type d’évolution ou de ne jurer que par le black ou le heavy, voici une sortie sur laquelle vous devez absolument vous pencher. Cet album est un ovni qui ne pourra pas vous laisser indifférent…

> Chroniques, Grind Metal — admin @ 1:00 am

Orochi : Demo 2006

Demo 2006TONIO

Formé en 2003 dans la région parisienne, OROCHI nous propose de découvrir le groupe à travers cette première démo quatre titres. Leur style est a la base purement thrash/death, mais le combo incorpore également à leur musique de nombreuses influences orientales qui se manifestent par des riffs arabisants ou des breaks et intros acoustiques. Ce ne sont pas les premiers à tenter le mélange, et c’est un exercice périlleux, car une bonne maîtrise technique est indispensable pour obtenir un résultat convainquant. Je dirai qu’avec OROCHI, le contrat est à moitié rempli.

Les parties acoustiques sont réellement bien réussies, le groupe parvient à faire passer beaucoup d’émotion à travers les intros par exemple de “Jihad” et de “Dead Love”, simples et mélancoliques. Le dernier titre, entièrement instrumental, est également bon, d’autant que le son des guitares claires est propre et limpide. Par ailleurs le groupe ne fait pas dans la facilité et n’hésite pas à se lancer dans des constructions à tiroirs plutôt complexes. “Dead Love”, par exemple, dépasse tout de même les dix minutes. Il faut reconnaître aux musiciens un certain talent de composition, ceux-ci cherchant d’emblée à se démarquer de la masse.

Par contre, leur boulot est nettement moins convainquant sur les parties death, où des approximations se font ressentir. Bien que le tempo ne soit jamais trop élevé, la mise en place est parfois limite lors des breaks, et certaines notes sont franchement à côté, comme les harmoniques de “Jihad“. Ces imperfections donnent tout de suite un côté amateur à leur démo ! De plus, si la prod’ est correcte sur les parties claires, elle l’est considérablement moins lors des parties saturées où la batterie est cachée loin derrière les guitares. On a alors l’impression d’assister à une grosse répét? ! Mais bon, un enregistrement coûte de la thune, on peut être tolèrent quand à la qualité de la production chez un groupe débutant, non ?

Au final, OROCHI n’est pas un groupe inintéressant, peut-être cette démo a t-elle été enregistrer un peu trop tôt ? La volonté de créer une musique originale est bien présente, le groupe a besoin de mûrir afin de parfaitement maîtriser son sujet. A en croire leur bio, OROCHI a récemment trouvé un line-up stable et compétent, alors souhaitons leur de persévérer et de se faire un nom sur notre scène nationale !

> Chroniques, Death Metal — admin @ 1:00 am

February 3, 2007

Legion Of The Damned : Sons Of The Jackal

Sons Of The JackalTONIO

Deuxième album en deux ans d’existence, les hollandais de LEGION OF THE DAMNED ne restent pas les mains dans les poches ! Les mauvaises langues diront qu’il n’est pas difficile d’aligner les disques quand on pratique un thrash aussi basique, et ils n’auront pas forcement tord…

Lorsque j’ai écouté les deux premiers morceaux, je me suis dit avec bonheur que j’avais entre les mains une merveille de thrash old school à la production très propre et qui sentait bon un gros dix-huit ou dix-neuf sur vingt. Arrivé au cinquième titre, je suis descendu à seize sur vingt, arrivé à la fin de l’album, mon enthousiasme s’est considérablement calmé et je me suis fixé sur un gentil quatorze sur vingt.

Le thrash des LEGION est loin d’être mauvais, beaucoup de riffs sont explosifs et entraînants, mais que les morceaux se ressemblent ! Si le groupe a de l’inspiration au niveau des riffs, la construction des titre est par contre la même d’un bout à l’autre de l’album et les musiciens ne cherchent à aucun moment à pimenter leur compos de petites trouvailles qui font la différence. Dans toutes les chansons vous avez le droit au même assemblage de parties speed, le rythmes lents et d’accélérations mid-tempo à la double, seule la disposition des dîtes parties varie d’un titre à l’autre. De plus, et c’est bien dommage pour ce style, seuls trois grammes de solos sont dispersés ça et là sur la galette. Le groupe nous fait également le coup du petit intermède acoustique au milieu de l’album, avec bien sûr en bruit de fond des petits blabla démoniaques. Ou alors le gratteux a oublié de couper L’Exorciste à la téloche pendant l’enregistrement.C’est pas une mauvaise idée, même si c’est pas original, mais le morceau en question est loin d’être transcendant, l’arpège est quelconque.

Alors bon, je gueule, je gueule, mais tout n’est pas mauvais non plus, loin de là. Le chant, très efficace, me fait penser au style de Marcel Schimer, chanteur de DESTRUCTION et se montre puissant, rocailleux, sans se vautrer dans des beuglements death impersonnels. Et puis certains morceaux valent leur pesant de cacahuètes, “Sepulchral Goul” et “Infernal Wrath” par exemple sont réellement incisifs et entraînants. “Undead Stillborn” et surtout “Diabolist” possèdent quand à eux des refrains simples mais efficaces, parfais à reprendre en c?ur pendant les concerts. LEGION OF THE DAMNED me fait pas mal penser aux allemands de DESASTER, mais avec un son moins crade et moins agressif.

Le mieux avec cet album est de le ressortir de temps en temps et d’en écouter deux ou trois titres, pas plus, sinon ça devient un peu gonflant ! Je pense que le groupe gagnerait à prendre d’avantage son temps avant de sortir son prochain album, ceci afin d’enrichir ses morceaux. Si les musiciens tombent dans la routine et la facilité au bout de deux années, qu’est ce que ça va donner dans cinq ans !

> Chroniques, Thrash Metal — admin @ 1:00 am

February 2, 2007